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  • Ruster Beerenauslese Zweigelt/Pinot Noir/Merlot 2015 Très rare cuvée de « grains nobles » issus de raisins rouges – Domaine Landauer (0,50 L)

    Ce sont des circonstances climatiques rares qui nous ont permis à nouveau l’élaboration de ce grand liquoreux atypique, à la robe rosé corail et aux délicieux arômes de fruits rouges (fraises, framboises, groseilles…). Belle acidité qui équilibre remarquablement la douceur naturelle du vin.
    Il accompagnera remarquablement  vos desserts aux fruits rouges et noirs, ainsi que le foie gras frais.

    Le précédent millésime vinifié de ce type de vin remonte à 2010. Il est complètement épuisé.

    Ce vin extrêmement original, provient d’une « sélection de grains nobles » des raisins  Zweigelt (pour plus de 90%), le reste se partageant entre le Merlot et le Pinot Noir.
    Ces raisins ont été vendangés le 8 novembre 2015. (80% issus de la pourriture noble ou botrytis cinerea et 20% issus de la surmaturité)

    La richesse du mout à la vendange, a atteint 28,5 Kmw (28,5% de sucre en masse volumique).

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,6 % Vol
    Sucres résiduels : 113 g/L
    Acidité totale : 6 ‰

    Mise en bouteille : juin 2016.
    Quantité produite : 3500 bouteilles


  • News : 12 mai 2016 : voyage d’avril en images

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 12 mai 2016,

    Du 9 avril au 1er mai, j’ai effectué mon premier tour d’Europe de l’année, incluant l’Italie, l’Autriche et la Hongrie.
    Le point fort de la première partie a été bien entendu le salon international Vinitaly qui se tenait à Verona du 10 au 13 avril. avec 4 200 exposants et plus de 150 000 visiteurs, c’est la première manifestation mondiale liée au vin.

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    L’incontournable Bottega del Vino de Vérone, le 9 avril 2016. Tout le gratin du monde du vin s’y presse au coude à coude afin de déguster les nectars du monde entier.
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    Nouveau millésime 2015 pour le domaine Vesevo (Campanie) avec les trois crus : Beneventano Falanghina, Fiano di Avellino et Greco di Tufo. Les trois vins sont présentés dans les nouvelles bouteilles IMPERO.
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    Nouveauté de chez Zabu (Sicile, région d’Agrigento). Un Il Passo, dénommé Verde 2015. Ce vin issu de l’agriculture biologique a été élaboré avec 100% du cépage Nero d’Avola. Ce vin rouge à la robe grenat très sombre nous offre une superbe palette aromatique et une grande intensité.
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    Tufarello IGP Puglia : nouveauté de chez Farnese : splendide rouge de la partie nord de la Puglia issu du cépage autochtone Nero di Troia. A découvrir absolument !
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    Je ne peux pas manquer de présenter à ceux d’entre vous qui ne le connaissent pas, le sympathique président de la cave San Marzano, Francesco Cavallo. Je dois dire, rien qu’à le voir, qu’il était né pour être président…
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    Mon vieux partenaire et complice depuis 1993 : Gianluca Viberti, producteur émérite de Barolo en compagnie de Jean-François Ragot. J’ai le plaisir de vous annoncer qu’après quelques années en stand-by, nous pouvons reprendre enfin notre collaboration dès ce mois de juin 2016 avec un somptueux Barolo 2011 cru Bricco delle Viole. Photo du 11 avril 2016.
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    Notre partenaire de la région Veneto, Graziano Maule de Montecrocetta, en dégustation avec Jean-François Ragot le 12 avril 2016. En 2015, il a produit un magnifique Gambellara Classico, blanc sec, disponible dès ce mois de mai 2016.
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    Une des dernières production de notre ami Graziano Maule, le Roncaiolo Appassite 2013. Remarquable vin rouge (75% Cabernet franc et 25% Cabernet Sauvignon) vinifié après un séchage de quatre semaines. Ce vin est dans l’esprit d’un « Ripasso » de la Valpolicella. Disponible dès ce mois de mai 2016.
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    La charmante Federica Zeni, du domaine Zeni, élaborant de splendides vins de la Valpolicella et de Bardolino. Photo du 12 avril 2016.
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    Etna Rosso, Terre dell’ Etna. Bel exemple de vins rouge extremement typé provenant de vignobles établis sur les flancs du volcan Etna à 800m d’altitude. Le vin est issu de 90% de cépage Nerello Mascalse et 10% Nerello Capuccio.

    Le voyage s’est poursuivi vers l’Autriche avec une visite au très intéressant domaine Deutsch à Hagenbrunn  (Weinviertel) où j’ai pu déguster de splendides Weinviertel DAC (vins blancs d’appellation, issus du cépage Grüner veltliner).

    Bien sûr, je suis allé également déguster la production 2015 des vins de Bruno Landauer à Rust dans le Burgenland.

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    Tout est bon en 2015 : à noter l’original et remarquable vin blanc sec « Gemischter Satz » véritable témoin de la culture pannonienne classique. Il est issu d’un assemblage des cépages Furmint, Harslevelu, Ezerjo, Leanyka, auxquels s’ajoutent un peu de Muskateler et de Gewürztraminer. Les raisins ont été vendangés ensemble à la mi-septembre, pressurés ensemble et vinifiés ensemble. C’est un vin délicieux, complexe et typé, au taux d’alcool de seulement 12%. J’ai eu le plaisir de rapporter moi-même à Bruno, de la région de Tokaj, les 200 pieds de vigne Harslevelu, en avril 2011. Photo du 16 avril 2016.

    Bien entendu, nous avons dégusté toute une gamme de vins blancs secs, les plus notables étant les Pinot blanc et les Chardonnay sans oublier un Neuburger de vignes de plus de cinquante ans.
    Nous avons laissé pour l’instant de côté les vins rouges que nous dégusterons l’été prochain ou à l’automne.

    Dans les vins moelleux, Bruno a fait un feu d’artifice de vendanges tardives issues des raisins rouges Zweigelt, Blaufränkisch et Merlot (Spätlese 2015 issu du Merlot, Beerenauslese issu du Zweigelt et du Merlot, Trockenbeerenaulese issu du Zweigelt et surtout du Blaufränkisch). A noter que les derniers raisins destinés à ces nectars ont été vendangés le 3 décembre 2015.
    Enfin, Bruno a vendangé un vin incroyablement concentré (plus de 40 KMW) c’est-à-dire 40% de sucres en masse volumique, à partir du Pinot Blanc (Weissburgunder) et d’un peu de Furmint et de Welschriesling. Ce vin est une véritable eszencia, qui fermente depuis déjà de long mois.

    J’ai poursuivi ma route vers la Hongrie en direction de Tokaji.
    Durant mon séjour dans la Tokajhegyalja (Hongrie) j’ai eu le plaisir de participer à la quatrième vente aux enchères des grands vins de Tokaji le samedi 23 avril 2016. Organisée par notre confrérie des vins de Tokaj, elle s’est tenue cette année dans l’ex-synagogue de la ville.
    Au préalable, nous avons procédé à des intronisations, dont celle de notre ami Manuel Peyrondet, ex-sommelier de la grande restauration parisienne, meilleur sommelier de France 2008 et dirigeant actuel de la société Chais d’oeuvre.

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    De gauche à droite : Samuel Tinon, viticulteur à Olaszliska (région de Tokaj), en compagnie de sa femme Mathilde Hulot (journaliste du vin) de Jean-François Ragot et de Manuel Peyrondet. Photo du 23 avril 2016.
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    Intronisation à la confrérie des vins de Tokaj, le samedi 23 avril 2016.
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    Manuel Peyrondet signe le grand livre, après son intronisation comme membre de la Confrérie des Vins de Tokaji, le 23 avril 2016.

    Bien entendu, je ne vous relaterai pas toutes mes activités au service du vin de Tokaj. Je rajouterai seulement que j’avance dans mon projet de replantation du vignoble situé dans un cru historique classé de la Tokajhegyalja : le cru Melegoldal.  C’est une histoire très longue et très compliquée, liée à la très longue période de transition économique qu’a connue la Hongrie après 1989. Cette opération débutée en 1997 a finalement connu un « Happy end » en juin 2015 avec la récupération de la pleine propriété du sol par ma fille Céline Ragot et moi-même.
    Il reste maintenant à faire fructifier ces 18 années de patience…

    Oenophilement votre,
    Jean-François


  • Le Vin du Mois – Octobre 2012 : Un Prestigieux domaine autrichien : Le domaine Bruno Landauer à Rust

     

    Le VIN DU MOIS – Octobre 2012
    Un Prestigieux domaine autrichien :
    Le domaine Bruno Landauer à Rust

     

    Depuis 1990, Bruno Landauer est notre partenaire principal en Autriche. Il n’est plus à présenter à nombre d’entre vous qui se régalent depuis plus de vingt ans de la grande variété de ses vins, passant par de remarquables blancs secs, de délicieuses vendanges tardives, sans oublier les « sélections de grains nobles » (Auslese, Beerenauslese et Ausbruch) et bien entendu de voluptueux Eiswein (vin de glace).
    Ne se contentant pas de cette production déjà très variée, il a créé une cuvée de prestige en rouge (URBARIAL) qui démontre si besoin était encore, que les conditions offertes par les crus historiques de Rust (350 ans de tradition) sont absolument hors normes.
    La qualité des terroirs et les conditions climatiques (le point le plus chaud de l’Europe Centrale) nous offrent en ce début du XXIème siècle une gamme unique de grands nectars de la tradition européenne.

    En ce mois d’octobre 2012, j’ai décidé de vous proposer une sélection de six grands vins cultes de chez Bruno à des conditions préférentielles.

    JF Ragot

    Ruster Spätlese Gewürztraminer vendanges tardives 2011 (0,75L)

    Ce vin « créé » au début des années 2000 est rapidement devenu la plus grosse vente (toutes catégories confondues) de Dionis. Il est considéré par nos amis sommeliers français comme un modèle du genre. Son succès est tel qu’il nous est difficile de faire une année entière avec un millésime.

    Éléments analytiques :
    – Richesse du moult à la vendange : 22°KMW
    (22% de sucres en masse volumique)
    – Alcool : 11,1 %/vol
    – Sucres résiduels : 72 g/L
    – Acidité fixe : 5,9 ‰.

    Ce millésime 2011 a connu des conditions climatiques assez régulières avec un printemps et un été plutôt chauds et secs. Il a été vendangé le 5 octobre avec des raisins en sur-maturité de parfaite qualité.
    La régularité qualitative que nous offre Bruno, année après année, est tout à fait remarquable et ce 2011 confirme la règle.
    Le vin présente une belle attaque sur le fruit exotique et la fraîcheur aromatique. On retrouve ici finesse et équilibre, grâce à une acidité suffisante. Aujourd’hui, on parlerait dans le jargon œnologique de la dégustation de tension !

    C’est tout à fait délicieux avec une application particulière pour l’apéritif.
    Très bon rapport Qualité / Prix.

     

    Ruster Auslese 2009 (0,75L)

    Vendangé le 6 octobre 2009, à partir de raisins touchés par la pourriture noble (cépage Pinot blanc, Furmint et un peu de Welschriesling).
    Le moût présentait à la vendange une richesse de 26,5 ° KMW (26,5% de sucre en masse volumique).

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,9% (vol),
    Sucres résiduels : 95 g/L
    Acidité totale de 7,9 ‰.

    La robe est d’un très bel or vert très clair. Le nez et la bouche nous offrent de délicieux arômes d’agrumes frais et d’ananas. Belle puissance, très équilibré et de grande longueur. Liquoreux naturellement doux vraiment digeste.
    Un vin de référence tout comme le millésime 2005, qui vous est proposé en grande bouteille de 0,75L.

     

    Ruster Beerenauslese Furmint/Welschriesling 2007 (0,50L)

    Ce vin d’une richesse de 28 KMW (28% de sucres en masse volumique à la vendange) aurait pu s’appeler Ruster Ausbruch, mais pour des raisons commerciales, nous l’avons déclaré à l’échelon Ruster Beerenauslese.
    Doté d’une robe or clair et brillante , ce vin éclatant de fruité et d’équilibre a été vendangé en première partie d’octobre 2007 à partir de raisins sur-maturés et botrytisés. C’est l’exemple type de ce que l’on peut faire de mieux dans cette région quand on est capable de récolter la matière première à son niveau optimal et si on a le talent d’alchimiste pour transformer le raisin en or liquide…
    Ce vin est issu de la récolte moitié-moitié du cépage Furmint (encore rare dans la région du Burgenland autrichien) et du cépage Welschriesling .

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,7 %/vol
    Acidité fixe : 6,5 ‰
    Sucres résiduels : 109 g/L

    Ce vin est parti pour une longue vie .

     

    Ruster Beerenauslese Pinot noir / Zweigelt 2005 (0,50L)

    (Rarissime cuvée de Pinot Noir et de Zweigelt, issue de la pourriture noble)

    Ce sont des circonstances climatiques fortuites (se reproduisant tous les 10 à 15 ans) qui ont permis l’élaboration de ce grand liquoreux atypique, à la robe rubis grenat évoluée et au délicieux arôme de fruits rouges compotés (fraises, framboises, groseilles…)
    Il accompagnera remarquablement tous vos desserts aux fruits rouges et noirs. Il est également à boire pour lui-même en leur lieu et place.

    Ce vin extrêmement original, provient d’une « sélection de grains nobles » des raisins Pinot noir (25%) et Zweigelt (75%).
    Ces raisins ont été vendangés , « botrytisés » noblement à 70 % les 20 et 21 octobre 2005.
    La richesse du mout à la vendange était de 26.5 Kmw (26.5% de sucre en masse volumique)

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11.9 % Vol
    Sucres résiduels : 81g/L
    Acidité totale : 9.5‰
    Quantité produite : 20 Hectolitres
    Mise en bouteille : juin 2006.

     

    Ruster Eiswein 2009 (vendangé le 18 décembre 2009) (0,75L)

    Avec 2008, nous avons inauguré un nouveau cycle météo plus froid nous permettant d’élaborer des Eiswein. Le 18 décembre 2009, les conditions étaient idoines à Rust pour vendanger des raisins bien gelés à cœur dans un parfait état sanitaire.
    Eu égard aux résultats excellents produits par le cépage rouge Blaufränkisch en 2008, nous avions en accord avec Bruno laissé une quantité convenable non-vendangée de ce cépage dans l’espoir de reproduire un nouvel Eiswein. Cette fois-ci, nous partions à partir de 100% Blaufränkisch.
    C’est par conséquent 3250 kg qui ont été ramassés très tôt le 18 décembre par -10°C. Le pressurage a donné une quantité de 1200 litres de vin.
    Il est très intéressant de noter la robe chatoyante du vin présentant une couleur très légèrement corail.
    Le nez est très fruité avec des touches végétales et de bonbon anglais ainsi que de surprenants arômes de pâte de coing.
    La bouche est très pure, ciselée et d’excellente longueur.
    C’est un vin très précis qui devrait évoluer lentement et positivement sur une bonne quinzaine d’années.
    A ne pas manquer ! Éléments analytiques :
    Alcool : 13 %/vol
    Sucres résiduels : 134 g/L
    Acidité fixe : 6,3 ‰
    Extraits secs : 37,7 g/L

    Cliquez ici pour plus d’informations historiques et oenologique sur les
    Eiswein ou Vin de Glace

     

     

    Ruster Ausbruch Welschriesling 1993 (0.75L)

    C’est un double privilège qui vous est offert avec ce flacon. Tout d’abord, il s’agit d’un millésime historique avec une maturité de près de vingt ans. Aujourd’hui hélas, tous les vins sont dégustés beaucoup trop tôt, avant de développer tous leurs arômes délicats de complexité. De plus, il est en grande bouteille de 0,75 L, ce qui est totalement introuvable sur le marché de l’Ausbruch.
    L’année 1993 a été très favorable à Rust et Bruno a produit environ 800 litres de cette cuvée du cépage autochtone Welschriesling.
    Nous avons toujours su stocker les grandes bouteilles à très long potentiel de conservation. Bien sûr, c’est coûteux mais quel délice d’aborder aujourd’hui ce nectar magique à la robe vieil or, au nez fin, aromatique et complexe où l’on distingue encore un « bouquet » de fruits confits, de poire, d’abricot, d’ananas et d’agrumes.

    En bouche, c’est magique, le vin se « dépouillant » lentement au fil des ans pour nous offrir la quintessence d’un grand liquoreux naturellement doux arrivant maintenant à maturité.
    Le vin est encore gras, généreux avec une belle vivacité. Remarquable persistance aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,1 % Vol
    Sucres résiduels : 90 g/L
    Acidité totale : 7.5‰

     

    Cliquez ici pour plus d’informations historiques et oenologique sur le
    RUSTER AUSBRUCH

     

     

     

    Ruster « Urbarial » 2009 (assemblage Zweigelt / Pinot Noir / Merlot) (0,75L)

    Bruno Landauer a choisi de produire dans les grands millésimes, particulièrement 2003, 2004, 2006, 2007 et 2009 une cuvée prestige de vin rouge issue d’un assemblage judicieux des trois cépages suivants :
    Zweigelt : 50%
    Pinot noir : 15 %
    Merlot : 35 %

    La robe est grenat profond.
    Le nez est puissant sur les fruits rouges très mûrs avec des nuances empyreumatiques.
    La bouche est ample, complexe, fruitée et veloutée avec un boisé fin
    , mais la structure du vin est telle que nous devrions obtenir un fondu remarquable d’ici deux ans.
    Ce vin présente toutes les caractéristiques d’un grand terroir avec notamment une subtilité et une minéralité marquée, relevée par une bonne fraîcheur aromatique. Nous voyons ici les bienfaits de l’amplitude thermique dont bénéficie l’Europe Centrale, avec des journées très chaudes et des nuits nettement plus fraîches qu’en Europe de l’Ouest.
    Vin très original, alliant les cépages indigènes d’Europe centrale aux cépages internationaux d’Europe de l’Ouest.

     

    OFFRE PROMOTIONNELLE
    COMMUNIQUÉE SUR SIMPLE DEMANDE A :
    info-contact@dionis-vins.fr
    Valide jusqu’au 31 octobre 2012.


  • Ruster « Urbarial » 2011 Domaine Landauer (0,75L) (Blend Zweigelt / Pinot Noir / Merlot)

    Bruno Landauer a choisi de produire dans les grands millésimes, particulièrement 2003, 2004, 2006, 2007, 2009 et 2011 une cuvée prestige de vin rouge issue d’un assemblage judicieux des trois cépages suivants  :
    Zweigelt : 50%
    Pinot noir : 15 %
    Merlot : 35 %

    La robe est grenat profond.
    Le nez est puissant sur les fruits rouges très mûrs avec des nuances empyreumatiques.
    La bouche est ample, complexe, fruitée et veloutée avec un boisé fin, mais la structure du vin est telle que nous devrions obtenir un fondu remarquable d’ici deux ans.

    Ce vin présente toutes les caractéristiques d’un grand terroir avec notamment une subtilité et une minéralité marquée, relevée par une bonne fraîcheur aromatique. Nous voyons ici les bienfaits de l’amplitude thermique dont bénéficie l’Europe Centrale, avec des journées très chaudes et des nuits nettement plus fraîches qu’en Europe de l’Ouest.


    Vin très original, alliant les cépages indigènes d’Europe centrale aux cépages internationaux d’Europe de l’Ouest.


  • ÉPUISÉ – Ruster Beerenauslese (rouge liquoreux de grains nobles) 2005 Domaine Landauer (0.50L)

    (Très rare cuvée de Pinot Noir et de Zweigelt, issue de la pourriture noble)

    RUSTER BEERENAUSLESE 2005

    Ce sont des circonstances climatiques fortuites (se reproduisant tous les 10 à 15 ans) qui ont permis l’élaboration de ce grand liquoreux atypique, à la robe rubis grenat et au délicieux arômes de fruits rouges (fraises, framboises, groseilles…)
    Il accompagnera remarquablement tous vos desserts d’été aux fruits rouges et noirs.

    Ce vin extrêmement original, provient d’une « sélection de grains nobles » des raisins Pinot noir (25%) et Zweigelt (75%).
    Ces raisins ont été vendangés , « botrytisés » noblement à 70 % les 20 et 21 octobre 2005.
    La richesse du mout à la vendange était de 26.5 Kmw (26.5% de sucre en masse volumique)
    Éléments analytiques :
    Alcool : 11.9 % Vol
    Sucres résiduels : 81g/L
    Acidité totale : 9.5‰
    Quantité produite : 20 Hectolitres
    Mise en bouteille : juin 2006.

    RUSTER BEERENAUSLESE 2005 dos


  • EPUISE – Ruster Zweigelt 2002 Domaine Landauer (0.75L)

    RUSTER ZWEIGELT 2002Le Zweigelt est un cépage créé par le docteur éponyme, de la station de recherche viticole de Klosterneuburg, en croisant le Blaufränkisch et le Sankt Laurent.
    Cette cuvée 2002 présente une couleur intense, une robe brillante. Le vin est particulièrement fruité et marqué par les arômes de petits fruits rouges caractéristiques de ce cépage. Jolie longueur fruitée.


  • News 24 Avril 2007

    Orlienas, le 24 avril 2007

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Suite et fin de notre compte-rendu de voyage de mars-avril 2007.

    Le 2 avril, il était temps de déguster les vins du millésime 2006 à Gols chez mon ami Georg Lunzer. Nous avons fait par conséquent un vaste tour de cave, qui a permis entre autres d’apprécier quelques blancs secs excellemment vinifiés, principalement Welschriesling, Weissburgunder et Chardonnay. Pour les rouges, j’ai sélectionné une petite cuvée de Sankt Laurent, encore sur ses lies. D’une robe rubis profond, ce vin de belle fraîcheur et d’équilibre, allie la finesse à la longueur en bouche. Vendangé à 20 KMW (20% de sucre en masse volumique) il présente un taux d’alcool naturel de 12.9%/vol et une acidité de 4.9‰. Il a été récolté avec un rendement de 33 Hl/ha. Il sera embouteillé fin avril et disponible sur notre carte dans les mois qui viennent. Globalement, tous les rouges dégustés (Zweigelt, Blaufränkisch et Merlot) sont très satisfaisants et de grande maturité. Ils devraient être aptes à une bonne garde.

    Le chargement du pressoir avec les raisins de Cabernet-Sauvignon passerillés le 18 mars 2007.

    Comme vous le savez, nous avons vécu des « galères » avec nos vins de paille de Cabernet-Sauvignon, cette production extrêmement confidentielle étant de plus en plus difficile à mener à bien.
    Je rappelle rapidement l’historique de ce vin : en 1996, Georg était sur le point d’arracher sa parcelle de Cabernet-Sauvignon, (1/2 hectare environ) les vins rouges produits par ce vignoble présentant un caractère passablement végétal, bien que le raisin était bien mûr. C’est à ce moment là, que je lui ai proposé d’essayer d’élaborer un vin de paille à partir des raisins de ce vignoble. Georg produisait déjà depuis plusieurs années quelques vins de paille remarquables : certains d’entre vous se rappellent probablement le fameux 1992 qui s’est vendu en quelques semaines… Après que la décision de principe ait été prise, il ne restait plus qu’ à passer à l’acte, ce qui fût fait à l’automne 1997 avec le premier millésime de sa génération. Ce fût un grand succès.

    La réussite nous a ensuite accompagnée jusqu’à l’échec incompréhensible de 2004. La production moyenne a été de 300 à 350 litres par millésime. Le dernier disponible fût le 2003.
    Autant dire, que nos attentes étaient grandes sur le millésime 2006. Voir VIDÉO : Dans le « grenier » de Georg Lunzer. (30/10/06).

    Les raisins ont été finalement pressurés le 18 mars 2006. Ils sont par conséquent demeurés six mois à passeriller dans le grenier de Georg. La première dégustation de ce vin le 2 avril fût un émerveillement. De robe grenat, le nez encore peu développé à ce stade est prometteur. En bouche, c’est une très grande richesse en sucres, une palette de petits fruits rouges variés, une excellente acidité et une immense longueur. Hélas, il n’ y a que 350 litres, soit environ 700 bouteilles de 0.50 L. Une partie de ce vin est déjà vendue à la grande restauration française et suisse. En cas d’intérêt, je ne peux que vous recommander de vous rapprocher très rapidement de nous. (info-contact@dionis-vins.fr) afin de faire une réservation ferme.

    Dégustation des Aszu 2006 le 5 avril 2007.

    La troisième partie du voyage a été consacrée à Tokaj et plus particulièrement à la dégustation du millésime 2006. Je dirai tout d’abord que 2006 n’est pas une année à Szamorodni, qui demande globalement des conditions d’humidité plus importantes, favorisant l’apparition de la « pourriture noble classique« . Comme j’ai déjà du vous le dire de nombreuses fois, le vin Aszu provient plus particulièrement de grains franchement passerillés. Les différents lots de 2006 dégustés en barrique montrent tous une richesse naturelle élevée (environ 170, 180 grammes de sucre, un bon potentiel aromatique qui ne demande qu’à se développer et une acidité fine et tranchante d’environ 11‰). Ce sont les critères classiques des grands Aszu vendangés tardivement en respectant les règles ancestrales des dates de vendanges (le 28 octobre). Le millésime 2006 s’inscrit pour les productions d’élite dans la lignée des superbes 1999 et 2005. J’aurai l’occasion de vous reparler des vins en cours d’élevage.
    Je voudrais signaler également une très intéressante et rarissime cuvée 2006 provenant du cépage Grasa récolté en vendange tardive (le même que celui de Cotnari en Moldavie roumaine). Avec 100 grammes de sucres résiduels environ, il offre une palette aromatique très fruitée et complexe. C’est probablement un cépage qui a de l’avenir dans notre belle région de la Tokajhegyalja.

    Voila chers amis : je suis venu à bout de ce laborieux compte-rendu, que vous n’aurez pas trouvé trop lassant, je l’espère.
    Mon prochain voyage est classiquement l’ Afrique du Sud. Ce sera durant la deuxième quinzaine de mai.

    Sincères salutations œnophiles.

    Jean-François Ragot


  • News 17 Avril 2007

    Orlienas, le 17 avril 2007

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Je reprends notre compte-rendu de voyage où nous l’avons laissé la semaine dernière.

    La seule région de l’Italie que j’avoue ne pas connaître encore est la Sardaigne (située entre 39 et 41° de latitude nord) où subsiste probablement le type de viticulture le plus archaïque de l’ensemble italien, mais en revanche, extrêmement intéressante d’un point de vue ampélographique (grande richesse en cépages autochtones). Le vignoble qui s’étend sur plus de 40 000 hectares produit en moyenne un million d’hectolitres de vin. La structure viticole de l’île est dominée par quelques grandes caves, principalement des coopératives et une poignée de petites caves avec quelques vignerons bourrés de talents !
    Défricher œnologiquement cette île n’était pas évident, mais là encore, grâce à quelques conseils judicieux de mes partenaires italiens, je crois ne pas avoir perdu de temps et réussi in fine une heureuse synthèse…

    La visite de la cave Attilio Contini, exploitation qui a fait le choix (à mon sens un des plus judicieux actuellement dans l’économie viticole mondiale) d’acheter la presque totalité de ses raisins, vinifie bon nombre des principales appellations de l’île. J’ai particulièrement distingué un Vermentino di Sardegna 2006 (vin blanc sec) aux délicats arômes de fruits frais à pépins, doté d’une bonne acidité et d’une structure aromatique intéressante. Ce vin m’a rappelé quelque peu certains Vermentino corses, bien que les conditions climatiques des deux îles soient sensiblement différentes. J’ai également beaucoup apprécié un rouge 2006 : Isola dei Nuraghi IGT élaboré à partir des cépages indigènes, principalement nieddera, monica et enfin cannonau. Le cannonau (qui est en fait l’ancien cépage espagnol garnacha, grenache en français) réussi extrêmement bien sous le climat méditerranéen chaud de la Sardaigne. Originaire de la basse vallée du Tirso, ce vin est particulièrement fruité et typé, avec des arômes de petit fuit rouge. D’assez bonne densité et de longueur correcte, il est un parfait vin rouge d’initiation à prix modéré. Je serai en revanche plus réservé sur certains riserva comme le nieddera rouge 2004 en raison d’une utilisation trop appuyée de la barrique. C’est encore à ce jour un mal universel de part le monde !

    Barrile 2003 Isola dei Nuraghi IGT

    En revanche, le Barrile 2003 Isola dei Nuraghi IGT (cépages nieddera et caddiu pour 90 % et 10 % pour d’autres cépages autochtones variés) est une grande réussite ! La robe grenat intense est presque sans évolution, le nez complexe, fruité avec des nuances balsamiques, la bouche quant à elle est tout à fait délicieuse, longue et équilibrée ; c’est un très bon vin présentant un élevage tout à fait réussi ! Hélas, le prix est en conséquence…

    Je n’ai personnellement pas été emballé par la dégustation des fameuses Vernaccia, produites dans le style « vin de voile », avec le système de solera. Certains vins exceptionnels comme le « Flor 22 » présentent des caractéristiques qui rappellent les grands Xérès. La complexité aromatique est impressionnante mais je suis personnellement gêné par le côté alcooleux du vin. C’est un parfait « vin de culture » à déguster sur place en hiver.

    Une visite de la Fattoria Meloni m’a permis d’approcher quelques grands vins liquoreux naturellement doux, une production ancestrale de la Sardaigne. Je citerai un délicieux Moscato di Cagliari élaboré à partir d’une vendange tardive de muscat à petits grains vendangé début octobre. C’est encore une autre conception du grand cépage muscat à petits grains dans ce qu’il peut produire de meilleur. Je citerai également trois très beaux liquoreux naturellement doux issus de cépages autochtones, le Giró di Cagliari, le Nasco di Cagliari et la Malvasia di Cagliari. Ces vins nous permettent une approche vraiment passionnante de l’histoire vinicole du pays.

    Les allées du Vinitaly, huit hectares, je vous le rappelle, nous permettent de « voyager » assez rapidement. Je voudrais faire une mention des très bons vins blancs que j’avais connus, lors de mes déplacements en Sicile en 2005, chez le Principe di Spadafora (Palermo).
    Francesco di Spadafora m’a fait déguster son Alhambra 2006 élaboré à partir de l‘inzolia et du cataratto. C’est un vin très fuité, équilibré, de bonne longueur et qui démontre les grandes possibilités longtemps méconnues de cette région dans l’élaboration de « vins blancs plaisir ». Une mention toute particulière pour une nouveauté, son Grillo 2006, vin blanc précis, fruité, d’une délicatesse exquise mais dont le prix est quelque peu dissuasif.
    Pour les rouges, je mentionnerai son Monreale syrah 2005, aromatique et tannique qui démontre l’excellente acclimatation de la syrah dans cette région méditerranéenne chaude.

    Avant de quitter la Sicile , nous allons passer par Syracuse qui produit un ancestral muscat naturellement doux dont l’archétype est produit par une vieille famille aristocratique, les Pupillo. J’ai été reçu par Antonino Pupillo et sa fille Carmela qui vivent dans un château médiéval, ancienne résidence impériale de Frédéric II, le Solacium. Le Moscato di Syracusa 2005, justement appelé Solacium, est une manière extraordinaire de décliner ce cépage mythologique. Le bouquet est très original, sur la fleur d’oranger. En dépit de 110 grammes de sucre résiduel, la dégustation ne laisse en bouche que le souvenir d’arômes frais et aériens ; pas la moindre lourdeur pour ce vin qui trouve ses origines dans la « Grande Grèce » vingt-cinq siècles plus tôt.

    Antonino Pupillo et sa fille Carmela.

    Au détour des allées, j’ai eu la surprise de « tomber » sur une vieille connaissance, Vassilis Kanellakopoulos du domaine Mercouri dans le Péloponnèse (Grèce). Nous étions allés le voir, Luc Chatain et moi-même au mois d’avril 2001. Cette propriété située sur la côte ouest du Péloponèse tout au bord de la mer est véritablement un endroit magique. Les vins d’une grande originalité sont frappés du sceau de l’authenticité. Vassilis fait un usage raisonné des cépages autochtones alliés aux cépages internationaux. A l’occasion de cette seconde rencontre, nous avons dégusté un excellent rouge 2004, vin régional de Letrinon, élaboré grâce à l’assemblage de 85 % de cépage refosco et 15 % de mavrodaphné. La robe est d’un beau grenat brillant, le nez et la bouche sont pleins d’arômes vibrants de fruits rouge et noir, c’est très digeste et facile à boire. Hélas, jusqu’à plus ample informé, le positionnement du vin est quelque peu « hors marché ». C’est un problème général des vins grecs positionnés à des prix trop élevés, qui souffrent de la concurrence des autres grands pays producteurs européens comme l’Italie, l’Espagne ou la France.
    J’ai rencontré bien d’autres vignerons encore durant ces trois jours, mais je crois vous avoir informé de tout ce qui méritait de l’être.

    La deuxième étape de ce voyage a été classiquement consacrée à Rust (Burgenland-Autriche) où ce fut l’occasion de faire le point avec mon partenaire et ami Bruno Landauer sur l’évolution du millésime 2006. Comme je vous l’avais laissé entendre déjà au mois de novembre, les vins étaient prometteurs et aujourd’hui on peut dire que les promesses ont été tenues ! Les blancs secs sont excellents, particulièrement, comme d’habitude, le Pinot Blanc Altereben (« vieux ceps ») et le Chardonnay (von Muschelkalk). La dégustation de deux cuvées de blancs liquoreux issus de la pourriture noble (un Welschriesling et un Pinot Blanc de plus de 30 KMW c’est-à-dire 30 % de sucre en masse volumique) nous permet d’envisager un très heureux mariage entre les deux : ce sera notre Ruster Beerenauslese 2006, très aromatique, équilibré et doté d’une excellente acidité. Il prendra tout naturellement la place des Beerenauslese 1995, 1998 et 1999 dont il nous reste encore, Dieu merci, quelques caisses !

    Les vignobles de Rust le 2 avril 2007.

    Comme vous le savez, nous avions pu élaborer en 2005, grâce à des circonstances fortuites, une sélection de grains nobles rouge de niveau Beerenauslese, issue du Zweigelt et du Pinot Noir. Cette sélection embouteillée en 0.75l est épuisée hélas depuis longtemps déjà. En 2006, suite au succès de ce vin, nous avons décidé avec Bruno de tenter de produire un vin de ce type, mais encore plus riche, en ne vendangeant pas toute une partie d’un vignoble. Nous avons réutilisé les mêmes cépages et le résultat a été à la hauteur de nos espérances : en richesse nous sommes au niveau de Trockenbeerenauslese, c’est-à-dire que le raisin a été vendangé au-delà de 30 KMW.

    La couleur est très belle, d’un rubis profond, et le bouquet de fruits rouges frais particulièrement remarquable. En bouche, c’est beaucoup plus riche que le 2005, bien qu’à ce stade nous n’ayons encore aucune analyse. Vous serez tenus informés en temps utiles des suites.

    La suite et la fin de ce compte-rendu la semaine prochaine.

    Bien sincères salutations œnophiles.

    Jean-François Ragot