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  • News : 12 mai 2016 : voyage d’avril en images

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    Orliénas, le 12 mai 2016,

    Du 9 avril au 1er mai, j’ai effectué mon premier tour d’Europe de l’année, incluant l’Italie, l’Autriche et la Hongrie.
    Le point fort de la première partie a été bien entendu le salon international Vinitaly qui se tenait à Verona du 10 au 13 avril. avec 4 200 exposants et plus de 150 000 visiteurs, c’est la première manifestation mondiale liée au vin.

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    L’incontournable Bottega del Vino de Vérone, le 9 avril 2016. Tout le gratin du monde du vin s’y presse au coude à coude afin de déguster les nectars du monde entier.
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    Nouveau millésime 2015 pour le domaine Vesevo (Campanie) avec les trois crus : Beneventano Falanghina, Fiano di Avellino et Greco di Tufo. Les trois vins sont présentés dans les nouvelles bouteilles IMPERO.
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    Nouveauté de chez Zabu (Sicile, région d’Agrigento). Un Il Passo, dénommé Verde 2015. Ce vin issu de l’agriculture biologique a été élaboré avec 100% du cépage Nero d’Avola. Ce vin rouge à la robe grenat très sombre nous offre une superbe palette aromatique et une grande intensité.
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    Tufarello IGP Puglia : nouveauté de chez Farnese : splendide rouge de la partie nord de la Puglia issu du cépage autochtone Nero di Troia. A découvrir absolument !
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    Je ne peux pas manquer de présenter à ceux d’entre vous qui ne le connaissent pas, le sympathique président de la cave San Marzano, Francesco Cavallo. Je dois dire, rien qu’à le voir, qu’il était né pour être président…
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    Mon vieux partenaire et complice depuis 1993 : Gianluca Viberti, producteur émérite de Barolo en compagnie de Jean-François Ragot. J’ai le plaisir de vous annoncer qu’après quelques années en stand-by, nous pouvons reprendre enfin notre collaboration dès ce mois de juin 2016 avec un somptueux Barolo 2011 cru Bricco delle Viole. Photo du 11 avril 2016.
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    Notre partenaire de la région Veneto, Graziano Maule de Montecrocetta, en dégustation avec Jean-François Ragot le 12 avril 2016. En 2015, il a produit un magnifique Gambellara Classico, blanc sec, disponible dès ce mois de mai 2016.
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    Une des dernières production de notre ami Graziano Maule, le Roncaiolo Appassite 2013. Remarquable vin rouge (75% Cabernet franc et 25% Cabernet Sauvignon) vinifié après un séchage de quatre semaines. Ce vin est dans l’esprit d’un « Ripasso » de la Valpolicella. Disponible dès ce mois de mai 2016.
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    La charmante Federica Zeni, du domaine Zeni, élaborant de splendides vins de la Valpolicella et de Bardolino. Photo du 12 avril 2016.
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    Etna Rosso, Terre dell’ Etna. Bel exemple de vins rouge extremement typé provenant de vignobles établis sur les flancs du volcan Etna à 800m d’altitude. Le vin est issu de 90% de cépage Nerello Mascalse et 10% Nerello Capuccio.

    Le voyage s’est poursuivi vers l’Autriche avec une visite au très intéressant domaine Deutsch à Hagenbrunn  (Weinviertel) où j’ai pu déguster de splendides Weinviertel DAC (vins blancs d’appellation, issus du cépage Grüner veltliner).

    Bien sûr, je suis allé également déguster la production 2015 des vins de Bruno Landauer à Rust dans le Burgenland.

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    Tout est bon en 2015 : à noter l’original et remarquable vin blanc sec « Gemischter Satz » véritable témoin de la culture pannonienne classique. Il est issu d’un assemblage des cépages Furmint, Harslevelu, Ezerjo, Leanyka, auxquels s’ajoutent un peu de Muskateler et de Gewürztraminer. Les raisins ont été vendangés ensemble à la mi-septembre, pressurés ensemble et vinifiés ensemble. C’est un vin délicieux, complexe et typé, au taux d’alcool de seulement 12%. J’ai eu le plaisir de rapporter moi-même à Bruno, de la région de Tokaj, les 200 pieds de vigne Harslevelu, en avril 2011. Photo du 16 avril 2016.

    Bien entendu, nous avons dégusté toute une gamme de vins blancs secs, les plus notables étant les Pinot blanc et les Chardonnay sans oublier un Neuburger de vignes de plus de cinquante ans.
    Nous avons laissé pour l’instant de côté les vins rouges que nous dégusterons l’été prochain ou à l’automne.

    Dans les vins moelleux, Bruno a fait un feu d’artifice de vendanges tardives issues des raisins rouges Zweigelt, Blaufränkisch et Merlot (Spätlese 2015 issu du Merlot, Beerenauslese issu du Zweigelt et du Merlot, Trockenbeerenaulese issu du Zweigelt et surtout du Blaufränkisch). A noter que les derniers raisins destinés à ces nectars ont été vendangés le 3 décembre 2015.
    Enfin, Bruno a vendangé un vin incroyablement concentré (plus de 40 KMW) c’est-à-dire 40% de sucres en masse volumique, à partir du Pinot Blanc (Weissburgunder) et d’un peu de Furmint et de Welschriesling. Ce vin est une véritable eszencia, qui fermente depuis déjà de long mois.

    J’ai poursuivi ma route vers la Hongrie en direction de Tokaji.
    Durant mon séjour dans la Tokajhegyalja (Hongrie) j’ai eu le plaisir de participer à la quatrième vente aux enchères des grands vins de Tokaji le samedi 23 avril 2016. Organisée par notre confrérie des vins de Tokaj, elle s’est tenue cette année dans l’ex-synagogue de la ville.
    Au préalable, nous avons procédé à des intronisations, dont celle de notre ami Manuel Peyrondet, ex-sommelier de la grande restauration parisienne, meilleur sommelier de France 2008 et dirigeant actuel de la société Chais d’oeuvre.

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    De gauche à droite : Samuel Tinon, viticulteur à Olaszliska (région de Tokaj), en compagnie de sa femme Mathilde Hulot (journaliste du vin) de Jean-François Ragot et de Manuel Peyrondet. Photo du 23 avril 2016.
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    Intronisation à la confrérie des vins de Tokaj, le samedi 23 avril 2016.
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    Manuel Peyrondet signe le grand livre, après son intronisation comme membre de la Confrérie des Vins de Tokaji, le 23 avril 2016.

    Bien entendu, je ne vous relaterai pas toutes mes activités au service du vin de Tokaj. Je rajouterai seulement que j’avance dans mon projet de replantation du vignoble situé dans un cru historique classé de la Tokajhegyalja : le cru Melegoldal.  C’est une histoire très longue et très compliquée, liée à la très longue période de transition économique qu’a connue la Hongrie après 1989. Cette opération débutée en 1997 a finalement connu un « Happy end » en juin 2015 avec la récupération de la pleine propriété du sol par ma fille Céline Ragot et moi-même.
    Il reste maintenant à faire fructifier ces 18 années de patience…

    Oenophilement votre,
    Jean-François


  • News : 15 avril 2015 : Vinitaly 2015

    Orliénas, le 15 avril 2015

    Le samedi 21 mars, c »est le départ pour un tour d’Europe de 17 jours. Le premier point fort est bien entendu le traditionnel salon international du vin VINITALY qui se tient à Vérone cette année du 22 au 25 mars 2015.
    Je vous rappelle les chiffres de la plus grande manifestation mondiale liée au vin.

    89 000 m2 de surface totale nette occupée (quasiment 9 Ha)
    4 200 exposants et environ 150 000 visiteurs en provenance de 120 pays

    Cette année, il a régné du samedi 21 mars au mercredi soir 25 mars une ambiance extraordinaire, qui a même pris une dimension que j’estime excessive, des stands du vin et la musique électronique ayant pour la première fois envahis le centre historique.

    Comme chaque année, je me rends à la Bottega del Vino (la « Boutique du Vin »), véritable temple dédié à Bacchus et à la gastronomie véronaise. J’ai voulu pour débuter ce petit compte rendu, vous offrir quelques images de cet établissement fréquenté durant ces 5 jours par tout le gratin mondial du commerce du vin.

    La Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015. Probablement le plus beau bar à vin d'Italie.
    La Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015.
    Probablement le plus beau bar à vin d’Italie.
    La Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015. Probablement le plus beau bar à vin d'Italie.
    La Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015.
    Probablement le plus beau bar à vin d’Italie.
    La Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015. Probablement le plus beau bar à vin d'Italie.
    La Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015.
    Probablement le plus beau bar à vin d’Italie.
    Un petit coup d’œil sur "l'ardoise" des vins au verre de la Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015.
    Un petit coup d’œil sur « l’ardoise » des vins au verre de la Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015.
    Deux brillants vinificateurs piémontais, adeptes de l'agriculture bio : à gauche, Enrico Rovero et à droite Gianfranco Torelli, le 23 mars 2015 à Vérone.
    Deux brillants vinificateurs piémontais, adeptes de l’agriculture bio :
    à gauche, Enrico Rovero et à droite Gianfranco Torelli,
    le 23 mars 2015 à Vérone.
    Remarquable vin rouge piémontais appellation Monferrato Rosso DOC vinifié par Gianfranco Torelli. Ce vin est issu de l'agriculture bio et sans souffre ajouté.
    Remarquable vin rouge piémontais appellation Monferrato Rosso DOC
    vinifié par Gianfranco Torelli.
    Ce vin est issu de l’agriculture bio et sans souffre ajouté.
    Un autre remarquable vinificateur : Graziano Maule du domaine Montecrocetta en compagnie de Jean-François Ragot et de Marguerite Abergel, le 24 mars 2015.
    Un autre remarquable vinificateur : Graziano Maule du domaine Montecrocetta
    en compagnie de Jean-François Ragot et de Marguerite Abergel, le 24 mars 2015.
    Le fameux Don Rosario di Pietro, propriétaire du domaine Rudini à Pachino (Sicile) en compagnie de Jean-François Ragot et de Marguerite Abergel, le 24 mars 2015.
    Le fameux Don Rosario di Pietro, propriétaire du domaine Rudini à Pachino (Sicile)
    en compagnie de Jean-François Ragot et de Marguerite Abergel, le 24 mars 2015.

     


  • News : 17 mars 2015 : voyages de printemps

    Orliénas, le 17 mars 2015,

    Je constate avec plaisir que nous sommes sortis de l’hiver. Le printemps signifie pour moi le retour des voyages pour la sélection de nos vins.
    Je commencerai par un tour d’Europe à travers l’Italie, l’Autriche et la Hongrie à partir du 21 mars. Ce sera comme chaque année l’opportunité de participer à la plus grande manifestation sur le vin italien, le salon Vinitaly, qui se tient cette année du 22 au 25 mars à Vérone. Ma première participation à cet évènement mémorable remonte à 1986… L’eau a coulé depuis sous les ponts de l’Adige…

    Ce mois d’avril 2015, Dionis aura 30 ans d’existence

    Au mois de mai prochain, je retournerai en Afrique du sud, faire un point de collaboration avec mes partenaires historiques et probablement initier de nouveaux contacts.

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    Dennis Verdecchia, Jean-François Ragot, Filippo Baccalaro et Marguerite Abergel le 8 avril 2013 à Verona.

    A très bientôt.

    Jean-François Ragot


  • News : 6 mai 2014 : Retour Vinitaly (suite et fin)

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 6 mai 2014,

    Francesco Fenech et Jean-François Ragot, le 8 avril 2014.
    Jean-François Ragot et Francesco Fenech , le 8 avril 2014.

    Il n’est pas de Vinitaly sans une visite à notre ami Francesco Fenech de Salina dans les iles Lipari (Nord de la Sicile).
    Il produit un certain nombre de vins par achat de raisins sur le continent, mais sa production la plus exceptionnelle est bien entendu sa Malvasia delle Lipari Passito.
    Je vous engage à cliquer sur le lien suivant : Malvasia delle Lipari, qui vous ouvrira un dossier sur le sujet.
    J’ai dégusté le dernier millésime disponible, un 2011, à la robe dorée et au nez particulièrement intense. La bouche est délicieuse, aromatique, d’une incroyable finesse et de grande longueur.
    C’est un superbe moelleux naturellement doux présentant un taux d’alcool de 13%/vol et 115 g de sucres résiduels par litre.

     

    Une visite dans le Piémont m’a permis de rencontrer mes deux partenaires historiques : Gianluca Viberti (Barolo) et Gianfranco Torelli (Moscato d’Asti).
    Gianluca me présente son premier millésime vinifié depuis qu’il s’est séparé du domaine familial : le Barolo Bricco delle Viole 2010. Ce vin à la robe rubis intense avec évolution nous offre un nez complexe; la bouche est savoureuse, aux tanins vigoureux et marquée par des arômes typiques de goudron et de violette. Très beau vin qui s’exprimera superbement dans sa maturité prévisible vers 2018-2020.

    Chez Gianfranco Torrelli, dont le domaine en agriculture bio est une référence dans la région, c’est l’occasion de découvrir son dernier Barbera I Mandorli 2012. Bon vin particulièrement puissant à la robe violette foncée, intense et au fruit presque sauvage.
    Gianfranco me présente également une cuvée 2009 100% Merlot « Monferrato Rosso DOC Novo Rubens« . Le vin est assez impressionnant avec une robe profonde, grenat, très peu évoluée, une bouche concentrée aux fruits bien mûrs. L’élevage de 24 mois en barriques et demi muy usagés de deux à cinq ans, a été conduit de main de maître.

    Gianfranco m’a présenté un de ses amis producteur en agriculture bio, Enrico Rovero. Ce dernier produit entre autres le fameux Brachetto effervescent à la robe rubis clair. Ce vin est vinifié exactement de la même manière que le Moscato d’Asti. Il est marqué par d’intéressants arômes de fruits rouges, une bouche délicate et bien construite. (alcool : 6,5% et 120 g de sucres résiduels).

    JeanFrançois Ragot entouré par Gianluca Viberti (à gauche) et Gianfranco Torrelli, le 8 avril 2014.
    Jean-François Ragot entouré par Gianluca Viberti (à gauche) et Gianfranco Torelli, le 8 avril 2014.

    J’ai, bien entendu, visité beaucoup d’autres domaines également et il est hors de question de les citer tous. Toutefois, je voudrais revenir sur un domaine de l’appellation Collio (extrême partie nord-est de l’Italie) sur la frontière de Slovénie. Il s’agit du domaine Draga. Le sympathique Mitja Miklus m’a fait déguster avec compétence et enthousiasme quelques vins qui ont retenu mon œnophile attention. Je voudrais citer particulièrement les vins vins blancs secs et moelleux issus de cépages autochtones :

    La Ribolla Gialla 2013, à la bouche vigoureuse, presque tannique et aux délicats arômes de fruits à pépins.
    Le Friulano 2013, vin blanc sérieux, très proche du raisin et de bonne complexité.

    Enfin, la « merveille des merveilles » de cette région, le célèbre et rarissime vin blanc liquoreux le Picolit, dans le millésime 2011. Ce dernier vin présente avec avantage toutes les qualités que l’on recherche dans un vin liquoreux naturellement doux passerillé. Il exprime sans fards la typicité de ce cépage avec un fruité de grande franchise et une belle longueur savoureuse.

    Suite et fin du compte-rendu de mon voyage qui s’est poursuivi  en Europe centro-orientale, la semaine prochaine.


  • News : 29 avril 2014 : Retour Vinitaly (suite)

    Orliénas, le 29 avril 2014,

    Les journées sur le salon du Vinitaly se sont déroulées du lundi 7 avril au mercredi 9 inclus de 9h30 du matin à 17h. Journées épuisantes mais productives !

    Pipoli_Bianco_Greco_Fianofarnese-cerasuoloVesevo Aglianico Beneventano IGT 2010Les dégustations des vins du groupe Farnese ont permis d’identifier pour le domaine Pipoli (région Basilicate) un excellent vin blanc 2013 élaboré à partir des cépages Greco et Fiano, à la bouche tendue et marquée par des arômes floraux et végétaux tout à fait originaux. C’est bon !

    Pour les Abruzzes, j’ai noté comme très souvent, un délicieux Cerasuolo d’Abruzzo 2013 (vin rosé). La couleur est splendide, sortant du lot de ce que nous connaissons en matière de vins rosés. La bouche présente une belle matière et une grande fraîcheur aromatique, affichant seulement 12,5 % d’alcool.

    Pour les rouges du groupe Farnese, une mention pour le domaine Vesevo et son Aglianico Beneventano IGT 2010.

     

     

     

     

     

     

    11filariConcernant San Marzano dans les Pouilles, j’ai dégusté un certain nombre de vins et notamment des cuvées spéciales comme la collection Cinquanta (les cinquante ans de la cave) élaborée avec de très vieilles vignes du millésime 2010. Je n’ai, je dois le dire, pas été convaincu, le vin présentant à mon sens un niveau de boisé beaucoup trop élevé, détruisant l’harmonie du fruit.

    En revanche, la cuvée de Negroamaro « F » 2010, issue des plus vieilles vignes de la cave, est d’un équilibre général impressionnant.

    J’ai pu déguster le Primitivo di Manduria Dolce Naturale 11 Filari 2011. C’est un vin vraiment séducteur, offrant des tanins veloutés et une fraîcheur aromatique convaincante en dépit de 70g de sucres résiduels.

     

     

     

     

     

    barbaresco-ovelloUn passage chez les Produttori del Barbaresco (Piemont DOCG) permet de déguster le Barbaresco 2010, issu de l’assemblage de l’ensemble des crus. Je dois dire que je ne suis pas enthousiaste. Par une bouche certes puissante, mais à la limite de l’alcooleux, ainsi qu’un certain manque de chair.
    En revanche, belle surprise avec un Barbaresco Riserva cru Ovello 2009 à la texture délicate presque féminine tout en étant très savoureuse et tannique et finissant en queue de paon. Belle bouteille.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une petite visite en Sicile chez notre vieil ami « Don Rosario » de chez Rudini, nous permet de déguster en avant-première les deux cuvées de Moscato di Noto 2013

    Moscato di Noto Vendemmia Tardiva Baroque 2013, éclatant de fruit et d’une élégance à couper le souffle (140g de sucres résiduels)
    Moscato Passito di Noto Scaramazzo 2013. En dépit de 170g de sucres résiduels, il n’y a aucune lourdeur dans ce liquoreux naturellement doux de haut vol. Bravo !

    Don Rosario di Pietro à Verona, le 8 avril 2014 exhibant fièrement son diplôme.
    Don Rosario di Pietro à Verona, le 8 avril 2014 exhibant fièrement son diplôme.
    De gauche à droite : Jean-François Ragot et Don Rosario di Pietro,  8 avril 2014 à Verona.
    De gauche à droite : Jean-François Ragot et Don Rosario di Pietro, le 8 avril 2014 à Verona.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce sera tout pour aujourd’hui. Suite du compte-rendu Vinitaly 2014 : mardi 6 mai 2014.

    JF


  • News : 23 avril 2014 : Retour Vinitaly

    Orliénas, le 23 avril 2014,

    Le samedi 5 avril, c’était le départ pour un tour d’Europe de 17 jours. Le premier point fort est bien entendu le traditionnel salon international du vin VINITALY qui se tient à Vérone cette année du 6 au 9 avril 2014. Les chiffres 2014 n’ayant pas été encore communiqués, ceux de 2013 vous donneront une idée de l’importance de cette exceptionnelle manifestation consacrée dans sa presque quasi totalité aux vins italiens.

    Chiffres 2013
    89 000 m2 de surface totale nette occupée (quasiment 9 Ha)
    4 101 exposants
    148 038 visiteurs (dont 52 979 étrangers en provenance de 120 Pays) et 2 671 journalistes.

    Durant 4 jours, règne à Vérone une effervescence extraordinaire, tout tournant autour du vin.
    Eu égard aux zones viticoles italiennes réparties sur une distance considérable, c’est une opportunité de rencontrer en un tir groupé tous nos fournisseurs.

    Un endroit particulièrement significatif de la ville dans ces moments est la Bottega del Vino (la « Boutique du Vin »), véritable temple dédié à Bacchus et à la gastronomie véronaise. J’ai voulu pour débuter ce petit compte rendu, vous offrir quelques images de cet établissement fréquenté durant ces 4 jours par tout le gratin mondial du commerce du vin.

    Bottega del Vino -2014

    La suite du compte-rendu, mardi 29 avril.


  • News : 2 Mai 2013 : Petit tour d’Europe d’avril 2013 (2ème partie)

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 2 mai 2013,

    Je reprends mon compte-rendu de dégustation suite à mon séjour au Vinitaly de Verona (du 7 au 10 avril 2013).

    bMG_lunedianteAu domaine Montecrocetta (Veneto, région de Vicenza) ce fût l’occasion de goûter bien entendu le Gambellara 2012 DOC (100% Garganega) dans la fraîcheur d’un échantillon de cuve. Le vin sera embouteillé au début du mois de mai. Avec 12,5% d’alcool, il est conforme à ses qualités traditionnelles. Il présente une robe claire avec une bonne densité. Beaucoup de fraîcheur au nez avec des notes florales et fruitées d’amande en particulier.
    Ce vin, impeccablement sec, de bonne acidité et au taux d’alcool modéré (12,5%/vol) est un remarquable vin d’été.
    Il évoluera sans problème, dans de bonnes conditions, 3 à 4 années.

    bMG_1408Autre vin blanc intéressant et produit certaines années seulement par Graziano Maule, le Lunediante. Il est élaboré à partir de 70% de Garganega, 25% du cépage autochtone Durella et 5% de Sauvignon.
    Le dernier millésime est le 2011 qui nous offre une robe or, une bouche particulièrement concentrée, du gras, de la matière mais une bonne fraîcheur.
    Son procédé d’élaboration consiste à couper la tige qui relie le raisin à la plante et à le laisser se déshydrater de fin août à fin septembre sur la pergola.
    Une curiosité enfin, l’Argione Appassimento 2008. Ce vin étonnant est élaborée à partir de 75% de Cabernet-Sauvignon et 25% de Cabernet Franc. C’est le procédé de l’Amarone della Valpolicella,  à partir du séchage des raisins en caissettes. Il présente une robe grenat profonde, la bouche, sans aucun sucre résiduel perceptible, a une attaque voluptueuse, une grande profondeur avec des tannins particulièrement fins. La finale est fruitée, savoureuse et d’une longueur remarquable. Le vin est très équilibré; c’est une vraie curiosité œnologique que Graziano met à la disposition des œnophiles gourmands. On peut sans risques, donner 10 à 15 ans de vie à ce nectar.

    bMG_1413bMG_1411Un autre grand moment de la journée a été celui de la visite du domaine Zeni dans le Veneto, spécialiste des vins de la Valpolicella.
    J’ai été impressionné par le Valpolicella Ripasso DOC 2010. Ce vin à la belle robe rubis profond nous offre une belle intensité aromatique et une agréable concentration, avec des tannins souples et savoureux. Bonne garde prévisible.
    Avec l’Amarone DOCG 2010, nous franchissons le cap du très bon vin au grand vin. Le principe de l’Amarone consiste à laisser passeriller les raisins indigènes à la manière traditionnelle des vins de paille. Le millésime 2010 marqué par des conditions climatiques un peu plus fraîches que d’habitude, a magnifié la matière première, avec comme première qualité, une couleur intense et une palette aromatique d’une grande fraîcheur. La robe est grenat très peu évolué. La  bouche est complexe, avec un fruité vibrant, de la finesse et une bonne longueur. Vraiment excellent, ce vin devrait évoluer sur une vingtaine d’années.

    bMG_bascianoroseUn grand plaisir également fût celui de visiter la famille de Renzo Masi et ses remarquables vins de la Fattoria di Basciano (à Rufina, une vingtaine de km à l’est de Florence). Nous avons été impressionnés par le Rosato di Toscana 2012 IGP de la Fattoria di Basciano, élaboré grâce à une saignée des raisins destinés à l’élaboration de leur Chianti Riserva. Comme beaucoup de gens de ma génération, je n’ai jamais été un fanatique des rosés, mais j’ai été impressionné par ce vin à la robe plutôt intense, frais, long, pur et au fruité ébouriffant. Une vraie bombe aromatique au profil « stylé ».
    Autre vin, rouge cette fois-ci : le Erta e China 2011 IGP élaboré à partir de 50% de Sangiovese et 50% de Cabernet-Sauvignon. Robe grenat, nez profond et bouche bien équilibrée.
    Le Chianti Rufina 2011 est très bien réussi. On sent le grand millésime et le terroir raffiné de la Fattoria di Basciano. C’est bien construit, droit, fruité et équilibré. Un des meilleurs depuis 2003.

    La fameuse cuvée I Pini IGT 2011, bien connue des amateurs de nos vins, est quant à elle la meilleure jamais dégustée. Magnifique en tous points.

    Ce sera tout pour ce soir,
    Cordialement


  • News : 23 avril 2013 : Petit tour d’Europe d’avril 2013 (1ère partie)

    Orliénas, le 23 avril 2013,

    Je ne reviendrais pas sur la partie hongroise du voyage que j’ai déjà évoquée dans mes news du 17 avril 2013 et je consacrerai celle-ci à l’Italie et à Rust en Autriche.

    Comme chaque année, revient le grand salon international de Vérone, le VINITALY. Cette année 2013, il s’est déroulé du 7 au 10 avril et a connu un succès encore plus extraordinaire que pour toutes les éditions passées. 148 000 visiteurs ont été comptabilisés par les services officiels. C’est un chiffre qui est incomparable avec toutes les grandes manifestations sur le vin, comme Vinexpo à Bordeaux ou Prowein à Dusseldorf, qui en a affiché trois fois moins.
    Il est vrai que l’on peut comptabiliser 4 200 exposants. C’est tout bonnement considérable. Comme je l’ai déjà dit de nombreuses fois, c’est le moment incontournable pour rencontrer en quelques jours l’ensemble de nos fournisseurs.
    Si l’Italie ne se porte pas particulièrement bien actuellement, son vignoble, en revanche, est florissant, avec une innovation permanente et un niveau qualitatif qui tutoie les sommets.

    C’est par quelques images et quelques notes de dégustation que je veux vous résumer cet événement.

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    Dennis Verdecchia, Jean-François Ragot,, Filippo Baccalaro et Marguerite Abergel le 8 avril 2013 à Verona.

    Commençons par le groupe Farnese où le niveau qualitatif de l’ensemble des produits est au top :

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    Vesevo Greco di Tufo 2012.

    Pour ce qui touche les blancs secs, le Pecorino Terre di Chieti IGT 2012 est délicieux, fruité, structuré, présentant une belle acidité et une petite pointe tannique.
    Le Vesevo Greco di Tufo DOCG 2012 nous offre une belle longueur en bouche et une finale fort savoureuse.
    Le Vesevo Fiano di Avellino 2012 est une vraie splendeur de finesse et d’équilibre, le meilleur probablement jamais produit. Le Grillo 2012 du domaine Zabu  (Sicile) est lui aussi le plus brillant de sa génération, avec de la matière, de la fraîcheur aromatique et une palette fruitée et complexe.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour les rouges, le Montepulciano d’Abruzzo 2012 de base est un vin à la belle robe grenat qui présente une concentration sur le fruit frais à faire pâlir beaucoup de rouges « pré-fabriqués » et « maquillés » à la barrique coutants 3, 4 fois plus cher.

    La cuvée Don Camillo 2012 IGT, assemblage de Montepulciano et de 10% de Cabernet-Sauvignon est la meilleure que j’ai goûtée depuis le millésime 1997. La robe  est éclatante, grenat profond, le nez sur un fruit noir intense et des épices douces, la bouche est « complète »… Que dire de plus…

    Dans les nouveautés, le nouvel œnologue adjoint de la maison, Dennis Verdecchia a vinifié un Aglianico del Vulture 2011 (Basilicate) sans so2 ajouté, autrement dit sans souffre,  qui a été baptisé « zero« . La quantité vinifié est très modeste et nous nous sommes immédiatement positionnés pour les quelques caisses qui n’avaient pas été encore emportées par nos amis importateurs américains.

    Il présente une robe superbe, grenat violacé, un nez de grande intensité et d’élégance et une bouche concentrée, tannique, qui exprime au mieux le caractère minéral de ce terroir volcanique d’exception, le tout dans une main de velours. Vin à découvrir absolument. Il est déjà disponible chez Dionis.
    Toujours dans les nouveautés, le Zabu Il Passo IGT 2012, dont la première édition en 2011 était à base de 100% de Nerello Mascalese a été « construit » avec ce nouveau millésime par un assemblage de 60% de Nerello Mascalese et 40% de Nero d’Avola. Bouteille de grande originalité, où s’expriment à merveille le mariage de ces deux cépages rouges majeurs de la Sicile.

    Notre partenaire San Marzano a produit la gamme habituelle sans aucun reproche. Dans les nouveautés, à signaler la Cuvée du Cinquantenaire dont les vins sont issus du millésime 2009 et qui provient d’un assemblage des très vieilles vignes de Negroamaro de la cuvée « F » et du Primitivo di Manduria de la Cuvée Sessantani.
    Ce vin a une bouche extraordinaire de fruité, de complexité et de longueur. C’est un grand moment de la dégustation.

    Au domaine Rudini (Pachino/Sicile) le Moscato di Noto Baroque 2012 est explosif de fraîcheur aromatique et de fruits. A signaler qu’aucun Moscato Passito di Noto n’a été produit depuis le millésime 2010. Ce dernier reste l’unique vin de ce style produit par le domaine. Il ne nous reste que quelques cartons de ce nectar 2010. Rosario di Pietro m’a promis d’en vinifier un autre en 2013.

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    Jean-François Ragot et Rosario di Pietro (Rudini/Sicile) le 8 avril 2013.
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    Cuvée du Cinquantenaire de chez San Marzano.

     

     

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    Cuvée sans souffre baptisée « Zero » Aglianico del Vulture 2011.

     

    Ce sera tout pour ce jour.
    Cordialement,
    Jean François.


  • News 10 avril 2012

    Orliénas, le 10 avril 2012,

    Je suis de retour après 17 jours de tour d’Europe, qui m’a mené, respectivement en Italie du Nord à Verona, toujours dans le Veneto à Gambellara, puis en Autriche à Rust (Burgenland), à Gols (Burgenland), en Hongrie dans la Tokajhegyalja et enfin sur le retour dans le Weinviertel et à Vienne (Autriche).
    Ce voyage a été bien entendu fructueux.
    Quelques informations sur le salon International des Vins Vinitaly qui se tenait du 25 au 28 mars à Verona, réunissant 4200 domaines à 95% italiens. C’est le rendez-vous annuel incontournable pour rencontrer nos nombreux partenaires transalpins.

    Une sélection (arbitraire comme toute sélection…) des vins dégustés.

    La semaine prochaine, nous vous dirons quelques mots de la suite du voyage.

    Jean-François


  • News 21 Avril 2011

    Orliénas, le 21 avril 2011,

    Après plusieurs mois sans quitter l’hexagone, je suis parti une première fois la dernière semaine de février en Italie du sud, dans le Salento (Puglia) en point fixe à côté de Brindisi.
    Ce fût l’occasion de sélectionner de nouveaux produits qui ont été validés au cours de mon dernier déplacement du 6 au 18 avril dernier.
    Du 7 au 11 avril, c’est le Salon International VINITALY à Verona. Il permet de revoir les différents partenaires avec qui nous travaillons, pour certains, depuis plus de vingt ans.

    A noter pour l’anecdote, que nous avons bénéficié de conditions climatiques absolument hors-normes pour un  début avril dans cette région de l’Europe. La température est montée à l’ombre jusqu’à 32°C ! Je crois que c’est sans précédent et assez inquiétant…
    De nouveaux vins vont faire leur apparition sur notre listing.

    • Domaine Rudini (Pachino – Sicile) : Saro Eloro Pachino 2008 DOC Nero d’Avola.
      Vin présentant une robe grenat assez profond et complexe. La bouche est élégante et précise, sur le fruit noir et une bonne longueur aromatique.  L’élevage est bien réussi et préserve la fraicheur du fruit.
    • Domaine Rudini (Pachino – Sicile) : Chardonnay 2010 « Espressione ».
      Produit dans la région de Pachino, Noto et Rossolini, ce vin porte très bien son nom. Il démontre que le cépage Chardonnay est fort bien adapté au climat sicilien.
      C’est une véritable surprise que la dégustation de ce blanc structuré, tendu, délicat et très fruité, inattendu dans cette région de l’extrême sud de l’Europe. Le vignoble est situé à guère plus de 2 km de la mer.
      Vin découverte par excellence.
    • Domaine Rudini (Pachino – Sicile) : Moscato di Noto 2010 naturellement doux.
      Zone de production : Rosolini (province de Syracuse), près de Pachino.
      Cépage : Muscat à Petits Grains 100%
      Les raisins ont été vendangés fin septembre 2010 à une maturité optimale leur permettant de conserver une bonne acidité.
      Les raisins ont ensuite subi une macération péliculaire d’environ huit heures, puis ont été pressurés et ont fermenté à une température d’environ 16°C en cuve inox. La fermentation a été interrompue naturellement par un passage au froid et un léger sulfitage lorsque l’on a atteint environ 9,5 % d’alcool /vol, ceci afin de conserver une quantité de sucres résiduels suffisante.
      Le vin a poursuivi son élevage en cuve et a été mis en bouteilles au mois d’avril 2011.
      Éléments analytiques :
      Alcool : 9.5% /vol
      Acidité totale : 6.5‰
      Sucres résiduels : 130g/L
      Ce vin présente une robe or clair dense et brillante.
      Le bouquet frappe immédiatement par une grande fraicheur aromatique où domine des arômes d’écorce d’oranges, de pistache, de rose, de nèfle, de confiture d’agrumes et d’abricots secs.
      En bouche, on est surpris par l’équilibre entre l’acidité et la douceur naturelle du vin. On ne ressent en aucun cas une saturation apportée par sa richesse naturelle en sucres. La finale est longue sur des arômes d’agrumes frais et de fleur d’orange.

      Vraiment formidable dans son style !
    • Domaine Rudini (Pachino – Sicile) : Moscato Passito di Noto 2010 naturellement doux.
      Le même que le Moscato di Noto en quelques sortes, si ce n’est qu’il a subi un passerillage complémentaire d’une huitaine de jours.
      En bouche, avec le même taux d’alcool de 9,5%/vol,  il présente une densité plus importante que le précédent, due à un taux de sucres résiduels atteignant 170g/L.
      Le passerillage complémentaire se révèle apporter une complexité aromatique inattendue à ce vin.
      Un usage de vin de dessert ou de méditation.
    • Domaine Pupillo (Siracusa – Sicile) :
      J’ai profité de l’occasion pour déguster les deux nouvelles références de Moscato di Siracusa naturellement doux 2009 :   

      – Solacium 2009 Moscato di Siracusa. Récolté mi- septembre 2009. La vinification se révèle de plus en plus précise. Avec 14% d’alcool et 100g de sucres résiduels, le vin nous offre un équilibre, un fruit et un moelleux de haute volée. 6 000 bouteilles seulement ont été produites. – Pollio 2009 Moscato di Siracusa. Récolté fin août 2009. Robe or vert clair. Nez sur la finesse et la complexité. Avec 14% d’alcool et 45g de sucres résiduels, c’est un équilibre complètement différent du Solacium. C’est délicieux avec une longue finale et une touche iodée, qui rappelle  que nous sommes extrêmement proches de la mer.

    Suite du reportage, la semaine prochaine. En attendant, vous pouvez déjà profiter de la galerie-photo.


  • News 28 Avril 2009

    Orlienas, le 28 avril 2009,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Je reprends mon compte-rendu de voyage du 1er au 13 avril 2009, commencé le 15 avril avec notre « spécial Eiswein 2008 ».

    Mais revenons un peu en arrière. J’ai débuté mon périple par le salon Vinitaly à Vérone du 1er au 4 avril. Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, c’est un moment absolument incontournable pour le monde du vin italien (et pour nous !). C’est la plus importante manifestation au monde de ce type. Durant cinq jours, du jeudi au lundi inclus, 4 200 exposants (95% italiens) sur 80 hectares de superficie, présentent tout ce qui peut compter dans la viticulture italienne. En dépit de la crise actuelle, la fréquentation semble à première vue avoir été satisfaisante. Les premiers rapports remontés des exposants sont plutôt positifs, même s’ils n’hésitent pas à parler d’un certain tassement des affaires.
    Je profite toujours de cette manifestation pour voir et revoir mes partenaires historiques. Les conditions sont loin d’être idéales, je le reconnais et il est, c’est vrai, tellement plus agréable de retrouver ensuite nos amis vignerons dans leurs propriétés respectives.

    Quelques nouveaux produits ont attiré mon attention cette année.

    Le 2 avril 2009. Antonino Pupillo et Jean-François Ragot, avec en arrière-plan, le chateau médieval familial, le Solacium à Siracusa (Sicile).
    Le 2 avril 2009. Antonino Pupillo et Jean-François Ragot, avec en arrière-plan, le château médiéval familial, le Solacium à Siracusa (Sicile).

    Mon excellent partenaire et ami Antonino m’a fait déguster sa dernière cuvée de Solacium 2007 (Moscato di Siracusa naturellement doux), qui présente une robe vieil or intense et brillante. La bouche est pleine de « feu », fruitée, concentrée, très marquée par le passerillage et les arômes miellés de raisins de corinthe. Ce vin va prendre naturellement la place du millésime 2005 pratiquement épuisé.

    it_moscato-di-noto08

    Je n’ai pas voulu manquer non plus l’opportunité d’aller saluer notre ami Rosario Di Pietro, propriétaire du domaine Rudini à Pachino dans l’extrême sud-est de la Sicile. Cette

    remarquable maison produit entre autres le formidable Moscato di Noto naturellement doux. Le millésime 2008, paré de toutes les grâces de la fraicheur et de la jeunesse est entré dans nos entrepôts le 2 avril justement, jour de ma visite à Rosario.

    A signaler dans la gamme de chez Rudini : la dégustation d’un remarquable Nero d’Avola 2008 (échantillon de cuve) vendangé tardivement, fruité, complexe, intense, tannique, de belle longueur et dans l’esprit d’un Amarone de la Valpolicella. Décidément, nous ne serons jamais à l’abri des surprises avec la Sicile.

    Rosario di Pietro et Jean-François Ragot, le 2 avril 2009.
    Rosario di Pietro et Jean-François Ragot, le 2 avril 2009.

    Rosario di Pietro et Jean-François Ragot, le 2 avril 2009.

    Au hasard des allées, je suis tombé sur un vieil ami œnologue, Gianni Testa avec qui j’ai eu l’occasion de travailler au début des années 90. Il est toujours responsable de la vinification de la très réputée cave des « Produttori del Barbaresco » dans le Piémont. Nous avions, à l’époque, sélectionné des vins remarquables des millésimes 1982 et 1985.

    J’ai été très impressionné par la dégustation (échantillon de foudre) du Barbaresco cru Asili 2005 à la robe pourpre, dense et à la bouche tannique, concentrée et très aromatique. Le vin sera mis en bouteille au mois de février 2010 et j’essaierai de ne pas l’oublier…

    Nos pas nous conduisent ensuite sur le stand collectif Trimilli (Piemont) où je retrouve mes deux excellents amis Gianfranco Torelli, grand maître du Moscato d’Asti et Gianluca Viberti, bien connu des amateurs de grand Barolo. Je sais qu’ils sont nombreux…

    De gauche à droite : Gianluca Viberti, Jean-François Ragot et Gianfranco Torelli, le 4 avril 2009.
    De gauche à droite : Gianluca Viberti, Jean-François Ragot et Gianfranco Torelli, le 4 avril 2009.

    IMG_3726tmbPetite surprise, avec notre ami Torelli qui nous présente un très intéressant Dolcetto d’Asti DOC 2007 de vieilles vignes issues d’un terrain calcaire. Robe grenat, jolie expression d’épices douces au nez. Bouche concentrée et « caressante » avec des tanins doux et un fruité intense. C’est l’intéressante version d’un vin issu d’un cépage autochtone traditionnel du Piémont.

    Le vendredi matin 3 avril est consacré en grande partie à la dégustation des vins du groupe Farnese, qui outre les vins des Abruzzes comprend le domaine Vesevo en Campanie et Feudi di San Marzano dans les Pouilles.

    De droite à gauche : Davide Ragusa (oenologue), Filippo Baccalaro (responsable oenologie du groupe Farnese) et J-F Ragot, le 3 avril 2009
    De droite à gauche : Davide Ragusa (œnologue), Filippo Baccalaro (responsable œnologie du groupe Farnese) et J-F Ragot, le 3 avril 2009

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    Dans la très longue dégustation que nous avons faite, je ressortirai pour les vins blancs un bon Pecorino IGT 2008 (Abruzzes) tout en fraicheur, équilibre et vivacité et un délicieux Sannio Falanghina DOC (Campanie) 2008, curieusement plus expressif et mieux défini que le Fiano di Avellino et le Greco di Tufo 2008 (et moins cher !).

    Le Montepulciano rosé (Cerasuolo 2008) est très bien réussi avec un fruité éclatant.

    Dans les rouges, excellente réussite du Vesevo Aglianico Beneventano IGT 2007 qui présente un caractère équilibré avec profondeur et minéralité. Bonne garde prévisible.

    Dans les découvertes toujours, chez Feudi di San Marzano, je note le Salice Salentino DOC 2007 à la robe éclatante, au fruité généreux et à la bouche superbement équilibré. Belle longueur. Très bon produit au remarquable rapport qualité/prix. (Assemblage des cépages Negroamaro et Malvoisie noire).

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    Dans les nouveaux produits, un Negroamaro Salento IGT 2007 « F ». C’est une nouvelle cuvée du domaine à la robe noire, impénétrable mais brillante, au nez raffiné sur le chocolat et le cacao. En bouche, c’est un velours, sans aspérités mais relevé par une présence tannique marquée en finale. Cuvée produite en très petite quantité.

    Présentant une alternative au Primitivo di Manduria « Sessantani », le Primitivo di Manduria 2007 de la gamme Sud m’a beaucoup impressionné. La robe grenat est très profonde, le nez est complexe, aromatique et élégant dans un style déroutant pour les habitués des vins de régions plus nordiques.

    Il y longtemps que je suis à la recherche d’un très bon Moscato di Trani naturellement doux. Cette fois-ci, l’occasion était trop bonne et nous sommes enfin sur le point de référencer un vin.
    Trani se trouve dans le sud des Pouilles au bord de la mer Adriatique, dans un cadre merveilleux. La fabuleuse cathédrale blanche, médiévale intégrée au cadre maritime de la ville vaut le voyage à elle seule.

    Cathédrale de Trani.
    Cathédrale de Trani.

    La tradition du Moscato di Trani remonte à l’époque romaine. Ce vin est cité par Pline et Caton. Il existe en version « liquoroso » (mutée). Il est évident que le vin le plus intéressant est le naturellement doux. Nous avons mis en concurrence 4 domaines, la Villa Schinosa, le domaine Torrevento, Rivera et Botta.

    Chez Rivera, nous avons dégusté le millésime 2007, millésime un peu juste pour ce type de vin. Il manque de consistance et se révèle décevant, comparé au bon millésime 2006 du domaine.

    Chez Torrevento, le millésime 2006 avec 12,5% d’alcool et 90g/L de sucres résiduels nous dévoile un style floral, « digeste », sans la moindre lourdeur. La fraicheur aromatique est très intéressante et démontre une très belle qualité de raisins à la vendange.

    Le vin de la Villa Schinosa quant à lui, du millésime 2005 avec 80g de sucres résiduels et 14% d’alcool nous offre une robe vieil or, un nez complexe, très pur aux arômes d’abricots secs. En bouche, c’est dans un style moelleux et coulant totalement différent des deux précédents.

    Quant au domaine Botta, le prochain millésime est le 2008. Nous n’avons pu encore le déguster. Ce sera l’objet demain avec notre comité de sélection. Vous serez tenus informés bien entendu du choix final.

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    De droite à gauche : Don Ferdinando Capece Minutolo, Marguerite et le fils de Don Ferdinando, Corrado, le 3 avril 2009.
    De droite à gauche : Don Ferdinando Capece Minutolo, Marguerite et le fils de Don Ferdinando, Corrado, le 3 avril 2009.

    Nous en resterons là pour ce jour et terminerons ce compte-rendu la semaine prochaine.

    Œnophiles salutations,
    Jean-François Ragot.


  • News 16 Avril 2008

    Orlienas, le 16 avril 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Beaucoup d’informations après ces treize jours de périple en Europe. Tout ne figurera pas dans les news de ce 16 avril, la suite sera pour la semaine prochaine.
    Nous avons commencé bien sûr par l’incontournable Salon international du vin Vinitaly, qui se tient tous les ans début avril à Verona.
    A tout seigneur, tout honneur ! La Maison Farnese dont l’activité débordante et l’imagination sans limites nous entraine d’année en année vers des concepts novateurs du vin.
    Si l’Italie connait elle aussi de temps à autres quelques retentissants scandales du vin (le dernier est en cours…) cela ne remet nullement en cause sa vision de la qualité, du marketing et de la création, à mon avis unique dans le monde international du vin.
    Tous les vins qui ont été dégustés chez ce producteur, qui étend son influence en Campanie (domaine Vesevo), dans la Puglia (Feudi di San Marzano), en Sicile avec Zabu et prochainement en Sardaigne, sont impeccables. Le grand maître des cérémonies de ce succès est l’œnologue Filippo Baccalaro.

    Filippo Baccalaro entouré de Rocco et de Marguerite le 3 avril 2008.

    La dégustation des blancs 2007 est un régal d’équilibre, de concentration et de fraicheur aromatique. Je citerais entre autres, un intéressant IGT (Indicazione Geografica Tipica) Passerina 2007 (autochtone des Abruzzes), un superbe Fiano di Avellino (Vesevo – Campanie). Il est, d’années en années, de plus en plus brillant et équilibré. Toutes les grandes tables françaises qui nous ont fait la confiance de le référencer, en ont été enchantées. Je voudrais faire une mention également pour le Pinot gris IGT de la gamme Farnetto. Il est fin, subtil, équilibré et doté d’une jolie matière.

    Pour les rouges, les 2007 présentent une richesse encore inégalée. Les San Giovese IGT, les Montepulciano DOC et les « Don Camillo » IGT sont au top de leur potentiel.
    Une surprise avec la découverte du « Mélange » Rosso 2005 IGT Irpinia (Campanie). C’est probablement après le fameux Edizione, le plus grand vin réalisé par le groupe. Il s’agit d’un assemblage des trois cépages autochtones Piedirosso, Aglianico et Sciascinoso. Présentant une robe presque noire et insondable, ce vin offre un nez riche et concentré vraiment impressionnant ! La bouche, spectaculaire, conserve en dépit de sa puissance une indéniable fraicheur aromatique.
    Ce vin est le prototype de « l’imagination au pouvoir » que je loue sans réserves dans le monde des grands vins italiens modernes. Il démontre de manière indubitable, que rien n’est figé et qu’il est parfois stérilisant de demeurer coincé dans le carcan limité du monde des appellations d’origine. Je les respecte certes au plus haut point, mais elles ne devraient jamais être une entrave à l’audace créatrice.

    Les vins de Feudi di San Marzano (Puglia) sont tout aussi convaincants. Permettez moi de citer : dans la gamme Sud le Primitivo Merlot 2007. C’est un mariage parfait entre un cépage autochtone, le Primitivo et un cépage international, le Merlot. La robe est d’un grenat profond, le nez brillant et généreux. En bouche, c’est proprement délicieux avec un fruité délicat, de la concentration et en prime de l’ équilibre ! Que souhaiter de plus dans un vin du sud de l’Europe et qui plus est d’un excellent rapport qualité/prix ?

    La Malvoisie noire pure est également une surprise. Il est rare que ce cépage soit utilisé en dehors d’assemblages. La palette aromatique est d’une complète originalité. La robe est grenat, le nez est sur un fruité « doux » et « cajoleur ». C’est particulièrement complexe et inhabituel. La bouche est fraîche malgré la puissance du vin. Elle présente des arômes balsamiques et une palette d’épices doux. C’est un vrai vin construit sur une recherche esthétique.

    Sur ces bonnes paroles, nous en resterons là, si vous le voulez bien, pour aujourd’hui.

    Sincères & œnophiles salutations,
    Jean-François Ragot.


  • News 17 Avril 2007

    Orlienas, le 17 avril 2007

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Je reprends notre compte-rendu de voyage où nous l’avons laissé la semaine dernière.

    La seule région de l’Italie que j’avoue ne pas connaître encore est la Sardaigne (située entre 39 et 41° de latitude nord) où subsiste probablement le type de viticulture le plus archaïque de l’ensemble italien, mais en revanche, extrêmement intéressante d’un point de vue ampélographique (grande richesse en cépages autochtones). Le vignoble qui s’étend sur plus de 40 000 hectares produit en moyenne un million d’hectolitres de vin. La structure viticole de l’île est dominée par quelques grandes caves, principalement des coopératives et une poignée de petites caves avec quelques vignerons bourrés de talents !
    Défricher œnologiquement cette île n’était pas évident, mais là encore, grâce à quelques conseils judicieux de mes partenaires italiens, je crois ne pas avoir perdu de temps et réussi in fine une heureuse synthèse…

    La visite de la cave Attilio Contini, exploitation qui a fait le choix (à mon sens un des plus judicieux actuellement dans l’économie viticole mondiale) d’acheter la presque totalité de ses raisins, vinifie bon nombre des principales appellations de l’île. J’ai particulièrement distingué un Vermentino di Sardegna 2006 (vin blanc sec) aux délicats arômes de fruits frais à pépins, doté d’une bonne acidité et d’une structure aromatique intéressante. Ce vin m’a rappelé quelque peu certains Vermentino corses, bien que les conditions climatiques des deux îles soient sensiblement différentes. J’ai également beaucoup apprécié un rouge 2006 : Isola dei Nuraghi IGT élaboré à partir des cépages indigènes, principalement nieddera, monica et enfin cannonau. Le cannonau (qui est en fait l’ancien cépage espagnol garnacha, grenache en français) réussi extrêmement bien sous le climat méditerranéen chaud de la Sardaigne. Originaire de la basse vallée du Tirso, ce vin est particulièrement fruité et typé, avec des arômes de petit fuit rouge. D’assez bonne densité et de longueur correcte, il est un parfait vin rouge d’initiation à prix modéré. Je serai en revanche plus réservé sur certains riserva comme le nieddera rouge 2004 en raison d’une utilisation trop appuyée de la barrique. C’est encore à ce jour un mal universel de part le monde !

    Barrile 2003 Isola dei Nuraghi IGT

    En revanche, le Barrile 2003 Isola dei Nuraghi IGT (cépages nieddera et caddiu pour 90 % et 10 % pour d’autres cépages autochtones variés) est une grande réussite ! La robe grenat intense est presque sans évolution, le nez complexe, fruité avec des nuances balsamiques, la bouche quant à elle est tout à fait délicieuse, longue et équilibrée ; c’est un très bon vin présentant un élevage tout à fait réussi ! Hélas, le prix est en conséquence…

    Je n’ai personnellement pas été emballé par la dégustation des fameuses Vernaccia, produites dans le style « vin de voile », avec le système de solera. Certains vins exceptionnels comme le « Flor 22 » présentent des caractéristiques qui rappellent les grands Xérès. La complexité aromatique est impressionnante mais je suis personnellement gêné par le côté alcooleux du vin. C’est un parfait « vin de culture » à déguster sur place en hiver.

    Une visite de la Fattoria Meloni m’a permis d’approcher quelques grands vins liquoreux naturellement doux, une production ancestrale de la Sardaigne. Je citerai un délicieux Moscato di Cagliari élaboré à partir d’une vendange tardive de muscat à petits grains vendangé début octobre. C’est encore une autre conception du grand cépage muscat à petits grains dans ce qu’il peut produire de meilleur. Je citerai également trois très beaux liquoreux naturellement doux issus de cépages autochtones, le Giró di Cagliari, le Nasco di Cagliari et la Malvasia di Cagliari. Ces vins nous permettent une approche vraiment passionnante de l’histoire vinicole du pays.

    Les allées du Vinitaly, huit hectares, je vous le rappelle, nous permettent de « voyager » assez rapidement. Je voudrais faire une mention des très bons vins blancs que j’avais connus, lors de mes déplacements en Sicile en 2005, chez le Principe di Spadafora (Palermo).
    Francesco di Spadafora m’a fait déguster son Alhambra 2006 élaboré à partir de l‘inzolia et du cataratto. C’est un vin très fuité, équilibré, de bonne longueur et qui démontre les grandes possibilités longtemps méconnues de cette région dans l’élaboration de « vins blancs plaisir ». Une mention toute particulière pour une nouveauté, son Grillo 2006, vin blanc précis, fruité, d’une délicatesse exquise mais dont le prix est quelque peu dissuasif.
    Pour les rouges, je mentionnerai son Monreale syrah 2005, aromatique et tannique qui démontre l’excellente acclimatation de la syrah dans cette région méditerranéenne chaude.

    Avant de quitter la Sicile , nous allons passer par Syracuse qui produit un ancestral muscat naturellement doux dont l’archétype est produit par une vieille famille aristocratique, les Pupillo. J’ai été reçu par Antonino Pupillo et sa fille Carmela qui vivent dans un château médiéval, ancienne résidence impériale de Frédéric II, le Solacium. Le Moscato di Syracusa 2005, justement appelé Solacium, est une manière extraordinaire de décliner ce cépage mythologique. Le bouquet est très original, sur la fleur d’oranger. En dépit de 110 grammes de sucre résiduel, la dégustation ne laisse en bouche que le souvenir d’arômes frais et aériens ; pas la moindre lourdeur pour ce vin qui trouve ses origines dans la « Grande Grèce » vingt-cinq siècles plus tôt.

    Antonino Pupillo et sa fille Carmela.

    Au détour des allées, j’ai eu la surprise de « tomber » sur une vieille connaissance, Vassilis Kanellakopoulos du domaine Mercouri dans le Péloponnèse (Grèce). Nous étions allés le voir, Luc Chatain et moi-même au mois d’avril 2001. Cette propriété située sur la côte ouest du Péloponèse tout au bord de la mer est véritablement un endroit magique. Les vins d’une grande originalité sont frappés du sceau de l’authenticité. Vassilis fait un usage raisonné des cépages autochtones alliés aux cépages internationaux. A l’occasion de cette seconde rencontre, nous avons dégusté un excellent rouge 2004, vin régional de Letrinon, élaboré grâce à l’assemblage de 85 % de cépage refosco et 15 % de mavrodaphné. La robe est d’un beau grenat brillant, le nez et la bouche sont pleins d’arômes vibrants de fruits rouge et noir, c’est très digeste et facile à boire. Hélas, jusqu’à plus ample informé, le positionnement du vin est quelque peu « hors marché ». C’est un problème général des vins grecs positionnés à des prix trop élevés, qui souffrent de la concurrence des autres grands pays producteurs européens comme l’Italie, l’Espagne ou la France.
    J’ai rencontré bien d’autres vignerons encore durant ces trois jours, mais je crois vous avoir informé de tout ce qui méritait de l’être.

    La deuxième étape de ce voyage a été classiquement consacrée à Rust (Burgenland-Autriche) où ce fut l’occasion de faire le point avec mon partenaire et ami Bruno Landauer sur l’évolution du millésime 2006. Comme je vous l’avais laissé entendre déjà au mois de novembre, les vins étaient prometteurs et aujourd’hui on peut dire que les promesses ont été tenues ! Les blancs secs sont excellents, particulièrement, comme d’habitude, le Pinot Blanc Altereben (« vieux ceps ») et le Chardonnay (von Muschelkalk). La dégustation de deux cuvées de blancs liquoreux issus de la pourriture noble (un Welschriesling et un Pinot Blanc de plus de 30 KMW c’est-à-dire 30 % de sucre en masse volumique) nous permet d’envisager un très heureux mariage entre les deux : ce sera notre Ruster Beerenauslese 2006, très aromatique, équilibré et doté d’une excellente acidité. Il prendra tout naturellement la place des Beerenauslese 1995, 1998 et 1999 dont il nous reste encore, Dieu merci, quelques caisses !

    Les vignobles de Rust le 2 avril 2007.

    Comme vous le savez, nous avions pu élaborer en 2005, grâce à des circonstances fortuites, une sélection de grains nobles rouge de niveau Beerenauslese, issue du Zweigelt et du Pinot Noir. Cette sélection embouteillée en 0.75l est épuisée hélas depuis longtemps déjà. En 2006, suite au succès de ce vin, nous avons décidé avec Bruno de tenter de produire un vin de ce type, mais encore plus riche, en ne vendangeant pas toute une partie d’un vignoble. Nous avons réutilisé les mêmes cépages et le résultat a été à la hauteur de nos espérances : en richesse nous sommes au niveau de Trockenbeerenauslese, c’est-à-dire que le raisin a été vendangé au-delà de 30 KMW.

    La couleur est très belle, d’un rubis profond, et le bouquet de fruits rouges frais particulièrement remarquable. En bouche, c’est beaucoup plus riche que le 2005, bien qu’à ce stade nous n’ayons encore aucune analyse. Vous serez tenus informés en temps utiles des suites.

    La suite et la fin de ce compte-rendu la semaine prochaine.

    Bien sincères salutations œnophiles.

    Jean-François Ragot


  • News 11 Avril 2007

    Orlienas, le 11 avril 2007

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Cette « news » sera plus copieuse que d’habitude, car étant rentré lundi soir 9 avril de douze jours de voyage en Europe du Sud et Centrale, j’ai bien entendu beaucoup de choses à vous dire.

    Tout d’abord, j’ai passé trois jours au Vinitaly de Verona (Italie). C’est un salon de vins absolument gigantesque, 2007 en étant la quarante et unième édition. Imaginez 4200 exposants sur huit hectares, dont 97% représentent la viticulture italienne. Les exposants dit « étrangers » représentent seulement 3% c’est-à-dire 125 exposants…
    Nous n’avons pas pour habitude de découvrir et d’acheter des vins sur des salons internationaux, mais Vinitaly est un phénomène unique dans le monde du vin, à la mesure de l’extraordinaire diversité et étendue du vignoble italien. Presque tous les producteurs qui comptent dans le monde du vin sont présents pour ce qui est devenu depuis une vingtaine d’années la « grand messe » du vin de la péninsule. C’est par conséquent une opportunité unique de rencontrer nos partenaires « historiques » et le cas échéant d’en découvrir d’autres, que nous ne manquerons pas d’aller visiter ultérieurement, afin d’approfondir la relation, qui est essentielle dans la philosophie de notre travail.
    Il est vrai qu’aller au Vinitaly sans avoir préparé ses dossiers, reviendrait à partir dans le désert sans boussole et sans eau…
    Vous imaginez bien que ce n’est pas notre cas !

    En dehors de nos grands partenaires du Piémont et d’Italie centrale, j’ai voulu mettre l’accent une fois de plus sur le sud qui devient d’année en années l’endroit où il se passe quelque chose. Comme je crois vous l’avoir déjà dit, je sens vraiment l’avenir du vin italien dans cette partie de la péninsule. Tout est là : la variété des cépages autochtones, de splendides terroirs, une climatologie exceptionnelle et des hommes passionnants.

    Nous avons pour commencer et de manière tout à fait prioritaire, visité nos amis du groupe Farnese. La dégustation des blancs 2006 Casale Vecchio (Abruzzes), Vesevo (Campanie) et Feudi di San Marzano (Puglia) est une nouvelle fois une révélation :

    Je voudrais particulièrement mettre l’accent sur le Casale Vecchio (cépage autochtone Pecorino), le Fiano Di Avellino DOCG et le Greco di Tuffo DOCG complexe et d’un délicieux fruité sur des arômes de fruits bien mûrs à pépins. Vesevo nous réservait également une surprise avec un blanc IGT de la province Irpinia (Campanie) d’une remarquable qualité. Le vin a été curieusement appelé « Melange« . Il s’agit d’un assemblage des cépages indigènes Fiano, Greco et Coda di Volpe (« La queue de renard »!). C’est complexe, riche, très fruité et de grande longueur.

    A signaler, pour ce qui concerne les Pouilles, l’excellent Bianco Salento 2006 issu d’un assemblage de cépages indigènes. Très bon rapport qualité/prix.
    Pour ce qui concerne les rouges 2006 du groupe Farnese, c’est vraiment un superbe millésime et je ne rentrerai pas dans les détails pour la gamme habituelle disponible chez Dionis. Je citerais toutefois un surprenant Tarantino (Pouilles) IGT 2005 produit avec 100% de Syrah (Robe grenat, brillante, nez sur un fruit noir très mûr. C’est assez profond et complexe avec un joli fruité. Le prix est de plus, très attractif.)

    Le Primitivo di Manduria rouge 2004 (vignes de 60 ans) est tout comme les précédents millésimes (2001, 2002 et 2003), une réussite (Belle robe profonde, d’un grenat presque noir. Finesse, équilibre et complexité. L’alcool est de 14.5%, avec un sucre résiduel de 16g/L.)

    Une grande nouveauté cette année à San Marzano (Pouilles) avec un vin liquoreux rouge naturellement doux, élaboré sur un petit vignoble situé à un kilomètre de la mer, à Marina di Lizzano. Il s’agit d’un Aleatico Passito 2006 (l’aleatico est un cépage provenant d’une mutation d’une espèce de Muscat rouge.) De robe grenat, noire, il présente un nez de grande maturité. En bouche, en dépit de la richesse de ce vin, aucune lourdeur et un feu d’artifice d’arômes de confiture de fruits noirs. Excellente longueur.

    Pour en terminer avec les Pouilles, je désirais depuis longtemps référencer un très bon Primitivo di Manduria de vendanges tardives naturellement doux. Mes recherches ont été couronnées de succès avec « Suavis » 2003 et « Due-mari » 2004 produits par Agricola Pliniana. Le premier avec 13% d’alcool et 76 g de sucres résiduels présente une robe grenat profond, une bouche aux arômes nobles de fruits noirs sur une palette aromatique caractéristique du Primitivo. C’est équilibré avec des tanins fins. Ce type de liquoreux naturellement doux trouve sa tradition dans les vins historiques de la « Grande Grèce » de l’Antiquité (Italie du sud et Sicile). Le Primitivo di Manduria « Due-mari » 2004, du même producteur, est construit sur style plus léger avec 13% d’alcool et 51 g de sucres résiduels. C’est fin, délicat et fruité. Le rapport qualité/prix est intéressant.

    Notre ami Filippo Baccalaro, œnologue et l’un des trois propriétaires du groupe Farnese, a absolument tenu à  nous faire déguster les vins du vignoble sicilien Zabù, dans lequel il a pris des participations. Je noterai particulièrement un excellent « blend » Nero d’Avola (60%) / Merlot (40%) IGT 2005. Je vous en avais déjà probablement parlé, mais l’excellence du cépage Nero d’Avolla sicilien n’est plus à démontrer. Bien vinifié et à rendement modéré, il est complexe et excellent. De plus, il permet d’élaborer de remarquable assemblages avec les cépages internationaux Merlot et Syrah.

    Nous continuerons la semaine prochaine notre compte-rendu de voyage, avec de nombreuses photos bien entendu.

    A bientôt et sincères salutations,

    Jean-François Ragot


  • News 23 Mars 2007

    Orlienas, le 23 mars 2007

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Je suis pratiquement sur le départ de mon voyage de printemps en Europe. Un rendez-vous annuel obligé est bien entendu le grand salon international du vin VINITALY (www.vinitaly.com), qui se tiendra à Verona du 29 mars au 2 avril. Il est essentiellement consacré aux vins de la péninsule italienne et permet de rencontrer tout ce qui compte dans le monde du vin italien. Personnellement, j’y vais depuis 1986 et j’ai vu au cours des années 90 un développement extraordinaire. Son aura dépasse maintenant celle de Vinexpo Bordeaux. Les temps changent…
    Après l’Italie, je ferai un tour en Europe centrale et mon retour est programmé pour le lundi de Pâques.

    Comme vous l’avez vu dans les précédentes news, j’ai mis à profit ces dernières semaines pour visiter nos clients de prestige et leur faire déguster nos nouveaux vins. Je ne voulais pas laisser passer l’occasion de vous montrer la photo du chef sommelier Fredéric Brochen (La Bastide Saint Antoine – Jacques Chibois à 06 Grasse) en train de tenter de se verser un verre de Noble One 2004… (Samedi 17 mars 2007).

    Le meilleur moyen de consommer avec modération est probablement de servir en laissant la capsule vissée sur la bouteille...

    Je profite de l’occasion pour vous confirmer la disponibilité des fameux vins blancs Sud Africains Hamilton Russell Chardonnay 2006 à partir de mardi 27 mars.
    La quantité est hélas vraiment confidentielle (rendement de 19Hl/Ha) pour ce « must » des grands vins blancs de l’hémisphère sud. En cas d’intérêt, soyez réactifs !

    A bientôt et sincères salutations,

    Jean-François Ragot