• Archives pour l'Étiquette Vin Rouge
  • SIMONSIG Tiara 2012 (W.O. Stellenbosch) (0,75L) cuvée prestige du domaine

    La première cuvée Tiara a été élaborée en 1990 et mise sur le marché en 1992. En 1997, le vinificateur a décidé de rajouter le cépage Petit Verdot à l’assemblage. A partir du millésime 2009 , il est souvent inclus une proportion de Malbec.
    Ce vin est le porte-drapeau du domaine Simonsig et témoigne indiscutablement de la grande qualité du millésime 2012. Très peu de précipitations, le millésime le plus sec depuis 1976.

    Cuvée ambitieuse de
    75 % Cabernet-sauvignon
    17 % Merlot
    4 % Cabernet franc
    3% Malbec
    1 % Petit verdot.

    Le 2012 apparaît comme un millésime au rendement un peu plus faible que le millésime 2011, ceci étant dû probablement au phénomène de sécheresse.

    Élevage habile préservant bien le fruité naturel du vin.
    18 mois en barriques (100 % de bois français).

    Barriques neuves 97 %, barriques de deuxième année 3 %.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14,44 % /vol
    Acidité totale: 6,00 g/l
    pH : 3,50

    De robe très profonde, le nez, laisse apparaitre un bouquet intense et délicat où percent des arômes de fruits noirs, de cerises et même une touche de boite à cigares.
    La bouche concentrée domine l’élevage en barrique, ce qui est la règle élémentaire,  mais ce qui est loin d’être le cas hélas pour beaucoup de vins sud-africains et d’ailleurs …

    Belle longueur avec des tannins soyeux et bien fondus. Ce très beau vin peut commencer à se boire mais évoluera favorablement. Il se conservera de nombreuses années. Je lui attribue personnellement une garde de  quinze à vingt ans.


  • Pinot Noir 2017 Domaine Hamilton Russell (Hemel-en-Aarde Valley) (0.75L) Afrique du Sud

    Tout comme la famille Hamilton Russell a voulu produire un des meilleurs blancs au monde de type bourguignon avec son Chardonnay, elle a réussi à vinifier un rouge considéré par les médias professionnels internationaux, comme étant du niveau d’un excellent premier cru de la côte de Beaune ou de la Côte de Nuit.
    Vendangé bien entendu à la main et par parcelles, ces dernières sont vinifiées séparément. Tout commence par une longue macération pré-fermentaire à froid destinée à extraire le maximum d’arômes. La fermentation est effectuée ensuite en cuves inox à partir de levures indigènes, avec plusieurs remontages.
    Rendement : 23,90 Hl/Ha
    Élevage : 100% en barriques de chêne français de 228 L durant 10 mois. 37% sont des barriques neuves, 35% de deux vins et 28% de trois vins.
    L’année 2017 a été une année moins précoce que 2015 et 2016, revenant vers les normes moyennes de dates de vendanges.

    Présentant une robe d’un très joli rubis, ce vin exprime au mieux la grandeur d’un terroir repéré il y a plus de trente ans par un amoureux de la Bourgogne, Tim Hamilton Russell : finesse, profondeur, élégance et complexité.
    Assurément un grand vin !

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,31  %/vol
    pH : 3,55
    Acidité totale :  5,47 ‰


  • Chianti Rufina DOCG 2015 Fattoria di Basciano (0,75L)

    Un petit mot tout d’abord sur le Chianti, vin universellement connu et tellement galvaudé…

    La zone d’appellation Chianti est considérable, la production atteint en moyenne un million d’hectolitres par an pour 16800 hectares en production. (à titre de comparaison, la surface totale du Beaujolais est de 22 000 ha pour une production de 1.2 millions d’hectolitres).

    La zone d’appellation Chianti se situe au cœur de la Toscane, au sud et à l’est de Florence. L’aire DOCG se divise en huit zones géographiques distinctes, qui peuvent accoler leur nom au vin :
    – Chianti Classico (qui possède son propre statut DOCG, délimité à partir de 1716)
    – Chianti Montalbano
    – Chianti Rufina, (rien à voir avec Rufino, qui est une marque commerciale)
    – Chianti Colli Fiorentini
    – Chianti Montespertoli
    – Chianti Colli Senesi
    – Chianti, Colli Aretini
    – Chianti Colline Pisane

    Certains Chiantis peuvent également être étiquetés sans autre information particulière, mais il vaut mieux être prudent…
    Sous la dénomination Chianti, se dissimulent une variété considérable de terroirs, de cépages et par conséquent de vins, qui vont de l’exceptionnel au véritablement infâme…
    Ayant toujours beaucoup fréquenté l’Italie et ceci depuis mon enfance, j’ai le souvenir de « fiascos » de deux litres laissant au malheureux buveur un souvenir impérissable… ce temps est heureusement révolu .
    Le principal cépage est l’excellent Sangiovese, que l’on retrouve un peu partout dans toute l’Italie Centrale. Il peut être utilisé seul, mais le plus souvent en association avec le Canaiolo nero, le Trebbiano toscano et la Malvasia Nera pour ne citer que les principaux. De plus, on peut adjoindre jusqu’à 15% de Merlot ou de Cabernet-sauvignon à l’assemblage final.

    La zone des Chianti Rufina quant à elle, a une tradition de qualité très ancienne et le niveau peut être excellent. Elle s’étend sur des collines à l’Est de Florence. Les vignes peuvent être assez élevées, plantées sur un terroir formé de remarquables marnes calcaires que l’on appelle localement « galestro ».
    Grâce à une bonne acidité, les vins conservent longtemps fraîcheur et finesse.

     

    Composée de 93% de Sangiovese, 5% de Canaiolo et de 2% de Colorino , la vendange a macérée environ 15 jours en cuves ouvertes. Affinage pour une partie des vins, en barrique durant six mois.
    Robe grenat, profonde et dense. Le nez est puissant, avec une grande maturité où l’on distingue fruits noirs et violette.
    En bouche, le vin est dense, avec des tanins souples, une gamme aromatique complexe et une bonne longueur.
    L’année 2015, à la climatologie typiquement solaire, nous a donné un grand vin rouge qui devrait faire date et se conserver une bonne dizaine d’années.

    Ce n’est pas un vin marketing comme tant de Chiantis « bordeaulisés » au Cabernet sauvignon et au Merlot à la mode Parker…
    C’est un produit qui respecte la culture originelle de sa région de production.


  • Southern Right Pinotage 2016 (Hemel-en-Aarde Valley) (0.75L)

    Le domaine Southern Right a été fondé  en 1994 par Anthony Hamilton Russell, propriétaire du domaine éponyme. Le but était la production d’un pinotage de classe internationale, bien marqué par sa typicité sud-africaine. De par la précocité du cépage et les conditions climatiques maritimes fraîches de cette zone, on obtiendrait un vin présentant une complexité aromatique plus élevée que la moyenne des vins produits dans le pays,  mais aussi de beaux tanins fins.
    Le résultat a été à la hauteur des attentes.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,60 %/vol
    Acidité totale : 5,50 ‰ (mesurée en acide tartrique)
    pH : 3,55
    Sucres résiduels : 1,56 g/L

    Rendement : 4,21 tonnes/ha / 28,53 hl/ha

    Il est intéressant de noter que ce vin n’a pas été élaboré avec 100% de pinotage. Sa composition est la suivante :
    94% Pinotage, 2% Cabernet Sauvignon, 2% Cabernet Franc, 1% Malbec, 1% Syrah.

    Le millésime 2016 est un excellant millésime pour les vins rouges, donnant des vins avec beaucoup de matière et une superbe profondeur de fruit.

    L’élevage s’est déroulé à 100% en barriques françaises de 228 litres durant 9,5 mois.


  • Casina Bric – Gianluca Viberti – Barolo (cuvée d’assemblage) 2013 (Italie/Piemont) 0,75 L

    Des circonstances liées à une brouille familiale ont entrainé l’éclatement du domaine Viberti. L’âme de ce domaine, Gianluca Viberti, à l’origine de sa modernisation et des brillantes cuvées produites à partir de 1989, est parti…

    Après quelques années de galère, il a créé une nouvelle structure : Casina Bric, devenue complètement opérationnelle à compter du millésime 2010.

    Le dernier millésime que nous avions référencé avant la douloureuse séparation familiale, fut le 2003. Nous sommes repartis avec le millésime 2011 et présentons maintenant le millésime 2013.

    2013 est un très beau millésime à la maturation lente et relativement tardive. A un printemps capricieux et très humide a succédé un très bel été sans canicule excessive.

    Il est comparable aux mythiques millésimes 1990/1997/2001/2010 et 2011.

    Ce Barolo est issu de différentes parcelles provenant des villages de Barolo et de La Morra.

    Le vin présente une robe dense, rubis profond.
    Au nez, de bonne intensité, dominent le goudron, la violette, les nuances balsamiques, le tout dans un ensemble très complexe.
    En bouche, l’attaque est puissante mais ne manque pas de fraîcheur aromatique, signe des millésimes tardifs. L’ensemble est très équilibré.
    Le vin s’épanouit après quelques minutes d’aération. La qualité des tanins, fins et bien fondus, est remarquable. Le vin est persistant, savoureux, élégant et complexe avec une dominante sur la finesse.
    En conclusion, un grand rouge dans la haute tradition européenne, qui devrait atteindre sa pleine maturité vers 2020 et évoluer ensuite assez lentement.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14.5 %/vol

    IMG_3741
    Gianluca Viberti et Jean-François Ragot en avril 2016.

     

    Un des aspects des vignobles de Barolo le 21 mai 2016.

  • Tufarello Nero di Troia IGP Puglia 2016 (Cépage indigène du nord de la Puglia – vin rouge) – Vini Farnese (0,75 l)

    Cépage: Nero Di Troia
    Zone de production: Canosa di Puglia.
    Vinification: fermentation et macération : 15 jours
    Élevage en barriques usagées pour environ 4 mois.

    De couleur rouge rubis à reflets grenats, il présente un bouquet intense, persistant et fruité. Puissant, avec du corps et des tanins souples.
    Alcool: 13%

    A consommer de préférence dans les trois premières années.


  • W-V-Erbach 2015 Primus Spätburgunder (Pinot Noir) Qualitätswein (Rheingau) (0,75L) Vin Rouge

    Le Rheingau couvre actuellement 3150 Ha de vignobles.
    Le Rheingau est historiquement le royaume du Riesling (79%), mais aussi, ce qui est bien moins connu, celui du Pinot Noir bourguignon, appelé là-bas « Spätburgunder » (Bourguignon tardif). Il représente 12% des plantations, soit environ 380 ha.

    Le village vigneron d’Erbach est situé au cœur du Rheingau, là où sont produits quelques vins rouge excellents issus du cépage Pinot Noir.

    Mes débuts dans le vin sont très liés à Erbach et au Rheingau. En octobre et novembre 1972, j’ai passé quelques semaines dans le domaine du baron Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger. Je me suis initié alors à ces grands vins qui portent le cépage Riesling à un niveau de qualité incomparable. Je garde un souvenir ému de celui qui a été mon initiateur aux grands Riesling allemands. J’ai participé pour la première fois à toutes les activités liées à la vendange et à la vinification du vin. Il m’a également permis de participer au mois de novembre 1972 à la grande vente aux enchères des vins du domaine d’état Eberbach Kloster (Versteigerung des Weinguts Kloster Eberbach). Pour un jeune homme de 23 ans, cette extraordinaire dégustation d’une centaine de grands crus sur un demi-siècle, est demeurée inoubliable. Eberhard nous a quitté en 1995 à l’âge de 79 ans.

    Je connais la cave W-V-Erbach depuis le début des années 80 et j’ai pu suivre avec émerveillement la progression qualitative des vins au cours de ces trente dernières années.
    Les surfaces cultivées sont de 32 Ha sur les communes de Erbach et de Kiedrich.

    Les principaux crus représentés sont les suivants :
    – Erbacher Michelmark
    – Erbacher Steinmorgen
    – Erbacher Honigberg
    – Rauenthaler Steinmächer
    – Kiedricher Klosterberg
    – Kiedricher Sandgrub.

    Il s’agit à 92% de Riesling, auxquels s’ajoutent 5% de Pinot Noir (Spätburgunder), un peu de Pinot Gris, de Pinot Blanc et de Saint Laurent.

    On produit dans le Rheingau depuis des lustres un vin rouge issu du Pinot Noir, certainement le plus fin de toute l’Allemagne. Il faut noter que les vins rouges d’outre Rhin ont bénéficié au maximum depuis une trentaine d’années des conséquences (positives pour eux !) du réchauffement climatique…
    Ce Spätburgunder 2015 a bénéficié des remarquables conditions climatiques du millésime, avec une fort belle maturité.

    Robe rubis intense et brillant. Le nez développe de charmants arômes de petits fruits rouges. La bouche est gourmande, fruitée avec une belle finesse. Élevage très soigneusement conduit. Bien réussi !

    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger
    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger dans les années 70.

  • Don Camillo Sangiovese Terre di Chieti IGT 2016 Domaine Farnèse (0.75L)

    (Indicazione Geografica Tipica Terre di Chieti)

    Rouge élaboré à partir de l’assemblage du cépage indigène Sangiovese (85%) et du Cabernet Sauvignon (15%), élevé durant quatre mois en barrique de chêne français.
    Vin complexe et fin, aromatique et fruité, encore extrêmement jeune et particulièrement élégant.
    Il est une excellente initiation à prix modéré aux grands vins de l’Italie centrale.

     


  • Chianti Rufina DOCG 2013 Fattoria di Basciano (0,75L)

    Un petit mot tout d’abord sur le Chianti, vin universellement connu et tellement galvaudé…

    La zone d’appellation Chianti est considérable, la production atteint en moyenne un million d’hectolitres par an pour 16800 hectares en production. (à titre de comparaison, la surface totale du Beaujolais est de 22 000 ha pour une production de 1.2 millions d’hectolitres).

    La zone d’appellation Chianti se situe au cœur de la Toscane, au sud et à l’est de Florence. L’aire DOCG se divise en huit zones géographiques distinctes, qui peuvent accoler leur nom au vin :
    – Chianti Classico (qui possède son propre statut DOCG, délimité à partir de 1716)
    – Chianti Montalbano
    – Chianti Rufina, (rien à voir avec Rufino, qui est une marque commerciale)
    – Chianti Colli Fiorentini
    – Chianti Montespertoli
    – Chianti Colli Senesi
    – Chianti, Colli Aretini
    – Chianti Colline Pisane

    Certains Chiantis peuvent également être étiquetés sans autre information particulière, mais il vaut mieux être prudent…
    Sous la dénomination Chianti, se dissimulent une variété considérable de terroirs, de cépages et par conséquent de vins, qui vont de l’exceptionnel au véritablement infâme…
    Ayant toujours beaucoup fréquenté l’Italie et ceci depuis mon enfance, j’ai le souvenir de « fiascos » de deux litres laissant au malheureux buveur un souvenir impérissable… ce temps est heureusement révolu .
    Le principal cépage est l’excellent Sangiovese, que l’on retrouve un peu partout dans toute l’Italie Centrale. Il peut être utilisé seul, mais le plus souvent en association avec le Canaiolo nero, le Trebbiano toscano et la Malvasia Nera pour ne citer que les principaux. De plus, on peut adjoindre jusqu’à 15% de Merlot ou de Cabernet-sauvignon à l’assemblage final.

    La zone des Chianti Rufina quant à elle, a une tradition de qualité très ancienne et le niveau peut être excellent. Elle s’étend sur des collines à l’Est de Florence. Les vignes peuvent être assez élevées, plantées sur un terroir formé de remarquables marnes calcaires que l’on appelle localement « galestro ».
    Grâce à une bonne acidité, les vins conservent longtemps fraîcheur et finesse.

     

    Composée de 93% de Sangiovese, 5% de Canaiolo et de 2% de Colorino , la vendange a macérée environ 15 jours en cuves ouvertes. Affinage pour une partie des vins, en barrique durant six mois.

    Robe grenat, profonde et dense. Le nez est puissant, un peu sauvage, avec une belle fraîcheur où l’on distingue fruits noirs et violette. En bouche, le vin est concentré, assez tannique, aromatique et long en bouche.
    L’année 2013, à la climatologie typiquement tardive, nous a donné un beau vin rouge qui devrait se conserver une bonne dizaine d’années.

    Ce n’est pas un vin marketing comme tant de Chiantis « bordeaulisés » au Cabernet sauvignon et au Merlot à la mode Parker…
    C’est un produit qui respecte la culture originelle de sa région de production.


  • Brunello di Montalcino DOCG 2010 Tenuta Il Poggione (0.75L)

    Dans cette partie du sud de la Toscane, le Brunello di Montalcino peut être considéré comme une « invention » récente. On ne peut pas en effet parler de tradition multiséculaire pour ce vin. C’est vers 1870 que le vigneron Ferruccio Biondi-Santi a commencé à planter un clone spécifique du cépage Sangiove Grosso, connu sous le nom de Brunello. Il avait observé qu’il produisait des grains plus petits et qu’il opposait une plus grande résistance au phylloxera qui ravageait alors les vignobles.
    Contrairement aux traditions locales d’alors, cet innovateur décida de laisser vieillir le vin issu de ce cépage quatre années en tonneau de chêne, cet élevage étant lui-même suivi d’un séjour en bouteille.
    Le premier grand millésime officiel de ce vin est le 1888. Il en resterait parait-il encore quelques bouteilles toujours en forme…
    Le fameux baron Luigi Ricasoli, celui-là même qui a posé les règles d’élaboration du Chianti déclarait lors d’une dégustation en 1930 qu’il lui semblait impossible en Toscane d’atteindre une pareille longévité en dehors de cettre zone de Montalcino .

    Le développement de cette appellation est assez récent. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, le terme Brunello restait une spécialité exclusive de la famille Biondi-Santi et il faudra attendre les années 70 pour que ce terroir prenne son essor (seulement 65 hectares de vignes plantés à cette époque). La consécration interviendra en 1980 avec la DOCG (Denominazione di Origine Controllata e Garantita).

    Ce vin est produit exclusivement dans le territoire communal de Montalcino sur des collines qui peuvent atteindre au maximum 667 m d’altitude, ce qui est un facteur qualitatif supplémentaire dans cette région très chaude en été.

    Le terroir est composite (marnes argileuses, sable et même tuf d’origine volcanique etc…).

    Il y a actuellement 270 domaines inscrits pour environ 1 350 hectares plantés. La qualité devrait toujours être très élevée eu égard au prix du vin. Ce n’est pas toujours le cas hélas, certains domaines produisant des vins dilués et indignes de leur catégorie. Ce phénomène n’est malheureusement pas une exception à Montalcino…

    Le Domaine IL POGGIONE situé à Sant’ Angelo In Colle a été fondé à la fin du XIXème siècle. Il couvre actuellement une surface de vignes de 125 hectares. Il est la propriété de Leopoldo et de Livia Franceschi.
    Nous avons le plaisir et l’honneur de collaborer avec ce domaine dont la qualité des vins ne nous a jamais déçue, depuis 1990. Loin du clinquant à l’américaine de certains autres domaines de la région, il est géré maintenant par Alessandro Bindocci et sa sœur Francesca. Les vins sont d’une remarquable régularité, y compris le deuxième vin (Rosso Di Montalcino DOC) dont nous distribuons actuellement le millésime 2011.
    Le millésime 2010 est une réussite exceptionnelle dans le sud de la Toscane, avec des vins concentrés, d’un équilibre remarquable.

    Les chais du domaine Il Poggione.

    BRUNELLO DI MONTALCINO 2010

    brunello-ilpogg2010Élevé trois ans en foudre de chêne de l’Allier (de 30 à 50 hectolitres de capacité), il présente une robe grenat sombre et brillante. Au nez, ce sont de subtiles tonalités de fruits noirs (myrtille, cassis) et de cacao. On note aussi quelques nuances de cuir de Cordoue. La bouche est imposante, profonde et complexe. Le vin est marqué par des arômes balsamiques et empyreumatiques. Il évoque également les épices, la fourrure et le tabac du Transvaal. Sa puissante structure tannique ne nuit pas à sa remarquable finesse, mais laisse envisager une assez longue évolution. Je classerai le Brunello di Montalcino millésime 2010 en année exceptionnelle.
    C’est un vin à encaver pour quelques années. Il devrait atteindre sa maturité vers 2020. Il est appelé à une longue garde ultérieure dans de bonnes conditions de stockage.


    Alcool : 14,5%/vol

    Une grappe de Sangiovese Grosso – « Brunello »
    les vignobles du domaine Il Poggione en Toscane au coeur de l’été.

  • Argione Appassimento 2011 Montecrocetta Cabernet del Veneto IGT (0,75L)

    argioneLe jour où Graziano m’a présenté ce vin, j’ai été plus que surpris et de manière extrêmement agréable. Les deux cabernets (Cabernet-Sauvignon et Cabernet Franc) sont dans leur environnement quasi naturel dans cette région du Veneto. Les résultats sont très souvent à la hauteur des espérances, surtout lorsque nous avons affaire à une année chaude. C’est le cas tout particulièrement de 2011. Vous n’ignorez pas que le Cabernet-Sauvignon et le Cabernet Franc sont des cépages tardifs qui ont besoin de tout leur temps pour mûrir et développer ainsi de beaux arômes de fruits noirs.
    Cette cuvée appelée Argione-Appassimento est en fait un vin de type Amarone della Valpolicella, mais élaboré avec d’autres cépages dans la région de Vicenza et sur un terroir différent.

    Terroir et situation : colline d’origine volcanique.
    Cépages : 75% Cabernet-Sauvignon et 25% Cabernet Franc.
    Vendanges : manuelle avec sélection des grappes bien mûres et en excellent état sanitaire. Elle sont déposées dans des caissettes de bois fruitier et mises à passeriller pour environ un mois et demi, puis pressurées  et fermentées.
    Élevage : 18 mois en barriques de plusieurs vins.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14,5 %/vol
    Acidité totale :  ‰
    Extraits secs :   g/L
    pH :
    Sucres résiduels :   g/L
    Acidité volatile :  ‰

     Ce vin présente une robe splendide, grenat profonde. Le nez du vin est intense, sur les fruits rouges et noirs avec une très légère touche empyreumatique. En bouche, on découvre un vin avec beaucoup d’étoffe, de corps et de concentration. Les tannins sont subtils, le milieu de bouche savoureux avec une foule d’arômes complexes d’où percent également les épices douces. C’est vraiment équilibré et tout comme pour un Amarone della Valpolicella, il y a de la fraîcheur aromatique et une grande souplesse.
    C’est un produit de forte identité, qui ressemble surtout à lui-même et que je vous engage à découvrir pour une occasion exceptionnelle.

    argione2010_back

     

    grappe_cabernetsauvignon
    Une grappe de Cabernet-Sauvignon

     

     

     

     

     

     

     

    grappe_cabernet franc
    Une grappe de Cabernet Franc

     

    Jean-François Ragot avec la famille Maule (Graziano, notre brillant vinificateur, sa charmante fille Valentina et la grand-mère de 90 ans en parfaite condition, grâce à un verre de Recioto…) le 14 avril 2017.

  • Chianti DOCG 2015 Renzo Masi (Toscane)

    Ce vin a été vinifié à partir de la remarquable et très qualitative récolte 2015.

    Il est issu à 95% du cépage autochtone Sangiovese Grosso et 5% du cépage Colorino. Les raisins proviennent majoritairement de la zone de Rufina, mais pas uniquement.

    La vinification est très classique à partir des raisins égrappés et d’une macération d’environ dix jours.
    C’est un excellent travail du vinificateur Paolo Masi.

    Le millésime 2015 bénéficie d’une robe grenat particulièrement intense. Le bouquet laisse apparaitre un joli fruit noir avec des nuances florales.
    En bouche, le vin est consistant, bien structuré, avec des tannins souples et harmonieux.

    Vin d’un excellent rapport qualité/prix.


  • ZENI Amarone Della Valpolicella Cuvée prestige Vigne Alte DOCG 2013 (0,75L)

    La zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Technique de l’Amarone

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient, bien sûr, une concentration des extraits secs, des sucres et de l’acidité.

    Les raisins (Corvina 70% – Rondinella 20% – Molinara 10%) ont été récoltés manuellement à pleine maturité à la fin du mois de septembre 2013.
    Après une durée de passerillage d’environ quatre mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie, les raisins ont été pressurés au mois de janvier 2014.
    Macération de 3 à 4 semaines avec fermentation alcoolique des moûts en cuves inox.
    Fermentation malolactique en foudres.
    Élevage de trois ans en foudres de 25 hectos.
    Date d’embouteillage : 2016.

    Durée de conservation prévisible  : 20 ans minimum.

    Le vin présente une robe rubis profond sans trace notable d’évolution. Au nez, c’est ce que j’appelle le « grand bouquet classique » de l’Amarone : c’est à la fois une synthèse entre une fraîcheur aromatique évoquant les fruits noirs très mûrs et un côté floral, sur la rose , les épices douces, le tabac blond, avec une petite nuance balsamique.
    En dépit de sa puissance alcoolique élevée, ce vin développe une palette aromatique toute en séduction, sans aucune violence, ce qui pourrait le rendre redoutable entre des mains inexpérimentées…

    Le millésime 2013 est un millésime ayant plutôt bénéficié de conditions climatiques relativement fraiche. Ceci est intéressant pour ce type de vin de grande puissance.

    Éléments analytiques :
    Alcool acquis :   15,5 %/vol
    Acidité totale :  5,8  ‰
    Sucres résiduels : 6 g/L
    pH : 3,45
    Extraits secs :   32g/L

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.


  • Barbaresco DOCG 2011 (Produttori del Barbaresco – Piemont) (0,75L)

    Variété : 100% Nebbiolo

    Sélection de raisins des 100 Ha en pleine propriété de l’entreprise, en provenance de la région délimitée d’appellation Barbaresco.

    Exposition : sud, ouest et est.

    Terroir : argillo-calcaire avec une pointe sableuse.

    Vinification : en cuves acier, à 30°C, avec 30 jours de macération

    Elevage : 24 mois en foudres de chêne de 50 Hl

    Embouteillage : avril 2014

    Le vin présente les caractères organoleptiques caractéristiques de la grande année 2011. Beaucoup de matière, un fruit bien mûr et intense. Belle structure tannique et longue finale.

    Ce vin est appelé à une garde de 20 à 25 ans dans de bonnes conditions de conservation.


  • Montecrocetta – Roncaiolo Appassite Cabernet Veneto IGT 2013 (0,75L) (Veneto/Italie)

    IMG_3751Une des dernières production de notre ami Graziano Maule, le Roncaiolo Appassite 2013. Remarquable vin rouge (75% Cabernet franc et 25% Cabernet Sauvignon) vinifié après un séchage de quatre semaines. Ce vin est dans l’esprit d’un « Ripasso » de la Valpolicella. Disponible dès ce mois de mai 2016.

    Alcool : 13,7 %/vol

    Doté d’une robe grenat profonde, ce vin est à la fois plein de délicatesse, avec de beaux arômes de fruits rouges et noirs bien mûrs, mais également d’une redoutable puissance.
    C’est le type de vin de style « haute couture » à forte identité.
    Idéal pour accompagner du gibier.

    IMG_3748
    Notre partenaire de la région Veneto, Graziano Maule de Montecrocetta, en dégustation avec Jean-François Ragot le 12 avril 2016.
    Jean-François Ragot avec la famille Maule (Graziano, notre brillant vinificateur, sa charmante fille Valentina et la grand-mère de 90 ans en parfaite condition, grâce à un verre de Recioto…) le 14 avril 2017.