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  • Le Vin de Paille / Strohwein

    Je voudrai évoquer tout d’abord une petite anecdote, fort ancienne et même bien antérieure à la création de Dionis. ( 1985,  je le rappelle )
    En voyage familial d’agrément en Franche-Comté durant l’été 1982, je me souviens que nous avions « remué ciel et terre » à la recherche de ce fameux vin de paille que pratiquement plus aucun vigneron ne produisait alors. Les deux seuls qui purent nous fournir chichement quelques flacons, furent le Château L’étoile et le remarquable et regretté Marius Perron de Voiteur. Les millésimes 1975 et 1978 achetés alors, figurent encore en bonne place parmi les « trésors » de notre vinothèque familiale…

    Vin de paille de Marius Perron (à l’époque, en 0.36L !)

    A l’évocation du vin de paille, l’œnophile français pense immédiatement : Jura !
    Je suis d’un naturel curieux, c’est dans ma nature !
    Aussi, j’ai entrepris une recherche historique sur la question du vin de paille et je dois dire que j’ai abouti à des conclusions assez différentes de celles couramment répandues dans les ouvrages modernes (du XXème siècle) traitant du vin. Ils évoquent presque tous cette «  longue tradition » des vins jaunes et des vins de paille qui auraient même été « inventés » par les ancêtres de nos actuels vignerons jurassiens et produits depuis des temps immémoriaux… Je vais certainement me faire quelques nouveaux ennemis, mais je voudrai tenter de rétablir la continuité historique de ces vins exceptionnels.

    Pour les vins jaunes, c’est clair, la tradition est bien établie, probablement depuis le XVIIème siècle. N’oublions pas que la Franche-Comté fût espagnole jusqu’à cette époque. On pourrait peut-être, bien que rien ne soit vraiment démontré en l’espèce, essayer d’établir un lien historique et œnologique entre vin jaune et Xérès, tous deux « vins de voile » et tous deux alors espagnols… Mais ce n’est pas notre sujet !

    Pour revenir au vin de paille, j’ai voulu savoir quelles étaient en Europe il y a deux siècles, les productions « commerciales » utilisant le nom actuel de vin de paille. Pour ce faire, je me suis référé à la « bible » de cette époque, je veux parler de la «  Topographie de tous les vignobles connus » d’André Julien, dont la première édition remonte à 1816.
    Cette lecture a été particulièrement riche d’enseignements :

    •  Pour ce qui concerne la Franche-Comté en particulier, rien ! absolument rien !
    Pas la moindre allusion à une quelconque tradition de production de vin de paille. En revanche, le vin jaune y occupe une place de choix…Troublant n’est ce pas ?

    Poursuivant mes recherches, je découvre en Alsace une très vieille tradition, non pas de vendanges tardives ou autres « Sélections de grains nobles » avant l’heure, mais bel et bien de vin de paille comme nous l’entendons de nos jours. Je cite in extenso le texte en question :

    « Lorsque la température a été favorable à la vigne, on fait à Colmar, à Olwiller, à Kientzheim, à Kayserberg, à Ammerschwihr et dans quelques autres vignobles du même arrondissement, des vins de paille (strohwein), ainsi nommés par ce que, dans l’origine, les raisins que l’on employait à leur fabrication étaient étendus pendant plusieurs mois sur de la paille, avant d’être portés au pressoir… On assure que lorsque ce vin a été gardé six ou huit ans, il ressemble au vin de Tokay, plus il vieillit, plus il acquiert de finesse et d’agrément, c’est pourquoi il peut être rangé parmi les meilleurs vins de liqueur de France » ( fin de citation).
    Cette tradition est lentement tombée en désuétude pour disparaître vers la fin du XIXème siècle.

    Mais, poursuivons notre « tour de France » des vins de paille ! Nous arrivons maintenant à L’Hermitage (ou Ermitage) et je redonne la parole à André Julien :

    Vin de paille de l’Hermitage 1982 du domaine Chapoutier

    «  Quelques grands propriétaires de Tain font avec des raisins blancs choisis sur la côte de l’Hermitage, du vin de paille très estimé et qui se vend fort cher; il a la couleur de l’or, du parfum et un goût délicieux. les raisins destinés à sa préparation sont étendus sur de la paille ou suspendus à des perches pendant six semaines ou deux mois : lorsqu’ils sont en partie desséchés, on les égrappe et on les porte au pressoir. Le jus que l’on exprime est très épais et visqueux,mais quand il a subi la fermentation,il s’éclaircit,et on le soutire dans des tonneaux où il reste plusieurs années avant d’être mis en bouteilles. C’est alors une liqueur délicieuse, que l’on dit être supérieure aux vins de même nom que l’on fait en Alsace » (fin de citation).

    Depuis le début des années quatre vingt, on produit à nouveau des vins de paille à l’Hermitage, qui sont vendus à prix d’or…

    Mais finissons en avec ce petit tour d’horizon des vins de paille français vu par André Julien il y a presque deux siècles et citons enfin le vin de paille d’Argentat dans la Corrèze, dont il ne subsiste même plus le souvenir…

    Pour ce qui touche au reste de l’Europe , la liste s’avère assez copieuse. Commençons par l’Allemagne si vous le voulez bien :

    « On prépare dans plusieurs vignobles de Franconie des vins de paille semblables à ceux de l’Alsace, mais plus aromatiques » (fin de citation André Julien).

    Pour ce qui concerne l’Italie, on retrouve le vin de paille sous le nom de Vin Santo un peu partout dans le Nord : Castiglione, Loreto (Lombardie), Garda, Bardolino, San Vigilio, Soave (Vénétie). Aujourd’hui encore, on élabore de très bons vins de paille sous le nom de Recioto dans toute la zone de la Valpolicella et de Soave.
    Le vin Santo en tant que vin de paille traditionnel est toujours produit de nos jours, plus particulièrement sous cette dénomination en Italie centrale. Sa qualité oscille du produit exceptionnel qui enchante le palais et l’esprit au vin hyper oxydé le plus lamentable.

    Attention aux Vinsanto bon marché élaborés par séchage des raisins durant trois jours dans des chambres chauffées et ventilées artificiellement.
    Amateurs, la prudence s’impose ! Hélas, cette pratique existe aussi dans le Jura, la loi italienne et française ne prévoyant ni la durée du séchage, ni le mode.
    Un grand vin de paille est un produit difficile à élaborer, donc risqué et par conséquent jamais bon marché.

     

    Une fois passées en revue, l’histoire et les lieux de production, tentons maintenant de donner une définition la plus précise possible au vin de paille.

    La méthode la plus classique consiste à faire sécher des raisins sur un lit de paille pour une période qui peut atteindre six mois (une des applications bien connue du « passerillage ») avant de les soumettre au pressurage et à la fermentation. A cette méthode est généralement associée la suspension des raisins dans des locaux bien aérés, évitant le cas échéant la détérioration de la grappe au contact d’une matière végétale comme la paille.

    Un autre procédé proche consiste à tordre le pédoncule de chaque grappe pour interrompre la circulation de la sève, afin que le sucre se concentre dans les baies. On parle alors plus particulièrement de vin passerillé sur pied.
    L’abbé Bellet a signalé cette pratique au début des années 1700 en Italie et en Provence.
    Cette méthode laborieuse était utilisée à Constantia en Afrique du sud au XVIIIème et XIXème siècle.
    La version moderne de cette pratique consiste à couper à sa base le rameau porteur du raisin et à laisser celui-ci se dessécher sur le pied de vigne.
    Je rajouterai, pour faire bonne mesure, que depuis la plus haute antiquité, les cultures méditerranéennes ont connu et utilisé le processus du passerillage pour augmenter la quantité de sucre dans le raisin et par voie de conséquence la force alcoolique du breuvage… ( on ne parlait pas encore de modération…)

    Cette méthode, simple et bien adaptée au climat, consiste à exposer les raisins au soleil, sur des nattes en général, pour une durée jamais inférieure à huit jours. Les vins qui peuvent aujourd’hui revendiquer le lien le plus direct avec cette tradition mythologique, sont les « Passito » de Lipari et de Pantelleria , le Nectar de Samos , le Vinsanto de Santorin , sans oublier le Commandaria de Chypre et le Malaga andalou.

    Vous voyez que nous avons déjà beaucoup voyagé, en partant du Jura et que nous ne nous sommes pas trop éloignés du sujet…

    Tout comme pour les Eiswein , (vins de Glace) il est nécessaire de vendanger les raisins les plus sains possible. La moindre trace de pourri ou de moisi a des effets calamiteux sur la qualité des raisins en phase de passerillage.
    A ce sujet, je voudrai vous livrer notre première expérience à Rust (Burgenland-Autriche) en 1996 avec notre ami et partenaire Bruno Landauer.
    Nous avions vendangé environ 1500kg de raisins (principalement du Grüner Veltliner ) vers le 20 Septembre 1996. L’année pouvait être considérée comme « difficile » car plutôt favorable au développement du botrytis cinéréa. Les raisins présentaient cependant un très bel aspect et nous avions hâte de tenter l’expérience.

    Ils ont été étendus sur des lits de paille, dans les greniers de Bruno, parfaitement bien aérés. En dépit de nos efforts, quatre semaines plus tard, nous avons dû déchanter, constatant le développement foudroyant de la pourriture… Les 1500 kg de raisin ont terminé leur carrière à la décharge… Nous fûmes très déconfits… et il ne nous restait plus, selon l’usage ancien, qu’à faire bonne figure à mauvais jeu, nous promettant d’être plus prudents l’année suivante.
    En 1997, nous avons réitéré et réussi cette fois là un étonnant vin de paille de 100% Furmint, qui demeure à ma connaissance unique en son genre.

    Mais, revenons à la méthode !

    Le raisin, doit être vendangé un peu au-delà de la maturité physiologique. Le type de cépage est bien entendu très important et conditionne des facteurs comme l’épaisseur des peaux, l’acidité, le potentiel de sucre et évidemment la palette aromatique. Il suffit par exemple de goûter un vin de paille jurassien à forte proportion de Savagnin (Traminer non aromatique) pour être convaincu de sa supériorité sur tous les autres cépages utilisés dans la région. On peut également souhaiter assembler plusieurs cépages en vue d’obtenir un vin plus complexe, mais le résultat n’est pas toujours au rendez vous…
    Il faut aussi utiliser un local bien aéré et très sec.
    Toutes les semaines, il y aura lieu de contrôler l’état des raisins et de retirer les grains détériorés, afin qu’ils ne contaminent pas les autres grappes.
    La durée moyenne de passerillage est de trois à quatre mois, mais dans des cas exceptionnels, peut être prolongée jusqu’à cinq ou six mois.
    Une grappe de raisin par ce procédé peut perdre jusqu’à 90% de son poids.

    Le jus obtenu après pressurage, plus ou moins concentré, sera obligatoirement « ensemencé » avec des levures soigneusement sélectionnées et produira après fermentation en cuve inox, plastique ou en barrique, des vins plus ou moins riches en sucres résiduels et en alcool.
    Une méthode traditionnelle consiste à placer le moût dans de petites barriques et à le laisser fermenter sans aucun contrôle jusqu’à épuisement des levures. On arrive par ce moyen souvent à des taux d’alcool de 16 à 17% vol et par conséquent à des taux de sucres résiduels assez bas (c’est le cas souvent des vins de paille jurassiens).

    Ce type de vin de paille est de nos jours représenté au mieux par le Vin Santo de Toscane qui peut passer six années sans ouillage (l’opération consistant à refaire les pleins pour compenser l’évaporation) dans de petites barriques, autrefois de châtaigner, appelées Caratèlli avant d’être mis en bouteilles. Le vin Santo selon la méthode utilisée, peut être liquoreux, moelleux, voire presque sec et alors redoutablement capiteux…
    En dehors de ce type de spécialités que nous venons d’évoquer, la tendance actuelle générale dans le vin est plutôt orientée vers l’obtention d’un fruité plus marqué en préservant le plus possible le moût de l’oxydation et en raccourcissant les durées d’élevage. Le vin poursuit alors sa maturation en bouteille, à l’abri de l’oxygène, en milieu réducteur. Le Tokaji en est un autre exemple flagrant, avec des élevages en barriques qui ont été réduits des deux tiers depuis 1992.

    Je voudrai terminer cet exposé sur les vins de paille en évoquant maintenant les exceptionnels « Strohwein » du Burgenland autrichien.


    LES VINS DE PAILLE DU BURGENLAND AUTRICHIEN (STROHWEIN)

    Concernant ces vins « spéciaux », je me suis tout d’abord attaché à rechercher une éventuelle tradition historique. Il ne s’agit pas de cinq cent ans comme pour les Ruster Ausbruch, mais toutefois de plus d’un siècle. Le premier Strohwein recensé dans cette région date de 1891.
    On étendait alors les raisins sur des lits de roseaux du fameux lac de Neusiedeln, d’où le nom de « Shilfwein » (vin de roseaux).
    Dans cette région, royaume historique multiséculaire des vins liquoreux, l’élaboration des Strohwein et des Eiswein constituait une alternative aux « Ausbruch » les années où il n’y avait pas de botrytis cinéréa.

    Le grand intérêt œnologique de ces vins repose tout d’abord sur l’extraordinaire richesse ampélographique de la région : Cépages indigènes Neuburger, Grüner Veltliner, Welschriesling, Spätrot-Rotgipfler, Frühroter veltliner, Furmint, Sankt Laurent, Blauerzweigelt, Blaufränkisch, mais aussi tous les cépages « internationaux » sans exception.

    Cet intérêt repose également sur des conditions climatiques parfaites pour une lente maturation du raisin, préservant au mieux la richesse aromatique propre au cépage, ainsi que l’acidité, gage de l’équilibre recherché.
    La législation autrichienne, très restrictive, prévoit une richesse minimum en sucre de 25 KMW au pressurage (25% de sucre en masse volumique).
    Elle est la seule législation qui précise une durée minimum de séchage des raisins avant pressurage. ( Trois mois sur lits de paille ou de roseaux).
    Cette législation sévère exclut ainsi de facto tous les « simili » vins de paille séchés au ventilateur en chambres chaudes…

    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l’élaboration d’un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V…

    Avec notre ami et ancien partenaire Georg Lunzer, nous avons réalisé depuis une dizaine d’années quelques vins de paille vraiment extraordinaires et probablement uniques en leur genre. Je pense entre autres au vin de paille Cabernet Sauvignon, dont la première cuvée a vu le jour en 1997 et au vin de paille Riesling, qui n’a pu être réalisé qu’une seule fois, en 2000. Ce sont de petits chef d’œuvre œnologiques, dont il reste quelques bouteilles vendues à « prix d’amis » !

    Élaboration du vin de paille Cabernet-Sauvignon Georg Lunzer à Gols (Burgenland-Autriche).
    Pressurage du 5 février 2004.

    Le 5 septembre 2003, 1800 Kg de raisin Cabernet-Sauvignon ont été vendangés sur la parcelle de 0,62 ha de Georg Lunzer. Ces raisins ont été mis à passeriller (séchage en grenier) sur des nattes de paille jusqu’au 5 février 2004, date à laquelle les raisins ont été pressurés.
    Le degré de maturité des raisins à la vendange était de 18 KMW (18 % de sucres en masse volumique). Au moment du pressurage, la richesse en sucres des raisins atteignait 35 KMW (35 % de sucres en masse volumique).
    La quantité produite mise à fermenter est de 400 litres. Ceci vous permet de mesurer le rendement ridicule lié à ce joyau œnologique…


    le 30 octobre 2006

    le 29 octobre 2007

    Vous trouverez ci-dessous la liste des vins de paille disponibles actuellement  (juillet 2015) :

  • Le Ruster Ausbruch (Burgenland – Autriche)

    Peu d’œnophiles, mêmes éclairés savent que c’est à Rust dans le Burgenland autrichien qu’est produit un des plus grands, peut-être le plus grand vin liquoreux au monde , issu de la pourriture noble ou botrytis cinéréa.

    La petite ville de RUST est située à 60 kilomètres au sud-est de Vienne, sur les confins austro-hongrois, dans un paysage qui rejette loin tous les clichés que l’on peut rapporter un jour d’un voyage dans l’ouest de l’Autriche.
    Nous sommes ici au cœur de l’Europe Centrale, à l’orée de la grande plaine, au bord d’un lac « invraisemblable » : le Neusiedlersee.

    Imaginez quelques instants une espèce peu courante : un lac de steppe de 300 km2 de 7 à 15 Km de large, de 36 Km de longueur, mais d’une profondeur n’excédant pas 1 à 1,5 mètres.

    Vue de Rust depuis les collines surplombant le lac le 7 avril 2008.

    Ces conditions géographiques si particulières (nous sommes ici au point le plus chaud de toute l’Europe Centrale : l’ensoleillement dépasse 2000 heures par an et les précipitations sont en moyenne de 700 mm) sont génératrices d’ un fabuleux micro-climat permettant d’obtenir de la pourriture noble peu ou prou jusqu’à 7 à 8 fois par décade… Un record du monde !
    D’ailleurs, les meilleurs vignobles de RUST se lovent jusqu’à l’extrême bordure du lac baignant les derniers ceps de vigne…

    Il est surprenant de constater le très lent développement des vins liquoreux botrytisés en France (guère avant 1850) alors qu’au contraire à Rust et à Tokaj on avait bien compris dès le XVIème siècle l’importance des brumes automnales pour la production de ce type de vin.

    Les RUSTER AUSBRUCH sont probablement avec les Tokaji les plus anciens liquoreux issus de raisins passerillés sur pied de l’histoire européenne du vin.
    La première mention connue est de 1525, soit une cinquantaine d’années avant Tokaj (à 400 Km plus à l’Est).

    Les RUSTER étaient dès le XVIIème siècle reconnus comme si exceptionnels, que l’Empereur lui-même donna à RUST en 1684 le statut de ville libre d’Empire, dispensée de taxes et de droits féodaux.
    C’est à partir de cette époque que les tonneaux des vignerons purent arborer fièrement la lettre  » R  » (comme Rust) marquée au feu.

    Ici, tout évoque la tradition et l’histoire. Les familles de vignerons sont installées pour la plupart depuis le milieu du XVIIème siècle. Elle furent hongroises jusqu’à l’éclatement de l’Empire en 1919 (Hongrie allemande de l’Ouest) puis devinrent autrichiennes.

    Ruster et Tokaji connurent un destin presque commun, mais eu égard à la modestie des surfaces du vignoble de Rust, ce dernier fut peu à peu éclipsé par la formidable ascension du Tokaji et vers la fin du XIXème siècle avec la crise du philoxera, il avait pratiquement disparu.

    Complanté initialement du cépage hongrois Furmint, (appelé autrefois ici Zapfner) le vignoble renaîtra de ses cendres après la première guerre mondiale avec un choix très vaste de cépages, à la fois indigènes et internationaux.
    Pour tout ce qui touche aux vins liquoreux proprement dit, on utilise aujourd’hui plus spécifiquement les cépages : Chardonnay, Muscat à petits grains, Muscat Ottonel, Sauvignon, Pinot Gris (alias Rülander), Pinot Blanc (alias Weissburgunder), Gewürtztraminer, Riesling, Müller-Thurgau, mais aussi les excellents cépages indigènes Welshriesling, Neuburger et depuis peu à nouveau, le Furmint.
    Le Bouvier quant à lui est à éviter … Je le considère comme une « usine à sucre » !

    Les vignobles couvrent environ 500 hectares dont 40% seulement sont consacrés aux vins blancs. Sur ces 200 hectares restants pour les potentiels vins liquoreux, environ une petite centaine sont aptes à produire les plus fins nectars. La forte demande internationale de vins rouges tend à réduire encore la production de ce type de vin.

    Les meilleurs d’entre eux, les crus Greiner, Satz, Unterer Vogelsang , etc… sont situés à l’est de la route des bords du lac et rejoignent ce dernier en pente douce.
    Au temps de la monarchie, c’est à Rust que les vendanges étaient les plus tardives de tout l’Empire. Elles ne débutaient jamais avant le 28 octobre et pouvaient s’étaler sur 6 semaines.
    De nos jours on peut avoir la chance d’apercevoir des vendangeurs jusqu’à Noël, lorsque le vigneron cherche à obtenir le fameux « Eiswein » (vin obtenu à partir du pressurage de raisins gelés).

    Comme vous le savez bien à la lecture de la liste des vins de Dionis, nous avons une remarquable collection de vins de cette région et offrons à l’amateur gourmand quelques joyaux œnologiques remontants jusqu’à la fin des années 80.
    Les grands vins liquoreux de pourriture noble de Rust se répartissent en fonction de leur richesse naturelle en sucre au moment de la vendange, de la manière suivante :

    • Auslese : entre 21 KMW et 25 KMW (entre 21 % et 25 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Beerenauslese : entre 25 KMW et 27 KMW (entre 25 % et 27 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Ausbruch : à partir de 27 KMW (27 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Trockenbeerenauslese : A partir de 30 KMW (30 % de sucres par litre de moût en masse volumique.

    La vendange du raisin permettant d’obtenir le niveau qualitatif requis pour l’Ausbruch, nécessite un moût dont la richesse naturelle en sucre est au minimum de 138° Oechsle ou 27 KMW (environ 320g par litre).

    Un « Trockenbeerenauslese » (TBA) que rien ne différencie d’un Ausbruch, si ce n’est une richesse en sucre naturel encore plus élevée, doit présenter à la vendange un moût d’une richesse minimale de 30 KMW (environ 360g de sucre par litre).

    L’Ausbruch et le TBA doivent provenir exclusivement de raisins confits par la pourriture noble. Toute chaptalisation est prohibée. En France, la chaptalisation est autorisée à raison de 2%/vol, même pour les vins liquoreux. Seule la mention  » Vendanges Tardives  » ou  » Sélection de grains nobles  » est la garantie légale en France d’une vendange non enrichie.
    Les rendements moyens sont pour les Ausbruch de 400 à 750 litres par hectare.

    Ce qui fait la spécificité du Ruster-Ausbruch c’est son mode de vinification reposant sur une tradition éprouvée, multiséculaire .
    Bien qu’il y ait un « air de famille » indiscutable entre ce dernier et le Tokaji, la différence réside dans le fait qu’à Rust, ce sont des grappes de raisins « frais » non botrytisées , qui sont ajoutées et assemblées aux grappes complètement confites par la pourriture noble, ceci afin de faciliter le démarrage de la fermentation.

    Les quatre saisons à Rust
    Macération de grains botrytisés (pourriture noble)
    De gauche à droite : Tibor Kovacs, Michel et Robert Wenzel, enfin Jean-François Ragot, en octobre 1995 à Rust.
    Pressurage d’une cuvée de Ruster Ausbruch

    A Tokaj, ce sont des grains confits par la pourriture noble et le passerillage, vendangés un à un, qui sont mis à macérer, soit dans du moût, soit dans du moût en fermentation, soit dans un vin blanc de base.
    A partir de là, la vinification et l’élevage de ces deux vins sont proches.
    Il y a une trentaine d’années, on élevait les Ruster-Ausbruch un peu comme les Tokaji, par de longs séjours dans le bois. De nos jours, on recherche des vins beaucoup plus proches du fruit, grâce à des durées d’élevage courtes.
    Un Ausbruch équilibré doit présenter un taux d’alcool assez élevé (pratiquement entre 12.5% et 14% vol ) avec de 100 à 180 gr de sucres résiduels.

    C’est à mon sens un véritable archétype de la sélection de grains nobles , avec une puissance, un « rôti » dû au botrytis , une longueur et surtout une fraîcheur en bouche due à une splendide acidité , que je n’ai quasiment jamais rencontrée dans aucun autre vin de cette catégorie, si ce n’est dans le Tokaji.
    Ce sont des vins de très longue garde et la variété des cépages utilisés fait de chacun d’entre eux une authentique rareté et donc un véritable joyau œnologique.

    Jean-François RAGOT


  • Tokaji Sarga Muskotaly 2013 Château de Sárospatak (0.75L)

    (Exceptionnelle vendange tardive de Muscat à petits grains)

    tokajisargamuskotaly2012Nous sommes maintenant au dixième millésime de cette micro cuvée élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec, peu intéressant et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent. Si on sait choisir son moment, on peut peu ou prou en élaborer un peu chaque année. C’est le miracle de la région de Tokaj, pour ce type de vin. Toutefois, sauf dans certains millésimes prolifiques, il ne s’agit que de quantités « artisanales »…

    Cette cuvée a été vinifiée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux .
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, le premier la deuxième quinzaine d’octobre 2013  avec un exceptionnel choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains. Il est à noter que 2013 a été partout en Europe un millésime tardif.
    Le second tri a été effectué à la mi-novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat toujours, très « botrytisées », presque complètement «aszutées».

    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Muscat puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec un petit pressoir, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant huit mois.
    Le vin a été mis en bouteille début juillet 2014.

    La robe du vin est claire, couleur paille avec reflets verdâtres. Le nez est tout en finesse. L’attaque du vin montre une belle fraîcheur et beaucoup de subtilité. Belle longueur savoureuse. Excellente intégration des sucres résiduels grâce à une bonne acidité.
    Ce vin atteindra son optimum à quatre ans d’âge.

    Éléments analytiques :
    Quantité produite : _ L
    Alcool : _ %/vol
    Sucres résiduels : _  g/L
    Acidité totale : _ ‰
    Extraits secs réduits : _ g/L
    pH : _

     


  • Moscato d’Asti DOCG « San Grod » 2017 Mario Torelli (0.75L) – PIEMONT

    Le Muscat à petits grains est cultivé dans cette région du Piémont depuis des temps immémoriaux. On considère généralement l’orfèvre milanais, vivant vers la fin du XVIème siècle, Giovanni-Battista Croce comme le «père» du Moscato d’Asti.
    Possesseur d’un petit vignoble dans la région, on lui doit de nombreuses expérimentations destinées à élever la qualité de production des vins aromatiques doux.
    La zone de production se situe dans les Langhe et le Monferrato, au sud-est de Torino.
    Elle comprend les provinces d’Asti, Cuneo et Alessandria.
    Connue longtemps pour ses médiocres Asti « spumante » cette région produit aussi, surtout depuis quelques années, un Muscat doux, légèrement effervescent avec un taux d’alcool de 5,5% et environ 120gr de sucres résiduels. Il bénéficie depuis 1994 de la DOCG (appellation d’origine contrôlée et garantie). Ce type de vin représente 12% seulement de la production totale d’Asti.
    La zone délimitée en 1932 est plantée actuellement d’environ 9000 ha, possédés par 6800 viticulteurs. La quantité produite annuellement avoisine les 550 000 hectolitres.
    Aussitôt les raisins vendangés avec soins et apportés au cuvage, on les égrappe et après un pressurage immédiat, le moût est mis à fermenter en cuves inox fermées, à la température de 15°c. Lorsque le taux d’alcool désiré est atteint (5,5%/vol) on refroidit fortement pour arrêter les fermentations et conserver ainsi la quantité de sucre naturel souhaitée.
    Le domaine Mario Torelli travaille en agriculture biologique. Avec 7 ha de vignobles et 55 000 bouteilles annuelles, il est le prototype du petit domaine ayant misé sur la qualité.
    Ses vins ont été référencés dans quelques uns des meilleurs restaurants au monde.

    Le millésime 2017, mis en bouteille à la fin du mois de novembre est un excellent millésime.Les conditions climatologiques de l’été 2017, très chaudes et sèches, ont permis de vendanger de superbes raisins, gorgés de sucres et d’arômes. Les vins sont dotés toutefois d’une assez bonne acidité et  présentent une belle fraîcheur aromatique.
    Ce Moscato  offre un délicat bouquet de fleurs d’acacia, de glycine et d’orange.
    La bouche est fraîche, équilibrée, délicieusement fruitée, avec une finale de fleur de sureau et de bergamote.
    C’est un vin plaisir à consommer jeune et bien frais.

    Alcool : 5,5% vol
    Sucres résiduels : 120 g/L


  • Brachetto Piemonte DOCG 2016 Domaine Rovero (0,75L) – PIEMONT

    Ce vin est élaboré en agriculture biologique à partir de 100% du cépage rouge Brachetto d’Acqui.

    Ce cépage serait un autochtone qui a donné bien des maux de tête aux ampélographes… d’aucun ont cherché à le rapprocher du Bracquet originaire du comté de Nice. Il semble qu’il n’y ait pas de parenté démontrée entre les deux cépages.
    Le Brachetto piémontais donne des vins rouges à la couleur rubis assez légère.

    Il est idéal pour la consommation l’été en apéritif. Sa fraîcheur aromatique et son taux d’alcool très limité en font une boisson plus conforme aux règles actuelles de la conduite automobile…

    Grâce à une méthode de vinification proche de celle du Moscato d’Asti, on produit un vin rouge pétillant doux aux délicats arômes de rose. L’excellente acidité naturelle du cépage donne à ce vin beaucoup de vivacité.

    Aussitôt les raisins vendangés avec soin au mois de septembre, ils sont mis à macérer à basse température durant 7 jours. Les raisins sont ensuite doucement pressurés, le moût est décanté et filtré immédiatement. Le moût ainsi obtenu est introduit pour la fermentation en cuves inox fermées (autoclave) à la température contrôlée d’environ 15°C et ensemencé en levures. Lorsque le taux d’alcool désiré est atteint (environ 6,5%) on refroidit pour arrêter les fermentations et conserver ainsi la quantité de sucre naturel souhaitée, ainsi que le gaz carbonique produit par la fermentation.

    Le millésime 2016, mis en bouteille à la fin de l’année a bénéficié d’excellentes conditions climatologiques avec des conditions sanitaires parfaites. Une année que l’on aimerait voir se reproduire régulièrement.

    Une grappe de Brachetto d'Acqui.
    Une grappe de Brachetto d’Acqui.

    BrachettoÉléments analytiques :
    Alcool acquis : 6,5  %/vol
    Sucres résiduels : environ 125 g/L
    Acidité totale :   ‰
    Extraits secs :   g/L
    SO2 total :   mg/L
    Pression interne CO2 : 1,8 bar

    rovero
    Enrico Rovero et Jean-François Ragot, au domaine, le 21 mai 2016.

  • Buitenverwachting 2014 « 1769 » Noble Late Harvest (W.O Constantia) (0.50L)

    Trois domaines formant le terroir historique de Constantia au Cap de Bonne Espérance, peuvent actuellement revendiquer la continuité historique du cru depuis la fin du XVIIème siècle. Il n’est pas impossible, qu’un jour prochain, le domaine Steenberg, appartenant au domaine d’origine de 1685, produise lui aussi ce vin mythique et légendaire.

    Le domaine de Klein Constantia a été le premier à ressusciter le mythique et légendaire vin des XVIIIème et XIXème siècle et ceci à partir de 1987 avec le « Vin de Constance » (marque déposée).

    Il a été suivi en 2005 par le domaine de Groot Constantia, source originelle du Constantia moelleux à partir de la première moitié du 18ème siècle. On parle alors de « Grand Constance ». Ce vin est réapparu au domaine avec le millésime 2005.

    Le troisième domaine Buitenverwachting, contigu à Klein Constantia a, quant à lui, par les soins de l’œnologue Hermann Kirchbaum et de son propriétaire Lars Maack, procédé à la « résurrection » du mythique Constantia Moelleux avec le millésime 2007, sous le nom de « 1769 », évoquant ainsi la création du domaine.

    Après un premier essai avec le millésime 2006 (en très petite quantité), le millésime 2007 signe le véritable acte de naissance de ce Constantia moelleux qui présente toutes les caractéristiques hors-normes de ce terroir mythique et légendaire.

    Nous avons distribué les millésimes 2007, 2010 et 2013 qui ont eu un grand succès sur le marché français.

    Pour les amateurs de Vin de Constantia, c’est une vraie surprise de découvrir ce nectar à la robe dorée, aux senteurs complexes de thym et de lavande, à la bouche puissante et raffinée, marquée par l’abricot sec et l’amande, riche de nuances empyreumatiques et terpéniques nobles.
    Ce millésime 2014 est une splendide réussite. La quantité disponible est hélas réduite. Le vin offre actuellement un excellent rapport qualité/prix. Ce n’est pas certain que ça dure encore très longtemps… Profitez-en !

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,10 %/vol
    Sucres résiduels : 140 g/L
    Extraits secs : 56,90 g/L
    Acidité totale : 8,1 g/L
    pH : 3,20


  • Vin de Constance 2013 Domaine Klein Constantia (W.O Constantia) (0.50L)

    La saison hivernale a été plus longue qu’à l’accoutumée, suivie par un printemps frais. Le débourrage de la vigne a été retardé d’environ deux semaines. Des conditions idéales ont ensuite prévalues avec une chaleur raisonnable et des nuits assez fraîches. Ces conditions ont amené une maturité parfaite du cépage Muscat à Petits Grains et d’excellentes conditions de passerillage des grains.

    Informations sur la vinification
    Après la vendange de grappes passerillées, les raisins sont laissés à macérer sur leur peau pour plusieurs jours afin de les ramollir et de favoriser par conséquence l’obtention du jus au pressage. Le nectar ainsi récupéré est mis en fermentation dans des cuves inox et dans des tonneaux de 500 L.
    La durée d’élevage avant mise en bouteille fût de 3 années pour le millésime 2013, le vin restant sur ses lies grosses.
    60% en tonneaux de chêne français et le reste se partageant entre tonneaux de chêne hongrois et d’acacia français.

    Éléments analytiques :
    – Alcool : 13,7 %/vol
    – Acidité totale : 6,6 ‰
    – Sucres résiduels : environ 172 g/L
    – pH : 3,7

    Robe dorée, profonde avec nuances ambrées. Au premier nez, des notes d’ananas frais avec une touche vanillée et d’amandes grillées. On peut rajouter des senteurs capiteuses où se mêlent la mandarine, la citronnelle et la mangue.
    La bouche est élégante, structurée, avec des saveurs de mangue et d’ananas très mûrs. Sa grande richesse en sucres résiduels allie la complexité à la puissance.

    Vin disponible en petite quantité sur demande.

    Plus d’infos sur les Vins historiques de Constantia.

    Dionis possède un vrai trésor œnologique avec une collection de vieux millésimes de 1987 à 2007.


  • Hallgartener Hendelberg Riesling Auslese 2013 (0.75L) Winzer Hallgarten (vin de vendanges tardives, moelleux)

    Posté dans par admin

    Belle vendange tardive en provenance du cru Hendelberg,  situé au Nord du village d’Hallgarten, près de l’ancienne abbaye cistercienne de Kloster Eberbach, au cœur du Rheingau.
    La cave a produit sur le millésime 2013 une vendange tardive à partir du cru Hendelberg, ce qui est rare, mais la remarquable qualité des raisins justifiait ce choix.
    Le millésime 2013, de maturité particulièrement tardive dans toute l’Europe, a permis d’élaborer des vins dotés d’une belle fraîcheur aromatique.

    La robe or clair est brillante. Une délicate matière en bouche laisse deviner le développement progressif de la minéralité du vin, gage d’un excellent terroir. Le niveau de douceur,  (Feinherb) avec 30 G de sucres résiduels le situe plus du côté des « demi-doux » que des liquoreux. La longueur du vin est tout à fait remarquable.

    Belle bouteille d’évolution prévisible, favorable, sur une dizaine d’années.
    Vin à boire pour lui-même.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12 %/vol
    Sucres résiduels : 30,4 g/L
    Acidité totale : 8,2 ‰


  • Malvasia di Cagliari DOC 2011 (0.50L) – Sardaigne – vin naturellement doux (vendangé tardivement) Domaine Meloni

    Vin issu de l’agriculture biologique.

    Ce vin présente une robe or brillante, au nez beaucoup de fraîcheur sans traces d’évolution et des notes de fruits exotiques. L’ensemble est fruité, tonique, subtil et savoureux avec une bonne acidité. La Malvoisie est vraiment un cépage qui se décline au mieux en vin liquoreux naturellement doux. Bonne persistance aromatique. Très bon vin de dégustation. Il devrait évoluer favorablement quelques années encore.
    Récolte : mi-octobre.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14 %/vol
    Sucres résiduels : 80 g/L


  • Ruster Beerenauslese Zweigelt/Pinot Noir/Merlot 2015 Très rare cuvée de « grains nobles » issus de raisins rouges – Domaine Landauer (0,50 L)

    Ce sont des circonstances climatiques rares qui nous ont permis à nouveau l’élaboration de ce grand liquoreux atypique, à la robe rosé corail et aux délicieux arômes de fruits rouges (fraises, framboises, groseilles…). Belle acidité qui équilibre remarquablement la douceur naturelle du vin.
    Il accompagnera remarquablement  vos desserts aux fruits rouges et noirs, ainsi que le foie gras frais.

    Le précédent millésime vinifié de ce type de vin remonte à 2010. Il est complètement épuisé.

    Ce vin extrêmement original, provient d’une « sélection de grains nobles » des raisins  Zweigelt (pour plus de 90%), le reste se partageant entre le Merlot et le Pinot Noir.
    Ces raisins ont été vendangés le 8 novembre 2015. (80% issus de la pourriture noble ou botrytis cinerea et 20% issus de la surmaturité)

    La richesse du mout à la vendange, a atteint 28,5 Kmw (28,5% de sucre en masse volumique).

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,6 % Vol
    Sucres résiduels : 113 g/L
    Acidité totale : 6 ‰

    Mise en bouteille : juin 2016.
    Quantité produite : 3500 bouteilles


  • Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2002 (0,50L)

    hon_tkj6putt02Les premières cuvées du millésime 2002 ont été mises sur le marché au cours de l’été 2008 et ont été vendues jusqu’à épuisement. Nous avions gardé un petit lot que nous avons décidé de remettre en vente en 2016.

    Il présente une robe ambrée et brillante, un nez intense, empyromatique, avec des nuances d’encens et de figue.
    Il est puissant et gras en bouche avec une longue persistance aromatique où l’on distingue l’abricot sec, l’amande grillée et  plus encore l’écorce d’agrumes confits.
    La minéralité est maintenant bien présente quatorze ans après la vendange.
    C’est le meilleur millésime depuis 1999. Nous le pensons apte à une très longue maturité dans de bonnes conditions de conservation.

    Il fait partie des incontournables, avec 1993, 1997, 1999, 2005, 2008 et 2011.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 176 g/L
    Alcool : 12.49% / vol.
    Acidité : 11 ‰


  • Ruster Spätlese Gewürztraminer 2016 « Vendange tardive » Domaine Landauer (0.75L)

    Éléments analytiques :
    – Richesse du moult à la vendange : _ KMW (_ % de sucres en masse volumique)
    – Alcool : _ %/vol
    – Sucres résiduels : _ g/L
    – Acidité fixe : _ ‰

    Le millésime 2014 a été très compliqué par les conditions un peu déplorables de l’été… Le millésime 2015 a lui été tout à fait classique avec une fort belle maturité.
    Le millésime 2016 a été marqué par de dramatiques gelées de printemps à la fin du mois d’avril, précédées par des conditions printanières précoces. La récolte a été divisée presque de moitié.

    La vendange s’est déroulée vers la fin du mois de septembre avec des raisins en sur-maturité de parfaite qualité.
    La régularité qualitative que nous offre Bruno, année après année, est tout à fait remarquable et ce 2016 confirme la règle depuis une vingtaine d’années.

    Le vin présente une belle attaque sur le fruit exotique et la fraîcheur aromatique. On retrouve ici finesse et équilibre.

    C’est tout à fait délicieux avec une application particulière pour l’apéritif.
    Très bon rapport Qualité / Prix.


  • News : 9 février 2016 : Gewürztraminer Spätlese (vendanges tardives) 2015 (Bruno Landauer – Rust – Burgenland/Autriche)

    Orliénas, le 9 février 2016,

    Une importante nouvelle en cette fin d’hiver 2015/2016 est l’arrivée prochaine, très attendue par nos amis sommeliers et clients oenophiles, du Gewürztraminer Spätlese (vendanges tardives) 2015 de Bruno Landauer. Ce vin moelleux créé par Bruno il y a une vingtaine d’années est probablement un des plus grands succès de Dionis.
    Comme je vous l’ai déjà expliqué dans d’autres courriers, l’année 2014 a été caractérisée par une producction quantitative ridicule de ce vin très recherché. Moins de 10% d’une récolte normale. Le millésime 2014, dans l’esprit d’un Auslese, a surpris par sa concentration extrême, liée à une pourriture noble intense et par sa palette aromatique assez éloignée des critères habituels. Malheureusement, très peu de clients ont pu être fournis.

    Le millésime 2015, qui retrouve des conditions normales, sera disponible chez Dionis, la première semaine du mois de mars.

    Cordialement,
    JF Ragot


  • Vin de Constance 1999 Domaine Klein Constantia (W.O Constantia) (0.50L)

    VIN DE CONSTANCE 1999 Domaine Klein Constantia

    Ce millésime a donné le plus riche en sucres résiduels de tous les vins depuis la « résurrection » du vin de Constance en 1987. Un peu plus fermé que les autres millésimes au départ, il commence à s’ouvrir doucement à partir de 2010 et devrait évoluer favorablement sur plusieurs décades.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14,54% vol
    Sucres résiduels : 180 g/L
    Acidité totale : 8,6 g ‰
    pH : 3,69

    Plus d’infos sur les Vins historiques de Constantia.

    Dionis possède un vrai trésor oenologique avec une collection de vieux millésimes de 1987 à 2007.


  • Vin de Constance 1990

    KleinC-1990Domaine Klein Constantia (W.O Constantia) (0.50L)

    Plus d’infos sur les Vins historiques de Constantia.

    Ce quatrième millésime de Vin de constance se dirige vers des équilibres plus classiques avec moins d’alcool et plus de sucrosité.

    Alcool : 14,17 %/vol
    Acidité fixe : 7,5 ‰
    Sucres résiduels : 132 g/L

    Quantité produite : 98 Hl

    Dionis possède un vrai trésor oenologique avec une collection de vieux millésimes de 1987 à 2007.