• Archives pour l'Étiquette Vin de Glace
  • EPUISE – Trabener Kräuterhaus Riesling Eiswein (liquoreux) 2004 (0,375L) Weingut Trossen – vendangé le 21 décembre 2004 par -11°C

    TRABENER KRÄUTERHAUS RIESLING EISWEIN 2004

    Ce vin a été classé dans les cent meilleurs vins de Moselle du millésime.
    Présentant une robe or vert, brillante et intense, il explose littéralement en bouche, une acidité naturelle extraordinaire contrebalançant une richesse en sucres naturels considérable. Les grands eiswein de Riesling de la Moselle sont très certainement les plus précieux du genre. Le potentiel d’évolution est immense et il donnera d’intenses satisfactions dans vingt et trente années…

    Alcool : 8,5 %/vol
    Sucres résiduels : 219,7 g/L
    Acidité totale :15,4 ‰


  • EPUISE – Ruster Eiswein 2001 Domaine Landauer (assemblage Furmint et Muscat Ottonel) (0.50L)

    RUSTER EISWEIN 2001La vendange de ce vin de glace s’est déroulée en trois fois.

    Tout d’abord le 9 décembre 2001 vendange de 1900 Kgs de raisins Furmint par 8 °C.(richesse du moût au pressurage 27 KMW)

    Puis le 12 décembre 2001 2300 kgs de Muscat Ottonel par 9 °C. (richesse du mout au pressurage 30,5 KMW)

    Enfin le 13 décembre, une dernière fois 1600 kgs de Muscat Ottonel par 9°C. (richesse du moût au pressurage 30 KMW)
    Ces trois cuvées qui ont été assemblées et qui ont fermentées ensembles ont produits environ 2000 litres de vin.

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    – alcool : 10%
    – sucres résiduels : 149gr/litre
    – extraits secs réduits : 44.7gr/litre
    – acidité totale : 8.1‰ ( acidité fixe + acidité volatile)

    Robe limpide, claire et brillante.
    Le vin présente une grande noblesse aromatique, marqué par les  » arômes du froid » (sous bois, truffe, sans oublier une belle palette de fruits exotiques).
    L’ensemble est très harmonieux, avec beaucoup de finesse et une belle longueur.
    Ce vin devrait évoluer favorablement sur une longue période.


  • EPUISE – Ruster Eiswein 2003 « Vin de glace de Noël » Domaine Landauer (assemblage Furmint/Muscat Ottonel) (0.50L) (Raisins vendangés le 25/12/2003 par -12°c)

    RUSTER EISWEIN 2003Dans cette région d’Europe centrale, l’année 2003 aura été décidément très favorable à l’élaboration de grands liquoreux.

    Un grand vin de glace exige des raisins très sains à la vendange, sans attaque de pourriture noble. L’année 2003 les aura épargnés, mais sera en revanche une année avec peu ou pas de liquoreux issus du Botrytis Cinerea.

    Il a fallu attendre le froid longtemps cet automne 2003. Le mois de novembre s’est déroulé sans gelées notables et suffisantes pour un vin de glace.

    La dernière chance était pour le mois de décembre, aux environs de la pleine lune. Curieusement, on a remarqué, empiriquement, que les gelées bénéfiques à l’élaboration d’un Eiswein se produisent toujours à la pleine lune qui en cette fin d’année 2003 se situait le 26 décembre.

    Il faut savoir que la vie d’un raisin sur son pied de vigne n’est pas éternelle, et le risque d’une dégradation augmente rapidement au fil du temps…Ceci permet de mesurer aisément le caractère exceptionnel et rare d’un pareil vin.

    Lorsque le temps a semblé se mettre au froid le 23 décembre, nous nous sommes entretenus quotidiennement avec Bruno Landauer et le 24 décembre il nous a paru clair, eu égard aux prévisions météorologiques, que nous tenions une chance qu’il ne fallait pas laisser passer pour le matin du 25 décembre, jour de Noël.

    Nous étions tous d’autant plus excités que la météo annonçait –12°C vers 6 heures du matin. C’étaient des conditions optimales que nous n’avions pas eues depuis les années 80 (étant plus souvent aux environs de –8°C).

    La veillée de Noël a été perturbée par de fébriles préparatifs, le pressoir installé à la hâte dans la cour du domaine, toute la famille rameutée, y compris les travailleurs hongrois des environs de Sopron (Oedenburg) pas très enthousiastes à l’idée de venir travailler un matin de Noël par un froid glacial…

    Bref à cinq heures trente ce matin de Noël, toute l’équipe se dirige vers le vignoble où les ultimes grappes attendent la main de l’homme. Le travail est rapide, éclairé par les phares des tracteurs et les lampes torches. Il n’y a pas une minute à perdre, le plus gros du travail est effectué lorsque l’astre rayonnant émerge un peu avant huit heures.

    2690 kg de raisins dont 60% de Muscat Ottonel et 40% de Furmint sont promptement rapportés au pressoir et lentement écrasés, réservant un nectar à la limite du pâteux. La mesure au réfractomètre indique 30,5 KMW (30,50% de sucre en masse volumique). La quantité extraite de ce précieux breuvage à venir est de 1100 litres . Il n’y a plus, si j’ose dire, qu’à le transférer en cuve et le laisser lentement, très lentement fermenter.

    Ma première dégustation est du 31 mars 2004 : l’ensemble est très riche, presque compacte, très aromatique, avec une fort belle acidité. Nous sommes bien d’accord avec Bruno, le vin continue de fermenter très lentement, et il faudra cette fois ci être encore moins pressé que d’habitude, car on sent que l’élevage sera plus long.

    Ma seconde dégustation le 19 juin montre une évolution notable, l’alcool monte lentement et nous devons être aux environs de 8% Vol, avec peut être 250 grammes de sucres résiduels.

    Très beau succès pour notre Vin de glace de Noël 2003 dont voici les éléments analytiques exacts :

    • richesse du moût : 32.5 KMV (32.5% de sucres en masse volumique
    • taux d’alcool : 12.7%vol
    • sucres résiduels : 155 grammes par litre
    • acidité totale : 7.3 pour mille.
    Voici d’excellents paramètres qui confèrent un équilibre remarquable à ce grand vin liquoreux.

  • EPUISE – Ruster Eiswein 2008 (vendangé les 29 et 30 décembre 2008) Domaine Landauer

    RUSTER EISWEIN 2008

    Fin décembre, une vague de froid est arrivée en Europe Centrale, qui quoique modérée a permis à notre ami et partenaire Bruno Landauer de vendanger un eiswein les 29 et 30 décembre 2008. La température est descendue à -7,5°C le lundi 29 décembre et à -8°C le mardi 30 décembre. Plus personne n’y croyait, car nous n’avions plus eu de conditions favorables depuis 2003.
    3960 Kg de raisins ont été vendangés (70% de Blaufränkisch, 10% de Cabernet-Sauvignon et 20% de Furmint). Le réfractomètre indiquait au pressurage une richesse de 32,5 KMW (32,5% de sucre en masse volumique). Pour des raisons de sécurité œnologique et afin de maintenir l’acidité volatile à un niveau convenable, les fermentations ont été conduites rapidement, en une quinzaine de jours.
    Au final, la quantité récoltée est tout à fait satisfaisante (1400 Litres).

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    Alcool : 10,7 %/vol
    Acidité totale : 8,3 ‰
    Sucres résiduels : 181g/L

    Nous avons opéré une « sélection dans la sélection » de 450 L de vin, sur la vendange du 30 décembre. Le vin a été embouteillé en grandes bouteilles rhénanes de 0,75 L.

    Vin extrêmement typé, la robe est d’un très bel or clair , le nez du vin est intense avec une jolie palette de fruits à pépins bien mûrs et notes d’agrumes. La bouche est à la fois aromatique, puissante, merveilleusement équilibrée avec des saveurs fruitées complexes qui ne finissent pas.
    C’est le premier vin de glace que nous élaborons avec Bruno majoritairement à partir du cépage rouge Blaufränkisch.
    Quand je pense que début novembre 2008, nous nous donnions 10% de chances de réussite, c’est un vrai miracle de la Saint Sylvestre.

    Je vous laisse admirer les photos de la vendange et du pressurage, le 29 et 30 décembre 2008.

    • 1783 Rustensis
      eiswein08_01
      eiswein08_02
    • eiswein08_03
      eiswein08_04
      eiswein08_05
    • eiswein08_06
      eiswein08_07
      eiswein08_08
    • eiswein08_09
      eiswein08_10
      eiswein08_11
    • eiswein08_12
      eiswein08_13
      eiswein08_14
    • eiswein08_15
      eiswein08_16
      eiswein08_17
    • eiswein08_18
      eiswein08_19
      eiswein08_20
    • eiswein08_21
      eiswein08_22
      eiswein08_23
    • eiswein08_24


  • Vin du mois : Spécial Riesling / Vins de Moselle (Allemagne)

    Vin du mois : Avril 2009

    En cette période de l’année, il peut être agréable d’envisager de se munir de très beaux vins d’été, fruités et digestes qui pourront à la fois être consommés à l’apéritif, mais aussi avec des entrées ou des plats de poisson.

    Bien entendu, dans cette offre, c’est aussi l’occasion d’adjoindre deux grands vins moelleux de la même région, mais qui seront à boire dans d’autres circonstances.

    Quelques éléments généraux sur le vignoble allemand pour commencer :
    Superficie totale : 102 000 Ha répartis sur 13 grandes régions. Il y a 63% pour le vin blanc et 37% pour le vin rouge, ce dernier en forte augmentation depuis une quinzaine d’années.

    Pour ce qui concerne la Moselle, qui formait jusqu’à présent une vaste région viticole englobant également administrativement la Saar et la Ruwer, la surface viticole est de 9 080 Ha. La production est à 91% vouée au vin blanc, dont 58% de Riesling. Les vignobles sont plantés sur des sols de schiste et d’ardoise aux pentes souvent vertigineuses.

    Carte des vignobles de la Mosel – Saar – Ruwer
    Vignobles de la Moselle au niveau de Trittenheim le 25 octobre 2008.

     

    Vendanges du cru Winninger Brückstück au domaine Hess-Hautt en octobre 2008. (Moselle des terrasses)

     

    La grande surprise concernant les vins de la Moselle est un changement complet de style. Autrefois, les rieslings mosellans étaient souvent des vins certes délicats, mais fluets. La dilution régnait hélas en maître dans cette région. La prise de conscience des bons viticulteurs allemands, liée à de spectaculaires changements climatiques, permet maintenant la production de vins riches, concentrés, merveilleusement fruités et minéraux, dont la puissance n’a rien à envier aux plus typés des vins de la vallée du Danube, dans la Wachau en Autriche. Toutes les conditions sont réunies maintenant pour offrir l’ expression peut-être la plus accomplie du roi Riesling. La Moselle produit quelques uns des plus grands vins de terroir au monde.

    On recherche dans un vin jeune de la Moselle d’un bon millésime, le fruit, la vivacité et toutes les joies de la jeunesse. Faites-en l’expérience avec nos Trabener Kräuterhaus Kabinett sec ou Spätlese sec et vous comprendrez ce que je veux dire.

    Mais le vrai secret de ces vins, qu’ils soient secs ou moelleux, c’est de les goûter au sommet de leur maturité. Qui est vraiment informé qu’ils sont capables de développer des qualités insoupçonnées au fil d’une longue vie de plusieurs décades ?
    Quel est alors vraiment le meilleur moment ? Cela dépend vraiment de vos goûts et de l’usage du vin (dégustation pour lui-même, accompagnement d’un plat de gastronomie raffinée…)

    On peut résumer globalement cinq phases d’évolution dans ces vins :

    La phase primaire, de une à deux années où vous aurez de la peine à épuiser toutes les joies prodiguées par leur vigoureuse jeunesse. 2007 en est représentatif.

    La phase évolutive : le vin a tendance à se fermer dans les une à trois années après la vendange. Elle peut être brève ou durer plusieurs années, ceci tenant compte des composantes du millésime (alcool, acidité, sucres résiduels éventuels). C’est un passage un peu ingrat, mais il ne faut surtout pas croire que le vin est au bout de son parcours. C’est le cas actuellement du millésime 2001.

    Le vin ne va pas tarder à entrer dans une troisième phase qui va en gros de la huitième à la quinzième année et que l’on peut qualifier de « phase fruitée« . Le fruit revient alors en force presque comme à ses débuts, avec souvent des nuances d’agrumes confits et une grande homogénéité due à la parfaite intégration de l’acidité, de l’alcool et des sucres résiduels. On peut citer dans ce stade évolutif les millésimes 1998, 1995 et 1994.

    De la quinzième à la vingt-cinquième année, c’est la « phase terroir« . Le vin présente encore des arômes fruités mais c’est l’émergence de la complexité minérale qui devient dominante. On peut citer actuellement les millésimes 1989, 1988, 1985 et 1983.

    Enfin, à partir de trente ans, nous entrons dans une période que l’on peut qualifier de phase mystique durant laquelle le vin tend à développer sa propre dynamique. Les différences de terroirs, si marquées du nord au sud de la vallée tendent alors à se gommer. On voit apparaitre des arômes tertiaires comme la pâte d’amande et le fruit confit. On peut qualifier cette phase de mystique car de très grands vins peuvent à ce moment là émerger de petits vignobles ou de producteurs moins bien considérés. On peut citer actuellement dans cette catégorie les vins de 1976 et 1971 et bien entendu de plus anciens encore.

    Tout ceci n’est pas linéaire et les vins de Kabinett et Spätlese sec par exemple n’emprunteront pas exactement la même voie qu’un Auslese, Beerenauslese ou Eiswein (vin de glace).

    Cette dernière partie est issue d’une traduction d’un texte anglais écrit par Jean Fisch et David Rayer, de Mosel Fine Wines.
    Ce texte initial avait été publié dans leur Newsletter et repris par ailleurs sur leur site Internet,
    à l’adresse suivante : http://www.moselfinewines.com/Maturing_Mosel.htm

    Nous avons le plaisir de vous proposer quatre vins en offre spéciale :

    Trois vins de la Moselle centrale du domaine Trossen :

    Trabener Kräuterhaus Riesling Kabinett Trocken (sec) 2007

    Archétype du vin de Moselle fruité, digeste et équilibré , avec une grande pureté aromatique et beaucoup de délicatesse . Il fera un merveilleux vin d’été à déguster en apéritif. Il présente toutes les caractéristiques des vins de la Moselle moyenne, entre autres une subtile minéralité due au sous-sol de schiste ardoisier.
    Alcool : 12% / vol
    Sucres résiduels : 6,7 g/L
    Acidité totale :6.8‰

    Trabener Kräuterhaus Riesling Spätlese Trocken (sec) 2007

    Décidément, le millésime 2007 présente un charme fou dans la Moselle. En provenance du même vignoble que le Kabinett, ce Spätlese Trocken est issu d’une vendange un peu plus tardive que la précédente, obtenue à partir de rendements strictement contrôlés. Il nous offre un vin vraiment complet, riche en arômes d’agrumes frais et à la minéralité prononcée . On peut lui prédire une belle évolution sur de nombreuses années.
    Alcool : 12,5 %/vol
    Sucres résiduels : 8,2 g/L
    Acidité totale :6,6‰


    Trabener Kräuterhaus Riesling Eiswein (moelleux) 2004

    Vendangé le 21 décembre 2004 par -11°C, ce vin a été classé dans les cent meilleurs vins de Moselle du millésime.
    Présentant une robe or vert, brillante et intense, il explose littéralement en bouche, une acidité naturelle extraordinaire contre-balançant une richesse en sucres naturels considérable . Les grands eiswein de Riesling de la Moselle sont très certainement les plus précieux du genre. Le potentiel d’évolution est immense et il donnera d’intenses satisfactions dans vingt et trente années…
    Alcool : 8,5 %/vol
    Sucres résiduels : 219,7 g/L
    Acidité totale :15,4 ‰


    et pour la Moselle des terrasses, un vendange tardive du domaine Hess-Hautt :

    Winninger Brückstück Auslese (moelleux de vendanges tardives) 2007

    Le prototype même de la vendange tardive mosellane. Ce vin provient du nord de la zone viticole, juste au sud de la ville de Coblence dans la zone appelée « les terrasses ».
    Ici, c’est d’une grande finesse dont il faut parler, véritable « vin de dentelle », d’une belle subtilité aromatique, où dominent les agrumes frais et la minéralité. Ce vin est à boire pour lui-même, mais à encaver impérativement.
    Longue évolution prévisible.
    Éléments analytiques non disponibles.


  • News 15 Avril 2009

    Orlienas, le 15 avril 2009,eiswein2008

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Je suis rentré lundi 13 avril de mon périple en Italie et Europe Centrale. Beaucoup d’informations très intéressantes bien sûr.
    A tout Seigneur, tout honneur ! c’est du nouvel Eiswein 2008 (vin de glace), vendangé in extremis par Bruno Landauer, dont je veux vous entretenir maintenant.

    Début janvier, je vous avais en primeur informé de l’arrivée d’une vague de froid en Europe Centrale fin décembre 2008, qui quoique modérée avait permis à notre ami et partenaire Bruno Landauer de vendanger un eiswein les 29 et 30 décembre 2008. La température est descendue à -7,5°C le lundi 29 décembre et à -8°C le mardi 30 décembre. Je dois dire que plus personne n’y croyait, car nous n’avions plus eu de conditions favorables depuis 2003.
    3960 Kg de raisins ont été vendangés (70% de Blaufränkisch, 10% de Cabernet-Sauvignon et 20% de Furmint). Le réfractomètre indiquait au pressurage une richesse de 32,5 KMW (32,5% de sucre en masse volumique). Pour des raisons de sécurité œnologique et afin de maintenir l’acidité volatile à un niveau convenable, les fermentations ont été conduites rapidement, en une quinzaine de jours.
    Au final, la quantité récoltée est tout à fait satisfaisante (1400 Litres).
    Les éléments analytiques sont les suivants :

    Alcool : 10,9%/vol
    Acidité totale : 8,9‰
    Sucres résiduels : 184g/L

    Je dois dire que la dégustation de ce vin le lundi 6 avril dernier est une excellente surprise. La robe est d’un très bel or, le nez du vin est intense avec une jolie palette de fruits à pépins bien mûrs. A ce stade, (le vin est en plein élevage en cuve inox) la bouche est aromatique, équilibrée, bourrée de saveurs fruitées complexes et la longueur du vin est fort agréable.

    C’est un produit extrêmement typé, obtenu je le rappelle à partir de 70% du cépage rouge autochtone Blaufränkisch. Le vin devrait être embouteillé au mois de juin prochain et vous sera peut-être proposé très bientôt, en achat primeur à d’excellentes conditions.

    Je vous laisse admirer les photos de la vendange et du pressurage, le 29 et 30 décembre 2008.

    • 1783 Rustensis
      eiswein08_01
      eiswein08_02
    • eiswein08_03
      eiswein08_04
      eiswein08_05
    • eiswein08_06
      eiswein08_07
      eiswein08_08
    • eiswein08_09
      eiswein08_10
      eiswein08_11
    • eiswein08_12
      eiswein08_13
      eiswein08_14
    • eiswein08_15
      eiswein08_16
      eiswein08_17
    • eiswein08_18
      eiswein08_19
      eiswein08_20
    • eiswein08_21
      eiswein08_22
      eiswein08_23
    • eiswein08_24

    La suite de ce voyage, la semaine prochaine.

    Sincères salutations œnophiles,
    Jean-François Ragot.


  • News 1er Septembre 2004

    Orliénas le 01 septembre 2004

    Cher(e) ami (e) œnophile, Cher(e) client(e),

    Je profite de la pause estivale pour préparer ces quelques lignes afin de vous faire partager nos réflexions et notre vision du monde du vin.
    Le printemps dernier a été comme les précédents, riches en déplacements œnologiques…
    A l’automne austral, je me rends habituellement en Afrique du sud, afin de visiter nos partenaires habituels et en rechercher de nouveaux.
    Ces visites périodiques nous permettent d’appréhender l’évolution de la production sud africaine de vin et d’assurer le haut niveau qualitatif de nos sélections.

    Globalement nous pouvons attester que la qualité moyenne des vins est en baisse. Les exportations ayant été multipliées par huit depuis 1991, la course au rendement et au profit s’est engagée. Ceci réclame de notre part une vigilance de tous les instants et une grande prudence dans nos achats. Toutefois nous ne pouvons que nous féliciter de la grande cohérence de nos partenaires de toujours comme Klein Constantia, Hamilton Russel, pour ne citer qu’eux, qui ont su maintenir ce haut degré qualitatif que vous appréciez tant.

    Une nouvelle génération de vignerons est en train de voir le jour avec une production de vins concentrés et équilibrés que nous soumettrons bientôt avec plaisir à votre approbation, Je pense en particulier à : Mont Dutoit Kelder , les nouveaux millésimes de l’Avenir et les vins blancs secs et liquoreux en tous points remarquables de Cape Point vineyards .

    Klein Constantia- Afrique du sud

    Enfin un nouveau millésime de Noble Late Harvest Sauvignon (sélection de grains nobles) est sur le point de voir le jour.

    Le dernier millésime de haute qualité qui a été commercialisé, était le millésime 1998 (beaucoup d’entre vous s’en souviennent…), nous rappelons que le millésime 2002 sera le quatrième millésime notable depuis une vingtaine d’année. Une sélection dans la sélection en bouteille de 0,75 litres a été embouteillée tout spécialement sous notre contrôle et sera disponible en fin d’année 2004.

    Les nouveaux millésimes de Vin de Constance 2000, 2001, 2002 et 2003 nous ont fait une excellente impression, avec une mention particulière pour le millésime 2000 .

    Le Vin de Constance 2004 qui était au mois de mai en pleine fermentation nous a semblé également particulièrement aromatique et équilibré, doté d’une très belle acidité, très prometteur. L’extrême fin de la vendange 2004 n’était pas terminée au cours de notre visite du 10 mai , je vous invite à vous reporter à notre site Internet pour découvrir quelques photos.

    A noter l’arrivée d’un nouvel œnologue de trente ans, Adam Mason, qui nous a semblé très talentueux. Il a remplacé Ross Gower qui quitte Constantia après vingt ans de bons et loyaux services. Ce dernier, en repartant de zéro, avait redonné ses lettres de noblesse à ce Domaine vieux de 300 ans.

     

    Ruster Eiswein 2003
    Bruno Landauer – Autriche

    Dans cette région d’Europe centrale, l’année 2003 aura été décidément très favorable à l’élaboration d’un certain type de liquoreux :

    Je pense tout particulièrement au vin de paille de Cabernet sauvignon de Georg Lunzer à Gols qui restera un modèle du genre, et à cet Eiswein de Bruno Landauer à Rust, Vin de glace, magnifique cuvée de Noël.

    Ces deux types de vins exigent des raisins très sains à la vendange, sans attaque de pourriture noble. L’année 2003 les aura épargnés, mais sera en revanche une année avec peu ou pas de liquoreux issus du Botrytis Cinerea.

    Il a fallu attendre le froid longtemps cet automne 2003. Le mois de novembre s’est déroulé sans gelées notables et suffisantes pour un vin de glace.

    La dernière chance était pour le mois de décembre, aux environs de la pleine lune. Curieusement, on a remarqué, empiriquement, que les gelées bénéfiques à l’élaboration d’un Eiswein se produisent toujours à la pleine lune qui en cette fin d’année 2003 se situait le 26 décembre.

    Il faut savoir que la vie d’un raisin sur son pied de vigne n’est pas éternelle, et le risque d’une dégradation augmente rapidement au fil du temps…Ceci permet de mesurer aisément le caractère exceptionnel et rare d’un pareil vin.

    Lorsque le temps a semblé se mettre au froid le 23 décembre, nous nous sommes entretenus quotidiennement avec Bruno Landauer et le 24 décembre il nous a paru clair, eu égard aux prévisions météorologiques, que nous tenions une chance qu’il ne fallait pas laisser passer pour le matin du 25 décembre, jour de Noël.

    Nous étions tous d’autant plus excités que la météo annonçait –12°C vers 6 heures du matin. C’étaient des conditions optimales que nous n’avions pas eues depuis les années 80 (étant plus souvent aux environs de –8°C).

    La veillée de Noël a été perturbée par de fébriles préparatifs, le pressoir installé à la hâte dans la cour du domaine, toute la famille rameutée, y compris les travailleurs hongrois des environs de Sopron (Oedenburg) pas très enthousiastes à l’idée de venir travailler un matin de Noël par un froid glacial…

    Bref à cinq heures trente ce matin de Noël, toute l’équipe se dirige vers le vignoble où les ultimes grappes attendent la main de l’homme. Le travail est rapide, éclairé par les phares des tracteurs et les lampes torches. Il n’y a pas une minute à perdre, le plus gros du travail est effectué lorsque l’astre rayonnant émerge un peu avant huit heures.

    2690 kg de raisins dont 60% de Muscat Ottonel et 40% de Furmint sont promptement rapportés au pressoir et lentement écrasés, réservant un nectar à la limite du pâteux. La mesure au réfractomètre indique 30,5 KMW (30,50% de sucre en masse volumique). La quantité extraite de ce précieux breuvage à venir est de 1100 litres . Il n’y a plus, si j’ose dire, qu’à le transférer en cuve et le laisser lentement, très lentement fermenter.

    Ma première dégustation est du 31 mars 2003 : l’ensemble est très riche, presque compacte, très aromatique, avec une fort belle acidité. Nous sommes bien d’accord avec Bruno, le vin continue de fermenter très lentement, et il faudra cette fois ci être encore mois pressé que d’habitude, car on sent que l’élevage sera plus long.

    Ma seconde dégustation le 19 juin montre une évolution notable, l’alcool monte lentement et nous devons être aux environs de 8% Vol, avec peut être 250 grammes de sucres résiduels. Nous n’avons pas encore d’analyse disponible, il faudra savoir être patient jusqu’à la mise en bouteille prévue pour début septembre.