• Archives pour l'Étiquette Vigneti Zabù
  • Vigneti Zabù Chiantari Nero d’Avola – Merlot Sicilia IGT 2017 (Agrigento) (0.75L)

    chiantarizabu2011Ce vignoble avant-gardiste est situé à Sambuca Di Sicilia dans la province occidentale d’Agrigento. Cette cuvée élaborée à 30 000 bouteilles est le fruit de la collaboration entre Michele Villa et Filippo Baccalaro (associé et œnologue du groupe Farnese).
    Ce vin est issu de 70% de Nero d’Avola et 30% de Merlot.
    Passage en barriques de chêne français pendant 8 mois.

    De robe grenat, il offre un ample bouquet de baies sauvages, violettes et poivre noir.
    Un élevage de six mois en barriques a affiné la structure généreuse du vin. En dépit de sa puissance, il présente en bouche, une belle fraîcheur aromatique, des tanins présents mais souples et une longue finale où l’on retrouve la mûre et l’olive noire bien mure.

    Température de service : 16/18°C
    Alcool : 13,5%/vol
    Accord mets/vins : Il accompagnera parfaitement les plats de pâtes, les viandes blanches et rouges rôties ainsi que les fromages de caractère.


  • Vigneti Zabù Il Passo Nerello Mascalese-Nero d’Avola IGT 2016 (Agrigento) (0,75L)

    Vin particulièrement original élaboré par le domaine Zabu à partir d’un assemblage des deux cépages autochtones Nerello mascalese et Nero d’Avola.

    Lorsque les raisins arrivent à maturité, leurs tiges sont «pincées» 10 cm avant la grappe, ce qui permet une concentration naturelle du sucre, favorisée en outre par les vents chauds en provenance d’Afrique. Les raisins sont finalement vendangés lorsque la diminution de leur poids atteint 15 à 20%.

    La vinification se déroule ensuite avec une longue macération permettant d’extraire couleur et arômes, puis le vin passe pour un cours séjour de six mois, dans des barriques françaises et américaines.

    Il présente une robe rubis profond, un bouquet expressif de fruits rouges très murs, rappelant par moment un beau pinot noir. En bouche, une attaque fruitée agréable et une belle fluidité donnent au vin une excellente digestibilité. Bonne longueur fruitée.

    Température de service : 18°C
    Alcool : 13%
    Accord mets/vins : parfait avec des plats de pâtes en sauce, viandes rôties et fromages affinés.


  • Zabu Grillo IGT 2018 (Sicile) vin blanc sec issu de l’excellent cépage autochtone Grillo

    Le grillo est un cépage blanc de Sicile. En 2008, des études ADN ont démontré qu’il était né du croisement du catarratto avec le moscato d’Alessandria (aussi appelé zibibbo). Le grillo a longtemps été le principal cépage du très populaire Marsala, mais il a petit à petit dû céder sa place au profit de cépages plus productifs comme le catarratto et l’inzolia.

    Ce vin bien structuré et même très légèrement tannique est élaboré à basse température afin d’exalter ses arômes floraux et de fruits exotiques. Il est étonnant par sa fraicheur aromatique, un peu inattendue pour un vin de l’extrême sud de l’Europe.
    Le millésime 2018 présente une grande précision aromatique. Notre œnologue préféré Filippo maitrise de mieux en mieux ce cépage passionnant.
    A découvrir à l’apéritif.

    Une grappe du cépage grillo.

    La photo du cépage et le paragraphe d’introduction proviennent du site www.licata.be


  • News 22 Avril 2008

    Orlienas, le 22 avril 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Nous reprenons notre compte-rendu de voyage commencé le 16 avril.
    Pour terminer la dégustation chez Feudi di San Marzano, notre ami Mauro nous a fait découvrir la version 2007 de l’Aleatico. Cette année, il portera la dénomination Aleatico di Puglia DOC.
    Ce vin, à la robe grenat profond, présente un nez sur le fruit rouge très compoté, avec une « puissance irrésistible ». Comme vous le savez peut-être, cette région de l’Europe a connu un été 2007 très chaud. La sucrosité est un peu inférieure à celle du millésime 2006 mais la puissance alcoolique un peu supérieure. Les deux conjugués donnent un vin différent, mais particulièrement délicieux également.

    Un autre vin fort intéressant, appartenant à la famille des vins rouges naturellement doux est le Primitivo di Manduria sur-maturé. J’ai eu le plaisir de déguster deux versions très intéressantes au domaine Agricola Pliniana :
    La version Due Mari 2004 présente une robe profonde, très peu évoluée. Le nez est fruité, précis et de bonne complexité. En bouche, le vin surprendra agréablement les amateurs même peu où pas habitués à déguster des vins rouges naturellement doux. Il n’y a aucune lourdeur et toujours une certaine fraicheur aromatique. L’équilibre de ce vin est de 13% en alcool, + 3.5% en sucres résiduels (65g/L).
    La version « supérieure » Dolce Suavis 2004 est tout à fait excellente, encore plus puissante et plus riche, avec un équilibre de 13% alcool, +4.5% de sucres résiduels (76g/L).
    De véritables vins culturels, mais auxquels on s’habitue très bien…

    La dégustation des vins chez Vigneti Zabù permet de mesurer encore les efforts entrepris pour porter la qualité le plus haut possible. Les blancs sont intéressants, surtout l’Inzolia 100% IGT qui présente, en dépit du climat, un fruité très élégant et une belle fraicheur, le taux d’alcool ne dépassant pas 12.5%. Tout comme l’an passé, la dégustation des rouges est convaincante (Nero d’Avola IGT 2007 100%, Syrah 2006 et mon préféré l’assemblage Nero d’Avola / Merlot 2006). La robe est rubis foncé, presque grenat, très joli nez, fin et complexe, proche dans l’esprit du 2005 avec un peu moins de boisé encore. En bouche, l’équilibre est une réussite. Je ne peux que vous recommander chaudement le 2005 presque épuisé et bien entendu le 2006 qui sera disponible dans quelques temps.

    Nous poursuivons notre périple, au domaine Pupillo (Siracusa – Sicile).
    Intéressante dégustation du Moscato di Siracusa Pollio 2005 (14.5% d’alcool et 40g de sucres résiduels). Le muscat à petits grains s’exprime avec une forte identité minérale sur ce terroir historique d’exception. Je souris encore en pensant à la surprise de quelques uns de nos amis sommeliers qui attribuaient cette minéralité au « bouchon »…. La bouche est très équilibrée avec une acidité toujours surprenante pour ces vins de l’extrême sud de l’Europe.

    La dégustation du Solacium 2007 (Moscato di Siracusa) est encore plus convaincante peut-être : la récolte a été effectuée à l’extrême fin d’août, début septembre. Le millésime est marqué par un rendement très faible, dû à la canicule (700g de raisin/pied !) La robe du vin est vieil or avec de splendides reflets verts. Le nez est délicat et laisse percer cette minéralité si caractéristique qui fait l’originalité de ce terroir. La bouche est à l’image du nez, toute en finesse et subtilité avec une très belle longueur. L’équilibre du vin se situe à 14.8% d’alcool, 90 g de sucres résiduels et une acidité d’environ 5‰.

    De droite à gauche : Carmella Pupillo, l'oenologue du domaine Salvatore Martinico et Marguerite.

    Restant en Sicile, c’était l’opportunité de passer au domaine Rudini, producteur du fameux Moscato di Noto. Le propriétaire du domaine, monsieur Di Pietro est un sicilien à l’état chimiquement pur… Le domaine est situé dans la commune de Pachino à l’extrême sud du pays. Ce qu’il y a de vraiment étonnant dans les meilleurs vins de l’Europe du sud, c’est leur fraîcheur, souvent supérieure à beaucoup de vins élaborés dans des conditions plus septentrionales : j’en veux pour preuve un très bon rosé à 90% de Nero d’Avola dans l’esprit fruité et caressant, sans aucune lourdeur, un remarquable Chardonnay 2007 issu de vignes de cinq ans au fruité et à la délicatesse inattendus. Délicieux !
    Le Moscato de Noto 2007 semble presque une copie des 2005 et 2006, tant la régularité de ce vin naturellement doux magique, est grande. Le seul problème qui donne lieu à quelques discussions animées est la tendance à l’inflation de son prix…

    De droite à gauche : M. di Pietro (le propriétaire), Giuseppe Bono, Marguerite et Jean-François Ragot.

    Nous poursuivons par deux autres domaines siciliens qui nous ont impressionné par la qualité de leurs vins : le domaine des Princes de Spadafora à Palermo avec un excellent blanc sec 2007 (Alhambra – Monreale Bianco DOC) issu des cépages Inzolia et Catarratto, un rouge vineux, fruité et tannique (Monreale DOC Syrah 2006) et enfin un merveilleux blanc sec 2007 issu à 100% du cépage autochtone Grillo (Sicilia IGT). La robe est presque incolore, la finesse, la subtilité du nez n’ont d’égales que l’équilibre en bouche de ce vin racé au caractère aristocratique.

    Autre domaine remarquable assez proche de Palerme aussi l’Abbazia Santa Anastasia. Large gamme de vins blancs et rouges qui joue au mieux le jeu des cépages autochtones et des assemblages avec les cépages internationaux. Je citerais, un très bon Grillo 2007 également, un Nero d’Avola 2006 (Contempo) et un intéressant Nerello Mascalese 2006 (le cépage cultivé principalement sur le volcan Etna) à la robe très claire, au fruité caressant mais à la bouche étonnamment tannique. Un vrai vin culturel !

    Sur ces bonnes paroles, nous en resterons là, si vous le voulez bien, pour ce soir.

    Œnophiles salutations,
    Jean-François Ragot.


  • News 11 Avril 2007

    Orlienas, le 11 avril 2007

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Cette « news » sera plus copieuse que d’habitude, car étant rentré lundi soir 9 avril de douze jours de voyage en Europe du Sud et Centrale, j’ai bien entendu beaucoup de choses à vous dire.

    Tout d’abord, j’ai passé trois jours au Vinitaly de Verona (Italie). C’est un salon de vins absolument gigantesque, 2007 en étant la quarante et unième édition. Imaginez 4200 exposants sur huit hectares, dont 97% représentent la viticulture italienne. Les exposants dit « étrangers » représentent seulement 3% c’est-à-dire 125 exposants…
    Nous n’avons pas pour habitude de découvrir et d’acheter des vins sur des salons internationaux, mais Vinitaly est un phénomène unique dans le monde du vin, à la mesure de l’extraordinaire diversité et étendue du vignoble italien. Presque tous les producteurs qui comptent dans le monde du vin sont présents pour ce qui est devenu depuis une vingtaine d’années la « grand messe » du vin de la péninsule. C’est par conséquent une opportunité unique de rencontrer nos partenaires « historiques » et le cas échéant d’en découvrir d’autres, que nous ne manquerons pas d’aller visiter ultérieurement, afin d’approfondir la relation, qui est essentielle dans la philosophie de notre travail.
    Il est vrai qu’aller au Vinitaly sans avoir préparé ses dossiers, reviendrait à partir dans le désert sans boussole et sans eau…
    Vous imaginez bien que ce n’est pas notre cas !

    En dehors de nos grands partenaires du Piémont et d’Italie centrale, j’ai voulu mettre l’accent une fois de plus sur le sud qui devient d’année en années l’endroit où il se passe quelque chose. Comme je crois vous l’avoir déjà dit, je sens vraiment l’avenir du vin italien dans cette partie de la péninsule. Tout est là : la variété des cépages autochtones, de splendides terroirs, une climatologie exceptionnelle et des hommes passionnants.

    Nous avons pour commencer et de manière tout à fait prioritaire, visité nos amis du groupe Farnese. La dégustation des blancs 2006 Casale Vecchio (Abruzzes), Vesevo (Campanie) et Feudi di San Marzano (Puglia) est une nouvelle fois une révélation :

    Je voudrais particulièrement mettre l’accent sur le Casale Vecchio (cépage autochtone Pecorino), le Fiano Di Avellino DOCG et le Greco di Tuffo DOCG complexe et d’un délicieux fruité sur des arômes de fruits bien mûrs à pépins. Vesevo nous réservait également une surprise avec un blanc IGT de la province Irpinia (Campanie) d’une remarquable qualité. Le vin a été curieusement appelé « Melange« . Il s’agit d’un assemblage des cépages indigènes Fiano, Greco et Coda di Volpe (« La queue de renard »!). C’est complexe, riche, très fruité et de grande longueur.

    A signaler, pour ce qui concerne les Pouilles, l’excellent Bianco Salento 2006 issu d’un assemblage de cépages indigènes. Très bon rapport qualité/prix.
    Pour ce qui concerne les rouges 2006 du groupe Farnese, c’est vraiment un superbe millésime et je ne rentrerai pas dans les détails pour la gamme habituelle disponible chez Dionis. Je citerais toutefois un surprenant Tarantino (Pouilles) IGT 2005 produit avec 100% de Syrah (Robe grenat, brillante, nez sur un fruit noir très mûr. C’est assez profond et complexe avec un joli fruité. Le prix est de plus, très attractif.)

    Le Primitivo di Manduria rouge 2004 (vignes de 60 ans) est tout comme les précédents millésimes (2001, 2002 et 2003), une réussite (Belle robe profonde, d’un grenat presque noir. Finesse, équilibre et complexité. L’alcool est de 14.5%, avec un sucre résiduel de 16g/L.)

    Une grande nouveauté cette année à San Marzano (Pouilles) avec un vin liquoreux rouge naturellement doux, élaboré sur un petit vignoble situé à un kilomètre de la mer, à Marina di Lizzano. Il s’agit d’un Aleatico Passito 2006 (l’aleatico est un cépage provenant d’une mutation d’une espèce de Muscat rouge.) De robe grenat, noire, il présente un nez de grande maturité. En bouche, en dépit de la richesse de ce vin, aucune lourdeur et un feu d’artifice d’arômes de confiture de fruits noirs. Excellente longueur.

    Pour en terminer avec les Pouilles, je désirais depuis longtemps référencer un très bon Primitivo di Manduria de vendanges tardives naturellement doux. Mes recherches ont été couronnées de succès avec « Suavis » 2003 et « Due-mari » 2004 produits par Agricola Pliniana. Le premier avec 13% d’alcool et 76 g de sucres résiduels présente une robe grenat profond, une bouche aux arômes nobles de fruits noirs sur une palette aromatique caractéristique du Primitivo. C’est équilibré avec des tanins fins. Ce type de liquoreux naturellement doux trouve sa tradition dans les vins historiques de la « Grande Grèce » de l’Antiquité (Italie du sud et Sicile). Le Primitivo di Manduria « Due-mari » 2004, du même producteur, est construit sur style plus léger avec 13% d’alcool et 51 g de sucres résiduels. C’est fin, délicat et fruité. Le rapport qualité/prix est intéressant.

    Notre ami Filippo Baccalaro, œnologue et l’un des trois propriétaires du groupe Farnese, a absolument tenu à  nous faire déguster les vins du vignoble sicilien Zabù, dans lequel il a pris des participations. Je noterai particulièrement un excellent « blend » Nero d’Avola (60%) / Merlot (40%) IGT 2005. Je vous en avais déjà probablement parlé, mais l’excellence du cépage Nero d’Avolla sicilien n’est plus à démontrer. Bien vinifié et à rendement modéré, il est complexe et excellent. De plus, il permet d’élaborer de remarquable assemblages avec les cépages internationaux Merlot et Syrah.

    Nous continuerons la semaine prochaine notre compte-rendu de voyage, avec de nombreuses photos bien entendu.

    A bientôt et sincères salutations,

    Jean-François Ragot