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  • Le vin de glace / Eiswein / Icewine

    Le 27 décembre 2017,

    Cher(e)s ami(e)s œnophiles,

    En cette fin d’année 2017, je ne peux hélas que vous confirmer la tendance lourde à la raréfaction de la production des Vins de Glaces/Eisweine/Icewines. En Europe centro-orientale et en Allemagne, aucun froid notable jusqu’à ce jour et les tendances jusqu’au premier jour de janvier 2018 sont à la grande douceur. Par conséquent, il n’y aura pas de millésime 2017. Le 2012 restera chez Bruno Landauer l’ultime Vin de Glace de qualité optimale.
    Soyez, par conséquent, très méfiants, si vous voyez des propositions sur les cinq derniers millésimes, ce ne sont pas, à coup sûr, des vins honnêtes…
    Je répète une fois de plus qu’une température minimale de -8 / -9 °C est nécessaire à une bonne cryoextraction naturelle.
    Nous vivons actuellement sur nos stocks des millésimes 2009 et 2012, mais ça ne durera pas éternellement…

     

    Le 18 février 2014,

    Cher(e)s ami(e)s œnophiles,

    J’ai commencé à m’intéresser très sérieusement aux vins de glace en 1990 avec mon ami Bruno Landauer. Lui-même a produit son premier eiswein en 1986. Le résultat avait été particulièrement concluant, mais il n’en reste que le souvenir…

    Nous avons connu des années fastes dans la fin des années 80 et dans les années 90. Les conditions climatiques de l’Europe centrale étaient alors beaucoup plus continentales et nous pouvions espérer un bon coup de froid au moment de la pleine lune de novembre ou au pire à celle de décembre. Il faut dire clairement qu’après, c’est trop tard ! Je garde un souvenir ému des 1988, 1989, 1990, 1992, etc…

    Pour le début de la décade 2000, les deux eiswein qui ont pu être produits dans des conditions optimales ont été  les millésimes 2001 et 2003.
    Il  a fallu attendre ensuite 2008 pour  produire à nouveau un véritable eiswein, les conditions climatiques ayant été beaucoup trop chaudes durant 5 ans.
    Le coût est  lourd, car les raisins que nous avions « abandonnés » à cet effet en 2004, 2005, 2006 et 2007  ont été perdus. Ceci représente entre 3 et 4 tonnes de raisins par essai compromis soit entre 12 et 16 tonnes de raisins en tout, que nous aurions pu utiliser pour un autre usage (Auslese ou Beerenauslese le cas échéant).
    En 2009, les conditions ont été une nouvelle fois favorables avec la production d’un très beau nectar qui sera embouteillé en principe en février 2011.

    Tout ceci est rassurant, car il serait regrettable de devoir abandonner la production de ces extraordinaires nectars à nos amis canadiens…

    Face à l’avalanche d’informations médiatiques qui tendent à égarer quelque peu l’œnophile, même curieux et avisé, je vous propose que nous fassions un petit point sur la question.

    I – ORIGINES DE L’EISWEIN :

    La méthode a été vraisemblablement découverte de manière empirique quelque part en Europe Centrale il y a fort longtemps. Toutefois, le premier document attestant son existence de manière certaine, remonte à 1792. Le premier Eiswein a été élaboré à Piesport dans la vallée de la Moselle, très probablement à partir du cépage Riesling.

    II – ZONES DE PRODUCTION DE L’EISWEIN :

    En Allemagne, dans la vallée du Rhin, de la Moselle et en Franconie : la production a pris un caractère commercial depuis 1961. Le réchauffement climatique a été très rigoureux dans la Moselle et la vallée du Rhin, juste un peu moins en Franconie.

    En Autriche, dans le Burgenland : cette région offre à mon avis les produits les plus intéressants, du point de vue rapport qualité/prix. (mais comme nous l’avons vu plus haut, pourrons-nous encore en produire de temps en temps ?)

    En Slovénie : la tradition est ancienne, la qualité peut être excellente, mais le prix n’est pas très attractif. Le problème du réchauffement climatique est crucial également.

    En Alsace : des tentatives sont faites depuis le milieu des années 80 avec des fortunes diverses. Le climat est malheureusement actuellement carrément défavorable.

    Le Canada : Des « Icewines » sont produits de manière systématique dans l’Ontario depuis 25 ans grâce aux conditions climatiques du pays. Ce sont des produits « marketing type« , sans véritable tradition historique, mais certains peuvent être toutefois très bons.

    III – VENDANGE DE L’EISWEIN :

    L’élaboration d’un Eiswein est un jeu très risqué, car il nécessite des conditions climatiques spécifiques qui sont loin de se reproduire toutes les années (voir ci-dessus) :

    Tout d’abord, le vignoble doit être protégé des oiseaux par des filets installés vers la fin du mois de Septembre.
    Quelques vignerons amis de Rust ont fait quelquefois la cuisante expérience d’un vol de quelques milliers d’oiseaux s’abattant sans répit sur la vigne jalousement préservée et la « nettoyant » en moins de quelques heures…
    Des vents violents ainsi que de fortes pluies peuvent avoir un effet fragilisant, voire dévastateur pour les raisins. Une chute de neige lourde peut être du pire effet et précipiter la récolte au sol. Il faut savoir que le raisin doit demeurer le plus sain possible.

    Cela signifie qu’il est quasiment impossible de conjuguer la vinification de l’Eiswein et la sélection de Grains Nobles (botrytis cinéréa) au cours de la même récolte.
    C’est une véritable surmaturation sur pied qui s’opère durant une période de 2 à 3 mois. Le passerillage sur souche fait partie intégrante du processus d’élaboration.

    Il nécessite un courant d’air modéré et régulier, de petits phénomènes de gel et de dégel et comme nous l’avons dit plus haut, l’absence de botrytis. Il faut savoir que ce dernier ne se développe pas en dessous de 10°C.

    Si toutes ces conditions sont réunies, il faut encore compter avec une importante perte de raisins tombés au sol (30 % en moyenne).
    Pour ce qui touche aux raisins demeurant sur souche, un air très sec et modérément froid pourra entrainer une déshydratation de l’ordre de 60 % du volume restant. Plus la vendange sera tardive, liée à l’arrivée d’un grand froid, plus la perte de volume sera grande (et meilleure sera la qualité, bien entendu).
    L’acidité totale du raisin tendra aussi à diminuer avec l’évolution de la surmaturité.

    La température minimum pour vendanger doit être de – 7° C. Elle est optimale à -12°C. C’est vers 4 heures du matin, à la lueur de projecteurs montés sur un tracteur, que la cueillette commence, sans instruments tranchants le plus souvent, car les grappes se détachent aisément d’elles-même.
    Le pressurage s’effectue à l’extérieur afin de maintenir les mêmes conditions de températures.


    IV – THÉORIE DE L’EXTRACTION :

    Deux phénomènes vont s’additionner au moment du pressurage :

    Tout d’abord, la cryoextraction naturelle : les baies les moins riches en sucre seront congelées, la glace demeurant dans le pressoir, alors que les baies les plus riches resteront normales et libéreront un jus très concentré.
    La cryoextraction, engendre de plus un effet de supra-extraction, c’est-à-dire qu’elle permet d’extraire plus de sucre que le pressurage direct d’un raisin non gelé.
    La perte de rendement est considérable. On obtient environ 0,15 litre de jus par Kg de raisin gelé, c’est-à-dire 6 à 8 fois moins qu’un rendement en jus normal.
    Le mode de pressurage est également capital. La montée en pression doit être lente avec de fréquents desserrages.
    Un cycle de 2 Tonnes de raisin durera environ 3 heures pour aboutir à une quantité de 300 à 600 litres de moût.
    La fermentation de ces derniers est une étape également longue et délicate.
    Elle s’effectue en cuve inox ou en barrique. Sa durée est de l’ordre de 3 semaines. Le moût ne possédant plus que très peu, voire plus du tout de levures indigènes, doit être ensemencé par un choix de souches de levures appropriées. Après quelques mois d’élevage, le vin est prêt à l’embouteillage.

    Je suis personnellement partisan d’élevages assez courts en cuve inox.


    V – CARACTÉRISTIQUES ORGANOLEPTIQUES DE L’EISWEIN
    ET APTITUDE A LA GARDE :

    Elles peuvent être extrêmement différentes, car elles reposent en fait sur trois paramètres :

    – La nature du cépage.
    Ils peuvent être très variés, quelquefois assemblés. Pour l’Allemagne, il faut opter pour le riesling, hélas très coûteux et en tout état de cause, éviter les cépages « hybrides », gros accumulateurs de sucre au détriment de la finesse. (Les Bouvier et autres Ortega sont à fuir !)

    – La souche de levure de fermentation.
    Il s’agit d’un problème œnologique pur et dur sur lequel je ne m’étendrai pas.

    – Les arômes spécifiques issus du froid.
    Ils vont du fruit exotique aux arômes épicés (gingembre, poivre etc…) en passant par le sous-bois. Ceci est particulièrement net dans les Eiswein du Burgenland autrichien.

    Pour ce qui touche au potentiel de garde des Eiswein, on peut l’estimer à une trentaine d’années sans grand risque d’erreur.

    Ci-dessous, vous trouverez les photos que nous avons faites au cours de la vendange de notre eiswein le 25 décembre 2003 à Rust dans le Burgenland (Autriche de l’extrême est).

    Nous avons bénéficié d’une température optimale de -12°C, ce qui est rare.

    Vendange de l’EISWEIN (vin de glace) à Rust le 25 décembre 2003 par une température de -12°c !

    Vendange et pressurage de l’EISWEIN les 29 et 30 décembre 2008.

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  • News : 09 octobre 2017 : bref coup d’œil sur l’été 2017 et le début des vendanges

    Orliénas, le 9 octobre 2017,

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’été 2017 restera dans les annales météorologiques comme un des plus chauds des cent dernières années. Si l’Europe du Sud a été plus particulièrement marquée, l’Europe Centrale a été souvent caniculaire, mais les nuits ont été notablement plus fraîches qu’à l’ouest de l’Europe.
    La sécheresse a été de mise dans une très grande partie de l’Europe.

    Dans l’Est de la Hongrie, particulièrement dans la région de Tokaj (Tokajhegyalja) on pouvait déjà déguster des raisins doux à la mi-août. Les vendanges ont commencé doucement vers le 10 septembre pour les vins blancs secs et se poursuivront comme d’habitude, jusqu’à la première décade de novembre pour les vins moelleux. Heureusement, de petites pluies ont favorisé une bonne évolution de la maturité du raisin.

    Je suis passé dans le Burgenland autrichien le 28 septembre. Chez Bruno Landauer qui a commencé ses vendanges à la fin du mois d’août, l’optimisme régnait (voir photo !) La vendange est très favorable pour les raisins rouges, avec des maturités élevées. On devrait assister à un millésime du type 2011. Bruno m’a fait déguster son Gemischter Satz 2017, vendangé au début du mois de septembre, encore plein de levures et trouble, mais déjà délicieux

    Dans la Wachau, les vendanges étaient à leur tout début le 28 septembre, avec des raisins magnifiques et superbement aromatiques. Je parle bien entendu, particulièrement des Grüner-Veltliner et des Riesling. Roman Gritsch, notre partenaire dans la Wachau, avait le sourire. Les vendanges devraient battre leur plein à partir du 8 octobre.

    Bruno Landauer, dans la cour de son domaine, le 28 septembre 2017.

  • Vendanges 2015 à Tokaj (région Tokajhegyalja – Hongrie) – 2eme partie

    Orliénas, le 24 novembre 2015,

    Dans ma news du 29 septembre dernier, j’ai évoqué les conditions climatiques dans lesquelles s’inscrit la vendange 2015 à Tokaji jusqu’à la fin du mois de septembre.
    Je me suis rendu à nouveau dans la Tokajhegyalja (région de Tokaj) du 8 au 13 novembre. Je rappelle que les vendanges ont commencé début Septembre pour les premiers vins blancs secs et se sont terminées vers le 13 novembre.
    Pour ce qui touche aux vins liquoreux de Tokaj, qui tendent hélas à devenir bien plus rares, on peut observer pour 2015 deux catégories :

    – Les premiers tris du mois de septembre, qui se sont déroulées par un temps beau, chaud et sec ont permis de récolter des grains aszu passerillés de première classe de haute qualité.

    – Les tris suivants se sont déroulés vers la fin octobre après les pluies, qui ont déclenché l’arrivée du botrytis cinéréa ou pourriture noble. Les grains obtenus sont alors de deuxième et troisième classe. Ils n’ont pas l’aptitude à produire des vins d’Aszu de très haute qualité, mais en revanche, ils peuvent être utilisés pour la production d’excellents Szamorodni.

    Le principal opérateur de la région, Tokajkereskedőház (qui a remplacé le défunt Combinat de Tokaj après les privatisations commencées en 1990) a pour son compte joué la carte des vins blancs secs et acheté que des quantités extrêmement faible de grains aszu. Il regroupe pratiquement tous les petits producteurs qui ne poussent pas, eux non plus à prendre le moindre risque…

    Pour ce qui concerne Dionis, nous nous inscrivons dans la tradition historique de la production de vins liquoreux remontant à plus de quatre siècles, estimant fort peu le niveau qualitatif des vins blancs secs issus du cépage Furmint. Ce dernier est incomparable pour l’élaboration des grands vins liquoreux, mais médiocre pour ce qui touche aux vins blancs secs. Je le dis bien fort depuis des lustres, mais le marché des vins liquoreux étant un marché élitiste, donc réduit, certaines organisations professionnelles locales essaient de nous faire prendre « des vessies pour des lanternes » en tentant de faire croire au monde européen du vin, avec la complicité des medias, que l’on peut produire de grands vins blancs secs dans cette région, en les « travaillant » à la barrique…c’est une imposture !

    Si on cherche de grands vins blancs secs en Europe Centrale, il faut aller les chercher plus sûrement en Autriche ou en Allemagne.

    Je vous laisse regarder quelques photos de la semaine du 9 au 15 novembre 2015.

    Cuve de grains aszu dans l'attente d'être vinifiés. Ce sont typiquement des grains passerillés de première classe vendangés au mois de septembre 2015. Ils sont aptes à produire des Tokaji Aszu de haute qualité. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l’attente d’être vinifiés. Ce sont typiquement des grains passerillés de première classe vendangés au mois de septembre 2015. Ils sont aptes à produire des Tokaji Aszu de haute qualité. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l'attente d'être vinifiés. Ce sont typiquement des grains botrytisés de deuxième classe vendangés dans la deuxième moitié du mois d'octobre 2015. Ils ne sont pas aptes à produire les Tokaji Aszu les plus fins. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l’attente d’être vinifiés. Ce sont typiquement des grains botrytisés de deuxième classe vendangés dans la deuxième moitié du mois d’octobre 2015. Ils ne sont pas aptes à produire les Tokaji Aszu les plus fins. Photo du 10 novembre 2015.
    Pure essence de Tokaji (Eszencia) issue de grains passerillés vendangés au mois de septembre 2015. Sa concentration est de l'ordre de 800g de sucre/ litre. Son acidité marque le pas des années chaudes (entre 10‰ et 11‰). Photo du 10 novembre 2015.
    Pure essence de Tokaji (Eszencia) issue de grains passerillés vendangés au mois de septembre 2015. Sa concentration est de l’ordre de 800g de sucre/ litre. Son acidité marque le pas des années chaudes (entre 10‰ et 11‰). Photo du 10 novembre 2015.
    Grains aszu de l'extrême fin fin des vendanges (à gauche) et des grappes pleinement botrytisées destinées à la production de Szamorodni doux (à droite). Photo du 10 novembre 2015.
    Grains aszu de l’extrême fin fin des vendanges (à gauche) et des grappes pleinement botrytisées destinées à la production de Szamorodni doux (à droite).
    Photo du 10 novembre 2015.
    Gros plan des grains aszu présentés dans la précédente photo. Ils nous montrent à la fois des grains passerillés et des grains botrytisés. Ils ont été vendangés le 10 novembre 2015, date de la photo.
    Gros plan des grains aszu présentés dans la précédente photo. Ils nous montrent à la fois des grains passerillés et des grains botrytisés. Ils ont été vendangés le 10 novembre 2015, date de la photo.
    Grappe de Furmint très botrytisée de niveau Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Grappe de Furmint très botrytisée de niveau Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Photo très caractéristique de grappes de Furmint bien botrytisées. Elles seront vendangées le jour même pour élaborer des Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Photo très caractéristique de grappes de Furmint bien botrytisées. Elles seront vendangées le jour même pour élaborer des Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.


  • News : 17 novembre 2015 : coup d’œil sur les vendanges en Europe Centrale – automne 2015 (Allemagne – Autriche)

    Orliénas, le 17 novembre 2015,

    L’été et l’automne 2015 resteront probablement dans la mémoire collective des années chaudes, même si nous sommes très loin de la terrible année 2003. Le point positif concerne les vendanges, qui se sont déroulées globalement d’est en ouest de l’Europe, dans d’excellentes conditions. La maturité est bien présente en cet automne 2015.
    J’ai voulu me rendre compte de la situation moi-même et je me suis rendu tout particulièrement auprès de mes partenaires allemands, autrichiens et hongrois bien entendu.

    Le dossier concernant les Tokay de Hongrie 2015 (Tokaji) fera l’objet d’un autre article.

    Je sais que moins le discours est copieux, mieux il est reçu. C’est pourquoi je vous propose quelques belles images illustrées de commentaires.

    Dans la Moselle allemande, les vendanges sont terminées. Très bon niveau de maturité sur les Rieslings, laissant présager d'excellents vins blancs secs. Très peu de vin moelleux de vendange tardive. Cette photo illustre les crus de la Moselle des Terrasses, à une dizaine de km au sud de Coblence, le 1er novembre 2015.
    Dans la Moselle allemande, les vendanges sont terminées. Très bon niveau de maturité sur les Rieslings, laissant présager d’excellents vins blancs secs. Très peu de vin moelleux de vendange tardive.
    Cette photo illustre les crus de la Moselle des Terrasses, à une dizaine de km au sud de Koblenz, le 1er novembre 2015.
    Vue des vignobles mosellans des terrasses, dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Vue des vignobles mosellans des terrasses, dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Autre vue du cru Winninger Brückstück, dans la Moselle des Terrasses, le 1er novembre 2015.
    Autre vue du cru Winninger Brückstück, dans la Moselle des Terrasses, le 1er novembre 2015.
    Vue plongeante sur la Moselle à mi-hauteur du cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Vue plongeante sur la Moselle à mi-hauteur du cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Grappes de Riesling en état de surmaturation, parfois atteintes par la pourriture noble ou botrytis cinéréa. Ces raisins appartiennent au domaine de Martin Hautt. Elles sont destinées à la production de notre futur Winninger Brückstück Auslese 2015. Photo du 1er novembre 2015. Cette ultime vendange sera effectuée dans la première quinzaine de novembre.
    Grappes de Riesling en état de surmaturation, parfois atteintes par la pourriture noble ou botrytis cinéréa. Ces raisins appartiennent au domaine de Martin Hautt. Elles sont destinées à la production de notre futur Winninger Brückstück Auslese 2015. Photo du 1er novembre 2015. Cette ultime vendange sera effectuée dans la première quinzaine de novembre.
    Aspect des grappes de Riesling dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015. Nous constatons nettement l'état de surmaturité et un début de botrytisation.
    Aspect des grappes de Riesling dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015. Nous constatons nettement l’état de surmaturité et un début de botrytisation.
    Autre aspect des raisins Riesling dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Autre aspect des raisins Riesling dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Le magnifique cru Winninger Brückstück de la Moselle des Terrasses, le 1er novembre 2015.
    Le magnifique cru Winninger Brückstück de la Moselle des Terrasses, le 1er novembre 2015.
    Nous essayons également avec nos partenaires de Hallgarten (Rheingau) de produire cette année une vendange tardive de niveau Auslese. Aspect des raisins Riesling, le 2 novembre 2015.
    Nous essayons également avec nos partenaires de Hallgarten (Rheingau) de produire cette année une vendange tardive de niveau Auslese. Aspect des raisins Riesling, le 2 novembre 2015.
    Aspect caractéristique d'une grappe de Riesling presque complètement au niveau de raisins secs. Elle est destinée à la production d'une vendange tardive de niveau Auslese. Hallgarten (Rheingau), le 2 novembre 2015.
    Aspect caractéristique d’une grappe de Riesling presque complètement réduite au niveau de raisins secs. Elle est destinée à la production d’une vendange tardive de niveau Auslese.
    Hallgarten (Rheingau), le 2 novembre 2015.
    Rust (Burgenland/Autriche), le 14 novembre 2015. Bruno Landauer explique à Jean-François Ragot les paramètres analytiques du fameux Gewürztraminer Spätlese / vendanges tardives 2015. il a été vendangé le 3 octobre 2015.
    Rust (Burgenland/Autriche), le 14 novembre 2015. Bruno Landauer explique à Jean-François Ragot les paramètres analytiques du fameux Gewürztraminer Spätlese / vendanges tardives 2015. Il a été vendangé le 3 octobre 2015. Absolument délicieux déjà, il sera mis sur le marché le 1er mars 2016.
    Aspect visuel du Gewürztraminer Spätlese / vendanges tardives 2015 produit par Bruno Landauer à Rust (Autriche / Burgenland).
    Aspect visuel du Gewürztraminer Spätlese / vendanges tardives 2015 produit par Bruno Landauer à Rust (Autriche / Burgenland). Photo du 14 novembre 2015.
    Aspect visuel du moût du futur Ruster Auslese 2015 dont la fermentation n'a pas encore commencé. Les raisins ont été vendangés le 12 novembre 2015. C'est un assemblage de Furmint (majoritaire) et de Pinot Blanc. Une grande bouteille en devenir. Photo du 14 novembre 2015 chez Bruno Landauer à Rust (Burgenland/Autriche).
    Aspect visuel du moût du futur Ruster Auslese 2015. La fermentation n’a pas encore commencé. Les raisins ont été vendangés le 12 novembre 2015. C’est un assemblage de Furmint (majoritaire) et de Pinot Blanc. Une grande bouteille en devenir. Photo du 14 novembre 2015 chez Bruno Landauer à Rust (Burgenland/Autriche).

    Cordialement,
    Jean-François


  • Vendanges 2015 à Tokaj (région Tokajhegyalja – Hongrie) – 1ère partie

    Orliénas, le 29 septembre 2015,

    Traditionnellement, si nous nous référons à l’histoire de la région, les vendanges ne commençaient jamais au XIXème siècle avant le 20 octobre. Les choses ont bien changé depuis et le processus de maturité de plus en plus précoce de raisins ne fait que s’accélérer. Sur cette année 2015, nous retrouvons les caractéristiques d’années très chaudes comme 2000, 2003, 2007 ou 2009. Ce type de millésime, rarissime dans les 70 dernières années, est en train de devenir la norme.
    Pour les amateurs de météorologie, je préciserai que le réchauffement climatique, continu depuis 1859, a  marqué une pause entre 1946 et la fin des années 70, pour reprendre de plus belle à partir de 1983.
    Cette année, les raisins étaient déjà délicieux à déguster vers le 20 août. Les premières vendanges destinées au vin blanc sec ont débuté dans la région au tout début du mois de septembre.
    Pour donner un élément de comparaison, la situation est à peu près identique à l’extrême ouest de la Hongrie (frontalier avec le Burgenland autrichien). Bruno Landauer a débuté ses vendanges le 6 septembre. A Rust, comme dans la Tokajhegyalja (350 km les séparent) l’état sanitaire des raisins est parfait. Tout comme à l’ouest de l’Europe, la sécheresse a été implacable dans l’est de la Hongrie. Il reste à souhaiter quelques pluies pour accélérer le phénomène de botrytisation entrainant la multiplication des fameux grains aszu. Pour l’instant, ils demeurent très limités, mais de belle qualité.
    La partie Nord et la partie centrale de la région viticole (Sarospatak et son fameux château, Tolcsva et Satoraljaujhely) naturellement un peu plus fraîches  que la zone sud de l’appellation, devraient fournir des vendanges bien équilibrées.

    Bien entendu, les premières analyses nous donnent des raisins au taux de sucre élevé, mais avec une acidité plus basse.
    Je vous livre quelques photos de la première partie de cette vendanges 2015 dans la région de Tokaj.


  • News : 25 novembre 2014 : premier bilan vendanges 2014 en Europe Centrale et centro-orientale.

    Orliénas, le 25 novembre 2014,

    Mon dernier voyage en novembre, m’a permis de faire le point sur le millésime 2014 en Europe Centrale, dont les dernières vendanges se sont déroulées jusqu’à la fin du mois d’octobre.
    Mais pour commencer petit flash-back concernant le vignoble de Cotnari (Roumanie / Moldavie).
    J’avais écrit à la fin du mois de juillet 2014 que la situation sanitaire du vignoble n’était pas excellente malheureusement. De nombreuses parcelles étaient affectées par l’oïdium, le mildiou, mais également par des arachnides. On estimait alors que la moitié de la production était touchée par ces maladies.
    La situation est allée hélas de mal en pis et il n’a pas été possible d’obtenir des raisins Grasa et Tamiioasa romaneasca en état sanitaire convenable.
    Bien entendu, nous n’entendions pour ce premier essai de vinification de vin de Cotnari, n’acheter que des raisins en surmaturité de haute qualité. Face à une situation défavorable, nous avons décidé d’annuler notre projet pour 2014 et ceci dès la fin du mois d’août.

    Si les conditions le permettent nous tenterons bien sûr l’expérience en 2015.
    Nous vous tiendrons informés de l’évolution de ce dossier qui nous tient à coeur.

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    Trittenheim (Moselle centrale), le 6 novembre 2014
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    Moselle Centrale, le 6 novembre 2014.
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    Oestrich (Rheingau) avec en fond à gauche, le château Johannisberg, le 7 novembre 2014.
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    jean-François Ragot et Bruno Landauer à Rust (Burgenland/Autriche), le 17 novembre 2014.
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    Vignobles de Spitz dans la Wachau (Vallée du Danube/Autriche), le 18 novembre 2014.

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    Mais revenons-en à ce que nous avons observé ce mois de novembre 2014 en Europe Centrale.
    Globalement, les conditions sanitaires des vignobles ont été rendues périlleuses par suite de précipitations importantes qui se sont déroulées dans la plupart des régions durant tout l’été.
    Ceci est valable pour la région de Tokaj où il a fallu procéder à des tris extrêmement sévères, entrainant une élimination de plus de la moitié des raisins.
    Cette situation a toutefois été favorable aux bons vignerons, car la pourriture noble s’est répandue de manière assez égale sur l’ensemble du territoire de l’appellation.
    L’aspect crucial du tri des raisins consiste à ne pas mélanger des raisins atteint de pourriture noble, avec d’autres atteint de pourriture grise et autre pourriture aigre.
    Je peux dire qu’il devrait y avoir quelques vins de haute qualité, voire de qualité exceptionnelle, mais en quantité très limitée. Ces vins seront dotés d’une vigoureuse acidité.
    Le même phénomène ou presque a été observé à Rust (Burgenland/ Autriche). Les pluies de fin d’été et début d’automne ont eu un impact négatif sur la vendange des vins moelleux.
    Bruno Landauer est assez désespéré par cette vendange représentant moins de la moitié d’une année normale.
    Si les vins blancs secs issus des cépages welschriesling, weissburgunder et chardonnay qui ont été vendangés tôt sont tout à fait correct, ils sont en tout état de cause plus légers qu’habituellement. Leur acidité naturelle est plus élevée que d’habitude.
    Le cépage qui a le plus souffert à notre plus grand regret est le gewurztraminer. Bruno a vendangé 1400 litres au lieu des 6000 litres habituellement…
    Pour l’instant nous n’en parlerons pas plus et vous tiendrons informé de l’évolution du vin.
    Tout comme à Tokaj, un botrytis cinéréa intense lui a permis d’élaborer quelques cuvées de liquoreux avec des acidités incroyables. Du jamais vu pour lui depuis qu’il est à la tête du domaine familial.

    Dans la vallée du Danube, à Vienne et dans le Weinviertel, la vendange se présentait très bien jusqu’à la mi-septembre, mais des précipitations intenses et régulières l’ont particulièrement dégradée et ont entraîné une baisse des rendements considérable. Dans la Wachau, notre ami Gritsch a procédé à des tris drastiques sur les grüner vetliner et les rieslings. On peut s’attendre à quelques jolis vins.
    Notre parcours dans la vallée de la Moselle et dans le Rheingau nous a permis de faire globalement (je ne rentre pas dans les détails) les mêmes constatations. Toujours ce problème des précipitations de début et de milieu d’automne qui ont détruit les espoirs de grands vins de type Auslese par exemple. Notre ami Martin Hautt de Winningen (Moselle des Terrasses) a été obligé de renoncer aux vins d’auslese qui nous attendons désespérément depuis le millésime 2010…

    Après ces nouvelles un peu déprimantes, passons aux bonnes nouvelles !
    La dégustation du millésime 2013 donne globalement toute satisfaction en Europe Centrale.
    Les vins blancs secs 2013 de la Vallée du Rhin, de la Moselle et du Palatinat central sont remarquables chez les bons producteurs.
    Il en est de même dans la plupart des régions en Autriche et en Hongrie. C’est une grande satisfaction pour nous.
    Certains vins du millésime 2013 sont déjà hélas presque épuisés. C’est le cas du gewurztraminer vendanges tardives de Bruno Landauer.


  • News : Rentrée 2014. Coup d’oeil sur l’état de la vigne en Europe Centrale ce début d’automne.

    Orliénas, le 10 septembre 2014,

    J’arrive d’Europe Centrale où j’ai passé trois bonnes semaines. Cet été 2014 a été globalement instable d’est en ouest de l’Europe pour ce qui concerne les mois de juillet et d’août. Il a été marqué par d’importantes précipitations, très supérieures aux moyennes habituelles. Ceci a bien entendu eu des conséquences sur l’état du raisin avec des situations sanitaires variables.

    Pour ce qui concerne la Tokajhegyalja, (ensemble de la zone de l’appellation Tokaji) on peut noter par ci par là une certaine fragilisation des raisins. Cette situation n’est pas particulièrement favorable aux vins secs mais pourrait si les conditions anticycloniques, qui se sont installées fin août, persistent plusieurs semaines, avoir un effet très favorable à la production des vins moelleux.

    Bien que l’on entende depuis quelques années un discours sur la qualité des blancs secs de la Tokajhegylja, je m’inscris en faux, persiste et signe que la finalité de cette région est la production (très limitée d’ailleurs) de grands vins liquoreux.

    Ci dessous 3 photos nous montrant l’état des raisins dans un vignoble proche de Tolcsva, le 4 septembre 2014.

    IMG_5712
    Grappe de Hàrslevelù, le 4 septembre 2014.

    Hàrslevelù

    IMG_5711
    Grappe de Zeta, le 4 septembre 2014.
    IMG_5708
    Grappe de Furmint, le 4 septembre 2014.

    Il n’ y a plus qu’à attendre maintenant. Je vous reparlerai de la vendange 2014 dans cette région vers la mi-novembre.


  • Vendanges 2008 à Tokaj.

    Je voudrais revenir avec un peu de recul sur le grand millésime 2008 dans la région de Tokaj. Ce sont des documents particulièrement intéressants que nous mettons à la disposition de nos amis oenophiles.
    Au cours du tour d’Europe que nous avions effectué, Marguerite Abergel et moi-même, en octobre/novembre 2008, nous avions passé quelques jours dans la Tokajhegyalja où les vendanges battaient leur plein. En 2008, elles avaient débuté classiquement à la mi-septembre pour se terminer à la mi-novembre. Le moral était très bas dans la région, au commencement de la vendange des vins blancs secs vers le 15 septembre. Le temps était froid et pluvieux. Le miracle, assez classique dans cette région, s’est finalement produit à la mi-octobre, les conditions climatiques ayant radicalement changé avec un chaud soleil d’automne et des températures au dessus de 20°C. Elles se sont poursuivies jusqu’à la fin de la vendange, vers le 15 novembre.
    A travers ce dossier, je voudrais retracer grâce à des photos et un dossier vidéo exceptionnel, ce que sont les conditions optimales de production de ce grand vin liquoreux historique et mythique  qu’est le Tokay Impérial.

    J’ai demandé leur avis aux principaux opérateurs de la région, alors que la vendange des grains aszu battait encore son plein.

    Je vous invite à consulter la galerie de photos ci-dessous, puis les six vidéos suivantes.

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    * Interview d’un petit producteur de « haut de gamme » français Samuel Tinon le 6 novembre 2008.


    * Interview de Nicolas Godebski œnologue consultant le 6 novembre 2008.


    * Interview de Meszaros Laszlo directeur du domaine Disznoko le 6 novembre 2008.


    * Interview de Kalocsai Laszlo directeur du domaine Dereszla le 7 novembre 2008.


    * Interview de Kovacs Tibor directeur du domaine Hetszolo le 8 novembre 2008.


    * La meilleure trieuse de grains aszu de la Tokajhegyalja en plein travail le 8 novembre 2008 (elle peut aller jusqu’à 40 Kg de grains Aszu/jour)

     

    Aujourd’hui, fin 2013, nous pouvons constater que le millésime a tenu parole. Bien entendu, « la maison de commerce de Tokaj » (ex-combinat de la ferme d’état) n’a pas produit comme à son habitude beaucoup de vins de qualité très élevée, mais une moyenne convenable. Comme c’est elle qui vend la très grande majorité des Tokaji dans le commerce hongrois, l’image du millésime ne sera pas dévalorisée.
    Sous notre marque Château Sarospatak, a été produite une petite quantité de Tokay Impérial 6 Puttonyos d’un niveau suprême. Le vin est hélas épuisé. Toutefois, il nous reste pour découvrir ce grand millésime, un peu de Tokaji Muskotaly vendanges tardives hors-normes (le meilleur produit à ce jour) et un excellent Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2008 à l’équilibre remarquable.

    Jean-François Ragot


  • News : 2 octobre 2013

    Orliénas, le 2 octobre 2013,

    Tout d’abord, toutes nos excuses pour ces mises-à-jour tardives, dues tout particulièrement à un bug « résistant » nous empêchant d’accéder à l’administration de notre site internet durant plusieurs semaines. Il a fallu utiliser les grands moyens pour dépanner l’accès aux mises-à-jour de notre site.

    L’été 2013 est passé comme une étoile filante et l’ Europe est actuellement en pleines vendanges. Je profite de cette occasion pour vous signaler que le ban des vendanges a été proclamé dans le Beaujolais le 24 septembre et que ces dernières battent leur plein cette semaine.
    Pour ce qui concerne l’Autriche, du retard également, puisque Bruno Landauer a commencé les vendanges des vins blancs secs le 16 septembre. Il est difficile de dire encore si cette année verra une production de vins moelleux.
    La situation est un peu du même ordre dans la Tokajhegyalja où les mois de juillet et d’août ont été particulièrement caniculaires. Les vendanges de blancs secs ont également commencé là-bas vers le début du mois de septembre.

    J’ai profité, bien entendu, de mon séjour dans la région de Tokaj pour faire quelques photos et recherches diverses. Ci-dessous, une photo des caves d’un village très retiré de la région, aux portes des « Petites Carpates » (village de Erdöhorvathy).

    Vue des caves de Erdöhorvathy (Tokajhegyalja), le 8 septembre 2013.
    Vue des caves de Erdöhorvathy (Tokajhegyalja), le 8 septembre 2013.

    Je vous soumets deux intéressantes étiquettes anciennes représentant le Château Rákóczy, alias Château de Sárospatak. A cette époque, le château, ses caves et ses vignobles appartenaient à la famille austro-hongroise Windischgrätz.

    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.
    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.
    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.
    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.

    Il est intéressant de noter sur la première étiquette destinée semble-t-il au marché britannique, des informations anachroniques « modernisées » (un contenu de 17 onces, ce qui représente en fait 500 ml, le contenu traditionnel de ce vin). Vous noterez également un contenu d’alcool de 15 %, ce qui semble laisser penser que le vin aurait subi une légère « fortification » destinée à le stabiliser. Cette étiquette, comparée à la suivante semble avoir fait l’objet de corrections à une période relativement récente.  Cela signifierait qu’elle a été réutilisée à une époque où la famille Windischgrätz. avait déjà été expropriée (après 1948). Je ne suis pas en mesure d’en donner d’explication à cette bizarrerie.

    Pour clore ce petit « pot pourri » de rentrée, quelques photos récentes d’un vignoble voisin et ami, le Beaujolais.

    La côte de Brouilly (en fond) dans le Beaujolais, attendant la vendange. Le 22 septembre 2013.
    La côte de Brouilly (en fond) dans le Beaujolais, attendant la vendange. Le 22 septembre 2013.
    Entrée de la vendanges à la cave de Saint Julien (Beaujolais) le 28 septembre 2013.
    Entrée de la vendanges à la cave de Saint Julien (Beaujolais) le 28 septembre 2013.
    Vendanges à Fleurie (Beaujolais) dans le vignobles Les Garans (Pierre-Marie Chermette), le 29 septembre 2013.
    Vendanges à Fleurie (Beaujolais) dans le vignobles Les Garans (Pierre-Marie Chermette), le 29 septembre 2013.

     


  • News : Aperçu de la vendange 2012 à Tokaj. (Hongrie)

    Au cours de mon voyage en Europe Centrale du mois de novembre 2012, j’ai , dans le cadre de ma tournée du nord au sud de la région, eu le plaisir de rendre visite à mon ami Meszaros Laszlo du domaine Disnokö. Je vous livre dans cette vidéo du 8 novembre 2012 ses commentaires très intéressants sur cette vendange un peu compliquée…

     


  • News 26 décembre 2012 : vendange Ruster Eiswein – vin de glace

    Orliénas, le 26 décembre 2012,

    Une excellente nouvelle : notre ami Bruno Landauer de Rust (Burgenland/Autriche) a vendangé le 13 décembre  un Eiswein – vin de glace par une température de -10,5°C. La « fenêtre de tir » a été très courte et il n’a pas fallu perdre de temps et risquer ainsi de louper cette belle opportunité. Au moins les trois quarts des raisins étaient demeurés en excellent état, sans botrytis, ce qui est un atout pour produire un Eiswein de haute qualité. La richesse de moût à la vendange est de 32 KMW (32% de sucres en masse volumique). On peut évaluer la quantité produite à environ 550 litres.
    Comme je vous l’avais indiqué dans ma news du 3 décembre, ce sont les raisins blaufränkisch qui ont été utilisés pour l’élaboration de ce nouveau joyau.
    Actuellement, le moût fermente paisiblement dans les caves de Bruno. Nous reparlerons de ce vin au cours du printemps.

    Ci-dessous, trois photos caractéristiques de cet évènement du 13 décembre 2012.

    LandauerEisweinlese2012_1
    Une petite grappe de Blaufränkisch gelée, à Rust le 13 décembre 2012.
    LandauerEisweinlese2012_2
    Des grappes de Blaufränkisch gelées,à Rust le 13 décembre 2012.
    LandauerEisweinlese2012_3
    Vendange de l’Eiswein – vin de glace à Rust chez Bruno Landauer le 13 décembre 2012.

    Il reste très peu de jours pour finir l’année 2012. Je vous souhaite un agréable réveillon de la Saint Sylvestre et une excellente année 2013 !


  • News 9 octobre 2012 : 1er mois de vendanges 2012 dans la Tokajhegyalja (région de Tokaj / Hongrie)

    En ce début du mois d’octobre, j’ai le plaisir de mettre en ligne des images du premier mois de vendanges dans la région de Tokaj.

    En Hongrie, dans la région de Tokaj, ce sont des conditions climatiques estivales, chaudes et sèches qui ont dominé en cette année 2012. J’ai goûté des raisins déjà très mûrs à la fin du mois d’août. Eu égard à la sécheresse et à la chaleur qui se sont maintenus tout le mois de septembre, le processus de botrytisation et de passerillage s’est enclenche particulièrement lentement. Une pluie salvatrice en deuxième quinzaine de septembre a permis une accélération du phénomène.
    Je livre à votre curiosité un important diaporama de 46 photos qui fait le point sur la partie sud de la Tokajhegyalja entre le 28 août et le 1er octobre 2012. Vous remarquerez les belles grappes de Muscat à petits grains qui vont servir à élaborer la cuvée Tokaji Muskotaly Vendanges tardives Château Sarospatak 2012.
    La vendange se poursuit dans de bonnes conditions sans désemparer en ce mois d’octobre 2012. Elle devrait durer jusqu’aux environs de la mi-novembre.

    • Botrytis, 9th Sept
      Passerillage, 9th Sept
      The first day of the harvest for Dry Furmint, 10th Sept
    • Muscat aszu grapes, 11th Sept
      Sampling Muscat aszu grapes, 11th Sept
      Furmint aszu grapes, 11th Sept
    • Passerillage, 13th Sept
      Start of botrytisation, 13th Sept
      Furmint Aszu grapes, 13th Sept
    • Aszu grape selection, 13th Sept
      Aszu grape picking, 13th Sept
      Aszu grape picking, 13th Sept
    • Aszu grape picking, 13th Sept
      Perfect botrytisation, 17th August
      Start of botrytisation, 17th Sept
    • Good start for the botrytis, 17th Sept
      Botrytisation, 17th Sept
      Aszu grapes, 17th Sept
    • vend2012-tokaj_0609
      vend2012-tokaj_0623
      Botrytisation develops, 27th Sept
    • Furmint on 27th Sept
      Aszu picking on young Furmint vines, 27th Sept
      Passerillage, Muscat 27th Sept
    • Passerillage, Muscat 27th Sept
      Furmint, on 1st October
      Botrytis on Furmint, 1st Oct
    • Aszu picking, 1st Oct
      Aszu picking, 1st Oct
      Aszu picking, 1st Oct
    • Furmint aszu grapes, 1st Oct
      Furmint aszu grapes, 1st Oct
      Furmint grapes on 28th August
    • Furmint on 28th August
      Hárslevelű on 28th August
      Zéta on 28th August
    • Sárgamuskotály on 28th August
      Zéta on 28th August
      The first botrytis on 4th Sept
    • Furmint vine on 4th Sept
      Very slow and fine botrytisation, 7th Sept
      Passerillage, 9th Sept
    • The first real aszu grapes on Furmint, 9th Sept
      Beginning of the botrytisation, 9th Sept
      Fine and slow botrytisation, 9th Sept
    • Furmint grape, 9th Sept

    Pour ce qui concerne Rust dans le Burgenland (Autriche de l’Est), Bruno Landauer qui avait commencé ses vendanges le samedi 1er septembre, les a terminées le 29 du même mois. La qualité est globalement excellente pour ce qui concerne  les blancs secs, les cépages rouges et  le gewürztraminer moelleux vendanges tardives qui est devenu le grand must de Dionis depuis 2002.
    Nous avons décidé avec Bruno de garder des raisins dans les vignes pour un éventuel eiswein (vin de glace). Si les conditions climatiques le permettent (30% de probabilités), ils pourraient être vendangés entre la pleine lune de novembre (28/11) et le tout début de janvier 2013. A suivre…


  • News 06 septembre 2011

    C’est la rentrée pour tout le monde et Dionis a repris ses activités le 29 août. Personnellement, j’ai recommencé le 5 septembre, mettant à profit la semaine suivante pour finaliser des sélections de produits à Rust (Burgenland – Autriche) et dans la vallée du Danube (Wachau – Autriche).
    Le millésime 2010 se révèle splendide sur les terrasses qui dominent le Danube dans la Wachau, avec de la maturité, de la  concentration et une superbe acidité revigorante. Les Rieslings et les Grüner-veltliner seront à coup sur des vins de garde.
    Quant au millésime 2011 en devenir, tout comme à l’ouest de l’Europe, les vendanges seront en avance de deux à trois semaines par rapport à la moyenne. Un certain nombre de raisins sont déjà délicieux à manger dans la Wachau.

    Dans la région de Tokaji où j’ai passé deux semaines du mois d’août, il en est de même et tout comme en 2003 et même deux jours plus tôt, la première récolte de grains Aszu (environ 300 Kg) a été vendangée le 25 août. Ce n’est que le début des vendanges qui pourraient bien se prolonger jusqu’à la mi-novembre…

    Quelques images de cette vendanges ultra précoce en provenance du sud de la zone viticole.

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    A très bientôt,
    Jean-François


  • Les vins de Constantia

    Le grand domaine de Constantia a été créé en 1685 par le premier gouverneur du Cap, Simon Van der Steel. On évalue alors la surface mise en valeur de ce domaine à 763 Ha.

    Dans sa «Topographie de tous les vignobles connus» de 1866, André Julien écrit :

    « Le petit vignoble de Constantia planté sur la partie basse de la Montagne de la Table, exposée à l’est, à 8 km du Cap, produit des vins renommés. On les recueille dans deux clos contigus, l’un appelé le haut et l’autre le bas constance ; ils sont peuplés du cépage que l’on nomme haenapop. Chacun des propriétaires de ces clos prétend à la supériorité sur l’autre ; mais c’est leur rendre justice à tous deux que de mettre les vins qu’ils fournissent au nombre des meilleurs vins de liqueur du globe, immédiatement après celui de Tokay : ils ont, comme ce dernier, une douceur agréable, beaucoup de finesse, du spiritueux et un bouquet des plus suaves. La récolte du Vin de Constance n’est évaluée qu’à 900 hectolitres dans les années abondantes, et son produit est toujours retenu d’avance ».
    Les premiers vins de ce vignoble furent distribués sur le marché européen à partir de 1761.
    Napoléon 1er, dont on connaît le goût pour le Chambertin était un passionné des Vins de Constantia et particulièrement du « Grand Constance ». Le déclin de ce vignoble commence vers 1880 et il faudra attendre les années 70, soit presque un siècle plus tard, pour assister à sa renaissance.

    Trois domaines, appartenant à la propriété originelle de Simon Van der Steel, produisent actuellement le vin historique qui fit la célébrité du cru dans la Vieille Europe des XVIIIème et XIXème siècles.

    Le domaine historique de Groot Constantia, le plus ancien domaine de toute l’Afrique du Sud, après une vie crépusculaire depuis la fin du XIXème siècle a commencé à produire à nouveau des vins classiques rouges et blancs secs vers la fin des années 60. Il faudra toutefois attendre 2005 pour voir apparaitre le premier Constantia dans le style historique du domaine. Ce vin retrouve alors son nom originel de « Grand Constance« .

    Le domaine de Klein Constantia quant à lui, a été réhabilité à grands frais par Duggy Jooste et replanté en 1981. On lui doit d’avoir ressuscité le fameux Constantia historique sous le nom de Vin de Constance (marque déposée).
    Le premier millésime appelé à une production commerciale fût le 1987. Nous en sommes, en juin 2015, au millésime 2009. Les quantités produites ont progressivement augmenté, ainsi que le prix des vins…
    Après une exploitation très réussie durant 25 ans, principalement sous la direction Lowell Jooste, le domaine a hélas été revendu début 2011 à des investisseurs. C’est une partie de l’âme de la propriété qui s’en est allée…

    Le troisième domaine, Buitenverwachting, contigu à Klein Constantia a, quant à lui, par les soins de l’œnologue Hermann Kirchbaum et de son propriétaire Lars Maack, procédé à la « résurrection » du mythique Constantia Moelleux avec le millésime 2007, sous le nom de « 1769 », évoquant ainsi la création du domaine.

    Après un premier essai avec le millésime 2006 (en très petite quantité), le millésime 2007 signe le véritable acte de naissance de ce Constantia moelleux qui présente toutes les caractéristiques hors-normes de ce terroir mythique et légendaire.

    Les vins des trois domaines sont vinifiés à partir du cépage Muscat à petits grains vendangés très tard (vers le mois de mars). Le domaine de Groot Constantia, utilise quant à lui une petite partie d’une variété rouge du Muscat à petits grains (variété produite par mutation du cépage).

    Ces raisins sont passerillés sur pied, selon une tradition qui n’est pas sans rappeler les grands Vins de Paille de l’Ermitage, d’autrefois. La vinification, quant à elle,  est proche de celle des Tokaji Aszu de Hongrie.
    Le résultat est un somptueux liquoreux à la robe dorée et dense, au nez marqué par des arômes de pin et de fumée, d’une impressionnante longueur.

    Duggie Jooste, Jean-François Ragot et Lowel Jooste dans le vignoble du domaine de Klein Constantia le 28 avril 2003.
    Les derniers cèpes de Muscat à petits grains destinés à l’élaboration du Vin de Constance 2004 (10 mai 2004)
    Le 10 mai 2004 dans le vignoble de Klein Constantia : de gauche à droite Marguerite Abergel, Adam Mason (le nouveau et talentueux « winemaker »), Duggie Jooste et son fils Lowel Jooste actuel responsable du domaine.

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      Vineyard Photograph through trees.Constantia Mountain in cloud in backround.
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      Vineyard view looking South-East over False Bay
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      KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICAautumn vineyards.
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    • KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICA.The homestead.
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      KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICA.VIEW FROM THE VISITOR ENTRANCE
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    • KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICA.HARVESTING CABERNET SAUVIGNON
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      KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICA.MODERN PRODUCTION CELLAR
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    • 1791 vin de constance.KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICA
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    Vendanges du Vin de Constance 2007
    entre le 3 et le 21 mars 2007

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    Ci-dessous, je vous propose également deux petites vidéos de la dégustation du Vin de Constance 2007 avec les commentaires de l’œnologue du domaine, Adam Mason.


  • News 24 Novembre 2009

    Orlienas, le 24 Novembre 2009,

    Ce serait dommage de ne pas vous donner un petit aperçu de l’atmosphère de la fin des vendanges dans la Tokajhegyalja. Je vous laisse visionner cette vidéo du 2 novembre 2009, rythmée par les rudes accents de la langue Magyar.

    Grappe de Furmint à Tokaj le 2 novembre 2009.
    Grappe de Furmint à Tokaj le 2 novembre 2009.
    Vendangeuse de la région de Tokaj, le 2 novembre 2009.
    Vendangeuse de la région de Tokaj, le 2 novembre 2009.

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    Cordiales salutations,
    Jean-François