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  • Le Vin du Mois – Octobre 2012 : Un Prestigieux domaine autrichien : Le domaine Bruno Landauer à Rust

     

    Le VIN DU MOIS – Octobre 2012
    Un Prestigieux domaine autrichien :
    Le domaine Bruno Landauer à Rust

     

    Depuis 1990, Bruno Landauer est notre partenaire principal en Autriche. Il n’est plus à présenter à nombre d’entre vous qui se régalent depuis plus de vingt ans de la grande variété de ses vins, passant par de remarquables blancs secs, de délicieuses vendanges tardives, sans oublier les « sélections de grains nobles » (Auslese, Beerenauslese et Ausbruch) et bien entendu de voluptueux Eiswein (vin de glace).
    Ne se contentant pas de cette production déjà très variée, il a créé une cuvée de prestige en rouge (URBARIAL) qui démontre si besoin était encore, que les conditions offertes par les crus historiques de Rust (350 ans de tradition) sont absolument hors normes.
    La qualité des terroirs et les conditions climatiques (le point le plus chaud de l’Europe Centrale) nous offrent en ce début du XXIème siècle une gamme unique de grands nectars de la tradition européenne.

    En ce mois d’octobre 2012, j’ai décidé de vous proposer une sélection de six grands vins cultes de chez Bruno à des conditions préférentielles.

    JF Ragot

    Ruster Spätlese Gewürztraminer vendanges tardives 2011 (0,75L)

    Ce vin « créé » au début des années 2000 est rapidement devenu la plus grosse vente (toutes catégories confondues) de Dionis. Il est considéré par nos amis sommeliers français comme un modèle du genre. Son succès est tel qu’il nous est difficile de faire une année entière avec un millésime.

    Éléments analytiques :
    – Richesse du moult à la vendange : 22°KMW
    (22% de sucres en masse volumique)
    – Alcool : 11,1 %/vol
    – Sucres résiduels : 72 g/L
    – Acidité fixe : 5,9 ‰.

    Ce millésime 2011 a connu des conditions climatiques assez régulières avec un printemps et un été plutôt chauds et secs. Il a été vendangé le 5 octobre avec des raisins en sur-maturité de parfaite qualité.
    La régularité qualitative que nous offre Bruno, année après année, est tout à fait remarquable et ce 2011 confirme la règle.
    Le vin présente une belle attaque sur le fruit exotique et la fraîcheur aromatique. On retrouve ici finesse et équilibre, grâce à une acidité suffisante. Aujourd’hui, on parlerait dans le jargon œnologique de la dégustation de tension !

    C’est tout à fait délicieux avec une application particulière pour l’apéritif.
    Très bon rapport Qualité / Prix.

     

    Ruster Auslese 2009 (0,75L)

    Vendangé le 6 octobre 2009, à partir de raisins touchés par la pourriture noble (cépage Pinot blanc, Furmint et un peu de Welschriesling).
    Le moût présentait à la vendange une richesse de 26,5 ° KMW (26,5% de sucre en masse volumique).

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,9% (vol),
    Sucres résiduels : 95 g/L
    Acidité totale de 7,9 ‰.

    La robe est d’un très bel or vert très clair. Le nez et la bouche nous offrent de délicieux arômes d’agrumes frais et d’ananas. Belle puissance, très équilibré et de grande longueur. Liquoreux naturellement doux vraiment digeste.
    Un vin de référence tout comme le millésime 2005, qui vous est proposé en grande bouteille de 0,75L.

     

    Ruster Beerenauslese Furmint/Welschriesling 2007 (0,50L)

    Ce vin d’une richesse de 28 KMW (28% de sucres en masse volumique à la vendange) aurait pu s’appeler Ruster Ausbruch, mais pour des raisons commerciales, nous l’avons déclaré à l’échelon Ruster Beerenauslese.
    Doté d’une robe or clair et brillante , ce vin éclatant de fruité et d’équilibre a été vendangé en première partie d’octobre 2007 à partir de raisins sur-maturés et botrytisés. C’est l’exemple type de ce que l’on peut faire de mieux dans cette région quand on est capable de récolter la matière première à son niveau optimal et si on a le talent d’alchimiste pour transformer le raisin en or liquide…
    Ce vin est issu de la récolte moitié-moitié du cépage Furmint (encore rare dans la région du Burgenland autrichien) et du cépage Welschriesling .

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,7 %/vol
    Acidité fixe : 6,5 ‰
    Sucres résiduels : 109 g/L

    Ce vin est parti pour une longue vie .

     

    Ruster Beerenauslese Pinot noir / Zweigelt 2005 (0,50L)

    (Rarissime cuvée de Pinot Noir et de Zweigelt, issue de la pourriture noble)

    Ce sont des circonstances climatiques fortuites (se reproduisant tous les 10 à 15 ans) qui ont permis l’élaboration de ce grand liquoreux atypique, à la robe rubis grenat évoluée et au délicieux arôme de fruits rouges compotés (fraises, framboises, groseilles…)
    Il accompagnera remarquablement tous vos desserts aux fruits rouges et noirs. Il est également à boire pour lui-même en leur lieu et place.

    Ce vin extrêmement original, provient d’une « sélection de grains nobles » des raisins Pinot noir (25%) et Zweigelt (75%).
    Ces raisins ont été vendangés , « botrytisés » noblement à 70 % les 20 et 21 octobre 2005.
    La richesse du mout à la vendange était de 26.5 Kmw (26.5% de sucre en masse volumique)

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11.9 % Vol
    Sucres résiduels : 81g/L
    Acidité totale : 9.5‰
    Quantité produite : 20 Hectolitres
    Mise en bouteille : juin 2006.

     

    Ruster Eiswein 2009 (vendangé le 18 décembre 2009) (0,75L)

    Avec 2008, nous avons inauguré un nouveau cycle météo plus froid nous permettant d’élaborer des Eiswein. Le 18 décembre 2009, les conditions étaient idoines à Rust pour vendanger des raisins bien gelés à cœur dans un parfait état sanitaire.
    Eu égard aux résultats excellents produits par le cépage rouge Blaufränkisch en 2008, nous avions en accord avec Bruno laissé une quantité convenable non-vendangée de ce cépage dans l’espoir de reproduire un nouvel Eiswein. Cette fois-ci, nous partions à partir de 100% Blaufränkisch.
    C’est par conséquent 3250 kg qui ont été ramassés très tôt le 18 décembre par -10°C. Le pressurage a donné une quantité de 1200 litres de vin.
    Il est très intéressant de noter la robe chatoyante du vin présentant une couleur très légèrement corail.
    Le nez est très fruité avec des touches végétales et de bonbon anglais ainsi que de surprenants arômes de pâte de coing.
    La bouche est très pure, ciselée et d’excellente longueur.
    C’est un vin très précis qui devrait évoluer lentement et positivement sur une bonne quinzaine d’années.
    A ne pas manquer ! Éléments analytiques :
    Alcool : 13 %/vol
    Sucres résiduels : 134 g/L
    Acidité fixe : 6,3 ‰
    Extraits secs : 37,7 g/L

    Cliquez ici pour plus d’informations historiques et oenologique sur les
    Eiswein ou Vin de Glace

     

     

    Ruster Ausbruch Welschriesling 1993 (0.75L)

    C’est un double privilège qui vous est offert avec ce flacon. Tout d’abord, il s’agit d’un millésime historique avec une maturité de près de vingt ans. Aujourd’hui hélas, tous les vins sont dégustés beaucoup trop tôt, avant de développer tous leurs arômes délicats de complexité. De plus, il est en grande bouteille de 0,75 L, ce qui est totalement introuvable sur le marché de l’Ausbruch.
    L’année 1993 a été très favorable à Rust et Bruno a produit environ 800 litres de cette cuvée du cépage autochtone Welschriesling.
    Nous avons toujours su stocker les grandes bouteilles à très long potentiel de conservation. Bien sûr, c’est coûteux mais quel délice d’aborder aujourd’hui ce nectar magique à la robe vieil or, au nez fin, aromatique et complexe où l’on distingue encore un « bouquet » de fruits confits, de poire, d’abricot, d’ananas et d’agrumes.

    En bouche, c’est magique, le vin se « dépouillant » lentement au fil des ans pour nous offrir la quintessence d’un grand liquoreux naturellement doux arrivant maintenant à maturité.
    Le vin est encore gras, généreux avec une belle vivacité. Remarquable persistance aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,1 % Vol
    Sucres résiduels : 90 g/L
    Acidité totale : 7.5‰

     

    Cliquez ici pour plus d’informations historiques et oenologique sur le
    RUSTER AUSBRUCH

     

     

     

    Ruster « Urbarial » 2009 (assemblage Zweigelt / Pinot Noir / Merlot) (0,75L)

    Bruno Landauer a choisi de produire dans les grands millésimes, particulièrement 2003, 2004, 2006, 2007 et 2009 une cuvée prestige de vin rouge issue d’un assemblage judicieux des trois cépages suivants :
    Zweigelt : 50%
    Pinot noir : 15 %
    Merlot : 35 %

    La robe est grenat profond.
    Le nez est puissant sur les fruits rouges très mûrs avec des nuances empyreumatiques.
    La bouche est ample, complexe, fruitée et veloutée avec un boisé fin
    , mais la structure du vin est telle que nous devrions obtenir un fondu remarquable d’ici deux ans.
    Ce vin présente toutes les caractéristiques d’un grand terroir avec notamment une subtilité et une minéralité marquée, relevée par une bonne fraîcheur aromatique. Nous voyons ici les bienfaits de l’amplitude thermique dont bénéficie l’Europe Centrale, avec des journées très chaudes et des nuits nettement plus fraîches qu’en Europe de l’Ouest.
    Vin très original, alliant les cépages indigènes d’Europe centrale aux cépages internationaux d’Europe de l’Ouest.

     

    OFFRE PROMOTIONNELLE
    COMMUNIQUÉE SUR SIMPLE DEMANDE A :
    info-contact@dionis-vins.fr
    Valide jusqu’au 31 octobre 2012.


  • Ruster « Urbarial » 2011 Domaine Landauer (0,75L) (Blend Zweigelt / Pinot Noir / Merlot)

    Bruno Landauer a choisi de produire dans les grands millésimes, particulièrement 2003, 2004, 2006, 2007, 2009 et 2011 une cuvée prestige de vin rouge issue d’un assemblage judicieux des trois cépages suivants  :
    Zweigelt : 50%
    Pinot noir : 15 %
    Merlot : 35 %

    La robe est grenat profond.
    Le nez est puissant sur les fruits rouges très mûrs avec des nuances empyreumatiques.
    La bouche est ample, complexe, fruitée et veloutée avec un boisé fin, mais la structure du vin est telle que nous devrions obtenir un fondu remarquable d’ici deux ans.

    Ce vin présente toutes les caractéristiques d’un grand terroir avec notamment une subtilité et une minéralité marquée, relevée par une bonne fraîcheur aromatique. Nous voyons ici les bienfaits de l’amplitude thermique dont bénéficie l’Europe Centrale, avec des journées très chaudes et des nuits nettement plus fraîches qu’en Europe de l’Ouest.


    Vin très original, alliant les cépages indigènes d’Europe centrale aux cépages internationaux d’Europe de l’Ouest.


  • News 6 Mai 2008

    Posté dans par admin

    Orlienas, le 6 mai 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Dernière news de mon compte-rendu de voyage du mois d’avril. Pour ceux qui veulent accéder aux deux derniers compte-rendus d’avril : news avril 2008.
    D’autre part, le vin du mois (Mai 2008) est en ligne depuis cet après-midi avec un dossier sur le Porto.

    Revenons à notre ultime compte-rendu de voyage.
    Dernier élément sur l’Italie avec une petite visite à mon vieil ami Gianluca Viberti. Je connais ce garçon depuis début 1993. Il a repris la culture et la vinification du domaine familial et produit de merveilleux Barolo grand cru, qui régalent nos clients depuis le millésime 1989. J’ai dégusté le Barolo Bricco delle Viole 2003 qui fera date dans les grands millésimes du domaine.

    Gianluca Viberti et Jean-François Ragot le samedi 5 avril 2008 à Verona.

    Lundi 7 avril a été consacré à la route pour rejoindre Rust dans le Burgenland autrichien, étape traditionnelle vers la lointaine Tokaj. A tout seigneur, tout honneur avec la dégustation de la cave de Bruno Landauer.

    Vue de Rust depuis les collines surplombant le lac le 7 avril 2008.

    Dégustation/sélection chez Bruno Landauer le 7 avril 2008.

    Comme d’habitude, tous les blancs secs sont excellents ! J’ai remarqué toutefois, un délicieux Pinot Blanc (Weissburgunder) 2007 concentré, fruité, minéral, élégant et en conclusion fort bien équilibré. (Alcool 13.5%, acidité 6.3‰) Comme j’ai eu l’occasion de vous le dire de nombreuses fois, le Pinot Blanc peut être remarquable dans cette région de l’Europe. Il vous sera proposé prochainement. Dans les rouges, j’ai été très impressionné par la cuvée Prestige Urbarial 2006 composé à partir de 50% de Zweigelt, 40% Merlot et 10% Pinot Noir. Nous aurons l’occasion d’en reparler prochainement. Dans les liquoreux de pourriture noble, le Beerenauslese 2007 (Furmint 50%, Welschriesling 50%) est éclatant de fruité ! Très bon Beerenauslese 2006 (50% Pinot Blanc, 50% Welschriesling). Bref ! J’ai résumé un peu rapidement, mais tout est bon.
    Mardi 8 avril, dégustation chez notre ami Georg Lunzer. Très bons blancs secs 2007 également avec un Welschriesling présentant d’étonnant arômes d’agrumes verts. Un vin de soif de 11 % d’alcool/ vol comme on ne trouve hélas pas ou plus en France depuis longtemps. Les rouges 2007 sont particulièrement bien constitués (Sankt Laurent et Zweigelt). Le clou du spectacle revenait bien sûr à la dégustation du Strohwein-vin de paille Cabernet-Sauvignon 2007 (550 litres) dont je ne peux m’empêcher de vous présenter en avant-première la délicate robe rubis. Nous le mettrons en bouteille vers le mois d’octobre, car rien ne presse cette année.

    Strohwein vin de paille Cabernet-Sauvignon 2007. Georg Lunzer.

    Pour terminer, un petit mot sur Tokaj où je suis resté cinq jours. J’en ai profité pour « finaliser » notre cuvée de Château Sarospatak 6 Puttonyos 2002 qui prendra la suite du 6 Puttonyos 1999. A noter également, une grande satisfaction pour notre cuvée Château Sarospatak Muscat vendanges tardives 2007. Avec ce millésime, nous allons enfin arriver à une récolte quasi normale (environ 10HL pour un peu plus d’un Ha…). Je vous parlerai ultérieurement plus longuement de Tokaj.

    Je serai en déplacement en Afrique du Sud, du 8 au 19 avril. J’aurais certainement beaucoup de choses à vous dire à mon retour. La prochaine mise-à-jour du site est prévue pour le mercredi 21 mai.

    Amicales et œnophiles salutations,
    Jean-François Ragot


  • News 1er Mars 2005

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 01 mars 2005

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    Nous sortons doucement de l’hiver avec des désirs de voyage, d’horizons lointains et de bonnes bouteilles « exotiques »…

    Mais avant d’en arriver là, il est temps de faire un point sur un certain nombre de produits annoncés dans de précédentes publications et qui sont maintenant disponibles à votre gourmande attention.

    A tout seigneur tout honneur ! C’est par le Tokaji , alias Tokay de Hongrie que je voudrais commencer.

     

    Dans nos premières années de recherche et de commercialisation du Tokaji Impérial de Hongrie , à partir de 1986, nous avions eu l’occasion de proposer à nos clients un excellent Tokaji Aszu 3 puttonyos 1975 . A cette époque, les rares vins de Tokaji que l’on pouvait trouver sur le marché européen, étaient du niveau 3 puttonyos et la plupart du temps, de qualité médiocre.
    Je rappellerais pour mémoire , qu’un Tokaji 3 puttonyos, est théoriquement élaboré à partir de 3 hottes (puttonyos) de 25 kg de raisins aszu (confits au stade de raisins secs) mis à macérer dans une unité de 136 litres de vin nouveau.
    Conformément à la loi, un Tokaji de 3 puttonyos présente un degré d’alcool entre 12 et 13% vol et une quantité de sucres résiduels de 60 grammes minimum.
    A l’époque héroïque du Combinat de Tokaji , le vin était conservé 5 années en barriques et présentait le plus souvent un caractère oxydatif lié à des re-fermentations intempestives…
    Aujourd’hui, la vinification se déroule d’une toute autre manière. En général, on élabore un certain nombre de cuvées les plus riches possibles ; c’est donc très variable d’années en années, en fonction de la qualité du grain aszu.
    On les élève en barriques pendant deux ans. C’est à ce moment que les vins de 3 et 4 puttonyos sont élaborés en assemblant en cuves inox les barriques d’aszu de la cuvée de base avec des vins de Furmint-Harslevelu d’une richesse en sucre inférieure, voire avec des vins complètement secs. Après quelques semaines en cuve, ces vins sont embouteillés et mis sur le marché au début de la quatrième année qui suit la date de vendange. C’est pour cette raison que le millésime 2001 commence à être commercialisé en ce début 2005.
    A l’époque du Combinat, les 3 puttonyos étaient le plus souvent des vins peu ambitieux, présentant un caractère « standard »…
    Aujourd’hui, comme vous l’avez compris, un Tokaji aszu de 3 ou 4 puttonyos vinifié conformément à nos critères, est un vin beaucoup plus riche et complexe.

    C’est avec plaisir que nous vous présentons notre dernière cuvée.

    TOKAJI ASZU 3 PUTTONYOS 2001 CHÂTEAU SAROSPATAK

    Après la fausse « grande année » 2000 (selon notre opinion), le millésime 2001 a donné pour qui a su attendre, quelques belles sélections de grains aszu d’une concentration certes inférieure à celles du millésime 2000, mais dotées d’un bien meilleur équilibre.

    Les vins du millésime 2000, année particulièrement torride dans la région, souffrent d’un manque évident d’acidité. Comme vous ne l’ignorez pas, ou plus, le Tokaji requiert pour briller de tous ses feux un subtil équilibre entre sucre, alcool et acidité.

    Notre cuvée Château Sarospatak 3 puttonyos 2001 présente une jolie robe or clair. Le nez et la bouche trouvent une harmonie délicate, de fruité et de fraîcheur.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,88% vol
    Sucres résiduels : 75 grammes par litre
    Acidité fixe : 7,5 ‰

     

    TOKAJI EDES SZAMORODNI 2002 CHÂTEAU SAROSPATAK

    L’origine du mot Szamorodni est polonaise. Il signifie « tel qu’il est né ». Il s’agit par conséquent de la vinification de la grappe entière botrytisée, à la différence de l’aszu qui nécessite une macération de grains sélectionnés dans un moût en fermentation.

    Contrairement aux Tokaji Szamorodni doux de l’époque du Combinat (années 70 et 80), qui étaient en fait des « forditas » (voir annexe***), ce vin est une authentique vendange tardive de haute richesse en sucres, vendangée la deuxième quinzaine d’octobre 2002.

    Le vin a été élevé 12 mois en barrique de 220 litres avant sa mise en bouteille à l’automne 2004. C’est à notre avis une très intéressante approche d’un grand Tokaji liquoreux à prix modéré.

    Le millésime 2002 a donné pour les meilleurs vinificateurs quelques vins particulièrement brillants, marqués par une belle acidité revigorante.

    Ce vin est issu de trois tris vendangés entre le 15 octobre et le 5 novembre 2002 sur trois parcelles différentes :
    Une sélection de Harslevelu pur.
    Une sélection de vieilles vignes de Furmint et de Harslevelu
    Et enfin une ultime sélection de Furmint pur Le Tokaji Edes Szamorodni 2002, remarquablement fruité, offre une excellente minéralité, un côté parfois cristallin et une belle persistance aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13.51% vol
    Sucres résiduels : 92 grammes par litre
    Acidité totale : 7,7 ‰

    Ces deux vins sont prêts à subir les assauts de votre gourmandise mais pourront être gardés sans problème durant de longues années…

    Annexe *** Le Forditas est obtenu en ajoutant du moût frais à un marc d’aszu, ce qui provoque une seconde fermentation. On obtient ainsi à moindre coût des vins moelleux, mais marqués par un caractère oxydatif pas toujours bienvenu…

    Nouvelles Brèves d’Autriche…

    Chez Bruno Landauer à Rust

    Tout comme les dernières années, Bruno Landauer a pu élaborer à partir d’une vendange tardive le 28 octobre 2004 un Gewüztraminer Spätlese (21 KMW : 21% de sucre en masse volumique) frais, vif, aromatique et agréablement moelleux.
    C’est un vin idéal pour l’apéritif.
    Il sera disponible début Avril.

     

    RUSTER BEERENAUSLE 1999
    WELSHRIESLING-PINOT BLANC

    Tout comme à Tokaj, le millésime 1999 a produit à Rust des liquoreux marqués par un grand équilibre acidité-sucre.
    Cette cuvée conservée pour la bonne bouche en cuve inox, a été mise en bouteille au mois d’août 2004.
    Le vin présente l’équilibre caractéristique des grands Ruster, avec un très joli fruité, de la complexité et une excellente acidité.

    Éléments analytiques :
    29 KMW (29% de sucre par litre en masse volumique) à la vendange.
    Sucres résiduels : 104 gr/l.
    Acidité totale : 9.8‰
    Alcool : 12,3 % vol


    RUSTER URBARIAL 2003

    J’ai attiré votre attention dans une précédente lettre sur la qualité exceptionnelle des vins rouges du millésime 2003 en Europe centrale.
    Bruno Landauer a choisi de produire dans ce millésime une cuvée prestige de vin rouge issue d’un assemblage judicieux de trois cépages différents :
    Zweigelt : 50%
    Pinot noir : 30 %
    Merlot : 20%

     

    La quantité totale embouteillée est de 4000 bouteilles.

    La robe est grenat, pourpre, presque noire.
    Le nez est puissant sur les fruits rouges très mûrs avec des nuances empyreumatiques.
    La bouche est ample, complexe, avec un boisé fin, mais la structure du vin est telle que nous devrions obtenir un fondu remarquable d’ici deux ans.
    Vin très original, alliant les cépages indigènes d’Europe centrale aux cépages internationaux d’Europe de l’Ouest.


    Chez Georg Lunzer à Gols

    Du côté de chez notre ami et solide partenaire Georg Lunzer, la qualité des rouges 2004 est en tous points excellente, avec entre autres, un rare « Sankt-Laurent 2004 » de robe presque noire, concentré, aromatique et fin.
    Le cépage Saint Laurent est un très vieux cépage identifié dans le passé en Alsace sur des terres abandonnées pour la culture de la vigne. Il n’est plus guère cultivé aujourd’hui que dans la basse Autriche et le Burgenland.
    Certains estiment qu’il s’agit d’une mutation du Pinot noir (cépage génétiquement instable). Cette théorie n’est toutefois pas démontrée scientifiquement.
    Il donne des vins colorés, fins et veloutés.

    Cette année encore, Georg élabore en partenariat avec Dionis un vin de paille rouge (Strohwein) issu du Cabernet sauvignon. A ce jour, les raisins n’ont pas encore été pressurés et continuent de passeriller paisiblement dans les greniers de notre ami…

    Nouvelles Brèves d’Italie…


    Chez Giovanni Viberti (Piémont)

    BAROLO RISERVA 1999 DOCG CRU
    BRICCO DELLE VIOLE

    Cépage : Nebbiolo: 100%
    Récolte manuelle en petites caisses de 20 kg.
    Egrappage et macération pour une durée de 24 jours en cuve de bois de 50 hectos.
    Elevage de 36 mois en foudres de chêne de 40 hectos, puis passage de 12 mois en cuve d’acier inox et enfin 12 mois en bouteille avant la mise sur le marché.

    Eléments analytiques :
    Alcool : 14% vol
    Acidité totale : 6‰
    Extraits secs : 27,5gr/l

    Très grand millésime, comparable au mythique 1990.
    Ce Barolo présente une robe dense, rubis profond presque grenat.
    Au nez, de bonne intensité, dominent le goudron, la violette, les nuances balsamiques, le tout dans un ensemble très complexe.
    En bouche, l’attaque est puissante mais ne manque pas de fraîcheur aromatique, signe des grands millésimes. L’ensemble est très équilibré .
    Le vin s’épanouit après quelques minutes d’aération. La qualité des tanins, fins et bien fondus, est remarquable. Il est persistant, savoureux, élégant et complexe avec une dominante sur la finesse plutôt que sur le « blockbuster » du type bête à concours …
    En conclusion, un grand rouge dans la haute tradition européenne, qui devrait atteindre sa pleine maturité d’ici la fin de la décennie.

    Nouvelles Brèves du Portugal…

    A la Quinta dos Roques ( DÃO)

    QUINTA DOS ROQUES RESERVA 2000

    Le millésime 2000 dans l’appellation Dão est considéré comme un très bon millésime, dans l’esprit du 1997.
    Le Reserva 2000 est un assemblage de :
    Touriga Nacional : 40%
    Alfrocheiro Preto : 20%
    Jaen : 20%
    Tinta Roriz (Tempranillo) : 15%
    Tinto Cão : 5%

    Fermentation en cuve inox avec une macération de 13 jours avec remontages (température 28 à 30 °C).
    Elevage de 10 mois en barriques françaises.
    Embouteillage après très légère filtration en août 2002.
    Production : 13000 bouteilles.
    Eléments analytiques :
    Alcool : 13% vol
    Acidité totale : 5,8 ‰ (musurée en acide tartrique)
    Extraits secs : 28,1 gr/l

    Robe grenat, brillante.
    Bouquet fruité intense de baies sauvages avec des notes de vanille et de chocolat apportées par l’élevage.
    En bouche, belle concentration, c’est très généreux avec des tanins bien marqués mais fins.
    Pleine maturité estimée : 2010.

    Dernières nouvelles d’Afrique du sud !

    Comme je l’avais évoqué dans ma lettre de septembre j’avais été impressionné lors de mon voyage de mai 2004 en Afrique du sud par cette nouvelle génération de domaines, dont Mont du toit est un bon exemple.

    Le domaine est situé au pied de la montagne Hawequa, dans la région de Wellington à environ 65 kms au Nord-Est de la ville du Cap (Cape Town).

    Les 28 hectares du domaine appartiennent à la zone d’appellation de Paarl. Le terroir est composite (granit, sable, argile).

    On y vendange à la main dans la fraîcheur du petit matin des raisins à pleine maturité, que l’on transporte dans des cagettes pour préserver l’intégrité des fruits qui vont être vinifiés.

    Les rendements de ce domaine sont particulièrement limités ce qui est un facteur qualitatif essentiel .

    HAWEQUAS 2003 (W.O Paarl)
    DOMAINE MONT DU TOIT

    Assemblage de cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot et shiraz.
    Fermentation lente et macération longue.
    Élevage en petite barrique de bois neuf pendant 16 mois.
    Alcool : 14.5%vol
    Embouteillé à l’automne 2004.

    Robe grenat foncé.
    Arômes harmonieux et expressifs de fruits noirs et d’épices fines.
    En bouche, c’est un velours…

    La montagne HAWEQUA à Wellington

    CHARDONNAY 2003 (W.O Walker Bay)
    DOMAINE HAMILTON RUSSELL

    Après l’exceptionnel millésime 2001, la nature a été moins favorable en 2002 avec des vins moins structurés.
    Fidèles à nos principes, nous n’avons pas jugé bon de référencer ce millésime.
    Le millésime 2003, quant à lui, renoue avec une grande année :
    Entièrement fermenté en barriques françaises.
    Rendement de 27 hectolitres à l’hectare.
    Elevage : 9 mois en barrique de Nevers
    Alcool : 13% vol

    La robe or vert est limpide et brillante.
    Le nez est exotique, intense avec des arômes complexes de miel et d’acacia.
    La bouche superbement équilibrée est ample minérale et toastée.
    Un des plus grands vins blancs de cépage Chardonnay de l’hémisphère sud, dans le plus pur style des grands Bourgogne blancs.
    Grande garde (plus de 10 années)

    Après vous avoir livré nos impressions sur nos dernières découvertes et sélections d’Europe et du Nouveau Monde , nous voudrions vous dire, mon co-équipier Raymond et moi-même, combien nous sommes sensibles à l’intérêt que vous nous témoignez, ainsi qu’à votre fidélité(presque une vingtaine d’années pour certains d’entre vous). Le plaisir, que vous nous dites avoir partagé avec des amis, à la dégustation d’un Tokaji Château Sarospatak, d’un Vin de Constance, d’un Vin de glace…nous enchante et nous confirme que nos efforts de recherche de la haute qualité ne sont pas vains.

    Afin de répondre à vos demandes, Raymond consacrera les premiers mardi de chaque mois à l’organisation de rencontres œnologiques au Caveau de Dionis. Les places étant limitées, il conviendra de s’inscrire suffisamment tôt pour prendre date.

    Nous pouvons également nous déplacer pour animer des conférences dégustations autour de la Collection des Vins Mythiques et légendaires.( nous consulter)

    Nous vous remercions de votre attention et vous prions d’agréer nos très oenophiles salutations.

     

    Jean François Ragot

    PROCHAINES DÉGUSTATIONS

    AU CAVEAU DE DIONIS
    LES MARDI 5 AVRIL ET 3 MAI 2005

    MERCI DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE ADRESSE E-MAIL
    POUR PROFITER D’OFFRES FLASH …

    info-contact@dionis-vins.fr


  • News 2 Décembre 2004

    Orliénas le 02 décembre 2004

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    Nous voudrions profiter de ce 2 décembre 2004, où nous célébrons le bicentenaire du couronnement de l’Empereur Napoléon 1er, pour évoquer à nouveau le célèbre Vin de Constance.
    Comme vous ne l’ignorez plus, ce vin mythique et légendaire, tout comme le célèbre Chambertin, fut étroitement lié à la saga napoléonienne.
    Une théorie, qui a de nombreux adeptes, prétend même que l’Empereur aurait été assassiné en 1821 à l’arsenic. Le poison aurait été ajouté subrepticement à la bouteille de Vin de Constance, dont il faisait ses délices quotidiens.
    Je ne prendrai pas parti dans cette querelle, mais qui aurait eu intérêt à faire assassiner l’Empereur déchu exilé à Saint Hélène ?…

    Depuis la résurrection du Vin de Constance en 1987 (premier millésime depuis plus de cent ans), nous avons souvent parlé de ce vin de légende sans tarir le sujet, tant votre quête était forte.

    Je voudrai à ce sujet, évoquer une dégustation d’anthologie de ce précieux nectar.

    Dans les années 1970, un certains nombre de bouteilles de vieux Constantia du millésime 1791 furent retrouvées dans la cave du Duc de Northumberland au Château d’ Alnwick dans la nord de l’Angleterre. Ces bouteilles furent vendues aux enchères chez Sotheby’s à Londres et rapatriées en Afrique du Sud où elles firent l’objet d’une émouvante et prestigieuse dégustation.

    « Doté d’une magnifique robe ambre foncée, nuancée d’un liseré doré, il offrit, aussitôt après avoir été versé délicatement dans un verre à dégustation, un émouvant bouquet, à la fois tendre et fruité, si caractéristique des grands vins de dessert de muscat. Rien ne venait altérer son parfum, d’une parfaite évolution après presque deux siècles passés en bouteille. Ses arômes se révélèrent subtils et délicats, d’un équilibre surprenant, bien que manquant légèrement d’acidité. On percevait aussi une pointe de madérisation, mais encore une certaine présence tannique. »

    L’opinion générale estima que c’était un vin de caractère, d’une grande richesse, entièrement à la hauteur de sa légende.

    Plusieurs heures après la dégustation, il subsistait encore dans le verre une rémanence du bouquet originel. Le vin avait traversé les siècles, à la fois comme un symbole et comme la réalité bien vivante de Constantia aujourd’hui.

    Après cette sensation presque physique avec le passé l’analyse du vin fut dévoilée : elle montrait un taux d’alcool de 15,03%, une acidité de 7,1‰, exceptionnel pour un vin vieux de deux siècles et une quantité de sucres résiduels de 128,30 grammes par litre.

    Vin de Constance 2000

    Le dernier millésime du XXème siècle ou le premier millésime du XXIème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

     


     

    Klein Constantia Sauvignon Noble Late Harvest 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.
    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.
    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.
    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.
    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    Klein Constantia Sauvignon Blanc 2004

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.
    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.
    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .
    Délicieux à boire dans les trois années.

     

    Klein Constantia Rhineriesling 2003

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.
    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).
    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Élaboré dans un style très légèrement moelleux,  le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.
    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

     

    Klein Constantia Chardonnay 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .
    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).
    La robe or clair est limpide et brillante.
    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).
    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

     

    Klein Constantia Marlbrook 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.
    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.
    Robe rubis profond.
    Arômes de violettes et de fruits noirs.
    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    Petite chronique d’un voyage
    (octobre-novembre 2004)

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…
    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust,  les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels « Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999, que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie, après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt, le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de « passeriller » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France…  Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie. L’ancienne frontière austro-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11,5 % d’alcool et 7,8‰ d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircit enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.
    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …
    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja, où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables (mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint. Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

    Très cordiales salutations œnophiles.

    Jean François RAGOT

    Bonnes dégustations.

     

     

    VIN DE CONSTANCE 2000

    Le dernier millésime du XX ème siècle ou le premier millésime du XXI ème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON NOBLE LATE HARVEST 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.

    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.

    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.

    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.

    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON BLANC 2004

     

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.

    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.

    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .

    Délicieux à boire dans les trois années

     

    KLEIN CONSTANTIA RHINERIESLING 2003

     

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.

    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).

    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Elaboré dans un style très légèrement moelleux , le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.

    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

    KLEIN CONSTANTIA CHARDONNAY 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .

    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).

    La robe or clair est limpide et brillante.

    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).

    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

    KLEIN CONSTANTIA MARLBROOK 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.

    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.

    Robe rubis profond.

    Arômes de violettes et de fruits noirs.

    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    PETITE CHRONIQUE D’ UN VOYAGE

    ( octobre-novembre 2004)

     

     

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…

    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust , les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels «  Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999 , que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie , après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt ,le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de «  passeriller  » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

     

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France… Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie.L’ancienne frontière austo-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1 er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11.5 % d’alcool et 7.8 pour mille d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor  » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircie enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.

    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …

    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja , où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables( mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

     

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint . Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

     

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

     

    Très cordiales salutations oenophi