• Archives pour l'Étiquette Tokaji
  • News : 18 juillet 2017

    Orliénas, le 18 juillet 2017,

    C’est avec un peu de retard que j’ai le plaisir de vous présenter quelques vues des vignobles qui dominent notre village de Tolcsva (2000 habitants).
    Tolcsva est un village Hongrois situé au cœur même de la Tokajhegyalja à peu près à égale distance de sa partie nord et de sa partie sud. Tolcsva fait partie des 28 « villes » et villages historiques qui ont droit à la prestigieuse appellation Tokaji.

    En cette année 2017, vous constaterez que le développement végétatif est plutôt en avance. Tout comme en avril 2016, nous avons eu la chance dans cette région d’échapper aux gelées de printemps de la fin du mois d’avril 2017. Ils ont fait de gros dégâts ces deux dernières années un peu partout en Europe (Autriche, Allemagne, France, Italie du Nord en avril 2017, etc…).

    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) la première décade de mai 2017.
    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) la première décade de mai 2017.
    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) la première décade de mai 2017.
    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) la première décade de mai 2017.
    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) la première décade de mai 2017.
    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) la première décade de mai 2017.
    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) et sur le massif des Zempleni le 23 avril 2017.

  • Tokaji Sarga Muskotaly 2013 Château de Sárospatak (0.75L)

    (Exceptionnelle vendange tardive de Muscat à petits grains)

    tokajisargamuskotaly2012Nous sommes maintenant au dixième millésime de cette micro cuvée élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec, peu intéressant et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent. Si on sait choisir son moment, on peut peu ou prou en élaborer un peu chaque année. C’est le miracle de la région de Tokaj, pour ce type de vin. Toutefois, sauf dans certains millésimes prolifiques, il ne s’agit que de quantités « artisanales »…

    Cette cuvée a été vinifiée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux .
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, le premier la deuxième quinzaine d’octobre 2013  avec un exceptionnel choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains. Il est à noter que 2013 a été partout en Europe un millésime tardif.
    Le second tri a été effectué à la mi-novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat toujours, très « botrytisées », presque complètement «aszutées».

    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Muscat puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec un petit pressoir, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant huit mois.
    Le vin a été mis en bouteille début juillet 2014.

    La robe du vin est claire, couleur paille avec reflets verdâtres. Le nez est tout en finesse. L’attaque du vin montre une belle fraîcheur et beaucoup de subtilité. Belle longueur savoureuse. Excellente intégration des sucres résiduels grâce à une bonne acidité.
    Ce vin atteindra son optimum à quatre ans d’âge.

    Éléments analytiques :
    Quantité produite : _ L
    Alcool : _ %/vol
    Sucres résiduels : _  g/L
    Acidité totale : _ ‰
    Extraits secs réduits : _ g/L
    pH : _

     


  • Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2002 (0,50L)

    hon_tkj6putt02Les premières cuvées du millésime 2002 ont été mises sur le marché au cours de l’été 2008 et ont été vendues jusqu’à épuisement. Nous avions gardé un petit lot que nous avons décidé de remettre en vente en 2016.

    Il présente une robe ambrée et brillante, un nez intense, empyromatique, avec des nuances d’encens et de figue.
    Il est puissant et gras en bouche avec une longue persistance aromatique où l’on distingue l’abricot sec, l’amande grillée et  plus encore l’écorce d’agrumes confits.
    La minéralité est maintenant bien présente quatorze ans après la vendange.
    C’est le meilleur millésime depuis 1999. Nous le pensons apte à une très longue maturité dans de bonnes conditions de conservation.

    Il fait partie des incontournables, avec 1993, 1997, 1999, 2005, 2008 et 2011.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 176 g/L
    Alcool : 12.49% / vol.
    Acidité : 11 ‰


  • News : 12 mai 2016 : voyage d’avril en images

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 12 mai 2016,

    Du 9 avril au 1er mai, j’ai effectué mon premier tour d’Europe de l’année, incluant l’Italie, l’Autriche et la Hongrie.
    Le point fort de la première partie a été bien entendu le salon international Vinitaly qui se tenait à Verona du 10 au 13 avril. avec 4 200 exposants et plus de 150 000 visiteurs, c’est la première manifestation mondiale liée au vin.

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    L’incontournable Bottega del Vino de Vérone, le 9 avril 2016. Tout le gratin du monde du vin s’y presse au coude à coude afin de déguster les nectars du monde entier.
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    Nouveau millésime 2015 pour le domaine Vesevo (Campanie) avec les trois crus : Beneventano Falanghina, Fiano di Avellino et Greco di Tufo. Les trois vins sont présentés dans les nouvelles bouteilles IMPERO.
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    Nouveauté de chez Zabu (Sicile, région d’Agrigento). Un Il Passo, dénommé Verde 2015. Ce vin issu de l’agriculture biologique a été élaboré avec 100% du cépage Nero d’Avola. Ce vin rouge à la robe grenat très sombre nous offre une superbe palette aromatique et une grande intensité.
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    Tufarello IGP Puglia : nouveauté de chez Farnese : splendide rouge de la partie nord de la Puglia issu du cépage autochtone Nero di Troia. A découvrir absolument !
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    Je ne peux pas manquer de présenter à ceux d’entre vous qui ne le connaissent pas, le sympathique président de la cave San Marzano, Francesco Cavallo. Je dois dire, rien qu’à le voir, qu’il était né pour être président…
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    Mon vieux partenaire et complice depuis 1993 : Gianluca Viberti, producteur émérite de Barolo en compagnie de Jean-François Ragot. J’ai le plaisir de vous annoncer qu’après quelques années en stand-by, nous pouvons reprendre enfin notre collaboration dès ce mois de juin 2016 avec un somptueux Barolo 2011 cru Bricco delle Viole. Photo du 11 avril 2016.
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    Notre partenaire de la région Veneto, Graziano Maule de Montecrocetta, en dégustation avec Jean-François Ragot le 12 avril 2016. En 2015, il a produit un magnifique Gambellara Classico, blanc sec, disponible dès ce mois de mai 2016.
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    Une des dernières production de notre ami Graziano Maule, le Roncaiolo Appassite 2013. Remarquable vin rouge (75% Cabernet franc et 25% Cabernet Sauvignon) vinifié après un séchage de quatre semaines. Ce vin est dans l’esprit d’un « Ripasso » de la Valpolicella. Disponible dès ce mois de mai 2016.
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    La charmante Federica Zeni, du domaine Zeni, élaborant de splendides vins de la Valpolicella et de Bardolino. Photo du 12 avril 2016.
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    Etna Rosso, Terre dell’ Etna. Bel exemple de vins rouge extremement typé provenant de vignobles établis sur les flancs du volcan Etna à 800m d’altitude. Le vin est issu de 90% de cépage Nerello Mascalse et 10% Nerello Capuccio.

    Le voyage s’est poursuivi vers l’Autriche avec une visite au très intéressant domaine Deutsch à Hagenbrunn  (Weinviertel) où j’ai pu déguster de splendides Weinviertel DAC (vins blancs d’appellation, issus du cépage Grüner veltliner).

    Bien sûr, je suis allé également déguster la production 2015 des vins de Bruno Landauer à Rust dans le Burgenland.

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    Tout est bon en 2015 : à noter l’original et remarquable vin blanc sec « Gemischter Satz » véritable témoin de la culture pannonienne classique. Il est issu d’un assemblage des cépages Furmint, Harslevelu, Ezerjo, Leanyka, auxquels s’ajoutent un peu de Muskateler et de Gewürztraminer. Les raisins ont été vendangés ensemble à la mi-septembre, pressurés ensemble et vinifiés ensemble. C’est un vin délicieux, complexe et typé, au taux d’alcool de seulement 12%. J’ai eu le plaisir de rapporter moi-même à Bruno, de la région de Tokaj, les 200 pieds de vigne Harslevelu, en avril 2011. Photo du 16 avril 2016.

    Bien entendu, nous avons dégusté toute une gamme de vins blancs secs, les plus notables étant les Pinot blanc et les Chardonnay sans oublier un Neuburger de vignes de plus de cinquante ans.
    Nous avons laissé pour l’instant de côté les vins rouges que nous dégusterons l’été prochain ou à l’automne.

    Dans les vins moelleux, Bruno a fait un feu d’artifice de vendanges tardives issues des raisins rouges Zweigelt, Blaufränkisch et Merlot (Spätlese 2015 issu du Merlot, Beerenauslese issu du Zweigelt et du Merlot, Trockenbeerenaulese issu du Zweigelt et surtout du Blaufränkisch). A noter que les derniers raisins destinés à ces nectars ont été vendangés le 3 décembre 2015.
    Enfin, Bruno a vendangé un vin incroyablement concentré (plus de 40 KMW) c’est-à-dire 40% de sucres en masse volumique, à partir du Pinot Blanc (Weissburgunder) et d’un peu de Furmint et de Welschriesling. Ce vin est une véritable eszencia, qui fermente depuis déjà de long mois.

    J’ai poursuivi ma route vers la Hongrie en direction de Tokaji.
    Durant mon séjour dans la Tokajhegyalja (Hongrie) j’ai eu le plaisir de participer à la quatrième vente aux enchères des grands vins de Tokaji le samedi 23 avril 2016. Organisée par notre confrérie des vins de Tokaj, elle s’est tenue cette année dans l’ex-synagogue de la ville.
    Au préalable, nous avons procédé à des intronisations, dont celle de notre ami Manuel Peyrondet, ex-sommelier de la grande restauration parisienne, meilleur sommelier de France 2008 et dirigeant actuel de la société Chais d’oeuvre.

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    De gauche à droite : Samuel Tinon, viticulteur à Olaszliska (région de Tokaj), en compagnie de sa femme Mathilde Hulot (journaliste du vin) de Jean-François Ragot et de Manuel Peyrondet. Photo du 23 avril 2016.
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    Intronisation à la confrérie des vins de Tokaj, le samedi 23 avril 2016.
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    Manuel Peyrondet signe le grand livre, après son intronisation comme membre de la Confrérie des Vins de Tokaji, le 23 avril 2016.

    Bien entendu, je ne vous relaterai pas toutes mes activités au service du vin de Tokaj. Je rajouterai seulement que j’avance dans mon projet de replantation du vignoble situé dans un cru historique classé de la Tokajhegyalja : le cru Melegoldal.  C’est une histoire très longue et très compliquée, liée à la très longue période de transition économique qu’a connue la Hongrie après 1989. Cette opération débutée en 1997 a finalement connu un « Happy end » en juin 2015 avec la récupération de la pleine propriété du sol par ma fille Céline Ragot et moi-même.
    Il reste maintenant à faire fructifier ces 18 années de patience…

    Oenophilement votre,
    Jean-François


  • News : 2 Juin 2015 : Réflexions sur la genèse des « 30 ans de Dionis »

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    Trente ans ! C’est toute une vie ou presque…

    Le 3 juin 1985, notre société était enregistrée au registre du commerce et des sociétés de Lyon.
    En cette fin de printemps 2015, je prends conscience petit à petit que 30 années se sont écoulées. C’est beaucoup pour une petite entreprise artisanale comme la nôtre et je me demande même comment il a été possible de surmonter jusqu’à ce jour tous les aléas et survivre dans un contexte économique assez souvent défavorable.
    Quand je me remémore l’année 1984, qui a précédé la création de Dionis, je cherchais une idée pivot sur laquelle asseoir le lancement de la future entreprise. Je mûrissais en fait alors un projet, plus ou moins latent dans mon esprit depuis la fin des années 70.
    Mon père, qui était une personne avisée m’a donné alors ce simple conseil : « Fais ce que les autres ne font pas !». Merci papa ! Quel superbe conseil, mais si pertinent dans sa simplicité…
    Je suis parti d’un constat : me passionnant pour le vin depuis l’âge de 20 ans, j’avais remarqué que les vins dits «étrangers» étaient le plus souvent sur le marché français d’une qualité pitoyable…
    Mon goût pour la littérature du XVIIIème siècle m’avait régulièrement mis en présence du mythique Tokaji ou Tokay de Hongrie, encensé par les célébrités de l’époque.

    Mais alors, qu’était-il donc devenu en cette fin du XXème siècle ?
    Mes premières recherches en France ne furent pas très encourageantes, ayant trouvé en tout et pour tout, une fois chez un caviste lyonnais, une triste «drouille», sous la forme d’une bouteille portant l’étiquette Monimpex-Tokaji aszu 3 puttonyos 1971.
    En quelques mois, mon opinion était faite : il n’y avait pas de Tokay de Hongrie pouvant revendiquer son appartenance aux joyaux de la couronne des vins historiques de notre vieille Europe. Une seule solution : se rendre dès que possible en Hongrie pour évaluer la situation sur place.
    En juin 1985, étant allé à Bordeaux a l’un des premiers Vinexpo de l’histoire de ce salon, la providence m’a fait rencontrer un jeune homme, Bacsoo Andraas, à l’époque jeune œnologue au combinat des fermes d’état de la région (Tokajhegyalja). Cet organisme qui gérait les 6000 hectares de vignobles de la zone de Tokaj, avait été créé en 1971. Il fût alors décidé d’un voyage en famille pour le printemps suivant.
    En juin 1986, c’est le début de l’aventure au-delà du «rideau de fer» vers l’extrême nord-est de la Hongrie. Il faisait très beau et très chaud en ce début de mois de juin 1986. Ce fût un véritable enchantement d’arriver sur place par la belle soirée d’été du 17 juin 1986.

    La première cave visitée fût la cave Rákóczi Ferenc, grande cave historique située sous le château de Sarospatak.
    Quelle émotion en descendant les degrés qui nous menaient vers les mythiques galeries où étaient alignés des centaines de fûts. Je crois que nous avons trouvé merveilleux ce premier verre de Tokaji Aszu tiré du tonneau par le maître de chais avec son lopo (pipette utilisée en Europe Centrale).
    Je me suis assez vite rendu compte dans les jours qui ont suivi que quelque chose «clochait» dans la très grande majorité de nos dégustations, effectuées dans des caves extraordinaires du nord au sud de la Tokajhegyalja. J’ai découvert assez rapidement, que beaucoup de vins étaient «mutés» à l’alcool à des fins de stabilisation et beaucoup de liquoreux, en fait élaborés à partir de moûts concentrés !!! L’horreur ! Oui, mais à l’époque 30 millions de bouteilles étaient vendues à l’URSS
    Toutefois et c’est fondamental, il y a toujours eu dans ce «maelström» bureaucratique et industriel, une petite proportion de grands vins qui ont échappé au massacre. Ce sont ces vins là, que nous avons réussi au prix d’énormes difficultés (il y avait alors un monopole situé à Budapest, Monimpex) à importer sur le marché français.

    Dionis a été la première entreprise à refaire ce travail de sélection depuis la fin des années trente. Nos vins ont été très bien été reçus par la grande restauration française et suisse ainsi que par l’élite des amateurs éclairés.
    Aujourd’hui encore, je n’ai pas à rougir de la qualité des vins distribués à cette époque.
    Une dégustation privée au début du mois d’avril 2015 a permis de confirmer une fois de plus l’excellence des bouteilles issues de notre vinothèque. Je pense aux millésimes 1975, 1983 et 1988.
    La date fixée communément pour parler de l’avant et de l’après de l’histoire moderne du Tokaji est 1993. C’est le premier millésime qui vit apparaître des vins issus de la nouvelle donne économique des privatisations et du renouveau des pratiques œnologiques.
    Voilà en quelques lignes la genèse de notre épopée du Tokaji, qui a été le point d’appui du développement de notre Maison artisanale.

    Cette relance du Tokaji marque le vrai démarrage de Dionis. Les premières bouteilles ont été vendues sur les marchés français et de la Suisse romande à partir de l’automne 1986.
    J’aurais probablement l’occasion d’approfondir ultérieurement la suite de cette aventure, qui est celle d’une vie consacrée au vin.

    Cordialement,
    Jean-François Ragot


  • Tokaji Aszu 6 Puttonyos Château de Sárospatak 2003

    Posté dans par admin

    tkj6putt2003C’est avec plaisir que nous vous proposons cette toute petite cuvée de grand Tokaji Aszu que nous avions décidé de ressortir pour cette grande occasion (les trente ans de Dionis en juin 2015).

    Comme partout en Europe, et dans une moindre mesure dans la Tokajhegyalja (région de production des Tokaji), nous avons enregistré des températures élevées au cours de cet été 2003, qui ont ainsi amené les raisins à une maturité très précoce, jamais observée: vers mi-août pour le cépage Zéta et  fin août-début septembre pour le furmint.
    Le développement du botrytis sur le cépage Zéta a été favorisé par des pluies fin août. Dès le 28 août, les premiers grains aszú , riches et parfaitement passerillés, sont récoltés.

    Le premier tri des grains sur le furmint commence à partir du 17septembre. La qualité est au rendez-vous, mais  la quantité reste faible. Les journées du 18 et 19 septembre sont consacrées à la récolte de vieilles vignes de furmint, à partir des raisins sains et très mûrs servant à l’élaboration des vins de base destinés aux aszú.
    Jusqu’à la fin du mois de septembre, les tris se succèdent sur l’ensemble des parcelles de furmint dont la qualité du botrytis et du passerillage sont celles des grandes années.
    L’arrivée des pluies début octobre interrompt les vendanges pendant une dizaine de jours mais permettent l’arrivée du botrytis cineréa intense.
    Les tris reprennent à partir du 13 octobre. Nous obtenons des grains aszú bien botrytisés, mais bien entendu, moins secs que pendant les cueillettes de septembre.
    A partir du 23 octobre, le temps se refroidit, et nous subissons une neige et un gel tout à fait inattendu (-6 C la nuit du 24 octobre). La dernière semaine du mois d’octobre nous redonne du beau temps, à la fois sec et ensoleillé. Les raisins changent d’apparence, et très vite, se concentrent.

    Ces vendanges 2003 ont été comme souvent, longues, mais ont offert une belle diversité de grains aszú : les tris de septembre sont de nature passerillées alors que ceux du mois d’octobre montrent davantage un caractère botrytisé. Les grains passerillés ont été macérés avec du mout en fermentation, alors que les grains plus marqués par le botrytis cineréa ont été macérés dans du vin nouveau.
    Cet assemblage a donné des vins fins et complexes, qui réunissent la puissance des grains passerillés aux arômes délicats du botrytis.

    Douze années après sa vendange, ce Château Sarospatak 6 puttonyos 2003 arrive lentement à sa phase de maturité, qui va se prolonger durant une bonne vingtaine d’années.
    Il présente une robe brillante à reflets orangés, un nez intense, avec des arômes de fruits secs et de figue, le tout dans une complexité étourdissante.
    Il est concentré,  puissant et gras en bouche avec une longue persistance aromatique où l’on distingue l’abricot sec, l’amande grillée et l’écorce d’agrumes.

    Grande bouteille d’un millésime confidentiel.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11,76 %/ vol
    Sucres résiduels : 166  g/litre
    Extraits secs : 56,48 g/l
    Acidité totale : 10 ‰
    pH : 3,29


  • Tokaji Sarga Muskotaly 2012 Château de Sárospatak (0.75L)

    (Exceptionnelle vendange tardive de Muscat à petits grains)

    tokajisargamuskotaly2012Nous sommes maintenant au neuvième millésime de cette micro cuvée élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec, peu intéressant et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent. Si on sait choisir son moment, on peut peu ou prou en élaborer un peu chaque année. C’est le miracle de la région de Tokaj, pour ce type de vin. Toutefois, sauf dans certains millésimes prolifiques, il ne s’agit que de quantités « artisanales »…

    Cette cuvée a été vinifiée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux .
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, le premier la première quinzaine d’octobre 2012  avec un exceptionnel choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains et le second début novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat toujours, très « botrytisées », presque complètement «aszutées».

    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Muscat, Furmint et Harslevelu, puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec un petit pressoir, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant huit mois.
    Le vin a été mis en bouteille fin juin 2013.

    La robe du vin est claire, couleur paille avec reflets verdâtres. Le nez est tout en finesse. L’attaque du vin montre une belle fraîcheur et beaucoup de subtilité. Belle longueur savoureuse. Excellente intégration des sucres résiduels grâce à une bonne acidité.
    Ce vin atteindra son optimum à quatre ans d’âge.

    Éléments analytiques :
    Quantité produite : 392 L
    Alcool : 12,52 %/vol
    Sucres résiduels : 103,2  g/L
    Acidité totale : 5,9 ‰
    Extraits secs réduits : 36 g/L
    pH : 3,70

     


  • Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2011 Château de Sárospatak (0.50L)

    tokajiaszu3putt2011Le millésime 2011 marque le retour aux grandes années traditionnelles où la maturité se fait lentement et permet une belle production des fameux grains aszu.
    Après les remarquables 2005 et 2008, 2011 a permis à nouveau une production éclectique de grands liquoreux aux équilibres acidité/sucres si spécifiques, à l’origine de la réputation historique de ces vins.

    Il est à signaler, qu’avec le changement de législation de la région de la Tokajhegyalja, il ne sera plus possible de produire des vins aszu d’un niveau de richesse correspondant aux 3 et 4 puttonyos de l’ancienne législation.
    Les motifs de cette évolution reposent principalement sur une production incontrôlée de vins aszu de très bas de gamme qui ont inondé spécifiquement le marché polonais au cours des dix dernières années. Face à cette situation entrainant une dégradation de l’image des Tokaji aszu, le monde viticole de la Tokajhegyalja a décidé de réagir.
    La richesse minimum pour élaborer un Tokaji aszu est maintenant, à partir du millésime 2013, de 19% d’alcool potentiel. Cela correspond à 323 g de sucre par litre de moût.
    Pour simplifier, environ 12% d’alcool acquis et 120 g de sucres résiduels.

    Cela signifie concrètement qu’il ne sera économiquement plus du tout intéressant pour un domaine de produire un 3 ou 4 puttonyos avec les nouvelles normes exigées d’un minimum de 19% d’alcool potentiel.

    De facto, il ne devrait plus y avoir à l’avenir sur le marché que des Tokaji aszu 5 et 6 puttonyos. Je trouve toutefois cela un peu regrettable car un véritable Tokaji Aszu de niveau 3 ou 4 puttonyos, bien réussi, du niveau qualitatif de ceux que nous offrons au marché depuis une trentaine d’années, présentait un équilibre intéressant, qui en faisait un vin beaucoup plus facile à boire.

    Par conséquent, ce Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2011 est certainement notre dernier 3 puttonyos offert au marché. Nous avons distribué nos premiers Tokaji Aszu 3 puttonyos avec le millésime 1975. C’était en 1986, à nos débuts… ce n’est pas sans un petit pincement au cœur que nous vous présentons cet ultime rejeton.

    J’attire votre attention sur le fait qu’on peut le considérer comme un « super 3 puttonyos » de la législation précédente, ses caractéristiques analytiques et organoleptiques étant celles d’un Tokaji Aszu 4 Puttonyos de bon niveau.

    Ce vin a été produit à partir des cépages suivants : 65% Furmint, 25% Zeta et 10% Harslevelu. Il a été vinifié en novembre 2011,  pour une part avec une macération de grains aszu dans un vin de base et pour l’autre part en « forditas » (première repasse de moût frais ou de vin nouveau sur un marc de grains aszu)

    Élevé en barriques hongroises de 3, 4 et 5 ans durant 24 mois, ce Tokaji présente une robe claire et brillante, sans traces d’oxydation. Le nez et la bouche sont particulièrement harmonieux avec une subtilité aromatique et un équilibre qui sont ceux des grandes années.

    Éléments analytiques :
    Alcool :  12,98 %/ vol
    Sucres résiduels : 97,7  g/litre
    Acidité totale  : 8  ‰
    pH : 3,52


  • Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2011 Château de Sárospatak (0,50L)

    tok6putt-2011C’est le premier millésime où il est possible de produire un 6 Puttonyos « de concours » depuis 2008.
    A noter que 2009 a donné quelques belles bouteilles, manquant toutefois assez nettement d’acidité. Je rappelle que 2009 a été une année vraiment chaude dans toute l’Europe ou presque.
    2010 a donné des quantités de vin aszu minimes, mais avec des équilibres extraordinaires pour les meilleures.
    Je vous renvoie à ce sujet à notre Tokaji Aszu 5 Puttonyos Château de Sárospatak 2010.

    Le millésime 2011 marque le retour aux grandes années traditionnelles où la maturité se fait lentement et permet une belle production des fameux grains aszu.
    A noter que nous avons décidé pour ce vin d’utiliser uniquement les productions issues du cépage Furmint. C’est donc un aszu 100% Furmint, ce qui est assez rare.

    Comme je l’ai déjà signalé par le passé pour la région de Rust (Burgenland – Autriche), le réchauffement climatique entraîne souvent également dans cette région une maturité du raisin hyper précoce, favorable à la production de vins blancs secs mais rendant beaucoup plus difficile l’élaboration des liquoreux traditionnels. Je citerais dans ces années précoces 2000 – 2003 – 2007 et 2009 et dans les années traditionnelles 2002 – 2005 – 2006 – 2008 et 2011.

    Nous sommes par conséquent avec 2011 dans les années traditionnelles comme nous les aimons.

    Splendide robe or clair, limpide et brillante.
    Le nez est fruité et particulièrement délicat.
    La bouche est d’une grande richesse aromatique, sans aucune lourdeur malgré ses 159 g de sucre résiduels.
    Tout y est : une palette d’agrumes frais, une petite touche d’abricot sec et d’épices. La minéralité se laisse déjà deviner mais il va falloir attendre…
    La persistance aromatique est celle d’une grande année, avec cette belle acidité rafraîchissante qui nous enchante toujours avec les grands Tokaji.

    Ce vin est à entrer impérativement en cave et à laisser mûrir quelques années.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 155 g/L
    Alcool : 12,5 % / vol.
    Acidité : 9,2 ‰


  • News : Rentrée 2014. Coup d’oeil sur l’état de la vigne en Europe Centrale ce début d’automne.

    Orliénas, le 10 septembre 2014,

    J’arrive d’Europe Centrale où j’ai passé trois bonnes semaines. Cet été 2014 a été globalement instable d’est en ouest de l’Europe pour ce qui concerne les mois de juillet et d’août. Il a été marqué par d’importantes précipitations, très supérieures aux moyennes habituelles. Ceci a bien entendu eu des conséquences sur l’état du raisin avec des situations sanitaires variables.

    Pour ce qui concerne la Tokajhegyalja, (ensemble de la zone de l’appellation Tokaji) on peut noter par ci par là une certaine fragilisation des raisins. Cette situation n’est pas particulièrement favorable aux vins secs mais pourrait si les conditions anticycloniques, qui se sont installées fin août, persistent plusieurs semaines, avoir un effet très favorable à la production des vins moelleux.

    Bien que l’on entende depuis quelques années un discours sur la qualité des blancs secs de la Tokajhegylja, je m’inscris en faux, persiste et signe que la finalité de cette région est la production (très limitée d’ailleurs) de grands vins liquoreux.

    Ci dessous 3 photos nous montrant l’état des raisins dans un vignoble proche de Tolcsva, le 4 septembre 2014.

    IMG_5712
    Grappe de Hàrslevelù, le 4 septembre 2014.

    Hàrslevelù

    IMG_5711
    Grappe de Zeta, le 4 septembre 2014.
    IMG_5708
    Grappe de Furmint, le 4 septembre 2014.

    Il n’ y a plus qu’à attendre maintenant. Je vous reparlerai de la vendange 2014 dans cette région vers la mi-novembre.


  • Vendanges 2008 à Tokaj.

    Je voudrais revenir avec un peu de recul sur le grand millésime 2008 dans la région de Tokaj. Ce sont des documents particulièrement intéressants que nous mettons à la disposition de nos amis oenophiles.
    Au cours du tour d’Europe que nous avions effectué, Marguerite Abergel et moi-même, en octobre/novembre 2008, nous avions passé quelques jours dans la Tokajhegyalja où les vendanges battaient leur plein. En 2008, elles avaient débuté classiquement à la mi-septembre pour se terminer à la mi-novembre. Le moral était très bas dans la région, au commencement de la vendange des vins blancs secs vers le 15 septembre. Le temps était froid et pluvieux. Le miracle, assez classique dans cette région, s’est finalement produit à la mi-octobre, les conditions climatiques ayant radicalement changé avec un chaud soleil d’automne et des températures au dessus de 20°C. Elles se sont poursuivies jusqu’à la fin de la vendange, vers le 15 novembre.
    A travers ce dossier, je voudrais retracer grâce à des photos et un dossier vidéo exceptionnel, ce que sont les conditions optimales de production de ce grand vin liquoreux historique et mythique  qu’est le Tokay Impérial.

    J’ai demandé leur avis aux principaux opérateurs de la région, alors que la vendange des grains aszu battait encore son plein.

    Je vous invite à consulter la galerie de photos ci-dessous, puis les six vidéos suivantes.

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      vend2008_tokaj-3327
    • vend2008_tokaj-3331
      vend2008_tokaj-3337


    * Interview d’un petit producteur de « haut de gamme » français Samuel Tinon le 6 novembre 2008.


    * Interview de Nicolas Godebski œnologue consultant le 6 novembre 2008.


    * Interview de Meszaros Laszlo directeur du domaine Disznoko le 6 novembre 2008.


    * Interview de Kalocsai Laszlo directeur du domaine Dereszla le 7 novembre 2008.


    * Interview de Kovacs Tibor directeur du domaine Hetszolo le 8 novembre 2008.


    * La meilleure trieuse de grains aszu de la Tokajhegyalja en plein travail le 8 novembre 2008 (elle peut aller jusqu’à 40 Kg de grains Aszu/jour)

     

    Aujourd’hui, fin 2013, nous pouvons constater que le millésime a tenu parole. Bien entendu, « la maison de commerce de Tokaj » (ex-combinat de la ferme d’état) n’a pas produit comme à son habitude beaucoup de vins de qualité très élevée, mais une moyenne convenable. Comme c’est elle qui vend la très grande majorité des Tokaji dans le commerce hongrois, l’image du millésime ne sera pas dévalorisée.
    Sous notre marque Château Sarospatak, a été produite une petite quantité de Tokay Impérial 6 Puttonyos d’un niveau suprême. Le vin est hélas épuisé. Toutefois, il nous reste pour découvrir ce grand millésime, un peu de Tokaji Muskotaly vendanges tardives hors-normes (le meilleur produit à ce jour) et un excellent Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2008 à l’équilibre remarquable.

    Jean-François Ragot


  • ÉPUISÉ – Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2008 Château de Sárospatak (0.50L)

    tokaji aszu 3 puttonyos 2008Nous avons rentré le premier lot de ce vin au mois de novembre 2013.
    2008 est un excellent millésime tardif, la plupart des grains aszu ayant été vendangés sur le mois de novembre.

    Cliquez pour un compte rendu de la vendange 2008 à Tokaj, avec vidéos à l’appui.

    Le millésime 2008 est considéré comme assez généreux quant aux quantités produites, avec des vins présentant un taux de sucres élevé et une excellente acidité, ce qui, hélas, n’est plus toujours le cas avec le réchauffement climatique.
    Élevé en barriques hongroises de 3, 4 et 5 ans durant 24 mois, ce Tokaji présente une robe claire et brillante, sans traces d’oxydation. Le nez et la bouche sont particulièrement harmonieux avec une subtilité aromatique et un équilibre qui sont ceux des grandes années.

    Éléments analytiques :
    Alcool :  12,76 %/ vol
    Sucres résiduels : 77  grammes par litre
    Acidité totale  : 7,6  ‰
    pH : 3,32


  • Tokaji Sarga Muskotaly 2011 Château de Sárospatak (0.75L)

    (Exceptionnelle vendange tardive de Muscat à petits grains)

    tokaji sarga muskotaly 2011Nous sommes maintenant au huitième millésime de cette micro cuvée élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec, peu intéressant et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent. Si on sait choisir son moment, on peut peu ou prou en élaborer un peu chaque année. C’est le miracle de la région de Tokaj, pour ce type de vin. Toutefois, sauf dans certains millésimes prolifiques, il ne s’agit que de quantités « artisanales »…

    Cette cuvée a été vinifiée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux .
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, le premier la première quinzaine d’octobre 2011  avec un exceptionnel choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains et le second début novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat toujours, très « botrytisées », presque complètement «aszutées».

    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Muscat, Furmint et Harslevelu, puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec un petit pressoir, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant huit mois.
    Le vin a été mis en bouteille fin juin 2012.

    La robe du vin est claire, couleur paille avec reflets verdâtres. Le nez est tout en finesse. L’attaque du vin montre une belle fraîcheur et beaucoup de subtilité. Belle longueur savoureuse. Excellente intégration des sucres résiduels grâce à une bonne acidité.
    Ce vin atteindra son optimum à quatre ans d’âge.

    Éléments analytiques :
    Quantité produite : 420 L
    Alcool : 14,08 %/vol
    Sucres résiduels : 110  g/L
    Acidité totale : 7 ‰
    Extraits secs réduits : 41,62 g/L
    pH : 3,59

     


  • Tokaji Aszu 5 Puttonyos 2010 Château de Sárospatak (0,50L)

    tokaszu5putt2010Nous tenons avec le millésime 2010 l’année la plus atypique depuis 20 ans. Les conditions climatiques ont été difficiles en Europe Centrale et beaucoup ont alors évoqué l’éruption du volcan islandais en avril et mai. Ce n’est pas du tout impossible car il y a des précédents historiques nombreux.

    Les conséquences pour le millésime ont été radicales avec extrêmement peu de vins liquoreux mais, les petites quantités produites nous offrent des paramètres d’équilibre uniques en leur genre.

    En 2010, il n’a pas été possible d’élaborer naturellement des Tokaji Aszu d’une richesse de 6 Puttonyos. La seule solution aurait consisté à enrichir les moûts avec de l’eszencia, méthode autorisée, mais que nous désapprouvons. C’est pour cela, qu’à titre exceptionnel, c’est un 5 Puttonyos qui a été élaboré, mais un 5 Puttonyos hors-normes, très proche de nos grands 6 Puttonyos historiques.

    Cette cuvée confidentielle de Château de Sárospatak 2010 a été élaborée à partir d’un assemblage moins habituel pour nos vins :

    Les grains aszu (confits) sont constitués pour 65% de Furmint, 15% de Hàrslevelù et 20% de Zeta.

    Ces grains ont subi une macération dans un vin de base 100% Furmint, constitué par deux tiers de vin et un tiers de moût en fermentation.

    Le vin a été élevé en barriques de plusieurs vins durant 24 mois. Il a été embouteillé en juillet 2013 et est disponible depuis novembre 2013.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,12%/vol
    Sucres résiduels : 137 g/L
    Extraits secs réduits : 50,98 g/L
    Acidité totale : 10,6‰

    La robe du vin est du style vieil or, lumineuse et brillante.
    Le nez exprime de délicates nuances de cire d’abeilles et toute une palette de fruits blancs et fruits exotiques frais.
    La bouche nous offre une grande matière avec des caractéristiques d’équilibre et de palettes aromatiques complexes et inhabituelles au cours de ces vingt dernières années.
    En dépit de 140 grammes de sucres résiduels, une splendide acidité donne à ce vin une très longue persistance aromatique réjouissante pour le palais.


  • News : 2 octobre 2013

    Orliénas, le 2 octobre 2013,

    Tout d’abord, toutes nos excuses pour ces mises-à-jour tardives, dues tout particulièrement à un bug « résistant » nous empêchant d’accéder à l’administration de notre site internet durant plusieurs semaines. Il a fallu utiliser les grands moyens pour dépanner l’accès aux mises-à-jour de notre site.

    L’été 2013 est passé comme une étoile filante et l’ Europe est actuellement en pleines vendanges. Je profite de cette occasion pour vous signaler que le ban des vendanges a été proclamé dans le Beaujolais le 24 septembre et que ces dernières battent leur plein cette semaine.
    Pour ce qui concerne l’Autriche, du retard également, puisque Bruno Landauer a commencé les vendanges des vins blancs secs le 16 septembre. Il est difficile de dire encore si cette année verra une production de vins moelleux.
    La situation est un peu du même ordre dans la Tokajhegyalja où les mois de juillet et d’août ont été particulièrement caniculaires. Les vendanges de blancs secs ont également commencé là-bas vers le début du mois de septembre.

    J’ai profité, bien entendu, de mon séjour dans la région de Tokaj pour faire quelques photos et recherches diverses. Ci-dessous, une photo des caves d’un village très retiré de la région, aux portes des « Petites Carpates » (village de Erdöhorvathy).

    Vue des caves de Erdöhorvathy (Tokajhegyalja), le 8 septembre 2013.
    Vue des caves de Erdöhorvathy (Tokajhegyalja), le 8 septembre 2013.

    Je vous soumets deux intéressantes étiquettes anciennes représentant le Château Rákóczy, alias Château de Sárospatak. A cette époque, le château, ses caves et ses vignobles appartenaient à la famille austro-hongroise Windischgrätz.

    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.
    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.
    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.
    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.

    Il est intéressant de noter sur la première étiquette destinée semble-t-il au marché britannique, des informations anachroniques « modernisées » (un contenu de 17 onces, ce qui représente en fait 500 ml, le contenu traditionnel de ce vin). Vous noterez également un contenu d’alcool de 15 %, ce qui semble laisser penser que le vin aurait subi une légère « fortification » destinée à le stabiliser. Cette étiquette, comparée à la suivante semble avoir fait l’objet de corrections à une période relativement récente.  Cela signifierait qu’elle a été réutilisée à une époque où la famille Windischgrätz. avait déjà été expropriée (après 1948). Je ne suis pas en mesure d’en donner d’explication à cette bizarrerie.

    Pour clore ce petit « pot pourri » de rentrée, quelques photos récentes d’un vignoble voisin et ami, le Beaujolais.

    La côte de Brouilly (en fond) dans le Beaujolais, attendant la vendange. Le 22 septembre 2013.
    La côte de Brouilly (en fond) dans le Beaujolais, attendant la vendange. Le 22 septembre 2013.
    Entrée de la vendanges à la cave de Saint Julien (Beaujolais) le 28 septembre 2013.
    Entrée de la vendanges à la cave de Saint Julien (Beaujolais) le 28 septembre 2013.
    Vendanges à Fleurie (Beaujolais) dans le vignobles Les Garans (Pierre-Marie Chermette), le 29 septembre 2013.
    Vendanges à Fleurie (Beaujolais) dans le vignobles Les Garans (Pierre-Marie Chermette), le 29 septembre 2013.