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  • News : 9 mai 2018 : Sixième vente aux enchères des vins de Tokaj, le 21 avril 2018

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    Orliénas, le 9 mai 2018,

    Ce 21 avril 2018, tout juste arrivé dans la région la veille au soir, j’ai participé « en tant qu’observateur » à la 6ème vente aux enchères des vins de Tokaj, organisée par notre confrérie, dont j’ai l’honneur d’être membre depuis 2003.
    Après les deux premières éditions, 2013 et 2014 qui se sont tenues au château de Sarospatak, la manifestation a rejoint en 2015 l’ex-synagogue de Tokaj, transformée en un beau local polyvalent après des travaux considérables.
    Cette édition 2018 était organisée en duplex avec le club londonien du vin : »67 Pall Mall« . La confrérie avait une fois encore orienté la sélection des lots sur des vins blancs secs, issus ultra majoritairement du cépage dominant de l’appellation, le Furmint. Toutefois, étaient heureusement joints à cette vente, quelques lots de Tokaji Aszu intéressants, ainsi qu’un lot de Tokaji Szamorodni sec.
    Les résultats de la vente ont été, je pense, fort éloignés des attentes des organisateurs et ceci pour plusieurs raisons.

    La première, la plus évidente à mon sens, est que Tokaj doit sa réputation historique depuis presque quatre siècles, à sa capacité à réaliser d’extraordinaires vins moelleux aptes à se conserver presque un siècle… Le cépage Furmint, très peu aromatique, globalement acide et présentant des taux d’alcool de plus en plus élevés, pour cause de réchauffement climatique, est inapte à produire de grands vins blancs secs. En revanche, il n’a pas ou peu de vrais concurrents pour la réalisation de grands vins liquoreux naturellement doux.
    Seule exception : le Tokaji Szamorodni Szaraz (sec), élevé à la méthode oxydative, rejoint alors les plus grands vins de sa catégorie : je pense particulièrement  aux Vins Jaunes Jurassiens et au Xérès andalou. Le Tokaji Szamorodni sec après trois ou quatre années d’élevage, souvent sous voile, en barriques usagées et une quinzaine d’années au moins de séjour en bouteille, peut atteindre des sommets qualitatifs insoupçonnables.

    La deuxième raison à cette déconvenue est à mon sens liée à des estimations de prix fantaisistes et hors marché. Les résultats de la vente ont été malheureusement conformes à ces deux observations. Seuls quelques lots de Tokaj Aszu ont franchi le cap, plus de la moitié des lots ont été retirés sur les 39 présentés. C’est certes bien regrettable, mais il fallait s’y attendre. Seul un véritable aveuglement des producteurs, lié à des erreurs marketing, a conduit à cet échec.

    Alors, quid de la prochaine édition 2019 ? Il ne m’appartient pas de le dire, mais je conseillerai fortement à mes amis de la Confrérie des Vins de Tokaj, de ré-orienter franchement leur sélection vers de belles cuvées d’Aszu, de Tokaji Szamorodni doux, de Tokaji Szamorodni sec le cas échéant, sans oublier quelques bouteilles de collection, à titre de cerises sur le gâteau. Il est intéressant de noter à ce sujet que les 12 bouteilles de Tokaj Azsu 5 Puttonyos 1963 présentes à la vente, ont été adjugées à 457 € la bouteille.
    Ceci démontre l’extraordinaire potentiel de ce vignoble, qui m’enchante depuis 32 ans maintenant…
    Je recommanderais aussi, bien entendu, de ne pas tenter de s’affranchir des lois du marché. Un vieux souvenir me revient, puisque je suis presque un « dinosaure » dans cette région : en 1990, les dirigeants du Combinat de Tokaji qui possédait le monopole des exportations, avaient décidé subitement de doubler le prix des vins vers les marchés occidentaux… Les affaires se sont bien entendu arrêtées brutalement et ils n’ont plus vendu une seule bouteille… Alors, gageons qu’en 2018, on comprenne un peu mieux ce que signifie le terme économie de marché…

    Jean-François Ragot

    6ème vente aux enchères des vins de Tokaj, organisée par la Confrérie des Vins de Tokaj.
    Synagogue de Tokaj, le 21 avril 2018.

  • Vendanges 2015 à Tokaj (région Tokajhegyalja – Hongrie) – 2eme partie

    Orliénas, le 24 novembre 2015,

    Dans ma news du 29 septembre dernier, j’ai évoqué les conditions climatiques dans lesquelles s’inscrit la vendange 2015 à Tokaji jusqu’à la fin du mois de septembre.
    Je me suis rendu à nouveau dans la Tokajhegyalja (région de Tokaj) du 8 au 13 novembre. Je rappelle que les vendanges ont commencé début Septembre pour les premiers vins blancs secs et se sont terminées vers le 13 novembre.
    Pour ce qui touche aux vins liquoreux de Tokaj, qui tendent hélas à devenir bien plus rares, on peut observer pour 2015 deux catégories :

    – Les premiers tris du mois de septembre, qui se sont déroulées par un temps beau, chaud et sec ont permis de récolter des grains aszu passerillés de première classe de haute qualité.

    – Les tris suivants se sont déroulés vers la fin octobre après les pluies, qui ont déclenché l’arrivée du botrytis cinéréa ou pourriture noble. Les grains obtenus sont alors de deuxième et troisième classe. Ils n’ont pas l’aptitude à produire des vins d’Aszu de très haute qualité, mais en revanche, ils peuvent être utilisés pour la production d’excellents Szamorodni.

    Le principal opérateur de la région, Tokajkereskedőház (qui a remplacé le défunt Combinat de Tokaj après les privatisations commencées en 1990) a pour son compte joué la carte des vins blancs secs et acheté que des quantités extrêmement faible de grains aszu. Il regroupe pratiquement tous les petits producteurs qui ne poussent pas, eux non plus à prendre le moindre risque…

    Pour ce qui concerne Dionis, nous nous inscrivons dans la tradition historique de la production de vins liquoreux remontant à plus de quatre siècles, estimant fort peu le niveau qualitatif des vins blancs secs issus du cépage Furmint. Ce dernier est incomparable pour l’élaboration des grands vins liquoreux, mais médiocre pour ce qui touche aux vins blancs secs. Je le dis bien fort depuis des lustres, mais le marché des vins liquoreux étant un marché élitiste, donc réduit, certaines organisations professionnelles locales essaient de nous faire prendre « des vessies pour des lanternes » en tentant de faire croire au monde européen du vin, avec la complicité des medias, que l’on peut produire de grands vins blancs secs dans cette région, en les « travaillant » à la barrique…c’est une imposture !

    Si on cherche de grands vins blancs secs en Europe Centrale, il faut aller les chercher plus sûrement en Autriche ou en Allemagne.

    Je vous laisse regarder quelques photos de la semaine du 9 au 15 novembre 2015.

    Cuve de grains aszu dans l'attente d'être vinifiés. Ce sont typiquement des grains passerillés de première classe vendangés au mois de septembre 2015. Ils sont aptes à produire des Tokaji Aszu de haute qualité. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l’attente d’être vinifiés. Ce sont typiquement des grains passerillés de première classe vendangés au mois de septembre 2015. Ils sont aptes à produire des Tokaji Aszu de haute qualité. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l'attente d'être vinifiés. Ce sont typiquement des grains botrytisés de deuxième classe vendangés dans la deuxième moitié du mois d'octobre 2015. Ils ne sont pas aptes à produire les Tokaji Aszu les plus fins. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l’attente d’être vinifiés. Ce sont typiquement des grains botrytisés de deuxième classe vendangés dans la deuxième moitié du mois d’octobre 2015. Ils ne sont pas aptes à produire les Tokaji Aszu les plus fins. Photo du 10 novembre 2015.
    Pure essence de Tokaji (Eszencia) issue de grains passerillés vendangés au mois de septembre 2015. Sa concentration est de l'ordre de 800g de sucre/ litre. Son acidité marque le pas des années chaudes (entre 10‰ et 11‰). Photo du 10 novembre 2015.
    Pure essence de Tokaji (Eszencia) issue de grains passerillés vendangés au mois de septembre 2015. Sa concentration est de l’ordre de 800g de sucre/ litre. Son acidité marque le pas des années chaudes (entre 10‰ et 11‰). Photo du 10 novembre 2015.
    Grains aszu de l'extrême fin fin des vendanges (à gauche) et des grappes pleinement botrytisées destinées à la production de Szamorodni doux (à droite). Photo du 10 novembre 2015.
    Grains aszu de l’extrême fin fin des vendanges (à gauche) et des grappes pleinement botrytisées destinées à la production de Szamorodni doux (à droite).
    Photo du 10 novembre 2015.
    Gros plan des grains aszu présentés dans la précédente photo. Ils nous montrent à la fois des grains passerillés et des grains botrytisés. Ils ont été vendangés le 10 novembre 2015, date de la photo.
    Gros plan des grains aszu présentés dans la précédente photo. Ils nous montrent à la fois des grains passerillés et des grains botrytisés. Ils ont été vendangés le 10 novembre 2015, date de la photo.
    Grappe de Furmint très botrytisée de niveau Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Grappe de Furmint très botrytisée de niveau Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Photo très caractéristique de grappes de Furmint bien botrytisées. Elles seront vendangées le jour même pour élaborer des Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Photo très caractéristique de grappes de Furmint bien botrytisées. Elles seront vendangées le jour même pour élaborer des Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.


  • News : 2 Juin 2015 : Réflexions sur la genèse des « 30 ans de Dionis »

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    Trente ans ! C’est toute une vie ou presque…

    Le 3 juin 1985, notre société était enregistrée au registre du commerce et des sociétés de Lyon.
    En cette fin de printemps 2015, je prends conscience petit à petit que 30 années se sont écoulées. C’est beaucoup pour une petite entreprise artisanale comme la nôtre et je me demande même comment il a été possible de surmonter jusqu’à ce jour tous les aléas et survivre dans un contexte économique assez souvent défavorable.
    Quand je me remémore l’année 1984, qui a précédé la création de Dionis, je cherchais une idée pivot sur laquelle asseoir le lancement de la future entreprise. Je mûrissais en fait alors un projet, plus ou moins latent dans mon esprit depuis la fin des années 70.
    Mon père, qui était une personne avisée m’a donné alors ce simple conseil : « Fais ce que les autres ne font pas !». Merci papa ! Quel superbe conseil, mais si pertinent dans sa simplicité…
    Je suis parti d’un constat : me passionnant pour le vin depuis l’âge de 20 ans, j’avais remarqué que les vins dits «étrangers» étaient le plus souvent sur le marché français d’une qualité pitoyable…
    Mon goût pour la littérature du XVIIIème siècle m’avait régulièrement mis en présence du mythique Tokaji ou Tokay de Hongrie, encensé par les célébrités de l’époque.

    Mais alors, qu’était-il donc devenu en cette fin du XXème siècle ?
    Mes premières recherches en France ne furent pas très encourageantes, ayant trouvé en tout et pour tout, une fois chez un caviste lyonnais, une triste «drouille», sous la forme d’une bouteille portant l’étiquette Monimpex-Tokaji aszu 3 puttonyos 1971.
    En quelques mois, mon opinion était faite : il n’y avait pas de Tokay de Hongrie pouvant revendiquer son appartenance aux joyaux de la couronne des vins historiques de notre vieille Europe. Une seule solution : se rendre dès que possible en Hongrie pour évaluer la situation sur place.
    En juin 1985, étant allé à Bordeaux a l’un des premiers Vinexpo de l’histoire de ce salon, la providence m’a fait rencontrer un jeune homme, Bacsoo Andraas, à l’époque jeune œnologue au combinat des fermes d’état de la région (Tokajhegyalja). Cet organisme qui gérait les 6000 hectares de vignobles de la zone de Tokaj, avait été créé en 1971. Il fût alors décidé d’un voyage en famille pour le printemps suivant.
    En juin 1986, c’est le début de l’aventure au-delà du «rideau de fer» vers l’extrême nord-est de la Hongrie. Il faisait très beau et très chaud en ce début de mois de juin 1986. Ce fût un véritable enchantement d’arriver sur place par la belle soirée d’été du 17 juin 1986.

    La première cave visitée fût la cave Rákóczi Ferenc, grande cave historique située sous le château de Sarospatak.
    Quelle émotion en descendant les degrés qui nous menaient vers les mythiques galeries où étaient alignés des centaines de fûts. Je crois que nous avons trouvé merveilleux ce premier verre de Tokaji Aszu tiré du tonneau par le maître de chais avec son lopo (pipette utilisée en Europe Centrale).
    Je me suis assez vite rendu compte dans les jours qui ont suivi que quelque chose «clochait» dans la très grande majorité de nos dégustations, effectuées dans des caves extraordinaires du nord au sud de la Tokajhegyalja. J’ai découvert assez rapidement, que beaucoup de vins étaient «mutés» à l’alcool à des fins de stabilisation et beaucoup de liquoreux, en fait élaborés à partir de moûts concentrés !!! L’horreur ! Oui, mais à l’époque 30 millions de bouteilles étaient vendues à l’URSS
    Toutefois et c’est fondamental, il y a toujours eu dans ce «maelström» bureaucratique et industriel, une petite proportion de grands vins qui ont échappé au massacre. Ce sont ces vins là, que nous avons réussi au prix d’énormes difficultés (il y avait alors un monopole situé à Budapest, Monimpex) à importer sur le marché français.

    Dionis a été la première entreprise à refaire ce travail de sélection depuis la fin des années trente. Nos vins ont été très bien été reçus par la grande restauration française et suisse ainsi que par l’élite des amateurs éclairés.
    Aujourd’hui encore, je n’ai pas à rougir de la qualité des vins distribués à cette époque.
    Une dégustation privée au début du mois d’avril 2015 a permis de confirmer une fois de plus l’excellence des bouteilles issues de notre vinothèque. Je pense aux millésimes 1975, 1983 et 1988.
    La date fixée communément pour parler de l’avant et de l’après de l’histoire moderne du Tokaji est 1993. C’est le premier millésime qui vit apparaître des vins issus de la nouvelle donne économique des privatisations et du renouveau des pratiques œnologiques.
    Voilà en quelques lignes la genèse de notre épopée du Tokaji, qui a été le point d’appui du développement de notre Maison artisanale.

    Cette relance du Tokaji marque le vrai démarrage de Dionis. Les premières bouteilles ont été vendues sur les marchés français et de la Suisse romande à partir de l’automne 1986.
    J’aurais probablement l’occasion d’approfondir ultérieurement la suite de cette aventure, qui est celle d’une vie consacrée au vin.

    Cordialement,
    Jean-François Ragot


  • Tokaji Aszu 6 Puttonyos Château de Sárospatak 2003

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    tkj6putt2003C’est avec plaisir que nous vous proposons cette toute petite cuvée de grand Tokaji Aszu que nous avions décidé de ressortir pour cette grande occasion (les trente ans de Dionis en juin 2015).

    Comme partout en Europe, et dans une moindre mesure dans la Tokajhegyalja (région de production des Tokaji), nous avons enregistré des températures élevées au cours de cet été 2003, qui ont ainsi amené les raisins à une maturité très précoce, jamais observée: vers mi-août pour le cépage Zéta et  fin août-début septembre pour le furmint.
    Le développement du botrytis sur le cépage Zéta a été favorisé par des pluies fin août. Dès le 28 août, les premiers grains aszú , riches et parfaitement passerillés, sont récoltés.

    Le premier tri des grains sur le furmint commence à partir du 17septembre. La qualité est au rendez-vous, mais  la quantité reste faible. Les journées du 18 et 19 septembre sont consacrées à la récolte de vieilles vignes de furmint, à partir des raisins sains et très mûrs servant à l’élaboration des vins de base destinés aux aszú.
    Jusqu’à la fin du mois de septembre, les tris se succèdent sur l’ensemble des parcelles de furmint dont la qualité du botrytis et du passerillage sont celles des grandes années.
    L’arrivée des pluies début octobre interrompt les vendanges pendant une dizaine de jours mais permettent l’arrivée du botrytis cineréa intense.
    Les tris reprennent à partir du 13 octobre. Nous obtenons des grains aszú bien botrytisés, mais bien entendu, moins secs que pendant les cueillettes de septembre.
    A partir du 23 octobre, le temps se refroidit, et nous subissons une neige et un gel tout à fait inattendu (-6 C la nuit du 24 octobre). La dernière semaine du mois d’octobre nous redonne du beau temps, à la fois sec et ensoleillé. Les raisins changent d’apparence, et très vite, se concentrent.

    Ces vendanges 2003 ont été comme souvent, longues, mais ont offert une belle diversité de grains aszú : les tris de septembre sont de nature passerillées alors que ceux du mois d’octobre montrent davantage un caractère botrytisé. Les grains passerillés ont été macérés avec du mout en fermentation, alors que les grains plus marqués par le botrytis cineréa ont été macérés dans du vin nouveau.
    Cet assemblage a donné des vins fins et complexes, qui réunissent la puissance des grains passerillés aux arômes délicats du botrytis.

    Douze années après sa vendange, ce Château Sarospatak 6 puttonyos 2003 arrive lentement à sa phase de maturité, qui va se prolonger durant une bonne vingtaine d’années.
    Il présente une robe brillante à reflets orangés, un nez intense, avec des arômes de fruits secs et de figue, le tout dans une complexité étourdissante.
    Il est concentré,  puissant et gras en bouche avec une longue persistance aromatique où l’on distingue l’abricot sec, l’amande grillée et l’écorce d’agrumes.

    Grande bouteille d’un millésime confidentiel.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11,76 %/ vol
    Sucres résiduels : 166  g/litre
    Extraits secs : 56,48 g/l
    Acidité totale : 10 ‰
    pH : 3,29


  • News : 21 mai 2015 : Retour d’Afrique du Sud

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    C’est avec plaisir que je vous livre quelques photos de mon dernier voyage en Afrique du sud (du 9 au 19 mai). Il m’a permis de prendre de nouveaux contacts très fructueux et d’en ré-activer d’anciens.

    Il se passe pas mal de choses dans l’appellation Constantia, avec une incroyable inflation des prix au domaine de Klein Constantia… J’en ai personnellement à peine cru mes yeux au cours de ma rapide visite du 15 mai 2015. Pour information, le prix du Vin de Constance 2009 à la propriété est de 55 €. Le prix des vieux millésimes disponibles atteint des sommets stratosphériques avec 750 € la bouteille pour le millésime 1996 !!!

    Heureusement, il y a l’alternative des délicieux Constantia historiques « 1769 » 2013 du domaine Buitenverwachting et du vin de « Grand Constance » du domaine Groot Constantia, qui peuvent revendiquer  tous les deux la continuité historique du cru depuis la fin du XVIIème siècle.

    Le manoir (Cape Dutch) fin XVIIIème de Buitenverwachting, le 11 mai 2015. Vous observerez en fond, les traces sinistres du grand incendie d'origine criminelle de la mi-février 2015. Le feu s'est approché jusqu'à 200m du manoir et Lars, le propriétaire, a bien cru durant quelques minutes qu'il allait tout perdre. Il y a eu 5000 hectares de forêt, 4 hectares de vignes et une quinzaine de maisons détruites.
    Le manoir (Cape Dutch) fin XVIIIème de Buitenverwachting, le 11 mai 2015.
    Vous observerez en fond, les traces sinistres du grand incendie d’origine criminelle de la mi-février 2015. Le feu s’est approché jusqu’à 200m du manoir et Lars, le propriétaire, a bien cru durant quelques minutes qu’il allait tout perdre. Il y a eu 5000 hectares de forêt, 4 hectares de vignes et une quinzaine de maisons détruites.
    Lars Mack, propriétaire du domaine historique de Buitenverwachting (la porte à côté de Klein Constantia) et Jean-François Ragot, le 11 mai 2015. La bonne nouvelle est la reprise de la relation après quelques soucis œnologiques sur les millésimes 2011 et 2012. Le brillant Constantia moelleux "1769" 2013 sera disponible en principe à partir de nos Portes Ouvertes d'été de juin 2015 (11, 12 et 13).
    Lars Mack, propriétaire du domaine historique de Buitenverwachting (la porte à côté de Klein Constantia) et Jean-François Ragot, le 11 mai 2015.
    La bonne nouvelle est la reprise de la relation après quelques soucis œnologiques sur les millésimes 2011 et 2012.
    Le brillant Constantia moelleux « 1769 » 2013 sera disponible en principe à partir de nos Portes Ouvertes d’été de juin 2015 (11, 12 et 13).
    Vin de Constantia moelleux "1769" du domaine Buitenverwachting, millésime 2013. Les raisins ont été vendangés à la fin du mois de mars 2013. Analyse : Alcool : 13,06 %/vol Sucres résiduels : 133,6 g/L Extraits secs : 43,5 g/L Acidité fixe : 5,3 g/L pH : 3,61
    Vin de Constantia moelleux « 1769 » du domaine Buitenverwachting, millésime 2013. Les raisins ont été vendangés à la fin du mois de mars 2013.
    Analyse :
    Alcool : 13,06 %/vol
    Sucres résiduels : 133,6 g/L
    Extraits secs : 43,5 g/L
    Acidité fixe : 5,3 g/L
    pH : 3,61

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le magnifique chais historique de 1790 du domaine de Groot Constantia, le 11 mai 2015. Il ne fait plus office de chais pour les vins du domaine et a été transformé depuis des lustres en musée.
    Le magnifique chais historique de 1790 du domaine de Groot Constantia, le 11 mai 2015.
    Il ne fait plus office de chais pour les vins du domaine et a été transformé depuis des lustres en musée.
    Jean-François Ragot et Jean Naudé, directeur général du domaine historique de Groot Constantia, le 11 mai 2015, en pleine négociation pour la distribution du vin de "Grand Constance".
    Jean-François Ragot et Jean Naudé, directeur général du domaine historique de Groot Constantia, le 11 mai 2015, en pleine négociation pour la distribution du vin de « Grand Constance ».
    Élément historique sur le vin de "Grand Constance" Relancé en 2005 par le domaine, il représente avec le Constantia moelleux "1769" de Buitenverwachting, relancé en 2007 et le "Vin de Constance" du domaine Klein Constantia en 1986, les trois icônes de ce nectar mythique et légendaire, pouvant légitimement revendiquer la continuité historique du cru.
    Élément historique sur le vin de « Grand Constance »
    Relancé en 2005 par le domaine, il représente avec le Constantia moelleux « 1769 » de Buitenverwachting, relancé en 2007 et le « Vin de Constance » du domaine Klein Constantia en 1986, les trois icônes de ce nectar mythique et légendaire, pouvant légitimement revendiquer la continuité historique du cru.
    Superbe présentation du vin historique mythique et légendaire "Grand Constance". Le millésime 2005 a marqué son retour. Les quantités produites sont toujours extrêmement limitées et l'année en cours est 2012. Ce vin est élaboré pour 2/3 avec du Muscat blanc à petits grains ou Muscat de Frontignan et pour 1/3 d'une variété mutante rouge de Muscat.
    Superbe présentation du vin historique mythique et légendaire « Grand Constance ». Le millésime 2005 a marqué son retour. Les quantités produites sont toujours extrêmement limitées et l’année en cours est 2012.
    Ce vin est élaboré pour 2/3 avec du Muscat blanc à petits grains ou Muscat de Frontignan et pour 1/3 d’une variété mutante rouge de Muscat.
    Le personnel du  Jonkerhuis, restaurant historique du domaine Groot Constantia, le 15 mai 2015.
    Le personnel du Jonkerhuis, restaurant historique du domaine Groot Constantia, le 15 mai 2015.
    Marguerite Abergel et Jean-François Ragot en dégustation chez le partenaire historique de Dionis, Hamilton Russell, le 12 mai 2015. Nous avons dégusté une intéressante verticale de Pinot Noir, 2011, 2012, 2013 et 2014 ainsi que les Chardonnay 2011 et 2014. Ce dernier qui est le millésime en cours se présente avec un nez aérien, floral et plus sur le fruit que sur l'élevage. C'est une intéressante évolution commencée depuis déjà plusieurs années et qui met en valeur plus nettement la finesse du vin, sa minéralité, signe d'un grand terroir.
    Marguerite Abergel et Jean-François Ragot en dégustation chez le partenaire historique de Dionis, Hamilton Russell, le 12 mai 2015.
    Nous avons dégusté une intéressante verticale de Pinot Noir, 2011, 2012, 2013 et 2014 ainsi que les Chardonnay 2011 et 2014. Ce dernier qui est le millésime en cours se présente avec un nez aérien, floral et plus sur le fruit que sur l’élevage. C’est une intéressante évolution commencée depuis déjà plusieurs années et qui met en valeur plus nettement la finesse du vin, sa minéralité, signe d’un grand terroir.
    Marguerite Abergel et Adam Mason, l'exceptionnel "winemaker" du domaine de Klein Constantia jusqu'en 2011, le 13 mai 2015. Il a révolutionné la vinification des vins moelleux de Constantia en utilisant une méthode proche de celle de l'élaboration des Tokaj Aszu. La vente du domaine de Klein Constantia en 2011 a entrainé le départ de pratiquement toute l'équipe. Il est maintenant responsable de la vinification des vins du domaine Mulderbosch (Stellenbosch).
    Marguerite Abergel et Adam Mason, l’exceptionnel « winemaker » du domaine de Klein Constantia jusqu’en 2011, le 13 mai 2015.
    Il a révolutionné la vinification des vins moelleux de Constantia en utilisant une méthode proche de celle de l’élaboration des Tokaj Aszu. La vente du domaine de Klein Constantia en 2011 a entrainé le départ de pratiquement toute l’équipe.
    Il est maintenant responsable de la vinification des vins du domaine Mulderbosch (Stellenbosch).
    Jean-François Ragot, Nora Sperling et Holder, le "winemaker" de Delheim, le 13 mai 2015. Dégustation au chais du millésime 2014.
    Jean-François Ragot, Nora Sperling et Reg Holder, le « winemaker » de Delheim, le 13 mai 2015. Dégustation au chais du millésime 2014. Delheim est un ancien partenaire avec qui nous avons travaillé du début des années 90 jusqu’à la fin de la décade. Nous reprenons la collaboration avec un brillant vin blanc issu du Chardonnay non boisé en millésime 2013 et un somptueux liquoreux de Grains Nobles, l’Edelspatz, issu à 100% du cépage Riesling. C’est un des plus beaux exemples que je connaisse en l’espèce.
    Domaine Delheim (stellenbosch), le 13 mai 2015. Vue d'une grappe de Riesling en état de passerillage plus un peu de botrytis cinéréa. Ces raisins demeurés très tardivement sur pieds sont destinés à élaborer l'extraordinaire Grain Noble de pur Riesling, appelé "Edelspatz".
    Domaine Delheim (Stellenbosch), le 13 mai 2015. Vue d’une grappe de Riesling en état de passerillage plus un peu de botrytis cinéréa. Ces raisins demeurés très tardivement sur pieds cette année, sont destinés à élaborer l’extraordinaire Grain Noble de pur Riesling, appelé « Edelspatz ».
    De droite à gauche, Maureen, Jean-François Ragot et Tumi du domaine Simonsig, le 15 mai 2015. Nous avons dégusté quelques vins remarquables dont une cuvée royale effervescente Kaapse Vonkel 100% Chardonnay, qui pourrait "tordre le bras" à beaucoup de Champagnes... A noter aussi, un excellent Gewürztraminer Special Late Harvest 2015 et un Vin de Paille (straw wine) issu à 100% du Muscat Ottonel. Simonsig est un partenaire historique de Dionis (depuis 1991). nous recommandons particulièrement leur Chenin Blanc sec et leur cuvée prestige de rouge Tiara.
    De droite à gauche, Maureen, Jean-François Ragot et Tumi du domaine Simonsig, le 15 mai 2015.
    Nous avons dégusté quelques vins remarquables dont une cuvée royale effervescente Kaapse Vonkel 100% Chardonnay, qui pourrait « tordre le bras » à beaucoup de Champagnes…
    A noter aussi, un excellent Gewürztraminer Special Late Harvest 2015 et un Vin de Paille (straw wine) issu à 100% du Muscat Ottonel.
    Simonsig est un partenaire historique de Dionis (depuis 1991). nous recommandons particulièrement leur Chenin Blanc sec et leur cuvée prestige de rouge Tiara.
    Trois vins hors normes au domaine Blaauwklippen (Stellenbosch), le 16 mai 2015. Il s'agit de deux vins rouges, Malbec et Zinfandel vinifiés en grains nobles naturellement doux. Absolue rareté ! Le troisième est un Viognier vinifié en grains nobles, hélas manquant quelque peu d'équilibre.
    Trois vins hors normes au domaine Blaauwklippen (Stellenbosch), le 16 mai 2015.
    Il s’agit de deux vins rouges, Malbec et Zinfandel Noble Late Harvest (vinifiés en grains nobles naturellement doux). Absolue rareté !
    Le troisième est un Viognier Noble Late Harvest (vinifié en grains nobles), hélas manquant quelque peu d’équilibre.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce sera tout pour ce soir,
    Cordialement,
    Jean-François Ragot

     


  • Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2011 Château de Sárospatak (0,50L)

    tok6putt-2011C’est le premier millésime où il est possible de produire un 6 Puttonyos « de concours » depuis 2008.
    A noter que 2009 a donné quelques belles bouteilles, manquant toutefois assez nettement d’acidité. Je rappelle que 2009 a été une année vraiment chaude dans toute l’Europe ou presque.
    2010 a donné des quantités de vin aszu minimes, mais avec des équilibres extraordinaires pour les meilleures.
    Je vous renvoie à ce sujet à notre Tokaji Aszu 5 Puttonyos Château de Sárospatak 2010.

    Le millésime 2011 marque le retour aux grandes années traditionnelles où la maturité se fait lentement et permet une belle production des fameux grains aszu.
    A noter que nous avons décidé pour ce vin d’utiliser uniquement les productions issues du cépage Furmint. C’est donc un aszu 100% Furmint, ce qui est assez rare.

    Comme je l’ai déjà signalé par le passé pour la région de Rust (Burgenland – Autriche), le réchauffement climatique entraîne souvent également dans cette région une maturité du raisin hyper précoce, favorable à la production de vins blancs secs mais rendant beaucoup plus difficile l’élaboration des liquoreux traditionnels. Je citerais dans ces années précoces 2000 – 2003 – 2007 et 2009 et dans les années traditionnelles 2002 – 2005 – 2006 – 2008 et 2011.

    Nous sommes par conséquent avec 2011 dans les années traditionnelles comme nous les aimons.

    Splendide robe or clair, limpide et brillante.
    Le nez est fruité et particulièrement délicat.
    La bouche est d’une grande richesse aromatique, sans aucune lourdeur malgré ses 159 g de sucre résiduels.
    Tout y est : une palette d’agrumes frais, une petite touche d’abricot sec et d’épices. La minéralité se laisse déjà deviner mais il va falloir attendre…
    La persistance aromatique est celle d’une grande année, avec cette belle acidité rafraîchissante qui nous enchante toujours avec les grands Tokaji.

    Ce vin est à entrer impérativement en cave et à laisser mûrir quelques années.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 155 g/L
    Alcool : 12,5 % / vol.
    Acidité : 9,2 ‰


  • News 2 décembre 2013 : Portes Ouvertes de Noël Dionis

    Orliénas, le 2 décembre 2013,

    portesouvertes-hiver2013web

    C’est avec plaisir que je vous confirme la tenue de nos portes ouvertes de Noël au caveau de Dionis à 69530 Orliénas. (plan ci-dessous) les

    jeudi 12, vendredi 13 et samedi 14 décembre 2013
    de 10h à 18h30
    .

    Réservez un moment pour venir nous rendre visite.

    Entrée sur invitation uniquement à demander à : info-contact@dionis-vins.fr

    A cette occasion, vous pourrez déguster une prestigieuse sélection de vins blancs secs, rouges et moelleux de la gamme des vins mythiques et légendaires.
    Tout particulièrement, notre dernier Tokaji Aszu 5 Puttonyos 2010 château Sarospatak et notre Constantia moelleux, Vin de Constance 2007, sans oublier nos derniers Eiswein (vins de glace) 2009 de Bruno Landauer et de chez Trossen (Moselle centrale).

    Les Portes Ouvertes dionis sont une opportunité d’acquérir nos vins à conditions préférentielles. Elles sont également l’occasion de fructueux échanges entre oenophiles. N’hésitez pas à nous demander notre listing et conditions de vente. Les actions promotionnelles se dérouleront jusqu’au samedi 14 décembre 2013 inclus.

    Cordialement,
    Jean-François Ragot
    Plan d'accès Dionis
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