• Archives pour l'Étiquette Tokajhegyalja
  • News : 09 octobre 2017 : bref coup d’œil sur l’été 2017 et le début des vendanges

    Orliénas, le 9 octobre 2017,

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’été 2017 restera dans les annales météorologiques comme un des plus chauds des cent dernières années. Si l’Europe du Sud a été plus particulièrement marquée, l’Europe Centrale a été souvent caniculaire, mais les nuits ont été notablement plus fraîches qu’à l’ouest de l’Europe.
    La sécheresse a été de mise dans une très grande partie de l’Europe.

    Dans l’Est de la Hongrie, particulièrement dans la région de Tokaj (Tokajhegyalja) on pouvait déjà déguster des raisins doux à la mi-août. Les vendanges ont commencé doucement vers le 10 septembre pour les vins blancs secs et se poursuivront comme d’habitude, jusqu’à la première décade de novembre pour les vins moelleux. Heureusement, de petites pluies ont favorisé une bonne évolution de la maturité du raisin.

    Je suis passé dans le Burgenland autrichien le 28 septembre. Chez Bruno Landauer qui a commencé ses vendanges à la fin du mois d’août, l’optimisme régnait (voir photo !) La vendange est très favorable pour les raisins rouges, avec des maturités élevées. On devrait assister à un millésime du type 2011. Bruno m’a fait déguster son Gemischter Satz 2017, vendangé au début du mois de septembre, encore plein de levures et trouble, mais déjà délicieux

    Dans la Wachau, les vendanges étaient à leur tout début le 28 septembre, avec des raisins magnifiques et superbement aromatiques. Je parle bien entendu, particulièrement des Grüner-Veltliner et des Riesling. Roman Gritsch, notre partenaire dans la Wachau, avait le sourire. Les vendanges devraient battre leur plein à partir du 8 octobre.

    Bruno Landauer, dans la cour de son domaine, le 28 septembre 2017.

  • News : 18 juillet 2017

    Orliénas, le 18 juillet 2017,

    C’est avec un peu de retard que j’ai le plaisir de vous présenter quelques vues des vignobles qui dominent notre village de Tolcsva (2000 habitants).
    Tolcsva est un village Hongrois situé au cœur même de la Tokajhegyalja à peu près à égale distance de sa partie nord et de sa partie sud. Tolcsva fait partie des 28 « villes » et villages historiques qui ont droit à la prestigieuse appellation Tokaji.

    En cette année 2017, vous constaterez que le développement végétatif est plutôt en avance. Tout comme en avril 2016, nous avons eu la chance dans cette région d’échapper aux gelées de printemps de la fin du mois d’avril 2017. Ils ont fait de gros dégâts ces deux dernières années un peu partout en Europe (Autriche, Allemagne, France, Italie du Nord en avril 2017, etc…).

    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) la première décade de mai 2017.
    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) la première décade de mai 2017.
    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) la première décade de mai 2017.
    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) la première décade de mai 2017.
    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) la première décade de mai 2017.
    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) la première décade de mai 2017.
    Coup d’oeil sur les vignobles de Tolcsva (Tokajhegyalja / Hongrie) et sur le massif des Zempleni le 23 avril 2017.

  • News : 3 octobre 2016 : rapide coup d’oeil sur la vendange 2016 en Europe centrale et orientale.

    L’été 2016 a été globalement plus chaud que la moyenne en Europe centrale et orientale avec des précipitations orageuses. Dans la Tokajhegyalja, les vendanges ont débuté vers le 8 septembre et elles se poursuivront durant deux mois environ. On peut espérer une petite quantité de vins liquoreux de très bonne qualité.
    Les vins blancs secs issus principalement du Furmint mais aussi de l’Harslevelu seront bien entendu assez abondants. C’est le principal problème de la région, qui tente de faire croire aux consommateurs naïfs que l’on peut produire de grands vins blancs secs dans cette région. C’est en grande partie une imposture, le raisin Furmint étant admirablement prédisposé à la production de grands liquoreux, mais donnant des vins blancs secs peu aromatiques et de conservation très limitée.

    Petit tour dans le sud des vignobles de la Tokajhegyalja, le 8 septembre 2016 pour évaluer le degré de maturité des raisins Furmint.
    Petit tour dans le sud des vignobles de la Tokajhegyalja, le 8 septembre 2016 pour évaluer le degré de maturité des raisins Furmint.
    Petit tour dans le sud des vignobles de la Tokajhegyalja, le 8 septembre 2016 pour évaluer le degré de maturité des raisins Furmint.
    Petit tour dans le sud des vignobles de la Tokajhegyalja, le 8 septembre 2016 pour évaluer le degré de maturité des raisins Furmint.
    Premier tri de grains aszu dansle sud de la Tokajhegyalja, le 15 septembre 2016.
    Premier tri de grains aszu dans le sud de la Tokajhegyalja, le 15 septembre 2016.
    Détail d'un grain aszu du cépage Furmint, le 15 septembre 2016.
    Détail d’un grain aszu du cépage Furmint, le 15 septembre 2016.
    Vendangeuse procédant au tri traditionnel des grains aszu sur pied, dans le sud de la Tokajhegyalja, le 15 septembre 2016.
    Vendangeuse procédant au tri traditionnel des grains aszu sur pied, dans le sud de la Tokajhegyalja, le 15 septembre 2016.
    Visite le 17 septembre 2016 au domaine Nagygombos Borászat (ancien domaine Grof Grassalkovich). Ce domaine viticole est situé dans la région des Mátra entre Budapest et la Tokajhegyalja. Mon excellent ami oenologue Nicolas Godebski (à droite sur la photo) me fait déguster un "paradis" (moût non intégralement encore fermenté) de Gamay. C'est une véritable curiosité que ce Gamay rosé élaboré bien loin de sa lointaine patrie du Beaujolais. C'est à ma connaissance le seul de sa catégorie. C'est un vin particulièrement délicat et fruité. Une authentique curiosité.
    Visite le 17 septembre 2016 au domaine Nagygombos Borászat (ancien domaine Grof Grassalkovich). Ce domaine viticole est situé dans la région des Mátra entre Budapest et la Tokajhegyalja. Mon excellent ami oenologue Nicolas Godebski (à droite sur la photo) me fait déguster un « paradis » (moût non intégralement encore fermenté) de Gamay.
    C’est une véritable curiosité que ce Gamay rosé élaboré bien loin de sa lointaine patrie du Beaujolais. C’est à ma connaissance le seul de sa catégorie. C’est un vin particulièrement délicat et fruité. Une authentique curiosité.

    Bruno a commencé les vendanges le 7 septembre et essaie de rester zen… En effet, au cours du coup de froid de la fin avril (27, 28 avril) il a perdu à peu près 40% de la vendange 2016 à venir. Mais, ce n’était pas terminé, puisque Rust a été gratifiée de deux orages de grêle, le 4 juillet et le 4 septembre.
    Après une année 2014 catastrophique et une année 2015 exceptionnelle, nous verrons, dans les semaines qui viennent, ce que nous réserve 2016.

    Chez Bruno Landauer à Rust (Burgenland / Autriche), le 17 septembre 2016. Grande dégustation d'une vingtaine de vins, tous plus délicieux les uns que les autres...
    Chez Bruno Landauer à Rust (Burgenland / Autriche), le 17 septembre 2016. Grande dégustation d’une vingtaine de vins, tous plus délicieux les uns que les autres…

  • News : 12 mai 2016 : voyage d’avril en images

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 12 mai 2016,

    Du 9 avril au 1er mai, j’ai effectué mon premier tour d’Europe de l’année, incluant l’Italie, l’Autriche et la Hongrie.
    Le point fort de la première partie a été bien entendu le salon international Vinitaly qui se tenait à Verona du 10 au 13 avril. avec 4 200 exposants et plus de 150 000 visiteurs, c’est la première manifestation mondiale liée au vin.

    IMG_3578
    L’incontournable Bottega del Vino de Vérone, le 9 avril 2016. Tout le gratin du monde du vin s’y presse au coude à coude afin de déguster les nectars du monde entier.
    IMG_3732
    Nouveau millésime 2015 pour le domaine Vesevo (Campanie) avec les trois crus : Beneventano Falanghina, Fiano di Avellino et Greco di Tufo. Les trois vins sont présentés dans les nouvelles bouteilles IMPERO.
    IMG_3735
    Nouveauté de chez Zabu (Sicile, région d’Agrigento). Un Il Passo, dénommé Verde 2015. Ce vin issu de l’agriculture biologique a été élaboré avec 100% du cépage Nero d’Avola. Ce vin rouge à la robe grenat très sombre nous offre une superbe palette aromatique et une grande intensité.
    IMG_3738
    Tufarello IGP Puglia : nouveauté de chez Farnese : splendide rouge de la partie nord de la Puglia issu du cépage autochtone Nero di Troia. A découvrir absolument !
    IMG_3740
    Je ne peux pas manquer de présenter à ceux d’entre vous qui ne le connaissent pas, le sympathique président de la cave San Marzano, Francesco Cavallo. Je dois dire, rien qu’à le voir, qu’il était né pour être président…
    IMG_3741
    Mon vieux partenaire et complice depuis 1993 : Gianluca Viberti, producteur émérite de Barolo en compagnie de Jean-François Ragot. J’ai le plaisir de vous annoncer qu’après quelques années en stand-by, nous pouvons reprendre enfin notre collaboration dès ce mois de juin 2016 avec un somptueux Barolo 2011 cru Bricco delle Viole. Photo du 11 avril 2016.
    IMG_3748
    Notre partenaire de la région Veneto, Graziano Maule de Montecrocetta, en dégustation avec Jean-François Ragot le 12 avril 2016. En 2015, il a produit un magnifique Gambellara Classico, blanc sec, disponible dès ce mois de mai 2016.
    IMG_3751
    Une des dernières production de notre ami Graziano Maule, le Roncaiolo Appassite 2013. Remarquable vin rouge (75% Cabernet franc et 25% Cabernet Sauvignon) vinifié après un séchage de quatre semaines. Ce vin est dans l’esprit d’un « Ripasso » de la Valpolicella. Disponible dès ce mois de mai 2016.
    IMG_3755
    La charmante Federica Zeni, du domaine Zeni, élaborant de splendides vins de la Valpolicella et de Bardolino. Photo du 12 avril 2016.
    IMG_3756
    Etna Rosso, Terre dell’ Etna. Bel exemple de vins rouge extremement typé provenant de vignobles établis sur les flancs du volcan Etna à 800m d’altitude. Le vin est issu de 90% de cépage Nerello Mascalse et 10% Nerello Capuccio.

    Le voyage s’est poursuivi vers l’Autriche avec une visite au très intéressant domaine Deutsch à Hagenbrunn  (Weinviertel) où j’ai pu déguster de splendides Weinviertel DAC (vins blancs d’appellation, issus du cépage Grüner veltliner).

    Bien sûr, je suis allé également déguster la production 2015 des vins de Bruno Landauer à Rust dans le Burgenland.

    IMG_3913
    Tout est bon en 2015 : à noter l’original et remarquable vin blanc sec « Gemischter Satz » véritable témoin de la culture pannonienne classique. Il est issu d’un assemblage des cépages Furmint, Harslevelu, Ezerjo, Leanyka, auxquels s’ajoutent un peu de Muskateler et de Gewürztraminer. Les raisins ont été vendangés ensemble à la mi-septembre, pressurés ensemble et vinifiés ensemble. C’est un vin délicieux, complexe et typé, au taux d’alcool de seulement 12%. J’ai eu le plaisir de rapporter moi-même à Bruno, de la région de Tokaj, les 200 pieds de vigne Harslevelu, en avril 2011. Photo du 16 avril 2016.

    Bien entendu, nous avons dégusté toute une gamme de vins blancs secs, les plus notables étant les Pinot blanc et les Chardonnay sans oublier un Neuburger de vignes de plus de cinquante ans.
    Nous avons laissé pour l’instant de côté les vins rouges que nous dégusterons l’été prochain ou à l’automne.

    Dans les vins moelleux, Bruno a fait un feu d’artifice de vendanges tardives issues des raisins rouges Zweigelt, Blaufränkisch et Merlot (Spätlese 2015 issu du Merlot, Beerenauslese issu du Zweigelt et du Merlot, Trockenbeerenaulese issu du Zweigelt et surtout du Blaufränkisch). A noter que les derniers raisins destinés à ces nectars ont été vendangés le 3 décembre 2015.
    Enfin, Bruno a vendangé un vin incroyablement concentré (plus de 40 KMW) c’est-à-dire 40% de sucres en masse volumique, à partir du Pinot Blanc (Weissburgunder) et d’un peu de Furmint et de Welschriesling. Ce vin est une véritable eszencia, qui fermente depuis déjà de long mois.

    J’ai poursuivi ma route vers la Hongrie en direction de Tokaji.
    Durant mon séjour dans la Tokajhegyalja (Hongrie) j’ai eu le plaisir de participer à la quatrième vente aux enchères des grands vins de Tokaji le samedi 23 avril 2016. Organisée par notre confrérie des vins de Tokaj, elle s’est tenue cette année dans l’ex-synagogue de la ville.
    Au préalable, nous avons procédé à des intronisations, dont celle de notre ami Manuel Peyrondet, ex-sommelier de la grande restauration parisienne, meilleur sommelier de France 2008 et dirigeant actuel de la société Chais d’oeuvre.

    IMG_3940
    De gauche à droite : Samuel Tinon, viticulteur à Olaszliska (région de Tokaj), en compagnie de sa femme Mathilde Hulot (journaliste du vin) de Jean-François Ragot et de Manuel Peyrondet. Photo du 23 avril 2016.
    IMG_3947
    Intronisation à la confrérie des vins de Tokaj, le samedi 23 avril 2016.
    IMG_3955
    Manuel Peyrondet signe le grand livre, après son intronisation comme membre de la Confrérie des Vins de Tokaji, le 23 avril 2016.

    Bien entendu, je ne vous relaterai pas toutes mes activités au service du vin de Tokaj. Je rajouterai seulement que j’avance dans mon projet de replantation du vignoble situé dans un cru historique classé de la Tokajhegyalja : le cru Melegoldal.  C’est une histoire très longue et très compliquée, liée à la très longue période de transition économique qu’a connue la Hongrie après 1989. Cette opération débutée en 1997 a finalement connu un « Happy end » en juin 2015 avec la récupération de la pleine propriété du sol par ma fille Céline Ragot et moi-même.
    Il reste maintenant à faire fructifier ces 18 années de patience…

    Oenophilement votre,
    Jean-François


  • Vendanges 2015 à Tokaj (région Tokajhegyalja – Hongrie) – 2eme partie

    Orliénas, le 24 novembre 2015,

    Dans ma news du 29 septembre dernier, j’ai évoqué les conditions climatiques dans lesquelles s’inscrit la vendange 2015 à Tokaji jusqu’à la fin du mois de septembre.
    Je me suis rendu à nouveau dans la Tokajhegyalja (région de Tokaj) du 8 au 13 novembre. Je rappelle que les vendanges ont commencé début Septembre pour les premiers vins blancs secs et se sont terminées vers le 13 novembre.
    Pour ce qui touche aux vins liquoreux de Tokaj, qui tendent hélas à devenir bien plus rares, on peut observer pour 2015 deux catégories :

    – Les premiers tris du mois de septembre, qui se sont déroulées par un temps beau, chaud et sec ont permis de récolter des grains aszu passerillés de première classe de haute qualité.

    – Les tris suivants se sont déroulés vers la fin octobre après les pluies, qui ont déclenché l’arrivée du botrytis cinéréa ou pourriture noble. Les grains obtenus sont alors de deuxième et troisième classe. Ils n’ont pas l’aptitude à produire des vins d’Aszu de très haute qualité, mais en revanche, ils peuvent être utilisés pour la production d’excellents Szamorodni.

    Le principal opérateur de la région, Tokajkereskedőház (qui a remplacé le défunt Combinat de Tokaj après les privatisations commencées en 1990) a pour son compte joué la carte des vins blancs secs et acheté que des quantités extrêmement faible de grains aszu. Il regroupe pratiquement tous les petits producteurs qui ne poussent pas, eux non plus à prendre le moindre risque…

    Pour ce qui concerne Dionis, nous nous inscrivons dans la tradition historique de la production de vins liquoreux remontant à plus de quatre siècles, estimant fort peu le niveau qualitatif des vins blancs secs issus du cépage Furmint. Ce dernier est incomparable pour l’élaboration des grands vins liquoreux, mais médiocre pour ce qui touche aux vins blancs secs. Je le dis bien fort depuis des lustres, mais le marché des vins liquoreux étant un marché élitiste, donc réduit, certaines organisations professionnelles locales essaient de nous faire prendre « des vessies pour des lanternes » en tentant de faire croire au monde européen du vin, avec la complicité des medias, que l’on peut produire de grands vins blancs secs dans cette région, en les « travaillant » à la barrique…c’est une imposture !

    Si on cherche de grands vins blancs secs en Europe Centrale, il faut aller les chercher plus sûrement en Autriche ou en Allemagne.

    Je vous laisse regarder quelques photos de la semaine du 9 au 15 novembre 2015.

    Cuve de grains aszu dans l'attente d'être vinifiés. Ce sont typiquement des grains passerillés de première classe vendangés au mois de septembre 2015. Ils sont aptes à produire des Tokaji Aszu de haute qualité. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l’attente d’être vinifiés. Ce sont typiquement des grains passerillés de première classe vendangés au mois de septembre 2015. Ils sont aptes à produire des Tokaji Aszu de haute qualité. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l'attente d'être vinifiés. Ce sont typiquement des grains botrytisés de deuxième classe vendangés dans la deuxième moitié du mois d'octobre 2015. Ils ne sont pas aptes à produire les Tokaji Aszu les plus fins. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l’attente d’être vinifiés. Ce sont typiquement des grains botrytisés de deuxième classe vendangés dans la deuxième moitié du mois d’octobre 2015. Ils ne sont pas aptes à produire les Tokaji Aszu les plus fins. Photo du 10 novembre 2015.
    Pure essence de Tokaji (Eszencia) issue de grains passerillés vendangés au mois de septembre 2015. Sa concentration est de l'ordre de 800g de sucre/ litre. Son acidité marque le pas des années chaudes (entre 10‰ et 11‰). Photo du 10 novembre 2015.
    Pure essence de Tokaji (Eszencia) issue de grains passerillés vendangés au mois de septembre 2015. Sa concentration est de l’ordre de 800g de sucre/ litre. Son acidité marque le pas des années chaudes (entre 10‰ et 11‰). Photo du 10 novembre 2015.
    Grains aszu de l'extrême fin fin des vendanges (à gauche) et des grappes pleinement botrytisées destinées à la production de Szamorodni doux (à droite). Photo du 10 novembre 2015.
    Grains aszu de l’extrême fin fin des vendanges (à gauche) et des grappes pleinement botrytisées destinées à la production de Szamorodni doux (à droite).
    Photo du 10 novembre 2015.
    Gros plan des grains aszu présentés dans la précédente photo. Ils nous montrent à la fois des grains passerillés et des grains botrytisés. Ils ont été vendangés le 10 novembre 2015, date de la photo.
    Gros plan des grains aszu présentés dans la précédente photo. Ils nous montrent à la fois des grains passerillés et des grains botrytisés. Ils ont été vendangés le 10 novembre 2015, date de la photo.
    Grappe de Furmint très botrytisée de niveau Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Grappe de Furmint très botrytisée de niveau Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Photo très caractéristique de grappes de Furmint bien botrytisées. Elles seront vendangées le jour même pour élaborer des Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Photo très caractéristique de grappes de Furmint bien botrytisées. Elles seront vendangées le jour même pour élaborer des Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.


  • Vendanges 2015 à Tokaj (région Tokajhegyalja – Hongrie) – 1ère partie

    Orliénas, le 29 septembre 2015,

    Traditionnellement, si nous nous référons à l’histoire de la région, les vendanges ne commençaient jamais au XIXème siècle avant le 20 octobre. Les choses ont bien changé depuis et le processus de maturité de plus en plus précoce de raisins ne fait que s’accélérer. Sur cette année 2015, nous retrouvons les caractéristiques d’années très chaudes comme 2000, 2003, 2007 ou 2009. Ce type de millésime, rarissime dans les 70 dernières années, est en train de devenir la norme.
    Pour les amateurs de météorologie, je préciserai que le réchauffement climatique, continu depuis 1859, a  marqué une pause entre 1946 et la fin des années 70, pour reprendre de plus belle à partir de 1983.
    Cette année, les raisins étaient déjà délicieux à déguster vers le 20 août. Les premières vendanges destinées au vin blanc sec ont débuté dans la région au tout début du mois de septembre.
    Pour donner un élément de comparaison, la situation est à peu près identique à l’extrême ouest de la Hongrie (frontalier avec le Burgenland autrichien). Bruno Landauer a débuté ses vendanges le 6 septembre. A Rust, comme dans la Tokajhegyalja (350 km les séparent) l’état sanitaire des raisins est parfait. Tout comme à l’ouest de l’Europe, la sécheresse a été implacable dans l’est de la Hongrie. Il reste à souhaiter quelques pluies pour accélérer le phénomène de botrytisation entrainant la multiplication des fameux grains aszu. Pour l’instant, ils demeurent très limités, mais de belle qualité.
    La partie Nord et la partie centrale de la région viticole (Sarospatak et son fameux château, Tolcsva et Satoraljaujhely) naturellement un peu plus fraîches  que la zone sud de l’appellation, devraient fournir des vendanges bien équilibrées.

    Bien entendu, les premières analyses nous donnent des raisins au taux de sucre élevé, mais avec une acidité plus basse.
    Je vous livre quelques photos de la première partie de cette vendanges 2015 dans la région de Tokaj.


  • News : 2 Juin 2015 : Réflexions sur la genèse des « 30 ans de Dionis »

    Posté dans par admin

    Trente ans ! C’est toute une vie ou presque…

    Le 3 juin 1985, notre société était enregistrée au registre du commerce et des sociétés de Lyon.
    En cette fin de printemps 2015, je prends conscience petit à petit que 30 années se sont écoulées. C’est beaucoup pour une petite entreprise artisanale comme la nôtre et je me demande même comment il a été possible de surmonter jusqu’à ce jour tous les aléas et survivre dans un contexte économique assez souvent défavorable.
    Quand je me remémore l’année 1984, qui a précédé la création de Dionis, je cherchais une idée pivot sur laquelle asseoir le lancement de la future entreprise. Je mûrissais en fait alors un projet, plus ou moins latent dans mon esprit depuis la fin des années 70.
    Mon père, qui était une personne avisée m’a donné alors ce simple conseil : « Fais ce que les autres ne font pas !». Merci papa ! Quel superbe conseil, mais si pertinent dans sa simplicité…
    Je suis parti d’un constat : me passionnant pour le vin depuis l’âge de 20 ans, j’avais remarqué que les vins dits «étrangers» étaient le plus souvent sur le marché français d’une qualité pitoyable…
    Mon goût pour la littérature du XVIIIème siècle m’avait régulièrement mis en présence du mythique Tokaji ou Tokay de Hongrie, encensé par les célébrités de l’époque.

    Mais alors, qu’était-il donc devenu en cette fin du XXème siècle ?
    Mes premières recherches en France ne furent pas très encourageantes, ayant trouvé en tout et pour tout, une fois chez un caviste lyonnais, une triste «drouille», sous la forme d’une bouteille portant l’étiquette Monimpex-Tokaji aszu 3 puttonyos 1971.
    En quelques mois, mon opinion était faite : il n’y avait pas de Tokay de Hongrie pouvant revendiquer son appartenance aux joyaux de la couronne des vins historiques de notre vieille Europe. Une seule solution : se rendre dès que possible en Hongrie pour évaluer la situation sur place.
    En juin 1985, étant allé à Bordeaux a l’un des premiers Vinexpo de l’histoire de ce salon, la providence m’a fait rencontrer un jeune homme, Bacsoo Andraas, à l’époque jeune œnologue au combinat des fermes d’état de la région (Tokajhegyalja). Cet organisme qui gérait les 6000 hectares de vignobles de la zone de Tokaj, avait été créé en 1971. Il fût alors décidé d’un voyage en famille pour le printemps suivant.
    En juin 1986, c’est le début de l’aventure au-delà du «rideau de fer» vers l’extrême nord-est de la Hongrie. Il faisait très beau et très chaud en ce début de mois de juin 1986. Ce fût un véritable enchantement d’arriver sur place par la belle soirée d’été du 17 juin 1986.

    La première cave visitée fût la cave Rákóczi Ferenc, grande cave historique située sous le château de Sarospatak.
    Quelle émotion en descendant les degrés qui nous menaient vers les mythiques galeries où étaient alignés des centaines de fûts. Je crois que nous avons trouvé merveilleux ce premier verre de Tokaji Aszu tiré du tonneau par le maître de chais avec son lopo (pipette utilisée en Europe Centrale).
    Je me suis assez vite rendu compte dans les jours qui ont suivi que quelque chose «clochait» dans la très grande majorité de nos dégustations, effectuées dans des caves extraordinaires du nord au sud de la Tokajhegyalja. J’ai découvert assez rapidement, que beaucoup de vins étaient «mutés» à l’alcool à des fins de stabilisation et beaucoup de liquoreux, en fait élaborés à partir de moûts concentrés !!! L’horreur ! Oui, mais à l’époque 30 millions de bouteilles étaient vendues à l’URSS
    Toutefois et c’est fondamental, il y a toujours eu dans ce «maelström» bureaucratique et industriel, une petite proportion de grands vins qui ont échappé au massacre. Ce sont ces vins là, que nous avons réussi au prix d’énormes difficultés (il y avait alors un monopole situé à Budapest, Monimpex) à importer sur le marché français.

    Dionis a été la première entreprise à refaire ce travail de sélection depuis la fin des années trente. Nos vins ont été très bien été reçus par la grande restauration française et suisse ainsi que par l’élite des amateurs éclairés.
    Aujourd’hui encore, je n’ai pas à rougir de la qualité des vins distribués à cette époque.
    Une dégustation privée au début du mois d’avril 2015 a permis de confirmer une fois de plus l’excellence des bouteilles issues de notre vinothèque. Je pense aux millésimes 1975, 1983 et 1988.
    La date fixée communément pour parler de l’avant et de l’après de l’histoire moderne du Tokaji est 1993. C’est le premier millésime qui vit apparaître des vins issus de la nouvelle donne économique des privatisations et du renouveau des pratiques œnologiques.
    Voilà en quelques lignes la genèse de notre épopée du Tokaji, qui a été le point d’appui du développement de notre Maison artisanale.

    Cette relance du Tokaji marque le vrai démarrage de Dionis. Les premières bouteilles ont été vendues sur les marchés français et de la Suisse romande à partir de l’automne 1986.
    J’aurais probablement l’occasion d’approfondir ultérieurement la suite de cette aventure, qui est celle d’une vie consacrée au vin.

    Cordialement,
    Jean-François Ragot


  • Tokaji Aszu 6 Puttonyos Château de Sárospatak 2003

    Posté dans par admin

    tkj6putt2003C’est avec plaisir que nous vous proposons cette toute petite cuvée de grand Tokaji Aszu que nous avions décidé de ressortir pour cette grande occasion (les trente ans de Dionis en juin 2015).

    Comme partout en Europe, et dans une moindre mesure dans la Tokajhegyalja (région de production des Tokaji), nous avons enregistré des températures élevées au cours de cet été 2003, qui ont ainsi amené les raisins à une maturité très précoce, jamais observée: vers mi-août pour le cépage Zéta et  fin août-début septembre pour le furmint.
    Le développement du botrytis sur le cépage Zéta a été favorisé par des pluies fin août. Dès le 28 août, les premiers grains aszú , riches et parfaitement passerillés, sont récoltés.

    Le premier tri des grains sur le furmint commence à partir du 17septembre. La qualité est au rendez-vous, mais  la quantité reste faible. Les journées du 18 et 19 septembre sont consacrées à la récolte de vieilles vignes de furmint, à partir des raisins sains et très mûrs servant à l’élaboration des vins de base destinés aux aszú.
    Jusqu’à la fin du mois de septembre, les tris se succèdent sur l’ensemble des parcelles de furmint dont la qualité du botrytis et du passerillage sont celles des grandes années.
    L’arrivée des pluies début octobre interrompt les vendanges pendant une dizaine de jours mais permettent l’arrivée du botrytis cineréa intense.
    Les tris reprennent à partir du 13 octobre. Nous obtenons des grains aszú bien botrytisés, mais bien entendu, moins secs que pendant les cueillettes de septembre.
    A partir du 23 octobre, le temps se refroidit, et nous subissons une neige et un gel tout à fait inattendu (-6 C la nuit du 24 octobre). La dernière semaine du mois d’octobre nous redonne du beau temps, à la fois sec et ensoleillé. Les raisins changent d’apparence, et très vite, se concentrent.

    Ces vendanges 2003 ont été comme souvent, longues, mais ont offert une belle diversité de grains aszú : les tris de septembre sont de nature passerillées alors que ceux du mois d’octobre montrent davantage un caractère botrytisé. Les grains passerillés ont été macérés avec du mout en fermentation, alors que les grains plus marqués par le botrytis cineréa ont été macérés dans du vin nouveau.
    Cet assemblage a donné des vins fins et complexes, qui réunissent la puissance des grains passerillés aux arômes délicats du botrytis.

    Douze années après sa vendange, ce Château Sarospatak 6 puttonyos 2003 arrive lentement à sa phase de maturité, qui va se prolonger durant une bonne vingtaine d’années.
    Il présente une robe brillante à reflets orangés, un nez intense, avec des arômes de fruits secs et de figue, le tout dans une complexité étourdissante.
    Il est concentré,  puissant et gras en bouche avec une longue persistance aromatique où l’on distingue l’abricot sec, l’amande grillée et l’écorce d’agrumes.

    Grande bouteille d’un millésime confidentiel.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11,76 %/ vol
    Sucres résiduels : 166  g/litre
    Extraits secs : 56,48 g/l
    Acidité totale : 10 ‰
    pH : 3,29


  • News : Rentrée 2014. Coup d’oeil sur l’état de la vigne en Europe Centrale ce début d’automne.

    Orliénas, le 10 septembre 2014,

    J’arrive d’Europe Centrale où j’ai passé trois bonnes semaines. Cet été 2014 a été globalement instable d’est en ouest de l’Europe pour ce qui concerne les mois de juillet et d’août. Il a été marqué par d’importantes précipitations, très supérieures aux moyennes habituelles. Ceci a bien entendu eu des conséquences sur l’état du raisin avec des situations sanitaires variables.

    Pour ce qui concerne la Tokajhegyalja, (ensemble de la zone de l’appellation Tokaji) on peut noter par ci par là une certaine fragilisation des raisins. Cette situation n’est pas particulièrement favorable aux vins secs mais pourrait si les conditions anticycloniques, qui se sont installées fin août, persistent plusieurs semaines, avoir un effet très favorable à la production des vins moelleux.

    Bien que l’on entende depuis quelques années un discours sur la qualité des blancs secs de la Tokajhegylja, je m’inscris en faux, persiste et signe que la finalité de cette région est la production (très limitée d’ailleurs) de grands vins liquoreux.

    Ci dessous 3 photos nous montrant l’état des raisins dans un vignoble proche de Tolcsva, le 4 septembre 2014.

    IMG_5712
    Grappe de Hàrslevelù, le 4 septembre 2014.

    Hàrslevelù

    IMG_5711
    Grappe de Zeta, le 4 septembre 2014.
    IMG_5708
    Grappe de Furmint, le 4 septembre 2014.

    Il n’ y a plus qu’à attendre maintenant. Je vous reparlerai de la vendange 2014 dans cette région vers la mi-novembre.


  • News : 13 mai 2014 : Tour d’Europe suite au Vinitaly d’avril 2014.

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 13 mai 2014,

    La Slovénie où je me suis rendu en quittant Vérone le 10 avril  a déjà été évoquée dans une précédente news. Aussi je n’y reviendrais pas.
    Le 12 avril, je me suis rendu à Rust dans le Burgenland autrichien, situé exactement à la frontière de la Hongrie. Traditionnellement chaque année, au printemps, je viens déguster les vins nouveaux élaborés par Bruno Landauer.
    Je confirme mes appréciations des 6 et 7 novembre 2013. Les blancs secs 2013 (Welschriesling, Pinot Blanc et Chardonnay) sont particulièrement vifs avec de beaux arômes fruités.

    Une mention spéciale pour une petite cuvée (environ 10 hectolitres) dans le style « Gemischter Satz » (les raisins des différents cépages sont vinifiés ensemble).
    L’origine de ce vin est viennoise et bénéficie depuis 2013 d’une appellation d’origine strictement limitée aux vignobles de la ville de Vienne.
    Bruno a voulu, avec ce vin, faire un petit clin d’œil à Vienne et à la Hongrie. Le vignoble de Rust d’où est issu ce vin est composé des cépages autochtones hongrois Leanyka, Furmint, Hàrslevelù et enfin Muscat à petits grains.
    Le vin n’a pas été encore embouteillé. Il y a actuellement 800 litres en cuves inox et 200 litres en barriques neuves. A ce stade, le vin est encore un peu fermé, mais présente une belle matière pleine de promesses.

    La dégustation des moelleux permet de se faire une idée définitive sur la fameuse cuvée, devenue emblématique, de Gewürztraminer. Le 2013, vendangé le 5 octobre, présente une robe très claire, un nez fin et subtil et enfin une belle bouche précise, délicieusement fruitée, équilibrée et de belle longueur. La production totale est d’environ 60 hectolitres. Nous mettrons en circulation ce vin dans quelques mois. Il n’y a vraiment aucune urgence car le millésime 2012 arrive à peine à sa maturité. Il n’en reste hélas plus que quelques centaines de bouteilles.

    Bruno a produit en 2013 une cuvée de Ruster Ausbruch (650 litres) issue de Welschriesling et de Furmint. La dégustation en cuve est particulièrement convaincante. La robe nous offre un or brillant, le bouquet du vin présente un nez « rôti » caractéristique d’un botrytis cinéréa intense. La bouche de belle concentration offre beaucoup de fraicheur, grâce à une acidité bien mûre; l’équilibre est magistral.

    Un petit tour enfin vers les cuvées élaborées à l’automne 2012. Je mentionnerai une réussite parfaite avec l’Eiswein Blaufränkisch 2012, vendangé le 13 décembre 2012 par -9°C. Les caractéristiques analytiques sont particulièrement significatives :

    – Richesse du moût au pressurage : 33 KMW (33% de sucres en masse volumique)
    – Alcool acquis : 11,5 %/vol
    – Sucres résiduels : 191 g/L
    – Extraits secs : 50,5 g/L
    – Acidité fixe : 7,3‰

    Il est peu fréquent de trouver dans la région des paramètres analytiques aussi parlants.
    Sa dégustation le 12 avril m’a enchanté. Sa fragrance aromatique est probablement une des plus intenses que j’ai observée durant ces 25 dernières années à Rust. Je rappelle pour mémoire que Bruno a élaboré son premier Eiswein en 1986. C’est à partir du second millésime, vinifié en 1988, que nous avons débuté notre amicale et fructueuse collaboration.

    La longueur de ce 2012 est tout à fait comparable aux meilleurs Eiswein allemands de Riesling, qui sont comme vous le savez peut-être, la référence absolue en la matière.
    Ce vin sera disponible à la dégustation et à la vente au cours des portes ouvertes d’été des 12, 13 et 14 juin 2014.

    Le voyage s’est poursuivi en Hongrie et bien entendu dans la région de Tokaj (Tokajhegyalja). J’ai profité de mon séjour d’une semaine là-bas pour m’occuper de mon jardin mais surtout pour procéder aux assemblages des futures cuvées Château de Sárospatak.
    Après un long travail d’analyse sur la composition de notre cuvée de Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2011 Château de Sárospatak, j’ai décidé de prendre l’option 100% Furmint. Le vin sera embouteillé ce mois de juin et mis à la disposition de nos clients au 15 décembre 2014. Soyez patients… Le vin est grand.

    IMG_4323
    Mon jardin de Tolcsva dans la région de Tokaj en avril 2014.

    Un petit mot sur notre Tokaji Muskotaly vendanges tardives 2012 (450 bouteilles de 0,75L) à la robe brillante, or clair lumineux. En dépit de sa richesse bien réelle, ce vin donne une impression d‘élégance et de légèreté aérienne. Nous le mettrons en circulation à l’automne 2014.
    Je terminerai sur notre cuvée Tokaji Muskotaly vendanges tardives 2013 (850 bouteilles de 0,75L). Ce vin élaboré à 100%  à partir de grains de Muscat « aszu » présente une puissance et une longueur ébouriffantes. Ses paramètres analytiques en attestent : 13,12% d’alcool, 157 g de sucres résiduels et 8,2 ‰ d’acidité fixe.

    J’en ai maintenant terminé avec ce déplacement de 17 jours.

    JF Ragot


  • Vendanges 2008 à Tokaj.

    Je voudrais revenir avec un peu de recul sur le grand millésime 2008 dans la région de Tokaj. Ce sont des documents particulièrement intéressants que nous mettons à la disposition de nos amis oenophiles.
    Au cours du tour d’Europe que nous avions effectué, Marguerite Abergel et moi-même, en octobre/novembre 2008, nous avions passé quelques jours dans la Tokajhegyalja où les vendanges battaient leur plein. En 2008, elles avaient débuté classiquement à la mi-septembre pour se terminer à la mi-novembre. Le moral était très bas dans la région, au commencement de la vendange des vins blancs secs vers le 15 septembre. Le temps était froid et pluvieux. Le miracle, assez classique dans cette région, s’est finalement produit à la mi-octobre, les conditions climatiques ayant radicalement changé avec un chaud soleil d’automne et des températures au dessus de 20°C. Elles se sont poursuivies jusqu’à la fin de la vendange, vers le 15 novembre.
    A travers ce dossier, je voudrais retracer grâce à des photos et un dossier vidéo exceptionnel, ce que sont les conditions optimales de production de ce grand vin liquoreux historique et mythique  qu’est le Tokay Impérial.

    J’ai demandé leur avis aux principaux opérateurs de la région, alors que la vendange des grains aszu battait encore son plein.

    Je vous invite à consulter la galerie de photos ci-dessous, puis les six vidéos suivantes.

    • vend2008_tokaj-3262
      vend2008_tokaj-3266
      vend2008_tokaj-3269
    • vend2008_tokaj-3271
      vend2008_tokaj-3279
      vend2008_tokaj-3287
    • vend2008_tokaj-3294
      vend2008_tokaj-3302
      vend2008_tokaj-3304
    • vend2008_tokaj-3316
      vend2008_tokaj-3323
      vend2008_tokaj-3327
    • vend2008_tokaj-3331
      vend2008_tokaj-3337


    * Interview d’un petit producteur de « haut de gamme » français Samuel Tinon le 6 novembre 2008.


    * Interview de Nicolas Godebski œnologue consultant le 6 novembre 2008.


    * Interview de Meszaros Laszlo directeur du domaine Disznoko le 6 novembre 2008.


    * Interview de Kalocsai Laszlo directeur du domaine Dereszla le 7 novembre 2008.


    * Interview de Kovacs Tibor directeur du domaine Hetszolo le 8 novembre 2008.


    * La meilleure trieuse de grains aszu de la Tokajhegyalja en plein travail le 8 novembre 2008 (elle peut aller jusqu’à 40 Kg de grains Aszu/jour)

     

    Aujourd’hui, fin 2013, nous pouvons constater que le millésime a tenu parole. Bien entendu, « la maison de commerce de Tokaj » (ex-combinat de la ferme d’état) n’a pas produit comme à son habitude beaucoup de vins de qualité très élevée, mais une moyenne convenable. Comme c’est elle qui vend la très grande majorité des Tokaji dans le commerce hongrois, l’image du millésime ne sera pas dévalorisée.
    Sous notre marque Château Sarospatak, a été produite une petite quantité de Tokay Impérial 6 Puttonyos d’un niveau suprême. Le vin est hélas épuisé. Toutefois, il nous reste pour découvrir ce grand millésime, un peu de Tokaji Muskotaly vendanges tardives hors-normes (le meilleur produit à ce jour) et un excellent Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2008 à l’équilibre remarquable.

    Jean-François Ragot


  • News 25 Novembre 2013 : Tour d’Europe, suite et fin par la Hongrie, l’Autriche et l’Allemagne.

    Orliénas, le 25 novembre 2013,

    Hongrie – Tokajhegyalja

    Le tour d’Europe s’est logiquement poursuivi par la région de Tokaj (Tokajhegyalja) où je suis resté cinq jours du 1er au 5 novembre.
    Quelques mots sur cette vendange 2013 qui a débuté pour les zones les plus précoces un peu après la mi-septembre, pour se terminer pour les plus tardives d’entre elles un peu avant la mi-novembre.
    C’est globalement une excellente année, avec une production de vins aszu importante, la plus élevée depuis 2008.
    En effet, on peut évaluer la production totale pour ce millésime à environ 10 000 hectolitres, soit deux millions de bouteilles à venir, la très grande majorité étant produite par l’ex « combinat ».
    La qualité moyenne est élevée et la notre avec Sarospatak, très élevée.

    Tokajhegyalja : fin de vendange dans la région de Tokaj, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : fin de vendange dans la région de Tokaj, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : coup d'oeil sur les dernières caisses de la vendange, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : coup d’oeil sur les dernières caisses de la vendange, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : technique de sélection de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : technique de sélection de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : essence pure de Tokaji 2013 ou Eszencia 2013, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : essence pure de Tokaji 2013 ou Eszencia, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Détails de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Détails de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Les dernières caisses de grains aszu de la vendange, le 4 novembre 2013,
    Tokajhegyalja : Les dernières caisses de grains aszu de la vendange, le 4 novembre 2013,

     

    Autriche

    Le tour d’Europe s’est poursuivi par Rust (Burgenland – Autriche) les 6 et 7 novembre.
    Là aussi, la qualité de la vendange 2013 est excellente, que ce soit pour les blancs secs ou les rouges.
    La dégustation des nouvelles cuvées de blancs secs 2013 de notre partenaire historique Bruno Landauer nous a donné entière satisfaction. Le Weissburgunder et le Chardonnay sont particulièrement prometteurs.

    Nous dégusterons les vins rouges au mois d’avril 2014, difficiles à juger à ce stade, car en fermentation. A première vue, la couleur et la concentration semblent bien au rendez-vous (à suivre).

    Pour ce qui concerne les moelleux et liquoreux, le gewurztraminer 2013 vendange tardive (Spätlese) est déjà tout a fait délicieux, parfaitement dans la lignée des millésimes précédents.
    De nombreux raisins, attendent encore la vendange pour produire des liquoreux de niveau auslese, beerenauslese et peut être ausbruch. J’en saurai un peu plus dans quelques jours.

    En revanche, il n’y aura pas la possibilité cette année 2013 d’élaborer un vin de glace ou eiswein. Ce n’est pas trop grave, car nous sommes assis sur un petit stock de superbes 2009 et 2012 (ce dernier, non encore mis à la vente).

    Rust (Burgenland / Autriche) : entourant Jean-François Ragot, le trio des meilleurs producteurs de Ruster Ausbruch. De gauche à droite : Peter Schandl, JF Ragot, Robert Wenzel et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013.
    Rust (Burgenland / Autriche) : entourant Jean-François Ragot, le trio des meilleurs producteurs de Ruster Ausbruch.
    De gauche à droite : Peter Schandl, JF Ragot, Robert Wenzel et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013.
    Rust (Burgenland / Autriche) : Le 6 novembre 2013, Jean-François Ragot et un vieux complice depuis 1985, Robert Wenzel (le Roi des Ruster Ausbruch ! ), qui a eu 81 ans le lendemain.
    Rust (Burgenland / Autriche) : Le 6 novembre 2013, Jean-François Ragot et un vieux complice depuis 1985, Robert Wenzel (le Roi des Ruster Ausbruch ! ), qui a eu 81 ans le lendemain.
    Rust (Burgenland / Autriche), Jean-François Ragot et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013, dégustant les vins nouveaux.
    Rust (Burgenland / Autriche), Jean-François Ragot et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013, dégustant les vins nouveaux.

     

    Allemagne

    Le voyage s’est poursuivi et terminé par l’Allemagne, avec principalement la Moselle Centrale et ses Riesling d’anthologie.
    Avec le millésime 2012, il y a à la fois une belle maturité et un équilibre acidité/matière rare.

    Dégustation chez Weingut Trossen et chez Paulinshof du remarquable millésime 2012, à l’équilibre suprême.

    A noter, chez Trossen, une rareté absolue, surtout sur le territoire de la Moselle Centrale où sont produits certainement les rieslings les plus précieux de tous :

    Trabener Würzgarten Trockenbeerenauslese riesling 2011 (0.375l)

    Ce nectar ou plutôt cette quintessence, véritable âme du cépage riesling, a été vendangé le 20 novembre 2011, pour une quantité de 50 litres environ
    Nous avons réussi par privilège exceptionnel à obtenir quelques bouteilles de ce divin breuvage qui sera vendu dans le cadre des Portes Ouvertes de Noël
    les 12, 13 et 14 décembre 2013.

    Alcool : 6% vol
    Sucres résiduels : 395 g/L
    acidité fixe : 9,4‰

    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande avec le cru Lösnicher Försterlay, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande avec le cru Lösnicher Försterlay, le 11 novembre 2013.
    Traben Trarbach dans la Moselle centrale allemande, le 10 novembre 2013.
    Traben Trarbach dans la Moselle centrale allemande, le 10 novembre 2013.
    Vue de la partie nord de la Moselle allemande et de son célèbre cru, le Zeller Schwarze Katz, le 10 novembre 2013.
    Vue de la partie nord de la Moselle allemande et de son célèbre cru, le Zeller Schwarze Katz, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue de Cochem et de ses vignobles dans la partie  nord de la Moselle allemande, le 10 novembre 2013.
    Vue de Cochem et de ses vignobles dans la partie nord de la Moselle allemande, le 10 novembre 2013.

  • News : 2 octobre 2013

    Orliénas, le 2 octobre 2013,

    Tout d’abord, toutes nos excuses pour ces mises-à-jour tardives, dues tout particulièrement à un bug « résistant » nous empêchant d’accéder à l’administration de notre site internet durant plusieurs semaines. Il a fallu utiliser les grands moyens pour dépanner l’accès aux mises-à-jour de notre site.

    L’été 2013 est passé comme une étoile filante et l’ Europe est actuellement en pleines vendanges. Je profite de cette occasion pour vous signaler que le ban des vendanges a été proclamé dans le Beaujolais le 24 septembre et que ces dernières battent leur plein cette semaine.
    Pour ce qui concerne l’Autriche, du retard également, puisque Bruno Landauer a commencé les vendanges des vins blancs secs le 16 septembre. Il est difficile de dire encore si cette année verra une production de vins moelleux.
    La situation est un peu du même ordre dans la Tokajhegyalja où les mois de juillet et d’août ont été particulièrement caniculaires. Les vendanges de blancs secs ont également commencé là-bas vers le début du mois de septembre.

    J’ai profité, bien entendu, de mon séjour dans la région de Tokaj pour faire quelques photos et recherches diverses. Ci-dessous, une photo des caves d’un village très retiré de la région, aux portes des « Petites Carpates » (village de Erdöhorvathy).

    Vue des caves de Erdöhorvathy (Tokajhegyalja), le 8 septembre 2013.
    Vue des caves de Erdöhorvathy (Tokajhegyalja), le 8 septembre 2013.

    Je vous soumets deux intéressantes étiquettes anciennes représentant le Château Rákóczy, alias Château de Sárospatak. A cette époque, le château, ses caves et ses vignobles appartenaient à la famille austro-hongroise Windischgrätz.

    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.
    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.
    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.
    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.

    Il est intéressant de noter sur la première étiquette destinée semble-t-il au marché britannique, des informations anachroniques « modernisées » (un contenu de 17 onces, ce qui représente en fait 500 ml, le contenu traditionnel de ce vin). Vous noterez également un contenu d’alcool de 15 %, ce qui semble laisser penser que le vin aurait subi une légère « fortification » destinée à le stabiliser. Cette étiquette, comparée à la suivante semble avoir fait l’objet de corrections à une période relativement récente.  Cela signifierait qu’elle a été réutilisée à une époque où la famille Windischgrätz. avait déjà été expropriée (après 1948). Je ne suis pas en mesure d’en donner d’explication à cette bizarrerie.

    Pour clore ce petit « pot pourri » de rentrée, quelques photos récentes d’un vignoble voisin et ami, le Beaujolais.

    La côte de Brouilly (en fond) dans le Beaujolais, attendant la vendange. Le 22 septembre 2013.
    La côte de Brouilly (en fond) dans le Beaujolais, attendant la vendange. Le 22 septembre 2013.
    Entrée de la vendanges à la cave de Saint Julien (Beaujolais) le 28 septembre 2013.
    Entrée de la vendanges à la cave de Saint Julien (Beaujolais) le 28 septembre 2013.
    Vendanges à Fleurie (Beaujolais) dans le vignobles Les Garans (Pierre-Marie Chermette), le 29 septembre 2013.
    Vendanges à Fleurie (Beaujolais) dans le vignobles Les Garans (Pierre-Marie Chermette), le 29 septembre 2013.

     


  • News : 17 avril 2013 : arrivée du printemps à Tokaj

    Tolcsva le 17 avril 2013

    Dernière news de la Tokajheyghegyalja (région de Tokaj-Hongrie),

    Bonjour aux amis internautes,

    Le printemps est arrivé en Hongrie depuis lundi 15 avril et il est comme toujours ici radieux. Après les sélections de vins en Italie et à Rust (Autriche) il était temps de voir comment les vins de Tokaj du dernier millésime 2012 avaient passé l’hiver…
    Je vous rassure: Extrêmement bien !

    – Le Tokaji vendange tardive Muskotaly 2012 Chateau Sarospatak (380 L en cuve sous azote) est encore sur ses lies fines et déjà complètement clair. Très aromatique et équilibré, c’est une superbe cuvée qui sera offerte à votre curiosité gourmande en 2014.

    – Deux belles cuvée également de niveau 6 puttonyos en 2012 avec de bonnes acidités (9.4 g/l) pour un millésime réputé chaud et précoce.

     

    A signaler un grand évènement dans la région:

    Une grande vente aux enchères de Tokaji

    22 lots de vins secs et moelleux représentatifs de l’ensemble de la région viticole.
    Elle se tiendra les 26,27 et 28 avril au Château de Sarospatak. C’est le premier évènement de ce genre, initié par notre confrérie, à laquelle j’ai l’honneur d’appartenir depuis 2003.

    Retour à l’Ouest vers la France lundi 22 Avril,

    Ci-joint photo dégustation avec notre ami Zoltan du 15 avril 2013.

    Jean-François Ragot et Zoltan en dégustation le 15 avril 2013 à Tokaj.
    Jean-François Ragot et Zoltan en dégustation le 15 avril 2013 à Tokaj.

     

    Œnophilement votre,

    Jean-François


  • News 9 octobre 2012 : 1er mois de vendanges 2012 dans la Tokajhegyalja (région de Tokaj / Hongrie)

    En ce début du mois d’octobre, j’ai le plaisir de mettre en ligne des images du premier mois de vendanges dans la région de Tokaj.

    En Hongrie, dans la région de Tokaj, ce sont des conditions climatiques estivales, chaudes et sèches qui ont dominé en cette année 2012. J’ai goûté des raisins déjà très mûrs à la fin du mois d’août. Eu égard à la sécheresse et à la chaleur qui se sont maintenus tout le mois de septembre, le processus de botrytisation et de passerillage s’est enclenche particulièrement lentement. Une pluie salvatrice en deuxième quinzaine de septembre a permis une accélération du phénomène.
    Je livre à votre curiosité un important diaporama de 46 photos qui fait le point sur la partie sud de la Tokajhegyalja entre le 28 août et le 1er octobre 2012. Vous remarquerez les belles grappes de Muscat à petits grains qui vont servir à élaborer la cuvée Tokaji Muskotaly Vendanges tardives Château Sarospatak 2012.
    La vendange se poursuit dans de bonnes conditions sans désemparer en ce mois d’octobre 2012. Elle devrait durer jusqu’aux environs de la mi-novembre.

    • Botrytis, 9th Sept
      Passerillage, 9th Sept
      The first day of the harvest for Dry Furmint, 10th Sept
    • Muscat aszu grapes, 11th Sept
      Sampling Muscat aszu grapes, 11th Sept
      Furmint aszu grapes, 11th Sept
    • Passerillage, 13th Sept
      Start of botrytisation, 13th Sept
      Furmint Aszu grapes, 13th Sept
    • Aszu grape selection, 13th Sept
      Aszu grape picking, 13th Sept
      Aszu grape picking, 13th Sept
    • Aszu grape picking, 13th Sept
      Perfect botrytisation, 17th August
      Start of botrytisation, 17th Sept
    • Good start for the botrytis, 17th Sept
      Botrytisation, 17th Sept
      Aszu grapes, 17th Sept
    • vend2012-tokaj_0609
      vend2012-tokaj_0623
      Botrytisation develops, 27th Sept
    • Furmint on 27th Sept
      Aszu picking on young Furmint vines, 27th Sept
      Passerillage, Muscat 27th Sept
    • Passerillage, Muscat 27th Sept
      Furmint, on 1st October
      Botrytis on Furmint, 1st Oct
    • Aszu picking, 1st Oct
      Aszu picking, 1st Oct
      Aszu picking, 1st Oct
    • Furmint aszu grapes, 1st Oct
      Furmint aszu grapes, 1st Oct
      Furmint grapes on 28th August
    • Furmint on 28th August
      Hárslevelű on 28th August
      Zéta on 28th August
    • Sárgamuskotály on 28th August
      Zéta on 28th August
      The first botrytis on 4th Sept
    • Furmint vine on 4th Sept
      Very slow and fine botrytisation, 7th Sept
      Passerillage, 9th Sept
    • The first real aszu grapes on Furmint, 9th Sept
      Beginning of the botrytisation, 9th Sept
      Fine and slow botrytisation, 9th Sept
    • Furmint grape, 9th Sept

    Pour ce qui concerne Rust dans le Burgenland (Autriche de l’Est), Bruno Landauer qui avait commencé ses vendanges le samedi 1er septembre, les a terminées le 29 du même mois. La qualité est globalement excellente pour ce qui concerne  les blancs secs, les cépages rouges et  le gewürztraminer moelleux vendanges tardives qui est devenu le grand must de Dionis depuis 2002.
    Nous avons décidé avec Bruno de garder des raisins dans les vignes pour un éventuel eiswein (vin de glace). Si les conditions climatiques le permettent (30% de probabilités), ils pourraient être vendangés entre la pleine lune de novembre (28/11) et le tout début de janvier 2013. A suivre…