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  • Vendanges 2015 à Tokaj (région Tokajhegyalja – Hongrie) – 2eme partie

    Orliénas, le 24 novembre 2015,

    Dans ma news du 29 septembre dernier, j’ai évoqué les conditions climatiques dans lesquelles s’inscrit la vendange 2015 à Tokaji jusqu’à la fin du mois de septembre.
    Je me suis rendu à nouveau dans la Tokajhegyalja (région de Tokaj) du 8 au 13 novembre. Je rappelle que les vendanges ont commencé début Septembre pour les premiers vins blancs secs et se sont terminées vers le 13 novembre.
    Pour ce qui touche aux vins liquoreux de Tokaj, qui tendent hélas à devenir bien plus rares, on peut observer pour 2015 deux catégories :

    – Les premiers tris du mois de septembre, qui se sont déroulées par un temps beau, chaud et sec ont permis de récolter des grains aszu passerillés de première classe de haute qualité.

    – Les tris suivants se sont déroulés vers la fin octobre après les pluies, qui ont déclenché l’arrivée du botrytis cinéréa ou pourriture noble. Les grains obtenus sont alors de deuxième et troisième classe. Ils n’ont pas l’aptitude à produire des vins d’Aszu de très haute qualité, mais en revanche, ils peuvent être utilisés pour la production d’excellents Szamorodni.

    Le principal opérateur de la région, Tokajkereskedőház (qui a remplacé le défunt Combinat de Tokaj après les privatisations commencées en 1990) a pour son compte joué la carte des vins blancs secs et acheté que des quantités extrêmement faible de grains aszu. Il regroupe pratiquement tous les petits producteurs qui ne poussent pas, eux non plus à prendre le moindre risque…

    Pour ce qui concerne Dionis, nous nous inscrivons dans la tradition historique de la production de vins liquoreux remontant à plus de quatre siècles, estimant fort peu le niveau qualitatif des vins blancs secs issus du cépage Furmint. Ce dernier est incomparable pour l’élaboration des grands vins liquoreux, mais médiocre pour ce qui touche aux vins blancs secs. Je le dis bien fort depuis des lustres, mais le marché des vins liquoreux étant un marché élitiste, donc réduit, certaines organisations professionnelles locales essaient de nous faire prendre « des vessies pour des lanternes » en tentant de faire croire au monde européen du vin, avec la complicité des medias, que l’on peut produire de grands vins blancs secs dans cette région, en les « travaillant » à la barrique…c’est une imposture !

    Si on cherche de grands vins blancs secs en Europe Centrale, il faut aller les chercher plus sûrement en Autriche ou en Allemagne.

    Je vous laisse regarder quelques photos de la semaine du 9 au 15 novembre 2015.

    Cuve de grains aszu dans l'attente d'être vinifiés. Ce sont typiquement des grains passerillés de première classe vendangés au mois de septembre 2015. Ils sont aptes à produire des Tokaji Aszu de haute qualité. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l’attente d’être vinifiés. Ce sont typiquement des grains passerillés de première classe vendangés au mois de septembre 2015. Ils sont aptes à produire des Tokaji Aszu de haute qualité. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l'attente d'être vinifiés. Ce sont typiquement des grains botrytisés de deuxième classe vendangés dans la deuxième moitié du mois d'octobre 2015. Ils ne sont pas aptes à produire les Tokaji Aszu les plus fins. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l’attente d’être vinifiés. Ce sont typiquement des grains botrytisés de deuxième classe vendangés dans la deuxième moitié du mois d’octobre 2015. Ils ne sont pas aptes à produire les Tokaji Aszu les plus fins. Photo du 10 novembre 2015.
    Pure essence de Tokaji (Eszencia) issue de grains passerillés vendangés au mois de septembre 2015. Sa concentration est de l'ordre de 800g de sucre/ litre. Son acidité marque le pas des années chaudes (entre 10‰ et 11‰). Photo du 10 novembre 2015.
    Pure essence de Tokaji (Eszencia) issue de grains passerillés vendangés au mois de septembre 2015. Sa concentration est de l’ordre de 800g de sucre/ litre. Son acidité marque le pas des années chaudes (entre 10‰ et 11‰). Photo du 10 novembre 2015.
    Grains aszu de l'extrême fin fin des vendanges (à gauche) et des grappes pleinement botrytisées destinées à la production de Szamorodni doux (à droite). Photo du 10 novembre 2015.
    Grains aszu de l’extrême fin fin des vendanges (à gauche) et des grappes pleinement botrytisées destinées à la production de Szamorodni doux (à droite).
    Photo du 10 novembre 2015.
    Gros plan des grains aszu présentés dans la précédente photo. Ils nous montrent à la fois des grains passerillés et des grains botrytisés. Ils ont été vendangés le 10 novembre 2015, date de la photo.
    Gros plan des grains aszu présentés dans la précédente photo. Ils nous montrent à la fois des grains passerillés et des grains botrytisés. Ils ont été vendangés le 10 novembre 2015, date de la photo.
    Grappe de Furmint très botrytisée de niveau Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Grappe de Furmint très botrytisée de niveau Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Photo très caractéristique de grappes de Furmint bien botrytisées. Elles seront vendangées le jour même pour élaborer des Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Photo très caractéristique de grappes de Furmint bien botrytisées. Elles seront vendangées le jour même pour élaborer des Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.


  • Tokaji Edes Szamorodni 2002

    L’origine du mot Szamorodni est polonaise. Il signifie « tel qu’il est né ». Il s’agit par conséquent de la vinification de la grappe entière botrytisée, à la différence de l’ aszu qui nécessite une macération de grains sélectionnés dans un moût en fermentation.

    Contrairement aux Tokaji Szamorodni doux de l’époque du Combinat (années 70 et 80), qui étaient en fait des « forditas » (voir annexe***), ce vin est une authentique vendange tardive de haute richesse en sucres, vendangée la deuxième quinzaine d’octobre 2002.

    Tokaji Edes Szamorodni 2002

    Le vin a été élevé 12 mois en barrique de 220 litres avant sa mise en bouteille à l’automne 2004. C’est à notre avis une très intéressante approche d’un grand Tokaji liquoreux à prix modéré.

    Le millésime 2002 a donné pour les meilleurs vinificateurs quelques vins particulièrement brillants, marqués par une belle acidité revigorante.

    Ce vin est issu de trois tris vendangés entre le 15 octobre et le 5 novembre 2002 sur trois parcelles différentes :
    Une sélection de Harslevelu pur.
    Une sélection de vieilles vignes de Furmint et de Harslevelu
    Et enfin une ultime sélection de Furmint pur Le Tokaji Edes Szamorodni 2002, remarquablement fruité, offre une excellente minéralité, un côté parfois cristallin et une belle persistance aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13.51% vol
    Sucres résiduels : 92 grammes par litre
    Acidité totale : 7,7 ‰

    Ce vin est prêt à subir les assauts de votre gourmandise mais pourra être gardé sans problème durant de longues années…

    Annexe *** Le Forditas est obtenu en ajoutant du moût frais à un marc d’aszu, ce qui provoque une seconde fermentation. On obtient ainsi à moindre coût des vins moelleux, mais marqués par un caractère oxydatif pas toujours bienvenu…


  • EPUISE – Tokaji Sarga Muskotaly – Chateau Sárospatak vendanges tardives 2005

    Posté dans par admin

    Micro cuvée de 200 litres élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent.

    Cette cuvée a été élaborée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux .
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, la première quinzaine d’ Octobre 2005 avec un exceptionnel choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains et le second dans la première quinzaine de Novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat toujours, très « botrytisées », presque complètement «aszutées».
    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Furmint et de Harslevelu, puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec une petite presse, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant une année.
    Le vin a été mis en bouteille au mois de Janvier 2007.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 118 g/L
    Alcool : 12.30%/vol
    Acidité totale : 9.6‰

    Le premier millésime que nous avons réalisé pour ce type de vin a été le 2004, un petit peu plus abondant. Nous n’avons pu hélas produire que 396 bouteilles de ce nectar 2005. D’une robe très claire, l’équilibre de ce vin n’est pas foncièrement éloigné du millésime 2004. Il est toutefois complètement différent d’un Tokaji Furmint traditionnel. Toutefois, le côté « macération » de l’aszu est bien présent et donne beaucoup de consistance au vin. La palette aromatique dûe au cépage Muscat cultivé dans cette région d’Europe est particulièrement intéressante et complexe, avec cette acidité tranchante qui donne tout son équilibre au vin.
    Afin de préserver la pureté aromatique du cépage, l’élevage s’est effectué intégralement en cuve inox, contrairement à un Aszu qui passe 24 mois en barrique.
    Délicieux maintenant, ce 2005 arrive doucement à son équilibre. Il devrait évoluer favorablement durant quelques années.



  • News 1er Mars 2005

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 01 mars 2005

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    Nous sortons doucement de l’hiver avec des désirs de voyage, d’horizons lointains et de bonnes bouteilles « exotiques »…

    Mais avant d’en arriver là, il est temps de faire un point sur un certain nombre de produits annoncés dans de précédentes publications et qui sont maintenant disponibles à votre gourmande attention.

    A tout seigneur tout honneur ! C’est par le Tokaji , alias Tokay de Hongrie que je voudrais commencer.

     

    Dans nos premières années de recherche et de commercialisation du Tokaji Impérial de Hongrie , à partir de 1986, nous avions eu l’occasion de proposer à nos clients un excellent Tokaji Aszu 3 puttonyos 1975 . A cette époque, les rares vins de Tokaji que l’on pouvait trouver sur le marché européen, étaient du niveau 3 puttonyos et la plupart du temps, de qualité médiocre.
    Je rappellerais pour mémoire , qu’un Tokaji 3 puttonyos, est théoriquement élaboré à partir de 3 hottes (puttonyos) de 25 kg de raisins aszu (confits au stade de raisins secs) mis à macérer dans une unité de 136 litres de vin nouveau.
    Conformément à la loi, un Tokaji de 3 puttonyos présente un degré d’alcool entre 12 et 13% vol et une quantité de sucres résiduels de 60 grammes minimum.
    A l’époque héroïque du Combinat de Tokaji , le vin était conservé 5 années en barriques et présentait le plus souvent un caractère oxydatif lié à des re-fermentations intempestives…
    Aujourd’hui, la vinification se déroule d’une toute autre manière. En général, on élabore un certain nombre de cuvées les plus riches possibles ; c’est donc très variable d’années en années, en fonction de la qualité du grain aszu.
    On les élève en barriques pendant deux ans. C’est à ce moment que les vins de 3 et 4 puttonyos sont élaborés en assemblant en cuves inox les barriques d’aszu de la cuvée de base avec des vins de Furmint-Harslevelu d’une richesse en sucre inférieure, voire avec des vins complètement secs. Après quelques semaines en cuve, ces vins sont embouteillés et mis sur le marché au début de la quatrième année qui suit la date de vendange. C’est pour cette raison que le millésime 2001 commence à être commercialisé en ce début 2005.
    A l’époque du Combinat, les 3 puttonyos étaient le plus souvent des vins peu ambitieux, présentant un caractère « standard »…
    Aujourd’hui, comme vous l’avez compris, un Tokaji aszu de 3 ou 4 puttonyos vinifié conformément à nos critères, est un vin beaucoup plus riche et complexe.

    C’est avec plaisir que nous vous présentons notre dernière cuvée.

    TOKAJI ASZU 3 PUTTONYOS 2001 CHÂTEAU SAROSPATAK

    Après la fausse « grande année » 2000 (selon notre opinion), le millésime 2001 a donné pour qui a su attendre, quelques belles sélections de grains aszu d’une concentration certes inférieure à celles du millésime 2000, mais dotées d’un bien meilleur équilibre.

    Les vins du millésime 2000, année particulièrement torride dans la région, souffrent d’un manque évident d’acidité. Comme vous ne l’ignorez pas, ou plus, le Tokaji requiert pour briller de tous ses feux un subtil équilibre entre sucre, alcool et acidité.

    Notre cuvée Château Sarospatak 3 puttonyos 2001 présente une jolie robe or clair. Le nez et la bouche trouvent une harmonie délicate, de fruité et de fraîcheur.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,88% vol
    Sucres résiduels : 75 grammes par litre
    Acidité fixe : 7,5 ‰

     

    TOKAJI EDES SZAMORODNI 2002 CHÂTEAU SAROSPATAK

    L’origine du mot Szamorodni est polonaise. Il signifie « tel qu’il est né ». Il s’agit par conséquent de la vinification de la grappe entière botrytisée, à la différence de l’aszu qui nécessite une macération de grains sélectionnés dans un moût en fermentation.

    Contrairement aux Tokaji Szamorodni doux de l’époque du Combinat (années 70 et 80), qui étaient en fait des « forditas » (voir annexe***), ce vin est une authentique vendange tardive de haute richesse en sucres, vendangée la deuxième quinzaine d’octobre 2002.

    Le vin a été élevé 12 mois en barrique de 220 litres avant sa mise en bouteille à l’automne 2004. C’est à notre avis une très intéressante approche d’un grand Tokaji liquoreux à prix modéré.

    Le millésime 2002 a donné pour les meilleurs vinificateurs quelques vins particulièrement brillants, marqués par une belle acidité revigorante.

    Ce vin est issu de trois tris vendangés entre le 15 octobre et le 5 novembre 2002 sur trois parcelles différentes :
    Une sélection de Harslevelu pur.
    Une sélection de vieilles vignes de Furmint et de Harslevelu
    Et enfin une ultime sélection de Furmint pur Le Tokaji Edes Szamorodni 2002, remarquablement fruité, offre une excellente minéralité, un côté parfois cristallin et une belle persistance aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13.51% vol
    Sucres résiduels : 92 grammes par litre
    Acidité totale : 7,7 ‰

    Ces deux vins sont prêts à subir les assauts de votre gourmandise mais pourront être gardés sans problème durant de longues années…

    Annexe *** Le Forditas est obtenu en ajoutant du moût frais à un marc d’aszu, ce qui provoque une seconde fermentation. On obtient ainsi à moindre coût des vins moelleux, mais marqués par un caractère oxydatif pas toujours bienvenu…

    Nouvelles Brèves d’Autriche…

    Chez Bruno Landauer à Rust

    Tout comme les dernières années, Bruno Landauer a pu élaborer à partir d’une vendange tardive le 28 octobre 2004 un Gewüztraminer Spätlese (21 KMW : 21% de sucre en masse volumique) frais, vif, aromatique et agréablement moelleux.
    C’est un vin idéal pour l’apéritif.
    Il sera disponible début Avril.

     

    RUSTER BEERENAUSLE 1999
    WELSHRIESLING-PINOT BLANC

    Tout comme à Tokaj, le millésime 1999 a produit à Rust des liquoreux marqués par un grand équilibre acidité-sucre.
    Cette cuvée conservée pour la bonne bouche en cuve inox, a été mise en bouteille au mois d’août 2004.
    Le vin présente l’équilibre caractéristique des grands Ruster, avec un très joli fruité, de la complexité et une excellente acidité.

    Éléments analytiques :
    29 KMW (29% de sucre par litre en masse volumique) à la vendange.
    Sucres résiduels : 104 gr/l.
    Acidité totale : 9.8‰
    Alcool : 12,3 % vol


    RUSTER URBARIAL 2003

    J’ai attiré votre attention dans une précédente lettre sur la qualité exceptionnelle des vins rouges du millésime 2003 en Europe centrale.
    Bruno Landauer a choisi de produire dans ce millésime une cuvée prestige de vin rouge issue d’un assemblage judicieux de trois cépages différents :
    Zweigelt : 50%
    Pinot noir : 30 %
    Merlot : 20%

     

    La quantité totale embouteillée est de 4000 bouteilles.

    La robe est grenat, pourpre, presque noire.
    Le nez est puissant sur les fruits rouges très mûrs avec des nuances empyreumatiques.
    La bouche est ample, complexe, avec un boisé fin, mais la structure du vin est telle que nous devrions obtenir un fondu remarquable d’ici deux ans.
    Vin très original, alliant les cépages indigènes d’Europe centrale aux cépages internationaux d’Europe de l’Ouest.


    Chez Georg Lunzer à Gols

    Du côté de chez notre ami et solide partenaire Georg Lunzer, la qualité des rouges 2004 est en tous points excellente, avec entre autres, un rare « Sankt-Laurent 2004 » de robe presque noire, concentré, aromatique et fin.
    Le cépage Saint Laurent est un très vieux cépage identifié dans le passé en Alsace sur des terres abandonnées pour la culture de la vigne. Il n’est plus guère cultivé aujourd’hui que dans la basse Autriche et le Burgenland.
    Certains estiment qu’il s’agit d’une mutation du Pinot noir (cépage génétiquement instable). Cette théorie n’est toutefois pas démontrée scientifiquement.
    Il donne des vins colorés, fins et veloutés.

    Cette année encore, Georg élabore en partenariat avec Dionis un vin de paille rouge (Strohwein) issu du Cabernet sauvignon. A ce jour, les raisins n’ont pas encore été pressurés et continuent de passeriller paisiblement dans les greniers de notre ami…

    Nouvelles Brèves d’Italie…


    Chez Giovanni Viberti (Piémont)

    BAROLO RISERVA 1999 DOCG CRU
    BRICCO DELLE VIOLE

    Cépage : Nebbiolo: 100%
    Récolte manuelle en petites caisses de 20 kg.
    Egrappage et macération pour une durée de 24 jours en cuve de bois de 50 hectos.
    Elevage de 36 mois en foudres de chêne de 40 hectos, puis passage de 12 mois en cuve d’acier inox et enfin 12 mois en bouteille avant la mise sur le marché.

    Eléments analytiques :
    Alcool : 14% vol
    Acidité totale : 6‰
    Extraits secs : 27,5gr/l

    Très grand millésime, comparable au mythique 1990.
    Ce Barolo présente une robe dense, rubis profond presque grenat.
    Au nez, de bonne intensité, dominent le goudron, la violette, les nuances balsamiques, le tout dans un ensemble très complexe.
    En bouche, l’attaque est puissante mais ne manque pas de fraîcheur aromatique, signe des grands millésimes. L’ensemble est très équilibré .
    Le vin s’épanouit après quelques minutes d’aération. La qualité des tanins, fins et bien fondus, est remarquable. Il est persistant, savoureux, élégant et complexe avec une dominante sur la finesse plutôt que sur le « blockbuster » du type bête à concours …
    En conclusion, un grand rouge dans la haute tradition européenne, qui devrait atteindre sa pleine maturité d’ici la fin de la décennie.

    Nouvelles Brèves du Portugal…

    A la Quinta dos Roques ( DÃO)

    QUINTA DOS ROQUES RESERVA 2000

    Le millésime 2000 dans l’appellation Dão est considéré comme un très bon millésime, dans l’esprit du 1997.
    Le Reserva 2000 est un assemblage de :
    Touriga Nacional : 40%
    Alfrocheiro Preto : 20%
    Jaen : 20%
    Tinta Roriz (Tempranillo) : 15%
    Tinto Cão : 5%

    Fermentation en cuve inox avec une macération de 13 jours avec remontages (température 28 à 30 °C).
    Elevage de 10 mois en barriques françaises.
    Embouteillage après très légère filtration en août 2002.
    Production : 13000 bouteilles.
    Eléments analytiques :
    Alcool : 13% vol
    Acidité totale : 5,8 ‰ (musurée en acide tartrique)
    Extraits secs : 28,1 gr/l

    Robe grenat, brillante.
    Bouquet fruité intense de baies sauvages avec des notes de vanille et de chocolat apportées par l’élevage.
    En bouche, belle concentration, c’est très généreux avec des tanins bien marqués mais fins.
    Pleine maturité estimée : 2010.

    Dernières nouvelles d’Afrique du sud !

    Comme je l’avais évoqué dans ma lettre de septembre j’avais été impressionné lors de mon voyage de mai 2004 en Afrique du sud par cette nouvelle génération de domaines, dont Mont du toit est un bon exemple.

    Le domaine est situé au pied de la montagne Hawequa, dans la région de Wellington à environ 65 kms au Nord-Est de la ville du Cap (Cape Town).

    Les 28 hectares du domaine appartiennent à la zone d’appellation de Paarl. Le terroir est composite (granit, sable, argile).

    On y vendange à la main dans la fraîcheur du petit matin des raisins à pleine maturité, que l’on transporte dans des cagettes pour préserver l’intégrité des fruits qui vont être vinifiés.

    Les rendements de ce domaine sont particulièrement limités ce qui est un facteur qualitatif essentiel .

    HAWEQUAS 2003 (W.O Paarl)
    DOMAINE MONT DU TOIT

    Assemblage de cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot et shiraz.
    Fermentation lente et macération longue.
    Élevage en petite barrique de bois neuf pendant 16 mois.
    Alcool : 14.5%vol
    Embouteillé à l’automne 2004.

    Robe grenat foncé.
    Arômes harmonieux et expressifs de fruits noirs et d’épices fines.
    En bouche, c’est un velours…

    La montagne HAWEQUA à Wellington

    CHARDONNAY 2003 (W.O Walker Bay)
    DOMAINE HAMILTON RUSSELL

    Après l’exceptionnel millésime 2001, la nature a été moins favorable en 2002 avec des vins moins structurés.
    Fidèles à nos principes, nous n’avons pas jugé bon de référencer ce millésime.
    Le millésime 2003, quant à lui, renoue avec une grande année :
    Entièrement fermenté en barriques françaises.
    Rendement de 27 hectolitres à l’hectare.
    Elevage : 9 mois en barrique de Nevers
    Alcool : 13% vol

    La robe or vert est limpide et brillante.
    Le nez est exotique, intense avec des arômes complexes de miel et d’acacia.
    La bouche superbement équilibrée est ample minérale et toastée.
    Un des plus grands vins blancs de cépage Chardonnay de l’hémisphère sud, dans le plus pur style des grands Bourgogne blancs.
    Grande garde (plus de 10 années)

    Après vous avoir livré nos impressions sur nos dernières découvertes et sélections d’Europe et du Nouveau Monde , nous voudrions vous dire, mon co-équipier Raymond et moi-même, combien nous sommes sensibles à l’intérêt que vous nous témoignez, ainsi qu’à votre fidélité(presque une vingtaine d’années pour certains d’entre vous). Le plaisir, que vous nous dites avoir partagé avec des amis, à la dégustation d’un Tokaji Château Sarospatak, d’un Vin de Constance, d’un Vin de glace…nous enchante et nous confirme que nos efforts de recherche de la haute qualité ne sont pas vains.

    Afin de répondre à vos demandes, Raymond consacrera les premiers mardi de chaque mois à l’organisation de rencontres œnologiques au Caveau de Dionis. Les places étant limitées, il conviendra de s’inscrire suffisamment tôt pour prendre date.

    Nous pouvons également nous déplacer pour animer des conférences dégustations autour de la Collection des Vins Mythiques et légendaires.( nous consulter)

    Nous vous remercions de votre attention et vous prions d’agréer nos très oenophiles salutations.

     

    Jean François Ragot

    PROCHAINES DÉGUSTATIONS

    AU CAVEAU DE DIONIS
    LES MARDI 5 AVRIL ET 3 MAI 2005

    MERCI DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE ADRESSE E-MAIL
    POUR PROFITER D’OFFRES FLASH …

    info-contact@dionis-vins.fr