• Archives pour l'Étiquette Szamorodni doux
  • Vendanges 2015 à Tokaj (région Tokajhegyalja – Hongrie) – 2eme partie

    Orliénas, le 24 novembre 2015,

    Dans ma news du 29 septembre dernier, j’ai évoqué les conditions climatiques dans lesquelles s’inscrit la vendange 2015 à Tokaji jusqu’à la fin du mois de septembre.
    Je me suis rendu à nouveau dans la Tokajhegyalja (région de Tokaj) du 8 au 13 novembre. Je rappelle que les vendanges ont commencé début Septembre pour les premiers vins blancs secs et se sont terminées vers le 13 novembre.
    Pour ce qui touche aux vins liquoreux de Tokaj, qui tendent hélas à devenir bien plus rares, on peut observer pour 2015 deux catégories :

    – Les premiers tris du mois de septembre, qui se sont déroulées par un temps beau, chaud et sec ont permis de récolter des grains aszu passerillés de première classe de haute qualité.

    – Les tris suivants se sont déroulés vers la fin octobre après les pluies, qui ont déclenché l’arrivée du botrytis cinéréa ou pourriture noble. Les grains obtenus sont alors de deuxième et troisième classe. Ils n’ont pas l’aptitude à produire des vins d’Aszu de très haute qualité, mais en revanche, ils peuvent être utilisés pour la production d’excellents Szamorodni.

    Le principal opérateur de la région, Tokajkereskedőház (qui a remplacé le défunt Combinat de Tokaj après les privatisations commencées en 1990) a pour son compte joué la carte des vins blancs secs et acheté que des quantités extrêmement faible de grains aszu. Il regroupe pratiquement tous les petits producteurs qui ne poussent pas, eux non plus à prendre le moindre risque…

    Pour ce qui concerne Dionis, nous nous inscrivons dans la tradition historique de la production de vins liquoreux remontant à plus de quatre siècles, estimant fort peu le niveau qualitatif des vins blancs secs issus du cépage Furmint. Ce dernier est incomparable pour l’élaboration des grands vins liquoreux, mais médiocre pour ce qui touche aux vins blancs secs. Je le dis bien fort depuis des lustres, mais le marché des vins liquoreux étant un marché élitiste, donc réduit, certaines organisations professionnelles locales essaient de nous faire prendre « des vessies pour des lanternes » en tentant de faire croire au monde européen du vin, avec la complicité des medias, que l’on peut produire de grands vins blancs secs dans cette région, en les « travaillant » à la barrique…c’est une imposture !

    Si on cherche de grands vins blancs secs en Europe Centrale, il faut aller les chercher plus sûrement en Autriche ou en Allemagne.

    Je vous laisse regarder quelques photos de la semaine du 9 au 15 novembre 2015.

    Cuve de grains aszu dans l'attente d'être vinifiés. Ce sont typiquement des grains passerillés de première classe vendangés au mois de septembre 2015. Ils sont aptes à produire des Tokaji Aszu de haute qualité. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l’attente d’être vinifiés. Ce sont typiquement des grains passerillés de première classe vendangés au mois de septembre 2015. Ils sont aptes à produire des Tokaji Aszu de haute qualité. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l'attente d'être vinifiés. Ce sont typiquement des grains botrytisés de deuxième classe vendangés dans la deuxième moitié du mois d'octobre 2015. Ils ne sont pas aptes à produire les Tokaji Aszu les plus fins. Photo du 10 novembre 2015.
    Cuve de grains aszu dans l’attente d’être vinifiés. Ce sont typiquement des grains botrytisés de deuxième classe vendangés dans la deuxième moitié du mois d’octobre 2015. Ils ne sont pas aptes à produire les Tokaji Aszu les plus fins. Photo du 10 novembre 2015.
    Pure essence de Tokaji (Eszencia) issue de grains passerillés vendangés au mois de septembre 2015. Sa concentration est de l'ordre de 800g de sucre/ litre. Son acidité marque le pas des années chaudes (entre 10‰ et 11‰). Photo du 10 novembre 2015.
    Pure essence de Tokaji (Eszencia) issue de grains passerillés vendangés au mois de septembre 2015. Sa concentration est de l’ordre de 800g de sucre/ litre. Son acidité marque le pas des années chaudes (entre 10‰ et 11‰). Photo du 10 novembre 2015.
    Grains aszu de l'extrême fin fin des vendanges (à gauche) et des grappes pleinement botrytisées destinées à la production de Szamorodni doux (à droite). Photo du 10 novembre 2015.
    Grains aszu de l’extrême fin fin des vendanges (à gauche) et des grappes pleinement botrytisées destinées à la production de Szamorodni doux (à droite).
    Photo du 10 novembre 2015.
    Gros plan des grains aszu présentés dans la précédente photo. Ils nous montrent à la fois des grains passerillés et des grains botrytisés. Ils ont été vendangés le 10 novembre 2015, date de la photo.
    Gros plan des grains aszu présentés dans la précédente photo. Ils nous montrent à la fois des grains passerillés et des grains botrytisés. Ils ont été vendangés le 10 novembre 2015, date de la photo.
    Grappe de Furmint très botrytisée de niveau Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Grappe de Furmint très botrytisée de niveau Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Photo très caractéristique de grappes de Furmint bien botrytisées. Elles seront vendangées le jour même pour élaborer des Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.
    Photo très caractéristique de grappes de Furmint bien botrytisées. Elles seront vendangées le jour même pour élaborer des Szamorodni doux. Photo du 10 novembre 2015.


  • EPUISE – Tokaji Sarga-Muskotaly – vendanges tardives 2005 (Château de Sárospatak)

    Micro cuvée de 200 litres élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent.

    Cette cuvée a été élaborée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux.
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, la première quinzaine d’ Octobre 2005 avec un exceptionnel choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains et le second dans la première quinzaine de Novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat toujours, très « botrytisées », presque complètement «aszutées».
    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Furmint et de Harslevelu, puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec une petite presse, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant une année.
    Le vin a été mis en bouteille au mois de Janvier 2007.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 118 g/L
    Alcool : 12.30%/vol
    Acidité totale : 9.6‰

    Le premier millésime que nous avons réalisé pour ce type de vin a été le 2004, un petit peu plus abondant. Nous n’avons pu hélas produire que 396 bouteilles de ce nectar 2005. D’une robe très claire, l’équilibre de ce vin n’est pas foncièrement éloigné du millésime 2004. Il est toutefois complètement différent d’un Tokaji Furmint traditionnel. Toutefois, le côté « macération » de l’aszu est bien présent et donne beaucoup de consistance au vin. La palette aromatique due au cépage Muscat cultivé dans cette région d’Europe est particulièrement intéressante et complexe, avec cette acidité tranchante qui donne tout son équilibre au vin.
    Afin de préserver la pureté aromatique du cépage, l’élevage s’est effectué intégralement en cuve inox, contrairement à un Aszu qui passe 24 mois en barrique.
    Délicieux maintenant, ce 2005 arrive doucement à son équilibre. Il devrait évoluer favorablement durant quelques années.

     

     


  • EPUISE – Tokaji Sarga-Muskotaly – vendanges tardives 2004 (Château de Sárospatak)

    TOKAJI SARGA-MUSKOTALY vendanges tardives 2004

    Micro cuvée de 400 litres élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent.
    Cette cuvée a été vinifiée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux .
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, le premier fin Octobre 2004 avec un très beau choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains et le second dans la deuxième quinzaine de Novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat toujours, très « botrytisées », presque complètement «aszutées».
    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Furmint et de Harslevelu, puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec une petite presse, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant une année.
    Le vin a été mis en bouteille au mois de Décembre 2005.

    Ses caractéristiques analytiques sont les suivantes :
    •  Alcool : 12.46%
    •  Sucres résiduels : 120 gr/Litre
    •  Acidité totale : 9.9‰

    D’une robe très claire, ce vin sort complètement des sentiers battus au niveau aromatique et se différencie totalement des Aszu classiques issus du cépage Furmint. Toutefois, le côté « macération » de l’aszu est bien présent et donne beaucoup de consistance au vin. La palette aromatique dûe au cépage Muscat cultivé en dans cette région d’Europe est particulièrement intéressante et complexe, avec cette acidité tranchante qui donne tout son équilibre au vin.
    Ce vin qui commence à arriver doucement à son équilibre devrait évoluer favorablement sur une bonne dizaine d’années.



  • EPUISE – Tokaji Sarga-Muskotaly – vendanges tardives 2006

    Micro cuvée de 280 litres élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent.

    Cette cuvée a été vinifiée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux .
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, le premier fin Octobre 2006 avec un exceptionnel choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains et le second dans la deuxième quinzaine de Novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat toujours, très « botrytisées », presque complètement «aszutées».
    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Furmint et de Harslevelu, puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec une petite presse, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant six mois.
    Le vin a été mis en bouteille au mois de mai 2007.
    (Probablement le meilleur depuis 2004).

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 115.5 g/L
    Alcool : 13.17%/vol
    Acidité totale : 9.8 ‰
    pH : 3.28


  • EPUISE – Tokaji Sarga-Muskotaly vendanges tardives 2007

    TOKAJI SARGA-MUSKOTALY vendanges tardives 2007Micro cuvée de 900 litres élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent.

    Cette cuvée a été vinifiée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux .
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, le premier tri le 15 Octobre 2007 avec un très beau choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains et le second début Novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat passerillées.
    Le millésime 2007 a été marqué par un été particulièrement chaud et sec. Les premiers vins secs ont été vendangés dans la région dès le 25 août.
    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Furmint et de Harslevelu, puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec une petite presse, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant six mois.
    Le vin a été mis en bouteille au mois de juin 2008.
    Très différent dans l’équilibre, des 2005 et des 2006, avec une richesse aromatique très développée.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 116.8 g/L
    Alcool : 11.98%/ vol
    Acidité totale : 6.8 ‰


  • News 8 Mars 2006

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 08 mars 2006

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Nous sommes en train de sortir doucement de ce long hiver, que nous ne regretterons pas, si ce n’est qu’il facilite la consommation (avec modération bien entendu !) de vins corsés et de plats roboratifs…

    Chez Dionis, les choses «vont et viennent» : départ en retraite de notre ancien et fidèle collaborateur Raymond Fitoussi , arrivée de ma fille Céline dans l’entreprise, nouveaux projets, dont je vous entretiendrai ultérieurement, etc.

    Bien que ce ne soit pas l’euphorie dans la grande famille du vin en ce début d’année 2006, il faut toutefois « positiver » et accomplir son ouvrage sans faiblesse, au service de la qualité et de l’esthétique. Continuez à nous faire confiance, nous ferons l’impossible pour la mériter.

    Château Sárospatak
    TOKAJI Sarga-Muskotaly vendanges tardives 2004

    C’est un vin vraiment confidentiel que je souhaite proposer maintenant à votre sagacité gourmande…
    Il s’agit d’une micro cuvée de 400 litres élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent.
    La cuvée que nous vous proposons a été vinifiée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux .
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, le premier fin Octobre 2004 avec un très beau choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains et le second dans la deuxième quinzaine de Novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat toujours, très « botrytisées », presque complètement «aszutées».
    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Furmint et de Harslevelu, puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec une petite presse, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant une année.
    Le vin a été mis en bouteille au mois de Décembre 2005.

    Ses caractéristiques analytiques sont les suivantes :
    •  Alcool : 12.46%
    •  Sucres résiduels : 120 gr/Litre
    •  Acidité totale : 9.9‰

    D’une robe très claire, ce vin sort complètement des sentiers battus au niveau aromatique et se différencie totalement des Aszu classiques issus du cépage Furmint. Toutefois, le côté « macération » de l’aszu est bien présent et donne beaucoup de consistance au vin. La palette aromatique due au cépage Muscat cultivé en dans cette région d’Europe est particulièrement intéressante et complexe, avec cette acidité tranchante qui donne tout son équilibre au vin.
    Il est amusant d’essayer de comparer ce Muscat Aszu d’ Europe centrale issu du passerillage sur pied et de la pourriture noble avec un Muscat naturellement doux séché au soleil de l’ile de Samos…
    Le même cépage, mais deux univers différents !
    Ce vin qui commence à arriver doucement à son équilibre devrait évoluer favorablement sur une bonne dizaine d’années.

    Il sera disponible au mois de Mai. Une offre spéciale « en primeur » vous sera communiquée sur simple demande. info-contact@dionis-vins.fr

    MALVASIA DELLE LIPARI DOC PASSITO 2004

    Quel plaisir de déguster ce merveilleux breuvage entré dans nos entrepôts le 28 Février !
    Ceux d’entre vous (et ils sont nombreux) qui ont acheté le vin du millésime 2003 ont découvert un vin naturellement doux extraordinaire et d’une formidable identité.
    Que dire du 2004 ? qu’il est encore supérieur ? A ce niveau, c’est une pure question de goût.
    Je dirai simplement, que son équilibre est un peu différent, orienté peut être vers encore plus de fraîcheur aromatique et d’équilibre que le 2003.
    Les conditions de la vendange ont été excellentes et se sont déroulées vers la fin Septembre 2004.
    Les raisins d’un état sanitaire parfait ont été exposés au soleil de fin d’été durant deux semaines. A l’issue de ce processus de concentration, les raisins ont subi une cryo macération (macération à froid) de 24 heures,afin d’extraire encore plus d’arômes.
    Afin de ne pas en altérer la pureté, le moût une fois pressuré, a fermenté en cuve inox et a été élevé durant quelques mois seulement en foudre de chêne. Ce fût un choix délibéré, car l’élevage aurait très bien pu s’effectuer en barriques pour une durée de deux années, comme le font certains. Les arômes auraient alors pris un tour beaucoup plus « oxydatifs », ce qui aurait signifié un style très différent, gommant un peu, à notre avis, la grande délicatesse de la Malvoisie. La quantité totale produite a été de 42.3 hectolitres.

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    •  Alcool acquis : 12.38% vol
    •  Sucres résiduels : 114.4 g/l
    •  Extraits secs : 48.1 g/l
    •  Acidité totale : 5.3‰ (P.H : 3.9)

    Le vin présente une robe claire à reflets verts, brillante, particulièrement engageante…
    Le nez est floral, complexe, avec beaucoup de fraîcheur. On trouve aussi une note de fruits exotiques, mais pas les arômes de fruits secs, comme avec le 2003. En bouche, l’ensemble est savoureux, très fruité, avec dominante de fruits exotiques. C’est la confirmation du nez, avec très peu d’évolution et un remarquable équilibre acidité/sucres résiduels pour un liquoreux du sud de l’Europe. Ce vin est entièrement construit sur la subtilité de ses arômes et la finesse de sa structure. Grande persistance en bouche.
    Ce vin est en tout début de cycle. Il devrait donner pour de longues années de grandes émotions œnologiques aux amateurs patients.

    Pour en terminer avec les vins moelleux, je voudrais attirer votre attention sur un délicieux vin de paille de Toscane, appelé là-bas Vinsanto fraîchement entré dans nos entrepôts :

    DOMAINE IL POGGIONE VINSANTO S.ANTIMO 1998 DOC (0.50L)

    Le premier Vinsanto du domaine Il Poggione que nous avons eu le plaisir de sélectionner fût le millésime 1987 et c’était à la fin de l’année 1994.
    De millésime en millésimes, nous n’avons jamais été déçus par ce vin de paille chaque fois très différent, qui peut aller d’un moelleux presque « sec » au côté liquoreux le plus marqué. Ceci est fonction des levures et du niveau de passerillage du raisin avant le pressurage.
    J’ai souvent mis en garde nos amis oenophiles contre les Vinsanto de bas de gamme qui sont produits en séchant les raisins durant trois jours dans des chambres chaudes agrémentées d’un ventilateur.
    Ce n’est bien entendu pas le cas du Vinsanto San Antimo dont les raisins passerillent tranquillement jusqu’au mois de Janvier dans un très grand grenier ouvert aux quatre vents.

    D’une robe or vert lumineuse le Vinsanto San Antimo 1998 est un produit extrêmement typé et puissant présentant une palette aromatique complexe de raisin de Corinthe et de noisette grillée.
    La richesse aromatique de ce joyaux œnologique exceptionnel comblera l’amateur de vins rares et originaux.

    Éléments analytiques :
    – 66 grammes de sucres résiduels,
    – 16.62% d’alcool /Vol,
    – 7,15‰ d’acidité totale (en tartrique).

    Pour plus d’informations et des photos cliquez ici.

    ROUMANIE – Grand vin rouge

    CASTEL BOLOVANU CABERNET SAUVIGNON 2001

    Appellation Samburesti-Dealu Bolovanu

    Le Castel Bolovanu Cabernet Sauvignon 2001 est disponible depuis une quinzaine de jours

    Domaine situé sur les collines de l’Oltenie au sud ouest de l’arc des Carpates, latitude 44° et altitude de 260 mètres. Les sols sont d’origine alluviale, particulièrement propices à l’élaboration de vins rouges très fins.
    Le millésime 2001 Castel Bolovanu a été élevé 6 mois en barriques françaises de 225 litres. Alcool : 13%Vol.
    Complètement différent des vins de Villa Zorilor, il offre une robe grenat. Le nez est fin et rappelle par son côté classique d’excellentes cuvées bordelaises. La bouche est gourmande, équilibrée,avec une fine note d’amertume.

    Il ravira les amateurs de vins rouges « classiques ».

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    ESPAGNE

    TERRAS GAUDA ABADIA SAN CAMPIO ALBARINO 2005
    (Appellation Rias Baixas)

    Crée en 1989, le domaine est situé dans l’extrême sud-ouest de la Galice à A Guarda, au dessus de la rivière Miño.
    Spécialisé dans les grands vins blancs secs, il est reconnu aujourd’hui comme l’un des deux meilleurs, si ce n’est le meilleur de l’appellation.

    Son Albariño 2005 : Abadia de San Campio a été vendangé les 29 et 30 septembre 2005, fermenté en cuve inox et mis en bouteille au tout début du mois de décembre.


    Robe très pâle, brillante et dense.
    Le nez est riche avec des arômes d’agrumes frais, melon, pomme verte, fleurs blanches.
    La bouche est très aromatique avec un remarquable équilibre acidité-gras qui confère fraîcheur et vivacité. Excellente persistance aromatique.
    Ce vin est à boire sur son fruit pendant deux ans environ si l’on veut profiter au maximum de sa fraîcheur aromatique. Il est apte à se conserver cinq ou six années, mais il prendra alors des arômes d’évolution intéressants.
    Excellent à l’apéritif, il accompagnera également poissons et fruits de mer, ainsi que les fromages de chèvre secs.

    Pour plus d’informations, cliquez ici.


  • News 2 Décembre 2004

    Orliénas le 02 décembre 2004

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    Nous voudrions profiter de ce 2 décembre 2004, où nous célébrons le bicentenaire du couronnement de l’Empereur Napoléon 1er, pour évoquer à nouveau le célèbre Vin de Constance.
    Comme vous ne l’ignorez plus, ce vin mythique et légendaire, tout comme le célèbre Chambertin, fut étroitement lié à la saga napoléonienne.
    Une théorie, qui a de nombreux adeptes, prétend même que l’Empereur aurait été assassiné en 1821 à l’arsenic. Le poison aurait été ajouté subrepticement à la bouteille de Vin de Constance, dont il faisait ses délices quotidiens.
    Je ne prendrai pas parti dans cette querelle, mais qui aurait eu intérêt à faire assassiner l’Empereur déchu exilé à Saint Hélène ?…

    Depuis la résurrection du Vin de Constance en 1987 (premier millésime depuis plus de cent ans), nous avons souvent parlé de ce vin de légende sans tarir le sujet, tant votre quête était forte.

    Je voudrai à ce sujet, évoquer une dégustation d’anthologie de ce précieux nectar.

    Dans les années 1970, un certains nombre de bouteilles de vieux Constantia du millésime 1791 furent retrouvées dans la cave du Duc de Northumberland au Château d’ Alnwick dans la nord de l’Angleterre. Ces bouteilles furent vendues aux enchères chez Sotheby’s à Londres et rapatriées en Afrique du Sud où elles firent l’objet d’une émouvante et prestigieuse dégustation.

    « Doté d’une magnifique robe ambre foncée, nuancée d’un liseré doré, il offrit, aussitôt après avoir été versé délicatement dans un verre à dégustation, un émouvant bouquet, à la fois tendre et fruité, si caractéristique des grands vins de dessert de muscat. Rien ne venait altérer son parfum, d’une parfaite évolution après presque deux siècles passés en bouteille. Ses arômes se révélèrent subtils et délicats, d’un équilibre surprenant, bien que manquant légèrement d’acidité. On percevait aussi une pointe de madérisation, mais encore une certaine présence tannique. »

    L’opinion générale estima que c’était un vin de caractère, d’une grande richesse, entièrement à la hauteur de sa légende.

    Plusieurs heures après la dégustation, il subsistait encore dans le verre une rémanence du bouquet originel. Le vin avait traversé les siècles, à la fois comme un symbole et comme la réalité bien vivante de Constantia aujourd’hui.

    Après cette sensation presque physique avec le passé l’analyse du vin fut dévoilée : elle montrait un taux d’alcool de 15,03%, une acidité de 7,1‰, exceptionnel pour un vin vieux de deux siècles et une quantité de sucres résiduels de 128,30 grammes par litre.

    Vin de Constance 2000

    Le dernier millésime du XXème siècle ou le premier millésime du XXIème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

     


     

    Klein Constantia Sauvignon Noble Late Harvest 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.
    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.
    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.
    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.
    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    Klein Constantia Sauvignon Blanc 2004

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.
    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.
    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .
    Délicieux à boire dans les trois années.

     

    Klein Constantia Rhineriesling 2003

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.
    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).
    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Élaboré dans un style très légèrement moelleux,  le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.
    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

     

    Klein Constantia Chardonnay 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .
    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).
    La robe or clair est limpide et brillante.
    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).
    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

     

    Klein Constantia Marlbrook 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.
    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.
    Robe rubis profond.
    Arômes de violettes et de fruits noirs.
    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    Petite chronique d’un voyage
    (octobre-novembre 2004)

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…
    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust,  les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels « Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999, que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie, après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt, le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de « passeriller » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France…  Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie. L’ancienne frontière austro-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11,5 % d’alcool et 7,8‰ d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircit enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.
    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …
    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja, où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables (mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint. Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

    Très cordiales salutations œnophiles.

    Jean François RAGOT

    Bonnes dégustations.

     

     

    VIN DE CONSTANCE 2000

    Le dernier millésime du XX ème siècle ou le premier millésime du XXI ème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON NOBLE LATE HARVEST 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.

    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.

    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.

    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.

    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON BLANC 2004

     

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.

    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.

    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .

    Délicieux à boire dans les trois années

     

    KLEIN CONSTANTIA RHINERIESLING 2003

     

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.

    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).

    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Elaboré dans un style très légèrement moelleux , le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.

    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

    KLEIN CONSTANTIA CHARDONNAY 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .

    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).

    La robe or clair est limpide et brillante.

    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).

    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

    KLEIN CONSTANTIA MARLBROOK 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.

    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.

    Robe rubis profond.

    Arômes de violettes et de fruits noirs.

    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    PETITE CHRONIQUE D’ UN VOYAGE

    ( octobre-novembre 2004)

     

     

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…

    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust , les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels «  Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999 , que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie , après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt ,le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de «  passeriller  » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

     

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France… Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie.L’ancienne frontière austo-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1 er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11.5 % d’alcool et 7.8 pour mille d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor  » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircie enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.

    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …

    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja , où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables( mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

     

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint . Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

     

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

     

    Très cordiales salutations oenophi