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  • News : 24 octobre 2016 : Portes ouvertes de Noël 2016

    Orliénas, le 24 octobre 2016,

    po-noel-2016

    Chers amis œnophiles,

    En juin 2015, il y a bientôt un an et demi, nous avons célébré les trente ans de la création de notre Maison.

    Le temps passe très vite et la vie avec… Après mûre réflexion, j’ai pris la décision de principe, difficile, de passer la main. Bien entendu, la mise en œuvre ne se fera pas en quelques semaines, mais, je souhaiterais pouvoir me retirer du quotidien de mon entreprise d’ici le début 2018.
    C’est pour cela, que je me mets sérieusement à la recherche d’un repreneur.

    Lorsque j’ai débuté dans le métier à la fin de 1984, le paysage du vin était radicalement différent de celui d’aujourd’hui où l’information part absolument dans tous les sens, jusqu’à devenir absconse pour l’amateur.

    C’est la génération Internet, adepte du changement permanent tous azimuts. C’est l’exact contraire du travail de recherche, s’inscrivant dans la tradition et la continuité, que j’ai accompli au cours de ma vie professionnelle dans le vin.
    J’espère pouvoir laisser un outil de travail en bon état de fonctionnement, basé sur de solides  » fondations idéologiques « . Il serait dommage de perdre de vue ce qui a fait l’essence de ce travail d’une vie. Je pense qu’il est pour l’essentiel toujours pertinent, mais susceptible bien entendu de réformes.
    Ce sera l’œuvre de mon successeur, non connu à ce jour.

    Par conséquent, rien de changé, au moins jusqu’à fin 2017.

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    C’est avec plaisir que je vous annonce la tenue de nos portes ouvertes de Noël 2016 au caveau de Dionis à 69530 Orliénas les jeudi 08, vendredi 09 et samedi 10 décembre de 10h à 18h30.

    C’est ce moment rare dans l’année où vous avez la possibilité d’approcher librement toute la gamme des vins Dionis.

    Réservez un moment pour nous rendre visite.

    De nouveaux vins d’Afrique du Sud sont disponibles (Hamilton Russell Chardonnay 2015, Hamilton Russell Pinot Noir 2015, Southern Right Sauvignon 2015, Southern Right Pinotage 2015).

    Pour les vins de Tokaj/Sarospatak, nous mettons en vente un petit lot de Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2002 Château Sarospatak.
    Avec le millésime 2003, le grand 2002 est un moyen d’approcher un grand Tokaji arrivant doucement à maturité. Dans une bonne cave, ce millésime a devant lui une bonne trentaine d’années.

    Concernant les grands Riesling : A noter un Riesling sec 2015 du domaine Gritsch de la Wachau à Spitz (Riesling Tausendeimerberg Smaragd) et un moelleux allemand de grand avenir : Hallgartener Jungfer Riesling Auslese 2015 (Allemagne/Rheingau). La quantité vendangée a été ridiculement petite (500 litres !).

    Cordialement,
    Jean-François Ragot et toute l’équipe de Dionis

     


  • News : 2 Mai 2013 : Petit tour d’Europe d’avril 2013 (2ème partie)

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 2 mai 2013,

    Je reprends mon compte-rendu de dégustation suite à mon séjour au Vinitaly de Verona (du 7 au 10 avril 2013).

    bMG_lunedianteAu domaine Montecrocetta (Veneto, région de Vicenza) ce fût l’occasion de goûter bien entendu le Gambellara 2012 DOC (100% Garganega) dans la fraîcheur d’un échantillon de cuve. Le vin sera embouteillé au début du mois de mai. Avec 12,5% d’alcool, il est conforme à ses qualités traditionnelles. Il présente une robe claire avec une bonne densité. Beaucoup de fraîcheur au nez avec des notes florales et fruitées d’amande en particulier.
    Ce vin, impeccablement sec, de bonne acidité et au taux d’alcool modéré (12,5%/vol) est un remarquable vin d’été.
    Il évoluera sans problème, dans de bonnes conditions, 3 à 4 années.

    bMG_1408Autre vin blanc intéressant et produit certaines années seulement par Graziano Maule, le Lunediante. Il est élaboré à partir de 70% de Garganega, 25% du cépage autochtone Durella et 5% de Sauvignon.
    Le dernier millésime est le 2011 qui nous offre une robe or, une bouche particulièrement concentrée, du gras, de la matière mais une bonne fraîcheur.
    Son procédé d’élaboration consiste à couper la tige qui relie le raisin à la plante et à le laisser se déshydrater de fin août à fin septembre sur la pergola.
    Une curiosité enfin, l’Argione Appassimento 2008. Ce vin étonnant est élaborée à partir de 75% de Cabernet-Sauvignon et 25% de Cabernet Franc. C’est le procédé de l’Amarone della Valpolicella,  à partir du séchage des raisins en caissettes. Il présente une robe grenat profonde, la bouche, sans aucun sucre résiduel perceptible, a une attaque voluptueuse, une grande profondeur avec des tannins particulièrement fins. La finale est fruitée, savoureuse et d’une longueur remarquable. Le vin est très équilibré; c’est une vraie curiosité œnologique que Graziano met à la disposition des œnophiles gourmands. On peut sans risques, donner 10 à 15 ans de vie à ce nectar.

    bMG_1413bMG_1411Un autre grand moment de la journée a été celui de la visite du domaine Zeni dans le Veneto, spécialiste des vins de la Valpolicella.
    J’ai été impressionné par le Valpolicella Ripasso DOC 2010. Ce vin à la belle robe rubis profond nous offre une belle intensité aromatique et une agréable concentration, avec des tannins souples et savoureux. Bonne garde prévisible.
    Avec l’Amarone DOCG 2010, nous franchissons le cap du très bon vin au grand vin. Le principe de l’Amarone consiste à laisser passeriller les raisins indigènes à la manière traditionnelle des vins de paille. Le millésime 2010 marqué par des conditions climatiques un peu plus fraîches que d’habitude, a magnifié la matière première, avec comme première qualité, une couleur intense et une palette aromatique d’une grande fraîcheur. La robe est grenat très peu évolué. La  bouche est complexe, avec un fruité vibrant, de la finesse et une bonne longueur. Vraiment excellent, ce vin devrait évoluer sur une vingtaine d’années.

    bMG_bascianoroseUn grand plaisir également fût celui de visiter la famille de Renzo Masi et ses remarquables vins de la Fattoria di Basciano (à Rufina, une vingtaine de km à l’est de Florence). Nous avons été impressionnés par le Rosato di Toscana 2012 IGP de la Fattoria di Basciano, élaboré grâce à une saignée des raisins destinés à l’élaboration de leur Chianti Riserva. Comme beaucoup de gens de ma génération, je n’ai jamais été un fanatique des rosés, mais j’ai été impressionné par ce vin à la robe plutôt intense, frais, long, pur et au fruité ébouriffant. Une vraie bombe aromatique au profil « stylé ».
    Autre vin, rouge cette fois-ci : le Erta e China 2011 IGP élaboré à partir de 50% de Sangiovese et 50% de Cabernet-Sauvignon. Robe grenat, nez profond et bouche bien équilibrée.
    Le Chianti Rufina 2011 est très bien réussi. On sent le grand millésime et le terroir raffiné de la Fattoria di Basciano. C’est bien construit, droit, fruité et équilibré. Un des meilleurs depuis 2003.

    La fameuse cuvée I Pini IGT 2011, bien connue des amateurs de nos vins, est quant à elle la meilleure jamais dégustée. Magnifique en tous points.

    Ce sera tout pour ce soir,
    Cordialement


  • EPUISE – Ruster Auslese 2005 « Vendange tardive de grains nobles  » Domaine Landauer (0.75L)

    RUSTER AUSLESE 2005 "Vendange tardive de grains nobles"

    Vendangé au mois d’octobre 2005, à partir de raisins touchés par la pourriture noble (cépage Furmint, Pinot blanc, Chardonnay, Sauvignon et Welschriesling). Le moût présentait à la vendange une richesse de 24.5 ° KMW (24.5% de sucre en masse volumique).
    Son taux d’alcool est de 10.5% (vol), les sucres résiduels sont de 99 g/L et l’acidité totale de 9 ‰.

    La robe est d’un très bel or vert clair. Le nez et la bouche nous offrent de délicieux arômes d’agrumes frais et d’ananas. Superbement équilibré et de grande longueur.
    Une référence en la matière !


  • Vin du mois : Spécial Ruster Ausbruch de collection

    Vin du mois : Mars 2009

    Suite des « joyaux de la Couronne »
    Spécial Ruster Ausbruch de collection

    Cher(e)s ami(e)s oenophiles,

    Notre vin du mois « spécial Vin de Paille » du mois de janvier a été un vrai succès. Il semble que votre implication dans notre gamme soit particulièrement orientée vers ce qui touche à ces vins moelleux mythiques, véritable cœur de chauffe de notre action en faveur des vins rares. Dans cet esprit, j’ai souhaité vous proposer pour ce mois de mars une autre partie de ces joyaux, que sont les Ruster Ausbruch.
    Ce sont de véritables trésors œnologiques que nous vous offrons : uniquement de grands millésimes anciens, arrivés aujourd’hui au sommet de leur maturité, mais qui pourront évoluer encore sur de longues années.

     Peu d’œnophiles, mêmes éclairés savent que c’est à Rust dans le Burgenland autrichien qu’est produit un des plus grands, peut-être le plus grand vin liquoreux au monde , issu de la pourriture noble ou botrytis cinerea.
    La petite ville de RUST est située à 60 kilomètres au sud-est de Vienne, sur les confins austro-hongrois, dans un paysage qui rejette bien loin tous les clichés que l’on peut rapporter un jour d’un voyage dans l’ouest de l’Autriche.
    Nous sommes ici au coeur de l’Europe Centrale, à l’orée de la grande plaine, au bord d’un lac « invraisemblable » : le Neusiedlersee .
    Imaginez quelques instants une espèce peu courante : un lac de steppe de 300 km2 de 7 à 15 Km de large, de 36 Km de longueur, mais d’une profondeur n’excédant pas 1 à 1.5 mètres.

    Vue de Rust depuis les collines surplombant le lac le 7 avril 2008.

    Ces conditions géographiques si particulières (nous sommes ici au point le plus chaud de toute l’Europe Centrale : l’ensoleillement dépasse 2000 heures par an et les précipitations sont en moyenne de 700 mm) sont génératrices d’ un fabuleux micro-climat permettant d’obtenir de la pourriture noble peu ou prou jusqu’à 7 à 8 fois par décade… Un record du monde !
    Ce n’est peut-être pas un hasard, car les meilleurs vignobles de RUST se lovent jusqu’à l’extrême bordure du lac baignant les derniers ceps de vigne…

    Il est surprenant de constater le très lent développement des vins liquoreux botrytisés en France (guère avant 1850) alors qu’au contraire à Rust et à Tokaj on avait bien compris dès le XVIème siècle l’importance des brumes automnales pour la production de ce type de vin.

    Carte historique des vignobles de Rust.

     

    Les RUSTER AUSBRUCH sont probablement avec les Tokaji les plus anciens liquoreux issus de raisins passerillés sur pied de l’histoire européenne du vin.
    La première mention connue est de 1525, soit une cinquantaine d’années avant Tokaj (à 450 Km plus à l’Est).
    Les RUSTER étaient dès le XVIIème siècle reconnus comme si exceptionnels, que l’Empereur lui-même donna à RUST en 1684 le statut de ville libre d’Empire, dispensée de taxes et de droits féodaux.
    C’est à partir de cette époque que les tonneaux des vignerons purent arborer fièrement la lettre  » R  » (comme Rust) marquée au feu.

    Ici, tout évoque la tradition et l’histoire. Les familles de vignerons sont installées pour la plupart depuis le milieu du XVIIème siècle. Elle furent hongroises jusqu’à l’éclatement de l’Empire en 1919 (Hongrie allemande de l’Ouest) puis devinrent autrichiennes.
    Ruster et Tokaji connurent un destin presque commun, mais eu égard à la modestie des surfaces du vignoble de Rust, ce dernier fut peu à peu éclipsé par la formidable ascension du Tokaji et vers la fin du XIXème siècle avec la crise du phylloxera, il avait pratiquement disparu.

    Complanté initialement du cépage hongrois Furmint, (appelé autrefois ici Zapfner) le vignoble renaîtra de ses cendres après la première guerre mondiale avec un choix très vaste de cépages, à la fois indigènes et internationaux.
    Pour tout ce qui touche aux vins liquoreux proprement dit, on utilise aujourd’hui plus spécifiquement les cépages : Chardonnay, Muscat à petits grains, Muscat Ottonel, Sauvignon, Pinot Gris (alias Rülander), Pinot Blanc (alias Weissburgunder), Gewürtztraminer, Riesling, Müller-Thurgau, mais aussi les excellents cépages indigènes Welshriesling, Neuburger et depuis peu à nouveau, le Furmint.
    Le Bouvier quant à lui est à éviter … Je le considère personnellement comme une « usine à sucre » !

    Rust et le lac de Neusiedl en hiver.

    Les vignobles de Rust couvrent environ 500 hectares dont 40% seulement sont consacrés aux vins blancs. Sur ces 200 hectares restants pour les potentiels vins liquoreux, environ une petite centaine sont aptes à produire les plus fins nectars. La forte demande internationale de vins rouges tend à réduire encore la production de ce type de vin.

    Les meilleurs d’entre eux, les crus Greiner, Satz, Unterer Vogelsang , etc… sont situés à l’est de la route des bords du lac et rejoignent ce dernier en pente douce.
    Au temps de la monarchie, c’est à Rust que les vendanges étaient les plus tardives de tout l’Empire. Elles ne débutaient jamais avant le 28 octobre et pouvaient s’étaler sur 6 semaines.
    De nos jours on peut avoir la chance d’apercevoir des vendangeurs jusqu’à Noël, lorsque le vigneron cherche à obtenir le fameux « Eiswein » (vin obtenu à partir du pressurage de raisins gelés).

    Tibor Kovacs, Michel, Robert Wenzel et Jean-François Ragot

    La vendange du raisin permettant d’obtenir le niveau qualitatif requis pour l’Ausbruch, nécessite un moût dont la richesse naturelle en sucre est au minimum de 138° Oechsle ou 27 KMW (environ 320g par litre).

    Un « Trockenbeerenauslese » (TBA) que rien ne différencie d’un Ausbruch, si ce n’est une richesse en sucre naturel encore plus élevée, doit présenter à la vendange un moût d’une richesse minimale de 30 KMW (environ 360g de sucre par litre).

    L’Ausbruch et le TBA doivent provenir exclusivement de raisins confits par la pourriture noble. Toute chaptalisation est prohibée. En France, la chaptalisation est hélas encore autorisée à raison de 2%/vol, même pour les vins liquoreux. Seule la mention  » Vendanges Tardives  » ou  » Sélection de grains nobles  » est la garantie juridique d’une vendange non enrichie.
    Les rendements moyens sont pour les Ausbruch de 400 à 750 litres par hectare.

    Pressurage d'une cuvée de Ruster Ausbruch

    Ce qui fait la spécificité du Ruster-Ausbruch c’est son mode de vinification reposant sur une tradition éprouvée, multiséculaire .
    Bien qu’il y ait un « air de famille » indiscutable entre ce dernier et le Tokaji, la différence réside dans le fait qu’à Rust, ce sont des grappes de raisins « frais » non botrytisées , qui sont ajoutées et assemblées aux grappes complètement confites par la pourriture noble, ceci afin de faciliter le démarrage de la fermentation.
    A Tokaj, ce sont des grains confits par la pourriture noble et le passerillage, vendangés un à un, qui sont mis à macérer, soit dans du moût nature, soit dans du moût en fermentation, soit dans un vin blanc de base.

    A partir de là, la vinification et l’élevage de ces deux vins sont proches.
    Il y a une trentaine d’années, on élevait les Ruster-Ausbruch un peu comme les Tokaji, par de longs séjours dans le bois. De nos jours, on recherche des vins beaucoup plus proches du fruit, grâce à des durées d’élevage courtes.
    Un Ausbruch équilibré doit présenter un taux d’alcool assez élevé (pratiquement entre 12.5% et 14% vol ) avec de 80 à 180 gr de sucres résiduels.

    Macération de grains botrytisés (pourriture noble)

    Jusqu’ à la dernière guerre mondiale, on n’imaginait même pas tenter d’élaborer ce type de vin hors de cette zone de grands crus de Rust. Les choses ont beaucoup changé ensuite et la rive orientale du lac de Neusiedl s’est rapidement couverte de vignes, sur des terres qui n’étaient encore considérées alors que juste bonnes à produire des céréales… (communes d’Illmitz, Apetlon, Podersdorf…etc)
    Grace à un matraquage marketing très élaboré, quelques habiles vignerons ont réussit à s’imposer et à faire croire au monde des gogos que c’était eux qui produisaient les plus grands vins…
    Pratiquant les Ruster depuis 1985 et ayant goûté des millésimes jusqu’au début des années 60, j’affirme haut et fort qu’ ils sont inégalables dans tout le Burgenland.

    Le Ruster Ausbruch est à mon avis un véritable archétype de la sélection de grains nobles , avec une puissance, un « rôti » dû au botrytis , une longueur et surtout une fraîcheur en bouche due à une splendide acidité , que je n’ai quasiment jamais rencontrée dans aucun autre vin de cette catégorie, si ce n’est peut-être dans le Tokaji Impérial de Hongrie.
    Ils sont des vins de très longue garde et la variété des cépages utilisés fait de chacun d’entre eux une authentique rareté et donc un véritable joyau œnologique.

    RUSTER AUSBRUCH WEISSBURGUNDER 1991

    Robe vieil or soutenu.
    Nez fin, aromatique, fruits secs, amandes, raisins de Corinthe.
    Généreux en bouche, rond à gras, avec une acidité bien présente. Belle longueur avec une finale acide très harmonieuse.

    125 grammes de sucres résiduels par litre,
    10,5 ‰ d’acidité,
    13% Alc/Vol.
    Cépage: Weissburgunder (Pinot Blanc) 100%.

    Le millésime 1991 a été considéré à son époque comme une très grande année, grâce à une belle qualité de botrytis intervenu très rapidement sur des grappes sur-mûries. Un taux d’acidité élevé a donné des vins à évolution lente et qui devraient nous régaler encore de nombreuses années.

     

     

     

     

    RUSTER AUSBRUCH NEUBURGER 1991

    Belle robe jaune paille soutenu.
    Nez aromatique, floral, acacias, pommier, agrumes.
    Bonne acidité, léger à généreux, rond, très bon équilibre. Grande garde.

    Ce vin issu du cépage autrichien Neuburger offre aujourd’hui une palette aromatique particulièrement complexe. D’une acidité moins tranchante que celle du Pinot Blanc (alias Weissburgunder) il offre aujourd’hui les charmes d’un grand liquoreux proche de son apogée.

    117 grammes de sucres résiduels par litre,
    8,9 ‰ d’acidité,
    12,5% Alc/Vol.

     

     

     

     

    RUSTER AUSBRUCH GRAUER BURGUNDER 1989

    Le Grauer Burgunder est comme le Rulander une autre dénomination du Pinot Gris. Ce rarissime Ausbruch de la grande année 1989 est un passionnant témoignage d’un des meilleurs millésime des années 80.

    Vin de méditation à déguster devant la cheminée…

    Cette magnifique bouteille reposant dans nos entrepôts depuis 18 ans, il nous a été impossible de retrouver les éléments analytiques d’origine.
    Ne soyons ni plus royalistes que le roi ni intégristes, ils n’empêcheront en aucune manière la dégustation de cette bouteille mythique.

    RUSTER AUSBRUCH WELSCHRIESLING 1993

    Robe jaune or soutenu.
    Très fin, aromatique, fruits confits, poire, abricot, mirabelle, agrumes, ananas.
    En bouche très bel équilibre, vif, gras, généreux. Remarquable persistance aromatique. Grande garde.

     Alcool : 12,1%/vol
    Acidité fixe : 7,5‰
    Sucres résiduels : 90g/L


  • EPUISE – Klein Constantia Sauvignon Noble Late Harvest 2005 (0.75L) Grains nobles

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON NOBLE LATE HARVEST 2005Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire de nombreuses fois, ce vin n’est produit que rarement sur le domaine. Sa vendange demande en effet l’intervention de la pourriture noble ou Botrytis Cinerea. Elle nécessite en arrière saison (mars) de l’humidité et de la chaleur. Ce fût le cas en 2005.
    Depuis la résurrection du domaine au début des années 80 le Noble Late Harvest n’a été produit de manière satisfaisante qu’en 1987, 1992, 1998 et 2002. Heureux les possesseurs de ces flacons de vieux millésimes…

    Le millésime 2005 a renoué avec la tradition du grand équilibre dont est capable ce type de vin. Le domaine à notre demande, a modéré la durée d’élevage en barriques afin de conserver au vin toute sa fraîcheur.
    La robe couleur vieil or est séduisante. Nous retrouvons d’abord au nez, puis en bouche, toutes les caractéristiques qui font le charme de ce rare vin liquoreux issu de la pourriture noble. Le côté « salade de fruits exotiques » (mangue, ananas, fruits de la passion) est bien marqué, mêlé dans la complexité aux arômes d’agrumes frais.
    Le vin se termine en « queue de paon » par une longue finale. L’identité de ce grand liquoreux est vraiment unique, ne ressemblant à aucun des vins de sa « famille » (les liquoreux de pourriture noble).

    Il n’est pas à comparer au vin de Constance, d’un style diamétralement opposé. Il met en lumière les immenses possibilités de ce vignoble historique et mythique, en mesure de réussir magistralement dans presque tous les types de vin.
    Le nouveau « winemaker » (vinificateur) Adam Mason semble très bien parti pour magnifier le potentiel de ce superbe domaine.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14.02% vol
    Sucres résiduels : 86 g/L
    Acidité totale : 9.3g ‰


  • News 28 Novembre 2006

    Orlienas, le 28 novembre 2006

    Je vous ai promis au mois d’octobre de vous donner des éléments plus détaillés sur la qualité de la vendange en Europe centrale. Je suis parti de Lyon le dimanche 29 octobre avec une première étape à Vienne où j’ai pu déguster les vins blancs encore troubles que l’on appelle « Staubiger ». Ce ne sont bien entendu pas de très grands vins, mais ils sont d’une fraîcheur et d’une impétuosité remarquable. L’atmosphère qui règne dans ces « Heuriger » de la banlieue viticole viennoise est quelque chose d’absolument unique. En vingt ans, la qualité des vins viennois (un vignoble de 700 hectares) a considérablement progressé. Le mieux est bien entendu de déguster les vins sur place.
    Bien qu’il existe de plus en plus de vins rouges, les meilleurs d’entre eux sont certainement les blancs et plus particulièrement les vins issus du Riesling, du Pinot blanc et du Grüner-veltliner. Ce sont des vins à prix relativement élevé, ceci en raison de la soif inextinguible des buveurs viennois et des touristes de passage…

    Le 30 octobre, je me suis rendu à Gols chez notre ami Georg Lunzer pour faire un petit tour de sa cave.

    Les vignobles de Gols par une belle journée d’automne (30 octobre 2006).

    La très bonne nouvelle est la vendange le 28 septembre de son petit vignoble complanté en Cabernet Sauvignon et que nous destinons à la production d’un vin de paille (le futur Strohwein Cabernet sauvignon 2006).
    Le dernier en date fût le 2003, épuisé depuis longtemps. Le 2004 n’a malheureusement pas pu être mis à la vente pour cause d’une évolution défavorable durant l’élevage. C’est une perte sèche sévère et nous n’avons malheureusement pas été en mesure de comprendre les causes de ce « désastre »…
    Pour l’instant 2 500 Kg ont été vendangés à 18.5 KMW (18.5% de sucres en masse volumique). Les raisins à la vendange étaient particulièrement sains, avec des peaux épaisses. Ils ont immédiatement été étendus sur des nattes de paille dans les très vastes greniers de Georg.

    Le « grenier » de Georg le 30 octobre 2006.

    Ci-dessous, un reportage vidéo dans le « grenier » de Georg Lunzer. (30/10/06)