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  • Le Vin de Paille / Strohwein

    Je voudrai évoquer tout d’abord une petite anecdote, fort ancienne et même bien antérieure à la création de Dionis. ( 1985,  je le rappelle )
    En voyage familial d’agrément en Franche-Comté durant l’été 1982, je me souviens que nous avions « remué ciel et terre » à la recherche de ce fameux vin de paille que pratiquement plus aucun vigneron ne produisait alors. Les deux seuls qui purent nous fournir chichement quelques flacons, furent le Château L’étoile et le remarquable et regretté Marius Perron de Voiteur. Les millésimes 1975 et 1978 achetés alors, figurent encore en bonne place parmi les « trésors » de notre vinothèque familiale…

    Vin de paille de Marius Perron (à l’époque, en 0.36L !)

    A l’évocation du vin de paille, l’œnophile français pense immédiatement : Jura !
    Je suis d’un naturel curieux, c’est dans ma nature !
    Aussi, j’ai entrepris une recherche historique sur la question du vin de paille et je dois dire que j’ai abouti à des conclusions assez différentes de celles couramment répandues dans les ouvrages modernes (du XXème siècle) traitant du vin. Ils évoquent presque tous cette «  longue tradition » des vins jaunes et des vins de paille qui auraient même été « inventés » par les ancêtres de nos actuels vignerons jurassiens et produits depuis des temps immémoriaux… Je vais certainement me faire quelques nouveaux ennemis, mais je voudrai tenter de rétablir la continuité historique de ces vins exceptionnels.

    Pour les vins jaunes, c’est clair, la tradition est bien établie, probablement depuis le XVIIème siècle. N’oublions pas que la Franche-Comté fût espagnole jusqu’à cette époque. On pourrait peut-être, bien que rien ne soit vraiment démontré en l’espèce, essayer d’établir un lien historique et œnologique entre vin jaune et Xérès, tous deux « vins de voile » et tous deux alors espagnols… Mais ce n’est pas notre sujet !

    Pour revenir au vin de paille, j’ai voulu savoir quelles étaient en Europe il y a deux siècles, les productions « commerciales » utilisant le nom actuel de vin de paille. Pour ce faire, je me suis référé à la « bible » de cette époque, je veux parler de la «  Topographie de tous les vignobles connus » d’André Julien, dont la première édition remonte à 1816.
    Cette lecture a été particulièrement riche d’enseignements :

    •  Pour ce qui concerne la Franche-Comté en particulier, rien ! absolument rien !
    Pas la moindre allusion à une quelconque tradition de production de vin de paille. En revanche, le vin jaune y occupe une place de choix…Troublant n’est ce pas ?

    Poursuivant mes recherches, je découvre en Alsace une très vieille tradition, non pas de vendanges tardives ou autres « Sélections de grains nobles » avant l’heure, mais bel et bien de vin de paille comme nous l’entendons de nos jours. Je cite in extenso le texte en question :

    « Lorsque la température a été favorable à la vigne, on fait à Colmar, à Olwiller, à Kientzheim, à Kayserberg, à Ammerschwihr et dans quelques autres vignobles du même arrondissement, des vins de paille (strohwein), ainsi nommés par ce que, dans l’origine, les raisins que l’on employait à leur fabrication étaient étendus pendant plusieurs mois sur de la paille, avant d’être portés au pressoir… On assure que lorsque ce vin a été gardé six ou huit ans, il ressemble au vin de Tokay, plus il vieillit, plus il acquiert de finesse et d’agrément, c’est pourquoi il peut être rangé parmi les meilleurs vins de liqueur de France » ( fin de citation).
    Cette tradition est lentement tombée en désuétude pour disparaître vers la fin du XIXème siècle.

    Mais, poursuivons notre « tour de France » des vins de paille ! Nous arrivons maintenant à L’Hermitage (ou Ermitage) et je redonne la parole à André Julien :

    Vin de paille de l’Hermitage 1982 du domaine Chapoutier

    «  Quelques grands propriétaires de Tain font avec des raisins blancs choisis sur la côte de l’Hermitage, du vin de paille très estimé et qui se vend fort cher; il a la couleur de l’or, du parfum et un goût délicieux. les raisins destinés à sa préparation sont étendus sur de la paille ou suspendus à des perches pendant six semaines ou deux mois : lorsqu’ils sont en partie desséchés, on les égrappe et on les porte au pressoir. Le jus que l’on exprime est très épais et visqueux,mais quand il a subi la fermentation,il s’éclaircit,et on le soutire dans des tonneaux où il reste plusieurs années avant d’être mis en bouteilles. C’est alors une liqueur délicieuse, que l’on dit être supérieure aux vins de même nom que l’on fait en Alsace » (fin de citation).

    Depuis le début des années quatre vingt, on produit à nouveau des vins de paille à l’Hermitage, qui sont vendus à prix d’or…

    Mais finissons en avec ce petit tour d’horizon des vins de paille français vu par André Julien il y a presque deux siècles et citons enfin le vin de paille d’Argentat dans la Corrèze, dont il ne subsiste même plus le souvenir…

    Pour ce qui touche au reste de l’Europe , la liste s’avère assez copieuse. Commençons par l’Allemagne si vous le voulez bien :

    « On prépare dans plusieurs vignobles de Franconie des vins de paille semblables à ceux de l’Alsace, mais plus aromatiques » (fin de citation André Julien).

    Pour ce qui concerne l’Italie, on retrouve le vin de paille sous le nom de Vin Santo un peu partout dans le Nord : Castiglione, Loreto (Lombardie), Garda, Bardolino, San Vigilio, Soave (Vénétie). Aujourd’hui encore, on élabore de très bons vins de paille sous le nom de Recioto dans toute la zone de la Valpolicella et de Soave.
    Le vin Santo en tant que vin de paille traditionnel est toujours produit de nos jours, plus particulièrement sous cette dénomination en Italie centrale. Sa qualité oscille du produit exceptionnel qui enchante le palais et l’esprit au vin hyper oxydé le plus lamentable.

    Attention aux Vinsanto bon marché élaborés par séchage des raisins durant trois jours dans des chambres chauffées et ventilées artificiellement.
    Amateurs, la prudence s’impose ! Hélas, cette pratique existe aussi dans le Jura, la loi italienne et française ne prévoyant ni la durée du séchage, ni le mode.
    Un grand vin de paille est un produit difficile à élaborer, donc risqué et par conséquent jamais bon marché.

     

    Une fois passées en revue, l’histoire et les lieux de production, tentons maintenant de donner une définition la plus précise possible au vin de paille.

    La méthode la plus classique consiste à faire sécher des raisins sur un lit de paille pour une période qui peut atteindre six mois (une des applications bien connue du « passerillage ») avant de les soumettre au pressurage et à la fermentation. A cette méthode est généralement associée la suspension des raisins dans des locaux bien aérés, évitant le cas échéant la détérioration de la grappe au contact d’une matière végétale comme la paille.

    Un autre procédé proche consiste à tordre le pédoncule de chaque grappe pour interrompre la circulation de la sève, afin que le sucre se concentre dans les baies. On parle alors plus particulièrement de vin passerillé sur pied.
    L’abbé Bellet a signalé cette pratique au début des années 1700 en Italie et en Provence.
    Cette méthode laborieuse était utilisée à Constantia en Afrique du sud au XVIIIème et XIXème siècle.
    La version moderne de cette pratique consiste à couper à sa base le rameau porteur du raisin et à laisser celui-ci se dessécher sur le pied de vigne.
    Je rajouterai, pour faire bonne mesure, que depuis la plus haute antiquité, les cultures méditerranéennes ont connu et utilisé le processus du passerillage pour augmenter la quantité de sucre dans le raisin et par voie de conséquence la force alcoolique du breuvage… ( on ne parlait pas encore de modération…)

    Cette méthode, simple et bien adaptée au climat, consiste à exposer les raisins au soleil, sur des nattes en général, pour une durée jamais inférieure à huit jours. Les vins qui peuvent aujourd’hui revendiquer le lien le plus direct avec cette tradition mythologique, sont les « Passito » de Lipari et de Pantelleria , le Nectar de Samos , le Vinsanto de Santorin , sans oublier le Commandaria de Chypre et le Malaga andalou.

    Vous voyez que nous avons déjà beaucoup voyagé, en partant du Jura et que nous ne nous sommes pas trop éloignés du sujet…

    Tout comme pour les Eiswein , (vins de Glace) il est nécessaire de vendanger les raisins les plus sains possible. La moindre trace de pourri ou de moisi a des effets calamiteux sur la qualité des raisins en phase de passerillage.
    A ce sujet, je voudrai vous livrer notre première expérience à Rust (Burgenland-Autriche) en 1996 avec notre ami et partenaire Bruno Landauer.
    Nous avions vendangé environ 1500kg de raisins (principalement du Grüner Veltliner ) vers le 20 Septembre 1996. L’année pouvait être considérée comme « difficile » car plutôt favorable au développement du botrytis cinéréa. Les raisins présentaient cependant un très bel aspect et nous avions hâte de tenter l’expérience.

    Ils ont été étendus sur des lits de paille, dans les greniers de Bruno, parfaitement bien aérés. En dépit de nos efforts, quatre semaines plus tard, nous avons dû déchanter, constatant le développement foudroyant de la pourriture… Les 1500 kg de raisin ont terminé leur carrière à la décharge… Nous fûmes très déconfits… et il ne nous restait plus, selon l’usage ancien, qu’à faire bonne figure à mauvais jeu, nous promettant d’être plus prudents l’année suivante.
    En 1997, nous avons réitéré et réussi cette fois là un étonnant vin de paille de 100% Furmint, qui demeure à ma connaissance unique en son genre.

    Mais, revenons à la méthode !

    Le raisin, doit être vendangé un peu au-delà de la maturité physiologique. Le type de cépage est bien entendu très important et conditionne des facteurs comme l’épaisseur des peaux, l’acidité, le potentiel de sucre et évidemment la palette aromatique. Il suffit par exemple de goûter un vin de paille jurassien à forte proportion de Savagnin (Traminer non aromatique) pour être convaincu de sa supériorité sur tous les autres cépages utilisés dans la région. On peut également souhaiter assembler plusieurs cépages en vue d’obtenir un vin plus complexe, mais le résultat n’est pas toujours au rendez vous…
    Il faut aussi utiliser un local bien aéré et très sec.
    Toutes les semaines, il y aura lieu de contrôler l’état des raisins et de retirer les grains détériorés, afin qu’ils ne contaminent pas les autres grappes.
    La durée moyenne de passerillage est de trois à quatre mois, mais dans des cas exceptionnels, peut être prolongée jusqu’à cinq ou six mois.
    Une grappe de raisin par ce procédé peut perdre jusqu’à 90% de son poids.

    Le jus obtenu après pressurage, plus ou moins concentré, sera obligatoirement « ensemencé » avec des levures soigneusement sélectionnées et produira après fermentation en cuve inox, plastique ou en barrique, des vins plus ou moins riches en sucres résiduels et en alcool.
    Une méthode traditionnelle consiste à placer le moût dans de petites barriques et à le laisser fermenter sans aucun contrôle jusqu’à épuisement des levures. On arrive par ce moyen souvent à des taux d’alcool de 16 à 17% vol et par conséquent à des taux de sucres résiduels assez bas (c’est le cas souvent des vins de paille jurassiens).

    Ce type de vin de paille est de nos jours représenté au mieux par le Vin Santo de Toscane qui peut passer six années sans ouillage (l’opération consistant à refaire les pleins pour compenser l’évaporation) dans de petites barriques, autrefois de châtaigner, appelées Caratèlli avant d’être mis en bouteilles. Le vin Santo selon la méthode utilisée, peut être liquoreux, moelleux, voire presque sec et alors redoutablement capiteux…
    En dehors de ce type de spécialités que nous venons d’évoquer, la tendance actuelle générale dans le vin est plutôt orientée vers l’obtention d’un fruité plus marqué en préservant le plus possible le moût de l’oxydation et en raccourcissant les durées d’élevage. Le vin poursuit alors sa maturation en bouteille, à l’abri de l’oxygène, en milieu réducteur. Le Tokaji en est un autre exemple flagrant, avec des élevages en barriques qui ont été réduits des deux tiers depuis 1992.

    Je voudrai terminer cet exposé sur les vins de paille en évoquant maintenant les exceptionnels « Strohwein » du Burgenland autrichien.


    LES VINS DE PAILLE DU BURGENLAND AUTRICHIEN (STROHWEIN)

    Concernant ces vins « spéciaux », je me suis tout d’abord attaché à rechercher une éventuelle tradition historique. Il ne s’agit pas de cinq cent ans comme pour les Ruster Ausbruch, mais toutefois de plus d’un siècle. Le premier Strohwein recensé dans cette région date de 1891.
    On étendait alors les raisins sur des lits de roseaux du fameux lac de Neusiedeln, d’où le nom de « Shilfwein » (vin de roseaux).
    Dans cette région, royaume historique multiséculaire des vins liquoreux, l’élaboration des Strohwein et des Eiswein constituait une alternative aux « Ausbruch » les années où il n’y avait pas de botrytis cinéréa.

    Le grand intérêt œnologique de ces vins repose tout d’abord sur l’extraordinaire richesse ampélographique de la région : Cépages indigènes Neuburger, Grüner Veltliner, Welschriesling, Spätrot-Rotgipfler, Frühroter veltliner, Furmint, Sankt Laurent, Blauerzweigelt, Blaufränkisch, mais aussi tous les cépages « internationaux » sans exception.

    Cet intérêt repose également sur des conditions climatiques parfaites pour une lente maturation du raisin, préservant au mieux la richesse aromatique propre au cépage, ainsi que l’acidité, gage de l’équilibre recherché.
    La législation autrichienne, très restrictive, prévoit une richesse minimum en sucre de 25 KMW au pressurage (25% de sucre en masse volumique).
    Elle est la seule législation qui précise une durée minimum de séchage des raisins avant pressurage. ( Trois mois sur lits de paille ou de roseaux).
    Cette législation sévère exclut ainsi de facto tous les « simili » vins de paille séchés au ventilateur en chambres chaudes…

    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l’élaboration d’un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V…

    Avec notre ami et ancien partenaire Georg Lunzer, nous avons réalisé depuis une dizaine d’années quelques vins de paille vraiment extraordinaires et probablement uniques en leur genre. Je pense entre autres au vin de paille Cabernet Sauvignon, dont la première cuvée a vu le jour en 1997 et au vin de paille Riesling, qui n’a pu être réalisé qu’une seule fois, en 2000. Ce sont de petits chef d’œuvre œnologiques, dont il reste quelques bouteilles vendues à « prix d’amis » !

    Élaboration du vin de paille Cabernet-Sauvignon Georg Lunzer à Gols (Burgenland-Autriche).
    Pressurage du 5 février 2004.

    Le 5 septembre 2003, 1800 Kg de raisin Cabernet-Sauvignon ont été vendangés sur la parcelle de 0,62 ha de Georg Lunzer. Ces raisins ont été mis à passeriller (séchage en grenier) sur des nattes de paille jusqu’au 5 février 2004, date à laquelle les raisins ont été pressurés.
    Le degré de maturité des raisins à la vendange était de 18 KMW (18 % de sucres en masse volumique). Au moment du pressurage, la richesse en sucres des raisins atteignait 35 KMW (35 % de sucres en masse volumique).
    La quantité produite mise à fermenter est de 400 litres. Ceci vous permet de mesurer le rendement ridicule lié à ce joyau œnologique…


    le 30 octobre 2006

    le 29 octobre 2007

    Vous trouverez ci-dessous la liste des vins de paille disponibles actuellement  (juillet 2015) :

  • ÉPUISÉ – Santo Wines – Santorin Assyrtico 2013 (0.75L)

    assyrtiko2013Ce vin blanc sec d’appellation d’origine est issu à 100% du cépage Assyrtico.

    Il est à la fois vigoureux, « extractif », aromatique, marqué par une belle acidité rafraichissante et doté d’une bonne minéralité issue du terroir volcanique de l’ile.
    Ce sera un délicieux vin d’été à boire en apéritif ou pour accompagner quelques jolis poissons de rivière.

    Ce vin se conserve sans problème 3 ou 4 années en préservant ses qualités.
    Il est tout à fait atypique de l’image que l’on peut se faire des vins blancs grecs du type des « Retsina » bon marché….

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,9 %/vol
    Acidité totale : 6,12 ‰
    pH : 3,13

    Plus d’informations sur Santorin

     


  • News 23 Mai 2011

    Posté dans par admin

     

    Cher(e) ami(e) oenophile, cher(e) client(e),

    Nous allons nous retrouver très bientôt au caveau de Dionis pour nos 13èmes portes ouvertes.
    Nous aurons le plaisir de vous recevoir sans rendez-vous les jeudi 16, vendredi 17 et samedi 18 juin au caveau de Dionis de 10h00 à 18h30, pour de fructueux échanges œnophiles.

    De nombreux vins de notre collection seront en libre dégustation, particulièrement toutes les nouvelles références de Grèce, de Sardaigne et d’Italie du Sud.
    Vous pourrez acquérir ces belles bouteilles aux « conditions portes ouvertes ».

     

    Quelques nouvelles fraîches d’Italie.

    Nos sélections continuent à s’élargir dans cet extraordinaire vignoble représentant dix pays en un.
    Je me suis rendu une semaine en Italie du Sud dans la région de Brindisi à la fin du mois de février 2011 et une semaine en Italie du Nord au mois d’avril.
    La moisson a été fructueuse. Permettez moi de vous en livrer quelques fruits :

    SARDAIGNE

    TERREFORRU CANNONAU DI SARDEGNA DOC 2008 (0.75l)
    Domaine Meloni
    vin rouge d’agriculture biologique

    Le Cannonau n’est autre que le grenache noir, cépage d’origine aragonaise (Espagne). Ce cépage est apparu probablement en Sardaigne au Moyen-Age, mais ce n’est qu’à partir des années 1500 que sa trace est démontrée.
    Il va se développer au cours du XVIIIème siècle et devenir aujourd’hui le producteur le plus emblématique des grands vins rouges sardes.
    Le Terreforru est produit dans la province de Cagliari dans la zone de Decimomannu.
    Le terroir est caractérisé par des alluvions et également des parties entièrement sablonneuses.

    Ce vin présente une robe rubis profond. La bouche nous offre des tanins bien fondus, un fruité agréable. C’est un vin de « corps moyen » sur les fruits rouges et noirs. Ce vin est adapté à la cuisine méditerranéenne car il est sans aucune lourdeur et très coulant.

     

    NASCO DI CAGLIARI DOC 2008 (0.50l)
    DOMAINE MELONI
    Vin naturellement doux d’agriculture biologique

    Rarissime cépage autochtone de la Sardaigne dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Il est à l’origine de ce vin naturellement doux de vendanges tardives dont la rareté le dispute à l’originalité.
    Présentant une robe or vert superbe, le nez nous offre une véritable symphonie d’arômes végétaux tous plus originaux les uns que les autres. En bouche, palette d’herbes aromatiques, très savoureuse, sans aucune lourdeur et de belle longueur.
    A découvrir absolument, ce témoignage émouvant d’une culture ancestrale.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14,2 %/vol
    Acidité totale : 5,2 ‰
    pH : 3,33
    Sucres résiduels : 93,5 g/L

     

    MOSCATO DI CAGLIARI DOC 2008 (0,50l)
    DOMAINE MELONI
    Vin naturellement doux d’agriculture biologique

    Autre manière de décliner le Muscat à petits grains liquoreux naturellement doux, ce vin est issu de terroirs collinaires argilo-calcaires pauvres, situés à l’est de la ville de Cagliari.
    Les raisins sont récoltés dans un état de sur-maturité élevée au cours du mois d’octobre d’où une grande richesse en sucres naturels.
    Doté d’une belle robe dorée, ce vin présente des arômes d’une grande suavité. En bouche, la richesse est remarquable, donnant l’impression de croquer dans une grappe de raisins frais. Très velouté, on relève en finale une légère note d’amertume noble.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14,2 %/vol
    Sucres résiduels : 144 g/L
    Acidité totale ; 4,5 ‰
    pH : 3,29

     

    POUILLES (Italie du Sud)

    De très belles découvertes au cours de ce voyage du mois de février 2011. Notamment deux versions du peu répandu cépage malvoisie noire, un rouge classique et une version surmaturée sur pied.

    BOTRUGNO 2010 (0.75l)
    BRINDISI PUGLIA MALVASIA NERA SALENTO IGT

    Age des Vignes : 12 ans
    Alcool : 13,5 %/vol

    Appartenant à l’immense famille des Malvoisies du bassin méditerranéen, ce vin, vendangé mi-septembre 2010 brille par une personnalité incomparable et par son originalité organoleptique.
    La robe de ce vin est d’un grenat profond.
    Au nez, on est frappé par une fine palette d’épices douces et de fruits noirs légèrement surmaturés.
    La bouche est proprement délicieuse, avec un fruité délicat, un moelleux, des notes balsamiques, de la concentration, mais avec des tannins subtils et enfin un équilibre, qui démontre, s’il en était besoin, que le grand sud italien devient un rude compétiteur des vin traditionnels du centre et du nord de l’Italie.

     

    BOTRUGNO 2009 (0.50l)
    BRINDISI PUGLIA « BOTRUS » MALVASIA NERA DOLCE NATURALE SALENTO IGT

    Ce vin est un rare exemple d’une malvoisie noire 100% récoltée surmaturée sur pied.
    Cépage : malvoisie noire de Brindisi 100%
    Age des vignes : 20 ans
    Densité des vignes : 4000 pieds/Ha
    Époque de vendange : deuxième décade d’octobre. Une première vendange est effectuée courant septembre et ce sont les plus belles grappes qui sont laissées sur pied jusqu’à la mi-octobre.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14 %/vol
    Sucres résiduels : 45 g/L

    Le vin se présente avec une belle robe grenat profonde. Le bouquet du vin est marqué par des arômes de fruits rouges et noirs un peu « compotés » agrémentés d’une touche épicée. La bouche est savoureuse, structurée, assez tannique et de bonne longueur. Aucune lourdeur dans ce vin rouge naturellement doux à la sucrosité modérée.
    C’est un vin de méditation, à boire pour lui-même.

     

    En provenance du sud de la Sicile et de l’excellent domaine Rudini, sont disponibles la version 2010 de l’étonnant chardonnay IGT « Espressione », le moscato passito di noto 2010 « Scaramazzo » et la version prestige du rouge de la Doc Eloro Pachino, le Saro 2008, issu à 100% du cépage Nero d’Avola.

    Ce dernier vin à la robe grenat profond nous offre un bouquet d’une belle profondeur et complexité, de l’élégance en bouche. L’ élevage particulièrement bien conduit préserve le fruit intact. A découvrir absolument.

     

     

    Remontons vers le nord et l’Italie centrale avec les nouveaux millesimes 2009 de la Fattoria di Basciano (Toscane).

    Nous avons volontairement fait l’impasse sur les millésimes 2008, un peu irréguliers dans cette région. Les 2009 sont particulièrement équilibrés. Ne pas manquer leur Chianti Ruffina Docg 2009, ainsi que le velouté « I Pini » (rosso dei colli della toscana centrale igt).

    Création très intéressante de Paolo Masi, en assemblant à parts égales les plus belles grappes de son domaine : cabernet-sauvignon, merlot et syrah .
    La robe de ce vin hors-normes est grenat, presque noire. Le nez nous entraine dans un univers voluptueux. Beaucoup d’élégance en bouche, de fruité et de concentration.
    Bref : Délicieux !

    Pour en terminer avec l’Italie, je me suis rendu le 10 avril dernier dans les collines voisinant la ville de Vicenza (Venetie) où j’ai découvert deux vins tout à fait intéressants , un blanc 2010 et un rouge 2009.

     

    MONTECROCETTA SANTA MARIE GAMBELLARA CLASSICO DOC 2010 (0.75l)

    Quelques mots sur le domaine :
    Domaine de 30 Ha regroupant les appellations Soave, Gambellara, Lessini Durello et Vicenza.
    Terroir : vignes en collines d’origine volcanique riches en tuf de basalte.
    Au pied des collines : terroir argileux et limo-argileux.
    Cépages cultivés : Garganega, Trebbiano di Soave, Durella, Pinot Blanc, Pinot Gris, Cabernet franc, Cabernet-Sauvignon et Merlot.
    La conduite des vignobles se fait selon la pergola véronèse.
    Taille Guyot ou Guyot double.
    Densité de plantation : moyenne de 3800 pieds/Ha
    L’âge des vignes varie de 3 à 35 ans.

    Ce vin blanc sec provient des collines de tufs basaltiques d’origine volcanique.
    Le vignoble est âgé d’une trentaine d’années.
    Les vendanges sont manuelle avec une sélection très stricte de la maturité des raisins.
    Ce vin est issu à 100% de l’excellent cépage autochtone Garganega, utilisé également dans la Doc Soave.
    Il présente une robe claire avec une bonne densité. Beaucoup de fraîcheur au nez avec des notes florales et fruitées d’amande en particulier.
    Ce vin, impeccablement sec, présente une bouche fruitée et structurée, de bonne acidité. Son taux d’alcool modéré (12,5%/vol) en fait un remarquable vin d’été.
    Il évoluera sans problème, dans de bonnes conditions, 3 à 4 années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,5 %/vol
    Acidité : 5,2‰

     

    MONTECROCETTA BECCA CIVETTA IGT VENETO 2009 (0.75l)

    Le Becca Civetta IGT Veneto provient de la zone des collines appelées Monts Berici (origine volcanique).
    Le vignoble, âgé d’une vingtaine d’années est situé au pied des collines. Il est de type argileux.
    Les vendanges sont manuelles.

    Ce vin est issu du mono-cépage Cabernet franc.
    La robe est grenat intense, brillante.
    Le nez de bonne complexité présente d’agréables arômes délicatement herbacés caractéristiques du cépage.
    La bouche nous offre une jolie palette fruitée sur le fruit noir, beaucoup de souplesse et n’est pas dépourvue d’élégance. Finale veloutée.
    Ce vin, très bien réussi, démontre l’incontestable potentiel qualitatif de la région.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12 %/vol
    Acidité : 5,5‰

     

    Retour tant attendu des vins grecs de Santorin

    Le départ en 2006 de notre ami Christos Kanelakopoulos a entraîné une certaine désorganisation pour nous et il a fallu plusieurs années pour rétablir une saine relation. C’est maintenant chose faite et c’est avec plaisir que nous vous proposons les deux vins suivants tout à fait remarquables. Un vin blanc sec, 100% Assyrtico et le fameux Vinsanto naturellement doux.

    Il reste environ 1600 hectares de vignes sur cette île extraordinaire, pour une cinquantaine de variétés différentes. Un travail de sélection des meilleures est en cours depuis plusieurs années. Malheureusement, la surface totale du vignoble tend à diminuer d’années en années sous la pression de l’industrie et du tourisme.

    La taille de la vigne est conduite selon un système presque unique, que l’on ne retrouve ailleurs qu’à Pantelleria. Il s’appelle kouloura. Le pied de vigne se développe selon un arrondi formant progressivement une sorte de panier, destiné à protéger les raisins contre le vent, souvent violent, les projections de sables dues à l’érosion de la roche volcanique et enfin les ardeurs du soleil. Le climat est fort sec, car il n’y a pas de montagnes pour arrêter les nuages : (250 mm de précipitations annuelles). C’est le phénomène régulier du Fog qui apporte l’humidité nécessaire. Les rendements sont très bas, de 2 à 3,5 tonnes de raisins par hectare selon les années. La principale variété de raisin, blanche et d’ailleurs la plus remarquable, se nomme Assyrtico. On trouve aussi deux cépages importants, l’Aidani Aspro et l’Athiri. Pour les cépages rouges, on peut citer l’Aidani Mavro, un peu d’Athiri Mavro, d’Augoustiatis et de Kotsisali. Les vins les plus intéressants sont produits à partir de l’Assyrtico, cépage étonnant, qui à la particularité de conserver une excellente acidité même sous le climat chaud de Santorin.

    Le Vin Naturellement Doux appelé VINSANTO, est issu de l’exposition des raisins au soleil sur des nattes durant une dizaine de jours. C’est un authentique « Vins Mythiques et Légendaires« , élaboré sur l’île depuis la plus haute antiquité.

     

    Santo Wines – Santorin Assyrtico 2010 (0.75L)

    Ce vin blanc sec d’appellation d’origine est issu à 100% du cépage Assyrtico.
    Il est à la fois vigoureux, « extractif », aromatique, marqué par une belle acidité rafraichissante et doté d’une bonne minéralité issue du terroir volcanique de l’ile.
    Ce sera un délicieux vin d’été à boire en apéritif ou pour accompagner quelques jolis poissons de rivière.
    Ce vin se conserve sans problème 3 ou 4 années en préservant ses qualités.
    Il est tout à fait atypique de l’image que l’on peut se faire des vins blancs grecs du type des « Retsina » bon marché….

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,6 %/vol
    Acidité totale : 5,6 ‰
    pH : 3,04

     

    Santo Wines – Vinsanto 2004 (Santorin – Grèce) (0.75L)

    Producteur: Santo Wines.
    Cépages: Assyrtico (90%), Aidani Aspro (10%).
    Raisins vendangés le 20 août 2004, à une maturité de 13,5 ° baumé (13,5% volume d’alcool potentiel).
    Séchage des raisins au soleil sur des nattes durant 15 jours.
    Pressurage et très lente fermentation en cuve inox à 17°C, se terminant en barrique.
    Élevage : 18 mois en barrique.

    Analyse succincte du vin :
    Alcool: 11 % vol
    Sucres résiduels: 225,7 g/l
    Acidité fixe: 8.1‰ (mesuré en acide tartrique)
    pH: 3,03
    SO2 total: 52 mg.

    Robe très dense et lumineuse, ambrée, rappelant un Porto Tawny 20 ans d’âge.
    Nez intense, complexe, où l’on retrouve la figue fraîche et l’orange confite. Il évolue sur des notes de tabac blond, de noix fraîche et d’amande grillée.
    En bouche, l’attaque est de grande ampleur, le vin est très riche, une vigoureuse acidité équilibrant harmonieusement la richesse en sucres résiduels. Chose inhabituelle pour un vin liquoreux, il faut noter une présence tannique caractéristique du cépage Assyrtico passerillé. Le vin se termine sur une longue persistance aromatique et une grande fraîcheur.
    Cette bouteille est appelée à une très longue garde et trouvera sa place dans votre œnothèque des Vins Mythiques et Légendaires.

     

    Quelques brèves d’Europe centrale.

    2010 est une année particulièrement difficile en Europe centrale, avec une perte de récolte qui peut atteindre 70%. Plus on se dirigeait vers l’est, plus les conditions avaient été difficiles. En Hongrie dans la Tokajhegyalja par exemple, il n’y a pratiquement pas eu de récolte de tokaji aszu. Ce qui a été produit, en revanche, est impressionnant par son caractère atypique et rappelle 1997.
    A Rust, la production est faible mais les équilibres des vins vinifiés par les meilleurs producteurs, sont à tomber par terre…

    C’est le cas de ce Gewürztraminer vendangé la deuxième quinzaine d’octobre. La quantité est seulement la moitié de la normale.
    Avec 69 g de sucres résiduels, 11 % d’alcool et 6,6 ‰ d’acidité, ce vin a vraiment une « pêche d’enfer ». C’est un équilibre comme on voit tous les dix à quinze ans. Dommage qu’il soit si rare cette année.
    On retrouve ici une palette de fruits exotiques frais avec finesse et surtout équilibre, grâce à une magnifique acidité.
    Aujourd’hui, on parlerait dans le jargon œnologique de la dégustation de « tension » !
    C’est tout à fait délicieux avec une application particulière pour l’apéritif.

     

    Vous noterez la disponibilité de notre dernier eiswein vinifié par Bruno

     

    Ruster Eiswein 2009 (vendangé le 18 décembre 2009) Domaine Landauer (0,75L)

    Avec 2008, nous avons inauguré un nouveau cycle météo plus froid nous permettant d’élaborer des Eiswein. Le 18 décembre 2009, les conditions étaient idoines à Rust pour vendanger des raisins bien gelés à cœur dans un parfait état sanitaire.
    Eu égard aux résultats excellents produits par le cépage rouge Blaufränkisch en 2008, nous avions en accord avec Bruno laissé une quantité convenable non-vendangée de ce cépage dans l’espoir de reproduire un nouvel Eiswein. Cette fois-ci, nous partions à partir de 100% Blaufränkisch.
    C’est par conséquent 3250 kg qui ont été ramassés très tôt le 18 décembre par -10°C. Le pressurage a donné une quantité de 1200 litres de vin.

    Il est très intéressant de noter la robe chatoyante du vin présentant une couleur très légèrement corail.
    Le nez est très fruité avec des touches végétales et de bonbon anglais ainsi que de surprenants arômes de pâte de coing.
    La bouche est très pure, ciselée et d’excellente longueur.
    C’est un vin très précis qui devrait évoluer lentement et positivement sur une bonne quinzaine d’années.
    A ne pas manquer !

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13 %/vol
    Sucres résiduels : 134 g/L
    Acidité fixe : 6,3 ‰
    Extraits secs : 37,7 g/L

     

    Quelques brèves d’Afrique du Sud.

    Veuillez noter la disponibilité des nouvelles références suivantes :

    – Klein Constantia Vin de Constance 2006

    – Klein Constantia Chardonnay 2009

    – Hamilton Russell Chardonnay 2010

    – Hamilton Russell Pinot Noir 2009

     

    Sincères et oenophiles salutations,

    Jean François RAGOT

     

     


  • Santorin et ses Vins

    (Iles Grecques – Cyclades)

    Il reste environ 1600 hectares de vignes sur cette île extraordinaire, pour une cinquantaine de variétés différentes. Un travail de sélection des meilleures est en cours depuis plusieurs années. Malheureusement, la surface totale du vignoble tend à diminuer d’années en années sous la pression de l’industrie et du tourisme.
    La taille de la vigne est conduite selon un système presque unique, que l’on ne retrouve ailleurs qu’à Pantelleria. Il s’appelle kouloura. Le pied de vigne se développe selon un arrondi formant progressivement une sorte de panier, destiné à protéger les raisins contre le vent, souvent violent, les projections de sables dues à l’érosion de la roche volcanique et enfin les ardeurs du soleil. Le climat est fort sec, car il n’y a pas de montagnes pour arrêter les nuages : (250 mm de précipitations annuelles). C’est le phénomène régulier du Fog qui apporte l’humidité nécessaire. Les rendements sont très bas, de 2 à 3,5 tonnes de raisins par hectare selon les années. La principale variété de raisin, blanche et d’ailleurs la plus remarquable, se nomme Assyrtico. On trouve aussi deux cépages importants, l’Aidani Aspro et l’Athiri. Pour les cépages rouges, on peut citer l’Aidani Mavro, un peu d’Athiri Mavro, d’Augoustiatis et de Kotsisali. Les vins les plus intéressants sont produits à partir de l’Assyrtico, cépage étonnant, qui à la particularité de conserver une excellente acidité même sous le climat chaud de Santorin.
    Le Vin Naturellement Doux appelé VINSANTO, est issu de l’exposition des raisins au soleil sur des nattes durant une dizaine de jours. C’est un authentique « Vins Mythiques et Légendaires« , élaboré sur l’île depuis la plus haute antiquité.
    Ces joyaux œnologiques ont bien entendu un prix assez élevé, qui a progressé fortement depuis une dizaine d’années. (Information de 2017)

     

    Vinsanto 2004 (0.75L)


  • News 9 Mai 2006

    Posté dans par admin

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    C’est avec plaisir que je reprends contact avec vous en ce milieu de printemps pour vous tenir informés de nos dernières découvertes.

    NOUVELLES BRÈVES

    AUTRICHE

    Nous avons eu l’occasion d’évoquer la vinification à l’automne 2005 à Rust d’un vin liquoreux rouge issu de la pourriture noble ou botrytis cinerea. La législation autrichienne étant devenue la plus « tatillonne » au monde, nous rencontrons des difficultés pour la « labellisation » de ce produit « marginal » extraordinaire. Toutefois, nous gardons bon espoir de pouvoir vous le proposer prochainement. (à suivre)

    GRECE – Ile de Santorin
    ASSYRTICO 2005
    100% Assyrtico Vin blanc sec

    C’est le troisième millésime que nous mettons à votre disposition, après 2001 et 2003.
    Je vous rappelle qu’il reste environ 1 600 hectares de vigne sur cette ile volcanique extraordinaire, dont les deux tiers disparurent au cours d’une effroyable éruption volcanique il y a 3600 ans.
    La vigne est conduite selon le système dit du Kouloura (le pied de vigne se développe selon un arrondi formant progressivement une sorte de panier protecteur).

    Rendement : 2 à 3,5 tonnes de raisins par hectare.
    L’Assyrtico est la variété de raisin la plus remarquable de l’ile, capable de conserver au vin son acidité en dépit du climat chaud et sec de l’Europe du sud.

    Ce vin blanc sec d’appellation d’origine est issu à 100% du cépage Assyrtico.
    Producteur : Santo Wines
    Il est à la fois vigoureux, « extractif », aromatique (agrumes verts), marqué par une belle acidité rafraichissante et doté d’une bonne minéralité issue du terroir volcanique de l’ile.
    Ce sera un délicieux vin d’été à boire en apéritif ou pour accompagner quelques jolis poissons de rivière.
    Ce vin se conservera sans problème 3 ou 4 années en préservant l’essentiel de ses qualités.
    Il est tout à fait atypique de l’image que l’on peut se faire des vins blancs grecs, souvent lourds et « mous ».

    Bel exemple d'un pied de vigne Assyrtico taillé selon la forme du Kouloura Santorin - Mars 2001

    Une belle grappe de Nero d'Avola.

    ITALIE – SICILE
    Comme vous le savez, je suis allé deux fois prospecter en Sicile au cours de l’année 2005, en mai et en décembre. Je vous avais promis des vins rouges et des blancs secs très typés : Promesse tenue !

    J’ai le plaisir de vous proposer les vins de la Casa vinicola CURATOLO située à 8 km de Marsala. Vieille maison familiale traditionnelle, ce domaine viticole de 15 hectares a entamé sa « révolution culturelle » en 2 000 et nous offre actuellement une palette de vins rouges et de vins blancs secs tout à fait remarquables, produits à la fois à partir de cépages autochtones et de cépages internationaux.
    Les vignobles s’étagent d’une altitude de 50 m (le long de la côte) jusqu’à 350 m.

    CASA VINICOLA CURATOLO
    Sarmano bianco IGT 2005
    (0 .75L)

    Ce vin est issu des collines les plus élevées du domaine. Le vin provient d’un assemblage de 70 % du cépage indigène Catarratto et 30 % du Chardonnay.
    Terroir : à tendance argileux.
    Date des vendanges : le Chardonnay a été vendangé la première quinzaine d’août et le catarratto plus tardif entre le 15 et le 20 septembre.
    Vendange manuelle et cryo-macération à 4°C durant une douzaine d’heures pour extraire le maximum d’arômes.
    Élevage en cuve d’acier inox.

    Ce vin à la robe très claire présente un bouquet floral, une bonne persistance aromatique sur des notes de fruits à pépins. Excellent vin d’été à boire dans l’année pour bénéficier de toutes ses qualités.

    CASA VINICOLA CURATOLO
    Sarmano rosso IGT 2003
    (0 .75L)

    Ce vin rouge est produit à partir de l’assemblage de 60 % du cépage autochtone Nero d’Avola et 40 % de Syrah.
    Terroir : à tendance calcaire.
    Vendanges entre le 10 et le 20 septembre.
    Récolte manuelle en petites caissettes, égrappage et macération de 12 jours à la température de 27-28°C puis pressurage.
    Élevage en barrique de chêne français (Allier) de 3 ans d’âge pour une durée de trois mois puis mise en bouteilles.

    Ce vin présente une robe grenat très profonde et un bouquet très fin de fruits rouges.
    En bouche le vin présente un remarquable fruité où l’on retrouve la cerise et toute une palette de fruits rouges. L’assemblage lui donne de la complexité avec une touche balsamique.
    Jolie longueur avec des tanins fins et souples mais présents.
    Ce vin pourra évoluer favorablement quelques années mais il est délicieux à boire actuellement.


    CASA VINICOLA CURATOLO
    Tumoli Nero d’Avola IGT 2004
    (0 .75L)

    Issu à 100 % du cépage autochtone Nero d’Avola, ce vin est issu d’une vendange à la mi-septembre en petites caissettes.
    Le terrain est à dominante calcaire.
    Après égrappage, macération de 10 jours à 28°C puis pressurage.
    Élevage : 80 % en cuve inox et 20 % en barrique de trois ans pour une durée de 6 mois.

    Il présente une très belle robe grenat profonde, brillante. Au nez, c’est le fruit rouge très mûr qui domine avec même quelques nuances de fruits noirs.
    En bouche, le vin est concentré, très aromatique, velouté. On retrouve le fruit rouge et le fruit noir avec des tanins bien mûrs.

    C’est une excellente initiation à ce remarquable cépage indigène, trésor du patrimoine ampélographique de l’Italie méridionale.

    Tarif sur simple demande : info-contact@dionis-vins.fr

    Veuillez noter dès à présent nos trois journées portes ouvertes ou à « caveau ouvert » qui se dérouleront
    les jeudi 22 juin, vendredi 23 juin et samedi 24 juin 2006 .
    Nous aurons l’occasion d’y revenir de manière plus détaillée dans notre prochaine lettre du mois de juin

    En vous souhaitant bonne lecture et peut-être bonne dégustation, veuillez agréer, cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e) mes sincères salutations.

    Jean-François RAGOT