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  • Le Vin de Paille / Strohwein

    Je voudrai évoquer tout d’abord une petite anecdote, fort ancienne et même bien antérieure à la création de Dionis. ( 1985,  je le rappelle )
    En voyage familial d’agrément en Franche-Comté durant l’été 1982, je me souviens que nous avions « remué ciel et terre » à la recherche de ce fameux vin de paille que pratiquement plus aucun vigneron ne produisait alors. Les deux seuls qui purent nous fournir chichement quelques flacons, furent le Château L’étoile et le remarquable et regretté Marius Perron de Voiteur. Les millésimes 1975 et 1978 achetés alors, figurent encore en bonne place parmi les « trésors » de notre vinothèque familiale…

    Vin de paille de Marius Perron (à l’époque, en 0.36L !)

    A l’évocation du vin de paille, l’œnophile français pense immédiatement : Jura !
    Je suis d’un naturel curieux, c’est dans ma nature !
    Aussi, j’ai entrepris une recherche historique sur la question du vin de paille et je dois dire que j’ai abouti à des conclusions assez différentes de celles couramment répandues dans les ouvrages modernes (du XXème siècle) traitant du vin. Ils évoquent presque tous cette «  longue tradition » des vins jaunes et des vins de paille qui auraient même été « inventés » par les ancêtres de nos actuels vignerons jurassiens et produits depuis des temps immémoriaux… Je vais certainement me faire quelques nouveaux ennemis, mais je voudrai tenter de rétablir la continuité historique de ces vins exceptionnels.

    Pour les vins jaunes, c’est clair, la tradition est bien établie, probablement depuis le XVIIème siècle. N’oublions pas que la Franche-Comté fût espagnole jusqu’à cette époque. On pourrait peut-être, bien que rien ne soit vraiment démontré en l’espèce, essayer d’établir un lien historique et œnologique entre vin jaune et Xérès, tous deux « vins de voile » et tous deux alors espagnols… Mais ce n’est pas notre sujet !

    Pour revenir au vin de paille, j’ai voulu savoir quelles étaient en Europe il y a deux siècles, les productions « commerciales » utilisant le nom actuel de vin de paille. Pour ce faire, je me suis référé à la « bible » de cette époque, je veux parler de la «  Topographie de tous les vignobles connus » d’André Julien, dont la première édition remonte à 1816.
    Cette lecture a été particulièrement riche d’enseignements :

    •  Pour ce qui concerne la Franche-Comté en particulier, rien ! absolument rien !
    Pas la moindre allusion à une quelconque tradition de production de vin de paille. En revanche, le vin jaune y occupe une place de choix…Troublant n’est ce pas ?

    Poursuivant mes recherches, je découvre en Alsace une très vieille tradition, non pas de vendanges tardives ou autres « Sélections de grains nobles » avant l’heure, mais bel et bien de vin de paille comme nous l’entendons de nos jours. Je cite in extenso le texte en question :

    « Lorsque la température a été favorable à la vigne, on fait à Colmar, à Olwiller, à Kientzheim, à Kayserberg, à Ammerschwihr et dans quelques autres vignobles du même arrondissement, des vins de paille (strohwein), ainsi nommés par ce que, dans l’origine, les raisins que l’on employait à leur fabrication étaient étendus pendant plusieurs mois sur de la paille, avant d’être portés au pressoir… On assure que lorsque ce vin a été gardé six ou huit ans, il ressemble au vin de Tokay, plus il vieillit, plus il acquiert de finesse et d’agrément, c’est pourquoi il peut être rangé parmi les meilleurs vins de liqueur de France » ( fin de citation).
    Cette tradition est lentement tombée en désuétude pour disparaître vers la fin du XIXème siècle.

    Mais, poursuivons notre « tour de France » des vins de paille ! Nous arrivons maintenant à L’Hermitage (ou Ermitage) et je redonne la parole à André Julien :

    Vin de paille de l’Hermitage 1982 du domaine Chapoutier

    «  Quelques grands propriétaires de Tain font avec des raisins blancs choisis sur la côte de l’Hermitage, du vin de paille très estimé et qui se vend fort cher; il a la couleur de l’or, du parfum et un goût délicieux. les raisins destinés à sa préparation sont étendus sur de la paille ou suspendus à des perches pendant six semaines ou deux mois : lorsqu’ils sont en partie desséchés, on les égrappe et on les porte au pressoir. Le jus que l’on exprime est très épais et visqueux,mais quand il a subi la fermentation,il s’éclaircit,et on le soutire dans des tonneaux où il reste plusieurs années avant d’être mis en bouteilles. C’est alors une liqueur délicieuse, que l’on dit être supérieure aux vins de même nom que l’on fait en Alsace » (fin de citation).

    Depuis le début des années quatre vingt, on produit à nouveau des vins de paille à l’Hermitage, qui sont vendus à prix d’or…

    Mais finissons en avec ce petit tour d’horizon des vins de paille français vu par André Julien il y a presque deux siècles et citons enfin le vin de paille d’Argentat dans la Corrèze, dont il ne subsiste même plus le souvenir…

    Pour ce qui touche au reste de l’Europe , la liste s’avère assez copieuse. Commençons par l’Allemagne si vous le voulez bien :

    « On prépare dans plusieurs vignobles de Franconie des vins de paille semblables à ceux de l’Alsace, mais plus aromatiques » (fin de citation André Julien).

    Pour ce qui concerne l’Italie, on retrouve le vin de paille sous le nom de Vin Santo un peu partout dans le Nord : Castiglione, Loreto (Lombardie), Garda, Bardolino, San Vigilio, Soave (Vénétie). Aujourd’hui encore, on élabore de très bons vins de paille sous le nom de Recioto dans toute la zone de la Valpolicella et de Soave.
    Le vin Santo en tant que vin de paille traditionnel est toujours produit de nos jours, plus particulièrement sous cette dénomination en Italie centrale. Sa qualité oscille du produit exceptionnel qui enchante le palais et l’esprit au vin hyper oxydé le plus lamentable.

    Attention aux Vinsanto bon marché élaborés par séchage des raisins durant trois jours dans des chambres chauffées et ventilées artificiellement.
    Amateurs, la prudence s’impose ! Hélas, cette pratique existe aussi dans le Jura, la loi italienne et française ne prévoyant ni la durée du séchage, ni le mode.
    Un grand vin de paille est un produit difficile à élaborer, donc risqué et par conséquent jamais bon marché.

     

    Une fois passées en revue, l’histoire et les lieux de production, tentons maintenant de donner une définition la plus précise possible au vin de paille.

    La méthode la plus classique consiste à faire sécher des raisins sur un lit de paille pour une période qui peut atteindre six mois (une des applications bien connue du « passerillage ») avant de les soumettre au pressurage et à la fermentation. A cette méthode est généralement associée la suspension des raisins dans des locaux bien aérés, évitant le cas échéant la détérioration de la grappe au contact d’une matière végétale comme la paille.

    Un autre procédé proche consiste à tordre le pédoncule de chaque grappe pour interrompre la circulation de la sève, afin que le sucre se concentre dans les baies. On parle alors plus particulièrement de vin passerillé sur pied.
    L’abbé Bellet a signalé cette pratique au début des années 1700 en Italie et en Provence.
    Cette méthode laborieuse était utilisée à Constantia en Afrique du sud au XVIIIème et XIXème siècle.
    La version moderne de cette pratique consiste à couper à sa base le rameau porteur du raisin et à laisser celui-ci se dessécher sur le pied de vigne.
    Je rajouterai, pour faire bonne mesure, que depuis la plus haute antiquité, les cultures méditerranéennes ont connu et utilisé le processus du passerillage pour augmenter la quantité de sucre dans le raisin et par voie de conséquence la force alcoolique du breuvage… ( on ne parlait pas encore de modération…)

    Cette méthode, simple et bien adaptée au climat, consiste à exposer les raisins au soleil, sur des nattes en général, pour une durée jamais inférieure à huit jours. Les vins qui peuvent aujourd’hui revendiquer le lien le plus direct avec cette tradition mythologique, sont les « Passito » de Lipari et de Pantelleria , le Nectar de Samos , le Vinsanto de Santorin , sans oublier le Commandaria de Chypre et le Malaga andalou.

    Vous voyez que nous avons déjà beaucoup voyagé, en partant du Jura et que nous ne nous sommes pas trop éloignés du sujet…

    Tout comme pour les Eiswein , (vins de Glace) il est nécessaire de vendanger les raisins les plus sains possible. La moindre trace de pourri ou de moisi a des effets calamiteux sur la qualité des raisins en phase de passerillage.
    A ce sujet, je voudrai vous livrer notre première expérience à Rust (Burgenland-Autriche) en 1996 avec notre ami et partenaire Bruno Landauer.
    Nous avions vendangé environ 1500kg de raisins (principalement du Grüner Veltliner ) vers le 20 Septembre 1996. L’année pouvait être considérée comme « difficile » car plutôt favorable au développement du botrytis cinéréa. Les raisins présentaient cependant un très bel aspect et nous avions hâte de tenter l’expérience.

    Ils ont été étendus sur des lits de paille, dans les greniers de Bruno, parfaitement bien aérés. En dépit de nos efforts, quatre semaines plus tard, nous avons dû déchanter, constatant le développement foudroyant de la pourriture… Les 1500 kg de raisin ont terminé leur carrière à la décharge… Nous fûmes très déconfits… et il ne nous restait plus, selon l’usage ancien, qu’à faire bonne figure à mauvais jeu, nous promettant d’être plus prudents l’année suivante.
    En 1997, nous avons réitéré et réussi cette fois là un étonnant vin de paille de 100% Furmint, qui demeure à ma connaissance unique en son genre.

    Mais, revenons à la méthode !

    Le raisin, doit être vendangé un peu au-delà de la maturité physiologique. Le type de cépage est bien entendu très important et conditionne des facteurs comme l’épaisseur des peaux, l’acidité, le potentiel de sucre et évidemment la palette aromatique. Il suffit par exemple de goûter un vin de paille jurassien à forte proportion de Savagnin (Traminer non aromatique) pour être convaincu de sa supériorité sur tous les autres cépages utilisés dans la région. On peut également souhaiter assembler plusieurs cépages en vue d’obtenir un vin plus complexe, mais le résultat n’est pas toujours au rendez vous…
    Il faut aussi utiliser un local bien aéré et très sec.
    Toutes les semaines, il y aura lieu de contrôler l’état des raisins et de retirer les grains détériorés, afin qu’ils ne contaminent pas les autres grappes.
    La durée moyenne de passerillage est de trois à quatre mois, mais dans des cas exceptionnels, peut être prolongée jusqu’à cinq ou six mois.
    Une grappe de raisin par ce procédé peut perdre jusqu’à 90% de son poids.

    Le jus obtenu après pressurage, plus ou moins concentré, sera obligatoirement « ensemencé » avec des levures soigneusement sélectionnées et produira après fermentation en cuve inox, plastique ou en barrique, des vins plus ou moins riches en sucres résiduels et en alcool.
    Une méthode traditionnelle consiste à placer le moût dans de petites barriques et à le laisser fermenter sans aucun contrôle jusqu’à épuisement des levures. On arrive par ce moyen souvent à des taux d’alcool de 16 à 17% vol et par conséquent à des taux de sucres résiduels assez bas (c’est le cas souvent des vins de paille jurassiens).

    Ce type de vin de paille est de nos jours représenté au mieux par le Vin Santo de Toscane qui peut passer six années sans ouillage (l’opération consistant à refaire les pleins pour compenser l’évaporation) dans de petites barriques, autrefois de châtaigner, appelées Caratèlli avant d’être mis en bouteilles. Le vin Santo selon la méthode utilisée, peut être liquoreux, moelleux, voire presque sec et alors redoutablement capiteux…
    En dehors de ce type de spécialités que nous venons d’évoquer, la tendance actuelle générale dans le vin est plutôt orientée vers l’obtention d’un fruité plus marqué en préservant le plus possible le moût de l’oxydation et en raccourcissant les durées d’élevage. Le vin poursuit alors sa maturation en bouteille, à l’abri de l’oxygène, en milieu réducteur. Le Tokaji en est un autre exemple flagrant, avec des élevages en barriques qui ont été réduits des deux tiers depuis 1992.

    Je voudrai terminer cet exposé sur les vins de paille en évoquant maintenant les exceptionnels « Strohwein » du Burgenland autrichien.


    LES VINS DE PAILLE DU BURGENLAND AUTRICHIEN (STROHWEIN)

    Concernant ces vins « spéciaux », je me suis tout d’abord attaché à rechercher une éventuelle tradition historique. Il ne s’agit pas de cinq cent ans comme pour les Ruster Ausbruch, mais toutefois de plus d’un siècle. Le premier Strohwein recensé dans cette région date de 1891.
    On étendait alors les raisins sur des lits de roseaux du fameux lac de Neusiedeln, d’où le nom de « Shilfwein » (vin de roseaux).
    Dans cette région, royaume historique multiséculaire des vins liquoreux, l’élaboration des Strohwein et des Eiswein constituait une alternative aux « Ausbruch » les années où il n’y avait pas de botrytis cinéréa.

    Le grand intérêt œnologique de ces vins repose tout d’abord sur l’extraordinaire richesse ampélographique de la région : Cépages indigènes Neuburger, Grüner Veltliner, Welschriesling, Spätrot-Rotgipfler, Frühroter veltliner, Furmint, Sankt Laurent, Blauerzweigelt, Blaufränkisch, mais aussi tous les cépages « internationaux » sans exception.

    Cet intérêt repose également sur des conditions climatiques parfaites pour une lente maturation du raisin, préservant au mieux la richesse aromatique propre au cépage, ainsi que l’acidité, gage de l’équilibre recherché.
    La législation autrichienne, très restrictive, prévoit une richesse minimum en sucre de 25 KMW au pressurage (25% de sucre en masse volumique).
    Elle est la seule législation qui précise une durée minimum de séchage des raisins avant pressurage. ( Trois mois sur lits de paille ou de roseaux).
    Cette législation sévère exclut ainsi de facto tous les « simili » vins de paille séchés au ventilateur en chambres chaudes…

    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l’élaboration d’un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V…

    Avec notre ami et ancien partenaire Georg Lunzer, nous avons réalisé depuis une dizaine d’années quelques vins de paille vraiment extraordinaires et probablement uniques en leur genre. Je pense entre autres au vin de paille Cabernet Sauvignon, dont la première cuvée a vu le jour en 1997 et au vin de paille Riesling, qui n’a pu être réalisé qu’une seule fois, en 2000. Ce sont de petits chef d’œuvre œnologiques, dont il reste quelques bouteilles vendues à « prix d’amis » !

    Élaboration du vin de paille Cabernet-Sauvignon Georg Lunzer à Gols (Burgenland-Autriche).
    Pressurage du 5 février 2004.

    Le 5 septembre 2003, 1800 Kg de raisin Cabernet-Sauvignon ont été vendangés sur la parcelle de 0,62 ha de Georg Lunzer. Ces raisins ont été mis à passeriller (séchage en grenier) sur des nattes de paille jusqu’au 5 février 2004, date à laquelle les raisins ont été pressurés.
    Le degré de maturité des raisins à la vendange était de 18 KMW (18 % de sucres en masse volumique). Au moment du pressurage, la richesse en sucres des raisins atteignait 35 KMW (35 % de sucres en masse volumique).
    La quantité produite mise à fermenter est de 400 litres. Ceci vous permet de mesurer le rendement ridicule lié à ce joyau œnologique…


    le 30 octobre 2006

    le 29 octobre 2007

    Vous trouverez ci-dessous la liste des vins de paille disponibles actuellement  (juillet 2015) :

  • EPUISE – Vinsanto San Antimo 1998 DOC « Vin de Paille » Il Poggione (0.50L) – Toscane

    VINSANTO S.ANTIMO 1998 DOC

    Le Vinsanto San Antimo 1998 est un produit extrêmement typé et puissant avec
    66 grammes de sucres résiduels,
    16.62% d’alcool /Vol,
    et 7,15 pour mille d’acidité totale (en tartrique).
    D’une robe or vert lumineuse, la richesse aromatique de ce joyaux œnologique exceptionnel comblera l’amateur de vins rares et originaux.


  • ÉPUISÉ – Vinsanto San Antimo 2003 DOC « Vin de Paille » Il Poggione (0.50L) – Toscane

    Vinsanto San Antimo 1998 du domaine Il Poggione.

    Pour compléter votre information sur les origines du Vinsanto de Toscane, on parle généralement de pressurage ou d’embouteillage effectué à l’occasion d’une fête religieuse marquante : la Toussaint, Noël et la Semaine Sainte. Les raisins utilisés sont principalement le Trebbiano et un peu de Malvoisie.

    Un des éléments fondamentaux entrant dans l’élaboration d’un Vinsanto est le processus de passerillage des raisins. Il faut signaler que des vignerons peu scrupuleux utilisent des ventilateurs qui brassent de l’air chaud (+ de 60°C) dans des pièces closes. Ce procédé n’est pas formellement prohibé. Il est également utilisé dans le Jura Français pour des vins de paille de bas de gamme. Il va sans dire que le Vinsanto San Antimo Il Poggione ne fait pas partie de cette catégorie.

    En effet, les raisins sont séchés dans des greniers ouverts aux quatre vents, permettant une circulation optimale de l’air. En fonction du but recherché (plus ou moins grande richesse en sucres résiduels), le passerillage peut aller de 2 à 6 mois. Une fois le pressurage effectué, le moût est décanté et soutiré dans de petites barriques de chêne ou de châtaignier appelées caratelli. Pour éviter un boisé trop prononcé, on n’utilise pas de barriques neuves.

    Le secret du Vinsanto est de laisser faire la nature en abandonnant ce précieux nectar pendant plusieurs années dans ces caratelli hermétiquement clos.

    vinsantosantantimo2003Le Vinsanto San Antimo 2003 est un produit typé et puissant avec
    60 grammes de sucres résiduels,
    16.5% d’alcool /Vol,
    et 7‰  d’acidité totale
    D’une robe or vert lumineuse, la richesse aromatique de ce joyaux œnologique exceptionnel comblera l’amateur de vins rares et originaux.

    Dossier sur les vins de pailles en cliquant ici.


  • News 8 Mars 2006

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 08 mars 2006

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Nous sommes en train de sortir doucement de ce long hiver, que nous ne regretterons pas, si ce n’est qu’il facilite la consommation (avec modération bien entendu !) de vins corsés et de plats roboratifs…

    Chez Dionis, les choses «vont et viennent» : départ en retraite de notre ancien et fidèle collaborateur Raymond Fitoussi , arrivée de ma fille Céline dans l’entreprise, nouveaux projets, dont je vous entretiendrai ultérieurement, etc.

    Bien que ce ne soit pas l’euphorie dans la grande famille du vin en ce début d’année 2006, il faut toutefois « positiver » et accomplir son ouvrage sans faiblesse, au service de la qualité et de l’esthétique. Continuez à nous faire confiance, nous ferons l’impossible pour la mériter.

    Château Sárospatak
    TOKAJI Sarga-Muskotaly vendanges tardives 2004

    C’est un vin vraiment confidentiel que je souhaite proposer maintenant à votre sagacité gourmande…
    Il s’agit d’une micro cuvée de 400 litres élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent.
    La cuvée que nous vous proposons a été vinifiée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux .
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, le premier fin Octobre 2004 avec un très beau choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains et le second dans la deuxième quinzaine de Novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat toujours, très « botrytisées », presque complètement «aszutées».
    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Furmint et de Harslevelu, puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec une petite presse, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant une année.
    Le vin a été mis en bouteille au mois de Décembre 2005.

    Ses caractéristiques analytiques sont les suivantes :
    •  Alcool : 12.46%
    •  Sucres résiduels : 120 gr/Litre
    •  Acidité totale : 9.9‰

    D’une robe très claire, ce vin sort complètement des sentiers battus au niveau aromatique et se différencie totalement des Aszu classiques issus du cépage Furmint. Toutefois, le côté « macération » de l’aszu est bien présent et donne beaucoup de consistance au vin. La palette aromatique due au cépage Muscat cultivé en dans cette région d’Europe est particulièrement intéressante et complexe, avec cette acidité tranchante qui donne tout son équilibre au vin.
    Il est amusant d’essayer de comparer ce Muscat Aszu d’ Europe centrale issu du passerillage sur pied et de la pourriture noble avec un Muscat naturellement doux séché au soleil de l’ile de Samos…
    Le même cépage, mais deux univers différents !
    Ce vin qui commence à arriver doucement à son équilibre devrait évoluer favorablement sur une bonne dizaine d’années.

    Il sera disponible au mois de Mai. Une offre spéciale « en primeur » vous sera communiquée sur simple demande. info-contact@dionis-vins.fr

    MALVASIA DELLE LIPARI DOC PASSITO 2004

    Quel plaisir de déguster ce merveilleux breuvage entré dans nos entrepôts le 28 Février !
    Ceux d’entre vous (et ils sont nombreux) qui ont acheté le vin du millésime 2003 ont découvert un vin naturellement doux extraordinaire et d’une formidable identité.
    Que dire du 2004 ? qu’il est encore supérieur ? A ce niveau, c’est une pure question de goût.
    Je dirai simplement, que son équilibre est un peu différent, orienté peut être vers encore plus de fraîcheur aromatique et d’équilibre que le 2003.
    Les conditions de la vendange ont été excellentes et se sont déroulées vers la fin Septembre 2004.
    Les raisins d’un état sanitaire parfait ont été exposés au soleil de fin d’été durant deux semaines. A l’issue de ce processus de concentration, les raisins ont subi une cryo macération (macération à froid) de 24 heures,afin d’extraire encore plus d’arômes.
    Afin de ne pas en altérer la pureté, le moût une fois pressuré, a fermenté en cuve inox et a été élevé durant quelques mois seulement en foudre de chêne. Ce fût un choix délibéré, car l’élevage aurait très bien pu s’effectuer en barriques pour une durée de deux années, comme le font certains. Les arômes auraient alors pris un tour beaucoup plus « oxydatifs », ce qui aurait signifié un style très différent, gommant un peu, à notre avis, la grande délicatesse de la Malvoisie. La quantité totale produite a été de 42.3 hectolitres.

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    •  Alcool acquis : 12.38% vol
    •  Sucres résiduels : 114.4 g/l
    •  Extraits secs : 48.1 g/l
    •  Acidité totale : 5.3‰ (P.H : 3.9)

    Le vin présente une robe claire à reflets verts, brillante, particulièrement engageante…
    Le nez est floral, complexe, avec beaucoup de fraîcheur. On trouve aussi une note de fruits exotiques, mais pas les arômes de fruits secs, comme avec le 2003. En bouche, l’ensemble est savoureux, très fruité, avec dominante de fruits exotiques. C’est la confirmation du nez, avec très peu d’évolution et un remarquable équilibre acidité/sucres résiduels pour un liquoreux du sud de l’Europe. Ce vin est entièrement construit sur la subtilité de ses arômes et la finesse de sa structure. Grande persistance en bouche.
    Ce vin est en tout début de cycle. Il devrait donner pour de longues années de grandes émotions œnologiques aux amateurs patients.

    Pour en terminer avec les vins moelleux, je voudrais attirer votre attention sur un délicieux vin de paille de Toscane, appelé là-bas Vinsanto fraîchement entré dans nos entrepôts :

    DOMAINE IL POGGIONE VINSANTO S.ANTIMO 1998 DOC (0.50L)

    Le premier Vinsanto du domaine Il Poggione que nous avons eu le plaisir de sélectionner fût le millésime 1987 et c’était à la fin de l’année 1994.
    De millésime en millésimes, nous n’avons jamais été déçus par ce vin de paille chaque fois très différent, qui peut aller d’un moelleux presque « sec » au côté liquoreux le plus marqué. Ceci est fonction des levures et du niveau de passerillage du raisin avant le pressurage.
    J’ai souvent mis en garde nos amis oenophiles contre les Vinsanto de bas de gamme qui sont produits en séchant les raisins durant trois jours dans des chambres chaudes agrémentées d’un ventilateur.
    Ce n’est bien entendu pas le cas du Vinsanto San Antimo dont les raisins passerillent tranquillement jusqu’au mois de Janvier dans un très grand grenier ouvert aux quatre vents.

    D’une robe or vert lumineuse le Vinsanto San Antimo 1998 est un produit extrêmement typé et puissant présentant une palette aromatique complexe de raisin de Corinthe et de noisette grillée.
    La richesse aromatique de ce joyaux œnologique exceptionnel comblera l’amateur de vins rares et originaux.

    Éléments analytiques :
    – 66 grammes de sucres résiduels,
    – 16.62% d’alcool /Vol,
    – 7,15‰ d’acidité totale (en tartrique).

    Pour plus d’informations et des photos cliquez ici.

    ROUMANIE – Grand vin rouge

    CASTEL BOLOVANU CABERNET SAUVIGNON 2001

    Appellation Samburesti-Dealu Bolovanu

    Le Castel Bolovanu Cabernet Sauvignon 2001 est disponible depuis une quinzaine de jours

    Domaine situé sur les collines de l’Oltenie au sud ouest de l’arc des Carpates, latitude 44° et altitude de 260 mètres. Les sols sont d’origine alluviale, particulièrement propices à l’élaboration de vins rouges très fins.
    Le millésime 2001 Castel Bolovanu a été élevé 6 mois en barriques françaises de 225 litres. Alcool : 13%Vol.
    Complètement différent des vins de Villa Zorilor, il offre une robe grenat. Le nez est fin et rappelle par son côté classique d’excellentes cuvées bordelaises. La bouche est gourmande, équilibrée,avec une fine note d’amertume.

    Il ravira les amateurs de vins rouges « classiques ».

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    ESPAGNE

    TERRAS GAUDA ABADIA SAN CAMPIO ALBARINO 2005
    (Appellation Rias Baixas)

    Crée en 1989, le domaine est situé dans l’extrême sud-ouest de la Galice à A Guarda, au dessus de la rivière Miño.
    Spécialisé dans les grands vins blancs secs, il est reconnu aujourd’hui comme l’un des deux meilleurs, si ce n’est le meilleur de l’appellation.

    Son Albariño 2005 : Abadia de San Campio a été vendangé les 29 et 30 septembre 2005, fermenté en cuve inox et mis en bouteille au tout début du mois de décembre.


    Robe très pâle, brillante et dense.
    Le nez est riche avec des arômes d’agrumes frais, melon, pomme verte, fleurs blanches.
    La bouche est très aromatique avec un remarquable équilibre acidité-gras qui confère fraîcheur et vivacité. Excellente persistance aromatique.
    Ce vin est à boire sur son fruit pendant deux ans environ si l’on veut profiter au maximum de sa fraîcheur aromatique. Il est apte à se conserver cinq ou six années, mais il prendra alors des arômes d’évolution intéressants.
    Excellent à l’apéritif, il accompagnera également poissons et fruits de mer, ainsi que les fromages de chèvre secs.

    Pour plus d’informations, cliquez ici.


  • News 1er Mars 2004

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 1er Mars 2004,

    Cher(e) ami(e) œnophile, Cher (e) Client(e),

    Nouveautés d’Afrique du sud

    Avec un peu de retard, nous avons le plaisir de vous proposer quelques nouveaux vins sélectionnés au printemps 2003 et arrivés en France à la fin de l’année.

     

    MIDDELVLEI SHIRAZ 2001 ( W.O Stellenbosch)

    Grand Domaine de 130 ha appartenant à la famille Momberg, sa production de Shiraz (Syrah) est particulièrement estimable. Le millésime 2001 a permis d’élaborer un vin puissant mais pas trop alcoolisé (13,1%). D’une belle robe grenat, il offre une palette d’arômes de fruits noirs et d’épices particulièrement savoureuse, avec un boisé d’élevage bien intégré.

    Il plaira tout particulièrement aux amateurs de Côtes du Rhône nord qui retrouveront une expression originale de leur cépage favori.

     

    BRADGATE Cabernet- Sauvignon Merlot 2000 Domaine Jordan (W.O Stellenbosch)

    Rouge harmonieux et dense doté d’une robe grenat profond, il est aromatique et très peu boisé. Il présente une certaine complexité, de la fraîcheur et une bonne longueur en bouche. Il est caractéristique de la nouvelle génération des vins de Stellenbosch.

     

    BEYERSKLOOF PINOTAGE 2000 (W.O Stellenbosch)

    Élaboré dans son propre Domaine par l’oenologue Beyers Truter (également vinificateur du Domaine Kanonkop) ce vin, grand succès commercial, offrira à l’amateur tout ce qu’il peut attendre d’un pinotage d’accès facile, velouté et fruité.

    C’est un excellent produit d’initiation à cet étonnant cépage sud africain issu d’un croisement génétique entre le pinot noir et le cinsault.

     

    LA MOTTE (cuvée Millénium) Carbernet-Sauvignon Merlot Malbec 1998

    Provenant des étonnants vignobles de la zone viticole de franschoek la cuvée millénium, est un assemblage des trois cépages précités. Seul, le Malbec provient d’une zone viticole différente, le Swartland.

    La robe est rubis profond, presque grenat, avec de légère trace d’évolution. Le vin est maintenant à parfaite maturité avec des arômes de torréfaction et de la finesse. Il devrait continuer à évoluer favorablement durant quelques années.

     

    Italie

     

    Délices Toscans

    Pour compléter votre information sur les origines du Vinsanto de Toscane, on parle généralement de pressurage ou d’embouteillage effectué à l’occasion d’une fête religieuse marquante : la Toussaint, Noël et la Semaine Sainte. Les raisins utilisés sont principalement le Trebbiano et un peu de Malvoisie.

    Un des éléments fondamentaux entrant dans l’élaboration d’un Vinsanto est le processus de passerillage des raisins. Il faut signaler que des vignerons peu scrupuleux utilisent des ventilateurs qui brassent de l’air chaud (+ de 60°C) dans des pièces closes. Ce procédé n’est pas formellement prohibé. Il est également utilisé dans le Jura Français pour des vins de paille de bas de gamme. Il va sans dire que le Vinsanto San Antimo Il Poggione ne fait pas partie de cette catégorie.

     

    En effet, les raisins sont séchés dans des greniers ouverts aux quatre vents, permettant une circulation optimale de l’air. En fonction du but recherché (plus ou moins grande richesse en sucres résiduels), le passerillage peut aller de 2 à 6 mois. Une fois le pressurage effectué, le moût est décanté et soutiré dans de petites barriques de chêne ou de châtaignier appelées caratelli. Pour éviter un boisé trop prononcé, on n’utilise pas de barriques neuves.

     

    Le secret du Vinsanto est de laisser faire la nature en abandonnant ce précieux nectar pendant plusieurs années dans ces caratelli hermétiquement clos.

    Le Vinsanto San Antimo 1997 est un produit extrêmement typé et puissant avec 38 grammes de sucres résiduels, 16.44% d’alcool/Vol et 7,5‰ d’acidité totale (en tartrique). La richesse aromatique de ce joyaux comblera l’amateur de vins rares et originaux.

    La production totale de la cuvée est de 1750 litres.

     

    Œnophilement votre,
    Jean-François RAGOT


  • News 3 Novembre 2003

    Orliénas le 3 novembre 2003

    Cher(e) ami (e) œnophile,

    Les préparatifs au voyage vers l’Europe Centrale et Orientale et la difficile traversée en  voiture  vers l’est des Carpates A cette période de rani ou l’hiver est arrivé prématurément, n’ont pas permis à  Jean François Ragot de s’adresser directement à vous comme il aime à le faire à cette période, chaque année.

    Le voyage qu’il entreprend à Cotnari, au moment où je vous écris, se veut résolument constructif pour le moyen terme mais dans l’actualité, les rapports avec la « nouvelle direction » du Domaine nous apporte bien des déceptions. Le chemin vers une attitude civilisée dans les relations d’affaires nous paraît encore bien long en Roumanie. Seule la haute qualité des vins que nous y sélectionnons et l’intérêt que vous y trouvez, nous donne l’énergie de poursuivre nos efforts à maintenir une relation en attendant une nouvelle génération d’interlocuteurs.

    Le printemps a été fructueux sur le plan de découverte de nouvelles possibilités en Afrique du Sud bien que Jean-François n’ait pas été globalement satisfait par la tendance à  la médiocrité, à la course au rendement, aux vins maigres et sans équilibre. Heureusement nos partenaires historiques évitent ce penchant dangereux et continuent de respecter une charte de haute qualité. Le seul bémol à propos l’Afrique du sud concerne le mode de gestion de la relation. D’un commerce tout à fait charmant quand ils nous reçoivent au Domaine, nos « amis Sud Africains » sont quelques peu fantasques dans les échanges commerciaux par fax ou mail et témoignent d’une attitude qui n’est pas sans rappeler celle des dirigeants roumains. Mais la encore, comment ne pas faire les efforts requis pour bénéficier des vins précieux de KanonkopHamilton Russell, Constance… A Stellenbosch, deux nouveaux venus sortent du lot : le séduis Bradgate Cabernet sauvignon-Merlot 2000 du Domaine Jordan et le très beau Shiraz 2001 puissant et typé comme on les aime du Domaine Middelvlei (130 ha propriété de Famille Momberg)

     

    Nous avons sélectionné pour vous une remarquable cuvée de Tokaj aszu Château Sarospatak 6 Puttonyos 1999, chef d’œuvre d’équilibre et de complexité aromatique. Il sera disponible, comme la règlementation hongroise l’exige, au début de 2004. J’en profite pour signaler aux amateurs de Tokaji plus anciens et en particulier du Tokaji Aszu Puttonyos 1983 Château Sarospatak, que nous arrivons au bout de nos disponibilités de ce vin  exceptionnel qui a fait les délices de nombreux gourmets depuis 1996. Les dernières bouteilles seront pour les plus prompts à réagir. Certains parmi vous se souviendront certainement cette très sympathique et ultime vendange tardive de Gewürztraminer que le domaine Simonsig a Stellenbosch (Afrique du Sud) a produit pour notre plaisir avant d’arracher pour planter Pinotage  et Cabernet Sauvignon. Devant vos sollicitations à retrouver son équivalent par le prix et la qualité nous sommes heureux vous annoncer la découverte d’un très joli moelleux de Gewürztraminer chez notre ami et partenaire fidèle Bruno Landauer à Rust (Burgenland-Autriche). Ce Spätlese parfait  d’équilibre et de puissance aromatique saura ,sans conteste, atténuer avantageusement la frustration de la disparition du Simonsig et vous apporter de grands plaisir. Le Ruster Auslese 2002, vendange tardive de grains nobles Bruno Landauer, arrivé au début juin est plébiscite par la Haute Restauration française et suisse et à pleinement trouvé sa place dans la Collection des Vins Mythiques et légendaire de Dionis. Il s’inscrit parfaitement dans la grande tradition des liquoreux d’exceptions et vins d’ambassade de l’ancien Empire Austro-hongrois.

    En Italie, la Toscane se rappelle à nous  par le très haut niveau qualitatif de ses rouges :  Brunello et Rosso di Montalcino et le retour (tant espéré par des inities) du très fameux Vinsanto san Antimo DOC 1997 du Domaine Il Poggione, présenté en bouteille de 0,50 litre. Le Vinsanto do Toscane est appelé ainsi en souvenir d’une tradition médiévale selon laquelle les raisins, séchés dans les greniers, étaient pressurés pendant la Semaine Sainte. Les raisins de Trebbianno et de Malvasia vendangés  à la fin de l’été 1997 ont été mis a passeriller, suspendus dans des greniers bien aérés durant quatre mois et pressurés fin janvier 1998. Le vin a été élevé durant 6 années dans des petits fûts do 125 litres (Carretelli) hermétiquement clos

    La chronique d’ Olivier Poussier, Champion du monde de sommellerie en titre, dans la Revu des vins de France sur le Touriga Nacional 2000 de la Quinta Dos Roques (appellation Dão-Portugal) a suscité un grand intérêt parmi les lecteurs à un moment où nous avions pratiquement épuise notre allocation de ce vin remarquable. Devant notre insistance, Direction du Domaine a eu la courtoisie de nous allouer 360 bouteilles supplémentaires qui ont très rapidement été entamées (il reste 150 bouteilles à ce jour).

     

    Je profite de cette anecdote pour saluer les « leaders d’opinion » qui écrivent en conscience pour informer des heureuses découvertes qu’ils font quand ils ont goûte les vins au hasard d’un dîner, en restauration, ou tout simplement quand ils ont acheté le vin.

     

    Cependant je tiens à vous faire part de ma mauvaise humeur à l’égard de certains « faiseurs de guide » dont les pratiques relèvent d’un pur mercantilisme, jugez en:

     

    Nous avons été contactes à plusieurs reprises par Mr Cobbold qui avait le projet de commettre « Le guide Fleurus des vins d’ailleurs » et qui nous demandais de lui fournir gratuitement nos vins disponibles à la vente afin qu’il les soumette à un « Comité Expert »  qui les jugerait dignes non de figurer au et Guide ».

     

    Mr Cobbold connait bien Jean François Ragot depuis plusieurs années et à même eu l’occasion de venir déguster nos vins au Caveau. Nous aurions été heureux de lui ouvrir à nouveau nos portes et nos bouteilles ainsi qu’à son équipe afin qu’ils se fassent une opinion « in situe » sur la qualité de notre travail de sélection. Voici bientôt une vingtaine d’années que Jean-François Ragot parcourt le monde à raison, en moyen annuelle, de quatre tours d’Europe et d’un tour dans l’hémisphère austral, pour vous faire partager ses découvertes et ses coups de cœur, à l’écart des vins d’étiquettes. Ceci représente investissement important pour un nombre de bouteilles disponibles souvent ridicule. Je trouve donc que les méthodes de certains « guides » relèvent davantage du racket et de la publicité déguisée, pour ne pas nous associer à leurs entreprises.

     

    Dans la mesure où aucun de nos vins, pas même les plus prestigieux qui honorent les plus belles Tables de France et sont reconnus comme exceptionnels par la Grande Sommellerie n’ont fait l’objet du moindre commentaire, nous aurions souhaité, Jean-François et moi, que

    Dionis ne figure pas dans cc précis de publicité, a compagnie des négociants de vins étrangers qui ont adresse, pour certains, plus d’une palette de vins (600 bouteilles) et qui se trouvent cités presque à chaque page. Nous trouvons scandales que les promoteurs de cet ouvrage aient mentionné, sans notre accord, notre Maison dans une liste de Cavistes en Rhône-Alpes avec nos clients distributeurs. Ceci constitue un désinformation manifeste et sans être paranoïaque, probablement perfide. Ce « Guide Fleurus des vins d’ailleurs » est vendu en librairie 22,50 euro, ce qui représente à nos yeux une excellent affaire pour ses promoteurs compte tenu de la gratuité des vins et du bénévolat des « dégustateurs ».

    Après ce mouvement d’humeur, revenons à des passions plus positives.

     

    Le Vin de Constance 1999 s’annonce pour la semaine 52 de la présente année 2003. Son prix reste inchangé malgré une nouvelle hausse au Domaine. Les quantités restent toujours aussi limitées.
    Pour préparer dignement les Fêtes de Noël et de Saint Sylvestre, Jean-François a décidé de vous entr’ouvrir sa cave aux trésors et vous offrir à titre tout à fait exceptionnel :

    • 3 grands liquoreux d’anthologie du Burgenland autrichien que certains parmi vous (la Vieille Garde de nos fidèles clients) ont eu l’opportunité d’acquérir voici 8 à 10 ans et dont nous avions gardé quelques précieux flacons.
      Ces vins de collection vous sont proposés à un prix très inférieur à leur véritable cotation et à leurs mérites.
    • 1 mini verticale de Vin de Constance sur les millésimes 1997,1998,1999.

    Voila une belle façon de terminer une année 2003 qui j’espère, aura été pour vous bénéfique.

    Sincères salutations œnophiles,

    Raymond Fitoussi