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  • La perle de Moldavie : le Cotnari

    Orliénas, le 19 décembre 2017,

    Il y a eu très peu d’informations sur ce dossier depuis trois ans, mes derniers contacts avec la région de Cotnari remontants au mois de septembre 2016. Pour le moment, toujours rien de positif !
    Le petit producteur sur qui nous comptions fin 2013 pour faire avancer ce dossier, Ioan Târgovatu est hélas décédé… Le découragement nous a doucement rejoint, Titi Babusanu et moi-même.
    Le Cotnari a été avec le Tokaji un des étendards de Dionis durant les années 90 et 2000. Il nous a donné à nos clients et à nous-même beaucoup de satisfactions œnologiques.
    A ce jour, il n’y a pas d’autres possibilités que d’acheter à l’ex-« combinat » de tristes vins au caractère industriel marqué… Bien entendu, je me refuse absolument à ce pis-aller, mais je dois hélas acter que le retour tant souhaité du Cotnari chez Dionis demeure à ce jour un échec et probablement l’unique véritable échec enregistré depuis le début de notre aventure œnologique en 1985.

    Terminons toutefois par une note positive : je ne perds pas toutefois tout espoir et continue de loin en loin mes investigations.


    Orliénas, le 25 novembre 2014,

    Mon dernier voyage en novembre, m’a permis de faire le point sur le millésime 2014 en Europe Centrale, dont les dernières vendanges se sont déroulées jusqu’à la fin du mois d’octobre.
    Mais pour commencer petit flash-back concernant le vignoble de Cotnari (Roumanie / Moldavie).
    J’avais écrit à la fin du mois de juillet 2014 que la situation sanitaire du vignoble n’était pas excellente malheureusement. De nombreuses parcelles étaient affectées par l’oïdium, le mildiou, mais également par des arachnides. On estimait alors que la moitié de la production était touchée par ces maladies.
    La situation est allée hélas de mal en pis et il n’a pas été possible d’obtenir des raisins Grasa et Tamiioasa romaneasca en état sanitaire convenable.
    Bien entendu, nous n’entendions pour ce premier essai de vinification de vin de Cotnari, n’acheter que des raisins en surmaturité de haute qualité. Face à une situation défavorable, nous avons décidé d’annuler notre projet pour 2014 et ceci dès la fin du mois d’août.

    Si les conditions le permettent nous tenterons bien sûr l’expérience en 2015.
    Nous vous tiendrons informés de l’évolution de ce dossier qui nous tient à coeur.


    Orliénas, le 22 Juillet 2014,

    Quelques informations sur Cotnari : la situation sanitaire du vignoble en ce mois de juillet 2014 n’est pas excellente malheureusement. De nombreuses parcelles sont affectées par l’oïdium, le mildiou, mais également par des arachnides. On peut estimer actuellement que la moitié de la production est touchée par ces maladies.
    Il est par conséquent encore difficile d’évaluer ce que sera la vendange. Ceci dépendra en grande partie des conditions météorologiques de prochaines semaines.

    Bien entendu, nous n’entendons acheter que des raisins en surmaturité de haute qualité. Si les conditions ne le permettent pas cette année, nous devrons attendre avec regrets 2015.

    Nous vous tiendrons informés de l’évolution de notre dossier.

    État du vignoble de Cotnari en Juillet 2014.
    État du vignoble de Cotnari en Juillet 2014.
    État du vignoble de Cotnari en Juillet 2014.

    Orliénas, le 18 novembre 2013,

    Nous revenons sur le vignoble de Cotnari (voir nos news du 23 octobre 2013).
    Nous vous invitons à visionner les interviews du 30 octobre 2013 de Titi Babusanu en compagnie du petit producteur Mihail Varzari. Elles vous apporteront un éclairage peu connu de ce vignoble historique et mythique tombé dans l’oubli depuis globalement le XIXème siècle et la crise du phylloxera.
    La surface du vignoble de Cotnari s’élève à ce jour à environ 1 400 ha.

    Nous sommes décidés à tenter de relancer une petite production de ce vin par le biais de la fourniture principalement de raisins Grasa et Tamiioasa Romaneasca de haute qualité, achetés aux petits producteurs qui voudront bien s’associer à cette opération. Je confirme que le grand viticulteur ami de Rust (Autriche / Burgenland) Bruno Landauer est très intéressé par ce projet et prêt à le rejoindre.


    Orliénas, le 13 novembre 2013,

    Dans la news du 23 octobre, j’ai évoqué la situation calamiteuse qui règne dans la région de Cotnari, le marché étant dominé par l’ex-monopole qui contrôle au moins 95% de la production de raisins.
    Je suis arrivé aux portes de la zone viticole de Cotnari le mercredi 30 octobre 2013 à 9h, après 2 400 km de voyage. J’ai retrouvé là notre « interface locale », l’excellent et sympathique œnologue Titi Babusanu. Comme je l’ai expliqué déjà dans ma newsletter du 23 octobre, la problématique dans cette zone est de tenter de créer une nouvelle dynamique à partir de petits producteurs,  pour échapper à la « rationalisation par le bas », qui est la politique dominante mise en œuvre par les dirigeants de l’ex-ferme d’état.

    Pour être franc, nous repartons de très loin… Que ce soit Dionis ou Titi Babusanu, nous sommes considérés par eux comme persona non-grata… Nos demandes de rendez-vous ont été déclinées de manière très désagréable. Plus grave, notre excellent ami, Ioan Bilius,  avec qui nous avons fait un travail formidable de 1990 à 2002 a probablement subi des pressions de la part du « monopole » et a piteusement prétexté un déplacement dans la région pour ne pas nous recevoir… C’est dire l’ambiance qui règne dans cette région, où l’ex-monopole qui fournit du travail à toute la zone, a laissé cette dernière dans un état apparent voisin du fameux « socialisme réel » des années 80…
    Contrairement, à l’ensemble de la Transylvanie, de la Valaquie et d’une grande partie de la Moldavie, il n’y a, par exemple, aucune possibilité de dormir où même de manger à Cotnari. L’esprit d’initiative est totalement annihilé aujourd’hui encore en 2013, par des pratiques d’une autre époque, aux relents mafieux. il faut rajouter à cela le côté un peu fataliste et indolent de la population demeurée imprégnée par l’influence ottomane jusqu’à la fin du XIXème siècle.

    Nous avons rencontré deux petits producteurs : Mihai Varzari (le plus gros des petits producteurs avec 50 ha) et Ioan Târgovatu.
    La dégustation chez le premier nous a permis de faire le tour d’une production très « artisanale », avec des moyens techniques limités (absence de capacité de refroidissement entre autres et stockage rudimentaire). Nous avons dégusté des Chardonnay, Sauvignon, Feteasca Alba, Frincusa et Grasa. Il est clair que ces vins souffrent d’un manque total de netteté, due à une hygiène sommaire et à un excès de sulfitage (So2).
    Nous avons eu la surprise de retrouver chez Mihai Varzari une ancienne connaissance de 2002 de Cotnari SC SA (l’ex-monopole) Eugen Cojocariu, prétendument œnologue de ce petit domaine et très certainement envoyé « en sous-marin » par la direction du monopole… Ah l’esprit de la « Securitate » n’est jamais bien loin encore…
    Nous avons évoqué avec Mihai Varzari la possibilité de mettre en œuvre une sélection parcellaire de Grasa pour la vendange 2014, avec pour but de vinifier de 10 à 20 Hl de Grasa moelleux et peut-être de Tamiioasa avec des moyens modernes dont le froid et la filtration stérile. Cette possibilité nous est offerte par Titi Babusanu qui possède une unité de micro-vinification dans la ville de Iasi, à 60 km de Cotnari.

    La visite et la dégustation chez le deuxième petit producteur, Ioan Târgovatu a été beaucoup plus proche de nos critères. Sa petite cave extrêmement propre nous a très favorablement impressionnés. N’ayant pas comme Mihai Varzari la technologie adéquate pour vinifier des vendanges tardives de Cotnari Grasa ou de Tamiioasa, il s’est orienté vers une toute petite production de vins blancs secs Feteasca Alba, Feteasca Regala, Frincusa, Grasa et Tamiioasa Romaneasca. Tous ces vins du millésime 2013 étaient nets, purs et plutôt bien vinifiés. Une mention particulière pour son 2013 Feteasca Regala.
    Ioan Târgovatu est d’accord pour identifier des parcelles de Grasa et Tamiioasa chez ses collègues de la région avec une orientation « vendanges tardives ». Il pourrait être très efficace pour l’achat et la collecte des raisins conformes à nos critères.

    Voila, nous avons lancé le ballon et il faut attendre maintenant qu’il retombe. Affaire à suivre !

    Je rajouterai in fine que notre ami et partenaire autrichien Bruno Landauer serait intéressé pour être de la partie.

    Le vignoble de Cotnari, le 30 octobre 2013.
    La cave de Ioan Târgovatu, le 30 octobre 2013.
    De gauche à droite : Titi Babusanu et Ioan Târgovatu, le 30 octobre 2013.

    Orliénas, le 12 novembre 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,Je suis de retour depuis hier soir, après un voyage de près de 6500 km à travers 8 pays d’Europe centrale. Je ramène bien entendu une grosse masse d’informations qui vous sera délivrée au fur et à mesure à la fois sur le site et sur notre blog.
    La partie la plus complexe concerne la Roumanie, dont la viticulture dans sa très grande majorité est encore très éloignée de nos normes européennes. Je me suis rendu à Cotnari (extrême nord-est de la Roumanie), dans l’ancienne principauté de Moldavie. (A ne pas confondre avec la République indépendante de Moldavie, appelée aussi Moldova ou Bessarabie)
    La dégustation des vins m’a permis d’extraire deux lots dans l’excellent millésime 2008, qui a été vendangé la première quinzaine d’octobre. Le but d’internet étant la diffusion d’images, je vous renvoie à la vidéo que j’ai réalisée sur place dans la cave de la société Vinia à Cotnari même le lundi matin 3 novembre 2008.
    J’espère que nous allons pouvoir faire embouteiller au moins une des deux cuvées sélectionnées : le Grasa CIB et le Tamiioasa Romaneasca. Ça pourrait se faire vers la fin du mois de janvier 2009, mais vous voyez que je suis très prudent, ayant été déjà échaudé…

    L’équilibre du Grasa 2008 dégusté est de plus de 80g de sucre résiduel, environ 12% d’alcool et 9.1‰ d’acidité. Ce sont des paramètres analytiques excellents.
    Le Tamaiioasa quant à lui, présente des caractéristiques proches en matière de sucre résiduel et d’alcool acquis, avec une acidité de 7.6‰.Mon dernier voyage à Cotnari remontait à novembre 2004 et m’avait permis alors de sélectionner notre cuvée Château Cotnari, Grasa CIB 2003. Tout a une fin, et il nous reste moins de 300 bouteilles de ce joli vin. J’espère avoir trouvé son remplaçant. Les vins de 2008, à mon avis, seront aptes à une garde d’un vingtaine d’années dans une bonne cave.Dans la suite de la dégustation, nous avons pu apprécier un bon Pinot Gris moelleux 2008 de Cotnari, vif et même un peu acidulé. Un Feteasca Alba 2008 moelleux présentait une palette aromatique intéressante, hélas « cassé » par un taux de SO2 (souffre) beaucoup trop élevé. C’est un des grands problème encore en Roumanie où l’on a tendance à utiliser très souvent, par précaution, les doses maximales autorisées par la législation européenne.
    Une surprise avec un cépage Muscat rosé traditionnel de la Moldavie le Busiioaca de Bohotin 2008. C’est un vin moelleux complètement original avec 12.3% d’alcool, 51g de sucre et une acidité revigorante de 7.9‰. Il est très fruité, avec un côté moelleux subtil, une touche végétale et une certaine élégance dans l’ensemble.Dans cette vaste dégustation d’une vingtaine de vins, nous avons eu le plaisir de re-déguster des vieux vins de Cotnari : un Tamiioasa Romaneasca CIB 1995, très bien évolué avec de beaux arômes de cire d’abeille et d’encens, ainsi qu’un Cotnari Grasa 1987 admirablement bien conservé et évolué avec son inimitable touche mentholée. Nous avons vendu par le passé ces deux références et si d’aventure il vous restait quelques bouteilles dans votre cave (je m’adresse bien entendu aux anciens clients de Dionis) n’hésitez pas à déboucher !

    Campagne traditionnelle moldave. Cotnari le lundi matin 3 novembre 2008.
    Les vignobles de Cotnari avec en fond le « Château Cotnari » le lundi matin 3 novembre 2008.
    Dégustation du millésime 2008 le lundi matin 3 novembre 2008. De droite à gauche : Mihai (le maître de chais), Titi Babusanu (Responsable commercial et marketing de Vinia), et votre serviteur…
    Cuvée 2008 de Cotnari Grasa CIB le 3 novembre 2008.

    Petit Dossier historique sur Cotnari

    Un nectar oublié, redécouvert et offert aux amateurs de vins rares par DIONIS.
    Perle de la couronne, cousin éloigné du Sauternes, rejeté au delà de l’arc des Carpates aux confins de la Roumanie et de l’Ukraine, dans l’ancienne Principauté roumaine de Moldavie, le COTNARI, m’a rapidement convaincu que son ancestrale réputation pouvait être encore tout à fait justifiée. Adulé aux XVIIIème et XIXème siècles, alors que sa superficie n’excédait guère 350 hectares, (le cœur du cru produisant aujourd’hui encore les meilleurs vins), le vignoble de Cotnari couvrirait actuellement, si l’on se fie aux statistiques locales, plus de 2000 hectares.

    Historiquement, la première mention avérée de ce vin doré à reflets verts, nous la trouvons dans un ouvrage paru à Venise en 1441 et l’on signale déjà son prix particulièrement élevé. Julien n’hésite pas à écrire que les vins de Cotnari « figurent parmi les meilleurs du globe ».
    Dans un ouvrage paru à Londres en 1900, intitulé Rumania, l’auteur G.Benger est tout aussi dithyrambique : « bien soigné, le puissant vin doré de Cotnari devient en effet un vin noble semblable au TOKAJI, mais plus généreux et plus sec. Le Cotnari vieilli est tout à fait sain, extrêmement impétueux avec beaucoup d’arômes et ressemblant au vin de Malaga d’Espagne ». Il était traditionnellement exporté vers la Russie, la Pologne et l’Autriche, sans oublier les beaux établissements parisiens sous le Second Empire, où il était connu sous le nom de « Perle de Moldavie ».
    Après le douloureux intermède du phylloxéra à l’aube du XXème siècle, les vignobles seront vite reconstitués et les vins distingués par des grands prix à Bruxelles en 1934, Paris en 1935 et New York en 1937.

    Une grappe de raisin Grasa botrytisée. (pourriture noble)

    Le plus important de tous, pour la qualité des vins qui en sont issus, le GRASA (35 % de la zone viticole) n’est pas sans rappeler le FURMINT hongrois. C’est le seul apte à produire de grands vins liquoreux de pourriture noble. Il ne gagne pas à être assemblé aux autres cépages et son potentiel de conservation dépasse largement trente ans pour les meilleures années. Le cépage aromatique TAMAIIOASA ROMANEASCA ou BUSUIOACA DE MOLDOVA couvre 10 % du vignoble. Il est proche du Muscat à petits grains et est généralement vendangé tardivement, passerillé mais non botrytisé.Viennent ensuite le FETEASCA-ALBA, pour 35% de la surface, moins intéressant à mon sens, car manquant souvent de « feu » et d’acidité. Les 20% restants sont consacrés à un autre cépage indigène, le FRINCUSA, donnant des blancs secs de soif, vifs et peu alcoolisés.

    Cîrjoaia (Cotnari) en mars 1996
    Jean-François Ragot à Cîrjoaia (Cotnari) en mars 1996.
    Jean-François Ragot à Cîrjoaia (Cotnari) en mars 1996.
    Les vignobles de Cotnari en octobre 2002.
    Cîrjoaia (Cotnari) en octobre 2002.
    Aspect très traditionnel des vignobles de Cotnari en octobre 2002.
    Le chateau cotnari et ses vignobles en octobre 2002.
    Les vignobles de Cotnari en octobre 2002.

    Les structures économiques viti-vinicoles ont relativement peu évolué depuis la disparition du système collectiviste. Contrairement à Tokaji où se sont créés de nombreux domaines, issus du démantèlement des coopératives et de la Ferme d’ État, la presque totalité du vin est produit à Cotnari par l’ancienne Ferme d’ État. Officiellement, elle a été « privatisée » en 1998, en fait, partagée entre les salariés…

    Ce curieux système n’a hélas pas permis l’apport de capitaux et de technologie occidentale.
    Il y a cinq ans environs, j’avais évoqué dans une Lettre de Dionis les très importantes destructions que le vignoble avait subi consécutivement au froid polaire de l’hiver 1997. Une partie du vignoble a été replantée avec des moyens archaïques et les rendements restent très irréguliers.Pour conclure, nous nous sommes livrés à une rétrospective des millésimes que nous avons eu le plaisir de vous faire découvrir depuis 1990 , première année où nous avons importé ces vins.
    Le 2000 est le onzième millésime de Grasã vsoc-cib (sélection de grains nobles).
    Il a été précédé chez Dionis des millésimes 1966; 1969; 1977; 1978; 1982; 1987; 1988; 1989; 1991; 1993 en Grasã et 1990; 1993; 1995 en Tamaiioasa Romanesca. Ceux parmi vous qui disposeraient d’une verticale de ces brillants millésimes sont bien plus riches que nous…


    La saga du Cotnari-Grasa vsoc cib 2003…

    Pour ceux d’entre vous qui lisent «  La Lettre de Dionis » attentivement (ils sont nombreux, je le sais !) vous avez pu suivre la saga que constitue la collaboration avec cette région viticole très éloignée de tout, depuis le départ à la retraite en janvier 2003, de mon ami et très ancien partenaire, Ioan Bilius .
    Lors de ma visite à la propriété du 1 er Novembre 2004, j’avais « identifié » une petite et excellente cuvée de Grasa vsoc cib 2004.En roumain, «  cib » signifie : «  Cules la innobilarea boabelor » soit la traduction exacte en français de : «  sélection de grains nobles ». . Je l’avais alors réservée pour une mise en bouteille vers la fin du printemps 2005. Quelle ne fût pas ma surprise de constater que l’échantillon expédié alors, ne correspondait plus du tout à celui dégusté à la propriété ! Devant mes interrogations véhémentes et persistantes, j’ai fini par découvrir le « pot aux roses » ! « Notre » vin avait servi de « vin médecin » pour renforcer une moyenne qualitative de production, un peu faible…
    Se mettre en colère est une chose, tout recommencer pour identifier une nouvelle cuvée en est une autre…Je suis donc remonté sur mon cheval, avec pour objectif cette fois ci, le millésime 2003
    Cette nouvelle cuvée, enfin identifiée, a été embouteillée, les bouteilles étiquetées et les cartons palettisés. Les vins sont maintenant prêts et devraient être disponibles dans notre entrepôt avant la fin Janvier.

    Éléments analytiques du Cotnari-Grasa vsoc cib 2003
    •  Alcool : 12% vol
    •  Sucres résiduels : 55 gr/l
    •  Acidité fixe : 6.3‰

    Nous retrouvons dans ce vin plus moelleux que liquoreux, de la finesse, des arômes complexes de rose et de fruit blanc, avec cette nuance mentholée caractéristique du cépage Grasa. C’est un excellent vin pour l’apéritif présentant dans sa catégorie un bon rapport qualité-prix.

     

     

     


  • News 18 novembre 2013 : Dionis veut relancer le Cotnari

    Orliénas, le 18 novembre 2013,

    Nous revenons sur le vignoble de Cotnari (voir nos news du 23 octobre 2013 et du 13 novembre 2013).
    Nous vous invitons à visionner les interviews du 30 octobre 2013 de Titi Babusanu en compagnie du petit producteur Mihail Varzari. Elles vous apporteront un éclairage peu connu de ce vignoble historique et mythique tombé dans l’oubli depuis globalement le XIXème siècle et la crise du phylloxera.

     Vous pourrez retrouver dans le lien suivant, des informations sur ce vin et quelques éléments sur notre travail pour la promotion du Cotnari entre 1990 et 2005 :
    La perle de Moldavie : le Cotnari.

     Nous sommes décidés à tenter de relancer une petite production de ce vin par le biais de la fourniture principalement de raisins Grasa et Tamiioasa Romaneasca de haute qualité, achetés aux petits producteurs qui voudront bien s’associer à cette opération. Je confirme que le grand viticulteur ami de Rust (Autriche / Burgenland) Bruno Landauer est très intéressé par ce projet et prêt à le rejoindre.


  • News 13 Novembre 2013 : Retour de périple européen

    Orliénas, le 13 novembre 2013,

    Je suis de retour depuis le 11 novembre d’un voyage de 17 jours qui m’a conduit en Roumanie, Hongrie, Autriche et Allemagne. Dans la news du 23 octobre, j’ai évoqué la situation calamiteuse qui règne dans la région de Cotnari, le marché étant dominé par l’ex-monopole qui contrôle au moins 95% de la production de raisins. La surface du vignoble de Cotnari s’élève à ce jour à environ 1 400 ha.
    Je suis arrivé aux portes de la zone viticole de Cotnari le mercredi 30 octobre 2013 à 9h, après 2 400 km de voyage. J’ai retrouvé là notre « interface locale », l’excellent et sympathique œnologue Titi Babusanu. Comme je l’ai expliqué déjà dans ma newsletter du 23 octobre, la problématique dans cette zone est de tenter de créer une nouvelle dynamique à partir de petits producteurs,  pour échapper à la « rationalisation par le bas« , qui est la politique dominante mise en œuvre par les dirigeants de l’ex-ferme d’état.

    Pour être franc, nous repartons de très loin… Que ce soit Dionis ou Titi Babusanu, nous sommes considérés par eux comme persona non-grata… Nos demandes de rendez-vous ont été déclinées de manière très désagréable. Plus grave, notre excellent ami, Ioan Bilius,  avec qui nous avons fait un travail formidable de 1990 à 2002 a probablement subi des pressions de la part du « monopole » et a piteusement prétexté un déplacement dans la région pour ne pas nous recevoir… C’est dire l’ambiance qui règne dans cette région, où l’ex-monopole qui fournit du travail à toute la zone, a laissé cette dernière dans un état apparent voisin du fameux « socialisme réel » des années 80…
    Contrairement, à l’ensemble de la Transylvanie, de la Valaquie et d’une grande partie de la Moldavie, il n’y a, par exemple, aucune possibilité de dormir où même de manger à Cotnari. L’esprit d’initiative est totalement annihilé aujourd’hui encore en 2013, par des pratiques d’une autre époque, aux relents mafieux. il faut rajouter à cela le côté un peu fataliste et indolent de la population demeurée imprégnée par l’influence ottomane jusqu’à la fin du XIXème siècle.

    Nous avons rencontré deux petits producteurs : Mihai Varzari (le plus gros des petits producteurs avec 50 ha) et Ioan Târgovatu.
    La dégustation chez le premier nous a permis de faire le tour d’une production très « artisanale », avec des moyens techniques limités (absence de capacité de refroidissement entre autres et stockage rudimentaire). Nous avons dégusté des Chardonnay, Sauvignon, Feteasca Alba, Frincusa et Grasa. Il est clair que ces vins souffrent d’un manque total de netteté, due à une hygiène sommaire et à un excès de sulfitage (So2).
    Nous avons eu la surprise de retrouver chez Mihai Varzari une ancienne connaissance de 2002 de Cotnari SC SA (l’ex-monopole) Eugen Cojocariu, prétendument œnologue de ce petit domaine et très certainement envoyé « en sous-marin » par la direction du monopole… Ah l’esprit de la « Securitate » n’est jamais bien loin encore…
    Nous avons évoqué avec Mihai Varzari la possibilité de mettre en œuvre une sélection parcellaire de Grasa pour la vendange 2014, avec pour but de vinifier de 10 à 20 Hl de Grasa moelleux et peut-être de Tamiioasa avec des moyens modernes dont le froid et la filtration stérile. Cette possibilité nous est offerte par Titi Babusanu qui possède une unité de micro-vinification dans la ville de Iasi, à 60 km de Cotnari.

    La visite et la dégustation chez le deuxième petit producteur, Ioan Târgovatu a été beaucoup plus proche de nos critères. Sa petite cave extrêmement propre nous a très favorablement impressionnés. N’ayant pas comme Mihai Varzari la technologie adéquate pour vinifier des vendanges tardives de Cotnari Grasa ou de Tamiioasa, il s’est orienté vers une toute petite production de vins blancs secs Feteasca Alba, Feteasca Regala, Frincusa, Grasa et Tamiioasa Romaneasca. Tous ces vins du millésime 2013 étaient nets, purs et plutôt bien vinifiés. Une mention particulière pour son 2013 Feteasca Regala.
    Ioan Târgovatu est d’accord pour identifier des parcelles de Grasa et Tamiioasa chez ses collègues de la région avec une orientation « vendanges tardives ». Il pourrait être très efficace pour l’achat et la collecte des raisins conformes à nos critères.

    Voila, nous avons lancé le ballon et il faut attendre maintenant qu’il retombe. Affaire à suivre !

    Je rajouterai in fine que notre ami et partenaire autrichien Bruno Landauer serait intéressé pour être de la partie.

    Le vignoble de Cotnari, le 30 octobre 2013.
    Le vignoble de Cotnari, le 30 octobre 2013.
    De gauche à droite : Titi Babusanu et Ioan Târgovatu, le 30 octobre 2013.
    De gauche à droite : Titi Babusanu et Ioan Târgovatu, le 30 octobre 2013.
    La cave de Ioan Târgovatu,  le 30 octobre 2013.
    La cave de Ioan Târgovatu, le 30 octobre 2013.
    De droite à gauche : Titi Babusanu, Mihai Varzari et ... Eugen Cojocariu, le 30 octobre 2013.
    De droite à gauche : Titi Babusanu, Mihai Varzari et … Eugen Cojocariu, le 30 octobre 2013.

  • News : 23 octobre 2013 : Cap sur Cotnari !

    Dionis a été le premier et pratiquement unique opérateur à faire entrer sur le marché français des vins historiques de Cotnari à partir de 1990. Je rappelle pour ceux qui l’auraient oublié, que la zone viticole de Cotnari se trouve en Moldavie roumaine, dans l’extrême nord-est du pays.
    Je vous renvoie pour l’histoire de ce vin mythique et légendaire au lien suivant : La perle de Moldavie : le Cotnari.

    Nous avons vendu nos dernières bouteilles de Cotnari Grasa 2003 en 2009 et faute de la capacité de nous approvisionner à nouveau, selon les procédures de sélection propres à notre maison, nous avons été obligés de renoncer provisoirement à ce vin. L’ancien monopole Cotnari SA SC a réussi à maintenir une position ultra dominante sur la production de ce vin, avec des qualités de plus en plus basses,  ne permettant pas à d’autres opérateurs d’émerger. Qui plus est, le « monopole » est plutôt dans d’assez mauvaises mains…
    Quelque peu « irrité » par cette situation invraisemblable dans un pays passé à l’économie de marché depuis une vingtaine d’années, j’ai décidé de retourner sur place cette fin octobre 2013 afin de tenter de trouver une solution pour de nouveaux approvisionnements conformes à notre éthique. Ce que je peux dire, c’est que ce n’est pas gagné… Vous serez tenus bien entendu informés des péripéties de ce voyage.
    Il sera l’occasion d’un tour d’Europe plus large, avec l’Autriche, la Hongrie et l’Allemagne jusqu’au 11 novembre.

    Cordialement,
    Jean-François


  • EPUISE – Castel Bolovanu Cabernet-Sauvignon 2001 (0.75L) Appellation Samburesti-Dealu Bolovanu

    CASTEL BOLOVANU CABERNET SAUVIGNON 2001

    Domaine situé sur les collines de l’Oltenie au sud ouest de l’arc des Carpates, latitude 44° et altitude de 260 mètres. Les sols sont d’origine alluviale, particulièrement propice à l’élaboration de vins rouges très fins.
    Le millésime 2001 Castel Bolovanu a été élevé 6 mois en barriques françaises de 225 litres.
    Alcool : 13%Vol.
    Complètement différent des vins de Villa Zorilor, il offre une robe grenat. Le nez est fin et rappelle par son côté classique d’excellentes cuvées bordelaises. La bouche est gourmande, équilibrée,avec une fine note d’amertume.
    Il ravira les amateurs de vins rouges « classiques ».


  • EPUISE – Terrasses Danubiennes Sienna Merlot 2001 (0.75L) Appellation Vanju Mare

    TERRASSES DANUBIENNES SIENNA MERLOT 2001 Appellation Vanju Mare

    Ce domaine est situé à l’extrême sud ouest de la Roumanie, près des célèbres « portes de fer » du Danube dont parle l’Empereur Trajan, s’apprêtant à conquérir le pays Dace, berceau de la future Roumanie. Les terrasses formant amphithéâtre sont protégées des vents froids du nord et bénéficient de la régulation thermique du Danube tout proche.
    La Cuvée Sienna 2001 est élaborée à partir de 90% de Merlot et 10% de Cabernet Sauvignon.
    Le rendement très modéré a donné entre 35 et 40 hectolitres à l’hectare. Le vin a été élevé 6 mois en barriques et 12 mois en bouteilles avant sa mise sur le marché. Alcool : 14%vol.

    « Doté d’une robe grenat brillante et profonde, le vin offre un nez aromatique, intense, presque sauvage avec un côté exotique qui rappelle les meilleurs vins rouges de l’hémisphère sud. La bouche est concentrée sur un fruit rouge et noir très mûr avec une belle fraîcheur.
    La persistance aromatique est excellente.
    Pour les amateurs de vins puissants et vigoureux ! »

    TERRASSES DANUBIENNES SIENNA MERLOT 2001


  • EPUISE – Cotnari grasa VSOC CIB 2003

    COTNARI GRASÃ VSOC CIB Château Cotnari 2003

    Sélection de grains nobles.

    Éléments analytiques du Cotnari-Grasa vsoc cib 2003
    •  Alcool : 12% vol
    •  Sucres résiduels : 55 gr/l
    •  Acidité fixe : 6.3‰

    Nous retrouvons dans ce vin plus moelleux que liquoreux, de la finesse, des arômes complexes de rose et de fruit blanc, avec cette nuance mentholée caractéristique du cépage Grasa. C’est un excellent vin pour l’apéritif présentant dans sa catégorie un bon rapport qualité-prix.


  • EPUISE – Villa Zorilor Feteasca Neagra 2003 (0.75L) Appellation Dealu Mare

    VILLA ZORILOR FETEASCA NEAGRA 2003Le millésime 2003 a rencontré des conditions climatiques voisines de celles de l’Europe de l’ouest. Le climat continental a permis d’obtenir des vins riches et équilibrés.

    « Robe grenat, brillante et fluide.

    Nez puissant. La bouche est structurée, particulièrement aromatique avec une belle palette de fruits noirs bien mûrs. Bonne persistance aromatique. »

  • News 12 Novembre 2008

    Orlienas, le 12 novembre 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Je suis de retour depuis hier soir, après un voyage de près de 6500 km à travers 8 pays d’Europe centrale. Je ramène bien entendu une grosse masse d’informations qui vous sera délivrée au fur et à mesure à la fois sur le site et sur notre blog.
    La partie la plus complexe concerne la Roumanie, dont la viticulture dans sa très grande majorité est encore très éloignée de nos normes européennes. Je me suis rendu à Cotnari (extrême nord-est de la Roumanie), dans l’ancienne principauté de Moldavie. (A ne pas confondre avec la République indépendante de Moldavie, appelée aussi Moldova ou Bessarabie)
    La dégustation des vins m’a permis d’extraire deux lots dans l’excellent millésime 2008, qui a été vendangé la première quinzaine d’octobre. Le but d’internet étant la diffusion d’images, je vous renvoie à la vidéo que j’ai réalisée sur place dans la cave de la société Vinia à Cotnari même le lundi matin 3 novembre 2008.
    J’espère que nous allons pouvoir faire embouteiller au moins une des deux cuvées sélectionnées : le Grasa CIB et le Tamiioasa Romaneasca. Ça pourrait se faire vers la fin du mois de janvier 2009, mais vous voyez que je suis très prudent, ayant été déjà échaudé…

    
    

    L’équilibre du Grasa 2008 dégusté est de plus de 80g de sucre résiduel, environ 12% d’alcool et 9.1‰ d’acidité. Ce sont des paramètres analytiques excellents.
    Le Tamaiioasa quant à lui, présente des caractéristiques proches en matière de sucre résiduel et d’alcool acquis, avec une acidité de 7.6‰.

    Mon dernier voyage à Cotnari remontait à novembre 2004 et m’avait permis alors de sélectionner notre cuvée Château Cotnari, Grasa CIB 2003. Tout a une fin, et il nous reste moins de 300 bouteilles de ce joli vin. J’espère avoir trouvé son remplaçant. Les vins de 2008, à mon avis, seront aptes à une garde d’un vingtaine d’années dans une bonne cave.

    Dans la suite de la dégustation, nous avons pu apprécier un bon Pinot Gris moelleux 2008 de Cotnari, vif et même un peu acidulé. Un Feteasca Alba 2008 moelleux présentait une palette aromatique intéressante, hélas « cassé » par un taux de SO2 (souffre) beaucoup trop élevé. C’est un des grands problème encore en Roumanie où l’on a tendance à utiliser très souvent, par précaution, les doses maximales autorisées par la législation européenne.
    Une surprise avec un cépage Muscat rosé traditionnel de la Moldavie le Busiioaca de Bohotin 2008. C’est un vin moelleux complètement original avec 12.3% d’alcool, 51g de sucre et une acidité revigorante de 7.9‰. Il est très fruité, avec un côté moelleux subtil, une touche végétale et une certaine élégance dans l’ensemble.

    Dans cette vaste dégustation d’une vingtaine de vins, nous avons eu le plaisir de re-déguster des vieux vins de Cotnari : un Tamiioasa Romaneasca CIB 1995, très bien évolué avec de beaux arômes de cire d’abeille et d’encens, ainsi qu’un Cotnari Grasa 1987 admirablement bien conservé et évolué avec son inimitable touche mentholée. Nous avons vendu par le passé ces deux références et si d’aventure il vous restait quelques bouteilles dans votre cave (je m’adresse bien entendu aux anciens clients de Dionis) n’hésitez pas à déboucher !

    Campagne traditionnelle moldave. Cotnari le lundi matin 3 novembre 2008.

    Dégustation du millésime 2008 le lundi matin 3 novembre 2008. De droite à gauche : Mihai (le maître de chais), Titi Babusanu (Responsable commercial et marketing de Vinia), et votre serviteur…
    Cuvée 2008 de Cotnari Grasa CIB le 3 novembre 2008.

    Ce sera tout pour aujourd’hui.

    Cordiales salutations.
    Jean-François Ragot.


  • News 22 Octobre 2008

    Orlienas, le 22 octobre 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    A signaler, quelques arrivées de nouveaux produits :
    En vins allemands de Riesling, un Erbacher Honigberg Riesling Spätlese Trocken 2007, Hochheimer Hölle Riesling Kabinett Trocken 2007.
    En vins rouges, arrivée du nouveau millésime du domaine Zabù (Sicile) : Chiantari Nero d’Avola Merlot 2006

    Je pars en déplacement à partir du samedi 23 octobre jusqu’au 11 novembre. Ce tour d’Europe va me permettre de visiter les vignobles allemands, ceux de Bohème (République Tchèque), Autriche et cette année je l’espère enfin, Cotnari en Moldavie roumaine. Comme vous le savez peut-être déjà, la sélection de nos beaux Cotnari Grasa grains nobles n’est pas une sinécure… J’aurais certainement des choses intéressantes à vous raconter à mon retour. Après la Roumanie, je reviendrai vers l’Ouest via ma chère région de Tokaj où les vendanges vont battre leur plein jusqu’à la mi-novembre.

    Prochaine mise-à-jour du site : Mercredi 12 novembre.

    Salutations œnophiles,
    Jean-François RAGOT


  • News 8 Mars 2006

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 08 mars 2006

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Nous sommes en train de sortir doucement de ce long hiver, que nous ne regretterons pas, si ce n’est qu’il facilite la consommation (avec modération bien entendu !) de vins corsés et de plats roboratifs…

    Chez Dionis, les choses «vont et viennent» : départ en retraite de notre ancien et fidèle collaborateur Raymond Fitoussi , arrivée de ma fille Céline dans l’entreprise, nouveaux projets, dont je vous entretiendrai ultérieurement, etc.

    Bien que ce ne soit pas l’euphorie dans la grande famille du vin en ce début d’année 2006, il faut toutefois « positiver » et accomplir son ouvrage sans faiblesse, au service de la qualité et de l’esthétique. Continuez à nous faire confiance, nous ferons l’impossible pour la mériter.

    Château Sárospatak
    TOKAJI Sarga-Muskotaly vendanges tardives 2004

    C’est un vin vraiment confidentiel que je souhaite proposer maintenant à votre sagacité gourmande…
    Il s’agit d’une micro cuvée de 400 litres élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent.
    La cuvée que nous vous proposons a été vinifiée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux .
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, le premier fin Octobre 2004 avec un très beau choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains et le second dans la deuxième quinzaine de Novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat toujours, très « botrytisées », presque complètement «aszutées».
    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Furmint et de Harslevelu, puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec une petite presse, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant une année.
    Le vin a été mis en bouteille au mois de Décembre 2005.

    Ses caractéristiques analytiques sont les suivantes :
    •  Alcool : 12.46%
    •  Sucres résiduels : 120 gr/Litre
    •  Acidité totale : 9.9‰

    D’une robe très claire, ce vin sort complètement des sentiers battus au niveau aromatique et se différencie totalement des Aszu classiques issus du cépage Furmint. Toutefois, le côté « macération » de l’aszu est bien présent et donne beaucoup de consistance au vin. La palette aromatique due au cépage Muscat cultivé en dans cette région d’Europe est particulièrement intéressante et complexe, avec cette acidité tranchante qui donne tout son équilibre au vin.
    Il est amusant d’essayer de comparer ce Muscat Aszu d’ Europe centrale issu du passerillage sur pied et de la pourriture noble avec un Muscat naturellement doux séché au soleil de l’ile de Samos…
    Le même cépage, mais deux univers différents !
    Ce vin qui commence à arriver doucement à son équilibre devrait évoluer favorablement sur une bonne dizaine d’années.

    Il sera disponible au mois de Mai. Une offre spéciale « en primeur » vous sera communiquée sur simple demande. info-contact@dionis-vins.fr

    MALVASIA DELLE LIPARI DOC PASSITO 2004

    Quel plaisir de déguster ce merveilleux breuvage entré dans nos entrepôts le 28 Février !
    Ceux d’entre vous (et ils sont nombreux) qui ont acheté le vin du millésime 2003 ont découvert un vin naturellement doux extraordinaire et d’une formidable identité.
    Que dire du 2004 ? qu’il est encore supérieur ? A ce niveau, c’est une pure question de goût.
    Je dirai simplement, que son équilibre est un peu différent, orienté peut être vers encore plus de fraîcheur aromatique et d’équilibre que le 2003.
    Les conditions de la vendange ont été excellentes et se sont déroulées vers la fin Septembre 2004.
    Les raisins d’un état sanitaire parfait ont été exposés au soleil de fin d’été durant deux semaines. A l’issue de ce processus de concentration, les raisins ont subi une cryo macération (macération à froid) de 24 heures,afin d’extraire encore plus d’arômes.
    Afin de ne pas en altérer la pureté, le moût une fois pressuré, a fermenté en cuve inox et a été élevé durant quelques mois seulement en foudre de chêne. Ce fût un choix délibéré, car l’élevage aurait très bien pu s’effectuer en barriques pour une durée de deux années, comme le font certains. Les arômes auraient alors pris un tour beaucoup plus « oxydatifs », ce qui aurait signifié un style très différent, gommant un peu, à notre avis, la grande délicatesse de la Malvoisie. La quantité totale produite a été de 42.3 hectolitres.

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    •  Alcool acquis : 12.38% vol
    •  Sucres résiduels : 114.4 g/l
    •  Extraits secs : 48.1 g/l
    •  Acidité totale : 5.3‰ (P.H : 3.9)

    Le vin présente une robe claire à reflets verts, brillante, particulièrement engageante…
    Le nez est floral, complexe, avec beaucoup de fraîcheur. On trouve aussi une note de fruits exotiques, mais pas les arômes de fruits secs, comme avec le 2003. En bouche, l’ensemble est savoureux, très fruité, avec dominante de fruits exotiques. C’est la confirmation du nez, avec très peu d’évolution et un remarquable équilibre acidité/sucres résiduels pour un liquoreux du sud de l’Europe. Ce vin est entièrement construit sur la subtilité de ses arômes et la finesse de sa structure. Grande persistance en bouche.
    Ce vin est en tout début de cycle. Il devrait donner pour de longues années de grandes émotions œnologiques aux amateurs patients.

    Pour en terminer avec les vins moelleux, je voudrais attirer votre attention sur un délicieux vin de paille de Toscane, appelé là-bas Vinsanto fraîchement entré dans nos entrepôts :

    DOMAINE IL POGGIONE VINSANTO S.ANTIMO 1998 DOC (0.50L)

    Le premier Vinsanto du domaine Il Poggione que nous avons eu le plaisir de sélectionner fût le millésime 1987 et c’était à la fin de l’année 1994.
    De millésime en millésimes, nous n’avons jamais été déçus par ce vin de paille chaque fois très différent, qui peut aller d’un moelleux presque « sec » au côté liquoreux le plus marqué. Ceci est fonction des levures et du niveau de passerillage du raisin avant le pressurage.
    J’ai souvent mis en garde nos amis oenophiles contre les Vinsanto de bas de gamme qui sont produits en séchant les raisins durant trois jours dans des chambres chaudes agrémentées d’un ventilateur.
    Ce n’est bien entendu pas le cas du Vinsanto San Antimo dont les raisins passerillent tranquillement jusqu’au mois de Janvier dans un très grand grenier ouvert aux quatre vents.

    D’une robe or vert lumineuse le Vinsanto San Antimo 1998 est un produit extrêmement typé et puissant présentant une palette aromatique complexe de raisin de Corinthe et de noisette grillée.
    La richesse aromatique de ce joyaux œnologique exceptionnel comblera l’amateur de vins rares et originaux.

    Éléments analytiques :
    – 66 grammes de sucres résiduels,
    – 16.62% d’alcool /Vol,
    – 7,15‰ d’acidité totale (en tartrique).

    Pour plus d’informations et des photos cliquez ici.

    ROUMANIE – Grand vin rouge

    CASTEL BOLOVANU CABERNET SAUVIGNON 2001

    Appellation Samburesti-Dealu Bolovanu

    Le Castel Bolovanu Cabernet Sauvignon 2001 est disponible depuis une quinzaine de jours

    Domaine situé sur les collines de l’Oltenie au sud ouest de l’arc des Carpates, latitude 44° et altitude de 260 mètres. Les sols sont d’origine alluviale, particulièrement propices à l’élaboration de vins rouges très fins.
    Le millésime 2001 Castel Bolovanu a été élevé 6 mois en barriques françaises de 225 litres. Alcool : 13%Vol.
    Complètement différent des vins de Villa Zorilor, il offre une robe grenat. Le nez est fin et rappelle par son côté classique d’excellentes cuvées bordelaises. La bouche est gourmande, équilibrée,avec une fine note d’amertume.

    Il ravira les amateurs de vins rouges « classiques ».

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    ESPAGNE

    TERRAS GAUDA ABADIA SAN CAMPIO ALBARINO 2005
    (Appellation Rias Baixas)

    Crée en 1989, le domaine est situé dans l’extrême sud-ouest de la Galice à A Guarda, au dessus de la rivière Miño.
    Spécialisé dans les grands vins blancs secs, il est reconnu aujourd’hui comme l’un des deux meilleurs, si ce n’est le meilleur de l’appellation.

    Son Albariño 2005 : Abadia de San Campio a été vendangé les 29 et 30 septembre 2005, fermenté en cuve inox et mis en bouteille au tout début du mois de décembre.


    Robe très pâle, brillante et dense.
    Le nez est riche avec des arômes d’agrumes frais, melon, pomme verte, fleurs blanches.
    La bouche est très aromatique avec un remarquable équilibre acidité-gras qui confère fraîcheur et vivacité. Excellente persistance aromatique.
    Ce vin est à boire sur son fruit pendant deux ans environ si l’on veut profiter au maximum de sa fraîcheur aromatique. Il est apte à se conserver cinq ou six années, mais il prendra alors des arômes d’évolution intéressants.
    Excellent à l’apéritif, il accompagnera également poissons et fruits de mer, ainsi que les fromages de chèvre secs.

    Pour plus d’informations, cliquez ici.


  • News 2 Décembre 2004

    Orliénas le 02 décembre 2004

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    Nous voudrions profiter de ce 2 décembre 2004, où nous célébrons le bicentenaire du couronnement de l’Empereur Napoléon 1er, pour évoquer à nouveau le célèbre Vin de Constance.
    Comme vous ne l’ignorez plus, ce vin mythique et légendaire, tout comme le célèbre Chambertin, fut étroitement lié à la saga napoléonienne.
    Une théorie, qui a de nombreux adeptes, prétend même que l’Empereur aurait été assassiné en 1821 à l’arsenic. Le poison aurait été ajouté subrepticement à la bouteille de Vin de Constance, dont il faisait ses délices quotidiens.
    Je ne prendrai pas parti dans cette querelle, mais qui aurait eu intérêt à faire assassiner l’Empereur déchu exilé à Saint Hélène ?…

    Depuis la résurrection du Vin de Constance en 1987 (premier millésime depuis plus de cent ans), nous avons souvent parlé de ce vin de légende sans tarir le sujet, tant votre quête était forte.

    Je voudrai à ce sujet, évoquer une dégustation d’anthologie de ce précieux nectar.

    Dans les années 1970, un certains nombre de bouteilles de vieux Constantia du millésime 1791 furent retrouvées dans la cave du Duc de Northumberland au Château d’ Alnwick dans la nord de l’Angleterre. Ces bouteilles furent vendues aux enchères chez Sotheby’s à Londres et rapatriées en Afrique du Sud où elles firent l’objet d’une émouvante et prestigieuse dégustation.

    « Doté d’une magnifique robe ambre foncée, nuancée d’un liseré doré, il offrit, aussitôt après avoir été versé délicatement dans un verre à dégustation, un émouvant bouquet, à la fois tendre et fruité, si caractéristique des grands vins de dessert de muscat. Rien ne venait altérer son parfum, d’une parfaite évolution après presque deux siècles passés en bouteille. Ses arômes se révélèrent subtils et délicats, d’un équilibre surprenant, bien que manquant légèrement d’acidité. On percevait aussi une pointe de madérisation, mais encore une certaine présence tannique. »

    L’opinion générale estima que c’était un vin de caractère, d’une grande richesse, entièrement à la hauteur de sa légende.

    Plusieurs heures après la dégustation, il subsistait encore dans le verre une rémanence du bouquet originel. Le vin avait traversé les siècles, à la fois comme un symbole et comme la réalité bien vivante de Constantia aujourd’hui.

    Après cette sensation presque physique avec le passé l’analyse du vin fut dévoilée : elle montrait un taux d’alcool de 15,03%, une acidité de 7,1‰, exceptionnel pour un vin vieux de deux siècles et une quantité de sucres résiduels de 128,30 grammes par litre.

    Vin de Constance 2000

    Le dernier millésime du XXème siècle ou le premier millésime du XXIème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

     


     

    Klein Constantia Sauvignon Noble Late Harvest 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.
    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.
    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.
    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.
    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    Klein Constantia Sauvignon Blanc 2004

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.
    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.
    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .
    Délicieux à boire dans les trois années.

     

    Klein Constantia Rhineriesling 2003

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.
    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).
    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Élaboré dans un style très légèrement moelleux,  le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.
    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

     

    Klein Constantia Chardonnay 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .
    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).
    La robe or clair est limpide et brillante.
    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).
    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

     

    Klein Constantia Marlbrook 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.
    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.
    Robe rubis profond.
    Arômes de violettes et de fruits noirs.
    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    Petite chronique d’un voyage
    (octobre-novembre 2004)

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…
    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust,  les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels « Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999, que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie, après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt, le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de « passeriller » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France…  Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie. L’ancienne frontière austro-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11,5 % d’alcool et 7,8‰ d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircit enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.
    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …
    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja, où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables (mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint. Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

    Très cordiales salutations œnophiles.

    Jean François RAGOT

    Bonnes dégustations.

     

     

    VIN DE CONSTANCE 2000

    Le dernier millésime du XX ème siècle ou le premier millésime du XXI ème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON NOBLE LATE HARVEST 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.

    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.

    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.

    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.

    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON BLANC 2004

     

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.

    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.

    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .

    Délicieux à boire dans les trois années

     

    KLEIN CONSTANTIA RHINERIESLING 2003

     

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.

    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).

    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Elaboré dans un style très légèrement moelleux , le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.

    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

    KLEIN CONSTANTIA CHARDONNAY 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .

    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).

    La robe or clair est limpide et brillante.

    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).

    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

    KLEIN CONSTANTIA MARLBROOK 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.

    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.

    Robe rubis profond.

    Arômes de violettes et de fruits noirs.

    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    PETITE CHRONIQUE D’ UN VOYAGE

    ( octobre-novembre 2004)

     

     

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…

    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust , les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels «  Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999 , que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie , après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt ,le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de «  passeriller  » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

     

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France… Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie.L’ancienne frontière austo-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1 er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11.5 % d’alcool et 7.8 pour mille d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor  » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircie enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.

    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …

    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja , où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables( mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

     

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint . Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

     

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

     

    Très cordiales salutations oenophi


  • News 28 Janvier 2004

    Orliénas, le 28 janvier 2004

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Tout d’abord, permettez moi en mon nom personnel et en celui de toute l’équipe de Dionis de vous souhaiter une excellente année 2004, avec de délicieuses bouteilles d’un peu partout dans le monde.( à consommer avec modération bien entendu…)

    Ces « news » seront particulièrement brèves pour ne pas abuser de votre patience.

    Pour ce qui concerne les petites nouvelles internes à l’entreprise, vous constaterez une amélioration de notre site internet, avec une mise à jour beaucoup plus systématique et régulière.

    Je signale également le retour de notre collaborateur « bien aimé » Raymond Fitoussi, absent durant deux mois, suite à un stupide accident…

    Je voudrai revenir maintenant sur mon dernier voyage d’automne, fin octobre et novembre 2003. Les quelques photos jointes vous permettront d’apprécier les conditions plutôt rudes pour cette période de l’année, à l’occasion de la traversée des Carpathes, pour rejoindre Cotnari, en Moldavie roumaine… Comme Raymond vous l’avait écrit fin novembre, les relations sont devenues très difficiles avec l’ancienne structure Cotnari Sc SA: le départ à la retraite de mon ami Bilius, à qui je rends hommage pour douze années d’heureuses collaboration, nous laisse orphelins…La dégustation des 2003 le 27 octobre me laisse particulièrement pessimiste quant à l’avenir des vins produits par cette ex ferme d’état. Heureusement, notre ami Bilius commence à produire à titre personnel, en très petites quantités hélas, quelques excellents vins à partir des cépages Grasa et Feteasca Alba. Nous l’encourageons beaucoup dans sa démarche; il est le seul actuellement dans cette région sinistrée, à tenter d’assurer la relève.Nous vous tiendrons bien entendu informés en temps et en lieu de l’évolution de la situation.

    La suite de mon voyage m’a entrainé vers le sud de la Roumanie où j’ai pu déguster d’excellent vins rouges dans la région des Dealu Mare ( une centaine de km au nord-est de Bucarest). Je note en particulier un superbe feteasca neagra 2001 de Villa Zorilor produit à tout petit rendement. Ce cépage illustre plus que tout autre le potentiel viticole de la région. La dégustation des 2003 fût une révélation: énorme potentiel, concentration, remarquable fruité, enfin tout ce qui fait un grand millésime. Je reviendrai ultérieurement sur la visite de deux nouveaux domaines du sud de la Roumanie, Le Castel Bolovanu et Les Terrasses Danubiennes.

    Je suis alors remonté en direction du nord-est pour rejoindre Tolcsva en Hongrie, au cœur de la zone de Tokaji (Tokajhegyalja). Le millésime 2003 produira quelques grands vins d’aszu, pour les raisins qui auront été cueillis très tôt en septembre et tardivement en novembre.Nous en reparlerons.

    Mon voyage s’est terminé par un tour d’horizon des vins du Burgenland en Autriche vers le 8 novembre. Les rouges 2003 sont dans leur ensemble exceptionnels, à l’instar des vins dégustés en Roumanie. Je n’ai jamais vu depuis vingt ans dans cette région, des vins d’une pareille richesse, même en 1992 . Les meilleurs atteignent facilement 14% d’alcool avec une structure et un fruité formidable. Je parle bien entendu de ceux que j’ai dégustés chez mes partenaires Landauer et Lunzer. Je reviendrai ultérieurement sur ces vins au cours de prochaine « news ».

    Je signale que cette année également, nous avons pu produire avec Georg Lunzer un vin de paille (strohwein) à partir du cépage cabernet-sauvignon. Eu égard aux très faibles quantités produites à chaque fois (environ 300 litres), c’est une très bonne nouvelle pour nos clients et pour nous même.Une photo du 8 novembre 2003 illustre ma visite au domaine.

    Je vous laisse apprécier quelques autres photos,

    Col du Prislop dans les Carpathes en Roumanie du nord le 26 octobre 2003 (route vers Cotnari en Moldavie)

     

    Dégustation dans les chais de la villa Zorilor le 28 octobre 2003 (région des Dealu Mare, dans le sud-est de la Roumanie)

     

    Vendange dans le sud de la Tokajhegyalja (Hongrie) le 6 novembre 2003

     

    Grappe botrytisées de furmint le 6 novembre2003, dans la Tokajhegyalja (Hongrie)
    Le 8 novembre 2003 Grappes de Cabernet-Sauvignon en train de passeriller dans les greniers de notre partenaire Georg Lunzer. (Burgenland - Autriche) (Futur et rare vin de paille...)

     

     

    Œnophilement votre,
    Jean-François RAGOT


  • News 10 Mars 2003

    Orliénas, le 10 mars 2003.

    Cher(e) ami(e), Cher(e) client(e),

    C’est avec plaisir que je reprends contact avec vous avant mes pérégrinations œnologiques printanières. L’hiver n’a pas été inactif. La période qui a précédé et suivi les fêtes de fin d’année a été intense et riche en rencontres. En effet, certains parmi vous doivent se souvenir de leur passage au Caveau de Dionis et des merveilles qu’ils y ont dégustées. J’en profite pour adresser une amicale salutation à nos amis de Tahiti et de Nouvelle Calédonie qui ont bravé la froidure pour nous rendre visite à Orliénas ce début d’année…

    Je voudrais vous remercier par la présente de l’intérêt que vous nous témoignez fidèlement .

    Des vins finissent à regret, d’autres arrivent prometteurs. Ce mouvement, c’est vous qui en marquez la mesure, sans que nous puissions intervenir pour ralentir ou accélérer le rythme. Ainsi sont virtuellement épuisés :
    le Simonsig Gewürztraminer 2001 (passage fulgurant),
    le Simonsig Pinotage 1998 (remplacé par le millésime 2000, de belle facture)
    le Casa Donoso Cabernet Sauvignon reserva 1999,
    l’Abadia san Campio Albariño 2000 (bientôt remplacé par le millésime 2002),
    le vin de constance 1998, pour lequel nous avons pu cependant garder quelques bouteilles pour les retardataires.

    Avec les beaux jours qui s’annoncent, viennent les occasions de déguster des vins blancs secs, frais, vifs et charmeurs. Je vous invite à découvrir les Grands Riesling Kabinett Trocken (sec) de la vallée du Rhin, sans oublier les Assyrtico secs de Santorin.

    Je ne manquerai pas de vous faire part de mes recherches et le cas échéant de mes nouvelles découvertes.
    Salutations œnophiles .

    Jean François Ragot.

     

    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l'élaboration d'un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V...

    Hamilton Russell Chardonnay 2001
    Afrique du Sud

    L’œnologue Kevin Grant nous a vraiment composé un nectar pour ce millésime 2001.

    Terrific! Comme disent les britanniques. Il s’agit de l’année la plus fraîche dans la région d’Hermanus depuis le mémorable 1995, mais en Afrique, fraîcheur rime pour le vin avec qualité. Les raisins sont issus d’un rendement extrêmement bas de 15 hectolitres à l’hectare.

    Ce vin se révèle merveilleusement expressif et complexe, présentant des arômes d’agrumes verts, une belle minéralité, le tout enrobé dans un élevage particulièrement soigné en barriques françaises. Ce vin évoluera favorablement sur une bonne dizaine d’années.

     

    Ruster Pinot Noir 2001 B. Landauer
    Autriche

    Au fil des années, Bruno a perfectionné son Pinot noir. Je me souviens qu’au début de la décennie 1990, je recherchais en Bourgogne des cépages pour son compte. Les excellente conditions climatiques, la sélection de sols argilo-calcaires, la vinification à la bourguignonne, et un élevage soigné, nous offre un vin à la robe rubis foncé, au bouquet raffiné, marqué de discret arômes balsamiques. C’est rond, bien structuré, avec une excellente finale sur le petit fruit rouge.

     

    Touriga Nacional 2000
    Quinta dos Roques – appellation Dão – Portugal

    Après un millésime 1998 un peu difficile dans la région, 1999 fut une année de transition climatique, permettant l’élaboration de bons vins. Avec le millésime 2000, nous retrouvons l’équilibre et la concentration de 1997. Le Touriga Nacional que l’on retrouve dans l’appellation Dão ainsi que dans le Douro (on l’utilise pour l’élaboration du Porto) est une espèce indigène vraiment formidable. Je le place sans hésiter au même niveau que le Nebbiolo, cépage du Barolo Piémontais.

    La robe est rubis foncé, dense et brillante.
    Le nez rappelle la violette, une touche de goudron et une abondance de fruits rouges et noirs bien mûrs.
    En bouche le vin est généreux, structuré, avec des tanins fins, gage d’une longue garde prévisible. Il devrait évoluer en complexité durant les 10 prochaines années au moins.

     

    Villa Zorilor – Appelation Dealu Mare – Zoresti
    Roumanie

    Le vignoble des Dealu mare est situé à une latitude d’environ 44° (comme les Côte du Rhône) au sud de l’arc des Carpathes, exposé plein sud et sud-est. Le sol calcaire et pierreux est particulièrement pauvre, idéal pour la production de vins de haute qualité. L’ensoleillement annuel atteint 2300 heures et les précipitations n’excèdent pas 400 millimètres. On y cultive le Merlot, le Cabernet franc, le Cabernet sauvignon, une variété locale de Pinot noir ainsi que l’excellent cépage indigène, le Fétéasca Néagra. Le rendement moyen avoisine les 50 hectolitres à l’hectare.

    Dealu Mare Merlot 2000

    Il a été élaboré à partir de 90% de Merlot et de 10% de Cabernet sauvignon . Son élevage en barriques françaises a duré 6 mois.

    La robe est rubis profond. Le nez est très fruité reflétant la très belle maturité du millésime. La bouche est aromatique, fruitée, de bonne concentration avec des tanins présents et fondus. Bonne persistance .

     

     

    Dealu Mare Feteasca Neagra 2000

    100% Feteasca neagra.

    Robe rubis foncé, nez enjôleur et fin ; bouche structurée, très fruitée et harmonieuse.

    Excellent vin d’initiation aux cépages indigènes.

     

     

     

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  • News Décembre 2002

    Cher(e) ami(e) œnophile, Cher(e) Client(e),

    Au cours de notre dernière lettre, du mois de Juillet dernier, je vous avais informé d’un certain nombre d’évènements ayant marqués la vie de notre entreprise depuis le début de l’année. Je voudrai profiter de la présente pour vous présenter deux nouvelles et jeunes collaboratrices, Raja et Samira, qui vont dorénavant nous assister dans le domaine de la gestion et de la communication commerciale.
    Notre ami Raymond Fitoussi, quant à lui, a pu réintégrer l’entreprise à la fin du mois d’Août en pleine forme et de belle humeur…
    Cet été et cet automne ont été l’occasion de plusieurs déplacements en Europe Centrale, Autriche, Hongrie et Roumanie. Nous en reparlerons dans le cours de cette lettre.
    Comme vous avez peut-être pu le constater, nous avons retravaillé également sur notre site internet et je vous invite à le visiter de temps en temps.

    La fin de l’année est proche, c’est le moment de penser à ouvrir quelques belles bouteilles… J’ai le plaisir de vous communiquer notre listing à jour, enrichi de nouveaux produits. Je ne veux également pas manquer l’occasion de vous faire bénéficier d’une offre promotionnelle, qui je l’espère, saura retenir votre œnophile attention.

    Bonnes fêtes à tous!

    Jean-François RAGOT.

    Raja et Samira
    Notre jeune collaborateur Yoan Abecassis a quitté Dionis pour des aventures nord américaines. Il nous prie de vous adresser ses meilleurs vœux depuis Toronto au Canada.

    Pour vos cadeaux d’affaires ou privés en coffrets luxes :

    Consultez nous!


    LA PERLE DE MOLDAVIE : LE COTNARI

    Un nectar oublié, redécouvert et offert aux amateurs de vins rares par DIONIS.

    Perle de la couronne, cousin éloigné du Sauterne, rejeté au delà de l’arc des Carpathes aux confins de la Roumanie et de l’Ukraine, dans l’ancienne Principauté roumaine de Moldavie, le COTNARI, m’a rapidement convaincu que son ancestrale réputation pouvait être encore tout à fait justifiée. Adulé aux XVIIIème et XIXème siècles, alors que sa superficie n’excédait guère 350 hectares, (le cœur du cru produisant aujourd’hui encore les meilleurs vins), le vignoble de Cotnari couvrirait actuellement, si l’on se fie aux statistiques locales, plus de 2000 hectares. Historiquement, la première mention avérée de ce vin doré à reflets verts, nous la trouvons dans un ouvrage paru à Venise en 1441 et l’on signale déjà son prix particulièrement élevé. Julien n’hésite pas à écrire que les vins de Cotnari «figurent parmi les meilleurs du globe».
    Dans un ouvrage paru à Londres en 1900, intitulé Rumania, l’auteur G. Benger est tout aussi dithyrambique : «bien soigné, le puissant vin doré de Cotnari devient en effet un vin noble semblable au TOKAJI, mais plus généreux et plus sec. Le Cotnari vieilli est tout à fait sain, extrêmement impétueux avec beaucoup d’arômes et ressemblant au vin de Malaga d’Espagne». Il était traditionnellement exporté vers la Russie, la Pologne et l’Autriche, sans oublier les beaux établissements parisiens sous le Second Empire, où il était connu sous le nom de « Perle de Moldavie ».
    Après le douloureux intermède du phylloxéra à l’aube du XXème siècle, les vignobles seront vite reconstitués et les vins distingués par des grands prix à Bruxelles en 1934, Paris en 1935 et New York en 1937.
    Les cépages : Ce qui caractérise ce vignoble continental, à la limite Nord de la culture de la vigne, c’est tout d’abord la richesse de ses cépages indigènes qui prospèrent sur de petites collines calcaires d’environ 300 mètres d’altitude.
    Le plus important de tous, pour la qualité des vins qui en sont issus, le GRASA (35 % de la zone viticole) n’est pas sans rappeler le FURMINT hongrois.
    C’est le seul apte à produire de grands vins liquoreux de pourriture noble. Il ne gagne pas à être assemblé aux autres cépages et son potentiel de conservation dépasse largement trente ans pour les meilleures années. Le cépage aromatique TAMAIIOASA ROMANEASCA ou BUSUIOACA DE MOLDOVA couvre 10 % du vignoble. Il est proche du Muscat à petits grains et est généralement vendangé tardivement, passerillé mais non botrytisé.

    Viennent ensuite le FETEASCA-ALBA, pour 35% de la surface, moins intéressant à mon sens, car manquant souvent de « feu » et d’acidité. Les 20% restants sont consacrés à un autre cépage indigène, le FRINCUSA, donnant des blancs secs de soif, vifs et peu alcoolisés.

    Les structures économiques viti-vinicoles ont relativement peu évolué depuis la disparition du système collectiviste. Contrairement à Tokaji où se sont créés de nombreux domaines, issus du démantèlement des coopératives et de la Ferme d’État, la presque totalité du vin est produit à Cotnari par l’ancienne Ferme d’Etat. Officiellement, elle a été «privatisée» en 1998, en fait, partagée entre les salariés…
    Ce curieux système n’a hélas pas permis l’apport de capitaux et de technologie occidentale.

    Il y a cinq ans environs, j’avais évoqué dans une Lettre de Dionis les très importantes destructions que le vignoble avait subi consécutivement au froid polaire de l’hiver 1997. Une partie du vignoble a été replantée avec des moyens archaïques et les rendements restent très irréguliers.
    Pour conclure, nous nous sommes livrés à une rétrospective des millésimes que nous avons eu le plaisir de vous faire découvrir depuis 1990 , première année où nous avons importé ces vins.

    Le 2000 est le onzième millésime de Grasã vsoc-cib (sélection de grains nobles).
    Il a été précédé chez Dionis des millésimes 1966; 1969; 1977; 1978; 1982; 1987; 1988; 1989; 1991; 1993 en Grasã et 1990; 1993; 1995 en Tamaiioasa Romanesca. Ceux parmi vous qui disposeraient d’une verticale de ces brillants millésimes sont bien plus riches que nous…
    Nous avons été obligés de nous rendre deux fois à Cotnari pour dénicher le vin que nous vous proposons aujourd’hui : une première fois en Mars 2001 et la seconde ce mois d’Octobre 2002.
    Nous avons dégusté de multiples échantillons très souvent moyens, mais la ténacité finit toujours par payer et miracle, au milieu de vins parfois d’une consternante médiocrité, est apparu un superbe Grasã 2000, d’une qualité que nous n’avions pas revue depuis l’excellent millésime 1993.
    Ce vin présente une très belle robe, claire, limpide à reflet or vert. Actuellement le nez présente des notes d’agrumes frais. La bouche est aromatique, fruitée et équilibrée, elle est marqué par cette finesse si particulière aux grands vins de Cotnari.
    Dans de bonnes conditions de stockage, ce joyau œnologique vous régalera encore pendant une trentaine d’années.

    Ses caractéristiques analytiques sont les suivantes :
    Alcool : 11.8%
    Sucres résiduels : 74 g/litre,
    Acidité fixe : 7‰.

     

     

    …NOUVELLES BRÈVES…NOUVELLES BRÈVES….

     

    BAROLO DOCG 1997 CRU SAN PIETRO et

    BAROLO DOCG 1997 CRU BRICCO DELLE VIOLE

    Le millésime 1997 a produit des vins de légende.
    Notre ami Gian Luca Viberti a vinifié deux « pointures » aptes à évoluer magnifiquement sur une vingtaine d’années.
    Un grand Barolo est à notre sens un des tous premiers vins rouges mondiaux offrant la quintessence de ce que l’on attend d’un grand vin: puissance considérable, intensité aromatique remarquable où se mêlent les épices doux, le poivre, le tabac, la violette et même le goudron.
    Ce vin à la grande richesse tannique, est un accompagnement idéal des gibiers et autres viandes rouges et marinades.
    Il est destiné tout particulièrement aux dîners d’automne et d’hiver.

     

    NECTAR DE SAMOS

    Lors de notre voyage de Mars 2001, nous avons tellement été impressionnés par la qualité d’une micro cuvée de nectar du millésime 2000, que nous l’avons fait embouteiller sur le champ…
    Cela n’a pas été sans peine car il a fallu convaincre l’œnologue de sortir des sentiers tous tracés.
    Un élevage plus court confère à cet « immense liquoreux » un caractère encore plus fruité et une très grande fraîcheur.

    TOKAJI ASZU 6 PUTTONYOS 1997
    CHÂTEAU SAROSPATAK

    Très peu de vin d’aszu a été produit en 1997.
    Le sud de la zone a été comme d’habitude la plus favorisée. Le Château Sãrospatak 1997 est une exception.
    Il s’agit d’une micro cuvée dont une partie des raisins, a été gelée. On a enregistré –8°C à la fin d’Octobre.
    La puissance, la concentration, l’acidité et pour tout dire l’équilibre, en font une bouteille d’anthologie.

     

    AUTRICHE

    Chez notre ami Georg Lunzer, les raisins Cabernet Sauvignon destinés au vin de paille 2002 sont en train de passeriller tranquillement dans son grenier.
    Je leur ai rendu une « visite » le 3 novembre dernier. Les peaux particulièrement épaisses laissent espérer une quantité très limitée d’un jus de très haute qualité. Nous envisageons d’un commun accord avec Georg de pressurer après Noël.

    En revanche nous déplorons la destruction d’une récolte de Riesling botrytisé d’un niveau Beerenauslese, suite à trois journées consécutives de pluies abondantes en Octobre.
    Le magnifique millésime 1998 de Golser Beerenauslese Riesling n’a donc pas trouvé de successeur à ce jour.
    Nous continuerons à vous le proposer jusqu’à épuisement du stock.

     

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