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  • Le vin de glace / Eiswein / Icewine

    Le 27 décembre 2017,

    Cher(e)s ami(e)s œnophiles,

    En cette fin d’année 2017, je ne peux hélas que vous confirmer la tendance lourde à la raréfaction de la production des Vins de Glaces/Eisweine/Icewines. En Europe centro-orientale et en Allemagne, aucun froid notable jusqu’à ce jour et les tendances jusqu’au premier jour de janvier 2018 sont à la grande douceur. Par conséquent, il n’y aura pas de millésime 2017. Le 2012 restera chez Bruno Landauer l’ultime Vin de Glace de qualité optimale.
    Soyez, par conséquent, très méfiants, si vous voyez des propositions sur les cinq derniers millésimes, ce ne sont pas, à coup sûr, des vins honnêtes…
    Je répète une fois de plus qu’une température minimale de -8 / -9 °C est nécessaire à une bonne cryoextraction naturelle.
    Nous vivons actuellement sur nos stocks des millésimes 2009 et 2012, mais ça ne durera pas éternellement…

     

    Le 18 février 2014,

    Cher(e)s ami(e)s œnophiles,

    J’ai commencé à m’intéresser très sérieusement aux vins de glace en 1990 avec mon ami Bruno Landauer. Lui-même a produit son premier eiswein en 1986. Le résultat avait été particulièrement concluant, mais il n’en reste que le souvenir…

    Nous avons connu des années fastes dans la fin des années 80 et dans les années 90. Les conditions climatiques de l’Europe centrale étaient alors beaucoup plus continentales et nous pouvions espérer un bon coup de froid au moment de la pleine lune de novembre ou au pire à celle de décembre. Il faut dire clairement qu’après, c’est trop tard ! Je garde un souvenir ému des 1988, 1989, 1990, 1992, etc…

    Pour le début de la décade 2000, les deux eiswein qui ont pu être produits dans des conditions optimales ont été  les millésimes 2001 et 2003.
    Il  a fallu attendre ensuite 2008 pour  produire à nouveau un véritable eiswein, les conditions climatiques ayant été beaucoup trop chaudes durant 5 ans.
    Le coût est  lourd, car les raisins que nous avions « abandonnés » à cet effet en 2004, 2005, 2006 et 2007  ont été perdus. Ceci représente entre 3 et 4 tonnes de raisins par essai compromis soit entre 12 et 16 tonnes de raisins en tout, que nous aurions pu utiliser pour un autre usage (Auslese ou Beerenauslese le cas échéant).
    En 2009, les conditions ont été une nouvelle fois favorables avec la production d’un très beau nectar qui sera embouteillé en principe en février 2011.

    Tout ceci est rassurant, car il serait regrettable de devoir abandonner la production de ces extraordinaires nectars à nos amis canadiens…

    Face à l’avalanche d’informations médiatiques qui tendent à égarer quelque peu l’œnophile, même curieux et avisé, je vous propose que nous fassions un petit point sur la question.

    I – ORIGINES DE L’EISWEIN :

    La méthode a été vraisemblablement découverte de manière empirique quelque part en Europe Centrale il y a fort longtemps. Toutefois, le premier document attestant son existence de manière certaine, remonte à 1792. Le premier Eiswein a été élaboré à Piesport dans la vallée de la Moselle, très probablement à partir du cépage Riesling.

    II – ZONES DE PRODUCTION DE L’EISWEIN :

    En Allemagne, dans la vallée du Rhin, de la Moselle et en Franconie : la production a pris un caractère commercial depuis 1961. Le réchauffement climatique a été très rigoureux dans la Moselle et la vallée du Rhin, juste un peu moins en Franconie.

    En Autriche, dans le Burgenland : cette région offre à mon avis les produits les plus intéressants, du point de vue rapport qualité/prix. (mais comme nous l’avons vu plus haut, pourrons-nous encore en produire de temps en temps ?)

    En Slovénie : la tradition est ancienne, la qualité peut être excellente, mais le prix n’est pas très attractif. Le problème du réchauffement climatique est crucial également.

    En Alsace : des tentatives sont faites depuis le milieu des années 80 avec des fortunes diverses. Le climat est malheureusement actuellement carrément défavorable.

    Le Canada : Des « Icewines » sont produits de manière systématique dans l’Ontario depuis 25 ans grâce aux conditions climatiques du pays. Ce sont des produits « marketing type« , sans véritable tradition historique, mais certains peuvent être toutefois très bons.

    III – VENDANGE DE L’EISWEIN :

    L’élaboration d’un Eiswein est un jeu très risqué, car il nécessite des conditions climatiques spécifiques qui sont loin de se reproduire toutes les années (voir ci-dessus) :

    Tout d’abord, le vignoble doit être protégé des oiseaux par des filets installés vers la fin du mois de Septembre.
    Quelques vignerons amis de Rust ont fait quelquefois la cuisante expérience d’un vol de quelques milliers d’oiseaux s’abattant sans répit sur la vigne jalousement préservée et la « nettoyant » en moins de quelques heures…
    Des vents violents ainsi que de fortes pluies peuvent avoir un effet fragilisant, voire dévastateur pour les raisins. Une chute de neige lourde peut être du pire effet et précipiter la récolte au sol. Il faut savoir que le raisin doit demeurer le plus sain possible.

    Cela signifie qu’il est quasiment impossible de conjuguer la vinification de l’Eiswein et la sélection de Grains Nobles (botrytis cinéréa) au cours de la même récolte.
    C’est une véritable surmaturation sur pied qui s’opère durant une période de 2 à 3 mois. Le passerillage sur souche fait partie intégrante du processus d’élaboration.

    Il nécessite un courant d’air modéré et régulier, de petits phénomènes de gel et de dégel et comme nous l’avons dit plus haut, l’absence de botrytis. Il faut savoir que ce dernier ne se développe pas en dessous de 10°C.

    Si toutes ces conditions sont réunies, il faut encore compter avec une importante perte de raisins tombés au sol (30 % en moyenne).
    Pour ce qui touche aux raisins demeurant sur souche, un air très sec et modérément froid pourra entrainer une déshydratation de l’ordre de 60 % du volume restant. Plus la vendange sera tardive, liée à l’arrivée d’un grand froid, plus la perte de volume sera grande (et meilleure sera la qualité, bien entendu).
    L’acidité totale du raisin tendra aussi à diminuer avec l’évolution de la surmaturité.

    La température minimum pour vendanger doit être de – 7° C. Elle est optimale à -12°C. C’est vers 4 heures du matin, à la lueur de projecteurs montés sur un tracteur, que la cueillette commence, sans instruments tranchants le plus souvent, car les grappes se détachent aisément d’elles-même.
    Le pressurage s’effectue à l’extérieur afin de maintenir les mêmes conditions de températures.


    IV – THÉORIE DE L’EXTRACTION :

    Deux phénomènes vont s’additionner au moment du pressurage :

    Tout d’abord, la cryoextraction naturelle : les baies les moins riches en sucre seront congelées, la glace demeurant dans le pressoir, alors que les baies les plus riches resteront normales et libéreront un jus très concentré.
    La cryoextraction, engendre de plus un effet de supra-extraction, c’est-à-dire qu’elle permet d’extraire plus de sucre que le pressurage direct d’un raisin non gelé.
    La perte de rendement est considérable. On obtient environ 0,15 litre de jus par Kg de raisin gelé, c’est-à-dire 6 à 8 fois moins qu’un rendement en jus normal.
    Le mode de pressurage est également capital. La montée en pression doit être lente avec de fréquents desserrages.
    Un cycle de 2 Tonnes de raisin durera environ 3 heures pour aboutir à une quantité de 300 à 600 litres de moût.
    La fermentation de ces derniers est une étape également longue et délicate.
    Elle s’effectue en cuve inox ou en barrique. Sa durée est de l’ordre de 3 semaines. Le moût ne possédant plus que très peu, voire plus du tout de levures indigènes, doit être ensemencé par un choix de souches de levures appropriées. Après quelques mois d’élevage, le vin est prêt à l’embouteillage.

    Je suis personnellement partisan d’élevages assez courts en cuve inox.


    V – CARACTÉRISTIQUES ORGANOLEPTIQUES DE L’EISWEIN
    ET APTITUDE A LA GARDE :

    Elles peuvent être extrêmement différentes, car elles reposent en fait sur trois paramètres :

    – La nature du cépage.
    Ils peuvent être très variés, quelquefois assemblés. Pour l’Allemagne, il faut opter pour le riesling, hélas très coûteux et en tout état de cause, éviter les cépages « hybrides », gros accumulateurs de sucre au détriment de la finesse. (Les Bouvier et autres Ortega sont à fuir !)

    – La souche de levure de fermentation.
    Il s’agit d’un problème œnologique pur et dur sur lequel je ne m’étendrai pas.

    – Les arômes spécifiques issus du froid.
    Ils vont du fruit exotique aux arômes épicés (gingembre, poivre etc…) en passant par le sous-bois. Ceci est particulièrement net dans les Eiswein du Burgenland autrichien.

    Pour ce qui touche au potentiel de garde des Eiswein, on peut l’estimer à une trentaine d’années sans grand risque d’erreur.

    Ci-dessous, vous trouverez les photos que nous avons faites au cours de la vendange de notre eiswein le 25 décembre 2003 à Rust dans le Burgenland (Autriche de l’extrême est).

    Nous avons bénéficié d’une température optimale de -12°C, ce qui est rare.

    Vendange de l’EISWEIN (vin de glace) à Rust le 25 décembre 2003 par une température de -12°c !

    Vendange et pressurage de l’EISWEIN les 29 et 30 décembre 2008.

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  • Le Ruster Ausbruch (Burgenland – Autriche)

    Peu d’œnophiles, mêmes éclairés savent que c’est à Rust dans le Burgenland autrichien qu’est produit un des plus grands, peut-être le plus grand vin liquoreux au monde , issu de la pourriture noble ou botrytis cinéréa.

    La petite ville de RUST est située à 60 kilomètres au sud-est de Vienne, sur les confins austro-hongrois, dans un paysage qui rejette loin tous les clichés que l’on peut rapporter un jour d’un voyage dans l’ouest de l’Autriche.
    Nous sommes ici au cœur de l’Europe Centrale, à l’orée de la grande plaine, au bord d’un lac « invraisemblable » : le Neusiedlersee.

    Imaginez quelques instants une espèce peu courante : un lac de steppe de 300 km2 de 7 à 15 Km de large, de 36 Km de longueur, mais d’une profondeur n’excédant pas 1 à 1,5 mètres.

    Vue de Rust depuis les collines surplombant le lac le 7 avril 2008.

    Ces conditions géographiques si particulières (nous sommes ici au point le plus chaud de toute l’Europe Centrale : l’ensoleillement dépasse 2000 heures par an et les précipitations sont en moyenne de 700 mm) sont génératrices d’ un fabuleux micro-climat permettant d’obtenir de la pourriture noble peu ou prou jusqu’à 7 à 8 fois par décade… Un record du monde !
    D’ailleurs, les meilleurs vignobles de RUST se lovent jusqu’à l’extrême bordure du lac baignant les derniers ceps de vigne…

    Il est surprenant de constater le très lent développement des vins liquoreux botrytisés en France (guère avant 1850) alors qu’au contraire à Rust et à Tokaj on avait bien compris dès le XVIème siècle l’importance des brumes automnales pour la production de ce type de vin.

    Les RUSTER AUSBRUCH sont probablement avec les Tokaji les plus anciens liquoreux issus de raisins passerillés sur pied de l’histoire européenne du vin.
    La première mention connue est de 1525, soit une cinquantaine d’années avant Tokaj (à 400 Km plus à l’Est).

    Les RUSTER étaient dès le XVIIème siècle reconnus comme si exceptionnels, que l’Empereur lui-même donna à RUST en 1684 le statut de ville libre d’Empire, dispensée de taxes et de droits féodaux.
    C’est à partir de cette époque que les tonneaux des vignerons purent arborer fièrement la lettre  » R  » (comme Rust) marquée au feu.

    Ici, tout évoque la tradition et l’histoire. Les familles de vignerons sont installées pour la plupart depuis le milieu du XVIIème siècle. Elle furent hongroises jusqu’à l’éclatement de l’Empire en 1919 (Hongrie allemande de l’Ouest) puis devinrent autrichiennes.

    Ruster et Tokaji connurent un destin presque commun, mais eu égard à la modestie des surfaces du vignoble de Rust, ce dernier fut peu à peu éclipsé par la formidable ascension du Tokaji et vers la fin du XIXème siècle avec la crise du philoxera, il avait pratiquement disparu.

    Complanté initialement du cépage hongrois Furmint, (appelé autrefois ici Zapfner) le vignoble renaîtra de ses cendres après la première guerre mondiale avec un choix très vaste de cépages, à la fois indigènes et internationaux.
    Pour tout ce qui touche aux vins liquoreux proprement dit, on utilise aujourd’hui plus spécifiquement les cépages : Chardonnay, Muscat à petits grains, Muscat Ottonel, Sauvignon, Pinot Gris (alias Rülander), Pinot Blanc (alias Weissburgunder), Gewürtztraminer, Riesling, Müller-Thurgau, mais aussi les excellents cépages indigènes Welshriesling, Neuburger et depuis peu à nouveau, le Furmint.
    Le Bouvier quant à lui est à éviter … Je le considère comme une « usine à sucre » !

    Les vignobles couvrent environ 500 hectares dont 40% seulement sont consacrés aux vins blancs. Sur ces 200 hectares restants pour les potentiels vins liquoreux, environ une petite centaine sont aptes à produire les plus fins nectars. La forte demande internationale de vins rouges tend à réduire encore la production de ce type de vin.

    Les meilleurs d’entre eux, les crus Greiner, Satz, Unterer Vogelsang , etc… sont situés à l’est de la route des bords du lac et rejoignent ce dernier en pente douce.
    Au temps de la monarchie, c’est à Rust que les vendanges étaient les plus tardives de tout l’Empire. Elles ne débutaient jamais avant le 28 octobre et pouvaient s’étaler sur 6 semaines.
    De nos jours on peut avoir la chance d’apercevoir des vendangeurs jusqu’à Noël, lorsque le vigneron cherche à obtenir le fameux « Eiswein » (vin obtenu à partir du pressurage de raisins gelés).

    Comme vous le savez bien à la lecture de la liste des vins de Dionis, nous avons une remarquable collection de vins de cette région et offrons à l’amateur gourmand quelques joyaux œnologiques remontants jusqu’à la fin des années 80.
    Les grands vins liquoreux de pourriture noble de Rust se répartissent en fonction de leur richesse naturelle en sucre au moment de la vendange, de la manière suivante :

    • Auslese : entre 21 KMW et 25 KMW (entre 21 % et 25 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Beerenauslese : entre 25 KMW et 27 KMW (entre 25 % et 27 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Ausbruch : à partir de 27 KMW (27 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Trockenbeerenauslese : A partir de 30 KMW (30 % de sucres par litre de moût en masse volumique.

    La vendange du raisin permettant d’obtenir le niveau qualitatif requis pour l’Ausbruch, nécessite un moût dont la richesse naturelle en sucre est au minimum de 138° Oechsle ou 27 KMW (environ 320g par litre).

    Un « Trockenbeerenauslese » (TBA) que rien ne différencie d’un Ausbruch, si ce n’est une richesse en sucre naturel encore plus élevée, doit présenter à la vendange un moût d’une richesse minimale de 30 KMW (environ 360g de sucre par litre).

    L’Ausbruch et le TBA doivent provenir exclusivement de raisins confits par la pourriture noble. Toute chaptalisation est prohibée. En France, la chaptalisation est autorisée à raison de 2%/vol, même pour les vins liquoreux. Seule la mention  » Vendanges Tardives  » ou  » Sélection de grains nobles  » est la garantie légale en France d’une vendange non enrichie.
    Les rendements moyens sont pour les Ausbruch de 400 à 750 litres par hectare.

    Ce qui fait la spécificité du Ruster-Ausbruch c’est son mode de vinification reposant sur une tradition éprouvée, multiséculaire .
    Bien qu’il y ait un « air de famille » indiscutable entre ce dernier et le Tokaji, la différence réside dans le fait qu’à Rust, ce sont des grappes de raisins « frais » non botrytisées , qui sont ajoutées et assemblées aux grappes complètement confites par la pourriture noble, ceci afin de faciliter le démarrage de la fermentation.

    Les quatre saisons à Rust
    Macération de grains botrytisés (pourriture noble)
    De gauche à droite : Tibor Kovacs, Michel et Robert Wenzel, enfin Jean-François Ragot, en octobre 1995 à Rust.
    Pressurage d’une cuvée de Ruster Ausbruch

    A Tokaj, ce sont des grains confits par la pourriture noble et le passerillage, vendangés un à un, qui sont mis à macérer, soit dans du moût, soit dans du moût en fermentation, soit dans un vin blanc de base.
    A partir de là, la vinification et l’élevage de ces deux vins sont proches.
    Il y a une trentaine d’années, on élevait les Ruster-Ausbruch un peu comme les Tokaji, par de longs séjours dans le bois. De nos jours, on recherche des vins beaucoup plus proches du fruit, grâce à des durées d’élevage courtes.
    Un Ausbruch équilibré doit présenter un taux d’alcool assez élevé (pratiquement entre 12.5% et 14% vol ) avec de 100 à 180 gr de sucres résiduels.

    C’est à mon sens un véritable archétype de la sélection de grains nobles , avec une puissance, un « rôti » dû au botrytis , une longueur et surtout une fraîcheur en bouche due à une splendide acidité , que je n’ai quasiment jamais rencontrée dans aucun autre vin de cette catégorie, si ce n’est dans le Tokaji.
    Ce sont des vins de très longue garde et la variété des cépages utilisés fait de chacun d’entre eux une authentique rareté et donc un véritable joyau œnologique.

    Jean-François RAGOT


  • W-V-Erbach 2015 Erbacher Honigberg Riesling Auslese (Rheingau) (0,375L) Vin blanc moelleux issu de vendanges tardives

    Le Rheingau couvre actuellement 3150 Ha de vignobles.
    Le Rheingau est historiquement le royaume du Riesling (79% des surfaces plantées).

    Le village vigneron d’Erbach est situé au cœur du Rheingau, là où sont produits quelques uns des plus fameux Riesling historiques allemands.

    Mes débuts dans le vin sont très liés à Erbach et au Rheingau. En octobre et novembre 1972, j’ai passé quelques semaines dans le domaine du baron Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger. Je me suis initié alors à ces grands vins qui portent le cépage Riesling à un niveau de qualité incomparable. Je garde un souvenir ému de celui qui a été mon initiateur aux grands Riesling allemands.J’ai participé pour la première fois à toutes les activités liées à la vendange et à la vinification du vin. Il m’a également permis de participer au mois de novembre 1972 à la grande vente aux enchères des vins du domaine d’état Eberbach Kloster (Versteigerung des Weinguts Kloster Eberbach). Pour un jeune homme de 23 ans, cette extraordinaire dégustation d’une centaine de grands crus sur un demi-siècle, est demeurée inoubliable. Eberhard nous a quitté en 1995 à l’âge de 79 ans.

    Je connais la cave W-V-Erbach depuis le début des années 80 et j’ai pu suivre avec émerveillement la progression qualitative des vins au cours de ces trente dernières années.
    Les surfaces cultivées sont de 32 Ha sur les communes de Erbach et de Kiedrich.

    Les principaux crus représentés sont les suivants :
    – Erbacher Michelmark
    – Erbacher Steinmorgen
    – Erbacher Honigberg
    – Rauenthaler Steinmächer
    – Kiedricher Klosterberg
    – Kiedricher Sandgrub.

    Il s’agit à 92% de Riesling, auxquels s’ajoutent 5% de Pinot Noir (Spätburgunder), un peu de Pinot Gris, de Pinot Blanc et de Saint Laurent.

    Belle vendange tardive en provenance de l’excellent cru Honigberg. La robe jaune citron est très brillante. Du volume en bouche avec un délicat fruité laissant percer la minéralité. Longue finale sur les agrumes frais.
    Évolution prévisible favorable sur une bonne dizaine d’années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 9,5 %
    Sucres résiduels : 77,3 g/l
    Acidité totale : 8,8 g/l

    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger.
    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger dans les années 70.

  • W-V-Erbach 2016 Riesling Qualitätswein Erbacher Honigberg Alte Reben (Rheingau) (0,75L)

    Le Rheingau couvre actuellement 3150 Ha de vignobles.
    Le Rheingau est historiquement le royaume du Riesling (79%), mais aussi, ce qui est bien moins connu, celui du Pinot Noir bourguignon, appelé là-bas « Spätburgunder » (Bourguignon tardif). Il représente 12% des plantations, soit environ 380 ha.

    Le village vigneron d’Erbach est situé au cœur du Rheingau, là où sont produits quelques uns des plus fameux Riesling historiques allemands.

    Mes débuts dans le vin sont très liés à Erbach et au Rheingau. En octobre et novembre 1972, j’ai passé quelques semaines dans le domaine du baron Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger. Je me suis initié alors à ces grands vins qui portent le cépage Riesling à un niveau de qualité incomparable. Je garde un souvenir ému de celui qui a été mon initiateur aux grands Riesling allemands.J’ai participé pour la première fois à toutes les activités liées à la vendange et à la vinification du vin. Il m’a également permis de participer au mois de novembre 1972 à la grande vente aux enchères des vins du domaine d’état Eberbach Kloster (Versteigerung des Weinguts Kloster Eberbach). Pour un jeune homme de 23 ans, cette extraordinaire dégustation d’une centaine de grands crus sur un demi-siècle, est demeurée inoubliable. Eberhard nous a quitté en 1995 à l’âge de 79 ans.

    Je connais la cave W-V-Erbach depuis le début des années 80 et j’ai pu suivre avec émerveillement la progression qualitative des vins au cours de ces trente dernières années.
    Les surfaces cultivées sont de 32 Ha sur les communes de Erbach et de Kiedrich.

    Les principaux crus représentés sont les suivants :
    – Erbacher Michelmark
    – Erbacher Steinmorgen
    – Erbacher Honigberg
    – Rauenthaler Steinmächer
    – Kiedricher Klosterberg
    – Kiedricher Sandgrub.

    Il s’agit à 92% de Riesling, auxquels s’ajoutent 5% de Pinot Noir (Spätburgunder), un peu de Pinot Gris, de Pinot Blanc et de Saint Laurent.

    La classification Alte Reben (vieilles vignes) concerne des vins, qui comme la classification « Prädikats Weine » sont des vins sans aucune chaptalisation.

    La robe du vin est jaune paille à reflets verdâtres.
    Le premier nez se partage entre la minéralité et les arômes de fruits blancs. On devine au premier coup d’œil, un vin dense et concentré.
    En bouche, richesse, belle acidité et complexité sont les marques dominantes de cette cuvée remarquable.

    Il est intéressant de comparer ce millésime au 2015. Les deux sont vraiment très proches, car provenant des mêmes parcelles de vieilles vignes du cru Honigberg. Le 2016 se distingue toutefois par un côté actuel plus fermé et une acidité revigorante encore plus marquée. La garde du millésime 2016 sera peut-être quelque peu plus élevée que celle du millésime 2015.
    En tout état de cause, une jolie bouteille à laisser mûrir quelques années pour jouir de toutes ses qualités.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14 %
    Sucres résiduels : 4,9 g/l
    Acidité totale : 7,9 g/l

    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger.
    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger dans les années 70.

     


  • W-V-Erbach 2016 Erbacher Michelmark Riesling Kabinett Trocken (vin blanc sec) (Rheingau) (0,75L)

    Le Rheingau couvre actuellement 3150 Ha de vignobles.
    Le Rheingau est historiquement le royaume du Riesling (79%), mais aussi, ce qui est bien moins connu, celui du Pinot Noir bourguignon, appelé là-bas « Spätburgunder » (Bourguignon tardif). Il représente 12% des plantations, soit environ 380 ha.

    Le village vigneron d’Erbach est situé au cœur du Rheingau, là où sont produits quelques uns des plus fameux Riesling historiques allemands.

    Mes débuts dans le vin sont très liés à Erbach et au Rheingau. En octobre et novembre 1972, j’ai passé quelques semaines dans le domaine du baron Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger. Je me suis initié alors à ces grands vins qui portent le cépage Riesling à un niveau de qualité incomparable. Je garde un souvenir ému de celui qui a été mon initiateur aux grands Riesling allemands.J’ai participé pour la première fois à toutes les activités liées à la vendange et à la vinification du vin. Il m’a également permis de participer au mois de novembre 1972 à la grande vente aux enchères des vins du domaine d’état Eberbach Kloster (Versteigerung des Weinguts Kloster Eberbach). Pour un jeune homme de 23 ans, cette extraordinaire dégustation d’une centaine de grands crus sur un demi-siècle, est demeurée inoubliable. Eberhard nous a quitté en 1995 à l’âge de 79 ans.

    Je connais la cave W-V-Erbach depuis le début des années 80 et j’ai pu suivre avec émerveillement la progression qualitative des vins au cours de ces trente dernières années.
    Les surfaces cultivées sont de 32 Ha sur les communes de Erbach et de Kiedrich.

    Les principaux crus représentés sont les suivants :
    – Erbacher Michelmark
    – Erbacher Steinmorgen
    – Erbacher Honigberg
    – Rauenthaler Steinmächer
    – Kiedricher Klosterberg
    – Kiedricher Sandgrub.

    Il s’agit à 92% de Riesling, auxquels s’ajoutent 5% de Pinot Noir (Spätburgunder), un peu de Pinot Gris, de Pinot Blanc et de Saint Laurent.

    En 2016, année très favorable tout comme 2015 d’ailleurs, avec peut-être un peu plus de fraîcheur aromatique que le précédent millésime, le domaine a produit un remarquable Riesling Kabinett sec issu du cru Michelmark.

    Le nez nous présente encore la caractéristique des Riesling jeunes, avec des arômes de fruits à noyau.
    En bouche, le vin a une bonne densité et une excellente acidité.

    Ce vin est encore actuellement (décembre 2017) dans sa prime jeunesse et il conviendra de l’attendre un peu (deux à trois ans) pour commencer à jouir de toutes ses qualités.
    Il évoluera favorablement entre cinq et dix années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12 %
    Sucres résiduels : 7,7 g/l
    Acidité totale : 7,6 g/l

    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger.
    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger dans les années 70.

  • Trabener Riesling Kabinett Trocken 2016 Weingut Trossen 0,75L

    Image non disponible

    Après quelques années où le marketing et le packaging de l’étiquette l’ont emporté, Mark Trossen m’a fait le plaisir de revenir avec le millésime 2016 à la dénomination traditionnelle de Riesling Kabinett. La signification moderne de Kabinett est intéressante, car ce nom désigne toujours des vins absolument natures, sans aucune chaptalisation. C’est une garantie établie par la loi et en Allemagne on ne s’avise pas beaucoup de la contourner ou de la violer…

    Le millésime 2016 présente des caractéristiques exceptionnelles dans les grandes régions traditionnelles de Rhénanie et de Moselle. A la fin du mois d’avril 2016, après un début de printemps chaud, des gelées ont endommagé une grande partie du vignoble et réduit les rendements d’au moins 50%. Le mois de mai a été particulièrement pluvieux, mais un très bel été a permis de récolter dès le mois de septembre, puis tout au long du mois d’octobre de superbes raisins de belle maturité, riches en extraits et dotés d’une belle acidité.
    Il en est résulté, tout particulièrement pour la Moselle et les bons producteurs, de remarquables Riesling.

    Ce vin est bien représentatif de la région, du cru et du millésime. Fruité, digeste et équilibré, avec une grande pureté aromatique et beaucoup de délicatesse, il fera un merveilleux vin d’apéritif. Il présente toutes les caractéristiques des vins de la Moselle moyenne, entre autres une subtile minéralité due au sous-sol de schiste ardoisier, véritable marque du terroir mosellan.

    Ce vin se conservera favorablement une bonne dizaine d’années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11,5% / vol
    Sucres résiduels : 8,3 g/L
    Acidité totale :7,3 ‰


  • News : 09 octobre 2017 : bref coup d’œil sur l’été 2017 et le début des vendanges

    Orliénas, le 9 octobre 2017,

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’été 2017 restera dans les annales météorologiques comme un des plus chauds des cent dernières années. Si l’Europe du Sud a été plus particulièrement marquée, l’Europe Centrale a été souvent caniculaire, mais les nuits ont été notablement plus fraîches qu’à l’ouest de l’Europe.
    La sécheresse a été de mise dans une très grande partie de l’Europe.

    Dans l’Est de la Hongrie, particulièrement dans la région de Tokaj (Tokajhegyalja) on pouvait déjà déguster des raisins doux à la mi-août. Les vendanges ont commencé doucement vers le 10 septembre pour les vins blancs secs et se poursuivront comme d’habitude, jusqu’à la première décade de novembre pour les vins moelleux. Heureusement, de petites pluies ont favorisé une bonne évolution de la maturité du raisin.

    Je suis passé dans le Burgenland autrichien le 28 septembre. Chez Bruno Landauer qui a commencé ses vendanges à la fin du mois d’août, l’optimisme régnait (voir photo !) La vendange est très favorable pour les raisins rouges, avec des maturités élevées. On devrait assister à un millésime du type 2011. Bruno m’a fait déguster son Gemischter Satz 2017, vendangé au début du mois de septembre, encore plein de levures et trouble, mais déjà délicieux

    Dans la Wachau, les vendanges étaient à leur tout début le 28 septembre, avec des raisins magnifiques et superbement aromatiques. Je parle bien entendu, particulièrement des Grüner-Veltliner et des Riesling. Roman Gritsch, notre partenaire dans la Wachau, avait le sourire. Les vendanges devraient battre leur plein à partir du 8 octobre.

    Bruno Landauer, dans la cour de son domaine, le 28 septembre 2017.

  • Hallgartener Jungfer Riesling Auslese 2015 (0.75L) Winzer Hallgarten (vin de vendanges tardives, moelleux)

    Je suis particulièrement content de ce splendide Riesling moelleux de vendanges tardives. Ce type de vin devient de plus en plus rare avec le réchauffement climatique, les raisins étant moins sensibles à la pénétration du botrytis cinéréa ou pourriture noble.
    En 2015, nous avons fait « des pieds et des mains » pour que le domaine attende la production d’un potentiel vin moelleux. La quantité produite, vendangée le 4 novembre 2015 a été très faible, de l’ordre de 450 litres.

    Nous avons fait notre ce vin qui a été embouteillé spécifiquement pour nous pour un quantité de 600 grandes bouteilles de 0,75L. Ce n’est certes pas beaucoup, mais quelle magnifique qualité !
    Depuis 2005, c’est le cinquième vin produit de ce type, soit une fois tous les trois ans.

    Cette belle vendange tardive de Riesling provient de l’excellent cru Jungfer (Jungfer est un diminutif de Jungfrau, signifiant la Madone).

    Ce cru est situé en plein cœur du Rheingau (voir carte ci-dessous).

    Le vin présente une robe jaune citron très brillante, du volume en bouche avec un délicat fruité laissant déjà percer la minéralité. Jolie finale sur les agrumes frais.

    Évolution prévisible favorable sur une dizaine d’années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11 %/vol
    Sucres résiduels :60,7 g/L
    Acidité totale : 8,2 ‰

    Le vignoble du cru Jungfer à Hallgarten (Rheingau/Allemagne), le 2 novembre 2015. Vue des raisins Riesling destinés à élaborer une vendange tardive de niveau Auslese, deux jours avant la vendange.
    Le vignoble du cru Jungfer à Hallgarten (Rheingau/Allemagne), le 2 novembre 2015. Vue des raisins Riesling destinés à élaborer une vendange tardive de niveau Auslese, deux jours avant la vendange.
    Le vignoble du cru Jungfer à Hallgarten (Rheingau/Allemagne), le 2 novembre 2015. Vue des raisins Riesling destinés à élaborer une vendange tardive de niveau Auslese, deux jours avant la vendange.
    Le vignoble du cru Jungfer à Hallgarten (Rheingau/Allemagne), le 2 novembre 2015. Vue des raisins Riesling destinés à élaborer une vendange tardive de niveau Auslese, deux jours avant la vendange.

  • Hallgartener Hendelberg Riesling Auslese 2013 (0.75L) Winzer Hallgarten (vin de vendanges tardives, moelleux)

    Posté dans par admin

    Belle vendange tardive en provenance du cru Hendelberg,  situé au Nord du village d’Hallgarten, près de l’ancienne abbaye cistercienne de Kloster Eberbach, au cœur du Rheingau.
    La cave a produit sur le millésime 2013 une vendange tardive à partir du cru Hendelberg, ce qui est rare, mais la remarquable qualité des raisins justifiait ce choix.
    Le millésime 2013, de maturité particulièrement tardive dans toute l’Europe, a permis d’élaborer des vins dotés d’une belle fraîcheur aromatique.

    La robe or clair est brillante. Une délicate matière en bouche laisse deviner le développement progressif de la minéralité du vin, gage d’un excellent terroir. Le niveau de douceur,  (Feinherb) avec 30 G de sucres résiduels le situe plus du côté des « demi-doux » que des liquoreux. La longueur du vin est tout à fait remarquable.

    Belle bouteille d’évolution prévisible, favorable, sur une dizaine d’années.
    Vin à boire pour lui-même.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12 %/vol
    Sucres résiduels : 30,4 g/L
    Acidité totale : 8,2 ‰


  • W-V-Erbach 2015 Riesling Qualitätswein Erbacher Honigberg Alte Reben (Rheingau) (0,75L)

    Le village vigneron d’Erbach est situé au cœur du Rheingau, là où sont produits quelques uns des plus fameux Riesling historiques allemands.

    Mes débuts dans le vin sont très liés à Erbach et au Rheingau. En octobre et novembre 1972, j’ai passé quelques semaines dans le domaine du baron Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger. Je me suis initié alors à ces grands vins qui portent le cépage Riesling à un niveau de qualité incomparable. Je garde un souvenir ému de celui qui a été mon initiateur aux grands Riesling allemands.J’ai participé pour la première fois à toutes les activités liées à la vendange et à la vinification du vin. Il m’a également permis de participer au mois de novembre 1972 à la grande vente aux enchères des vins du domaine d’état Eberbach Kloster. Pour un jeune homme de 23 ans, cette extraordinaire dégustation d’une centaine de grands crus sur un demi-siècle, est demeurée inoubliable. Eberhard nous a quitté en 1995 à l’âge de 79 ans.

    Je connais la cave W-V-Erbach depuis le début des années 80 et j’ai pu suivre avec émerveillement la progression qualitative des vins au cours de ces trente dernières années.
    Les surfaces cultivées sont de 32 Ha sur les communes de Erbach et de Kiedrich.

    Les principaux crus représentés sont les suivants :
    – Erbacher Michelmark
    – Erbacher Steinmorgen
    – Erbacher Honigberg
    – Rauenthaler Steinmächer
    – Kiedricher Klosterberg
    – Kiedricher Sandgrub.

    Il s’agit à 92% de Riesling, auxquels s’ajoutent 5% de Pinot Noir (Spätburgunder), un peu de Pinot Gris, de Pinot Blanc et de Saint Laurent.

    On devine immédiatement que l’on a affaire à un excellent terroir sur un grand millésime. Dans ces région d’Europe et sur le cépage Riesling, la grande maturité se conjugue presque toujours avec une splendide acidité.

    La classification Alte Reben (vieilles vignes) concerne des vins, qui comme la classification « Prädikats Weine » sont des vins sans aucune chaptalisation.

    La robe du vin est jaune paille à reflets verdâtres.
    Le premier nez se partage entre la minéralité et les arômes de fruits blancs. On devine au premier coup d’œil, un vin dense et concentré.
    En bouche, richesse, belle acidité et complexité sont les marques dominantes de cette cuvée remarquable.
    Le vin se termine en queue de paon.
    Jolie bouteille à laisser mûrir deux ou trois années.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 4,5 g/l
    Acidité fixe : 7,6 ‰
    Alcool : 14%

    Cliquez pour agrandir.

  • News : 24 octobre 2016 : Portes ouvertes de Noël 2016

    Orliénas, le 24 octobre 2016,

    po-noel-2016

    Chers amis œnophiles,

    En juin 2015, il y a bientôt un an et demi, nous avons célébré les trente ans de la création de notre Maison.

    Le temps passe très vite et la vie avec… Après mûre réflexion, j’ai pris la décision de principe, difficile, de passer la main. Bien entendu, la mise en œuvre ne se fera pas en quelques semaines, mais, je souhaiterais pouvoir me retirer du quotidien de mon entreprise d’ici le début 2018.
    C’est pour cela, que je me mets sérieusement à la recherche d’un repreneur.

    Lorsque j’ai débuté dans le métier à la fin de 1984, le paysage du vin était radicalement différent de celui d’aujourd’hui où l’information part absolument dans tous les sens, jusqu’à devenir absconse pour l’amateur.

    C’est la génération Internet, adepte du changement permanent tous azimuts. C’est l’exact contraire du travail de recherche, s’inscrivant dans la tradition et la continuité, que j’ai accompli au cours de ma vie professionnelle dans le vin.
    J’espère pouvoir laisser un outil de travail en bon état de fonctionnement, basé sur de solides  » fondations idéologiques « . Il serait dommage de perdre de vue ce qui a fait l’essence de ce travail d’une vie. Je pense qu’il est pour l’essentiel toujours pertinent, mais susceptible bien entendu de réformes.
    Ce sera l’œuvre de mon successeur, non connu à ce jour.

    Par conséquent, rien de changé, au moins jusqu’à fin 2017.

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    C’est avec plaisir que je vous annonce la tenue de nos portes ouvertes de Noël 2016 au caveau de Dionis à 69530 Orliénas les jeudi 08, vendredi 09 et samedi 10 décembre de 10h à 18h30.

    C’est ce moment rare dans l’année où vous avez la possibilité d’approcher librement toute la gamme des vins Dionis.

    Réservez un moment pour nous rendre visite.

    De nouveaux vins d’Afrique du Sud sont disponibles (Hamilton Russell Chardonnay 2015, Hamilton Russell Pinot Noir 2015, Southern Right Sauvignon 2015, Southern Right Pinotage 2015).

    Pour les vins de Tokaj/Sarospatak, nous mettons en vente un petit lot de Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2002 Château Sarospatak.
    Avec le millésime 2003, le grand 2002 est un moyen d’approcher un grand Tokaji arrivant doucement à maturité. Dans une bonne cave, ce millésime a devant lui une bonne trentaine d’années.

    Concernant les grands Riesling : A noter un Riesling sec 2015 du domaine Gritsch de la Wachau à Spitz (Riesling Tausendeimerberg Smaragd) et un moelleux allemand de grand avenir : Hallgartener Jungfer Riesling Auslese 2015 (Allemagne/Rheingau). La quantité vendangée a été ridiculement petite (500 litres !).

    Cordialement,
    Jean-François Ragot et toute l’équipe de Dionis

     


  • Domdechant Werner Riesling Kabinett Trocken 2015 (0,75L) (Vin blanc sec) Rheingau

    Posté dans par admin

    DomdechantWerner-RieslingKabinettTrocken2015Excellent domaine historique géré par le très convivial et compétent Dr Michel. Nous nous trouvons ici à l’extrémité orientale du Rheingau pratiquement au confluent avec le Main.
    Le Dr Michel, âgé de 85 ans, est le descendant direct du « Domdechant » (doyen recteur) de la cathédrale de Mayence, propriétaire de ce vignoble à partir de 1780.
    Le domaine Domdechant Werner appartient à la prestigieuse association VDP (Verband Deutscher Prädikatsweingüter) crée en 1910 et qui regroupe les domaines adhérant aux plus hautes normes qualitatives.

    Ce Riesling Kabinett de haute maturité présente toutes les caractéristiques de ce que l’on attend d’un grand vin blanc sec de cette région : fraicheur aromatique, minéralité, acidité fine. Le millésime 2015 a bénéficié de conditions climatiques exceptionnelles et naturellement de rendements modérés.

    Durée de conservation : au moins une dizaine d’années.

    Excellent en apéritif ou pour accompagner un plat de poisson.

    Cliquez sur la carte pour agrandir


  • News : 24 novembre 2015 : Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne).

    Orliénas, le 24 novembre 2015,

    J’ai reçu il y a peu de jours de la famille Hess Hautt  quelques photos de la vendange tardive de Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne).
    Dans une précédente news, j’avais évoqué ma visite le premier novembre 2015 dans ce vignoble.
    Le 5 novembre, Martin Hautt et sa famille ont vendangé à partir d’une parcelle de 0,2 Ha, environ 300 litres de moût d’une richesse en sucres de 97 öchsle (niveau Auslese).
    Il reste maintenant à attendre ce que le miracle de la vinification va nous donner.
    Rendez-vous dans quelques mois pour apprécier le résultat.

    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.

  • News : 17 novembre 2015 : coup d’œil sur les vendanges en Europe Centrale – automne 2015 (Allemagne – Autriche)

    Orliénas, le 17 novembre 2015,

    L’été et l’automne 2015 resteront probablement dans la mémoire collective des années chaudes, même si nous sommes très loin de la terrible année 2003. Le point positif concerne les vendanges, qui se sont déroulées globalement d’est en ouest de l’Europe, dans d’excellentes conditions. La maturité est bien présente en cet automne 2015.
    J’ai voulu me rendre compte de la situation moi-même et je me suis rendu tout particulièrement auprès de mes partenaires allemands, autrichiens et hongrois bien entendu.

    Le dossier concernant les Tokay de Hongrie 2015 (Tokaji) fera l’objet d’un autre article.

    Je sais que moins le discours est copieux, mieux il est reçu. C’est pourquoi je vous propose quelques belles images illustrées de commentaires.

    Dans la Moselle allemande, les vendanges sont terminées. Très bon niveau de maturité sur les Rieslings, laissant présager d'excellents vins blancs secs. Très peu de vin moelleux de vendange tardive. Cette photo illustre les crus de la Moselle des Terrasses, à une dizaine de km au sud de Coblence, le 1er novembre 2015.
    Dans la Moselle allemande, les vendanges sont terminées. Très bon niveau de maturité sur les Rieslings, laissant présager d’excellents vins blancs secs. Très peu de vin moelleux de vendange tardive.
    Cette photo illustre les crus de la Moselle des Terrasses, à une dizaine de km au sud de Koblenz, le 1er novembre 2015.
    Vue des vignobles mosellans des terrasses, dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Vue des vignobles mosellans des terrasses, dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Autre vue du cru Winninger Brückstück, dans la Moselle des Terrasses, le 1er novembre 2015.
    Autre vue du cru Winninger Brückstück, dans la Moselle des Terrasses, le 1er novembre 2015.
    Vue plongeante sur la Moselle à mi-hauteur du cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Vue plongeante sur la Moselle à mi-hauteur du cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Grappes de Riesling en état de surmaturation, parfois atteintes par la pourriture noble ou botrytis cinéréa. Ces raisins appartiennent au domaine de Martin Hautt. Elles sont destinées à la production de notre futur Winninger Brückstück Auslese 2015. Photo du 1er novembre 2015. Cette ultime vendange sera effectuée dans la première quinzaine de novembre.
    Grappes de Riesling en état de surmaturation, parfois atteintes par la pourriture noble ou botrytis cinéréa. Ces raisins appartiennent au domaine de Martin Hautt. Elles sont destinées à la production de notre futur Winninger Brückstück Auslese 2015. Photo du 1er novembre 2015. Cette ultime vendange sera effectuée dans la première quinzaine de novembre.
    Aspect des grappes de Riesling dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015. Nous constatons nettement l'état de surmaturité et un début de botrytisation.
    Aspect des grappes de Riesling dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015. Nous constatons nettement l’état de surmaturité et un début de botrytisation.
    Autre aspect des raisins Riesling dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Autre aspect des raisins Riesling dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Le magnifique cru Winninger Brückstück de la Moselle des Terrasses, le 1er novembre 2015.
    Le magnifique cru Winninger Brückstück de la Moselle des Terrasses, le 1er novembre 2015.
    Nous essayons également avec nos partenaires de Hallgarten (Rheingau) de produire cette année une vendange tardive de niveau Auslese. Aspect des raisins Riesling, le 2 novembre 2015.
    Nous essayons également avec nos partenaires de Hallgarten (Rheingau) de produire cette année une vendange tardive de niveau Auslese. Aspect des raisins Riesling, le 2 novembre 2015.
    Aspect caractéristique d'une grappe de Riesling presque complètement au niveau de raisins secs. Elle est destinée à la production d'une vendange tardive de niveau Auslese. Hallgarten (Rheingau), le 2 novembre 2015.
    Aspect caractéristique d’une grappe de Riesling presque complètement réduite au niveau de raisins secs. Elle est destinée à la production d’une vendange tardive de niveau Auslese.
    Hallgarten (Rheingau), le 2 novembre 2015.
    Rust (Burgenland/Autriche), le 14 novembre 2015. Bruno Landauer explique à Jean-François Ragot les paramètres analytiques du fameux Gewürztraminer Spätlese / vendanges tardives 2015. il a été vendangé le 3 octobre 2015.
    Rust (Burgenland/Autriche), le 14 novembre 2015. Bruno Landauer explique à Jean-François Ragot les paramètres analytiques du fameux Gewürztraminer Spätlese / vendanges tardives 2015. Il a été vendangé le 3 octobre 2015. Absolument délicieux déjà, il sera mis sur le marché le 1er mars 2016.
    Aspect visuel du Gewürztraminer Spätlese / vendanges tardives 2015 produit par Bruno Landauer à Rust (Autriche / Burgenland).
    Aspect visuel du Gewürztraminer Spätlese / vendanges tardives 2015 produit par Bruno Landauer à Rust (Autriche / Burgenland). Photo du 14 novembre 2015.
    Aspect visuel du moût du futur Ruster Auslese 2015 dont la fermentation n'a pas encore commencé. Les raisins ont été vendangés le 12 novembre 2015. C'est un assemblage de Furmint (majoritaire) et de Pinot Blanc. Une grande bouteille en devenir. Photo du 14 novembre 2015 chez Bruno Landauer à Rust (Burgenland/Autriche).
    Aspect visuel du moût du futur Ruster Auslese 2015. La fermentation n’a pas encore commencé. Les raisins ont été vendangés le 12 novembre 2015. C’est un assemblage de Furmint (majoritaire) et de Pinot Blanc. Une grande bouteille en devenir. Photo du 14 novembre 2015 chez Bruno Landauer à Rust (Burgenland/Autriche).

    Cordialement,
    Jean-François


  • Delheim Edelspatz Noble Late Harvest 2014 (0,375 L)

    delheim-edelspatz2014Ce domaine a connu un développement remarquable avec l’arrivée en 1951 en provenance d’Allemagne de Michael Sperling surnommé “Spatz”. Spatz a pris sa retraite depuis une douzaine d’années et c’est sa fille Nora qui assure la direction de ce domaine remarquable.

    Lorsque nous avons débuté nos relations d’affaires avec l’Afrique du Sud en 1991, Delheim a été le premier domaine avec lequel nous avons lié une collaboration. Elle a duré plusieurs années avant une mise en sommeil qui s’est achevée ce mois de mai 2015.

    L’Edelspatz est en quelque sorte l’icône du domaine, Spatz Sperling ayant cherché a créer en Afrique du Sud un grand vin liquoreux issu de la pourriture noble ou botrytis cinerea, comme il en existe de magnifiques exemples dans son pays natal, l’Allemagne.

    Longtemps, ce vin a été élaboré majoritairement avec le cépage Chenin, qui donnait d’ailleurs de bons résultats. Nous avons par le passé importé d’excellents « Edelspatz » du millésime 1991. Mais la volonté du domaine était d’utiliser peut-être le plus noble de tous les cépages pour élaborer des grands vins liquoreux naturellement doux, je veux dire le Riesling.
    Un vignoble de pur Riesling a été planté en 1986. Il produit actuellement un nectar digne des grands vins de la Moselle et du Rhin.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 10,67 % / vol
    Sucres résiduels : 190 g/L
    Acidité totale : 9,2 g/L
    pH : 3,47

    Superbe nez, minéral sur des arômes d’abricot et d’agrume frais. En bouche, le vin développe une palette aromatique étourdissante d’abricots secs, de coings et de kumquats. La sucrosité naturelle de cette « sélection de grains nobles » est admirablement contrebalancée par une acidité naturelle vibrante. Grande longueur pour cette splendide bouteille qui évoluera favorablement sur une quinzaine d’années.