• Archives pour l'Étiquette Rhine Riesling
  • Villiera Rhine Riesling Noble Late Harvest 2005 (W.O. Stellenbosch) (0.50L)

    VILLIERA Rhine Riesling Noble Late Harvest 2005Vin exceptionnel réalisé une seule fois au domaine, en 2005.
    Il s’agit d’une sélection de grains nobles 100% Riesling issue de la pourriture noble ou botrytis cinerea. Les conditions pour réaliser ce type de vin dans la région du Cap sont plutôt rares.

    Le domaine a produit 20 hl de ce nectar à la délicate robe brillante à reflets vieil or. Le bouquet est caractéristique des grands rieslings liquoreux et je pense, entre autres, aux rieslings allemands du Rheingau, qui sont un archétype en la matière.
    Au nez, on trouve des nuances d’agrumes et d’épices douces.
    En bouche, c’est le fruité et l’équilibre qui séduisent immédiatement. La minéralité commence à apparaitre sur ce vin qui devrait évoluer favorablement sur de longues années.

    L’acidité est remarquable, bien que nous soyons dans une région au caractère méditerranéen marqué.
    Avec les changements climatiques qui affectent particulièrement l’Europe continentale, l’Afrique du Sud a très probablement une carte à jouer dans ses meilleurs terroirs les plus méridionaux (donc les plus frais) pour la production de ce type de vins.
    En conclusion, grand vin à mettre en cave absolument.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 104g/l
    Alcool : 13.2%
    Acidité : 8.8‰
    pH : 3.6


  • Vin du mois : Chateau Sarospatak Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2002 & Villiera Rhine Riesling Noble Late Harvest 2005

    Vin du mois : Septembre 2008

    Double Vin du mois mythique et légendaire !

    Château Sarospatak Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2002
    (Tokajhegyalja – Hongrie)

    &

    Villiera Rhine Riesling Noble Late Harvest 2005
    (W.O. Stellenbosch – Afrique du Sud)

     

     

    Château Sarospatak Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2002

    Splendide robe dorée, limpide, brillante et claire. Le nez est très fruité et particulièrement délicat. Nous tenons là le meilleur millésime depuis le grand 1999. La bouche est d’une grande richesse aromatique, sans aucune lourdeur malgré ses 176 g de sucre résiduel. Tout y est : une palette d’agrumes frais, une petite touche d’abricot sec et d’épices. La minéralité se laisse déjà deviner mais il faut savoir attendre… La persistance aromatique est celle d’un grand Tokaji d’une grande année.
    Ce vin est à entrer impérativement en cave et à laisser mûrir au moins cinq années. Il fait partie des incontournables, avec 1993, 1997, 1999 et 2005 (qui sera mis sur le marché en 2011).

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 176 g/L
    Alcool : 12.49% / vol.
    Acidité : 11 ‰

     

     

     

     

     

     

     

    Villiera Rhine Riesling Noble Late Harvest 2005

    Vin exceptionnel réalisé une seule fois au domaine, en 2005.
    Il s’agit d’une sélection de grains nobles 100% Riesling issue de la pourriture noble ou botrytis cinerea. Les conditions pour réaliser ce type de vin dans la région du Cap sont plutôt rares.
    Le domaine a produit 20 hl de ce nectar à la délicate robe brillante à reflets vieil or. Le bouquet est caractéristique des grands rieslings liquoreux et je pense, entre autres, aux rieslings allemands du Rheingau, qui sont un archétype en la matière.
    Au nez, on trouve des nuances d’agrumes et d’épices douces .
    En bouche, c’est le fruité et l’équilibre qui séduisent immédiatement. La minéralité commence à apparaitre sur ce vin qui devrait évoluer favorablement sur de longues années.
    L’acidité est remarquable, bien que nous soyons dans une région au caractère méditerranéen marqué.
    Avec les changements climatiques qui affectent particulièrement l’Europe continentale, l’Afrique du Sud a très probablement une carte à jouer dans ses meilleurs terroirs les plus méridionaux (donc les plus frais) pour la production de ce type de vins.
    En conclusion, grand vin à mettre en cave absolument.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 104g/l
    Alcool : 13.2%
    Acidité : 8.8‰
    pH : 3.6


  • News 2 Décembre 2004

    Orliénas le 02 décembre 2004

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    Nous voudrions profiter de ce 2 décembre 2004, où nous célébrons le bicentenaire du couronnement de l’Empereur Napoléon 1er, pour évoquer à nouveau le célèbre Vin de Constance.
    Comme vous ne l’ignorez plus, ce vin mythique et légendaire, tout comme le célèbre Chambertin, fut étroitement lié à la saga napoléonienne.
    Une théorie, qui a de nombreux adeptes, prétend même que l’Empereur aurait été assassiné en 1821 à l’arsenic. Le poison aurait été ajouté subrepticement à la bouteille de Vin de Constance, dont il faisait ses délices quotidiens.
    Je ne prendrai pas parti dans cette querelle, mais qui aurait eu intérêt à faire assassiner l’Empereur déchu exilé à Saint Hélène ?…

    Depuis la résurrection du Vin de Constance en 1987 (premier millésime depuis plus de cent ans), nous avons souvent parlé de ce vin de légende sans tarir le sujet, tant votre quête était forte.

    Je voudrai à ce sujet, évoquer une dégustation d’anthologie de ce précieux nectar.

    Dans les années 1970, un certains nombre de bouteilles de vieux Constantia du millésime 1791 furent retrouvées dans la cave du Duc de Northumberland au Château d’ Alnwick dans la nord de l’Angleterre. Ces bouteilles furent vendues aux enchères chez Sotheby’s à Londres et rapatriées en Afrique du Sud où elles firent l’objet d’une émouvante et prestigieuse dégustation.

    « Doté d’une magnifique robe ambre foncée, nuancée d’un liseré doré, il offrit, aussitôt après avoir été versé délicatement dans un verre à dégustation, un émouvant bouquet, à la fois tendre et fruité, si caractéristique des grands vins de dessert de muscat. Rien ne venait altérer son parfum, d’une parfaite évolution après presque deux siècles passés en bouteille. Ses arômes se révélèrent subtils et délicats, d’un équilibre surprenant, bien que manquant légèrement d’acidité. On percevait aussi une pointe de madérisation, mais encore une certaine présence tannique. »

    L’opinion générale estima que c’était un vin de caractère, d’une grande richesse, entièrement à la hauteur de sa légende.

    Plusieurs heures après la dégustation, il subsistait encore dans le verre une rémanence du bouquet originel. Le vin avait traversé les siècles, à la fois comme un symbole et comme la réalité bien vivante de Constantia aujourd’hui.

    Après cette sensation presque physique avec le passé l’analyse du vin fut dévoilée : elle montrait un taux d’alcool de 15,03%, une acidité de 7,1‰, exceptionnel pour un vin vieux de deux siècles et une quantité de sucres résiduels de 128,30 grammes par litre.

    Vin de Constance 2000

    Le dernier millésime du XXème siècle ou le premier millésime du XXIème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

     


     

    Klein Constantia Sauvignon Noble Late Harvest 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.
    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.
    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.
    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.
    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    Klein Constantia Sauvignon Blanc 2004

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.
    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.
    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .
    Délicieux à boire dans les trois années.

     

    Klein Constantia Rhineriesling 2003

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.
    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).
    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Élaboré dans un style très légèrement moelleux,  le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.
    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

     

    Klein Constantia Chardonnay 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .
    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).
    La robe or clair est limpide et brillante.
    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).
    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

     

    Klein Constantia Marlbrook 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.
    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.
    Robe rubis profond.
    Arômes de violettes et de fruits noirs.
    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    Petite chronique d’un voyage
    (octobre-novembre 2004)

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…
    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust,  les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels « Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999, que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie, après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt, le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de « passeriller » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France…  Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie. L’ancienne frontière austro-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11,5 % d’alcool et 7,8‰ d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircit enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.
    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …
    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja, où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables (mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint. Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

    Très cordiales salutations œnophiles.

    Jean François RAGOT

    Bonnes dégustations.

     

     

    VIN DE CONSTANCE 2000

    Le dernier millésime du XX ème siècle ou le premier millésime du XXI ème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON NOBLE LATE HARVEST 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.

    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.

    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.

    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.

    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON BLANC 2004

     

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.

    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.

    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .

    Délicieux à boire dans les trois années

     

    KLEIN CONSTANTIA RHINERIESLING 2003

     

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.

    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).

    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Elaboré dans un style très légèrement moelleux , le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.

    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

    KLEIN CONSTANTIA CHARDONNAY 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .

    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).

    La robe or clair est limpide et brillante.

    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).

    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

    KLEIN CONSTANTIA MARLBROOK 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.

    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.

    Robe rubis profond.

    Arômes de violettes et de fruits noirs.

    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    PETITE CHRONIQUE D’ UN VOYAGE

    ( octobre-novembre 2004)

     

     

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…

    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust , les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels «  Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999 , que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie , après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt ,le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de «  passeriller  » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

     

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France… Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie.L’ancienne frontière austo-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1 er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11.5 % d’alcool et 7.8 pour mille d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor  » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircie enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.

    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …

    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja , où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables( mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

     

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint . Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

     

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

     

    Très cordiales salutations oenophi