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  • Le Vin de Paille / Strohwein

    Je voudrai évoquer tout d’abord une petite anecdote, fort ancienne et même bien antérieure à la création de Dionis. ( 1985,  je le rappelle )
    En voyage familial d’agrément en Franche-Comté durant l’été 1982, je me souviens que nous avions « remué ciel et terre » à la recherche de ce fameux vin de paille que pratiquement plus aucun vigneron ne produisait alors. Les deux seuls qui purent nous fournir chichement quelques flacons, furent le Château L’étoile et le remarquable et regretté Marius Perron de Voiteur. Les millésimes 1975 et 1978 achetés alors, figurent encore en bonne place parmi les « trésors » de notre vinothèque familiale…

    Vin de paille de Marius Perron (à l’époque, en 0.36L !)

    A l’évocation du vin de paille, l’œnophile français pense immédiatement : Jura !
    Je suis d’un naturel curieux, c’est dans ma nature !
    Aussi, j’ai entrepris une recherche historique sur la question du vin de paille et je dois dire que j’ai abouti à des conclusions assez différentes de celles couramment répandues dans les ouvrages modernes (du XXème siècle) traitant du vin. Ils évoquent presque tous cette «  longue tradition » des vins jaunes et des vins de paille qui auraient même été « inventés » par les ancêtres de nos actuels vignerons jurassiens et produits depuis des temps immémoriaux… Je vais certainement me faire quelques nouveaux ennemis, mais je voudrai tenter de rétablir la continuité historique de ces vins exceptionnels.

    Pour les vins jaunes, c’est clair, la tradition est bien établie, probablement depuis le XVIIème siècle. N’oublions pas que la Franche-Comté fût espagnole jusqu’à cette époque. On pourrait peut-être, bien que rien ne soit vraiment démontré en l’espèce, essayer d’établir un lien historique et œnologique entre vin jaune et Xérès, tous deux « vins de voile » et tous deux alors espagnols… Mais ce n’est pas notre sujet !

    Pour revenir au vin de paille, j’ai voulu savoir quelles étaient en Europe il y a deux siècles, les productions « commerciales » utilisant le nom actuel de vin de paille. Pour ce faire, je me suis référé à la « bible » de cette époque, je veux parler de la «  Topographie de tous les vignobles connus » d’André Julien, dont la première édition remonte à 1816.
    Cette lecture a été particulièrement riche d’enseignements :

    •  Pour ce qui concerne la Franche-Comté en particulier, rien ! absolument rien !
    Pas la moindre allusion à une quelconque tradition de production de vin de paille. En revanche, le vin jaune y occupe une place de choix…Troublant n’est ce pas ?

    Poursuivant mes recherches, je découvre en Alsace une très vieille tradition, non pas de vendanges tardives ou autres « Sélections de grains nobles » avant l’heure, mais bel et bien de vin de paille comme nous l’entendons de nos jours. Je cite in extenso le texte en question :

    « Lorsque la température a été favorable à la vigne, on fait à Colmar, à Olwiller, à Kientzheim, à Kayserberg, à Ammerschwihr et dans quelques autres vignobles du même arrondissement, des vins de paille (strohwein), ainsi nommés par ce que, dans l’origine, les raisins que l’on employait à leur fabrication étaient étendus pendant plusieurs mois sur de la paille, avant d’être portés au pressoir… On assure que lorsque ce vin a été gardé six ou huit ans, il ressemble au vin de Tokay, plus il vieillit, plus il acquiert de finesse et d’agrément, c’est pourquoi il peut être rangé parmi les meilleurs vins de liqueur de France » ( fin de citation).
    Cette tradition est lentement tombée en désuétude pour disparaître vers la fin du XIXème siècle.

    Mais, poursuivons notre « tour de France » des vins de paille ! Nous arrivons maintenant à L’Hermitage (ou Ermitage) et je redonne la parole à André Julien :

    Vin de paille de l’Hermitage 1982 du domaine Chapoutier

    «  Quelques grands propriétaires de Tain font avec des raisins blancs choisis sur la côte de l’Hermitage, du vin de paille très estimé et qui se vend fort cher; il a la couleur de l’or, du parfum et un goût délicieux. les raisins destinés à sa préparation sont étendus sur de la paille ou suspendus à des perches pendant six semaines ou deux mois : lorsqu’ils sont en partie desséchés, on les égrappe et on les porte au pressoir. Le jus que l’on exprime est très épais et visqueux,mais quand il a subi la fermentation,il s’éclaircit,et on le soutire dans des tonneaux où il reste plusieurs années avant d’être mis en bouteilles. C’est alors une liqueur délicieuse, que l’on dit être supérieure aux vins de même nom que l’on fait en Alsace » (fin de citation).

    Depuis le début des années quatre vingt, on produit à nouveau des vins de paille à l’Hermitage, qui sont vendus à prix d’or…

    Mais finissons en avec ce petit tour d’horizon des vins de paille français vu par André Julien il y a presque deux siècles et citons enfin le vin de paille d’Argentat dans la Corrèze, dont il ne subsiste même plus le souvenir…

    Pour ce qui touche au reste de l’Europe , la liste s’avère assez copieuse. Commençons par l’Allemagne si vous le voulez bien :

    « On prépare dans plusieurs vignobles de Franconie des vins de paille semblables à ceux de l’Alsace, mais plus aromatiques » (fin de citation André Julien).

    Pour ce qui concerne l’Italie, on retrouve le vin de paille sous le nom de Vin Santo un peu partout dans le Nord : Castiglione, Loreto (Lombardie), Garda, Bardolino, San Vigilio, Soave (Vénétie). Aujourd’hui encore, on élabore de très bons vins de paille sous le nom de Recioto dans toute la zone de la Valpolicella et de Soave.
    Le vin Santo en tant que vin de paille traditionnel est toujours produit de nos jours, plus particulièrement sous cette dénomination en Italie centrale. Sa qualité oscille du produit exceptionnel qui enchante le palais et l’esprit au vin hyper oxydé le plus lamentable.

    Attention aux Vinsanto bon marché élaborés par séchage des raisins durant trois jours dans des chambres chauffées et ventilées artificiellement.
    Amateurs, la prudence s’impose ! Hélas, cette pratique existe aussi dans le Jura, la loi italienne et française ne prévoyant ni la durée du séchage, ni le mode.
    Un grand vin de paille est un produit difficile à élaborer, donc risqué et par conséquent jamais bon marché.

     

    Une fois passées en revue, l’histoire et les lieux de production, tentons maintenant de donner une définition la plus précise possible au vin de paille.

    La méthode la plus classique consiste à faire sécher des raisins sur un lit de paille pour une période qui peut atteindre six mois (une des applications bien connue du « passerillage ») avant de les soumettre au pressurage et à la fermentation. A cette méthode est généralement associée la suspension des raisins dans des locaux bien aérés, évitant le cas échéant la détérioration de la grappe au contact d’une matière végétale comme la paille.

    Un autre procédé proche consiste à tordre le pédoncule de chaque grappe pour interrompre la circulation de la sève, afin que le sucre se concentre dans les baies. On parle alors plus particulièrement de vin passerillé sur pied.
    L’abbé Bellet a signalé cette pratique au début des années 1700 en Italie et en Provence.
    Cette méthode laborieuse était utilisée à Constantia en Afrique du sud au XVIIIème et XIXème siècle.
    La version moderne de cette pratique consiste à couper à sa base le rameau porteur du raisin et à laisser celui-ci se dessécher sur le pied de vigne.
    Je rajouterai, pour faire bonne mesure, que depuis la plus haute antiquité, les cultures méditerranéennes ont connu et utilisé le processus du passerillage pour augmenter la quantité de sucre dans le raisin et par voie de conséquence la force alcoolique du breuvage… ( on ne parlait pas encore de modération…)

    Cette méthode, simple et bien adaptée au climat, consiste à exposer les raisins au soleil, sur des nattes en général, pour une durée jamais inférieure à huit jours. Les vins qui peuvent aujourd’hui revendiquer le lien le plus direct avec cette tradition mythologique, sont les « Passito » de Lipari et de Pantelleria , le Nectar de Samos , le Vinsanto de Santorin , sans oublier le Commandaria de Chypre et le Malaga andalou.

    Vous voyez que nous avons déjà beaucoup voyagé, en partant du Jura et que nous ne nous sommes pas trop éloignés du sujet…

    Tout comme pour les Eiswein , (vins de Glace) il est nécessaire de vendanger les raisins les plus sains possible. La moindre trace de pourri ou de moisi a des effets calamiteux sur la qualité des raisins en phase de passerillage.
    A ce sujet, je voudrai vous livrer notre première expérience à Rust (Burgenland-Autriche) en 1996 avec notre ami et partenaire Bruno Landauer.
    Nous avions vendangé environ 1500kg de raisins (principalement du Grüner Veltliner ) vers le 20 Septembre 1996. L’année pouvait être considérée comme « difficile » car plutôt favorable au développement du botrytis cinéréa. Les raisins présentaient cependant un très bel aspect et nous avions hâte de tenter l’expérience.

    Ils ont été étendus sur des lits de paille, dans les greniers de Bruno, parfaitement bien aérés. En dépit de nos efforts, quatre semaines plus tard, nous avons dû déchanter, constatant le développement foudroyant de la pourriture… Les 1500 kg de raisin ont terminé leur carrière à la décharge… Nous fûmes très déconfits… et il ne nous restait plus, selon l’usage ancien, qu’à faire bonne figure à mauvais jeu, nous promettant d’être plus prudents l’année suivante.
    En 1997, nous avons réitéré et réussi cette fois là un étonnant vin de paille de 100% Furmint, qui demeure à ma connaissance unique en son genre.

    Mais, revenons à la méthode !

    Le raisin, doit être vendangé un peu au-delà de la maturité physiologique. Le type de cépage est bien entendu très important et conditionne des facteurs comme l’épaisseur des peaux, l’acidité, le potentiel de sucre et évidemment la palette aromatique. Il suffit par exemple de goûter un vin de paille jurassien à forte proportion de Savagnin (Traminer non aromatique) pour être convaincu de sa supériorité sur tous les autres cépages utilisés dans la région. On peut également souhaiter assembler plusieurs cépages en vue d’obtenir un vin plus complexe, mais le résultat n’est pas toujours au rendez vous…
    Il faut aussi utiliser un local bien aéré et très sec.
    Toutes les semaines, il y aura lieu de contrôler l’état des raisins et de retirer les grains détériorés, afin qu’ils ne contaminent pas les autres grappes.
    La durée moyenne de passerillage est de trois à quatre mois, mais dans des cas exceptionnels, peut être prolongée jusqu’à cinq ou six mois.
    Une grappe de raisin par ce procédé peut perdre jusqu’à 90% de son poids.

    Le jus obtenu après pressurage, plus ou moins concentré, sera obligatoirement « ensemencé » avec des levures soigneusement sélectionnées et produira après fermentation en cuve inox, plastique ou en barrique, des vins plus ou moins riches en sucres résiduels et en alcool.
    Une méthode traditionnelle consiste à placer le moût dans de petites barriques et à le laisser fermenter sans aucun contrôle jusqu’à épuisement des levures. On arrive par ce moyen souvent à des taux d’alcool de 16 à 17% vol et par conséquent à des taux de sucres résiduels assez bas (c’est le cas souvent des vins de paille jurassiens).

    Ce type de vin de paille est de nos jours représenté au mieux par le Vin Santo de Toscane qui peut passer six années sans ouillage (l’opération consistant à refaire les pleins pour compenser l’évaporation) dans de petites barriques, autrefois de châtaigner, appelées Caratèlli avant d’être mis en bouteilles. Le vin Santo selon la méthode utilisée, peut être liquoreux, moelleux, voire presque sec et alors redoutablement capiteux…
    En dehors de ce type de spécialités que nous venons d’évoquer, la tendance actuelle générale dans le vin est plutôt orientée vers l’obtention d’un fruité plus marqué en préservant le plus possible le moût de l’oxydation et en raccourcissant les durées d’élevage. Le vin poursuit alors sa maturation en bouteille, à l’abri de l’oxygène, en milieu réducteur. Le Tokaji en est un autre exemple flagrant, avec des élevages en barriques qui ont été réduits des deux tiers depuis 1992.

    Je voudrai terminer cet exposé sur les vins de paille en évoquant maintenant les exceptionnels « Strohwein » du Burgenland autrichien.


    LES VINS DE PAILLE DU BURGENLAND AUTRICHIEN (STROHWEIN)

    Concernant ces vins « spéciaux », je me suis tout d’abord attaché à rechercher une éventuelle tradition historique. Il ne s’agit pas de cinq cent ans comme pour les Ruster Ausbruch, mais toutefois de plus d’un siècle. Le premier Strohwein recensé dans cette région date de 1891.
    On étendait alors les raisins sur des lits de roseaux du fameux lac de Neusiedeln, d’où le nom de « Shilfwein » (vin de roseaux).
    Dans cette région, royaume historique multiséculaire des vins liquoreux, l’élaboration des Strohwein et des Eiswein constituait une alternative aux « Ausbruch » les années où il n’y avait pas de botrytis cinéréa.

    Le grand intérêt œnologique de ces vins repose tout d’abord sur l’extraordinaire richesse ampélographique de la région : Cépages indigènes Neuburger, Grüner Veltliner, Welschriesling, Spätrot-Rotgipfler, Frühroter veltliner, Furmint, Sankt Laurent, Blauerzweigelt, Blaufränkisch, mais aussi tous les cépages « internationaux » sans exception.

    Cet intérêt repose également sur des conditions climatiques parfaites pour une lente maturation du raisin, préservant au mieux la richesse aromatique propre au cépage, ainsi que l’acidité, gage de l’équilibre recherché.
    La législation autrichienne, très restrictive, prévoit une richesse minimum en sucre de 25 KMW au pressurage (25% de sucre en masse volumique).
    Elle est la seule législation qui précise une durée minimum de séchage des raisins avant pressurage. ( Trois mois sur lits de paille ou de roseaux).
    Cette législation sévère exclut ainsi de facto tous les « simili » vins de paille séchés au ventilateur en chambres chaudes…

    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l’élaboration d’un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V…

    Avec notre ami et ancien partenaire Georg Lunzer, nous avons réalisé depuis une dizaine d’années quelques vins de paille vraiment extraordinaires et probablement uniques en leur genre. Je pense entre autres au vin de paille Cabernet Sauvignon, dont la première cuvée a vu le jour en 1997 et au vin de paille Riesling, qui n’a pu être réalisé qu’une seule fois, en 2000. Ce sont de petits chef d’œuvre œnologiques, dont il reste quelques bouteilles vendues à « prix d’amis » !

    Élaboration du vin de paille Cabernet-Sauvignon Georg Lunzer à Gols (Burgenland-Autriche).
    Pressurage du 5 février 2004.

    Le 5 septembre 2003, 1800 Kg de raisin Cabernet-Sauvignon ont été vendangés sur la parcelle de 0,62 ha de Georg Lunzer. Ces raisins ont été mis à passeriller (séchage en grenier) sur des nattes de paille jusqu’au 5 février 2004, date à laquelle les raisins ont été pressurés.
    Le degré de maturité des raisins à la vendange était de 18 KMW (18 % de sucres en masse volumique). Au moment du pressurage, la richesse en sucres des raisins atteignait 35 KMW (35 % de sucres en masse volumique).
    La quantité produite mise à fermenter est de 400 litres. Ceci vous permet de mesurer le rendement ridicule lié à ce joyau œnologique…


    le 30 octobre 2006

    le 29 octobre 2007

    Vous trouverez ci-dessous la liste des vins de paille disponibles actuellement  (juillet 2015) :

  • Malvasia Delle Lipari DOC Passito 2011 Azienda Fenech (0,50L) – Ile de Salina – Sicile

    Posté dans par admin

    Les conditions de la vendange ont été excellentes et se déroulées vers le 25 Septembre 2011.

    Les raisins d’un état sanitaire parfait ont été exposés au soleil de ce début d’automne durant deux semaines. A l’issue de ce processus de concentration, les raisins ont subi une cryo-macération (macération à froid) de 24 heures, afin d’extraire encore plus d’arômes.

    Afin de ne pas en altérer la pureté, le moût une fois pressuré, a fermenté en cuve inox et a été élevé durant quelques mois, pour partie en foudre de chêne, le reste en cuve inox. Les deux cuvées sont assemblées au final pour la mise en bouteille. Ce fût un choix délibéré, car l’élevage aurait très bien pu s’effectuer en barriques de chêne pour une durée de deux années, comme le font certains producteurs. Les arômes auraient pris alors un tour beaucoup plus « oxydatifs », ce qui aurait signifié un style très différent, gommant un peu, à notre avis, la grande délicatesse de la Malvoisie.

    La quantité totale produite a été de 35,20 hectolitres.

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    •  Alcool acquis : 13,39 %/vol
    •  Sucres résiduels : 112,4 g/l
    •  Extraits Secs : 42,5 g/L
    •  Acidité totale :7,4 ‰

    Le vin présente une robe claire à reflets verts, brillante, particulièrement engageante…
    Le nez est floral, complexe, avec beaucoup de fraîcheur. En bouche, l’ensemble est savoureux, très fruité, avec dominante de fruits exotiques.
    C’est la confirmation du nez, sans aucune évolution, avec une très belle acidité, qui étonne pour une région aussi méridionale. Remarquable équilibre acidité/alcool/sucres résiduels. Ce vin est entièrement construit sur la subtilité de ses arômes et la finesse de sa structure. Grande persistance en bouche.
    Vin vraiment magnifique, grand vin de méditation.

    Ce vin progresse doucement vers la maturité, qu’il atteindra vers 2016. Il évoluera ensuite positivement sur une quinzaine années et procurera de grandes satisfactions à l’œnophile patient.


  • News : 25 février 2014

    Orliénas, le 25 février 2014,

    Moscato d'Asti DOCG "San Grod" 2009Le Moscato d’Asti 2013 de chez notre ami Torelli (culture bio) est disponible chez Dionis depuis peu et offre par sa jeunesse éclatante de très belles satisfactions gustatives. Je ne peux que vous le recommander chaudement. C’est une vraie gourmandise.

    Toute une série de très beaux vins siciliens de la région sud-est de l’ile entrent également dans nos entrepôts en ce début d’année 2014. Ce sont les vins du domaine Rudini qui s’affirment chaque année passant, d’un niveau qualitatif croissant remarquable :

    Rudini Chardonnay "Espressionne" IGT 2009Chardonnay IGT « Espressione » 2013

    Sitare IGP 2012 (assemblage Nero d’Avola/Cabernet-Sauvignon/Merlot/Syrah)

    Scaramazzo Moscato Passito di Noto naturellement doux 2013

    Nous vous donnerons ultérieurement plus d’informations à leur sujet.

     

     

    Nous sommes à l’issue de cet hiver ou plutôt absence d’hiver 2013-2014 et il signifie chez Dionis la reprise intense des déplacements : visite des clients de prestiges du sud de la France au début du mois de mars, occasion de féliciter les nouveaux promus du guide Michelin 2014. A ce sujet, nous avons appris avec grand plaisir que la Villa Madie de Cassis (13) venait de gagner une seconde étoile Michelin, ce qui la place dans le cercle envié des 100 plus grande tables hexagonales. Les vins de Dionis y sont servis depuis l’ouverture de cette belle maison en 2006.

    Début avril, ce sera le premier tour d’Europe de l’année, dont une part majeure consacrée à l‘Italie, le reste à l’Autriche et à la Hongrie.

    Oenophilement votre,
    Jean-François Ragot


  • Le Vin du Mois – Novembre 2012 : Deux Vins de Légende de la Méditerranée

    Pré-annonce

    16ème Portes Ouvertes Dionis

    Noël 2012

     
    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),
    Un des deux temps forts de l’année œnologique approche à nouveau chez Dionis : nous aurons le plaisir de vous accueillir les
    jeudi 6, vendredi 7 et samedi 8 décembre 2012
    au caveau médiéval de
    Dionis à 69530 Orliénas,
    sans rendez-vous de 10h à 18h30.

     

     

    Le VIN DU MOIS : Novembre 2012

    Deux Vins de Légende de la Méditerranée :

    Saint Barnabas Commandaria de Chypre

    &

    Terradea Moscato Passito di Pantelleria

     

    Terradea Moscato di Pantelleria Passito DOC (0,75L) – Ile de Pantelleria – Sicile

    (non millésimé – technique de la Solera) (0,75L)

    Vin naturellement doux de raisins de Muscat d’Alexandrie séchés au soleil. (non millésimé – système Solera)

    En provenance de divers vignobles bien exposés de l’île de Pantelleria, d’un âge moyen de 25 à 30 années, positionnés sur des sols volcaniques, les raisins, récoltés vers la fin du mois d’août, passent par un processus de séchage au soleil d’environ 25 jours sur de petites terrasses appelées « stenditoi », elles mêmes, adossées à de grands murs.

    Ce procédé, destiné à concentrer le sucre et les extraits par déshydratation des raisins, est connu depuis la plus haute antiquité. Les romains qui
    étaient de grands buveurs aimaient les breuvages « forts » aptes à mener le consommateur rapidement à l’état d’ivresse désiré…
    De nos jours, ce type de vin est devenu plutôt un « vin de méditation » que l’on sirote volontiers en hiver pour oublier les rigueurs du temps…
    Tout comme le Vinsanto de Santorin , le Nectar de Samos ou la Malvasia di Lipari , il appartient au patrimoine des vins mythologiques qui nous relient au passé.
    Une fois l’ « appassimento » (le séchage) effectué, les grappes à l’état de raisins secs, sont apportées dans le cuvage et délicatement écrasées, plus que pressurées.
    Elles sont alors assemblées à du moût de raisin frais de Zibibbo.
    Commence ensuite une longue phase de macération de plus d’un mois , destinée à extraire les arômes du raisin. Cette phase est suivie d’une
    lente fermentation d’une vingtaine de jours à 18°C, du moût très riche en sucres naturels.
    Natale Peraino a choisi délibérément de ne pas millésimer son vin et de se réserver ainsi l’opportunité d’assembler des cuvées issues de plusieurs années. Il préfère également ne pas élever son vin dans le bois (barriques ou foudres) mais dans des cuves d’acier inox, qui lui donnent une palette aromatique plus fruitée et moins « oxydative ».
    Éléments analytiques:
    Alcool : environ 15% vol.
    Sucres résiduels : 140 gr/litre
    Acidité fixe : 5.50‰
    «La robe du vin est brillante, ambrée, à reflets topaze. Le nez surprend par sa richesse et son intensité aromatique. C’est un feu d’artifice de fruits secs où l’on distingue la figue et le raisin de Corinthe, sans oublier le miel et une riche palette de pains d’épices. En bouche, en dépit de sa concentration, le vin ne présente aucune lourdeur, mais laisse place à beaucoup de finesse, à une consistance soyeuse et à une palette fruitée exquise où l’on retrouve les dattes, l’orange confite, l’abricot, la sauge et la myrte. Il est merveilleusement équilibré, avec une persistance aromatique impressionnante».

    Commandaria Saint Barnabas (non millésimé – technique de la Solera) (0,75L)

     
    C’est avec une joie jubilatoire que je vous annonce le référencement d’un vin dont je recherchais un exemple digne de sa notoriété historique : je veux parler du moelleux le Commandaria.
    Il est le prototype du vin mythique et légendaire. J’avais eu l’occasion de goûter ce vin à plusieurs reprises au cours des 20 dernières années mais n’avais jamais été convaincu par des cuvées lourdes, assez ternes, et beaucoup trop oxydatives. Il a fallu attendre 2011 pour que suite à une information judicieuse, je mette enfin la main sur la cuvée Saint Barnabas.
    Le Commandaria est un vin doux élaboré sur les contreforts du mont Troodos à partir du séchage au soleil des raisins autochtones Xynisteri et Mavro.

    C’est un véritable vin mythologique, probablement le plus ancien du monde produit encore 2800 ans après sa naissance supposée.
    Le nom de Commandaria, quant à lui, remonte à l’époque des croisades (11ème, 12ème et 13ème siècle).
    Il est lié à ce considérable mouvement, militaire d’abord, mais aussi culturel, entre l’Occident et l’Orient. Ces vins étaient exportés vers l’Europe par l’entremise de la république de Venise qui a joué à cette époque, un rôle de plaque tournante dans le commerce du bassin méditerranéen.
    D’après probablement une légende, le roi Philippe Auguste aurait organisé la première « compétition internationale » de vins, connue par un poème d’Henri d’Andeli sou le nom de « la Bataille des Vins ». Cet évènement légendaire se serait déroulé en 1224 et c’est le vin de Chypre Commandaria qui fût considéré comme vainqueur de ce premier« tournoi du vin ».
    Le processus de passerillage, qui est la clé de ce vin mythique et légendaire doit avoir lieu dans la limite des 14 villages désignés par les règles de production bénéficiant aujourd’hui d’une appellation d’origine protégée Commandaria.
    Ce sont les suivants : Agios Georgios , Agios Konstantinos , Agios Mamas , Agios Pavlos , Apsiou , Gerasa , Doros , Zoopigi , Kalo Chorio , Kapilio , Laneia , Louvaras , Monagri et Silikou.
    Les vignobles sont établis sur les versants sud du mont Troodos, dans le district de Limassol à une altitude variant de 500 à 900 mètres, ce qui permet une bonne amplitude des températures jour / nuit, favorisant la conservation des arômes délicats des raisins avant la vendange. Ceci n’est pas sans rappeler les magnifiques vignobles de l’île de Samos, s’étageant jusqu’à 850 mètres.
    Là, réside probablement une des clés de la réussite de ce nectar.
    La quantité minimum de sucre exigée à la vendange est de 212 grammes pour les raisins blancs Xinisteri et 258 grammes pour les raisins noirs Mavro.
    Après un passerillage au soleil d’une dizaine de jours, la quantité totale de sucre potentiel atteint couramment 450 grammes.

    COMMANDARIA SAINT BARNABAS

    Age des vignes : une moyenne de 20 ans
    Densité de plantation : 3000 pieds/ha
    Aucune irrigation
    Élevage : au minimum deux ans en foudres de chêne usagés selon la technique de la Solera.
    Éléments analytiques :
    Alcool : 15% vol
    Sucres résiduels : 100g/l
    Acidité totale : 8,5‰
    SO2 totale : 80mg/l
    Cette somptueuse cuvée de Commandaria Saint Barnabas présente une robe brillante sur une tonalité orangée encore très fraîche. On est frappé par le nez de ce vin, d’une belle pureté offrant des nuances d’amandes amères d’épices, de figues confites et de cacao.
    L’alcool ne ressort nullement et l’ensemble est tout en élégance. La bouche d’une grande précision aromatique est très savoureuse. On y retrouve tous les arômes déclinés dans le bouquet. La longueur est impressionnante et le vin
    fini sur un feu d’artifice d’arômes de dattes, figues, épices douces et fruits confits.

    Aucune lourdeur, une légère amertume rééquilibrant superbement la fraîcheur naturelle de ce nectar.
    A découvrir toutes affaires cessantes !

    Offre promotionnelle disponible sur simple demande à : info-contact@dionis-vins.fr


  • Archives : Le vin du Mois Octobre 2011 : Le Muscat dans tous ses états

    Nous avons le plaisir de vous proposer un Vin du Mois original autour du cépage Muscat, avec neuf références différentes et trois pays. Huit concernent le Muscat à Petits Grains et une le
    Muscat d’Alexandrie (Passito di Pantelleria). Ces neuf vins sont tous naturellement doux (aucun mutage ou fortification), issus de vendanges tardives surmaturées ou sélection de grains nobles botrytisés (Tokaji Muskotaly vendange tardive).


    Ci-dessus : une grappe de Muscat à petit grains (gauche) et une grappe de Muscat d’Alexandrie (Zibibo) à droite.
     
      1- Moscato di Noto « Baroque » Rudini 2009 (0,50L) naturellement doux (Sicile/Italie)
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      2- Moscato Passito di Noto « Scaramazzo » Rudini 2010 (0,50L) naturellement doux (Sicile/Italie)
      plus d’information :
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      3- Moscato di Siracusa « Solacium » Pupillo 2008 (0,75L) naturellement doux (Sicile/Italie)
      plus d’information :
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      4- Moscato di Trani « Dulcis in Fundo » Torrevento 2007 (0,50L) naturellement doux (Italie/Puglia)
      plus d’information :
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      5- Moscato Passito di Pantelleria « Terradea » Natale Peraino (0,75L)  naturellement doux (ïle de Pantelleria/Italie)
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      6- Tokaji Muskotaly vendanges tardives 2009 Château de Sarospatak (0,75L) naturellement doux (Tokajhegyalja/Hongrie)
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      7- Constantia W.O. « 1769 » Buitenverwachting 2007 (0,50L) naturellement doux (Cap de Bonne Espérance/Afrique du Sud)
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      8- Moscato di Cagliari « Donna Jolanda » Meloni 2008 (0,50L) naturellement doux (Sardaigne/Italie)
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      9- Klein Constantia « Vin de Constance » 2005 (0,50L) naturellement doux (Cap de Bonne Espérance/Afrique du Sud)
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