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  • ZENI Amarone Della Valpolicella Classico DOCG 2013 (0,75L)

    La zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Technique de l’Amarone

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient, bien sûr, une concentration des extraits secs, des sucres et de l’acidité.

    Les raisins (Corvina 60% – Rondinella 30% – Molinara 10%) ont été récoltés manuellement à pleine maturité à la fin du mois de septembre 2013.
    Après une durée de passerillage d’environ trois mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie, les raisins ont été pressurés au mois de décembre 2013.
    Macération de 3 à 4 semaines avec fermentation alcoolique des moûts en cuves inox.
    Fermentation malolactique en foudres.
    Élevage de 2 ans en foudres de 50 hectos.
    Date d’embouteillage : mars 2016.

    Durée de conservation prévisible  : 20 ans minimum.

    Le vin présente une robe rubis profond avec une petite trace d’évolution. Au nez, c’est ce que j’appelle le « grand bouquet classique » de l’Amarone : c’est à la fois une synthèse entre une fraîcheur aromatique évoquant les fruits noirs très mûrs et un côté floral, sur la rose , les épices douces, le tabac blond, avec une petite nuance balsamique.

    En dépit de sa puissance alcoolique élevée, ce vin développe une palette aromatique toute en séduction, sans aucune violence, ce qui pourrait le rendre redoutable entre des mains inexpérimentées…

    Le millésime 2013 est un millésime ayant plutôt bénéficié de conditions climatiques relativement fraiche. Ceci est intéressant pour ce type de vin de grande puissance.

    Éléments analytiques :
    Alcool acquis :   %/vol
    Acidité totale :   ‰
    Sucres résiduels :   g/L
    pH :
    Acidité volatile :   ‰

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.


  • Vin Santo del Chianti Rufina DOC 2008 Fattoria di Basciano – Toscane (0,375L)

    Posté dans par admin

    vinsanto-chianti2008C’est la première fois que nous référençons le Vin Santo de la Fattoria di Basciano. Ce vin est un parfait exemple de « vin de paille » élaboré à partir des raisins Trebbiano toscano et Malvasia del Chianti.

    Produit en toute petite quantité, ces raisins ont subi un passerillage (séchage) dans des locaux ouverts aux quatre vents jusqu’au début du mois de février 2009. Après pressurage, le moût est transféré dans des caratelli (petits tonneaux) de chêne français et de Slovénie pour une durée de cinq années.

    D’une robe or vert lumineuse, la richesse aromatique de ce joyaux œnologique exceptionnel comblera l’amateur de vins rares et originaux. Contrairement à beaucoup de Vinsanto-vin de paille, la richesse et la sucrosité de ce 2008 enchante absolument le palais.
    Il sera un accompagnement idéal du fromage de chèvre sec ou de vieux gruyère ou comté.

    Éléments analytiques :
    Alcool: 15.65 vol%
    Sucres résiduels: 125 g/1
    pH: 3.79
    Acidité totale: 6.62 ‰
    Acidité volatile : 1.23‰


  • News : 21 mai 2015 : Retour d’Afrique du Sud

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    C’est avec plaisir que je vous livre quelques photos de mon dernier voyage en Afrique du sud (du 9 au 19 mai). Il m’a permis de prendre de nouveaux contacts très fructueux et d’en ré-activer d’anciens.

    Il se passe pas mal de choses dans l’appellation Constantia, avec une incroyable inflation des prix au domaine de Klein Constantia… J’en ai personnellement à peine cru mes yeux au cours de ma rapide visite du 15 mai 2015. Pour information, le prix du Vin de Constance 2009 à la propriété est de 55 €. Le prix des vieux millésimes disponibles atteint des sommets stratosphériques avec 750 € la bouteille pour le millésime 1996 !!!

    Heureusement, il y a l’alternative des délicieux Constantia historiques « 1769 » 2013 du domaine Buitenverwachting et du vin de « Grand Constance » du domaine Groot Constantia, qui peuvent revendiquer  tous les deux la continuité historique du cru depuis la fin du XVIIème siècle.

    Le manoir (Cape Dutch) fin XVIIIème de Buitenverwachting, le 11 mai 2015. Vous observerez en fond, les traces sinistres du grand incendie d'origine criminelle de la mi-février 2015. Le feu s'est approché jusqu'à 200m du manoir et Lars, le propriétaire, a bien cru durant quelques minutes qu'il allait tout perdre. Il y a eu 5000 hectares de forêt, 4 hectares de vignes et une quinzaine de maisons détruites.
    Le manoir (Cape Dutch) fin XVIIIème de Buitenverwachting, le 11 mai 2015.
    Vous observerez en fond, les traces sinistres du grand incendie d’origine criminelle de la mi-février 2015. Le feu s’est approché jusqu’à 200m du manoir et Lars, le propriétaire, a bien cru durant quelques minutes qu’il allait tout perdre. Il y a eu 5000 hectares de forêt, 4 hectares de vignes et une quinzaine de maisons détruites.
    Lars Mack, propriétaire du domaine historique de Buitenverwachting (la porte à côté de Klein Constantia) et Jean-François Ragot, le 11 mai 2015. La bonne nouvelle est la reprise de la relation après quelques soucis œnologiques sur les millésimes 2011 et 2012. Le brillant Constantia moelleux "1769" 2013 sera disponible en principe à partir de nos Portes Ouvertes d'été de juin 2015 (11, 12 et 13).
    Lars Mack, propriétaire du domaine historique de Buitenverwachting (la porte à côté de Klein Constantia) et Jean-François Ragot, le 11 mai 2015.
    La bonne nouvelle est la reprise de la relation après quelques soucis œnologiques sur les millésimes 2011 et 2012.
    Le brillant Constantia moelleux « 1769 » 2013 sera disponible en principe à partir de nos Portes Ouvertes d’été de juin 2015 (11, 12 et 13).
    Vin de Constantia moelleux "1769" du domaine Buitenverwachting, millésime 2013. Les raisins ont été vendangés à la fin du mois de mars 2013. Analyse : Alcool : 13,06 %/vol Sucres résiduels : 133,6 g/L Extraits secs : 43,5 g/L Acidité fixe : 5,3 g/L pH : 3,61
    Vin de Constantia moelleux « 1769 » du domaine Buitenverwachting, millésime 2013. Les raisins ont été vendangés à la fin du mois de mars 2013.
    Analyse :
    Alcool : 13,06 %/vol
    Sucres résiduels : 133,6 g/L
    Extraits secs : 43,5 g/L
    Acidité fixe : 5,3 g/L
    pH : 3,61

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le magnifique chais historique de 1790 du domaine de Groot Constantia, le 11 mai 2015. Il ne fait plus office de chais pour les vins du domaine et a été transformé depuis des lustres en musée.
    Le magnifique chais historique de 1790 du domaine de Groot Constantia, le 11 mai 2015.
    Il ne fait plus office de chais pour les vins du domaine et a été transformé depuis des lustres en musée.
    Jean-François Ragot et Jean Naudé, directeur général du domaine historique de Groot Constantia, le 11 mai 2015, en pleine négociation pour la distribution du vin de "Grand Constance".
    Jean-François Ragot et Jean Naudé, directeur général du domaine historique de Groot Constantia, le 11 mai 2015, en pleine négociation pour la distribution du vin de « Grand Constance ».
    Élément historique sur le vin de "Grand Constance" Relancé en 2005 par le domaine, il représente avec le Constantia moelleux "1769" de Buitenverwachting, relancé en 2007 et le "Vin de Constance" du domaine Klein Constantia en 1986, les trois icônes de ce nectar mythique et légendaire, pouvant légitimement revendiquer la continuité historique du cru.
    Élément historique sur le vin de « Grand Constance »
    Relancé en 2005 par le domaine, il représente avec le Constantia moelleux « 1769 » de Buitenverwachting, relancé en 2007 et le « Vin de Constance » du domaine Klein Constantia en 1986, les trois icônes de ce nectar mythique et légendaire, pouvant légitimement revendiquer la continuité historique du cru.
    Superbe présentation du vin historique mythique et légendaire "Grand Constance". Le millésime 2005 a marqué son retour. Les quantités produites sont toujours extrêmement limitées et l'année en cours est 2012. Ce vin est élaboré pour 2/3 avec du Muscat blanc à petits grains ou Muscat de Frontignan et pour 1/3 d'une variété mutante rouge de Muscat.
    Superbe présentation du vin historique mythique et légendaire « Grand Constance ». Le millésime 2005 a marqué son retour. Les quantités produites sont toujours extrêmement limitées et l’année en cours est 2012.
    Ce vin est élaboré pour 2/3 avec du Muscat blanc à petits grains ou Muscat de Frontignan et pour 1/3 d’une variété mutante rouge de Muscat.
    Le personnel du  Jonkerhuis, restaurant historique du domaine Groot Constantia, le 15 mai 2015.
    Le personnel du Jonkerhuis, restaurant historique du domaine Groot Constantia, le 15 mai 2015.
    Marguerite Abergel et Jean-François Ragot en dégustation chez le partenaire historique de Dionis, Hamilton Russell, le 12 mai 2015. Nous avons dégusté une intéressante verticale de Pinot Noir, 2011, 2012, 2013 et 2014 ainsi que les Chardonnay 2011 et 2014. Ce dernier qui est le millésime en cours se présente avec un nez aérien, floral et plus sur le fruit que sur l'élevage. C'est une intéressante évolution commencée depuis déjà plusieurs années et qui met en valeur plus nettement la finesse du vin, sa minéralité, signe d'un grand terroir.
    Marguerite Abergel et Jean-François Ragot en dégustation chez le partenaire historique de Dionis, Hamilton Russell, le 12 mai 2015.
    Nous avons dégusté une intéressante verticale de Pinot Noir, 2011, 2012, 2013 et 2014 ainsi que les Chardonnay 2011 et 2014. Ce dernier qui est le millésime en cours se présente avec un nez aérien, floral et plus sur le fruit que sur l’élevage. C’est une intéressante évolution commencée depuis déjà plusieurs années et qui met en valeur plus nettement la finesse du vin, sa minéralité, signe d’un grand terroir.
    Marguerite Abergel et Adam Mason, l'exceptionnel "winemaker" du domaine de Klein Constantia jusqu'en 2011, le 13 mai 2015. Il a révolutionné la vinification des vins moelleux de Constantia en utilisant une méthode proche de celle de l'élaboration des Tokaj Aszu. La vente du domaine de Klein Constantia en 2011 a entrainé le départ de pratiquement toute l'équipe. Il est maintenant responsable de la vinification des vins du domaine Mulderbosch (Stellenbosch).
    Marguerite Abergel et Adam Mason, l’exceptionnel « winemaker » du domaine de Klein Constantia jusqu’en 2011, le 13 mai 2015.
    Il a révolutionné la vinification des vins moelleux de Constantia en utilisant une méthode proche de celle de l’élaboration des Tokaj Aszu. La vente du domaine de Klein Constantia en 2011 a entrainé le départ de pratiquement toute l’équipe.
    Il est maintenant responsable de la vinification des vins du domaine Mulderbosch (Stellenbosch).
    Jean-François Ragot, Nora Sperling et Holder, le "winemaker" de Delheim, le 13 mai 2015. Dégustation au chais du millésime 2014.
    Jean-François Ragot, Nora Sperling et Reg Holder, le « winemaker » de Delheim, le 13 mai 2015. Dégustation au chais du millésime 2014. Delheim est un ancien partenaire avec qui nous avons travaillé du début des années 90 jusqu’à la fin de la décade. Nous reprenons la collaboration avec un brillant vin blanc issu du Chardonnay non boisé en millésime 2013 et un somptueux liquoreux de Grains Nobles, l’Edelspatz, issu à 100% du cépage Riesling. C’est un des plus beaux exemples que je connaisse en l’espèce.
    Domaine Delheim (stellenbosch), le 13 mai 2015. Vue d'une grappe de Riesling en état de passerillage plus un peu de botrytis cinéréa. Ces raisins demeurés très tardivement sur pieds sont destinés à élaborer l'extraordinaire Grain Noble de pur Riesling, appelé "Edelspatz".
    Domaine Delheim (Stellenbosch), le 13 mai 2015. Vue d’une grappe de Riesling en état de passerillage plus un peu de botrytis cinéréa. Ces raisins demeurés très tardivement sur pieds cette année, sont destinés à élaborer l’extraordinaire Grain Noble de pur Riesling, appelé « Edelspatz ».
    De droite à gauche, Maureen, Jean-François Ragot et Tumi du domaine Simonsig, le 15 mai 2015. Nous avons dégusté quelques vins remarquables dont une cuvée royale effervescente Kaapse Vonkel 100% Chardonnay, qui pourrait "tordre le bras" à beaucoup de Champagnes... A noter aussi, un excellent Gewürztraminer Special Late Harvest 2015 et un Vin de Paille (straw wine) issu à 100% du Muscat Ottonel. Simonsig est un partenaire historique de Dionis (depuis 1991). nous recommandons particulièrement leur Chenin Blanc sec et leur cuvée prestige de rouge Tiara.
    De droite à gauche, Maureen, Jean-François Ragot et Tumi du domaine Simonsig, le 15 mai 2015.
    Nous avons dégusté quelques vins remarquables dont une cuvée royale effervescente Kaapse Vonkel 100% Chardonnay, qui pourrait « tordre le bras » à beaucoup de Champagnes…
    A noter aussi, un excellent Gewürztraminer Special Late Harvest 2015 et un Vin de Paille (straw wine) issu à 100% du Muscat Ottonel.
    Simonsig est un partenaire historique de Dionis (depuis 1991). nous recommandons particulièrement leur Chenin Blanc sec et leur cuvée prestige de rouge Tiara.
    Trois vins hors normes au domaine Blaauwklippen (Stellenbosch), le 16 mai 2015. Il s'agit de deux vins rouges, Malbec et Zinfandel vinifiés en grains nobles naturellement doux. Absolue rareté ! Le troisième est un Viognier vinifié en grains nobles, hélas manquant quelque peu d'équilibre.
    Trois vins hors normes au domaine Blaauwklippen (Stellenbosch), le 16 mai 2015.
    Il s’agit de deux vins rouges, Malbec et Zinfandel Noble Late Harvest (vinifiés en grains nobles naturellement doux). Absolue rareté !
    Le troisième est un Viognier Noble Late Harvest (vinifié en grains nobles), hélas manquant quelque peu d’équilibre.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce sera tout pour ce soir,
    Cordialement,
    Jean-François Ragot

     


  • ÉPUISÉ – Zeni Amarone Della Valpolicella Classico DOCG 2011 (0,75L)

    amarone_classico_valpolicellaLa zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Technique de l’Amarone

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient, bien sûr, une concentration des extraits secs, des sucres et de l’acidité.

    Les raisins (Corvina 60% – Rondinella 30% – Molinara 10%) ont été récoltés manuellement à pleine maturité à la fin du mois de septembre 2011
    Après une durée de passerillage d’environ trois mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie, les raisins ont été pressurés au mois de décembre 2011.
    Macération de 3 à 4 semaines avec fermentation alcoolique des moûts en cuves inox.
    Fermentation malolactique en foudres.
    Élevage de 2 ans en foudres de 50 hectos.
    Date d’embouteillage : mars 2014.

    Durée de conservation prévisible  : 20 ans minimum.

    Le vin présente une robe rubis profond avec une petite trace d’évolution. Au nez, c’est ce que j’appelle le « grand bouquet classique » de l’Amarone : c’est à la fois une synthèse entre une fraîcheur aromatique évoquant les fruits noirs très mûrs et un côté floral, sur la rose , les épices douces, le tabac blond, avec une petite nuance balsamique.

    En dépit de sa puissance alcoolique élevée, ce vin développe une palette aromatique toute en séduction, sans aucune violence, ce qui pourrait le rendre redoutable entre des mains inexpérimentées…

    Le millésime 2011 est plutôt un millésime de type « solaire » comme 2009 et 2003 mais il garde toute sa fraîcheur aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool acquis :   %/vol
    Acidité totale :   ‰
    Sucres résiduels :   g/L
    pH :
    Acidité volatile :   ‰

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.


  • ÉPUISÉ – Zeni Amarone Della Valpolicella Classico DOCG 2010 (0,75L)

    Posté dans par admin

    amarone_classico_valpolicellaLa zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Technique de l’Amarone

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient, bien sûr, une concentration des extraits secs, des sucres et de l’acidité.

    Les raisins (Corvina 60% – Rondinella 30% – Molinara 10%) ont été récoltés manuellement à pleine maturité au début du mois d’octobre 2010.
    Après une durée de passerillage d’environ trois mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie, les raisins ont été pressurés au mois de janvier 2011.
    Macération de 3 à 4 semaines avec fermentation alcoolique des moûts en cuves inox.
    Fermentation malolactique en foudres.
    Élevage de 2 ans en foudres de 50 hectos.
    Date d’embouteillage : février 2013.

    Durée de conservation prévisible  : 20 ans minimum.

    Le vin présente une robe grenat profond avec très peu d’évolution. Au nez, c’est ce que j’appelle le « grand bouquet classique » de l’Amarone : c’est à la fois une synthèse entre une fraîcheur aromatique évoquant les fruits noirs très mûrs et un côté floral, sur la rose séchée, les épices douces, le tabac blond, avec une petite nuance balsamique. La finesse et la palette aromatique sont passionnantes.

    En dépit de sa puissance alcoolique élevée, ce vin développe une palette aromatique toute en séduction, sans aucune violence, ce qui pourrait le rendre redoutable entre des mains inexpérimentées…

    Le millésime 2010 me séduit pour ce type de vin beaucoup plus que certaines années « solaires » comme 2009, 2003 où les arômes avaient un côté beaucoup plus « cuits ».

    Éléments analytiques :
    Alcool acquis : 15,38 %/vol
    Acidité totale : 5,40 ‰
    Sucres résiduels : 10,23 g/L
    pH : 3,69
    Acidité volatile : 0,55 ‰

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.


  • News : 2 Mai 2013 : Petit tour d’Europe d’avril 2013 (2ème partie)

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 2 mai 2013,

    Je reprends mon compte-rendu de dégustation suite à mon séjour au Vinitaly de Verona (du 7 au 10 avril 2013).

    bMG_lunedianteAu domaine Montecrocetta (Veneto, région de Vicenza) ce fût l’occasion de goûter bien entendu le Gambellara 2012 DOC (100% Garganega) dans la fraîcheur d’un échantillon de cuve. Le vin sera embouteillé au début du mois de mai. Avec 12,5% d’alcool, il est conforme à ses qualités traditionnelles. Il présente une robe claire avec une bonne densité. Beaucoup de fraîcheur au nez avec des notes florales et fruitées d’amande en particulier.
    Ce vin, impeccablement sec, de bonne acidité et au taux d’alcool modéré (12,5%/vol) est un remarquable vin d’été.
    Il évoluera sans problème, dans de bonnes conditions, 3 à 4 années.

    bMG_1408Autre vin blanc intéressant et produit certaines années seulement par Graziano Maule, le Lunediante. Il est élaboré à partir de 70% de Garganega, 25% du cépage autochtone Durella et 5% de Sauvignon.
    Le dernier millésime est le 2011 qui nous offre une robe or, une bouche particulièrement concentrée, du gras, de la matière mais une bonne fraîcheur.
    Son procédé d’élaboration consiste à couper la tige qui relie le raisin à la plante et à le laisser se déshydrater de fin août à fin septembre sur la pergola.
    Une curiosité enfin, l’Argione Appassimento 2008. Ce vin étonnant est élaborée à partir de 75% de Cabernet-Sauvignon et 25% de Cabernet Franc. C’est le procédé de l’Amarone della Valpolicella,  à partir du séchage des raisins en caissettes. Il présente une robe grenat profonde, la bouche, sans aucun sucre résiduel perceptible, a une attaque voluptueuse, une grande profondeur avec des tannins particulièrement fins. La finale est fruitée, savoureuse et d’une longueur remarquable. Le vin est très équilibré; c’est une vraie curiosité œnologique que Graziano met à la disposition des œnophiles gourmands. On peut sans risques, donner 10 à 15 ans de vie à ce nectar.

    bMG_1413bMG_1411Un autre grand moment de la journée a été celui de la visite du domaine Zeni dans le Veneto, spécialiste des vins de la Valpolicella.
    J’ai été impressionné par le Valpolicella Ripasso DOC 2010. Ce vin à la belle robe rubis profond nous offre une belle intensité aromatique et une agréable concentration, avec des tannins souples et savoureux. Bonne garde prévisible.
    Avec l’Amarone DOCG 2010, nous franchissons le cap du très bon vin au grand vin. Le principe de l’Amarone consiste à laisser passeriller les raisins indigènes à la manière traditionnelle des vins de paille. Le millésime 2010 marqué par des conditions climatiques un peu plus fraîches que d’habitude, a magnifié la matière première, avec comme première qualité, une couleur intense et une palette aromatique d’une grande fraîcheur. La robe est grenat très peu évolué. La  bouche est complexe, avec un fruité vibrant, de la finesse et une bonne longueur. Vraiment excellent, ce vin devrait évoluer sur une vingtaine d’années.

    bMG_bascianoroseUn grand plaisir également fût celui de visiter la famille de Renzo Masi et ses remarquables vins de la Fattoria di Basciano (à Rufina, une vingtaine de km à l’est de Florence). Nous avons été impressionnés par le Rosato di Toscana 2012 IGP de la Fattoria di Basciano, élaboré grâce à une saignée des raisins destinés à l’élaboration de leur Chianti Riserva. Comme beaucoup de gens de ma génération, je n’ai jamais été un fanatique des rosés, mais j’ai été impressionné par ce vin à la robe plutôt intense, frais, long, pur et au fruité ébouriffant. Une vraie bombe aromatique au profil « stylé ».
    Autre vin, rouge cette fois-ci : le Erta e China 2011 IGP élaboré à partir de 50% de Sangiovese et 50% de Cabernet-Sauvignon. Robe grenat, nez profond et bouche bien équilibrée.
    Le Chianti Rufina 2011 est très bien réussi. On sent le grand millésime et le terroir raffiné de la Fattoria di Basciano. C’est bien construit, droit, fruité et équilibré. Un des meilleurs depuis 2003.

    La fameuse cuvée I Pini IGT 2011, bien connue des amateurs de nos vins, est quant à elle la meilleure jamais dégustée. Magnifique en tous points.

    Ce sera tout pour ce soir,
    Cordialement


  • Commandaria Saint Barnabas (non millésimé – technique de la Solera) (0,75L)

    C’est avec une joie jubilatoire que je vous annonce le référencement d’un vin dont je recherchais un exemple digne de sa notoriété historique : je veux parler du moelleux le Commandaria.

    Il est le prototype du vin mythique et légendaire. J’avais eu l’occasion de goûter ce vin à plusieurs reprises au cours des 20 dernières années mais n’avais jamais été convaincu par des cuvées lourdes, assez ternes, et beaucoup trop oxydatives. Il a fallu attendre 2011 pour que suite à une information judicieuse, je mette enfin la main sur la cuvée Saint Barnabas.

    Le Commandaria est un vin doux élaboré sur les contreforts du mont Troodos à partir du séchage au soleil des raisins autochtones Xynisteri et Mavro . C’est un véritable vin mythologique, probablement le plus ancien du monde produit encore 2800 ans après sa naissance supposée.

    Le nom de Commandaria, quant à lui, remonte à l’époque des croisades (11ème, 12ème et 13ème siècle).

    Il est lié à ce considérable mouvement, militaire d’abord, mais aussi culturel, entre l’Occident et l’Orient. Ces vins étaient exportés vers l’Europe par l’entremise de la république de Venise qui a joué à cette époque, un rôle de plaque tournante dans le commerce du bassin méditerranéen.

    D’après probablement une légende, le roi Philippe Auguste aurait organisé la première « compétition internationale » de vins, connue par un poème d’Henri d’Andeli sou le nom de « la Bataille des Vins ». Cet évènement légendaire se serait déroulé en 1224 et c’est le vin de Chypre Commandaria qui fût considéré comme vainqueur de ce premier« tournoi du vin ».

    Le processus de passerillage, qui est la clé de ce vin mythique et légendaire doit avoir lieu dans la limite des 14 villages désignés par les règles de production bénéficiant aujourd’hui d’une appellation d’origine protégée Commandaria. Ce sont les suivants : Agios Georgios , Agios Konstantinos , Agios Mamas , Agios Pavlos , Apsiou , Gerasa , Doros , Zoopigi , Kalo Chorio , Kapilio , Laneia , Louvaras , Monagri et Silikou.

    Les vignobles sont établis sur les versants sud du mont Troodos, dans le district de Limassol à une altitude variant de 500 à 900 mètres, ce qui permet une bonne amplitude des températures jour / nuit, favorisant la conservation des arômes délicats des raisins avant la vendange. Ceci n’est pas sans rappeler les magnifiques vignobles de l’île de Samos, s’étageant jusqu’à 850 mètres. Là, réside probablement une des clés de la réussite de ce nectar.

    La quantité minimum de sucre exigée à la vendange est de 212 grammes pour les raisins blancs Xinisteri et 258 grammes pour les raisins noirs Mavro.

    Après un passerillage au soleil d’une dizaine de jours, la quantité totale de sucre potentiel atteint couramment 450 grammes.

    COMMANDARIA SAINT BARNABAS

    Age des vignes : une moyenne de 20 ans
    Densité de plantation : 3000 pieds/ha
    Aucune irrigation
    Élevage : au minimum deux ans en foudres de chêne usagés selon la technique de la Solera.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 15% vol
    Sucres résiduels : 100g/l
    Acidité totale : 8,5‰
    SO2 totale : 80mg/l

    Cette somptueuse cuvée de Commandaria Saint Barnabas présente une robe brillante sur une tonalité orangée encore très fraîche. On est frappé par le nez de ce vin, d’une belle pureté offrant des nuances d’amandes amères d’épices, de figues confites et de cacao.
    L’alcool ne ressort nullement et l’ensemble est tout en élégance. La bouche d’une grande précision aromatique est très savoureuse. On y retrouve tous les arômes déclinés dans le bouquet. La longueur est impressionnante et le vin fini sur un feu d’artifice d’arômes de dattes, figues, épices douces et fruits confits.
    Aucune lourdeur, une légère amertume rééquilibrant superbement la fraicheur naturelle de ce nectar.

    A découvrir toutes affaires cessantes !


  • ÉPUISÉ – Golser Strohwein Cabernet-Sauvignon 2008 Domaine Lunzer (0.50L)

    VIN TOTALEMENT ÉPUISÉ SANS PROJET DE NOUVEAU MILLÉSIME A GOLS.

    Le 21 septembre 2008, Georg Lunzer a vendangé le cabernet-sauvignon de son petit vignoble. Les raisins présentent un très bel aspect qualitatif et une saveur franche et délicate. C’est le gage minimum de la réussite de notre futur vin de paille 2008. La richesse des raisins est entre 18.5 et 19 KMW (de 18.5 à 19% de sucre en masse volumique). La quantité totale vendangée est de 3 400 kg.

    Vous pouvez voir ci-dessous le processus d’installation des raisins sur les nattes à base de paille où ils vont tranquillement se dessécher durant au moins quatre mois. Comme vous le savez, c’est une opération délicate et souvent aléatoire. Il est nécessaire d’examiner deux à trois fois par semaine les raisins pendant le premier mois, afin d’éliminer tous ceux qui ne présentent pas une évolution favorable. Il nous arrive de retirer jusqu’à 30% des raisins. Une fois arrivés les premiers froids, le passerillage se poursuit généralement sans encombres.

    Résultat :
    Sur les 3400 kg vendangés le 21 septembre 2008, seuls 2640 kg de raisins cabernet-sauvignon ont été utilisables. Ils ont été pressurés et vinifiés le 5 mars 2009.

    Quantité produite: 500 litres, soit 1000 bt de 0.50L

    Doté d’une belle robe rubis, ce rarissime vin de paille rouge offre une délicieuse, délicate et unique palette aromatique de petits fruits rouges :   framboise, groseille, fraise et airelle.
    Une excellente acidité lui confère fraicheur, équilibre et longueur aromatique.

    Paramètres analytiques :
    Alcool 13.8% vol
    Sucres résiduels 125g/L
    Acidité totale 9.7


  • Le Nectar de Samos

    Je vous rappelle rapidement les conditions de production et de vinification de ce vin liquoreux « mythologique » vinifié et élevé dans la cave de Karlovasi. Celle-ci, dirigée par l’excellent œnologue Georges, personnage haut en couleur, produit et de très loin les meilleurs vins de l’île.
    Il ne faut surtout pas confondre le nectar de Samos avec le Muscat de Samos « vin doux naturel » bon marché et dilué, disponible dans les linéaires de la Grande Distribution. Ce sont pour ces derniers des vins « mutés » à l’alcool, achetés en vrac et mis en bouteille en France.

    Le Nectar de Samos est au « Muscat de Samos » ce qu’est le Tokaji-Aszu Impérial au Tokaji ordinaire…

    C’est par conséquent un Vin naturellement doux, vendangé, vinifié, élevé et mis en bouteille à la propriété dans la très orientale île grecque de Samos.

    Prototype même du Vin Mythologique du bassin méditerranéen, il obéit à une tradition antique qui consiste à exposer au soleil les grappes fraîchement vendangées à pleine maturité, afin de concentrer les sucres, les extraits et bien sûr les arômes.

    Les civilisations traditionnelles ont connu et exploité ce procédé depuis les temps les plus reculés, dans des régions aussi diverses que les îles Lipari, Pantelleria comme nous l’avons vu récemment avec le Moscato d’Alexandrie Passito, sans oublier bien entendu le Vin Santo de Santorin, le Commandaria de Chypre et le très oublié Malaga Andalou .

    Séparée de la Turquie anatolienne par un étroit bras de mer, l’île de Samos fût placée sous juridiction ottomane de 1453 à 1912, ce qui curieusement n’empêcha pas la vigne de prospérer. (probablement pour l’élaboration de raisins secs et non pas pour du vin).

    L’aire d’appellation couvre environ 1500 hectares. Les meilleures vignes sont cultivées en terrasses sur des coteaux abruptes, à une altitude pouvant atteindre 850 mètres au dessus du niveau de la mer.

    D’autre part, quelques vignobles de plaine produisent des vins beaucoup plus communs.

    Quatre mille producteurs sont installés à Samos, regroupés en 25 associations, toutes adhérentes de l’Union des coopératives de Samos. Je suis un peu taquin, c’est vrai, mais leur organisation m’a parfois rappelé le défunt combinat de Tokaj…

    Le Nectar est issu des plus belles grappes de muscat à petits grains, provenant des vignobles en terrasses situés à la plus haute altitude. Cette situation favorise une maturation lente et régulière des raisins, préservant ainsi les arômes et une bonne acidité, fondements de l’équilibre d’un grand liquoreux.

    Les vendanges peuvent se poursuivre sur certaines parcelles jusqu’à la fin du mois d’Octobre.

    Une fois vendangées, les plus belles grappes sont exposées au soleil sur des nattes pour une durée jamais inférieure à huit jours. Ce processus de déshydratation s’appelle passerillage.

    Les raisins sont ensuite pressurés dans des pressoirs pneumatiques. Le moût est mis à fermenter dans des cuves inox à la température contrôlée d’environ 17°c.

    Lorsque les fermentations commencent à faiblir du fait de l’épuisement des levures, le vin est « passé au froid » légèrement « sulfité » et transféré dans des foudres de chêne du limousin pour une durée qui peut aller jusqu’à trois années. Nous sommes personnellement favorables, pour ce qui concerne les lots sélectionnés, à des durées d’élevage nettement plus courtes, préservant ainsi le merveilleux bouquet fruité du vin.

    Vignoble d'altitude de l'ile de Samos (Cépage Muscat à petits grains) en mars 2001

    Sélection des cuvées avec l'oenologue de la cave de Karlovasi et la direction de l'Union des coopératives de Samos - mars 2001

    Nectar de Samos 2003 (0,75L)


  • Le Vin de Paille / Strohwein

    Je voudrai évoquer tout d’abord une petite anecdote, fort ancienne et même bien antérieure à la création de Dionis. ( 1985, je le rappelle )
    En voyage familial d’agrément en Franche-Comté durant l’été 1982, je me souviens que nous avions « remué ciel et terre » à la recherche de ce fameux vin de paille que pratiquement plus aucun vigneron ne produisait alors. Les deux seuls qui purent nous fournir chichement quelques flacons, furent le Château L’étoile et le remarquable Marius Perron de Voiteur. Les millésimes 1975 et 1978 achetés alors, figurent encore en bonne place parmi les « trésors » de notre vinothèque familiale…

    Vin de paille de Marius Perron (à l’époque, en 0.36L !)

    A l’évocation du vin de paille, l’œnophile français pense immédiatement : Jura !
    Je suis d’un naturel curieux, c’est dans ma nature !
    Aussi, j’ai entrepris une recherche historique sur la question du vin de paille et je dois dire que j’ai abouti à des conclusions assez différentes de celles couramment répandues dans les ouvrages modernes (du XXème siècle) traitant du vin. Ils évoquent presque tous cette «  longue tradition » des vins jaunes et des vins de paille qui auraient même été « inventés » par les ancêtres de nos actuels vignerons jurassiens et produits depuis des temps immémoriaux… Je vais certainement me faire quelques nouveaux ennemis, mais je voudrai tenter de rétablir la continuité historique de ces vins exceptionnels.

    Pour les vins jaunes , c’est clair, la tradition est bien établie, probablement depuis le XVIIème siècle. N’oublions pas que la Franche-Comté fût espagnole jusqu’à cette époque. On pourrait peut-être,bien que rien ne soit vraiment démontré en l’espèce,essayer d’établir un lien historique et œnologique entre vin jaune et Xérès,tous deux « vins de voile » et tous deux alors espagnols… Mais ce n’est pas notre sujet !

    Pour revenir au vin de paille, j’ai voulu savoir quelles étaient en Europe il y a deux siècles, les productions « commerciales » utilisant le nom actuel de vin de paille. Pour ce faire, je me suis référé à la « bible » de cette époque,je veux parler de la «  Topographie de tous les vignobles connus » d’André Julien,dont la première édition remonte à 1816.
    Cette lecture a été particulièrement riche d’enseignements :

    •  Pour ce qui concerne la Franche-Comté en particulier, rien ! absolument rien !
    Pas la moindre allusion à une quelconque tradition de production de vin de paille. En revanche, le vin jaune y occupe une place de choix…Troublant n’est ce pas ?

    Poursuivant mes recherches, je découvre en Alsace une très vieille tradition, non pas de vendanges tardives ou autres « Sélections de grains nobles » avant l’heure, mais bel et bien de vin de paille comme nous l’entendons de nos jours. Je cite in extenso le texte en question :

    « Lorsque la température a été favorable à la vigne, on fait à Colmar, à Olwiller, à Kientzheim, à Kayserberg, à Ammerschwihr et dans quelques autres vignobles du même arrondissement, des vins de paille (strohwein), ainsi nommés par ce que, dans l’origine, les raisins que l’on employait à leur fabrication étaient étendus pendant plusieurs mois sur de la paille, avant d’être portés au pressoir… On assure que lorsque ce vin a été gardé six ou huit ans, il ressemble au vin de Tokay, plus il vieillit, plus il acquiert de finesse et d’agrément, c’est pourquoi il peut être rangé parmi les meilleurs vins de liqueur de France » ( fin de citation).
    Cette tradition est lentement tombée en désuétude pour disparaître vers la fin du XIXème siècle.

    Mais, poursuivons notre « tour de France » des vins de paille ! Nous arrivons maintenant à L’Hermitage (ou Ermitage) et je redonne la parole à André Julien :

    Vin de paille de l’Hermitage 1982 du domaine Chapoutier

    «  Quelques grands propriétaires de Tain font avec des raisins blancs choisis sur la côte de l’Hermitage, du vin de paille très estimé et qui se vend fort cher; il a la couleur de l’or,du parfum et un goût délicieux. les raisins destinés à sa préparation sont étendus sur de la paille ou suspendus à des perches pendant six semaines ou deux mois : lorsqu’ils sont en partie desséchés,on les égrappe et on les porte au pressoir. Le jus que l’on exprime est très épais et visqueux,mais quand il a subi la fermentation,il s’éclaircit,et on le soutire dans des tonneaux où il reste plusieurs années avant d’être mis en bouteilles. C’est alors une liqueur délicieuse,que l’on dit être supérieure aux vins de même nom que l’on fait en Alsace » (fin de citation).

    Depuis le début des années quatre vingt, on produit à nouveau des vins de paille à l’Hermitage, qui sont vendus à prix d’or…

    Mais finissons en avec ce petit tour d’horizon des vins de paille français vu par André Julien il y a presque deux siècles et citons enfin le vin de paille d’Argentat dans la Corrèze, dont il ne subsiste même plus le souvenir…

    Pour ce qui touche au reste de l’Europe , la liste s’avère assez copieuse. Commençons par l’Allemagne si vous le voulez bien :

    « On prépare dans plusieurs vignobles de Franconie des vins de paille semblables à ceux de l’Alsace, mais plus aromatiques » (fin de citation André Julien).

    Pour ce qui concerne l’Italie, on retrouve le vin de paille sous le nom de Vin Santo un peu partout dans le Nord : Castiglione, Loreto (Lombardie), Garda, Bardolino, San Vigilio, Soave (Vénétie).Aujourd’hui encore,on élabore de très bons vins de paille sous le nom de Recioto dans toute la zone de la Valpolicella et de Soave.
    Le vin Santo en tant que vin de paille traditionnel est toujours produit de nos jours,plus particulièrement sous cette dénomination en Italie centrale. Sa qualité oscille du produit exceptionnel qui enchante le palais et l’esprit au vin hyper oxydé le plus lamentable.

    Attention aux Vins Santo bon marché élaborés par séchage des raisins durant trois jours dans des chambres chauffées et ventilées artificiellement.
    Amateurs, la prudence s’impose ! Hélas, cette pratique existe aussi dans le Jura,la loi italienne et française ne prévoyant ni la durée du séchage,ni le mode.
    Un grand vin de paille est un produit difficile à élaborer, donc risqué et par conséquent jamais bon marché.

     

    Une fois passées en revue, l’histoire et les lieux de production, tentons maintenant de donner une définition la plus précise possible au vin de paille.

    La méthode la plus classique consiste à faire sécher des raisins sur un lit de paille pour une période qui peut atteindre six mois (une des applications bien connue du « passerillage ») avant de les soumettre au pressurage et à la fermentation. A cette méthode est généralement associée la suspension des raisins dans des locaux bien aérés, évitant le cas échéant la détérioration de la grappe au contact d’une matière végétale comme la paille.

    Un autre procédé proche consiste à tordre le pédoncule de chaque grappe pour interrompre la circulation de la sève, afin que le sucre se concentre dans les baies. On parle alors plus particulièrement de vin passerillé sur pied.
    L’abbé Bellet a signalé cette pratique au début des années 1700 en Italie et en Provence.
    Cette méthode laborieuse était utilisée à Constantia en Afrique du sud au XVIIIème et XIXème siècle.
    La version moderne de cette pratique consiste à couper à sa base le rameau porteur du raisin et à laisser celui-ci se dessécher sur le pied de vigne.
    Je rajouterai, pour faire bonne mesure,que depuis la plus haute antiquité,les cultures méditerranéennes ont connu et utilisé le processus du passerillage pour augmenter la quantité de sucre dans le raisin et par voie de conséquence la force alcoolique du breuvage… ( on ne parlait pas encore de modération…)

    Cette méthode, simple et bien adaptée au climat, consiste à exposer les raisins au soleil, sur des nattes en général, pour une durée jamais inférieure à huit jours. Les vins qui peuvent aujourd’hui revendiquer le lien le plus direct avec cette tradition mythologique, sont les « Passito » de Lipari et de Pantelleria , le Nectar de Samos , le Vinsanto de Santorin , sans oublier le Commandaria de Chypre et le Malaga andalou.

    Vous voyez que nous avons déjà beaucoup voyagé, en partant du Jura et que nous ne nous sommes pas trop éloignés du sujet…

    Tout comme pour les Eiswein , (vins de Glace) il est nécessaire de vendanger les raisins les plus sains possible. La moindre trace de pourri ou de moisi a des effets calamiteux sur la qualité des raisins en phase de passerillage.
    A ce sujet, je voudrai vous livrer notre première expérience à Rust (Burgenland-Autriche) en 1996 avec notre ami et partenaire Bruno Landauer.
    Nous avions vendangé environ 1500kg de raisins (principalement du Grüner Veltliner ) vers le 20 Septembre 1996. L’année pouvait être considérée comme « difficile » car plutôt favorable au développement du botrytis cinéréa. Les raisins présentaient cependant un très bel aspect et nous avions hâte de tenter l’expérience.

    Ils ont été étendus sur des lits de paille, dans les greniers de Bruno, parfaitement bien aérés. En dépit de nos efforts, quatre semaines plus tard, nous avons dû déchanter,constatant le développement foudroyant de la pourriture…Les 1500 kg de raisin ont terminé leur carrière à la décharge…Nous fûmes très déconfits…et il ne nous restait plus, selon l’usage ancien ,qu’à faire bonne figure à mauvais jeu,nous promettant d’être plus prudents l’année suivante.
    En 1997, nous avons réitéré et réussi cette fois là un étonnant vin de paille de 100% Furmint, qui demeure à ma connaissance unique en son genre.

    Mais, revenons à la méthode !

    Le raisin, doit être vendangé un peu au-delà de la maturité physiologique. Le type de cépage est bien entendu très important et conditionne des facteurs comme l’épaisseur des peaux, l’acidité, le potentiel de sucre et évidemment la palette aromatique. Il suffit par exemple de goûter un vin de paille jurassien à forte proportion de Savagnin (Traminer non aromatique) pour être convaincu de sa supériorité sur tous les autres cépages utilisés dans la région. On peut également souhaiter assembler plusieurs cépages en vue d’obtenir un vin plus complexe, mais le résultat n’est pas toujours au rendez vous…
    Il faut aussi utiliser un local bien aéré et très sec.
    Toutes les semaines, il y aura lieu de contrôler l’état des raisins et de retirer les grains détériorés, afin qu’ils ne contaminent pas les autres grappes.
    La durée moyenne de passerillage est de trois à quatre mois, mais dans des cas exceptionnels,peut être prolongée jusqu’à cinq ou six mois.
    Une grappe de raisin par ce procédé peut perdre jusqu’à 90% de son poids.

    Le jus obtenu après pressurage, plus ou moins concentré, sera obligatoirement « ensemencé » avec des levures soigneusement sélectionnées et produira après fermentation en cuve inox, plastique ou en barrique, des vins plus ou moins riches en sucres résiduels et en alcool.
    Une méthode traditionnelle consiste à placer le moût dans de petites barriques et à le laisser fermenter sans aucun contrôle jusqu’à épuisement des levures. On arrive par ce moyen souvent à des taux d’alcool de 16 à 17% vol et par conséquent à des taux de sucres résiduels assez bas.(c’est le cas souvent des vins de paille jurassiens).

    Ce type de vin de paille est de nos jours représenté au mieux par le Vin Santo de Toscane qui peut passer six années sans ouillage (l’opération consistant à refaire les pleins pour compenser l’évaporation) dans de petites barriques, autrefois de châtaigner, appelées Caratèlli avant d’être mis en bouteilles. Le vin Santo selon la méthode utilisée, peut être liquoreux, moelleux, voire presque sec et alors redoutablement capiteux…
    En dehors de ce type de spécialités que nous venons d’évoquer, la tendance actuelle générale dans le vin est plutôt orientée vers l’obtention d’un fruité plus marqué en préservant le plus possible le moût de l’oxydation et en raccourcissant les durées d’élevage .Le vin poursuit alors sa maturation en bouteille, à l’abri de l’oxygène, en milieu réducteur. Le Tokaji en est un autre exemple flagrant, avec des élevages en barriques qui ont été réduits des deux tiers depuis 1992.

    Je voudrai terminer cet exposé sur les vins de paille en évoquant maintenant les exceptionnels « Strohwein » du Burgenland autrichien.


    LES VINS DE PAILLE DU BURGENLAND AUTRICHIEN (STROHWEIN)

    Concernant ces vins « spéciaux », je me suis tout d’abord attaché à rechercher une éventuelle tradition historique. Il ne s’agit pas de cinq cent ans comme pour les Ruster Ausbruch, mais toutefois de plus d’un siècle .Le premier Strohwein recensé dans cette région date de 1891.
    On étendait alors les raisins sur des lits de roseaux du fameux lac de Neusiedeln, d’où le nom de « Shilfwein ».(vin de roseaux)
    Dans cette région, royaume historique multiséculaire des vins liquoreux , l’élaboration des Strohwein et des Eiswein constituait une alternative aux « Ausbruch » les années où il n’y avait pas de botrytis cinéréa.

    Le grand intérêt œnologique de ces vins repose tout d’abord sur l’extraordinaire richesse ampélographique de la région : Cépages indigènes Neuburger, Grüner Veltliner, Welschriesling, Spätrot-Rotgipfler, Frühroter veltliner, Furmint, Sankt Laurent, Blauerzweigelt, Blaufränkisch, mais aussi tous les cépages « internationaux » sans exception.

    Cet intérêt repose également sur des conditions climatiques parfaites pour une lente maturation du raisin, préservant au mieux la richesse aromatique propre au cépage, ainsi que l’acidité, gage de l’équilibre recherché.
    La législation autrichienne, très restrictive, prévoit une richesse minimum en sucre de 25 KMW au pressurage (25% de sucre en masse volumique).
    Elle est la seule législation qui précise une durée minimum de séchage des raisins avant pressurage. ( Trois mois sur lits de paille ou de roseaux).
    Cette législation sévère exclut ainsi de facto tous les « simili » vins de paille séchés au ventilateur en chambres chaudes…

    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l’élaboration d’un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V…

    Avec notre ami et ancien partenaire Georg Lunzer , nous avons réalisé depuis une dizaine d’années quelques vins de paille vraiment extraordinaires et probablement uniques en leur genre. Je pense entre autres au vin de paille Cabernet Sauvignon , dont la première cuvée a vu le jour en 1997 et au vin de paille Riesling , qui n’a pu être réalisé qu’une seule fois, en 2000 .Ce sont de petits chef d’œuvre œnologiques, dont il reste quelques bouteilles vendues à « prix d’amis » !

    Élaboration du vin de paille Cabernet-Sauvignon Georg Lunzer à Gols (Burgenland-Autriche).
    Pressurage du 5 février 2004.

    Le 5 septembre 2003, 1800 Kg de raisin Cabernet-Sauvignon ont été vendangés sur la parcelle de 0,62 ha de Georg Lunzer. Ces raisins ont été mis à passeriller (séchage en grenier) sur des nattes de paille jusqu’au 5 février 2004, date à laquelle les raisins ont été pressurés.
    Le degré de maturité des raisins à la vendange était de 18 KMW (18 % de sucres en masse volumique). Au moment du pressurage, la richesse en sucres des raisins atteignait 35 KMW (35 % de sucres en masse volumique).
    La quantité produite mise à fermenter est de 400 litres. Ceci vous permet de mesurer le rendement ridicule lié à ce joyau œnologique…


    le 30 octobre 2006

    le 29 octobre 2007

    Vous trouverez ci-dessous la liste des vins de paille disponibles actuellement  (juillet 2015) :

  • Malvasia Delle Lipari

    Petites îles situées au nord de la Sicile où rien ne semble (à première vue seulement) avoir changé depuis l’antiquité…les Iles Lipari ou Éoliennes sont au nombre de sept :

    Stromboli (avec son fameux volcan qui crache bombes et lave sans répit depuis des millénaires), Panaréa, Vulcano (et ses vapeurs sulfureuses), Alicudi, Filicudi et enfin Salina et Lipari où sont produits des vins naturellement doux depuis la plus haute antiquité .

    Un petit mot tout d’abord sur le fameux cépage Malvoisie (Malvasia).

    C’est certainement avec le Muscat un de nos plus anciens cépages, probablement originaire d’Asie mineure. La Malvoisie tire son nom d’un ancien port du sud de la Grèce, Monenvasia . Cet excellent cépage s’est répandu rapidement dans toute l’Europe. Il est présent, sous sa variété originelle, mais aussi sous celles qui en descendent , en Espagne et au Portugal ( Malvasia fina ), en Allemagne et en Autriche ( Fruehroter Veltliner ) et un peu partout en Italie. La Malvoisie a migré bien entendu également dans le Nouveau Monde. Elle existe principalement dans les Pouilles en Italie, sous sa forme Malvasia bianca , mais également Malvasia Nera , très aromatique.

    C’est un cépage riche en extraits secs, qui produit dans sa meilleure version des vins capiteux, aromatiques et concentrés. Il affectionne les collines et les flancs de coteaux, sous des climats de type méditerranéen assez chauds et surtout secs.

    Une grappe de Malvoisie très caractéristique.

    Ce n’est pas un hasard si la variété cultivée dans les îles éoliennes est certainement la plus proche du modèle grec d’origine. Elle peut être éblouissante dans sa version « historique liquoreuse » issue de raisins séchés au soleil.

    La Malvoisie des îles Lipari avait complètement disparu après la crise du phylloxéra à la fin du 19eme siècle. Il faudra attendre les années trente avec Nino Lo Schiavo pour sa timide réapparition et surtout les années soixante dix avec l’implication de la forte personnalité de Carlo Hauner.

    En principe, le vin peut être produit dans les sept îles de l’archipel. Pratiquement, c’est surtout l’île de Salina qui est concernée, pour les deux tiers,  un quart pour Lipari, les 10% restants se répartissant entre Stromboli et Panaréa. (90 hectares pour l’ensemble de l’appellation)

    Sur une soixantaine de viticulteurs inscrits, une douzaine seulement mettent leur vin en bouteille sous leur propre nom. La production totale avoisine les 250 000 bouteilles (vins blancs sec et liquoreux compris), ce qui n’est pas ridicule comparé aux 100 000 cols produits à Château d’Yquem et aux 20 000 cols de Vin de Constance…

    D’après le règlement de la DOC (appellation), le vin « passito » (raisins séchés) est produit à partir de 95% de Malvasia di Lipari et 5% de Corinto Nero .

    Le principe consiste à vendanger les raisins à pleine maturité et à les étendre sur des nattes au soleil, les laisser ainsi lentement se déshydrater (de sept à vingt jours maximum). L’écueil à éviter est surtout l’oxydation, voire la caramélisation du raisin . C’est tout un art d’obtenir alors un raisin qui saura conserver et optimiser tous ses arômes d’origine.

    Passerillage des raisins de la récolte 2004 au soleil.

    Une méthode moderne consiste à procéder ensuite à une macération à froid, avant égrappage et pressurage des raisins. La fermentation s’effectue en cuve inox et le vin est mis en bouteille vers le mois de Juin de l’année suivante, afin de préserver au mieux la somptueuse palette aromatique de ce nectar de légende.

    Passerillage des raisins de la récolte 2004 au soleil.
    Vieille chapelle dans le vignoble de Francesco Fenech

  • Vin du Mois : Vin de paille du Burgenland autrichien

    Vin du mois : Janvier 2009

    « Les joyaux de la Couronne »
    Spécial Vin de Paille

     

    LES VINS DE PAILLE DU BURGENLAND AUTRICHIEN (STROHWEIN)

    Concernant ces vins « spéciaux », il ne s’agit pas d’une tradition de cinq cent ans comme pour les Ruster Ausbruch, mais toutefois de plus d’un siècle. Le premier Strohwein recensé dans cette région date de 1891.
    On étendait alors les raisins sur des lits de roseaux du fameux lac de Neusiedeln, d’où le nom de «Shilfwein » (vin de roseaux).
    Dans cette région, royaume historique multiséculaire des vins liquoreux, l’élaboration des Strohwein et des Eiswein constituait une alternative aux « Ausbruch » les années où il n’y avait pas de botrytis cinéréa (pourriture noble).

    Le grand intérêt œnologique de ces vins repose tout d’abord sur l’extraordinaire richesse ampélographique de la région : Cépages indigènes Neuburger, Grüner Veltliner, Welschriesling, Spätrot-Rotgipfler, Frühroter veltliner, Furmint, Sankt Laurent, Blauerzweigelt, Blaufränkisch, mais aussi tous les cépages « internationaux » sans exception.

    Cet intérêt repose également sur des conditions climatiques parfaites pour une lente maturation du raisin, préservant au mieux la richesse aromatique propre au cépage, ainsi que l’acidité, gage de l’équilibre recherché.
    La législation autrichienne, très restrictive, prévoit une quantité minimum de sucre de 25 KMW au pressurage (25% de sucre en masse volumique).

     Elle est la seule législation qui précise une durée minimum de séchage des raisins avant pressurage. (Trois mois sur lits de paille ou de roseaux).
    Cette législation sévère exclut ainsi de facto tous les «simili» vins de paille séchés au ventilateur en chambres chaudes… (Ils sont légion, un peu partout dans le monde, y compris, hélas, en France…)

    Passerillage du Furmint, avec les deux procédés classiques. Photo du 26 octobre 1997 à Rust (Burgenland - Autriche)
    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l'élaboration d'un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V...

    Avec notre ami et partenaire Georg Lunzer, nous avons réalisé depuis le milieu de années 90 quelques vins de paille vraiment extraordinaires et probablement uniques en leur genre. Je pense entre autres au vin de paille Cabernet Sauvignon, dont la première cuvée a vu le jour en 1997 et au vin de paille Riesling, qui n’a pu être réalisé qu’une seule fois, en 2000 .

    Avec Bruno Landauer à Rust, nous avons réalisé un seul et unique vin de paille en 1997 à partir de 100% du cépage Furmint (le cépage du Tokaji). C’est donc une rareté absolue. A ma connaissance, il n’a jamais été produit de vin de paille à Rust et encore moins à partir du Furmint.

    RUSTER STROHWEIN FURMINT 1997 (DOMAINE BRUNO LANDAUER)

    Vendangés le 24 octobre 1997, 2900 kg de raisins ont été mis à passeriller à la fois sur lit de paille et suspendus durant 4 mois. Quantité produite: 650 litres, soit 1700 bouteilles de 0,375 l.
    Richesse du moût pressuré: 26°KMW.
    81 grammes de sucres résiduels par litre
    12,8% alc/vol
    6,8 pour mille d’acidité totale. Fermentation et élevage en cuve inox.

    Vin d’une infinie délicatesse, un véritable cristal. Grande garde.

    Une grappe de Furmint.

    GOLSER STROHWEIN RHEINRIESLING 2000

    Il y a bien longtemps que nous espérions réaliser un grand vin de paille issu à 100% du cépage Riesling.
    L’historique millésime 2000 nous en a fourni l’opportunité.
    Elle n’est probablement prête de se renouveler…
    1950 Kg de Riesling vendangés à pleine maturité le 31 août 2000 ont été mis à « passeriller » sur lit de paille durant 5 mois et pressurés le 15 janvier 2001.
    La quantité produite de cette absolue rareté est de 400 litres, soit 800 bouteilles de 0,5 L.
    Les vins ont été embouteillés au mois d’août 2001.

    Éléments analytiques :
    35 kmw (35% de sucres en masse volumique) au moment du pressurage.
    Alcool : 12,1 % vol
    Sucres résiduels : 200 g/L
    Acidité totale : 9,6 ‰

    Robe vieil or, brillante, lumineuse à reflets verts. Le nez présente des arômes d’agrumes confits avec des notes résinées et minérales.
    La bouche est très riche, avec des arômes terpéniques d’une grande persistance.
    Ce vin approche lentement de son équilibre final.
    Il est certainement appelé à une très longue évolution.

    GOLSER STROHWEIN « Cuvée » 1997

    Ce vin possède
    105 grammes de sucres résiduels par litre,
    une acidité de 6,5‰,
    et 12,3% d’Alc/vol.

    Ce vin est issu des cépages Gewürtztraminer, Muscat à petits grains, Muscat Ottonel, Neuburger et Frühroterveltliner (alias Malvoisie). Ils ont été pressurés après cinq mois de séchage sur lit de paille fin février 1998.
    Production totale : 1300 bouteille de 0.50 L.

    Très belle robe vieil or à reflets verts soutenus, brillante, limpide.
    Nez aromatique, complexe, sur les fruits confits, floral, mentholé.
    En bouche très équilibré, et harmonieux. Grande garde.

     

     

     

     

     

    GOLSER STROHWEIN CABERNET SAUVIGNON 2006

    2500 kg de raisins cabernet-sauvignon ont été vendangés le 28 septembre 2006 et mis à « passeriller » dans les greniers de Georg Lunzer jusqu’au 18 mars 2007, date à laquelle ils ont été pressurés et vinifiés.
    La richesse du moût était alors de 32.5 KMW (32.5 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Éléments analytiques :
    Alcool : 10.5 %vol
    Sucres résiduels : 202 gr/litre
    Acidité totale : 9.1‰.

     Doté d’une robe rubis profonde, ce rarissime vin de paille offre une délicieuse, délicate et unique palette aromatique de petits fruits rouges.
    Une bonne acidité lui confère fraîcheur, équilibre et longueur.
    Vin totalement unique en son genre.

     Quantité produite : 380 litres.

     

     

     

     

     

     

     

    Afin de bien débuter cette nouvelle année 2009, nous avons décidé d’ouvrir notre vinothèque et de vous proposer une offre spéciale abordable de ces quatre vins qui sont de véritables chef d’œuvre œnologiques.


  • News 4 Janvier 2006

    Cher ami (e) œnophile, cher client (e),

    Permettez moi tout d’abord au nom de mon entreprise et de mes collaborateurs de vous souhaiter une excellente année 2006.
    L’hiver est cette année plutôt froid et il est temps de profiter des longues soirées d’hiver pour partager quelques bouteilles « mythiques et légendaires » de la Collection de Dionis, en famille ou avec ses meilleurs amis ( avec modération toujours, cela va de soit !).
    Comme vous le savez, nous ne « mollissons » pas chez Dionis et en ce début d’année encore, nous avons le plaisir de vous faire profiter des fruits de notre travail assidu au «  grand œuvre du vin »… Pardonnez moi d’être un peu lyrique…
    Cette Première Lettre de la nouvelle année me permet de vous donner enfin des nouvelles positives très concrètes sur Cotnari , (c’est pas trop tôt !), sur Samos , sans oublier Asti et son nouveau Moscato 2005, tout frais tiré de la cuve !

    COTNARI GRASA vsoc cib 2003 Château Cotnari

    Pour ceux d’entre vous qui lisent «  La Lettre de Dionis » attentivement (ils sont nombreux, je le sais !) vous avez pu suivre la saga que constitue la collaboration avec cette région viticole très éloignée de tout, depuis le départ à la retraite en janvier 2003, de mon ami et très ancien partenaire, Ioan Bilius .
    Lors de ma visite à la propriété du 1 er Novembre 2004, j’avais « identifié » une petite et excellente cuvée de Grasa vsoc cib(*) 2004.En roumain, «  cib » signifie : «  Cules la innobilarea boabelor » soit la traduction exacte en français de : «  sélection de grains nobles ». . Je l’avais alors réservée pour une mise en bouteille vers la fin du printemps 2005. Quelle ne fût pas ma surprise de constater que l’échantillon expédié alors, ne correspondait plus du tout à celui dégusté à la propriété ! Devant mes interrogations véhémentes et persistantes, j’ai fini par découvrir le « pot aux roses » ! « Notre » vin avait servi de « vin médecin » pour renforcer une moyenne qualitative de production, un peu faible…
    Se mettre en colère est une chose, tout recommencer pour identifier une nouvelle cuvée en est une autre…Je suis donc remonté sur mon cheval, avec pour objectif cette fois ci, le millésime 2003
    Cette nouvelle cuvée, enfin identifiée, a été embouteillée, les bouteilles étiquetées et les cartons palettisés. Les vins sont maintenant prêts et devraient être disponibles dans notre entrepôt avant la fin Janvier.
    Par conséquent, amateurs de Cotnari, à vos stylos ! Nous avons seulement 2000 bouteilles de ce vin original, de belle facture, présentant un bon rapport qualité-prix.

    Une grappe de raisin Grasa botrytisée. (pourriture noble)

    Pour tout ce qui concerne l’information générale sur le Cotnari, je vous invite à vous reporter à la Lettre de Dionis du mois de Novembre/Décembre 2002.

    Éléments analytiques du Cotnari-Grasa vsoc cib 2003
    •  Alcool : 12% vol
    •  Sucres résiduels : 55 gr/l
    •  Acidité fixe : 6.3‰

    Nous retrouvons dans ce vin plus moelleux que liquoreux, de la finesse, des arômes complexes de rose et de fruit blanc, avec cette nuance mentholée caractéristique du cépage Grasa. C’est un excellent vin pour l’apéritif présentant dans sa catégorie un bon rapport qualité-prix.

    ( *) J’ai à ce sujet une petite anecdote à vous raconter . En 1995, j’ai vu un beau jour d’été « débarquer  » chez nous les services de la Répression des Fraudes au sujet de cette mention « cib » (Sélection de Grains Nobles) . J’avais été « dénoncé » par une Maison d’Alsace (La Maison Hugel pour ne pas la citer) qui prenait ombrage de l’utilisation par notre société de cette terminologie… Parbleu ! quand on connaît à quel prix étaient vendus les dites « Sélections de Grains Nobles » par leurs soins,on peut les comprendre… Ils ne pensaient bien faire qu’une « bouchée » de notre outrecuidante prétention à utiliser cette mention pour des vins issus de la Moldavie roumaine… Mais quelle ne fût pas la surprise des fonctionnaires de se voir opposer une lettre du Directeur de L’OIV (l’Office International de la Vigne et du Vin) Mr Robert Tinlot, cette lettre entrant dans une fine analyse juridique de la question et concluant sur le bien fondé de l’utilisation de cette mention par notre société. Nos « amis » alsaciens en ont été pour leurs frais, mais m’en ont conservé une certaine aigreur je le sais… Il faut dire qu’étant d’un naturel méfiant et qui plus est très attaché au respect de la loi, j’avais pris soin en 1990, avant d’élaborer nos étiquettes,de demander l’avis de Mr Tinlot de l’OIV.

    Le Nectar de Samos

    Nous arrivons au bout de notre sélection de Nectar 2000. Il doit nous en rester une cinquantaine de bouteilles. Nous avons le plaisir aujourd’hui de vous présenter une sélection du millésime 2003 particulièrement réussie.

    Je vous rappelle rapidement les conditions de production et de vinification de ce vin liquoreux « mythologique » vinifié et élevé dans la cave de Karlovasi . Celle-ci, dirigée par l’excellent œnologue Georges, personnage haut en couleur, produit et de très loin les meilleurs vins de l’île.

    Il ne faut surtout pas confondre le nectar de Samos avec le Muscat de Samos « vin doux naturel » bon marché et dilué, disponible dans les linéaires de la Grande Distribution. Ce sont pour ces derniers des vins « mutés » à l’alcool, achetés en vrac et mis en bouteille en France.

    Le Nectar de Samos est au « Muscat de Samos » ce qu’est le Tokaji-Aszu Impérial au Tokaji ordinaire…

    C’est par conséquent un Vin naturellement doux, vendangé, vinifié, élevé et mis en bouteille à la propriété dans la très orientale île grecque de Samos.

    Prototype même du Vin Mythologique du bassin méditerranéen , il obéit à une tradition antique qui consiste à exposer au soleil les grappes fraîchement vendangées à pleine maturité, afin de concentrer les sucres, les extraits et bien sûr les arômes.

    Les civilisations traditionnelles ont connu et exploité ce procédé depuis les temps les plus reculés, dans des régions aussi diverses que les îles Lipari , Pantelleria comme nous l’avons vu récemment avec le Moscato d’Alexandrie Passito, sans oublier bien entendu le Vin Santo de Santorin , le Commandaria de Chypre et le très oublié Malaga Andalou.

    Séparée de la Turquie anatolienne par un étroit bras de mer,l’île de Samos fût placée sous juridiction ottomane de 1453 à 1912,ce qui curieusement n’empêcha pas la vigne de prospérer.(probablement pour l’élaboration de raisins secs et non pas pour du vin).

    L’aire d’appellation couvre environ 1500 hectares. Les meilleures vignes sont cultivées en terrasses sur des coteaux abruptes, à une altitude pouvant atteindre 800 mètres au dessus du niveau de la mer.

    D’autre part, quelques vignobles de plaine produisent des vins beaucoup plus communs.

    Quatre mille producteurs sont installés à Samos, regroupés en 25 associations, toutes adhérentes de l’Union des coopératives de Samos. Je suis un peu taquin, c’est vrai, mais leur organisation m’a parfois rappelé le défunt combinat de Tokaj…

    Le Nectar est issu des plus belles grappes de muscat à petits grains, provenant des vignobles en terrasses situés à la plus haute altitude. Cette situation favorise une maturation lente et régulière des raisins, préservant ainsi les arômes et une bonne acidité, fondements de l’équilibre d’un grand liquoreux.

    Les vendanges peuvent se poursuivre sur certaines parcelles jusqu’à la fin du mois d’Octobre.

    Une fois vendangées, les plus belles grappes sont exposées au soleil sur des nattes pour une durée jamais inférieure à huit jours. Ce processus de déshydratation s’appelle passerillage.

    Les raisins sont ensuite pressurés dans des pressoirs pneumatiques. Le moût est mis à fermenter dans des cuves inox à la température contrôlée d’environ 17°c.

    Lorsque les fermentations commencent à faiblir du fait de l’épuisement des levures, le vin est « passé au froid » légèrement « sulfité » et transféré dans des foudres de chêne du limousin pour une durée qui peut aller jusqu’à trois années. Nous sommes personnellement favorables, pour ce qui concerne les lots sélectionnés, à des durées d’élevage nettement plus courtes, préservant ainsi le merveilleux bouquet fruité du vin.


    Le Nectar 2003 (0.75L) présente une robe or clair, dense et brillante, presque sans évolution.
    Le nez est merveilleusement fruité, complexe et élégant. Le bouquet est tellement envoûtant que l’on hésite presque à porter le verre jusqu’à ses lèvres…
    En bouche, c’est un feu d’artifice de saveurs, d’où le « coté variétal » du muscat est presque complètement gommé. La noblesse de ce terroir d’altitude s’impose à l’évidence. On touche avec ce vin un certain absolu dans le genre et je n’ai pour ma part jamais dégusté de muscat à petits grains naturellement doux passerillé qui soit supérieur à celui-ci.
    En dépit du climat méditerranéen de cette île de l’Asie Mineure, la bouche à l’attaque riche et voluptueuse, offre une véritable fraîcheur aromatique où dominent tout d’abord les agrumes, puis le miel, le raisin de Corinthe, l’abricot sec, sans oublier une touche de tabac blond de Virginie.
    C’est vraiment un « nectar plaisir » de longue évolution prévisible, mais délicieux à goûter sans retard.

    Moscato d’Asti DOCG 2005

    Le Muscat à petits grains est cultivé dans cette région du Piémont depuis des temps immémoriaux. On considère généralement l’orfèvre milanais, vivant vers la fin du 16eme siècle, Giovanni-Battista Croce comme le « père » du Moscato d’Asti.
    Possesseur d’un petit vignoble dans la région, on lui doit de nombreuses expérimentations destinées à élever la qualité de production des vins aromatiques doux.
    La zone de production se situe dans les Langhe et le Monferrato, au sud-est de Torino.
    Elle comprend les provinces d’Asti, Cuneo et Alessandria.
    Connue longtemps pour ses médiocres Asti « spumante » cette région produit aussi, surtout depuis quelques années, un Muscat doux, légèrement effervescent avec un taux d’alcool de 5.5% et environ 120gr de sucres résiduels. Il bénéficie depuis 1994 de la DOCG (appellation d’origine contrôlée et garantie). Ce type de vin représente 12% seulement de la production totale d’Asti.
    La zone délimitée en 1932 est plantée actuellement d’environ 9000 ha, possédés par 6800 viticulteurs. La quantité produite annuellement avoisine les 550 000 hectolitres.
    Aussitôt les raisins vendangés avec soins et apportés au cuvage, on les égrappe et après un pressurage immédiat, le moût est mis à fermenter en cuves inox fermées, à la température de 15°c. Lorsque le taux d’alcool désiré est atteint (5.5% vol) on refroidit fortement pour arrêter les fermentations et conserver ainsi la quantité de sucre naturel souhaitée.
    Le domaine Mario Torelli travaille en agriculture biologique. Avec 7ha de vignobles et 55 000 bouteilles annuelles, il est le prototype du petit domaine ayant misé sur la qualité.
    Ses vins ont été référencés dans quelques uns des meilleurs restaurants au monde, entre autres, « Le V » (Georges V) où officient Enrico di Bernardo et Eric Beaumard.

    Le millésime 2005, mis en bouteille le 25 novembre dernier « offre un délicat bouquet de fleurs d’acacia, de glycine et d’orange.
    La bouche est fraîche, équilibrée, délicieusement fruitée, avec une finale de fleur de sureau et de bergamote.
    C’est un vin plaisir à consommer jeune et bien frais.

    Hamilton Russell Chardonnay 2004

    Situé dans la fraîche vallée « Hemel-en-Aarde » au sud est de la ville du Cap, ce vignoble de 51 ha consacré au Chardonnay et au Pinot noir, produit un des meilleurs blanc de type bourguignon de tout l’hémisphère sud.
    Crée en 1975 par Tim Hamilton Russell, ce  vignoble passionnant ne cesse de nous étonner d’années en années avec un vin d’un classicisme époustouflant.
    Le millésime 2004 a bénéficié de conditions de maturation « fraîches » (pour ce type de zone viticole bien sûr !)

    Fermenté intégralement en barriques françaises, (43% barriques neuves, les 57% restants en barriques des 2eme et 3eme vin), ce vin à l’attaque fraîche et « vibrante » offre une délicieuse palette aromatique « briochée » toastée, tout en laissant percer la minéralité, gage d’un beau terroir. Belle longueur sur les agrumes frais.
    La quantité disponible pour notre marché est seulement de 360 bouteilles.

    A découvrir absolument.

    Rappel des principes fondateurs de Dionis

    • Nous ne proposons pas de “vins étrangers” !
      Qu’ils soient de France ou d’ailleurs, seuls les mauvais vins nous sont “étrangers » !
    • Nous ne sommes pas des “suiveurs” !
      Nous ne référençons aucun produit à la suite d’un leader d’opinion, Parker, Johnson,..ou guide, Hachette, Bettane & Desseauve…
    • Nous ne construisons pas notre image à travers notre relation avec les médias hexagonaux !
    • Nous nous interdisons le “marketing démagogique” qui sous prétexte de satisfaire le client, nourrit “les idées reçues” freinant les élans d’une fructueuse et saine curiosité en rabâchant toujours les mêmes « vérités »…
    • Notre approche du vin est universaliste : Courir le monde et mettre à la disposition de nos clients, au meilleur prix, le vin rare, le vin historique, le vin de grande qualité, seulement l’exceptionnel !
    • Nous nous efforçons sans relâche de rechercher et promouvoir les joyaux œnologiques de grande tradition et ceux qui seront les références de demain pour leurs qualités esthétiques.
    • Nous recherchons très nettement la reconnaissance et la confiance que nous témoignent depuis des années les Chefs et Sommeliers de la Grande Restauration, les Cavistes professionnels, et les Amateurs oenophiles éclairés qui partagent avec nous la passion du vin.
    • Nous consentons des efforts importants en amont , à la découverte des produits qui sont nos meilleurs ambassadeurs et en aval à une communication aussi pédagogique que possible.

    Meilleurs vœux encore,

    Jean François RAGOT



  • News 10 Mai 2004

    Posté dans par admin

    Orliénas le 10 Mai 2004

    Cher(e) ami (e) œnophile,

    Je profite d’une légère accalmie dans mes préparatifs de voyage en Afrique australe pour vous adresser quelques nouvelles de nos activités.
    Cet hiver a été marqué par la morosité ambiante.

     

    Vous avez dit Crise ?

    Dans la foulée du ralentissement général de l’après 11 septembre 2001, le mot «Crise» est sur toutes les lèvres de la filière vin.

    La douche est particulièrement «froide» dans le petit monde du vin français.

    Après avoir cru dans le dogme intangible, selon lequel le vin français est le meilleur du monde, les vignerons hexagonaux se réveillent avec une méchante gueule de bois. L’érosion des ventes sur le marché intérieur, due à une forte diminution de la consommation (effet Sarkozy et loi Evin) est particulièrement brutale. On observe une chute de la consommation du vin dans la restauration de l’ordre de 20%. La situation des ventes de vins français sur le marché international, est encore plus préoccupante. En 2003, la baisse est de 9% sur les AOC. Nous ne disposons pas encore des chiffres pour les 4 premiers mois de 2004, mais c’est une tendance lourde qui s’accentue…

    Le constat est sans appel : on a fait «pisser la vigne» sans vergogne, les rendements excessifs ayant pour corollaire la sinistre chaptalisation, sans modération aucune, celle là…

    Il est de notoriété également, que les commissions d’agrément des AOC, ne sont souvent que des «pantalonnades» où se traitent les agréments de copinages, sans oublier l’agrément social : «Ah le pauvre ! il a quatre enfants, vous ne pouvez pas lui déclasser sa récolte…»

    Bref, les faits sont têtus et les résultats sont là : 20% des AOC sont à la limite de l’imbuvable, et 30 % à la limite de la grande médiocrité. C’est beaucoup pour un pays qui s’honore de produire les plus grands vins du monde.

    Toutefois, au moment où j’écris ces lignes, une lueur d’espoir apparaît :

    Une grande réforme des AOC est en discussion. Monsieur René Renou, Président du comité vins de l’INAO pense qu’il faut réécrire les décrets, jugés «trop souvent incomplets et peu lisibles»…

    L’INAO veut instaurer une plus grande transparence sur «les pratiques œnologiques, l’encépagement, les règles de présentation et d’étiquetage, les rendements (des vignes), les pratiques environnementales…».

    Bref, on envisagerait de créer de nouvelles catégories d’AOC, les AOCE (Appellations d’Origine Contrôlée d’Excellence), un peu comme en Italie : les DOCG (appellation garantie) par rapport aux simples appellations DOC.

    M. Renou se dit «prêt à débattre de tout !» .

    C’est bien ! mais c’est toute une mentalité profonde qui est à reconsidérer, avec des révisions déchirantes à la clef…

    La crise touche également nos voisins européens et la morosité n’a pas manqué de planer sur le salon international VINITALY de Vérone des 1, 2, 3, 4 et 5 avril dernier.

    Dans le même temps, les pays du nouveau monde et particulièrement l’Australie, le Chili et l’Argentine continuent à conquérir des parts de marché…

    Restons en là avec les motifs d’inquiétude et de morosité et parions résolument sur l’avenir en poursuivant avec ardeur notre quête de l’esthétique œnologique avec des vignerons respectueux de nos attentes.

     

    Nos récentes découvertes

    Mon voyage de Mars-Avril 2004 en Europe Centrale et Italie du Nord laisse augurer de nouvelles spécialités remarquables chez nos partenaires autrichiens de toujours et chez quelques nouveaux partenaires italiens.

    J’ai fréquenté l’Italie régulièrement depuis ma plus tendre jeunesse, ainsi, les noms de Bardolino, Valpolicella, et autres Soave, m’ont toujours été familiers. Toutefois, le niveau qualitatif de ces vins m’est longtemps apparu insuffisant. La majeure partie de la production était entre les mains de quelques très grandes caves qui ont toujours favorisé la quantité à la qualité. Nous constatons depuis une dizaine d’années l’émergence de petits et moyens Domaines qui ont un souci affirmé du rapport qualité/prix.

     

    Parmi eux, j’aimerais attirer votre oenophile attention sur le Domaine Guerrieri Rizzardi, admirablement situé à Bardolino, près du Lac de Garde.

    Fondé à la fin du XVIII ème siècle, ce domaine de 80 hectares, appartient à la famille des Comtes Rizzardi.

    L’encépagement, presque entièrement composé de variétés indigènes, apporte aux vins une originalité remarquable.

     

    AMARONE DE LA VALPOLICELLA

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région : Corvinone, Rondinella, auxquels s’ajoutent un peu de Sangiovese et de Barbera.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)

    Au cours du processus de passerillage, on obtient une concentration des extraits secs, du sucre et de l’acidité.

    La différence entre un vin de paille classique (Recioto) et un Amarone est la poursuite de la fermentation après le pressurage jusqu’à l’obtention d’un vin complètement sec.

    Le vin peut atteindre parfois 16% vol d’alcool !

    La durée d’élevage est de deux à trois ans en foudre.

    Il s’agit d’un rouge d’exception, doté d’une grande longévité et réservé aux grandes occasions : à consommer toutefois avec modération.

     

    AMARONE DOC CLASSICO 1997 : GUERRIERI RIZZARDI

    Date de la vendange : 25 septembre 1997.

    Cépages : Corvinone, Rondinella, Sangiovese et Barbera.

    Durée de séchage des raisins : quatre mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie.

    Fermentation des moûts : en foudres de 50 hectos.

    Elevage de trois années en barriques de chêne slovène et français de 25 et 18 hectos.

    Quantité produite : 11800 bouteilles.

    Durée de conservation : 25 ans minimum.

    La robe du vin est magnifique, grenat avec traces d’évolution. Le bouquet est très complexe, floral, épicé, balsamique. La bouche se révèle redoutablement puissante, extrêmement typée, structurée et de grande longueur.

    Un des plus grands vins rouges du monde dans sa catégorie.

     

    BARDOLINO DOC CLASSICO 2003 : CRU TACCHETTO

    Surface du cru : 3,5 hectares à l’ouest de Vérone près du Lac de Garde.

    Cépages : Corvina, Rondinella et Sangiovese.

    Date de vendange : du 19 au 25 septembre 2003.

    Fermentation et élevage en cuve inox.

    Degré d’alcool : 12%vol

    Robe rubis, brillante. Bouquet caractéristique de cerises et d’épices doux.

    Bien que présentant une certaine structure, la bouche est coulante et très fruitée. Idéal vin d’été.

     

    VALPOLICCELLA DOC CLASSICO : SUPERIORE 2002

    Origine : commune de Negrar au nord ouest de Verone.

    Cépages : Corvina gentile, Corvinone, Molinara, Rondinella, Negrara, Barbera.

    Degré d’alcool : 12.5% vol.

    Elevage en foudres de chêne slovène et français.

    Robe rubis intense. Vin aromatique, fruité, équilibré et de bonne longueur.

    Il était considéré au XIX ème siècle comme le meilleur vin d’Italie.

     

    SOAVE DOC CLASSICO 2003 : GUERRIERI RIZZARDI

    La zone d’appellation Soave est située à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Verone.

    Les vignes sont plantées sur des collines volcaniques exposées au midi.

    L’encépagement du vignoble se partage entre le Garganega et le Trebbiano di Soave, plus un peu de Chardonnay.

    Le Garganega est un cépage original et intéressant qui donne le meilleur de lui-même sur le terroir volcanique de Soave, lorsqu’il est bien vinifié.

    Le millésime 2003 qui vient d’être mis en bouteille est élaboré à 95% à partir du Garganega.

    La robe est pâle. Le vin très fruité est doté d’une bonne consistance et d’une finale rafraîchissante.

    Bon vin d’été.

     

    GOLSER STROHWEIN « VIN DE PAILLE » :
    CABERNET SAUVIGNON 2003 G. LUNZER

    Faisant route vers la Hongrie, je suis passé lundi matin 22 mars chez Georg Lunzer à Gols, afin de voir où en était le « bébé ».
    L’examen est très satisfaisant !

    Pour résumer :
    • 1800 kg de raisins de cépage Cabernet Sauvignon ont été vendangés le 5 septembre 2003 . La richesse du moût était de 18KMW (18% de sucre par litre de moût en masse volumique).
    • Les raisins ont passé cinq mois sur lit de paille (voir photo sur notre site internet).
    • Ils ont été pressurés le 5 février 2004. La richesse du moût avait alors atteint 35 KMW (35 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Alcool : 11.7 %vol
    Sucres résiduels : 211.8 gr/litre
    Acidité fixe : 8.7%0.

    • La robe est superbe (rubis-corail). Le vin fermente encore un peu mais il sera filtré demain et ainsi stabilisé. Il se révèle très riche à la dégustation, probablement supérieur encore à l’excellent millésime 2002. L’acidité est très satisfaisante et équilibre remarquablement ce petit joyau œnologique aux arômes intenses de fraise des bois, framboise et autres fruits rouges. La persistance aromatique est excellente.

    • Le vin sera livrable autour du 15 juin 2004.

    La quantité totale de ce précieux nectar ne devrait pas dépasser 600 bouteilles. Comme pour les millésimes précédents les plus prompts à réagir seront servis.

     

    Domaine "cape point vineyard" (Constantia) Mai 2004
    Le vignoble de l'Avenir STELLENBOSCH Afrique du Sud
    Journée d'automne à Constantia
    Ultime vendange du vin de Constance en Mai 2004 (Constantia - Afrique du Sud)

     

     

     

    Orliénas le 10/05/04

    Cher(e) ami (e) oenophile,
    Je profite d’une légère accalmie dans mes préparatifs de voyage en Afrique australe pour vous adresser quelques nouvelles de nos activités.
    Cet hiver a été marqué par la morosité ambiante.

    Vous avez dit Crise ?

    Dans la foulée du ralentissement général de l’après 11 septembre 2001, le mot « Crise » est sur toutes les lèvres de la filière vin.
    La douche est particulièrement « froide » dans le petit monde du vin français.
    Après avoir cru dans le dogme intangible, selon lequel le vin français est le meilleur du monde, les vignerons hexagonaux se réveillent avec une méchante gueule de bois. L’érosion des ventes sur le marché intérieur, due à une forte diminution de la consommation (effet Sarkozy et loi Evin) est particulièrement brutale. On observe une chute de la consommation du vin dans la restauration de l’ordre de 20%. La situation des ventes de vins français sur le marché international, est encore plus préoccupante. En 2003, la baisse est de 9% sur les AOC. Nous ne disposons pas encore des chiffres pour les 4 premiers mois de 2004, mais c’est une tendance lourde qui s’accentue…
    Le constat est sans appel : on a fait « pisser la vigne » sans vergogne, les rendements excessifs ayant pour corollaire la sinistre chaptalisation, sans modération aucune, celle là…
    Il est de notoriété également, que les commissions d’agrément des AOC, ne sont souvent que des « pantalonnades » où se traitent les agréments de copinages, sans oublier l’agrément social : « Ah le pauvre ! il a quatre enfants, vous ne pouvez pas lui déclasser sa récolte… »
    Bref, les faits sont têtus et les résultats sont là : 20% des AOC sont à la limite de l’imbuvable, et 30 % à la limite de la grande médiocrité. C’est beaucoup pour un pays qui s’honore de produire les plus grands vins du monde.
    Toutefois, au moment où j’écris ces lignes, une lueur d’espoir apparaît :
    Une grande réforme des AOC est en discussion. Monsieur René Renou, Président du comité vins de l’INAO pense qu’il faut réécrire les décrets, jugés « trop souvent incomplets et peu lisibles »…
    L’INAO veut instaurer une plus grande transparence sur « les pratiques œnologiques, l’encépagement, les règles de présentation et d’étiquetage, les rendements (des vignes), les pratiques environnementales… ».
    Bref, on envisagerait de créer de nouvelles catégories d’AOC, les AOCE (Appellations d’Origine Contrôlée d’Excellence), un peu comme en Italie : les DOCG (appellation garantie) par rapport aux simples appellations DOC.
    M. Renou se dit « prêt à débattre de tout ! » .
    C’est bien ! mais c’est toute une mentalité profonde qui est à reconsidérer, avec des révisions déchirantes à la clef…
    La crise touche également nos voisins européens et la morosité n’a pas manqué de planer sur le salon international VINITALY de Vérone des 1, 2, 3, 4 et 5 avril dernier.
    Dans le même temps, les pays du nouveau monde et particulièrement l’Australie, le Chili et l’Argentine continuent à conquérir des parts de marché…

    Restons en là avec les motifs d’inquiétude et de morosité et parions résolument sur l’avenir en poursuivant avec ardeur notre quête de l’esthétique œnologique avec des vignerons respectueux de nos attentes.

    NOS RECENTES DECOUVERTES
    Mon voyage de Mars-Avril 2004 en Europe Centrale et Italie du Nord laisse augurer de nouvelles spécialités remarquables chez nos partenaires autrichiens de toujours et chez quelques nouveaux partenaires italiens.
    J’ai fréquenté l’Italie régulièrement depuis ma plus tendre jeunesse, ainsi, les noms de Bardolino, Valpolicella, et autres Soave, m’ont toujours été familiers. Toutefois, le niveau qualitatif de ces vins m’est longtemps apparu insuffisant. La majeure partie de la production était entre les mains de quelques très grandes caves qui ont toujours favorisé la quantité à la qualité. Nous constatons depuis une dizaine d’années l’émergence de petits et moyens Domaines qui ont un souci affirmé du rapport qualité/prix.

    Parmi eux, j’aimerais attirer votre oenophile attention sur le Domaine Guerrieri Rizzardi, admirablement situé à Bardolino, près du Lac de Garde.
    Fondé à la fin du XVIII ème siècle, ce domaine de 80 hectares, appartient à la famille des Comtes Rizzardi.
    L’encépagement, presque entièrement composé de variétés indigènes, apporte aux vins une originalité remarquable.

    AMARONE DE LA VALPOLICELLA

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région : Corvinone, Rondinella, auxquels s’ajoutent un peu de Sangiovese et de Barbera.
    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient une concentration des extraits secs, du sucre et de l’acidité.
    La différence entre un vin de paille classique (Recioto) et un Amarone est la poursuite de la fermentation après le pressurage jusqu’à l’obtention d’un vin complètement sec.
    Le vin peut atteindre parfois 16% vol d’alcool !
    La durée d’élevage est de deux à trois ans en foudre.
    Il s’agit d’un rouge d’exception, doté d’une grande longévité et réservé aux grandes occasions : à consommer toutefois avec modération.

     

    AMARONE DOC CLASSICO 1997 : GUERRIERI RIZZARDI
    Date de la vendange : 25 septembre 1997.
    Cépages : Corvinone, Rondinella, Sangiovese et Barbera.
    Durée de séchage des raisins : quatre mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie.
    Fermentation des moûts : en foudres de 50 hectos.
    Elevage de trois années en barriques de chêne slovène et français de 25 et 18 hectos.
    Quantité produite : 11800 bouteilles.
    Durée de conservation : 25 ans minimum.
    La robe du vin est magnifique, grenat avec traces d’évolution. Le bouquet est très complexe, floral, épicé, balsamique. La bouche se révèle redoutablement puissante, extrêmement typée, structurée et de grande longueur.
    Un des plus grands vins rouges du monde dans sa catégorie.

     

    BARDOLINO DOC CLASSICO 2003 : CRU TACCHETTO

    Surface du cru : 3,5 hectares à l’ouest de Vérone près du Lac de Garde.
    Cépages : Corvina, Rondinella et Sangiovese.
    Date de vendange : du 19 au 25 septembre 2003.
    Fermentation et élevage en cuve inox.
    Degré d’alcool : 12%vol
    Robe rubis, brillante. Bouquet caractéristique de cerises et d’épices doux.
    Bien que présentant une certaine structure, la bouche est coulante et très fruitée. Idéal vin d’été.

     

    VALPOLICCELLA DOC CLASSICO : SUPERIORE 2002

    Origine : commune de Negrar au nord ouest de Verone.
    Cépages : Corvina gentile, Corvinone, Molinara, Rondinella, Negrara, Barbera.
    Degré d’alcool : 12.5% vol.
    Elevage en foudres de chêne slovène et français.
    Robe rubis intense. Vin aromatique, fruité, équilibré et de bonne longueur.
    Il était considéré au XIX ème siècle comme le meilleur vin d’Italie.

     

    SOAVE DOC CLASSICO 2003 : GUERRIERI RIZZARDI
    La zone d’appellation Soave est située à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Verone.
    Les vignes sont plantées sur des collines volcaniques exposées au midi.
    L’encépagement du vignoble se partage entre le Garganega et le Trebbiano di Soave, plus un peu de Chardonnay.
    Le Garganega est un cépage original et intéressant qui donne le meilleur de lui-même sur le terroir volcanique de Soave, lorsqu’il est bien vinifié.
    Le millésime 2003 qui vient d’être mis en bouteille est élaboré à 95% à partir du Garganega.
    La robe est pâle. Le vin très fruité est doté d’une bonne consistance et d’une finale rafraîchissante.
    Bon vin d’été.

     

    GOLSER STROHWEIN « VIN DE PAILLE » :

    CABERNET SAUVIGNON 2003 G-LUNZER

    Faisant route vers la Hongrie, je suis passé lundi matin 22 mars chez Georg Lunzer à Gols, afin de voir où en était le « bébé ».
    L’examen est très satisfaisant !
    Pour résumer :

    • 1800 kg de raisins de cépage Cabernet Sauvignon ont été vendangés le 5 septembre 2003 . La richesse du moût était de 18KMW (18% de sucre par litre de moût en masse volumique).
    • Les raisins ont passé cinq mois sur lit de paille (voir photo sur notre site internet).
    • Ils ont été pressurés le 5 février 2004. La richesse du moût avait alors atteint 35 KMW(35 % de sucre par litre de moût en masse volumique).
    Alcool : 11.7 %vol ; sucres résiduels : 211.8 gr/litre ; acidité fixe : 8.7%0.
    • La robe est superbe(rubis-corail). Le vin fermente encore un peu mais il sera filtré demain et ainsi stabilisé. Il se révèle très riche à la dégustation, probablement supérieur encore à l’excellent millésime 2002. L’acidité est très satisfaisante et équilibre remarquablement ce petit joyau œnologique aux arômes intenses de fraise des bois, framboise et autres fruits rouges. La persistance aromatique est excellente.
    • Le vin sera livrable autour du 15 juin 2004.

    La quantité totale de ce précieux nectar ne devrait pas dépasser 600 bouteilles. Comme pour les millésimes précédents les plus prompts à réagir seront servis.

    Orliénas le 10/05/04

     

    Cher(e) ami (e) oenophile,

    Je profite d’une légère accalmie dans mes préparatifs de voyage en Afrique australe pour vous adresser quelques nouvelles de nos activités.

    Cet hiver a été marqué par la morosité ambiante.

     

    Vous avez dit Crise ?

     

    Dans la foulée du ralentissement général de l’après 11 septembre 2001, le mot « Crise » est sur toutes les lèvres de la filière vin.

    La douche est particulièrement « froide » dans le petit monde du vin français.

    Après avoir cru dans le dogme intangible, selon lequel le vin français est le meilleur du monde, les vignerons hexagonaux se réveillent avec une méchante gueule de bois. L’érosion des ventes sur le marché intérieur, due à une forte diminution de la consommation (effet Sarkozy et loi Evin) est particulièrement brutale. On observe une chute de la consommation du vin dans la restauration de l’ordre de 20%. La situation des ventes de vins français sur le marché international, est encore plus préoccupante. En 2003, la baisse est de 9% sur les AOC. Nous ne disposons pas encore des chiffres pour les 4 premiers mois de 2004, mais c’est une tendance lourde qui s’accentue…

    Le constat est sans appel : on a fait « pisser la vigne » sans vergogne, les rendements excessifs ayant pour corollaire la sinistre chaptalisation, sans modération aucune, celle là…

    Il est de notoriété également, que les commissions d’agrément des AOC, ne sont souvent que des « pantalonnades » où se traitent les agréments de copinages, sans oublier l’agrément social : « Ah le pauvre ! il a quatre enfants, vous ne pouvez pas lui déclasser sa récolte… »

    Bref, les faits sont têtus et les résultats sont là : 20% des AOC sont à la limite de l’imbuvable, et 30 % à la limite de la grande médiocrité. C’est beaucoup pour un pays qui s’honore de produire les plus grands vins du monde.

    Toutefois, au moment où j’écris ces lignes, une lueur d’espoir apparaît :

    Une grande réforme des AOC est en discussion. Monsieur René Renou, Président du comité vins de l’INAO pense qu’il faut réécrire les décrets, jugés « trop souvent incomplets et peu lisibles »…

    L’INAO veut instaurer une plus grande transparence sur « les pratiques œnologiques, l’encépagement, les règles de présentation et d’étiquetage, les rendements (des vignes), les pratiques environnementales… ».

    Bref, on envisagerait de créer de nouvelles catégories d’AOC, les AOCE (Appellations d’Origine Contrôlée d’Excellence), un peu comme en Italie : les DOCG (appellation garantie) par rapport aux simples appellations DOC.

    M. Renou se dit « prêt à débattre de tout ! » .

    C’est bien ! mais c’est toute une mentalité profonde qui est à reconsidérer, avec des révisions déchirantes à la clef…

    La crise touche également nos voisins européens et la morosité n’a pas manqué de planer sur le salon international VINITALY de Vérone des 1, 2, 3, 4 et 5 avril dernier.

    Dans le même temps, les pays du nouveau monde et particulièrement l’Australie, le Chili et l’Argentine continuent à conquérir des parts de marché…

     

    Restons en là avec les motifs d’inquiétude et de morosité et parions résolument sur l’avenir en poursuivant avec ardeur notre quête de l’esthétique œnologique avec des vignerons respectueux de nos attentes.

     

     

     

    NOS RECENTES DECOUVERTES

     

     

    Mon voyage de Mars-Avril 2004 en Europe Centrale et Italie du Nord laisse augurer de nouvelles spécialités remarquables chez nos partenaires autrichiens de toujours et chez quelques nouveaux partenaires italiens.

    J’ai fréquenté l’Italie régulièrement depuis ma plus tendre jeunesse, ainsi, les noms de Bardolino, Valpolicella, et autres Soave, m’ont toujours été familiers. Toutefois, le niveau qualitatif de ces vins m’est longtemps apparu insuffisant. La majeure partie de la production était entre les mains de quelques très grandes caves qui ont toujours favorisé la quantité à la qualité. Nous constatons depuis une dizaine d’années l’émergence de petits et moyens Domaines qui ont un souci affirmé du rapport qualité/prix.

     

    Parmi eux, j’aimerais attirer votre oenophile attention sur le Domaine Guerrieri Rizzardi, admirablement situé à Bardolino, près du Lac de Garde.

    Fondé à la fin du XVIII ème siècle, ce domaine de 80 hectares, appartient à la famille des Comtes Rizzardi.

    L’encépagement, presque entièrement composé de variétés indigènes, apporte aux vins une originalité remarquable.

     

     

     

    AMARONE DE LA VALPOLICELLA

     

     

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région : Corvinone, Rondinella, auxquels s’ajoutent un peu de Sangiovese et de Barbera.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)

    Au cours du processus de passerillage, on obtient une concentration des extraits secs, du sucre et de l’acidité.

    La différence entre un vin de paille classique (Recioto) et un Amarone est la poursuite de la fermentation après le pressurage jusqu’à l’obtention d’un vin complètement sec.

    Le vin peut atteindre parfois 16% vol d’alcool !

    La durée d’élevage est de deux à trois ans en foudre.

    Il s’agit d’un rouge d’exception, doté d’une grande longévité et réservé aux grandes occasions : à consommer toutefois avec modération.

     

     

     

    AMARONE DOC CLASSICO 1997 : GUERRIERI RIZZARDI

     

     

    Date de la vendange : 25 septembre 1997.

    Cépages : Corvinone, Rondinella, Sangiovese et Barbera.

    Durée de séchage des raisins : quatre mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie.

    Fermentation des moûts : en foudres de 50 hectos.

    Elevage de trois années en barriques de chêne slovène et français de 25 et 18 hectos.

    Quantité produite : 11800 bouteilles.

    Durée de conservation : 25 ans minimum.

    La robe du vin est magnifique, grenat avec traces d’évolution. Le bouquet est très complexe, floral, épicé, balsamique. La bouche se révèle redoutablement puissante, extrêmement typée, structurée et de grande longueur.

    Un des plus grands vins rouges du monde dans sa catégorie.

     

     

     

    BARDOLINO DOC CLASSICO 2003 : CRU TACCHETTO

     

     

    Surface du cru : 3,5 hectares à l’ouest de Vérone près du Lac de Garde.

    Cépages : Corvina, Rondinella et Sangiovese.

    Date de vendange : du 19 au 25 septembre 2003.

    Fermentation et élevage en cuve inox.

    Degré d’alcool : 12%vol

    Robe rubis, brillante. Bouquet caractéristique de cerises et d’épices doux.

    Bien que présentant une certaine structure, la bouche est coulante et très fruitée. Idéal vin d’été.

     

     

     

    VALPOLICCELLA DOC CLASSICO : SUPERIORE 2002

     

     

    Origine : commune de Negrar au nord ouest de Verone.

    Cépages : Corvina gentile, Corvinone, Molinara, Rondinella, Negrara, Barbera.

    Degré d’alcool : 12.5% vol.

    Elevage en foudres de chêne slovène et français.

    Robe rubis intense. Vin aromatique, fruité, équilibré et de bonne longueur.

    Il était considéré au XIX ème siècle comme le meilleur vin d’Italie.

     

     

     

    SOAVE DOC CLASSICO 2003 : GUERRIERI RIZZARDI

     

     

     

    La zone d’appellation Soave est située à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Verone.

    Les vignes sont plantées sur des collines volcaniques exposées au midi.

    L’encépagement du vignoble se partage entre le Garganega et le Trebbiano di Soave, plus un peu de Chardonnay.

    Le Garganega est un cépage original et intéressant qui donne le meilleur de lui-même sur le terroir volcanique de Soave, lorsqu’il est bien vinifié.

    Le millésime 2003 qui vient d’être mis en bouteille est élaboré à 95% à partir du Garganega.

    La robe est pâle. Le vin très fruité est doté d’une bonne consistance et d’une finale rafraîchissante.

    Bon vin d’été.

     

     

     

    GOLSER STROHWEIN « VIN DE PAILLE » :

     

    CABERNET SAUVIGNON 2003 G-LUNZER

     

     

    Faisant route vers la Hongrie, je suis passé lundi matin 22 mars chez Georg Lunzer à Gols, afin de voir où en était le « bébé ».

    L’examen est très satisfaisant !

    Pour résumer :

     

    • 1800 kg de raisins de cépage Cabernet Sauvignon ont été vendangés le 5 septembre 2003 . La richesse du moût était de 18KMW (18% de sucre par litre de moût en masse volumique).

    • Les raisins ont passé cinq mois sur lit de paille (voir photo sur notre site internet).

    • Ils ont été pressurés le 5 février 2004. La richesse du moût avait alors atteint 35 KMW(35 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Alcool : 11.7 %vol ; sucres résiduels : 211.8 gr/litre ; acidité fixe : 8.7%0.

    • La robe est superbe(rubis-corail). Le vin fermente encore un peu mais il sera filtré demain et ainsi stabilisé. Il se révèle très riche à la dégustation, probablement supérieur encore à l’excellent millésime 2002. L’acidité est très satisfaisante et équilibre remarquablement ce petit joyau œnologique aux arômes intenses de fraise des bois, framboise et autres fruits rouges. La persistance aromatique est excellente.

    • Le vin sera livrable autour du 15 juin 2004.

     

    La quantité totale de ce précieux nectar ne devrait pas dépasser 600 bouteilles. Comme pour les millésimes précédents les plus prompts à réagir seront servis.

     

     

     


  • News 1er Mars 2004

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 1er Mars 2004,

    Cher(e) ami(e) œnophile, Cher (e) Client(e),

    Nouveautés d’Afrique du sud

    Avec un peu de retard, nous avons le plaisir de vous proposer quelques nouveaux vins sélectionnés au printemps 2003 et arrivés en France à la fin de l’année.

     

    MIDDELVLEI SHIRAZ 2001 ( W.O Stellenbosch)

    Grand Domaine de 130 ha appartenant à la famille Momberg, sa production de Shiraz (Syrah) est particulièrement estimable. Le millésime 2001 a permis d’élaborer un vin puissant mais pas trop alcoolisé (13,1%). D’une belle robe grenat, il offre une palette d’arômes de fruits noirs et d’épices particulièrement savoureuse, avec un boisé d’élevage bien intégré.

    Il plaira tout particulièrement aux amateurs de Côtes du Rhône nord qui retrouveront une expression originale de leur cépage favori.

     

    BRADGATE Cabernet- Sauvignon Merlot 2000 Domaine Jordan (W.O Stellenbosch)

    Rouge harmonieux et dense doté d’une robe grenat profond, il est aromatique et très peu boisé. Il présente une certaine complexité, de la fraîcheur et une bonne longueur en bouche. Il est caractéristique de la nouvelle génération des vins de Stellenbosch.

     

    BEYERSKLOOF PINOTAGE 2000 (W.O Stellenbosch)

    Élaboré dans son propre Domaine par l’oenologue Beyers Truter (également vinificateur du Domaine Kanonkop) ce vin, grand succès commercial, offrira à l’amateur tout ce qu’il peut attendre d’un pinotage d’accès facile, velouté et fruité.

    C’est un excellent produit d’initiation à cet étonnant cépage sud africain issu d’un croisement génétique entre le pinot noir et le cinsault.

     

    LA MOTTE (cuvée Millénium) Carbernet-Sauvignon Merlot Malbec 1998

    Provenant des étonnants vignobles de la zone viticole de franschoek la cuvée millénium, est un assemblage des trois cépages précités. Seul, le Malbec provient d’une zone viticole différente, le Swartland.

    La robe est rubis profond, presque grenat, avec de légère trace d’évolution. Le vin est maintenant à parfaite maturité avec des arômes de torréfaction et de la finesse. Il devrait continuer à évoluer favorablement durant quelques années.

     

    Italie

     

    Délices Toscans

    Pour compléter votre information sur les origines du Vinsanto de Toscane, on parle généralement de pressurage ou d’embouteillage effectué à l’occasion d’une fête religieuse marquante : la Toussaint, Noël et la Semaine Sainte. Les raisins utilisés sont principalement le Trebbiano et un peu de Malvoisie.

    Un des éléments fondamentaux entrant dans l’élaboration d’un Vinsanto est le processus de passerillage des raisins. Il faut signaler que des vignerons peu scrupuleux utilisent des ventilateurs qui brassent de l’air chaud (+ de 60°C) dans des pièces closes. Ce procédé n’est pas formellement prohibé. Il est également utilisé dans le Jura Français pour des vins de paille de bas de gamme. Il va sans dire que le Vinsanto San Antimo Il Poggione ne fait pas partie de cette catégorie.

     

    En effet, les raisins sont séchés dans des greniers ouverts aux quatre vents, permettant une circulation optimale de l’air. En fonction du but recherché (plus ou moins grande richesse en sucres résiduels), le passerillage peut aller de 2 à 6 mois. Une fois le pressurage effectué, le moût est décanté et soutiré dans de petites barriques de chêne ou de châtaignier appelées caratelli. Pour éviter un boisé trop prononcé, on n’utilise pas de barriques neuves.

     

    Le secret du Vinsanto est de laisser faire la nature en abandonnant ce précieux nectar pendant plusieurs années dans ces caratelli hermétiquement clos.

    Le Vinsanto San Antimo 1997 est un produit extrêmement typé et puissant avec 38 grammes de sucres résiduels, 16.44% d’alcool/Vol et 7,5‰ d’acidité totale (en tartrique). La richesse aromatique de ce joyaux comblera l’amateur de vins rares et originaux.

    La production totale de la cuvée est de 1750 litres.

     

    Œnophilement votre,
    Jean-François RAGOT