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  • Le Vin de Paille / Strohwein

    Je voudrai évoquer tout d’abord une petite anecdote, fort ancienne et même bien antérieure à la création de Dionis. ( 1985,  je le rappelle )
    En voyage familial d’agrément en Franche-Comté durant l’été 1982, je me souviens que nous avions « remué ciel et terre » à la recherche de ce fameux vin de paille que pratiquement plus aucun vigneron ne produisait alors. Les deux seuls qui purent nous fournir chichement quelques flacons, furent le Château L’étoile et le remarquable et regretté Marius Perron de Voiteur. Les millésimes 1975 et 1978 achetés alors, figurent encore en bonne place parmi les « trésors » de notre vinothèque familiale…

    Vin de paille de Marius Perron (à l’époque, en 0.36L !)

    A l’évocation du vin de paille, l’œnophile français pense immédiatement : Jura !
    Je suis d’un naturel curieux, c’est dans ma nature !
    Aussi, j’ai entrepris une recherche historique sur la question du vin de paille et je dois dire que j’ai abouti à des conclusions assez différentes de celles couramment répandues dans les ouvrages modernes (du XXème siècle) traitant du vin. Ils évoquent presque tous cette «  longue tradition » des vins jaunes et des vins de paille qui auraient même été « inventés » par les ancêtres de nos actuels vignerons jurassiens et produits depuis des temps immémoriaux… Je vais certainement me faire quelques nouveaux ennemis, mais je voudrai tenter de rétablir la continuité historique de ces vins exceptionnels.

    Pour les vins jaunes, c’est clair, la tradition est bien établie, probablement depuis le XVIIème siècle. N’oublions pas que la Franche-Comté fût espagnole jusqu’à cette époque. On pourrait peut-être, bien que rien ne soit vraiment démontré en l’espèce, essayer d’établir un lien historique et œnologique entre vin jaune et Xérès, tous deux « vins de voile » et tous deux alors espagnols… Mais ce n’est pas notre sujet !

    Pour revenir au vin de paille, j’ai voulu savoir quelles étaient en Europe il y a deux siècles, les productions « commerciales » utilisant le nom actuel de vin de paille. Pour ce faire, je me suis référé à la « bible » de cette époque, je veux parler de la «  Topographie de tous les vignobles connus » d’André Julien, dont la première édition remonte à 1816.
    Cette lecture a été particulièrement riche d’enseignements :

    •  Pour ce qui concerne la Franche-Comté en particulier, rien ! absolument rien !
    Pas la moindre allusion à une quelconque tradition de production de vin de paille. En revanche, le vin jaune y occupe une place de choix…Troublant n’est ce pas ?

    Poursuivant mes recherches, je découvre en Alsace une très vieille tradition, non pas de vendanges tardives ou autres « Sélections de grains nobles » avant l’heure, mais bel et bien de vin de paille comme nous l’entendons de nos jours. Je cite in extenso le texte en question :

    « Lorsque la température a été favorable à la vigne, on fait à Colmar, à Olwiller, à Kientzheim, à Kayserberg, à Ammerschwihr et dans quelques autres vignobles du même arrondissement, des vins de paille (strohwein), ainsi nommés par ce que, dans l’origine, les raisins que l’on employait à leur fabrication étaient étendus pendant plusieurs mois sur de la paille, avant d’être portés au pressoir… On assure que lorsque ce vin a été gardé six ou huit ans, il ressemble au vin de Tokay, plus il vieillit, plus il acquiert de finesse et d’agrément, c’est pourquoi il peut être rangé parmi les meilleurs vins de liqueur de France » ( fin de citation).
    Cette tradition est lentement tombée en désuétude pour disparaître vers la fin du XIXème siècle.

    Mais, poursuivons notre « tour de France » des vins de paille ! Nous arrivons maintenant à L’Hermitage (ou Ermitage) et je redonne la parole à André Julien :

    Vin de paille de l’Hermitage 1982 du domaine Chapoutier

    «  Quelques grands propriétaires de Tain font avec des raisins blancs choisis sur la côte de l’Hermitage, du vin de paille très estimé et qui se vend fort cher; il a la couleur de l’or, du parfum et un goût délicieux. les raisins destinés à sa préparation sont étendus sur de la paille ou suspendus à des perches pendant six semaines ou deux mois : lorsqu’ils sont en partie desséchés, on les égrappe et on les porte au pressoir. Le jus que l’on exprime est très épais et visqueux,mais quand il a subi la fermentation,il s’éclaircit,et on le soutire dans des tonneaux où il reste plusieurs années avant d’être mis en bouteilles. C’est alors une liqueur délicieuse, que l’on dit être supérieure aux vins de même nom que l’on fait en Alsace » (fin de citation).

    Depuis le début des années quatre vingt, on produit à nouveau des vins de paille à l’Hermitage, qui sont vendus à prix d’or…

    Mais finissons en avec ce petit tour d’horizon des vins de paille français vu par André Julien il y a presque deux siècles et citons enfin le vin de paille d’Argentat dans la Corrèze, dont il ne subsiste même plus le souvenir…

    Pour ce qui touche au reste de l’Europe , la liste s’avère assez copieuse. Commençons par l’Allemagne si vous le voulez bien :

    « On prépare dans plusieurs vignobles de Franconie des vins de paille semblables à ceux de l’Alsace, mais plus aromatiques » (fin de citation André Julien).

    Pour ce qui concerne l’Italie, on retrouve le vin de paille sous le nom de Vin Santo un peu partout dans le Nord : Castiglione, Loreto (Lombardie), Garda, Bardolino, San Vigilio, Soave (Vénétie). Aujourd’hui encore, on élabore de très bons vins de paille sous le nom de Recioto dans toute la zone de la Valpolicella et de Soave.
    Le vin Santo en tant que vin de paille traditionnel est toujours produit de nos jours, plus particulièrement sous cette dénomination en Italie centrale. Sa qualité oscille du produit exceptionnel qui enchante le palais et l’esprit au vin hyper oxydé le plus lamentable.

    Attention aux Vinsanto bon marché élaborés par séchage des raisins durant trois jours dans des chambres chauffées et ventilées artificiellement.
    Amateurs, la prudence s’impose ! Hélas, cette pratique existe aussi dans le Jura, la loi italienne et française ne prévoyant ni la durée du séchage, ni le mode.
    Un grand vin de paille est un produit difficile à élaborer, donc risqué et par conséquent jamais bon marché.

     

    Une fois passées en revue, l’histoire et les lieux de production, tentons maintenant de donner une définition la plus précise possible au vin de paille.

    La méthode la plus classique consiste à faire sécher des raisins sur un lit de paille pour une période qui peut atteindre six mois (une des applications bien connue du « passerillage ») avant de les soumettre au pressurage et à la fermentation. A cette méthode est généralement associée la suspension des raisins dans des locaux bien aérés, évitant le cas échéant la détérioration de la grappe au contact d’une matière végétale comme la paille.

    Un autre procédé proche consiste à tordre le pédoncule de chaque grappe pour interrompre la circulation de la sève, afin que le sucre se concentre dans les baies. On parle alors plus particulièrement de vin passerillé sur pied.
    L’abbé Bellet a signalé cette pratique au début des années 1700 en Italie et en Provence.
    Cette méthode laborieuse était utilisée à Constantia en Afrique du sud au XVIIIème et XIXème siècle.
    La version moderne de cette pratique consiste à couper à sa base le rameau porteur du raisin et à laisser celui-ci se dessécher sur le pied de vigne.
    Je rajouterai, pour faire bonne mesure, que depuis la plus haute antiquité, les cultures méditerranéennes ont connu et utilisé le processus du passerillage pour augmenter la quantité de sucre dans le raisin et par voie de conséquence la force alcoolique du breuvage… ( on ne parlait pas encore de modération…)

    Cette méthode, simple et bien adaptée au climat, consiste à exposer les raisins au soleil, sur des nattes en général, pour une durée jamais inférieure à huit jours. Les vins qui peuvent aujourd’hui revendiquer le lien le plus direct avec cette tradition mythologique, sont les « Passito » de Lipari et de Pantelleria , le Nectar de Samos , le Vinsanto de Santorin , sans oublier le Commandaria de Chypre et le Malaga andalou.

    Vous voyez que nous avons déjà beaucoup voyagé, en partant du Jura et que nous ne nous sommes pas trop éloignés du sujet…

    Tout comme pour les Eiswein , (vins de Glace) il est nécessaire de vendanger les raisins les plus sains possible. La moindre trace de pourri ou de moisi a des effets calamiteux sur la qualité des raisins en phase de passerillage.
    A ce sujet, je voudrai vous livrer notre première expérience à Rust (Burgenland-Autriche) en 1996 avec notre ami et partenaire Bruno Landauer.
    Nous avions vendangé environ 1500kg de raisins (principalement du Grüner Veltliner ) vers le 20 Septembre 1996. L’année pouvait être considérée comme « difficile » car plutôt favorable au développement du botrytis cinéréa. Les raisins présentaient cependant un très bel aspect et nous avions hâte de tenter l’expérience.

    Ils ont été étendus sur des lits de paille, dans les greniers de Bruno, parfaitement bien aérés. En dépit de nos efforts, quatre semaines plus tard, nous avons dû déchanter, constatant le développement foudroyant de la pourriture… Les 1500 kg de raisin ont terminé leur carrière à la décharge… Nous fûmes très déconfits… et il ne nous restait plus, selon l’usage ancien, qu’à faire bonne figure à mauvais jeu, nous promettant d’être plus prudents l’année suivante.
    En 1997, nous avons réitéré et réussi cette fois là un étonnant vin de paille de 100% Furmint, qui demeure à ma connaissance unique en son genre.

    Mais, revenons à la méthode !

    Le raisin, doit être vendangé un peu au-delà de la maturité physiologique. Le type de cépage est bien entendu très important et conditionne des facteurs comme l’épaisseur des peaux, l’acidité, le potentiel de sucre et évidemment la palette aromatique. Il suffit par exemple de goûter un vin de paille jurassien à forte proportion de Savagnin (Traminer non aromatique) pour être convaincu de sa supériorité sur tous les autres cépages utilisés dans la région. On peut également souhaiter assembler plusieurs cépages en vue d’obtenir un vin plus complexe, mais le résultat n’est pas toujours au rendez vous…
    Il faut aussi utiliser un local bien aéré et très sec.
    Toutes les semaines, il y aura lieu de contrôler l’état des raisins et de retirer les grains détériorés, afin qu’ils ne contaminent pas les autres grappes.
    La durée moyenne de passerillage est de trois à quatre mois, mais dans des cas exceptionnels, peut être prolongée jusqu’à cinq ou six mois.
    Une grappe de raisin par ce procédé peut perdre jusqu’à 90% de son poids.

    Le jus obtenu après pressurage, plus ou moins concentré, sera obligatoirement « ensemencé » avec des levures soigneusement sélectionnées et produira après fermentation en cuve inox, plastique ou en barrique, des vins plus ou moins riches en sucres résiduels et en alcool.
    Une méthode traditionnelle consiste à placer le moût dans de petites barriques et à le laisser fermenter sans aucun contrôle jusqu’à épuisement des levures. On arrive par ce moyen souvent à des taux d’alcool de 16 à 17% vol et par conséquent à des taux de sucres résiduels assez bas (c’est le cas souvent des vins de paille jurassiens).

    Ce type de vin de paille est de nos jours représenté au mieux par le Vin Santo de Toscane qui peut passer six années sans ouillage (l’opération consistant à refaire les pleins pour compenser l’évaporation) dans de petites barriques, autrefois de châtaigner, appelées Caratèlli avant d’être mis en bouteilles. Le vin Santo selon la méthode utilisée, peut être liquoreux, moelleux, voire presque sec et alors redoutablement capiteux…
    En dehors de ce type de spécialités que nous venons d’évoquer, la tendance actuelle générale dans le vin est plutôt orientée vers l’obtention d’un fruité plus marqué en préservant le plus possible le moût de l’oxydation et en raccourcissant les durées d’élevage. Le vin poursuit alors sa maturation en bouteille, à l’abri de l’oxygène, en milieu réducteur. Le Tokaji en est un autre exemple flagrant, avec des élevages en barriques qui ont été réduits des deux tiers depuis 1992.

    Je voudrai terminer cet exposé sur les vins de paille en évoquant maintenant les exceptionnels « Strohwein » du Burgenland autrichien.


    LES VINS DE PAILLE DU BURGENLAND AUTRICHIEN (STROHWEIN)

    Concernant ces vins « spéciaux », je me suis tout d’abord attaché à rechercher une éventuelle tradition historique. Il ne s’agit pas de cinq cent ans comme pour les Ruster Ausbruch, mais toutefois de plus d’un siècle. Le premier Strohwein recensé dans cette région date de 1891.
    On étendait alors les raisins sur des lits de roseaux du fameux lac de Neusiedeln, d’où le nom de « Shilfwein » (vin de roseaux).
    Dans cette région, royaume historique multiséculaire des vins liquoreux, l’élaboration des Strohwein et des Eiswein constituait une alternative aux « Ausbruch » les années où il n’y avait pas de botrytis cinéréa.

    Le grand intérêt œnologique de ces vins repose tout d’abord sur l’extraordinaire richesse ampélographique de la région : Cépages indigènes Neuburger, Grüner Veltliner, Welschriesling, Spätrot-Rotgipfler, Frühroter veltliner, Furmint, Sankt Laurent, Blauerzweigelt, Blaufränkisch, mais aussi tous les cépages « internationaux » sans exception.

    Cet intérêt repose également sur des conditions climatiques parfaites pour une lente maturation du raisin, préservant au mieux la richesse aromatique propre au cépage, ainsi que l’acidité, gage de l’équilibre recherché.
    La législation autrichienne, très restrictive, prévoit une richesse minimum en sucre de 25 KMW au pressurage (25% de sucre en masse volumique).
    Elle est la seule législation qui précise une durée minimum de séchage des raisins avant pressurage. ( Trois mois sur lits de paille ou de roseaux).
    Cette législation sévère exclut ainsi de facto tous les « simili » vins de paille séchés au ventilateur en chambres chaudes…

    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l’élaboration d’un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V…

    Avec notre ami et ancien partenaire Georg Lunzer, nous avons réalisé depuis une dizaine d’années quelques vins de paille vraiment extraordinaires et probablement uniques en leur genre. Je pense entre autres au vin de paille Cabernet Sauvignon, dont la première cuvée a vu le jour en 1997 et au vin de paille Riesling, qui n’a pu être réalisé qu’une seule fois, en 2000. Ce sont de petits chef d’œuvre œnologiques, dont il reste quelques bouteilles vendues à « prix d’amis » !

    Élaboration du vin de paille Cabernet-Sauvignon Georg Lunzer à Gols (Burgenland-Autriche).
    Pressurage du 5 février 2004.

    Le 5 septembre 2003, 1800 Kg de raisin Cabernet-Sauvignon ont été vendangés sur la parcelle de 0,62 ha de Georg Lunzer. Ces raisins ont été mis à passeriller (séchage en grenier) sur des nattes de paille jusqu’au 5 février 2004, date à laquelle les raisins ont été pressurés.
    Le degré de maturité des raisins à la vendange était de 18 KMW (18 % de sucres en masse volumique). Au moment du pressurage, la richesse en sucres des raisins atteignait 35 KMW (35 % de sucres en masse volumique).
    La quantité produite mise à fermenter est de 400 litres. Ceci vous permet de mesurer le rendement ridicule lié à ce joyau œnologique…


    le 30 octobre 2006

    le 29 octobre 2007

    Vous trouverez ci-dessous la liste des vins de paille disponibles actuellement  (juillet 2015) :

  • Le Nectar de Samos

    Je vous rappelle rapidement les conditions de production et de vinification de ce vin liquoreux « mythologique » vinifié et élevé dans la cave de Karlovasi. Celle-ci, dirigée par l’excellent œnologue Georges, personnage haut en couleur, produit et de très loin les meilleurs vins de l’île.
    Il ne faut surtout pas confondre le nectar de Samos avec le Muscat de Samos « vin doux naturel » bon marché et dilué, disponible dans les linéaires de la Grande Distribution. Ce sont pour ces derniers des vins « mutés » à l’alcool, achetés en vrac et mis en bouteille en France.

    Le Nectar de Samos est au « Muscat de Samos » ce qu’est le Tokaji-Aszu Impérial au Tokaji ordinaire…

    C’est par conséquent un Vin naturellement doux, vendangé, vinifié, élevé et mis en bouteille à la propriété dans la très orientale île grecque de Samos.

    Prototype même du Vin Mythologique du bassin méditerranéen, il obéit à une tradition antique qui consiste à exposer au soleil les grappes fraîchement vendangées à pleine maturité, afin de concentrer les sucres, les extraits et bien sûr les arômes.

    Les civilisations traditionnelles ont connu et exploité ce procédé depuis les temps les plus reculés, dans des régions aussi diverses que les îles Lipari, Pantelleria comme nous l’avons vu récemment avec le Moscato d’Alexandrie Passito, sans oublier bien entendu le Vin Santo de Santorin, le Commandaria de Chypre et le très oublié Malaga Andalou .

    Séparée de la Turquie anatolienne par un étroit bras de mer, l’île de Samos fût placée sous juridiction ottomane de 1453 à 1912, ce qui curieusement n’empêcha pas la vigne de prospérer. (probablement pour l’élaboration de raisins secs et non pas pour du vin).

    L’aire d’appellation couvre environ 1500 hectares. Les meilleures vignes sont cultivées en terrasses sur des coteaux abruptes, à une altitude pouvant atteindre 850 mètres au dessus du niveau de la mer.

    D’autre part, quelques vignobles de plaine produisent des vins beaucoup plus communs.

    Quatre mille producteurs sont installés à Samos, regroupés en 25 associations, toutes adhérentes de l’Union des coopératives de Samos. Je suis un peu taquin, c’est vrai, mais leur organisation m’a parfois rappelé le défunt combinat de Tokaj…

    Le Nectar est issu des plus belles grappes de muscat à petits grains, provenant des vignobles en terrasses situés à la plus haute altitude. Cette situation favorise une maturation lente et régulière des raisins, préservant ainsi les arômes et une bonne acidité, fondements de l’équilibre d’un grand liquoreux.

    Les vendanges peuvent se poursuivre sur certaines parcelles jusqu’à la fin du mois d’Octobre.

    Une fois vendangées, les plus belles grappes sont exposées au soleil sur des nattes pour une durée jamais inférieure à huit jours. Ce processus de déshydratation s’appelle passerillage.

    Les raisins sont ensuite pressurés dans des pressoirs pneumatiques. Le moût est mis à fermenter dans des cuves inox à la température contrôlée d’environ 17°c.

    Lorsque les fermentations commencent à faiblir du fait de l’épuisement des levures, le vin est « passé au froid » légèrement « sulfité » et transféré dans des foudres de chêne du limousin pour une durée qui peut aller jusqu’à trois années. Nous sommes personnellement favorables, pour ce qui concerne les lots sélectionnés, à des durées d’élevage nettement plus courtes, préservant ainsi le merveilleux bouquet fruité du vin.

    Vignoble d'altitude de l'ile de Samos (Cépage Muscat à petits grains) en mars 2001

    Sélection des cuvées avec l'oenologue de la cave de Karlovasi et la direction de l'Union des coopératives de Samos - mars 2001

    Nectar de Samos 2003 (0,75L)


  • News 4 Janvier 2006

    Cher ami (e) œnophile, cher client (e),

    Permettez moi tout d’abord au nom de mon entreprise et de mes collaborateurs de vous souhaiter une excellente année 2006.
    L’hiver est cette année plutôt froid et il est temps de profiter des longues soirées d’hiver pour partager quelques bouteilles « mythiques et légendaires » de la Collection de Dionis, en famille ou avec ses meilleurs amis ( avec modération toujours, cela va de soit !).
    Comme vous le savez, nous ne « mollissons » pas chez Dionis et en ce début d’année encore, nous avons le plaisir de vous faire profiter des fruits de notre travail assidu au «  grand œuvre du vin »… Pardonnez moi d’être un peu lyrique…
    Cette Première Lettre de la nouvelle année me permet de vous donner enfin des nouvelles positives très concrètes sur Cotnari , (c’est pas trop tôt !), sur Samos , sans oublier Asti et son nouveau Moscato 2005, tout frais tiré de la cuve !

    COTNARI GRASA vsoc cib 2003 Château Cotnari

    Pour ceux d’entre vous qui lisent «  La Lettre de Dionis » attentivement (ils sont nombreux, je le sais !) vous avez pu suivre la saga que constitue la collaboration avec cette région viticole très éloignée de tout, depuis le départ à la retraite en janvier 2003, de mon ami et très ancien partenaire, Ioan Bilius .
    Lors de ma visite à la propriété du 1 er Novembre 2004, j’avais « identifié » une petite et excellente cuvée de Grasa vsoc cib(*) 2004.En roumain, «  cib » signifie : «  Cules la innobilarea boabelor » soit la traduction exacte en français de : «  sélection de grains nobles ». . Je l’avais alors réservée pour une mise en bouteille vers la fin du printemps 2005. Quelle ne fût pas ma surprise de constater que l’échantillon expédié alors, ne correspondait plus du tout à celui dégusté à la propriété ! Devant mes interrogations véhémentes et persistantes, j’ai fini par découvrir le « pot aux roses » ! « Notre » vin avait servi de « vin médecin » pour renforcer une moyenne qualitative de production, un peu faible…
    Se mettre en colère est une chose, tout recommencer pour identifier une nouvelle cuvée en est une autre…Je suis donc remonté sur mon cheval, avec pour objectif cette fois ci, le millésime 2003
    Cette nouvelle cuvée, enfin identifiée, a été embouteillée, les bouteilles étiquetées et les cartons palettisés. Les vins sont maintenant prêts et devraient être disponibles dans notre entrepôt avant la fin Janvier.
    Par conséquent, amateurs de Cotnari, à vos stylos ! Nous avons seulement 2000 bouteilles de ce vin original, de belle facture, présentant un bon rapport qualité-prix.

    Une grappe de raisin Grasa botrytisée. (pourriture noble)

    Pour tout ce qui concerne l’information générale sur le Cotnari, je vous invite à vous reporter à la Lettre de Dionis du mois de Novembre/Décembre 2002.

    Éléments analytiques du Cotnari-Grasa vsoc cib 2003
    •  Alcool : 12% vol
    •  Sucres résiduels : 55 gr/l
    •  Acidité fixe : 6.3‰

    Nous retrouvons dans ce vin plus moelleux que liquoreux, de la finesse, des arômes complexes de rose et de fruit blanc, avec cette nuance mentholée caractéristique du cépage Grasa. C’est un excellent vin pour l’apéritif présentant dans sa catégorie un bon rapport qualité-prix.

    ( *) J’ai à ce sujet une petite anecdote à vous raconter . En 1995, j’ai vu un beau jour d’été « débarquer  » chez nous les services de la Répression des Fraudes au sujet de cette mention « cib » (Sélection de Grains Nobles) . J’avais été « dénoncé » par une Maison d’Alsace (La Maison Hugel pour ne pas la citer) qui prenait ombrage de l’utilisation par notre société de cette terminologie… Parbleu ! quand on connaît à quel prix étaient vendus les dites « Sélections de Grains Nobles » par leurs soins,on peut les comprendre… Ils ne pensaient bien faire qu’une « bouchée » de notre outrecuidante prétention à utiliser cette mention pour des vins issus de la Moldavie roumaine… Mais quelle ne fût pas la surprise des fonctionnaires de se voir opposer une lettre du Directeur de L’OIV (l’Office International de la Vigne et du Vin) Mr Robert Tinlot, cette lettre entrant dans une fine analyse juridique de la question et concluant sur le bien fondé de l’utilisation de cette mention par notre société. Nos « amis » alsaciens en ont été pour leurs frais, mais m’en ont conservé une certaine aigreur je le sais… Il faut dire qu’étant d’un naturel méfiant et qui plus est très attaché au respect de la loi, j’avais pris soin en 1990, avant d’élaborer nos étiquettes,de demander l’avis de Mr Tinlot de l’OIV.

    Le Nectar de Samos

    Nous arrivons au bout de notre sélection de Nectar 2000. Il doit nous en rester une cinquantaine de bouteilles. Nous avons le plaisir aujourd’hui de vous présenter une sélection du millésime 2003 particulièrement réussie.

    Je vous rappelle rapidement les conditions de production et de vinification de ce vin liquoreux « mythologique » vinifié et élevé dans la cave de Karlovasi . Celle-ci, dirigée par l’excellent œnologue Georges, personnage haut en couleur, produit et de très loin les meilleurs vins de l’île.

    Il ne faut surtout pas confondre le nectar de Samos avec le Muscat de Samos « vin doux naturel » bon marché et dilué, disponible dans les linéaires de la Grande Distribution. Ce sont pour ces derniers des vins « mutés » à l’alcool, achetés en vrac et mis en bouteille en France.

    Le Nectar de Samos est au « Muscat de Samos » ce qu’est le Tokaji-Aszu Impérial au Tokaji ordinaire…

    C’est par conséquent un Vin naturellement doux, vendangé, vinifié, élevé et mis en bouteille à la propriété dans la très orientale île grecque de Samos.

    Prototype même du Vin Mythologique du bassin méditerranéen , il obéit à une tradition antique qui consiste à exposer au soleil les grappes fraîchement vendangées à pleine maturité, afin de concentrer les sucres, les extraits et bien sûr les arômes.

    Les civilisations traditionnelles ont connu et exploité ce procédé depuis les temps les plus reculés, dans des régions aussi diverses que les îles Lipari , Pantelleria comme nous l’avons vu récemment avec le Moscato d’Alexandrie Passito, sans oublier bien entendu le Vin Santo de Santorin , le Commandaria de Chypre et le très oublié Malaga Andalou.

    Séparée de la Turquie anatolienne par un étroit bras de mer,l’île de Samos fût placée sous juridiction ottomane de 1453 à 1912,ce qui curieusement n’empêcha pas la vigne de prospérer.(probablement pour l’élaboration de raisins secs et non pas pour du vin).

    L’aire d’appellation couvre environ 1500 hectares. Les meilleures vignes sont cultivées en terrasses sur des coteaux abruptes, à une altitude pouvant atteindre 800 mètres au dessus du niveau de la mer.

    D’autre part, quelques vignobles de plaine produisent des vins beaucoup plus communs.

    Quatre mille producteurs sont installés à Samos, regroupés en 25 associations, toutes adhérentes de l’Union des coopératives de Samos. Je suis un peu taquin, c’est vrai, mais leur organisation m’a parfois rappelé le défunt combinat de Tokaj…

    Le Nectar est issu des plus belles grappes de muscat à petits grains, provenant des vignobles en terrasses situés à la plus haute altitude. Cette situation favorise une maturation lente et régulière des raisins, préservant ainsi les arômes et une bonne acidité, fondements de l’équilibre d’un grand liquoreux.

    Les vendanges peuvent se poursuivre sur certaines parcelles jusqu’à la fin du mois d’Octobre.

    Une fois vendangées, les plus belles grappes sont exposées au soleil sur des nattes pour une durée jamais inférieure à huit jours. Ce processus de déshydratation s’appelle passerillage.

    Les raisins sont ensuite pressurés dans des pressoirs pneumatiques. Le moût est mis à fermenter dans des cuves inox à la température contrôlée d’environ 17°c.

    Lorsque les fermentations commencent à faiblir du fait de l’épuisement des levures, le vin est « passé au froid » légèrement « sulfité » et transféré dans des foudres de chêne du limousin pour une durée qui peut aller jusqu’à trois années. Nous sommes personnellement favorables, pour ce qui concerne les lots sélectionnés, à des durées d’élevage nettement plus courtes, préservant ainsi le merveilleux bouquet fruité du vin.


    Le Nectar 2003 (0.75L) présente une robe or clair, dense et brillante, presque sans évolution.
    Le nez est merveilleusement fruité, complexe et élégant. Le bouquet est tellement envoûtant que l’on hésite presque à porter le verre jusqu’à ses lèvres…
    En bouche, c’est un feu d’artifice de saveurs, d’où le « coté variétal » du muscat est presque complètement gommé. La noblesse de ce terroir d’altitude s’impose à l’évidence. On touche avec ce vin un certain absolu dans le genre et je n’ai pour ma part jamais dégusté de muscat à petits grains naturellement doux passerillé qui soit supérieur à celui-ci.
    En dépit du climat méditerranéen de cette île de l’Asie Mineure, la bouche à l’attaque riche et voluptueuse, offre une véritable fraîcheur aromatique où dominent tout d’abord les agrumes, puis le miel, le raisin de Corinthe, l’abricot sec, sans oublier une touche de tabac blond de Virginie.
    C’est vraiment un « nectar plaisir » de longue évolution prévisible, mais délicieux à goûter sans retard.

    Moscato d’Asti DOCG 2005

    Le Muscat à petits grains est cultivé dans cette région du Piémont depuis des temps immémoriaux. On considère généralement l’orfèvre milanais, vivant vers la fin du 16eme siècle, Giovanni-Battista Croce comme le « père » du Moscato d’Asti.
    Possesseur d’un petit vignoble dans la région, on lui doit de nombreuses expérimentations destinées à élever la qualité de production des vins aromatiques doux.
    La zone de production se situe dans les Langhe et le Monferrato, au sud-est de Torino.
    Elle comprend les provinces d’Asti, Cuneo et Alessandria.
    Connue longtemps pour ses médiocres Asti « spumante » cette région produit aussi, surtout depuis quelques années, un Muscat doux, légèrement effervescent avec un taux d’alcool de 5.5% et environ 120gr de sucres résiduels. Il bénéficie depuis 1994 de la DOCG (appellation d’origine contrôlée et garantie). Ce type de vin représente 12% seulement de la production totale d’Asti.
    La zone délimitée en 1932 est plantée actuellement d’environ 9000 ha, possédés par 6800 viticulteurs. La quantité produite annuellement avoisine les 550 000 hectolitres.
    Aussitôt les raisins vendangés avec soins et apportés au cuvage, on les égrappe et après un pressurage immédiat, le moût est mis à fermenter en cuves inox fermées, à la température de 15°c. Lorsque le taux d’alcool désiré est atteint (5.5% vol) on refroidit fortement pour arrêter les fermentations et conserver ainsi la quantité de sucre naturel souhaitée.
    Le domaine Mario Torelli travaille en agriculture biologique. Avec 7ha de vignobles et 55 000 bouteilles annuelles, il est le prototype du petit domaine ayant misé sur la qualité.
    Ses vins ont été référencés dans quelques uns des meilleurs restaurants au monde, entre autres, « Le V » (Georges V) où officient Enrico di Bernardo et Eric Beaumard.

    Le millésime 2005, mis en bouteille le 25 novembre dernier « offre un délicat bouquet de fleurs d’acacia, de glycine et d’orange.
    La bouche est fraîche, équilibrée, délicieusement fruitée, avec une finale de fleur de sureau et de bergamote.
    C’est un vin plaisir à consommer jeune et bien frais.

    Hamilton Russell Chardonnay 2004

    Situé dans la fraîche vallée « Hemel-en-Aarde » au sud est de la ville du Cap, ce vignoble de 51 ha consacré au Chardonnay et au Pinot noir, produit un des meilleurs blanc de type bourguignon de tout l’hémisphère sud.
    Crée en 1975 par Tim Hamilton Russell, ce  vignoble passionnant ne cesse de nous étonner d’années en années avec un vin d’un classicisme époustouflant.
    Le millésime 2004 a bénéficié de conditions de maturation « fraîches » (pour ce type de zone viticole bien sûr !)

    Fermenté intégralement en barriques françaises, (43% barriques neuves, les 57% restants en barriques des 2eme et 3eme vin), ce vin à l’attaque fraîche et « vibrante » offre une délicieuse palette aromatique « briochée » toastée, tout en laissant percer la minéralité, gage d’un beau terroir. Belle longueur sur les agrumes frais.
    La quantité disponible pour notre marché est seulement de 360 bouteilles.

    A découvrir absolument.

    Rappel des principes fondateurs de Dionis

    • Nous ne proposons pas de “vins étrangers” !
      Qu’ils soient de France ou d’ailleurs, seuls les mauvais vins nous sont “étrangers » !
    • Nous ne sommes pas des “suiveurs” !
      Nous ne référençons aucun produit à la suite d’un leader d’opinion, Parker, Johnson,..ou guide, Hachette, Bettane & Desseauve…
    • Nous ne construisons pas notre image à travers notre relation avec les médias hexagonaux !
    • Nous nous interdisons le “marketing démagogique” qui sous prétexte de satisfaire le client, nourrit “les idées reçues” freinant les élans d’une fructueuse et saine curiosité en rabâchant toujours les mêmes « vérités »…
    • Notre approche du vin est universaliste : Courir le monde et mettre à la disposition de nos clients, au meilleur prix, le vin rare, le vin historique, le vin de grande qualité, seulement l’exceptionnel !
    • Nous nous efforçons sans relâche de rechercher et promouvoir les joyaux œnologiques de grande tradition et ceux qui seront les références de demain pour leurs qualités esthétiques.
    • Nous recherchons très nettement la reconnaissance et la confiance que nous témoignent depuis des années les Chefs et Sommeliers de la Grande Restauration, les Cavistes professionnels, et les Amateurs oenophiles éclairés qui partagent avec nous la passion du vin.
    • Nous consentons des efforts importants en amont , à la découverte des produits qui sont nos meilleurs ambassadeurs et en aval à une communication aussi pédagogique que possible.

    Meilleurs vœux encore,

    Jean François RAGOT



  • News Septembre 2005

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    En cette reprise d’activité après une coupure estivale bien méritée, nous revenons vers vous pour vous remercier du grand intérêt que vous nous avez témoigner au mois de juin à l’occasion des vingt ans de Dionis.
    Certains parmi vous, nous ont gentiment reprocher de célébrer cette anniversaire juste avant les vacances, mais on ne choisit pas toujours sa date de naissance… Qu’ils se rassurent, nous avons l’intention d’organiser d’autres manifestations œnologiques au cours des mois à venir.
    Comme c’est devenu traditionnel en France depuis une quinzaine d’années, nous allons sacrifier également à notre manière au rituel des Foires d’Automne.

    Tout d’abord, quelques nouvelles d’Europe centrale où j’ai passé une partie de l’été.
    Vous avez certainement pris connaissance dans les médias des conditions météorologiques très difficiles en Europe orientale, particulièrement en Roumanie et en République de Moldavie.
    Dans les Carpates du sud et surtout dans la zone de Dealu-mare, jusqu’à 80% de la récolte a été perdue. En Moldavie roumaine, on peut estimer à Cotnari des pertes allant de 25% pour les vignobles les mieux soignés, à 70% pour les autres. Un temps sec s’est établit pour une quinzaine de jours à partir de fin août, mais dès la mi-septembre il faut déplorer de nouvelles précipitations malencontreuses. Nous vous tiendrons informés en novembre de la qualité probable du millésime 2005.
    Pour ce qui concerne la zone de Tokaj, les mois de juillet et août ont été relativement humides, avec des précipitations régulières et un taux moyen d’hygrométrie élevé. Ceci a entraîné le développement de foyers de pourriture grise. Heureusement un temps sec et assez chaud s’est mis en place à partir du 29 août. Trois semaines après, les conditions sont devenues très bonnes pour les vignobles où les rendements sont modérés.
    Si ces conditions favorables se poursuivent comme on peut l’espérer sur la deuxième quinzaine de septembre et le mois d’octobre, un bon, voire un grand millésime n’est plus à exclure.

    Foire d’automne 2005

    Pour cette foire d’automne 2005 nous espérons vous faire plaisir en vous proposant une promotion sur une sélection de nouveautés et de grands vins de la Collection des Vins mythiques et légendaires de Dionis , des valeurs sûres à déguster immédiatement ou à garder en cave en vue de moments privilégiés.

     

    Nouveautés… Nouveautés… Nouveautés…

    VESEVO TAURASI DOCG 2000
    Campanie- Italie

    Après l’excellent millésime 1998 rapidement épuisé, nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement du millésime 2000.

    Nous vous rappelons que le Taurasi est une appellation DOCG de Campanie, produite sur des sols volcaniques à une centaine de kilomètres à l’est de Naples.

    Vignoble de vieilles vignes de 30 ans de la « Terra di Venticano ».

    Cépage : Aglianico 100%

    Elevage : une année en barrique de chêne français et une année en foudre de chêne de Slavonie.

    Très proche du millésime 1998, c’est un grand vin à la robe pourpre sans évolution, au bouquet intense de fruits rouges et d’épices.

    La bouche est ample, riche, sur des notes de café, cacao et fruits rouges macérés.

    Les tannins sont bien présents mais très mûrs.

    Vin de grand plaisir promis à une bonne garde d’une dizaine d’années .

     

     

     

    GOLSER SANKT LAURENT 2004
    Georg Lunzer – Burgenland –Autriche

    Provenant peut-être d’une mutation du Pinot noir (cépage génétiquement instable), le Sankt Laurent a été identifié autrefois en Alsace. Il n’est de nos jours, plus cultivé qu’en basse Autriche et dans le Burgenland.

    Cette cuvée de 2004 de Sankt Laurent présente une robe pourpre très sombre.

    La bouche est concentrée, marquée par les petits fruits rouges. C’est aromatique, original, typé.

    Ce vin présente un taux d’alcool naturel de 14%, gage d’une excellente maturité du raisin. Proche du Pinot noir, il est à boire dans les trois ans sur son fruit .

    Les valeurs sûres … Les valeurs sûres …

     

     

    MIDDELVLEI SHIRAZ 2001
    ( W.O Stellenbosch)

    Rappel lettre de Mars 2004

    Grand Domaine de 130 ha appartenant à la famille Momberg, sa production de Shiraz (Syrah) est particulièrement estimable. Le millésime 2001 a permis d’élaborer un vin puissant mais pas trop alcoolisé (13,1%).

    D’une belle robe grenat, il offre une palette d’arômes de fruits noirs et d’épices particulièrement savoureuse, avec un boisé d’élevage bien intégré.

    Il plaira tout particulièrement aux amateurs de Côtes du Rhône nord qui retrouveront une expression originale de leur cépage favori.

     

     

     

     

     

     

     

     

    KLEIN CONSTANTIA CHARDONNAY 2003
    (w.o Constantia – Afrique du sud)

    Rappel lettre de Décembre 2004

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .

    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).

    La robe or clair est limpide et brillante.

    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).

    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

    QUINTA DOS ROQUES ENCRUZADO 2001
    APPELLATION DAÕ- PORTUGAL

     

    Un blanc typé du cépage Encruzado 100% (cépage indigène du nord du Portugal).

    Il présente une jolie puissance aromatique sur les fruits blancs très mûrs et légèrement citronnés. La finale sur une acidité toute en finesse, apporte équilibre et fraîcheur.

    DINSTLGUT LOIBEN
    RIESLING SANKT QUIRIN 2004

     

    Rappel lettre de juin 2005

    Sur 1350 hectares de vignes plantées sur les coteaux agrestes dominant le Danube, la Wachau offre très certainement un des plus charmants paysages viticoles d’Autriche et même d’Europe.
    Grâce à des conditions climatiques nettement plus fraîches que celles qui règnent dans la région pannonienne dont fait partie le Burgenland, la Wachau produit certainement les vins blancs secs les plus fins et les plus fruités d’Autriche. Ses terroirs sont caractérisés par des formations rocheuses primitives, composées de Gneiss ferrugineux, de granit et de schistes.

    Vin très fruité, marqué par une bonne acidité revigorante, faisant ressortir la minéralité due au terroir.

    A boire le soir à l’apéritif ou sur un poisson blanc de lac ou de rivière.

    GOLSER STROHWEIN 2003
    CABERNET SAUVIGNON « VIN DE PAILLE »

     

    1800 kg de raisins de cépage Cabernet Sauvignon ont été vendangés le 5 septembre 2003 . La richesse du moût était de 18KMW (18% de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Les raisins ont passé cinq mois sur lit de paille (voir photo sur notre site internet).

    Ils ont été pressurés le 5 février 2004. La richesse du moût avait alors atteint 35 KMW(35 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Alcool : 11.7 %vol
    Sucres résiduels : 211.8 gr/litre
    Acidité fixe : 8.7% 0.

    La robe est rubis-corail . Ce petit joyau œnologique aux arômes intenses de fraise des bois, framboise et autres fruits rouges est remarquablement équilibré. La persistance aromatique est excellente.

    Produit sans équivalent dont nous ne pouvons garantir la pérennité de production dans les années à venir. Les risques liés à la vinification de ce type de vins sont considérables.

    TOKAJI ASZU 6 PUTTONYOS 1999
    Château Sarospatak

     

    160 g/l. de sucre résiduels et 12% d’alcool vol.

    Robe or vert profond, limpide et brillante.
    Nez d’une belle intensité marqué par des arômes de passerillage, de fruits blancs et exotiques frais.
    Bouche explosive avec un exceptionnel équilibre entre les sucres résiduels et une splendide acidité.
    Immense persistance aromatique. Probablement le plus grand millésime de la nouvelle génération des Tokaji. Un vin d’anthologie.

    NECTAR DE SAMOS 2000
    Vin naturellement doux

     

    Nous tenons là le « prototype » même du Vin Mythologique du bassin méditerranéen, obéissant à une tradition antique qui consistait à exposer au soleil les grappes fraîchement vendangées à pleine maturité, afin d’en concentrer les sucres et les extraits.

    L’aire d’appellation couvre environ 150 hectares. Les meilleures vignes sont cultivées en terrasse sur des coteaux abrupts à une altitude pouvant atteindre 800 mètres.

    Le Nectar est quant à lui issu des meilleurs terroirs en terrasse à une altitude élevée, favorisant une lente et régulière maturation, préservant la conservation des arômes et de l’acidité, qui sont à la base de l’équilibre d’un grand liquoreux. Les vendanges peuvent se produire pour certains sites jusqu’à la fin du mois d’octobre. Les grappes, provenant exclusivement du Muscat à petits grains, sont exposés au soleil sur des nattes pendant au moins 8 jours, ce qui accélère fortement leur déshydratation ou passerillage. Les raisins sont ensuite pressurés dans des pressoirs pneumatiques. Le moût est mis à fermenter dans des cuves inox à températures contrôlées d’environ 17°C. Lorsque les fermentations commencent à faiblir, le vin est refroidi, légèrement sulfité et transféré dans des barriques d’élevage de chêne.

    Alcool : 14 %Vol, acidité : 5,2 pour mille, 150 grammes par litre de sucres résiduels .

    La robe est or clair, soutenu, limpide, dense, brillante.
    Le nez est riche, fin, complexe, élégant.
    Le côté variétal, exotique du Muscat à petits grains est peu marqué, gommé en quelque sorte par la noblesse du terroir et la complexité des arômes issus d’un élevage très soigné. On est sur la figue, la noisette, le raisin de Corinthe, avec une touche de miel et de tabac blond.

     

    Bonnes dégustations et sincères salutations oenophiles
    Jean-François RAGOT

     

     

    Communication de l’offre spéciale « Foire d’automne »
    valable jusqu’au 10 Octobre 2005 sur simple demande.


  • News Décembre 2002

    Cher(e) ami(e) œnophile, Cher(e) Client(e),

    Au cours de notre dernière lettre, du mois de Juillet dernier, je vous avais informé d’un certain nombre d’évènements ayant marqués la vie de notre entreprise depuis le début de l’année. Je voudrai profiter de la présente pour vous présenter deux nouvelles et jeunes collaboratrices, Raja et Samira, qui vont dorénavant nous assister dans le domaine de la gestion et de la communication commerciale.
    Notre ami Raymond Fitoussi, quant à lui, a pu réintégrer l’entreprise à la fin du mois d’Août en pleine forme et de belle humeur…
    Cet été et cet automne ont été l’occasion de plusieurs déplacements en Europe Centrale, Autriche, Hongrie et Roumanie. Nous en reparlerons dans le cours de cette lettre.
    Comme vous avez peut-être pu le constater, nous avons retravaillé également sur notre site internet et je vous invite à le visiter de temps en temps.

    La fin de l’année est proche, c’est le moment de penser à ouvrir quelques belles bouteilles… J’ai le plaisir de vous communiquer notre listing à jour, enrichi de nouveaux produits. Je ne veux également pas manquer l’occasion de vous faire bénéficier d’une offre promotionnelle, qui je l’espère, saura retenir votre œnophile attention.

    Bonnes fêtes à tous!

    Jean-François RAGOT.

    Raja et Samira
    Notre jeune collaborateur Yoan Abecassis a quitté Dionis pour des aventures nord américaines. Il nous prie de vous adresser ses meilleurs vœux depuis Toronto au Canada.

    Pour vos cadeaux d’affaires ou privés en coffrets luxes :

    Consultez nous!


    LA PERLE DE MOLDAVIE : LE COTNARI

    Un nectar oublié, redécouvert et offert aux amateurs de vins rares par DIONIS.

    Perle de la couronne, cousin éloigné du Sauterne, rejeté au delà de l’arc des Carpathes aux confins de la Roumanie et de l’Ukraine, dans l’ancienne Principauté roumaine de Moldavie, le COTNARI, m’a rapidement convaincu que son ancestrale réputation pouvait être encore tout à fait justifiée. Adulé aux XVIIIème et XIXème siècles, alors que sa superficie n’excédait guère 350 hectares, (le cœur du cru produisant aujourd’hui encore les meilleurs vins), le vignoble de Cotnari couvrirait actuellement, si l’on se fie aux statistiques locales, plus de 2000 hectares. Historiquement, la première mention avérée de ce vin doré à reflets verts, nous la trouvons dans un ouvrage paru à Venise en 1441 et l’on signale déjà son prix particulièrement élevé. Julien n’hésite pas à écrire que les vins de Cotnari «figurent parmi les meilleurs du globe».
    Dans un ouvrage paru à Londres en 1900, intitulé Rumania, l’auteur G. Benger est tout aussi dithyrambique : «bien soigné, le puissant vin doré de Cotnari devient en effet un vin noble semblable au TOKAJI, mais plus généreux et plus sec. Le Cotnari vieilli est tout à fait sain, extrêmement impétueux avec beaucoup d’arômes et ressemblant au vin de Malaga d’Espagne». Il était traditionnellement exporté vers la Russie, la Pologne et l’Autriche, sans oublier les beaux établissements parisiens sous le Second Empire, où il était connu sous le nom de « Perle de Moldavie ».
    Après le douloureux intermède du phylloxéra à l’aube du XXème siècle, les vignobles seront vite reconstitués et les vins distingués par des grands prix à Bruxelles en 1934, Paris en 1935 et New York en 1937.
    Les cépages : Ce qui caractérise ce vignoble continental, à la limite Nord de la culture de la vigne, c’est tout d’abord la richesse de ses cépages indigènes qui prospèrent sur de petites collines calcaires d’environ 300 mètres d’altitude.
    Le plus important de tous, pour la qualité des vins qui en sont issus, le GRASA (35 % de la zone viticole) n’est pas sans rappeler le FURMINT hongrois.
    C’est le seul apte à produire de grands vins liquoreux de pourriture noble. Il ne gagne pas à être assemblé aux autres cépages et son potentiel de conservation dépasse largement trente ans pour les meilleures années. Le cépage aromatique TAMAIIOASA ROMANEASCA ou BUSUIOACA DE MOLDOVA couvre 10 % du vignoble. Il est proche du Muscat à petits grains et est généralement vendangé tardivement, passerillé mais non botrytisé.

    Viennent ensuite le FETEASCA-ALBA, pour 35% de la surface, moins intéressant à mon sens, car manquant souvent de « feu » et d’acidité. Les 20% restants sont consacrés à un autre cépage indigène, le FRINCUSA, donnant des blancs secs de soif, vifs et peu alcoolisés.

    Les structures économiques viti-vinicoles ont relativement peu évolué depuis la disparition du système collectiviste. Contrairement à Tokaji où se sont créés de nombreux domaines, issus du démantèlement des coopératives et de la Ferme d’État, la presque totalité du vin est produit à Cotnari par l’ancienne Ferme d’Etat. Officiellement, elle a été «privatisée» en 1998, en fait, partagée entre les salariés…
    Ce curieux système n’a hélas pas permis l’apport de capitaux et de technologie occidentale.

    Il y a cinq ans environs, j’avais évoqué dans une Lettre de Dionis les très importantes destructions que le vignoble avait subi consécutivement au froid polaire de l’hiver 1997. Une partie du vignoble a été replantée avec des moyens archaïques et les rendements restent très irréguliers.
    Pour conclure, nous nous sommes livrés à une rétrospective des millésimes que nous avons eu le plaisir de vous faire découvrir depuis 1990 , première année où nous avons importé ces vins.

    Le 2000 est le onzième millésime de Grasã vsoc-cib (sélection de grains nobles).
    Il a été précédé chez Dionis des millésimes 1966; 1969; 1977; 1978; 1982; 1987; 1988; 1989; 1991; 1993 en Grasã et 1990; 1993; 1995 en Tamaiioasa Romanesca. Ceux parmi vous qui disposeraient d’une verticale de ces brillants millésimes sont bien plus riches que nous…
    Nous avons été obligés de nous rendre deux fois à Cotnari pour dénicher le vin que nous vous proposons aujourd’hui : une première fois en Mars 2001 et la seconde ce mois d’Octobre 2002.
    Nous avons dégusté de multiples échantillons très souvent moyens, mais la ténacité finit toujours par payer et miracle, au milieu de vins parfois d’une consternante médiocrité, est apparu un superbe Grasã 2000, d’une qualité que nous n’avions pas revue depuis l’excellent millésime 1993.
    Ce vin présente une très belle robe, claire, limpide à reflet or vert. Actuellement le nez présente des notes d’agrumes frais. La bouche est aromatique, fruitée et équilibrée, elle est marqué par cette finesse si particulière aux grands vins de Cotnari.
    Dans de bonnes conditions de stockage, ce joyau œnologique vous régalera encore pendant une trentaine d’années.

    Ses caractéristiques analytiques sont les suivantes :
    Alcool : 11.8%
    Sucres résiduels : 74 g/litre,
    Acidité fixe : 7‰.

     

     

    …NOUVELLES BRÈVES…NOUVELLES BRÈVES….

     

    BAROLO DOCG 1997 CRU SAN PIETRO et

    BAROLO DOCG 1997 CRU BRICCO DELLE VIOLE

    Le millésime 1997 a produit des vins de légende.
    Notre ami Gian Luca Viberti a vinifié deux « pointures » aptes à évoluer magnifiquement sur une vingtaine d’années.
    Un grand Barolo est à notre sens un des tous premiers vins rouges mondiaux offrant la quintessence de ce que l’on attend d’un grand vin: puissance considérable, intensité aromatique remarquable où se mêlent les épices doux, le poivre, le tabac, la violette et même le goudron.
    Ce vin à la grande richesse tannique, est un accompagnement idéal des gibiers et autres viandes rouges et marinades.
    Il est destiné tout particulièrement aux dîners d’automne et d’hiver.

     

    NECTAR DE SAMOS

    Lors de notre voyage de Mars 2001, nous avons tellement été impressionnés par la qualité d’une micro cuvée de nectar du millésime 2000, que nous l’avons fait embouteiller sur le champ…
    Cela n’a pas été sans peine car il a fallu convaincre l’œnologue de sortir des sentiers tous tracés.
    Un élevage plus court confère à cet « immense liquoreux » un caractère encore plus fruité et une très grande fraîcheur.

    TOKAJI ASZU 6 PUTTONYOS 1997
    CHÂTEAU SAROSPATAK

    Très peu de vin d’aszu a été produit en 1997.
    Le sud de la zone a été comme d’habitude la plus favorisée. Le Château Sãrospatak 1997 est une exception.
    Il s’agit d’une micro cuvée dont une partie des raisins, a été gelée. On a enregistré –8°C à la fin d’Octobre.
    La puissance, la concentration, l’acidité et pour tout dire l’équilibre, en font une bouteille d’anthologie.

     

    AUTRICHE

    Chez notre ami Georg Lunzer, les raisins Cabernet Sauvignon destinés au vin de paille 2002 sont en train de passeriller tranquillement dans son grenier.
    Je leur ai rendu une « visite » le 3 novembre dernier. Les peaux particulièrement épaisses laissent espérer une quantité très limitée d’un jus de très haute qualité. Nous envisageons d’un commun accord avec Georg de pressurer après Noël.

    En revanche nous déplorons la destruction d’une récolte de Riesling botrytisé d’un niveau Beerenauslese, suite à trois journées consécutives de pluies abondantes en Octobre.
    Le magnifique millésime 1998 de Golser Beerenauslese Riesling n’a donc pas trouvé de successeur à ce jour.
    Nous continuerons à vous le proposer jusqu’à épuisement du stock.

     

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