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  • Le vin de glace / Eiswein / Icewine

    Le 27 décembre 2017,

    Cher(e)s ami(e)s œnophiles,

    En cette fin d’année 2017, je ne peux hélas que vous confirmer la tendance lourde à la raréfaction de la production des Vins de Glaces/Eisweine/Icewines. En Europe centro-orientale et en Allemagne, aucun froid notable jusqu’à ce jour et les tendances jusqu’au premier jour de janvier 2018 sont à la grande douceur. Par conséquent, il n’y aura pas de millésime 2017. Le 2012 restera chez Bruno Landauer l’ultime Vin de Glace de qualité optimale.
    Soyez, par conséquent, très méfiants, si vous voyez des propositions sur les cinq derniers millésimes, ce ne sont pas, à coup sûr, des vins honnêtes…
    Je répète une fois de plus qu’une température minimale de -8 / -9 °C est nécessaire à une bonne cryoextraction naturelle.
    Nous vivons actuellement sur nos stocks des millésimes 2009 et 2012, mais ça ne durera pas éternellement…

     

    Le 18 février 2014,

    Cher(e)s ami(e)s œnophiles,

    J’ai commencé à m’intéresser très sérieusement aux vins de glace en 1990 avec mon ami Bruno Landauer. Lui-même a produit son premier eiswein en 1986. Le résultat avait été particulièrement concluant, mais il n’en reste que le souvenir…

    Nous avons connu des années fastes dans la fin des années 80 et dans les années 90. Les conditions climatiques de l’Europe centrale étaient alors beaucoup plus continentales et nous pouvions espérer un bon coup de froid au moment de la pleine lune de novembre ou au pire à celle de décembre. Il faut dire clairement qu’après, c’est trop tard ! Je garde un souvenir ému des 1988, 1989, 1990, 1992, etc…

    Pour le début de la décade 2000, les deux eiswein qui ont pu être produits dans des conditions optimales ont été  les millésimes 2001 et 2003.
    Il  a fallu attendre ensuite 2008 pour  produire à nouveau un véritable eiswein, les conditions climatiques ayant été beaucoup trop chaudes durant 5 ans.
    Le coût est  lourd, car les raisins que nous avions « abandonnés » à cet effet en 2004, 2005, 2006 et 2007  ont été perdus. Ceci représente entre 3 et 4 tonnes de raisins par essai compromis soit entre 12 et 16 tonnes de raisins en tout, que nous aurions pu utiliser pour un autre usage (Auslese ou Beerenauslese le cas échéant).
    En 2009, les conditions ont été une nouvelle fois favorables avec la production d’un très beau nectar qui sera embouteillé en principe en février 2011.

    Tout ceci est rassurant, car il serait regrettable de devoir abandonner la production de ces extraordinaires nectars à nos amis canadiens…

    Face à l’avalanche d’informations médiatiques qui tendent à égarer quelque peu l’œnophile, même curieux et avisé, je vous propose que nous fassions un petit point sur la question.

    I – ORIGINES DE L’EISWEIN :

    La méthode a été vraisemblablement découverte de manière empirique quelque part en Europe Centrale il y a fort longtemps. Toutefois, le premier document attestant son existence de manière certaine, remonte à 1792. Le premier Eiswein a été élaboré à Piesport dans la vallée de la Moselle, très probablement à partir du cépage Riesling.

    II – ZONES DE PRODUCTION DE L’EISWEIN :

    En Allemagne, dans la vallée du Rhin, de la Moselle et en Franconie : la production a pris un caractère commercial depuis 1961. Le réchauffement climatique a été très rigoureux dans la Moselle et la vallée du Rhin, juste un peu moins en Franconie.

    En Autriche, dans le Burgenland : cette région offre à mon avis les produits les plus intéressants, du point de vue rapport qualité/prix. (mais comme nous l’avons vu plus haut, pourrons-nous encore en produire de temps en temps ?)

    En Slovénie : la tradition est ancienne, la qualité peut être excellente, mais le prix n’est pas très attractif. Le problème du réchauffement climatique est crucial également.

    En Alsace : des tentatives sont faites depuis le milieu des années 80 avec des fortunes diverses. Le climat est malheureusement actuellement carrément défavorable.

    Le Canada : Des « Icewines » sont produits de manière systématique dans l’Ontario depuis 25 ans grâce aux conditions climatiques du pays. Ce sont des produits « marketing type« , sans véritable tradition historique, mais certains peuvent être toutefois très bons.

    III – VENDANGE DE L’EISWEIN :

    L’élaboration d’un Eiswein est un jeu très risqué, car il nécessite des conditions climatiques spécifiques qui sont loin de se reproduire toutes les années (voir ci-dessus) :

    Tout d’abord, le vignoble doit être protégé des oiseaux par des filets installés vers la fin du mois de Septembre.
    Quelques vignerons amis de Rust ont fait quelquefois la cuisante expérience d’un vol de quelques milliers d’oiseaux s’abattant sans répit sur la vigne jalousement préservée et la « nettoyant » en moins de quelques heures…
    Des vents violents ainsi que de fortes pluies peuvent avoir un effet fragilisant, voire dévastateur pour les raisins. Une chute de neige lourde peut être du pire effet et précipiter la récolte au sol. Il faut savoir que le raisin doit demeurer le plus sain possible.

    Cela signifie qu’il est quasiment impossible de conjuguer la vinification de l’Eiswein et la sélection de Grains Nobles (botrytis cinéréa) au cours de la même récolte.
    C’est une véritable surmaturation sur pied qui s’opère durant une période de 2 à 3 mois. Le passerillage sur souche fait partie intégrante du processus d’élaboration.

    Il nécessite un courant d’air modéré et régulier, de petits phénomènes de gel et de dégel et comme nous l’avons dit plus haut, l’absence de botrytis. Il faut savoir que ce dernier ne se développe pas en dessous de 10°C.

    Si toutes ces conditions sont réunies, il faut encore compter avec une importante perte de raisins tombés au sol (30 % en moyenne).
    Pour ce qui touche aux raisins demeurant sur souche, un air très sec et modérément froid pourra entrainer une déshydratation de l’ordre de 60 % du volume restant. Plus la vendange sera tardive, liée à l’arrivée d’un grand froid, plus la perte de volume sera grande (et meilleure sera la qualité, bien entendu).
    L’acidité totale du raisin tendra aussi à diminuer avec l’évolution de la surmaturité.

    La température minimum pour vendanger doit être de – 7° C. Elle est optimale à -12°C. C’est vers 4 heures du matin, à la lueur de projecteurs montés sur un tracteur, que la cueillette commence, sans instruments tranchants le plus souvent, car les grappes se détachent aisément d’elles-même.
    Le pressurage s’effectue à l’extérieur afin de maintenir les mêmes conditions de températures.


    IV – THÉORIE DE L’EXTRACTION :

    Deux phénomènes vont s’additionner au moment du pressurage :

    Tout d’abord, la cryoextraction naturelle : les baies les moins riches en sucre seront congelées, la glace demeurant dans le pressoir, alors que les baies les plus riches resteront normales et libéreront un jus très concentré.
    La cryoextraction, engendre de plus un effet de supra-extraction, c’est-à-dire qu’elle permet d’extraire plus de sucre que le pressurage direct d’un raisin non gelé.
    La perte de rendement est considérable. On obtient environ 0,15 litre de jus par Kg de raisin gelé, c’est-à-dire 6 à 8 fois moins qu’un rendement en jus normal.
    Le mode de pressurage est également capital. La montée en pression doit être lente avec de fréquents desserrages.
    Un cycle de 2 Tonnes de raisin durera environ 3 heures pour aboutir à une quantité de 300 à 600 litres de moût.
    La fermentation de ces derniers est une étape également longue et délicate.
    Elle s’effectue en cuve inox ou en barrique. Sa durée est de l’ordre de 3 semaines. Le moût ne possédant plus que très peu, voire plus du tout de levures indigènes, doit être ensemencé par un choix de souches de levures appropriées. Après quelques mois d’élevage, le vin est prêt à l’embouteillage.

    Je suis personnellement partisan d’élevages assez courts en cuve inox.


    V – CARACTÉRISTIQUES ORGANOLEPTIQUES DE L’EISWEIN
    ET APTITUDE A LA GARDE :

    Elles peuvent être extrêmement différentes, car elles reposent en fait sur trois paramètres :

    – La nature du cépage.
    Ils peuvent être très variés, quelquefois assemblés. Pour l’Allemagne, il faut opter pour le riesling, hélas très coûteux et en tout état de cause, éviter les cépages « hybrides », gros accumulateurs de sucre au détriment de la finesse. (Les Bouvier et autres Ortega sont à fuir !)

    – La souche de levure de fermentation.
    Il s’agit d’un problème œnologique pur et dur sur lequel je ne m’étendrai pas.

    – Les arômes spécifiques issus du froid.
    Ils vont du fruit exotique aux arômes épicés (gingembre, poivre etc…) en passant par le sous-bois. Ceci est particulièrement net dans les Eiswein du Burgenland autrichien.

    Pour ce qui touche au potentiel de garde des Eiswein, on peut l’estimer à une trentaine d’années sans grand risque d’erreur.

    Ci-dessous, vous trouverez les photos que nous avons faites au cours de la vendange de notre eiswein le 25 décembre 2003 à Rust dans le Burgenland (Autriche de l’extrême est).

    Nous avons bénéficié d’une température optimale de -12°C, ce qui est rare.

    Vendange de l’EISWEIN (vin de glace) à Rust le 25 décembre 2003 par une température de -12°c !

    Vendange et pressurage de l’EISWEIN les 29 et 30 décembre 2008.

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  • Trabener Riesling Kabinett Trocken 2016 Weingut Trossen 0,75L

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    Après quelques années où le marketing et le packaging de l’étiquette l’ont emporté, Mark Trossen m’a fait le plaisir de revenir avec le millésime 2016 à la dénomination traditionnelle de Riesling Kabinett. La signification moderne de Kabinett est intéressante, car ce nom désigne toujours des vins absolument natures, sans aucune chaptalisation. C’est une garantie établie par la loi et en Allemagne on ne s’avise pas beaucoup de la contourner ou de la violer…

    Le millésime 2016 présente des caractéristiques exceptionnelles dans les grandes régions traditionnelles de Rhénanie et de Moselle. A la fin du mois d’avril 2016, après un début de printemps chaud, des gelées ont endommagé une grande partie du vignoble et réduit les rendements d’au moins 50%. Le mois de mai a été particulièrement pluvieux, mais un très bel été a permis de récolter dès le mois de septembre, puis tout au long du mois d’octobre de superbes raisins de belle maturité, riches en extraits et dotés d’une belle acidité.
    Il en est résulté, tout particulièrement pour la Moselle et les bons producteurs, de remarquables Riesling.

    Ce vin est bien représentatif de la région, du cru et du millésime. Fruité, digeste et équilibré, avec une grande pureté aromatique et beaucoup de délicatesse, il fera un merveilleux vin d’apéritif. Il présente toutes les caractéristiques des vins de la Moselle moyenne, entre autres une subtile minéralité due au sous-sol de schiste ardoisier, véritable marque du terroir mosellan.

    Ce vin se conservera favorablement une bonne dizaine d’années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11,5% / vol
    Sucres résiduels : 8,3 g/L
    Acidité totale :7,3 ‰


  • News : 29 novembre 2016 : retour de voyage

    Orliénas, le 29 novembre 2016,

    J’ai été absent de France durant un mois, visitant de nombreux vignobles et partenaires historiques de Dionis.
    J’aurai l’occasion de revenir très prochainement sur une news plus étoffée, avec de nombreuses photos.
    En attendant, j’ai le plaisir de vous montrer une jolie vue de peut-être, les plus célèbres vignobles de la Moselle Centrale : le Bernkasteler Doktor et le Bernkasteler Graben

    Conditions optimales ce 31 octobre 2016. A droite de la photo, le cru Bernkasteler Doktor et sur la gauche, le cru Graben.
    Conditions optimales pour cette photo ce 31 octobre 2016. La Moselle est encore en pleines vendanges.
    A droite de la photo, le cru Bernkasteler Doktor et sur la gauche, le cru Graben.

    Cordialement,
    Jean-François.


  • News : 25 novembre 2014 : premier bilan vendanges 2014 en Europe Centrale et centro-orientale.

    Orliénas, le 25 novembre 2014,

    Mon dernier voyage en novembre, m’a permis de faire le point sur le millésime 2014 en Europe Centrale, dont les dernières vendanges se sont déroulées jusqu’à la fin du mois d’octobre.
    Mais pour commencer petit flash-back concernant le vignoble de Cotnari (Roumanie / Moldavie).
    J’avais écrit à la fin du mois de juillet 2014 que la situation sanitaire du vignoble n’était pas excellente malheureusement. De nombreuses parcelles étaient affectées par l’oïdium, le mildiou, mais également par des arachnides. On estimait alors que la moitié de la production était touchée par ces maladies.
    La situation est allée hélas de mal en pis et il n’a pas été possible d’obtenir des raisins Grasa et Tamiioasa romaneasca en état sanitaire convenable.
    Bien entendu, nous n’entendions pour ce premier essai de vinification de vin de Cotnari, n’acheter que des raisins en surmaturité de haute qualité. Face à une situation défavorable, nous avons décidé d’annuler notre projet pour 2014 et ceci dès la fin du mois d’août.

    Si les conditions le permettent nous tenterons bien sûr l’expérience en 2015.
    Nous vous tiendrons informés de l’évolution de ce dossier qui nous tient à coeur.

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    Trittenheim (Moselle centrale), le 6 novembre 2014
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    Moselle Centrale, le 6 novembre 2014.
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    Oestrich (Rheingau) avec en fond à gauche, le château Johannisberg, le 7 novembre 2014.
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    jean-François Ragot et Bruno Landauer à Rust (Burgenland/Autriche), le 17 novembre 2014.
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    Vignobles de Spitz dans la Wachau (Vallée du Danube/Autriche), le 18 novembre 2014.

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    Mais revenons-en à ce que nous avons observé ce mois de novembre 2014 en Europe Centrale.
    Globalement, les conditions sanitaires des vignobles ont été rendues périlleuses par suite de précipitations importantes qui se sont déroulées dans la plupart des régions durant tout l’été.
    Ceci est valable pour la région de Tokaj où il a fallu procéder à des tris extrêmement sévères, entrainant une élimination de plus de la moitié des raisins.
    Cette situation a toutefois été favorable aux bons vignerons, car la pourriture noble s’est répandue de manière assez égale sur l’ensemble du territoire de l’appellation.
    L’aspect crucial du tri des raisins consiste à ne pas mélanger des raisins atteint de pourriture noble, avec d’autres atteint de pourriture grise et autre pourriture aigre.
    Je peux dire qu’il devrait y avoir quelques vins de haute qualité, voire de qualité exceptionnelle, mais en quantité très limitée. Ces vins seront dotés d’une vigoureuse acidité.
    Le même phénomène ou presque a été observé à Rust (Burgenland/ Autriche). Les pluies de fin d’été et début d’automne ont eu un impact négatif sur la vendange des vins moelleux.
    Bruno Landauer est assez désespéré par cette vendange représentant moins de la moitié d’une année normale.
    Si les vins blancs secs issus des cépages welschriesling, weissburgunder et chardonnay qui ont été vendangés tôt sont tout à fait correct, ils sont en tout état de cause plus légers qu’habituellement. Leur acidité naturelle est plus élevée que d’habitude.
    Le cépage qui a le plus souffert à notre plus grand regret est le gewurztraminer. Bruno a vendangé 1400 litres au lieu des 6000 litres habituellement…
    Pour l’instant nous n’en parlerons pas plus et vous tiendrons informé de l’évolution du vin.
    Tout comme à Tokaj, un botrytis cinéréa intense lui a permis d’élaborer quelques cuvées de liquoreux avec des acidités incroyables. Du jamais vu pour lui depuis qu’il est à la tête du domaine familial.

    Dans la vallée du Danube, à Vienne et dans le Weinviertel, la vendange se présentait très bien jusqu’à la mi-septembre, mais des précipitations intenses et régulières l’ont particulièrement dégradée et ont entraîné une baisse des rendements considérable. Dans la Wachau, notre ami Gritsch a procédé à des tris drastiques sur les grüner vetliner et les rieslings. On peut s’attendre à quelques jolis vins.
    Notre parcours dans la vallée de la Moselle et dans le Rheingau nous a permis de faire globalement (je ne rentre pas dans les détails) les mêmes constatations. Toujours ce problème des précipitations de début et de milieu d’automne qui ont détruit les espoirs de grands vins de type Auslese par exemple. Notre ami Martin Hautt de Winningen (Moselle des Terrasses) a été obligé de renoncer aux vins d’auslese qui nous attendons désespérément depuis le millésime 2010…

    Après ces nouvelles un peu déprimantes, passons aux bonnes nouvelles !
    La dégustation du millésime 2013 donne globalement toute satisfaction en Europe Centrale.
    Les vins blancs secs 2013 de la Vallée du Rhin, de la Moselle et du Palatinat central sont remarquables chez les bons producteurs.
    Il en est de même dans la plupart des régions en Autriche et en Hongrie. C’est une grande satisfaction pour nous.
    Certains vins du millésime 2013 sont déjà hélas presque épuisés. C’est le cas du gewurztraminer vendanges tardives de Bruno Landauer.


  • ÉPUISÉ – Trabener Kräuterhaus Riesling Trocken (sec) 2013 (0,75L) Weingut Trossen

    riesling-trocken2013L’année 2013 a présenté dans la Moselle comme dans beaucoup d’endroits en Europe, les caractéristiques d’une année à maturation tardive. Le beau temps du cœur de l’été a permis une vendange de belle qualité, qui s’est déroulée dans d’excellentes conditions.
    Les raisins ont été vendangés fin octobre.

    Le vin présente un bouquet intense, délicat, fruité avec déjà une touche de minéralité extrêmement subtile. En bouche, c’est l’équilibre des très bons millésimes qui domine avec une belle matière, beaucoup de délicatesse et une  acidité agréable.
    Bonne garde prévisible.

    Toutes les caractéristiques d’un beau vin blanc sec de la Moselle sont présentes avec une parfaite digestibilité.
    Recommandable en tous points comme vin d’initiation avec un bon rapport qualité/prix.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,5 %/vol
    Sucres résiduels : 6,8 g/L
    Acidité Fixe : 7,2 ‰


  • News 17 Novembre 2011

    En cette fin du mois d’octobre 2011, nous nous sommes mis en route Marguerite et moi vers l’Allemagne, afin de revisiter nos fournisseurs et d’en découvrir, le cas échéant, de nouveaux. Ce voyage œno-touristique est illustré des quelques photos ci-dessous.

    A tout seigneur, tout honneur ! La Moselle pour commencer. La dégustation des vins du millésime 2010 au domaine Trossen se révèle être une bonne entrée en matière pour le millésime. De l’ensemble de la dégustation, j’extrais particulièrement le Riesling Kabinett 2010 du cru Kräuterhaus. Ses paramètres analytiques semblent parfaits : 11,5% alc/vol; 7,8‰ d’acidité et 8,5 g de sucres résiduels.
    Ce vin présente une très belle robe or vert, un nez vraiment intense où percent le minéral et l’agrume. La bouche est très intéressante avec un équilibre remarquable entre la concentration naturelle du vin et une splendide acidité. Rétro-olfaction sur les fleurs blanches et les agrumes. Belle longueur. Je noterai également une superbe cuvée de riesling grains nobles (Beerenauslese) 2010, malheureusement à un prix un peu dissuasif…

    Passons sur les détails et arrivons directement dans le nord de la Moselle à Winningen où nous dégustons chez Martin Hautt un Winninger Brückstück Riesling Auslese moelleux 2010 où se mêlent intimement un moelleux de 78g/L de sucres résiduels et une fermeté d’acier. Un vin exceptionnel, en quantité hélas très limitée.

    Le Rheingau (vallée du Rhin) a été particulièrement à l’honneur dans ce voyage avec une dégustation à la Hallgartener Winzerverein. Je citerais surtout une excellent Riesling Hallgartener Jungfer Auslese 2010, moelleux à la robe or vert, au nez particulièrement fruité et typé. Comme tous les bons vins du millésime 2010, il présente une belle longueur appuyée sur une acidité franche mais mûre.

    Le summum de nos  dégustations a probablement été atteint en visitant notre vieil ami, le Dr Franz Michel, propriétaire du Domdechant Werner’sches Weingut à Hochheim (Rheingau). C’était le 3 novembre et nous avons fait un tour des rieslings du millésime 2010, tous de parfaites réussites, et de quelques autres années. J’extrairais au passage :

    – le Hochheimer Hölle Riesling Kabinett 2010 avec 13% d’alcool naturel. Ce vin nous offre tout à la fois minéralité, volume en bouche, longueur et complexité. Bref, tout à fait excellent.

    – une « verticale » du cru Domdechaney « Erstes Gewächs » Riesling (premier grand cru) sur 4 millésimes (2007, 2008, 2009 et 2010) nous a permis à nouveau de mesurer le niveau qualitatif très élevé du domaine.  Tous ces rieslings présentent une excellente acidité, un fruité élégant et un raffinement suprême.
    Il s’agit vraiment de l’aristocratie austère des grands vins blancs européens. Qui plus est, ce sont des vins de garde, qui peuvent évoluer sur une vingtaine d’années, tout en conservant leur fruité et leurs autres qualités.

    En redescendant par le Rheinhessen en direction du Palatinat, nous en avons profité, à l’entrée nord de Worms, pour jeter un coup d’oeil au vignoble du Liebfrauenstift KirchenStück. Il donne un vin tout à fait agréable, sans prétention, mais ce qui est intéressant à noter, c’est qu’il est à l’origine de l’histoire du « Liebfraumilch » (le lait de la vierge). Ce vin de marque mi-doux, sans caractère particulier est devenu au XXème siècle, le symbole même des vins blancs du Rhin bas de gamme, dont il s’est vendu des millions et des millions de bouteilles dans le monde. A fuir absolument !

    La partie œnologique du voyage s’est terminée par le Palatinat avec la visite de quelques domaines à Forst et à Deidesheim. A noter :

    – un bon Deidesheimer Herrgottsacker Riesling Kabinett sec 2009 du domaine Hacham Magin. C’est droit comme un I !

    – deux superbes vins au Foster Winzerverein  : le Forster Ungeheuer Riesling Spätlese sec 2010 et le Forster Ungeheuer Riesling Auslese 2010 (moelleux).

    Je citerais enfin, du domaine Reichsrat von Buhl, un  excellentissime Forster Jesuitengarten Riesling Grosses Gewächs 2010. Le prix est hélas à la hauteur du plaisir ressenti…

    Cordialement,
    Jean-François


  • EPUISE – Winninger Brückstück Auslese Riesling 2010 (0.75L) Weingut Hess-Hautt (riesling de vendanges tardives moelleux issu du grand millésime 2010)

    Le prototype même de la vendange tardive mosellane. Ce vin provient du nord de la zone viticole, juste au sud de la ville de Coblence dans la zone appelée « les terrasses ».
    Le millésime 2010 est considéré comme un très grand millésime dans cette région.

    Ici, c’est plus que de la finesse dont il faut parler, c’est un véritable « vin de dentelle », d’une incroyable subtilité aromatique, où dominent les agrumes frais et la minéralité.
    Ce vin est à boire pour lui-même.
    Évolution prévisible de plus de dix ans.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 10,87%/vol
    sucres résiduels : 74,2 g/L
    Extraits secs : 37,1 g/L
    Acidité totale : 10,5‰


  • EPUISE – Trabener Kräuterhaus Riesling Eiswein (liquoreux) 2004 (0,375L) Weingut Trossen – vendangé le 21 décembre 2004 par -11°C

    TRABENER KRÄUTERHAUS RIESLING EISWEIN 2004

    Ce vin a été classé dans les cent meilleurs vins de Moselle du millésime.
    Présentant une robe or vert, brillante et intense, il explose littéralement en bouche, une acidité naturelle extraordinaire contrebalançant une richesse en sucres naturels considérable. Les grands eiswein de Riesling de la Moselle sont très certainement les plus précieux du genre. Le potentiel d’évolution est immense et il donnera d’intenses satisfactions dans vingt et trente années…

    Alcool : 8,5 %/vol
    Sucres résiduels : 219,7 g/L
    Acidité totale :15,4 ‰


  • EPUISE – Trabener Kräuterhaus Riesling Kabinett Trocken (sec) 2009 (0,75L) Weingut Trossen

     Image non disponibleVendangé courant octobre avec une belle maturité, ce vin présente toutes les caractéristiques d’un vin de Moselle vif, fruité et minéral. Il est proche dans ses caractéristiques organoleptiques du Spätlese Trocken 2009 en plus léger, avec une parfaite digestibilité.
    Recommandable en tous points comme vin d’initiation avec un excellent rapport qualité/prix.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12 %/vol
    Extraits secs : 22,4g/L
    Acidité Fixe : 7,4‰


  • Vin du mois : Spécial Riesling / Vins de Moselle (Allemagne)

    Vin du mois : Avril 2009

    En cette période de l’année, il peut être agréable d’envisager de se munir de très beaux vins d’été, fruités et digestes qui pourront à la fois être consommés à l’apéritif, mais aussi avec des entrées ou des plats de poisson.

    Bien entendu, dans cette offre, c’est aussi l’occasion d’adjoindre deux grands vins moelleux de la même région, mais qui seront à boire dans d’autres circonstances.

    Quelques éléments généraux sur le vignoble allemand pour commencer :
    Superficie totale : 102 000 Ha répartis sur 13 grandes régions. Il y a 63% pour le vin blanc et 37% pour le vin rouge, ce dernier en forte augmentation depuis une quinzaine d’années.

    Pour ce qui concerne la Moselle, qui formait jusqu’à présent une vaste région viticole englobant également administrativement la Saar et la Ruwer, la surface viticole est de 9 080 Ha. La production est à 91% vouée au vin blanc, dont 58% de Riesling. Les vignobles sont plantés sur des sols de schiste et d’ardoise aux pentes souvent vertigineuses.

    Carte des vignobles de la Mosel – Saar – Ruwer
    Vignobles de la Moselle au niveau de Trittenheim le 25 octobre 2008.

     

    Vendanges du cru Winninger Brückstück au domaine Hess-Hautt en octobre 2008. (Moselle des terrasses)

     

    La grande surprise concernant les vins de la Moselle est un changement complet de style. Autrefois, les rieslings mosellans étaient souvent des vins certes délicats, mais fluets. La dilution régnait hélas en maître dans cette région. La prise de conscience des bons viticulteurs allemands, liée à de spectaculaires changements climatiques, permet maintenant la production de vins riches, concentrés, merveilleusement fruités et minéraux, dont la puissance n’a rien à envier aux plus typés des vins de la vallée du Danube, dans la Wachau en Autriche. Toutes les conditions sont réunies maintenant pour offrir l’ expression peut-être la plus accomplie du roi Riesling. La Moselle produit quelques uns des plus grands vins de terroir au monde.

    On recherche dans un vin jeune de la Moselle d’un bon millésime, le fruit, la vivacité et toutes les joies de la jeunesse. Faites-en l’expérience avec nos Trabener Kräuterhaus Kabinett sec ou Spätlese sec et vous comprendrez ce que je veux dire.

    Mais le vrai secret de ces vins, qu’ils soient secs ou moelleux, c’est de les goûter au sommet de leur maturité. Qui est vraiment informé qu’ils sont capables de développer des qualités insoupçonnées au fil d’une longue vie de plusieurs décades ?
    Quel est alors vraiment le meilleur moment ? Cela dépend vraiment de vos goûts et de l’usage du vin (dégustation pour lui-même, accompagnement d’un plat de gastronomie raffinée…)

    On peut résumer globalement cinq phases d’évolution dans ces vins :

    La phase primaire, de une à deux années où vous aurez de la peine à épuiser toutes les joies prodiguées par leur vigoureuse jeunesse. 2007 en est représentatif.

    La phase évolutive : le vin a tendance à se fermer dans les une à trois années après la vendange. Elle peut être brève ou durer plusieurs années, ceci tenant compte des composantes du millésime (alcool, acidité, sucres résiduels éventuels). C’est un passage un peu ingrat, mais il ne faut surtout pas croire que le vin est au bout de son parcours. C’est le cas actuellement du millésime 2001.

    Le vin ne va pas tarder à entrer dans une troisième phase qui va en gros de la huitième à la quinzième année et que l’on peut qualifier de « phase fruitée« . Le fruit revient alors en force presque comme à ses débuts, avec souvent des nuances d’agrumes confits et une grande homogénéité due à la parfaite intégration de l’acidité, de l’alcool et des sucres résiduels. On peut citer dans ce stade évolutif les millésimes 1998, 1995 et 1994.

    De la quinzième à la vingt-cinquième année, c’est la « phase terroir« . Le vin présente encore des arômes fruités mais c’est l’émergence de la complexité minérale qui devient dominante. On peut citer actuellement les millésimes 1989, 1988, 1985 et 1983.

    Enfin, à partir de trente ans, nous entrons dans une période que l’on peut qualifier de phase mystique durant laquelle le vin tend à développer sa propre dynamique. Les différences de terroirs, si marquées du nord au sud de la vallée tendent alors à se gommer. On voit apparaitre des arômes tertiaires comme la pâte d’amande et le fruit confit. On peut qualifier cette phase de mystique car de très grands vins peuvent à ce moment là émerger de petits vignobles ou de producteurs moins bien considérés. On peut citer actuellement dans cette catégorie les vins de 1976 et 1971 et bien entendu de plus anciens encore.

    Tout ceci n’est pas linéaire et les vins de Kabinett et Spätlese sec par exemple n’emprunteront pas exactement la même voie qu’un Auslese, Beerenauslese ou Eiswein (vin de glace).

    Cette dernière partie est issue d’une traduction d’un texte anglais écrit par Jean Fisch et David Rayer, de Mosel Fine Wines.
    Ce texte initial avait été publié dans leur Newsletter et repris par ailleurs sur leur site Internet,
    à l’adresse suivante : http://www.moselfinewines.com/Maturing_Mosel.htm

    Nous avons le plaisir de vous proposer quatre vins en offre spéciale :

    Trois vins de la Moselle centrale du domaine Trossen :

    Trabener Kräuterhaus Riesling Kabinett Trocken (sec) 2007

    Archétype du vin de Moselle fruité, digeste et équilibré , avec une grande pureté aromatique et beaucoup de délicatesse . Il fera un merveilleux vin d’été à déguster en apéritif. Il présente toutes les caractéristiques des vins de la Moselle moyenne, entre autres une subtile minéralité due au sous-sol de schiste ardoisier.
    Alcool : 12% / vol
    Sucres résiduels : 6,7 g/L
    Acidité totale :6.8‰

    Trabener Kräuterhaus Riesling Spätlese Trocken (sec) 2007

    Décidément, le millésime 2007 présente un charme fou dans la Moselle. En provenance du même vignoble que le Kabinett, ce Spätlese Trocken est issu d’une vendange un peu plus tardive que la précédente, obtenue à partir de rendements strictement contrôlés. Il nous offre un vin vraiment complet, riche en arômes d’agrumes frais et à la minéralité prononcée . On peut lui prédire une belle évolution sur de nombreuses années.
    Alcool : 12,5 %/vol
    Sucres résiduels : 8,2 g/L
    Acidité totale :6,6‰


    Trabener Kräuterhaus Riesling Eiswein (moelleux) 2004

    Vendangé le 21 décembre 2004 par -11°C, ce vin a été classé dans les cent meilleurs vins de Moselle du millésime.
    Présentant une robe or vert, brillante et intense, il explose littéralement en bouche, une acidité naturelle extraordinaire contre-balançant une richesse en sucres naturels considérable . Les grands eiswein de Riesling de la Moselle sont très certainement les plus précieux du genre. Le potentiel d’évolution est immense et il donnera d’intenses satisfactions dans vingt et trente années…
    Alcool : 8,5 %/vol
    Sucres résiduels : 219,7 g/L
    Acidité totale :15,4 ‰


    et pour la Moselle des terrasses, un vendange tardive du domaine Hess-Hautt :

    Winninger Brückstück Auslese (moelleux de vendanges tardives) 2007

    Le prototype même de la vendange tardive mosellane. Ce vin provient du nord de la zone viticole, juste au sud de la ville de Coblence dans la zone appelée « les terrasses ».
    Ici, c’est d’une grande finesse dont il faut parler, véritable « vin de dentelle », d’une belle subtilité aromatique, où dominent les agrumes frais et la minéralité. Ce vin est à boire pour lui-même, mais à encaver impérativement.
    Longue évolution prévisible.
    Éléments analytiques non disponibles.


  • News 25 Mars 2009

    Orlienas, le 25 mars 2009,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Le rythme de travail trépidant se poursuit chez Dionis, avec des visites et des dégustations chez nos principaux clients restaurateurs et cavistes. Des nouveaux produits sont en train d’arriver, entre autres des vins blancs de la Moselle moyenne de Riesling.

    Trittenheim (Moselle) le 25 octobre 2008.
    Trittenheim (Moselle) le 25 octobre 2008.

    all_eisweinrieling04

    J’ai déjà eu l’occasion de vous parler des vins de Moselle mais je voudrais profiter des circonstances de la présentation de ce TRABENER KRÄUTERHAUS RIESLING EISWEIN 2004 (vin de glace) pour vous dire quelques mots sur les capacités d’évolution de ces purs Rieslings, qui font partie des plus grands vins de terroir au monde.
    On recherche dans un vin jeune de la Moselle d’un bon millésime, le fruit, la vivacité et toutes les joies de la jeunesse. Faites-en l’expérience avec nos Trabener Kräuterhaus Kabinett sec ou Spätlese sec et vous comprendrez ce que je veux dire.

    Mais le vrai secret de ces vins, qu’ils soient secs ou moelleux, c’est de les goûter au sommet de leur maturité. Qui est vraiment informé qu’ils sont capables de développer des qualités insoupçonnées au fil d’une longue vie de plusieurs décades ?
    Quel est alors vraiment le meilleur moment ? Cela dépend vraiment de vos goûts et de l’usage du vin (dégustation pour lui-même, accompagnement d’un plat de gastronomie raffinée…)

    On peut résumer globalement cinq phases d’évolution dans ces vins :

    La phase primaire, de une à deux années où vous aurez de la peine à épuiser toutes les joies prodiguées par leur vigoureuse jeunesse. 2006 et 2007 en sont représentatifs.

    La phase évolutive : le vin a tendance à se fermer dans les une à trois années après la vendange. Elle peut être brève ou durer plusieurs années, ceci tenant compte des composantes du millésime (alcool, acidité, sucres résiduels éventuels). C’est un passage un peu ingrat, mais il ne faut surtout pas croire que le vin est au bout de son parcours. C’est le cas actuellement du millésime 2001.

    Le vin ne va pas tarder à entrer dans une troisième phase qui va en gros de la huitième à la quinzième année et que l’on peut qualifier de « phase fruitée« . Le fruit revient alors en force presque comme à ses débuts, avec souvent des nuances d’agrumes confits et une grande homogénéité due à la parfaite intégration de l’acidité, de l’alcool et des sucres résiduels. On peut citer dans ce stade évolutif les millésimes 1998, 1995 et 1994.

    De la quinzième à la vingt-cinquième année, c’est la « phase terroir« . Le vin présente encore des arômes fruités mais c’est l’émergence de la complexité minérale qui devient dominante. On peut citer actuellement les millésimes 1989, 1988, 1985 et 1983.

    Enfin, à partir de trente ans, nous entrons dans une période que l’on peut qualifier de phase mystique durant laquelle le vin tend à développer sa propre dynamique. Les différences de terroirs, si marquées du nord au sud de la vallée tendent alors à se gommer. On voit apparaitre des arômes tertiaires comme la pâte d’amande et le fruit confit. On peut qualifier cette phase de mystique car de très grands vins peuvent à ce moment là émerger de petits vignobles ou de producteurs moins bien considérés. On peut citer actuellement dans cette catégorie les vins de 1976 et 1971 et bien entendu de plus anciens encore.

    Tout ceci n’est pas linéaire et les vins de Kabinett et Spätlese sec par exemple n’emprunteront pas exactement la même voie qu’un Auslese, Beerenauslese ou Eiswein (vin de glace).

    traduction et reproduction avec autorisation des auteurs.
    Tous droits réservés. www.moselfinewines.com. 2008

    Les vignobles de Trittenheim le 25 octobre 2008.
    Les vignobles de Trittenheim le 25 octobre 2008.

    Mais revenons à notre TRABENER KRÄUTERHAUS RIESLING EISWEIN 2004 issu d’un vignoble de Moselle moyenne.
    Ce vin a été classé dans les cent meilleurs vins de Moselle du millésime.
    Présentant une robe or vert, brillante et intense, il explose littéralement en bouche, une acidité naturelle extraordinaire contrebalançant une richesse en sucres naturels considérable. Les grands eiswein de Riesling de la Moselle sont très certainement les plus précieux du genre. Le potentiel d’évolution est immense et il donnera d’intenses satisfactions sur plus de trente années…

    Alcool : 8,5 %/vol
    Sucres résiduels : 219,7 g/L
    Acidité totale :15,4 ‰

    Le cru Kräuterhaus à Traben-trarbach au coucher du soleil le 25 octobre 2008.
    Le cru Kräuterhaus à Traben-trarbach au coucher du soleil le 25 octobre 2008.

    Tarif du Trabener Kräuterhaus Riesling Eiswein 2004 sur simple demande.

    A la semaine prochaine,
    Salutations œnophiles,
    Jean-François Ragot.


  • EPUISE – Trabener Kräuterhaus Riesling Kabinett Trocken (sec) 2007 (0,75L) Weingut Trossen

    Archétype du vin de Moselle fruité, digeste et équilibré, avec une grande pureté aromatique et beaucoup de délicatesse. Il fera un merveilleux vin d’été à déguster en apéritif. Il présente toutes les caractéristiques des vins de la Moselle moyenne, entre autres une subtile minéralité due au sous-sol de schiste ardoisier.

    Alcool : 12% / vol
    Sucres résiduels : 6,7 g/L
    Acidité totale :6.8‰


  • EPUISE – Brauneberger Juffer-Sonnenuhr Riesling Spätlese Trocken 2007 Weingut Paulinshof

    (Délicieux riesling sec à haute maturité)

    BRAUNEBERGER JUFFER SONNENUHR RIESLING SPATLESE TROCKEN 2007Encore un grand millésime dans la Moselle en particulier et dans les vignobles allemands en général.
    Le cru Juffer-Sonnenuhr était déjà connu à l’époque des romains pour ses très bonnes conditions climatiques.
    Le vin présente une robe or clair brillante et translucide. Bouquet intense de grenade et de litchi. La bouche est complexe et présente des arômes d’agrumes (pamplemousse) et fruits à pépins (poire).

    Éléments analytiques :

    Maturité à la vendange : 98 oechsle
    Alcool : 12.7 %/vol
    Sucres résiduels : 8.1 g/L
    Acidité totale : 7.2 ‰

    Belle expression minérale du terroir pour cette belle bouteille qui devrait évoluer favorablement entre cinq et dix années.


  • News 7 Novembre 2007

    Orlienas, le 7 novembre 2007,

    Le 24 octobre, je me suis mis en route dans notre vieille Europe pour un voyage de treize jours, qui m’a conduit tout d’abord en Allemagne, dans la vallée de la Moselle, puis dans le Mittelrhein et le Rheingau et enfin la Franconie (partie la plus au nord du land de Bavière).
    Quelques éléments généraux sur le vignoble allemand pour commencer :
    Superficie totale : 102 000 Ha répartis sur 13 grandes régions. Il y a 63% pour le vin blanc et 37% pour le vin rouge, ce dernier en forte augmentation depuis une quinzaine d’années.

    Pour ce qui concerne la Moselle, qui formait jusqu’à présent une vaste région viticole englobant également administrativement la Saar et la Ruwer, la surface viticole est de 9 080 Ha. La production est à 91% vouée au vin blanc, dont 58% de Riesling. Les vignobles sont plantés sur des sols de schiste et d’ardoise aux pentes souvent vertigineuses. Quelques photos seront plus parlantes qu’un long discours.

    J’ai eu l’opportunité de déguster quelques excellents vins en Moselle centrale au domaine Grans Fassian à Liewen, notamment un superbe Trittenheimer Apotheque riesling spätlese sec vieilles vignes 2006 à la robe « paille dorée ». En bouche, minéralité, arômes de fruits à pépins, belle matière, très longue finale.

    La grande surprise concernant les vins de la Moselle est un changement complet de style. Autrefois, les rieslings mosellans étaient souvent des vins certes délicats, mais fluets. La dilution régnait hélas en maître dans cette région. La prise de conscience des bons viticulteurs allemands, liée à de spectaculaires changements climatiques, permet maintenant la production de vins riches, concentrés, merveilleusement fruités et minéraux, dont la puissance n’a rien à envier aux plus typés des vins de la vallée du Danube, dans la Wachau en Autriche. Toutes les conditions sont réunies maintenant pour offrir l’ expression peut-être la plus accomplie du roi Riesling.

    Un deuxième vigneron a retenu mon attention : le domaine Paulinshof à Kesten en Moselle centrale : un Brauneberger Juffer Sonnenuhr Riesling spätlese trocken 2006 présente toutes les caractéristiques d’un Riesling fin, subtil et minéral. Mais la dégustation du Brauneberger Kammer Auslese trocken Riesling 2006 est une véritable révélation : la robe est dorée et brillante. Au nez très typé, au bouquet subtil et profond, dominent les agrumes fins, le zeste de citron et une fraiche minéralité. En bouche, c’est la délicatesse, la fraîcheur, la subtilité enveloppée dans une puissance contenue mais bien présente. Très jolie longueur, aucun excès d’alcool, bref un régal !

    La journée s’est terminée par une visite au Weingut Richter à Winningen. Nous sommes ici dans la Moselle des terrasses où règne presque exclusivement le Riesling. On y produit des vins puissants, minéraux et concentrés. Je noterai particulièrement un Uhlen Spätlese sec 2006 dans l’esprit d’un très bon Riesling Smaragd de la Wachau, un « Vulcanus » Spätlese Feinherb 2006, un remarquable moelleux : Winninger Brückstück Kabinett 2006 présentant un excellent équilibre acidité/alcool/sucres. Enfin, un Röttgen Spätlese Alte Reben 2006 (95.4 grammes de sucres, 8.8‰ d’acidité et 10% d’alcool) pur, ferme, très fruité, destiné à une longue évolution.

    Ce sera tout pour ce soir; la suite la semaine prochaine.

    Salutations œnophiles.
    Jean-François Ragot