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  • News : 9 février 2017 : Voyage à Madère (Madeira)

    Orliénas, le 9 février 2017,

    J’ai eu l’opportunité, ce mois de janvier 2017, de me rendre dans l’ile de Madère. Je rappelle que cette petite ile (740 km²) se situe à environ 650 km au large du Maroc, en plein cœur de l’océan atlantique. Elle bénéficie d’un climat sub-tropical océanique, qui lui garanti une sorte de printemps perpétuel avec des amplitudes jour/nuit et des variations de température saisonnières faibles.
    Ce ne sont, à priori, pas des conditions favorables à la culture de la vigne, qui est d’ailleurs très limitée, car on trouve seulement environ 500 Ha de vignes. C’est par exemple, à peu près la moitié de l’appellation beaujolaise Morgon.

    La production annuelle est d’environ 40.000 Hl de vin d’appellation Madère. 92% de la production est vendue aux huit opérateurs qui vinifient et élèvent les vins, les 8% restants étant affectés à la consommation familiale.

    Durant les trois premiers jours de mon voyage, j’ai cherché en vain, ces fameux vignobles historiques. Ils sont en fait disséminés un peu partout dans l’ile avec une plus grande concentration sur la partie nord, ainsi que sur la côte sud. Il m’a fallu plusieurs jours pour presque tous les recenser.
    Il faut le dire tout de suite, le vin qui sort du pressoir ne présente aucun caractère satisfaisant, les conditions climatiques, de par l’absence d’amplitude des températures jour/nuit, étant comme on le sait très défavorable à la production de vins de qualité. On peut rajouter, particulièrement sur la côte nord, une absence de chaleur ne permettant pas une maturité favorable du raisin. Sur la côte sud, les températures plus élevées permettent toutefois d’atteindre de meilleurs degrés naturels.

    Vignoble au dessus de la petite ville de São Vicente (côte nord de l’ile de Madère), le 10 janvier 2017.

    Vignoble au dessus de la petite ville de São Vicente (côte nord de l’ile de Madère), le 10 janvier 2017.

    Vignoble au dessus de la petite ville de São Vicente (côte nord de l’ile de Madère), le 10 janvier 2017.

    Petit vignoble cultivé comme des jardins sur des terrasses à Calheta (partie sud-ouest de l’ile), le 11 janvier 2017.

    Petite « vigne-jardin » sur la côte nord de l’ile, au dessus de la petite ville de Seixal, le 12 janvier 2017.

    Petite « vigne-jardin » sur la côte nord de l’ile, au sessus de la petite ville de Seixal, le 12 janvier 2017.

    Petit « vignoble-jardin » sur la côte nord de l’ile au dessus de la petite ville de Seixal, le 12 janvier 2017.

    Petite « vigne-jardin » sur la côte nord de l’ile, au dessus de la petite ville de Seixal, le 12 janvier 2017. On remarque le long du vignoble, une levada : il s’agit d’un système complexe d’irrigation qui permet d’apporter le long des côtes l’eau récupérée sur le plateau central de l’ile.

    Vignoble en terrasses dominant l’océan, sur la côte nord, le 12 janvier 2017.

    Une sympathique vigneron dans son « vignoble-jardin », le 18 janvier 2017 à Câmara de Lobos.

    « Vignoble-jardin » sur la côte sud-ouest de l’ile à Jardim do Mar, le 19 janvier 2017.

    Vignoble expérimental du domaine Quinta das Vinhas à Estreito da Calheta, le 24 janvier 2017.

    Vignoble expérimental du domaine Quinta das Vinhas à Estreito da Calheta, le 24 janvier 2017. Il s’agit d’un des rares vignobles de l’ile représentant environ 4 Ha.

    Par conséquent, ce sont deux méthodes très originales qui sont à l’origine de la célébrité de ces vins : en effet, on s’est rendu compte empiriquement par le passé d’une extraordinaire capacité d’amélioration du vin, lorsqu’on le soumettait à des conditions extrêmes d’élevage, comme l’exposition prolongée à la chaleur, facteur d’oxydation intense.
    Pour résumer, ce qui assassine n’importe quel vin, blanc ou rouge classique, magnifiait ici le vin de Madère…
    A partir de ces constatations, se sont développées dans les temps modernes deux types d’élevage :

    L’estufagem : c’est la méthode pour produire rapidement avec un coût limité des vins de qualité moyenne à assez bonne. Il consiste à porter le vin durant trois mois à 48°C dans des cuves autoclaves et à le laisser reposer ensuite durant un minimum de deux ans avant la mise en marché.

    Canteiro : c’est bien entendu la méthode la plus noble qui consiste à laisser vieillir les meilleurs cuvées dans des tonneaux, directement sous les combles des chais. Ce vieillissement qui peut atteindre 30 à 40 ans a bien entendu un coût élevé.

    Historiquement, on évoque quatre types de vins, correspondant à quatre cépages traditionnels. Ce sont eux qui ont fait la célébrité des vins de Madère :

     – Sercial : production de vin plutôt de type sec
    Verdelho : production de vin demi-doux
    Boal : production de vin doux
    Malvasia : production des vins les plus doux

    La réalité sur le terrain est quelque peu différente… ces quatre cépages historiques représentent une centaine d’hectares tout au plus. Ceci signifie que la très grande majorité des vins, provenant des 400 hectares restants, est élaborée avec un cinquième cépage, le Tinta Negra, cépage rouge de qualité inférieure aux quatre autres, resté très longtemps sous le manteau et qui a retrouvé droit de cité avec les modifications de la législation en 2015.
    A titre informatif, vous trouverez ci-dessous la liste des cépages recommandés et autorisés. Pour certains d’entre eux, ils n’existent plus qu’à l’état de traces.

    Cépages Recommandés  Couleur
    Bastardo Rouge
    Folgasão (Terrantez) Blanc
    Listrão Rosés
    Malvasia-Cândida Blanc
    Malvasia-Cândida Roxa Rosés
    Malvasia-de-São-Jorge (Malvasia, Malvazia) Blanc
    Malvasia-Fina (Boal, Bual) Blanc
    Moscatel-Graúdo (Moscatel de Setúbal) Blanc
    Sercial Blanc
    Tinta Rouge
    Tinta Negra (Molar, Saborinho) Rouge
    Verdelho Blanc
    Verdelho-Tinto Rouge

     

    Cépages Autorisés

     Couleur
    Caracol Blanc
    Complexa Rouge
    Deliciosa Rouge
    Rio-Grande Blanc
    Triunfo Rouge
    Valveirinho Blanc

    La consommation des 40.000 hectolitres de vin se réparti entre le marché local, fort important de par le tourisme dans la capitale Funchal, le plus souvent pour de très courts séjours et le marché export. La France est un gros acheteur de vins de très bas de gamme, destinés à la cuisine… On rencontre la même problématique avec le Porto : la France est le plus gros acheteur de Porto, mais de bas de gamme…

    Mes dégustations chez trois opérateurs locaux : Henriques & Henriques, Barbeito et la Madeira Wine Company, m’ont permis d’aborder à peu près tous les types de vin, à partir du Tinta Negra, du Verdelho, du Boal, de la Malvasia et du Sercial. Je dois dire que je n’ai pas du tout été convaincu par les vins de base. Il a fallu vraiment monter en gamme (Boal et Sercial millésimés) pour éveiller ma « sensibilité œnologique »…
    Madère était peut-être le dernier vignoble historique que je ne connaissais pas. J’aurai l’occasion, lors d’une prochaine mise-à-jour, de revenir sur mes notes de dégustations.

    Les chais de Barbeito à Câmara de Lobos, le 18 janvier 2017.

    Les chais de Henriques & Henriques – Vinhos, S.A. à Câmara de Lobos, le 18 janvier 2017.

    Barbeito : Madeira Boal 1995 frasqueira, le 18 janvier 2017.

    Barbeito : une bouteille de Malvasia d’un vieillissement de trente ans. Photo du 18 janvier 2017.

    Maria Aguiar et Jean-françois Ragot en dégustation dans les chais de Henriques & Henriques à Câmara de Lobos, le 18 janvier 2017.

    Jean-François.


  • Malvasia di Cagliari DOC 2011 (0.50L) – Sardaigne – vin naturellement doux (vendangé tardivement) Domaine Meloni

    Vin issu de l’agriculture biologique.

    Ce vin présente une robe or brillante, au nez beaucoup de fraîcheur sans traces d’évolution et des notes de fruits exotiques. L’ensemble est fruité, tonique, subtil et savoureux avec une bonne acidité. La Malvoisie est vraiment un cépage qui se décline au mieux en vin liquoreux naturellement doux. Bonne persistance aromatique. Très bon vin de dégustation. Il devrait évoluer favorablement quelques années encore.
    Récolte : mi-octobre.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14 %/vol
    Sucres résiduels : 80 g/L


  • Malvasia Delle Lipari DOC Passito 2011 Azienda Fenech (0,50L) – Ile de Salina – Sicile

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    Les conditions de la vendange ont été excellentes et se déroulées vers le 25 Septembre 2011.

    Les raisins d’un état sanitaire parfait ont été exposés au soleil de ce début d’automne durant deux semaines. A l’issue de ce processus de concentration, les raisins ont subi une cryo-macération (macération à froid) de 24 heures, afin d’extraire encore plus d’arômes.

    Afin de ne pas en altérer la pureté, le moût une fois pressuré, a fermenté en cuve inox et a été élevé durant quelques mois, pour partie en foudre de chêne, le reste en cuve inox. Les deux cuvées sont assemblées au final pour la mise en bouteille. Ce fût un choix délibéré, car l’élevage aurait très bien pu s’effectuer en barriques de chêne pour une durée de deux années, comme le font certains producteurs. Les arômes auraient pris alors un tour beaucoup plus « oxydatifs », ce qui aurait signifié un style très différent, gommant un peu, à notre avis, la grande délicatesse de la Malvoisie.

    La quantité totale produite a été de 35,20 hectolitres.

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    •  Alcool acquis : 13,39 %/vol
    •  Sucres résiduels : 112,4 g/l
    •  Extraits Secs : 42,5 g/L
    •  Acidité totale :7,4 ‰

    Le vin présente une robe claire à reflets verts, brillante, particulièrement engageante…
    Le nez est floral, complexe, avec beaucoup de fraîcheur. En bouche, l’ensemble est savoureux, très fruité, avec dominante de fruits exotiques.
    C’est la confirmation du nez, sans aucune évolution, avec une très belle acidité, qui étonne pour une région aussi méridionale. Remarquable équilibre acidité/alcool/sucres résiduels. Ce vin est entièrement construit sur la subtilité de ses arômes et la finesse de sa structure. Grande persistance en bouche.
    Vin vraiment magnifique, grand vin de méditation.

    Ce vin progresse doucement vers la maturité, qu’il atteindra vers 2016. Il évoluera ensuite positivement sur une quinzaine années et procurera de grandes satisfactions à l’œnophile patient.


  • News : 6 mai 2014 : Retour Vinitaly (suite et fin)

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 6 mai 2014,

    Francesco Fenech et Jean-François Ragot, le 8 avril 2014.
    Jean-François Ragot et Francesco Fenech , le 8 avril 2014.

    Il n’est pas de Vinitaly sans une visite à notre ami Francesco Fenech de Salina dans les iles Lipari (Nord de la Sicile).
    Il produit un certain nombre de vins par achat de raisins sur le continent, mais sa production la plus exceptionnelle est bien entendu sa Malvasia delle Lipari Passito.
    Je vous engage à cliquer sur le lien suivant : Malvasia delle Lipari, qui vous ouvrira un dossier sur le sujet.
    J’ai dégusté le dernier millésime disponible, un 2011, à la robe dorée et au nez particulièrement intense. La bouche est délicieuse, aromatique, d’une incroyable finesse et de grande longueur.
    C’est un superbe moelleux naturellement doux présentant un taux d’alcool de 13%/vol et 115 g de sucres résiduels par litre.

     

    Une visite dans le Piémont m’a permis de rencontrer mes deux partenaires historiques : Gianluca Viberti (Barolo) et Gianfranco Torelli (Moscato d’Asti).
    Gianluca me présente son premier millésime vinifié depuis qu’il s’est séparé du domaine familial : le Barolo Bricco delle Viole 2010. Ce vin à la robe rubis intense avec évolution nous offre un nez complexe; la bouche est savoureuse, aux tanins vigoureux et marquée par des arômes typiques de goudron et de violette. Très beau vin qui s’exprimera superbement dans sa maturité prévisible vers 2018-2020.

    Chez Gianfranco Torrelli, dont le domaine en agriculture bio est une référence dans la région, c’est l’occasion de découvrir son dernier Barbera I Mandorli 2012. Bon vin particulièrement puissant à la robe violette foncée, intense et au fruit presque sauvage.
    Gianfranco me présente également une cuvée 2009 100% Merlot « Monferrato Rosso DOC Novo Rubens« . Le vin est assez impressionnant avec une robe profonde, grenat, très peu évoluée, une bouche concentrée aux fruits bien mûrs. L’élevage de 24 mois en barriques et demi muy usagés de deux à cinq ans, a été conduit de main de maître.

    Gianfranco m’a présenté un de ses amis producteur en agriculture bio, Enrico Rovero. Ce dernier produit entre autres le fameux Brachetto effervescent à la robe rubis clair. Ce vin est vinifié exactement de la même manière que le Moscato d’Asti. Il est marqué par d’intéressants arômes de fruits rouges, une bouche délicate et bien construite. (alcool : 6,5% et 120 g de sucres résiduels).

    JeanFrançois Ragot entouré par Gianluca Viberti (à gauche) et Gianfranco Torrelli, le 8 avril 2014.
    Jean-François Ragot entouré par Gianluca Viberti (à gauche) et Gianfranco Torelli, le 8 avril 2014.

    J’ai, bien entendu, visité beaucoup d’autres domaines également et il est hors de question de les citer tous. Toutefois, je voudrais revenir sur un domaine de l’appellation Collio (extrême partie nord-est de l’Italie) sur la frontière de Slovénie. Il s’agit du domaine Draga. Le sympathique Mitja Miklus m’a fait déguster avec compétence et enthousiasme quelques vins qui ont retenu mon œnophile attention. Je voudrais citer particulièrement les vins vins blancs secs et moelleux issus de cépages autochtones :

    La Ribolla Gialla 2013, à la bouche vigoureuse, presque tannique et aux délicats arômes de fruits à pépins.
    Le Friulano 2013, vin blanc sérieux, très proche du raisin et de bonne complexité.

    Enfin, la « merveille des merveilles » de cette région, le célèbre et rarissime vin blanc liquoreux le Picolit, dans le millésime 2011. Ce dernier vin présente avec avantage toutes les qualités que l’on recherche dans un vin liquoreux naturellement doux passerillé. Il exprime sans fards la typicité de ce cépage avec un fruité de grande franchise et une belle longueur savoureuse.

    Suite et fin du compte-rendu de mon voyage qui s’est poursuivi  en Europe centro-orientale, la semaine prochaine.


  • Malvasia Delle Lipari

    Petites îles situées au nord de la Sicile où rien ne semble (à première vue seulement) avoir changé depuis l’antiquité…les Iles Lipari ou Éoliennes sont au nombre de sept :

    Stromboli (avec son fameux volcan qui crache bombes et lave sans répit depuis des millénaires), Panaréa, Vulcano (et ses vapeurs sulfureuses), Alicudi, Filicudi et enfin Salina et Lipari où sont produits des vins naturellement doux depuis la plus haute antiquité .

    Un petit mot tout d’abord sur le fameux cépage Malvoisie (Malvasia).

    C’est certainement avec le Muscat un de nos plus anciens cépages, probablement originaire d’Asie mineure. La Malvoisie tire son nom d’un ancien port du sud de la Grèce, Monenvasia . Cet excellent cépage s’est répandu rapidement dans toute l’Europe. Il est présent, sous sa variété originelle, mais aussi sous celles qui en descendent , en Espagne et au Portugal ( Malvasia fina ), en Allemagne et en Autriche ( Fruehroter Veltliner ) et un peu partout en Italie. La Malvoisie a migré bien entendu également dans le Nouveau Monde. Elle existe principalement dans les Pouilles en Italie, sous sa forme Malvasia bianca , mais également Malvasia Nera , très aromatique.

    C’est un cépage riche en extraits secs, qui produit dans sa meilleure version des vins capiteux, aromatiques et concentrés. Il affectionne les collines et les flancs de coteaux, sous des climats de type méditerranéen assez chauds et surtout secs.

    Une grappe de Malvoisie très caractéristique.

    Ce n’est pas un hasard si la variété cultivée dans les îles éoliennes est certainement la plus proche du modèle grec d’origine. Elle peut être éblouissante dans sa version « historique liquoreuse » issue de raisins séchés au soleil.

    La Malvoisie des îles Lipari avait complètement disparu après la crise du phylloxéra à la fin du 19eme siècle. Il faudra attendre les années trente avec Nino Lo Schiavo pour sa timide réapparition et surtout les années soixante dix avec l’implication de la forte personnalité de Carlo Hauner.

    En principe, le vin peut être produit dans les sept îles de l’archipel. Pratiquement, c’est surtout l’île de Salina qui est concernée, pour les deux tiers,  un quart pour Lipari, les 10% restants se répartissant entre Stromboli et Panaréa. (90 hectares pour l’ensemble de l’appellation)

    Sur une soixantaine de viticulteurs inscrits, une douzaine seulement mettent leur vin en bouteille sous leur propre nom. La production totale avoisine les 250 000 bouteilles (vins blancs sec et liquoreux compris), ce qui n’est pas ridicule comparé aux 100 000 cols produits à Château d’Yquem et aux 20 000 cols de Vin de Constance…

    D’après le règlement de la DOC (appellation), le vin « passito » (raisins séchés) est produit à partir de 95% de Malvasia di Lipari et 5% de Corinto Nero .

    Le principe consiste à vendanger les raisins à pleine maturité et à les étendre sur des nattes au soleil, les laisser ainsi lentement se déshydrater (de sept à vingt jours maximum). L’écueil à éviter est surtout l’oxydation, voire la caramélisation du raisin . C’est tout un art d’obtenir alors un raisin qui saura conserver et optimiser tous ses arômes d’origine.

    Passerillage des raisins de la récolte 2004 au soleil.

    Une méthode moderne consiste à procéder ensuite à une macération à froid, avant égrappage et pressurage des raisins. La fermentation s’effectue en cuve inox et le vin est mis en bouteille vers le mois de Juin de l’année suivante, afin de préserver au mieux la somptueuse palette aromatique de ce nectar de légende.

    Passerillage des raisins de la récolte 2004 au soleil.
    Vieille chapelle dans le vignoble de Francesco Fenech

  • Malvasia di Cagliari DOC 2008 (0.50L) – Sardaigne – vin naturellement doux (vendangé tardivement) Domaine Meloni

    Vin issu de l’agriculture biologique.

    MALVASIA DI CAGLIARI DOC 2005

    Ce vin présente une robe or brillante, au nez beaucoup de fraîcheur sans traces d’évolution et des notes de fruits exotiques. L’ensemble est fruité, tonique, subtil et savoureux avec une bonne acidité. La Malvoisie est vraiment un cépage qui se décline au mieux en vin liquoreux naturellement doux. Bonne persistance aromatique. Très bon vin de dégustation. Il devrait évoluer favorablement quelques années encore.
    Récolte : mi-octobre.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14 %/vol
    Sucres résiduels : 80 g/L


  • EPUISE – Malvasia Delle Lipari DOC Passito 2004 Azienda Fenech (0,50L) – Ile de Salina – Sicile

    MALVASIA DELLE LIPARI PASSITO DOC 2004

    Ceux d’entre vous (et ils sont nombreux) qui ont acheté le vin du millésime 2003 ont découvert un vin naturellement doux extraordinaire et d’une formidable identité.
    Que dire du 2004? qu’il est encore supérieur ? A ce niveau, c’est une pure question de goût.
    Je dirai simplement, que son équilibre est un peu différent, orienté peut être vers encore plus de fraîcheur aromatique que le 2003.

    Les conditions de la vendange ont été excellentes et se déroulées vers la fin Septembre 2004.
    Les raisins d’un état sanitaire parfait ont été exposés au soleil de fin d’été durant deux semaines. A l’issue de ce processus de concentration, les raisins ont subi une cryo-macération (macération à froid) de 24 heures, afin d’extraire encore plus d’arômes.

    Afin de ne pas en altérer la pureté, le moût une fois pressuré, a fermenté en cuve inox et a été élevé durant quelques mois, pour partie en foudre de chêne, le reste en cuve inox. Les deux cuvées sont assemblées au final pour la mise en bouteille. Ce fût un choix délibéré, car l’élevage aurait très bien pu s’effectuer en barriques de chêne pour une durée de deux années, comme le font certains producteurs. Les arômes auraient pris alors un tour beaucoup plus « oxydatifs », ce qui aurait signifié un style très différent, gommant un peu, à notre avis, la grande délicatesse de la Malvoisie.
    La quantité totale produite a été de 42.3 hectolitres.

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    •  Alcool acquis : 12.38% vol
    •  Sucres résiduels : 114.4 g/l
    •  Extraits secs : 48.1 g/l
    •  Acidité totale : 5.3‰ (P.H : 3.9)

    Le vin présente une robe claire à reflets verts, brillante, particulièrement engageante…
    Le nez est floral, complexe, avec beaucoup de fraîcheur. On trouve aussi une note de fruits exotiques, mais pas les arômes de fruits secs, comme avec le 2003. En bouche, l’ensemble est savoureux, très fruité, avec dominante de fruits exotiques. C’est la confirmation du nez, avec très peu d’évolution et un remarquable équilibre acidité/sucres résiduels pour un liquoreux du sud de l’Europe. Ce vin est entièrement construit sur la subtilité de ses arômes et la finesse de sa structure. Grande persistance en bouche.

    Ce vin est en tout début de cycle. Il devrait donner pour de longues années de grandes émotions œnologiques aux amateurs patients.

    MALVASIA DELLE LIPARI PASSITO DOC 2004 (dos)


  • Malvasia Delle Lipari DOC Passito 2005 Azienda Fenech (0,50L) – Ile de Salina – Sicile

    Les conditions de la vendange ont été excellentes et se déroulées vers la fin Septembre 2005.

    Les raisins d’un état sanitaire parfait ont été exposés au soleil de fin d’été durant deux semaines. A l’issue de ce processus de concentration, les raisins ont subi une cryo-macération (macération à froid) de 24 heures, afin d’extraire encore plus d’arômes.

    Afin de ne pas en altérer la pureté, le moût une fois pressuré, a fermenté en cuve inox et a été élevé durant quelques mois, pour partie en foudre de chêne, le reste en cuve inox. Les deux cuvées sont assemblées au final pour la mise en bouteille. Ce fût un choix délibéré, car l’élevage aurait très bien pu s’effectuer en barriques de chêne pour une durée de deux années, comme le font certains producteurs. Les arômes auraient pris alors un tour beaucoup plus « oxydatifs », ce qui aurait signifié un style très différent, gommant un peu, à notre avis, la grande délicatesse de la Malvoisie.
    La quantité totale produite a été d’une quarantaine d’hectolitres.

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    •  Alcool acquis : 12.5% vol
    •  Sucres résiduels : 120 g/l
    •  Acidité totale : 5.3‰

    Le vin présente une robe claire à reflets verts, brillante, particulièrement engageante…
    Le nez est floral, complexe, avec beaucoup de fraîcheur. En bouche, l’ensemble est savoureux, très fruité, avec dominante de fruits exotiques. C’est la confirmation du nez, avec encore assez peu d’évolution et un remarquable équilibre acidité/sucres résiduels pour un liquoreux du sud de l’Europe. Ce vin est entièrement construit sur la subtilité de ses arômes et la finesse de sa structure. Grande persistance en bouche.

    Ce vin qui arrive doucement à sa maturité en 2012 évoluera encore positivement quelques années. Il devrait donner de grandes émotions œnologiques aux amateurs patients.


  • EPUISE – Malvasia delle Lipari DOC Passito 2003 Azienda Fenech (0,50L) – Ile de Salina – Sicile

    Vin naturellement doux de raisins séchés au soleil.

    MALVASIA DELLE LIPARI DOC PASSITO 2003D’un premier abord un peu « bougon », Francesco Fenech gagne à être connu, mais il faut savoir mériter sa confiance pour qu’il accepte enfin de nous livrer quelques uns des secrets de sa Malvasia

    Mieux vaux également parler l’italien ou le dialecte sicilien…

    Homme d’affaires avisé, il exerce parallèlement à son activité de vigneron, ( 4,5 hectares de vignes ) celle très honorable de loueur de chambres d’hôtes. Celles-ci dominent la mer dans le superbe cadre du village de Malfa (Salina).

    Le Malvasia Passito 2003 est une vraie révélation : les raisins vendangés le 20 Septembre, ont été exposés avec précautions 16 jours au soleil avant d’être pressurés et fermentés. Le vin a été mis en bouteille après un élevage de neuf mois en foudre de chêne.

    Il présente un taux d’alcool de 13.5% vol et une quantité de sucres résiduels d’environ 70 gr/l.

    La robe est claire avec quelques reflets topaze. On est immédiatement séduits au nez par des arômes de fruits secs d’une grande finesse, comme l’abricot et la figue, mais aussi de fruits frais comme l’ananas. C’est très complexe. On devine parfois également une palette d’herbes aromatiques et de fleurs de genêts. En bouche, c’est la confirmation du nez, avec une palette subtile, aucune lourdeur et une grande longueur.

    Un véritable « feux d’artifice » de saveurs pour un vin produit si près des volcans…

    A déguster immédiatement ou à garder précieusement une dizaine d’années.


  • Le Vin du mois : Malvasia di Cagliari 1999 DOC

    Posté dans par admin

    Vin du mois : Mai 2007

    MALVASIA DI CAGLIARI 1999 DOC
    naturellement doux – (0.75L)
    Domaine MELONI (Sardaigne – Italie)

    Située entre 39 et 41° de latitude nord, la Sardaigne est probablement la zone viticole où subsiste le type de viticulture le plus archaïque de l’ensemble italien. En revanche, elle est extrêmement intéressante d’un point de vue ampélographique grâce à sa richesse en cépages autochtones. Le vignoble qui s’étend sur plus de 40 000 hectares produit en moyenne un million d’hectolitres de vin. La structure viticole de l’île est dominée par quelques grandes caves, principalement des coopératives et une poignée de petites caves avec quelques vignerons bourrés de talents !
    Défricher oenologiquement cette île n’est pas évident, mais vous savez que la difficulté ne nous a jamais fait peur…

    Une grappe de Malvoisie très caractéristique.

    Les grands vins liquoreux naturellement doux (non mutés, ni fortifiés à l’alcool) sont produits dans la partie sud de l’ile, juste au nord de la « capitale » Cagliari. Les vins issus des cépages Malvasia, Muscat à petits grains, Nasco et Giro sont devenus des produits rares. Le Giro et le Nasco sont pratiquement en voie de disparition.
    Introduite sur l’ile très certainement à l’époque byzantine, la Malvasia donne d’excellent résultats sous ce climat chaud à relents « africains ».

    Le domaine Meloni couvre environ 250 Ha de vignes situées dans les principales localités de la province de Cagliari. Utilisant à peu près tous les cépages traditionnels présents sur l’ile, ils n’ont pas hésité à implanter également des cépages internationaux comme le Chardonnay, le Cabernet et le Merlot. L’intégralité du domaine a été convertie depuis une quinzaine d’années à l’agriculture biologique. La Malvasia di Cagliari DOC Dolce Naturale du domaine Meloni est produite dans le vignoble « Santa Rosa » sur la commune de Selargius au nord-est de Cagliari. Le terroir est formé d’alluvions, de calcaire et d’argile. Ce sont bien entendus des vignobles non-irrigués.

    Ce vin est issu d’une vendange tardive récoltée à surmaturité dans la première quinzaine d’octobre. Le taux naturel de sucre du moût à la vendange n’est jamais inférieur à 300g/L. Le pressurage se fait sur un mode particulièrement doux. Le moût subit une macération à froid destinée à extraire au maximum le potentiel aromatique de la Malvoisie. La fermentation est effectuée à environ 17-18° en cuve acier inox. Après une décantation du moût par gravité, il séjourne environ deux ans en cuve inox avant un passage en foudre et sa mise en bouteille.
    Éléments analytiques :
    – Alcool : 14.5%/vol
    – Sucres résiduels : 120 g/L
    – Acidité totale : 4.8‰

    Vignoble Meloni dans la province de Cagliari

    Ce vin présente une robe or brillante, au nez beaucoup de fraîcheur sans traces d’évolution avec des nuances un peu éthérées. Note de fruits frais exotiques. L’ensemble est très fruité et savoureux. La Malvoisie est vraiment un cépage qui se décline au mieux en vin liquoreux naturellement doux. Bonne persistance aromatique. Très bon vin de dégustation. Il devrait évoluer favorablement quelques années encore.

     


  • News 8 Mars 2006

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 08 mars 2006

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Nous sommes en train de sortir doucement de ce long hiver, que nous ne regretterons pas, si ce n’est qu’il facilite la consommation (avec modération bien entendu !) de vins corsés et de plats roboratifs…

    Chez Dionis, les choses «vont et viennent» : départ en retraite de notre ancien et fidèle collaborateur Raymond Fitoussi , arrivée de ma fille Céline dans l’entreprise, nouveaux projets, dont je vous entretiendrai ultérieurement, etc.

    Bien que ce ne soit pas l’euphorie dans la grande famille du vin en ce début d’année 2006, il faut toutefois « positiver » et accomplir son ouvrage sans faiblesse, au service de la qualité et de l’esthétique. Continuez à nous faire confiance, nous ferons l’impossible pour la mériter.

    Château Sárospatak
    TOKAJI Sarga-Muskotaly vendanges tardives 2004

    C’est un vin vraiment confidentiel que je souhaite proposer maintenant à votre sagacité gourmande…
    Il s’agit d’une micro cuvée de 400 litres élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent.
    La cuvée que nous vous proposons a été vinifiée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux .
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, le premier fin Octobre 2004 avec un très beau choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains et le second dans la deuxième quinzaine de Novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat toujours, très « botrytisées », presque complètement «aszutées».
    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Furmint et de Harslevelu, puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec une petite presse, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant une année.
    Le vin a été mis en bouteille au mois de Décembre 2005.

    Ses caractéristiques analytiques sont les suivantes :
    •  Alcool : 12.46%
    •  Sucres résiduels : 120 gr/Litre
    •  Acidité totale : 9.9‰

    D’une robe très claire, ce vin sort complètement des sentiers battus au niveau aromatique et se différencie totalement des Aszu classiques issus du cépage Furmint. Toutefois, le côté « macération » de l’aszu est bien présent et donne beaucoup de consistance au vin. La palette aromatique due au cépage Muscat cultivé en dans cette région d’Europe est particulièrement intéressante et complexe, avec cette acidité tranchante qui donne tout son équilibre au vin.
    Il est amusant d’essayer de comparer ce Muscat Aszu d’ Europe centrale issu du passerillage sur pied et de la pourriture noble avec un Muscat naturellement doux séché au soleil de l’ile de Samos…
    Le même cépage, mais deux univers différents !
    Ce vin qui commence à arriver doucement à son équilibre devrait évoluer favorablement sur une bonne dizaine d’années.

    Il sera disponible au mois de Mai. Une offre spéciale « en primeur » vous sera communiquée sur simple demande. info-contact@dionis-vins.fr

    MALVASIA DELLE LIPARI DOC PASSITO 2004

    Quel plaisir de déguster ce merveilleux breuvage entré dans nos entrepôts le 28 Février !
    Ceux d’entre vous (et ils sont nombreux) qui ont acheté le vin du millésime 2003 ont découvert un vin naturellement doux extraordinaire et d’une formidable identité.
    Que dire du 2004 ? qu’il est encore supérieur ? A ce niveau, c’est une pure question de goût.
    Je dirai simplement, que son équilibre est un peu différent, orienté peut être vers encore plus de fraîcheur aromatique et d’équilibre que le 2003.
    Les conditions de la vendange ont été excellentes et se sont déroulées vers la fin Septembre 2004.
    Les raisins d’un état sanitaire parfait ont été exposés au soleil de fin d’été durant deux semaines. A l’issue de ce processus de concentration, les raisins ont subi une cryo macération (macération à froid) de 24 heures,afin d’extraire encore plus d’arômes.
    Afin de ne pas en altérer la pureté, le moût une fois pressuré, a fermenté en cuve inox et a été élevé durant quelques mois seulement en foudre de chêne. Ce fût un choix délibéré, car l’élevage aurait très bien pu s’effectuer en barriques pour une durée de deux années, comme le font certains. Les arômes auraient alors pris un tour beaucoup plus « oxydatifs », ce qui aurait signifié un style très différent, gommant un peu, à notre avis, la grande délicatesse de la Malvoisie. La quantité totale produite a été de 42.3 hectolitres.

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    •  Alcool acquis : 12.38% vol
    •  Sucres résiduels : 114.4 g/l
    •  Extraits secs : 48.1 g/l
    •  Acidité totale : 5.3‰ (P.H : 3.9)

    Le vin présente une robe claire à reflets verts, brillante, particulièrement engageante…
    Le nez est floral, complexe, avec beaucoup de fraîcheur. On trouve aussi une note de fruits exotiques, mais pas les arômes de fruits secs, comme avec le 2003. En bouche, l’ensemble est savoureux, très fruité, avec dominante de fruits exotiques. C’est la confirmation du nez, avec très peu d’évolution et un remarquable équilibre acidité/sucres résiduels pour un liquoreux du sud de l’Europe. Ce vin est entièrement construit sur la subtilité de ses arômes et la finesse de sa structure. Grande persistance en bouche.
    Ce vin est en tout début de cycle. Il devrait donner pour de longues années de grandes émotions œnologiques aux amateurs patients.

    Pour en terminer avec les vins moelleux, je voudrais attirer votre attention sur un délicieux vin de paille de Toscane, appelé là-bas Vinsanto fraîchement entré dans nos entrepôts :

    DOMAINE IL POGGIONE VINSANTO S.ANTIMO 1998 DOC (0.50L)

    Le premier Vinsanto du domaine Il Poggione que nous avons eu le plaisir de sélectionner fût le millésime 1987 et c’était à la fin de l’année 1994.
    De millésime en millésimes, nous n’avons jamais été déçus par ce vin de paille chaque fois très différent, qui peut aller d’un moelleux presque « sec » au côté liquoreux le plus marqué. Ceci est fonction des levures et du niveau de passerillage du raisin avant le pressurage.
    J’ai souvent mis en garde nos amis oenophiles contre les Vinsanto de bas de gamme qui sont produits en séchant les raisins durant trois jours dans des chambres chaudes agrémentées d’un ventilateur.
    Ce n’est bien entendu pas le cas du Vinsanto San Antimo dont les raisins passerillent tranquillement jusqu’au mois de Janvier dans un très grand grenier ouvert aux quatre vents.

    D’une robe or vert lumineuse le Vinsanto San Antimo 1998 est un produit extrêmement typé et puissant présentant une palette aromatique complexe de raisin de Corinthe et de noisette grillée.
    La richesse aromatique de ce joyaux œnologique exceptionnel comblera l’amateur de vins rares et originaux.

    Éléments analytiques :
    – 66 grammes de sucres résiduels,
    – 16.62% d’alcool /Vol,
    – 7,15‰ d’acidité totale (en tartrique).

    Pour plus d’informations et des photos cliquez ici.

    ROUMANIE – Grand vin rouge

    CASTEL BOLOVANU CABERNET SAUVIGNON 2001

    Appellation Samburesti-Dealu Bolovanu

    Le Castel Bolovanu Cabernet Sauvignon 2001 est disponible depuis une quinzaine de jours

    Domaine situé sur les collines de l’Oltenie au sud ouest de l’arc des Carpates, latitude 44° et altitude de 260 mètres. Les sols sont d’origine alluviale, particulièrement propices à l’élaboration de vins rouges très fins.
    Le millésime 2001 Castel Bolovanu a été élevé 6 mois en barriques françaises de 225 litres. Alcool : 13%Vol.
    Complètement différent des vins de Villa Zorilor, il offre une robe grenat. Le nez est fin et rappelle par son côté classique d’excellentes cuvées bordelaises. La bouche est gourmande, équilibrée,avec une fine note d’amertume.

    Il ravira les amateurs de vins rouges « classiques ».

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    ESPAGNE

    TERRAS GAUDA ABADIA SAN CAMPIO ALBARINO 2005
    (Appellation Rias Baixas)

    Crée en 1989, le domaine est situé dans l’extrême sud-ouest de la Galice à A Guarda, au dessus de la rivière Miño.
    Spécialisé dans les grands vins blancs secs, il est reconnu aujourd’hui comme l’un des deux meilleurs, si ce n’est le meilleur de l’appellation.

    Son Albariño 2005 : Abadia de San Campio a été vendangé les 29 et 30 septembre 2005, fermenté en cuve inox et mis en bouteille au tout début du mois de décembre.


    Robe très pâle, brillante et dense.
    Le nez est riche avec des arômes d’agrumes frais, melon, pomme verte, fleurs blanches.
    La bouche est très aromatique avec un remarquable équilibre acidité-gras qui confère fraîcheur et vivacité. Excellente persistance aromatique.
    Ce vin est à boire sur son fruit pendant deux ans environ si l’on veut profiter au maximum de sa fraîcheur aromatique. Il est apte à se conserver cinq ou six années, mais il prendra alors des arômes d’évolution intéressants.
    Excellent à l’apéritif, il accompagnera également poissons et fruits de mer, ainsi que les fromages de chèvre secs.

    Pour plus d’informations, cliquez ici.


  • News Juin 2005

    LES 20 ANS DE DIONIS


    Vingt ans, c’est pour l’homme le sommet de sa jeunesse avec le désir de croquer la vie à pleines dents, accompagné d’une indicible sensation d’éternité…

    Qui ne s’en souvient avec un doigt de nostalgie…

     

    Qu’en est-il des vingt ans d’une entreprise et plus particulièrement de la notre , DIONIS ?

     

    Dionis a été crée, au mois d’Avril 1985 par votre serviteur, âgé alors de 35 ans. L’entreprise s’est installée à Orliénas, à 20km au sud-ouest de Lyon et y est demeurée.

    Dionis a été conçue pour être une entreprise artisanale orientée vers une recherche esthétique du vin , sans aucune limite, au service de clients œnophiles curieux et passionnés.

    A ce sujet, j’ai toujours été très étonné par la facilité avec laquelle certains se laissent manipuler par les « étiquettes », souvent prêts à payer deux ou trois fois le juste prix d’un produit , sous prétexte qu’il a été pris en charge par un « leader d’opinion », journaliste « spécialisé » ou autre « meilleur sommelier de France, d’Europe ou d’ailleurs… »

     

    Mais, quelle garantie peut bien vous apporter une petite Maison comme Dionis ?

    Sommes-nous vraiment plus crédibles que les autres ? Peut-être ! peut-être pas …

     

    En tout état de cause, nous vous laissons juges. Permettez moi juste de vous rappeler les principes qui ont régie notre action au cours de ces vingt dernières années.

     

    Tous nos vins ont été sélectionnés sur place , dans les diverses propriétés d’Europe et du Nouveau Monde.

    Comme les bons cavistes ou sommeliers vont directement à la propriété en France, pour acheter leurs vins, nous faisons de même, mais dans le monde entier ! C’est un travail considérable et coûteux, mais passionnant et irremplaçable. Je veux bien parier que nous sommes les seuls à le faire sur notre marché , alors que tant de vins sont actuellement achetés en deuxième ou troisième main par les relais de la Grande Bretagne ou de la Belgique.

     

    Dans un univers mondialisé qui tend vers la concentration des opérateurs et le développement de produits marketing à petits prix, parés d’étiquettes flatteuses, il devient difficile mais tellement gratifiant de maintenir notre caractère artisanal et notre liberté de choix.

     

    Cet amour du vin et du voyage nous a permis de pérenniser notre activité sans céder aux sirènes du marketing démagogique et d’atteindre avec enthousiasme et fraîcheur nos vingt printemps, soutenus par la fidèle complicité de nos clients et amis œnophiles.

     

    Merci de votre confiance

     

    Jean François RAGOT

    Voyage en Sicile

    C’est avec joie et émotion que j’ai repris pied en Sicile le 19 Mai dernier après 27 années d’absence…

    En 1978, je n’étais pas encore dans le monde du vin, mais très intéressé déjà. Je n’ai pas de souvenirs bien passionnants des vins siciliens d’alors, si ce n’est une impression de consternante médiocrité, que ce soit pour les rouges et pis encore pour les Blancs. Il faut se rappeler, qu’avec 140 000 Ha, la Sicile produit 25% de l’ensemble des vins italiens, soit 9 millions d’hectolitres en moyenne…

    Les conditions climatiques sont idéales pour la production de vins de qualité et rappellent celles de l’Afrique du Sud. Les sols maigres sont excellents, les expositions parfaites et il est très facile de « prendre un peu de hauteur » (700 à 800 m d’altitude).

    Toutefois, la léthargie sera bien longue et il faudra attendre les années 90 pour voir remis en valeur le remarquable patrimoine ampélographique présent ici depuis l’antiquité. Terrain privilégié des grands domaines (latifundia), le renouveau n’est pas passé par la mise en valeur de petites propriétés comme dans le nord. D’énormes investissements ont été conduits, en partie avec l’aide des Fonds Européens et le résultat semble à la hauteur des attentes.

    Ce premier coup d’œil a été consacré à la région de Palermo, Trapani et Marsala. Ce n’est qu’un coup de « périscope » sur le monde du vin sicilien, mais il m’engage à poursuivre mes investigations de ce côté-ci de l’Europe.

    J’ai eu le plaisir de visiter plusieurs domaines intéressants et de goûter de nombreux vins issus de cépages indigènes, blancs, rouges et liquoreux (vins doux naturels et surtout vins naturellement doux).

    La dégustation des vins blancs secs a mis en relief l’excellence des cépages Grillo, Catarratto à la base des excellents vins de Marsala. J’aurai l’occasion de revenir dans une prochaine lettre de Dionis sur le renouveau de ces derniers. Le temps du « Marsala à l’œuf » est heureusement bien fini. Il reste toutefois beaucoup de travail en matière d’image, pour restaurer leur réputation entachée par des produits indignes. J’ai personnellement dégusté une grande sélection de Marsala secs et liquoreux qui m’a fait belle impression.

    Un dernier cépage blanc intéressant, est l’ Inzolia . Ce dernier conserve en dépit du climat une très bonne acidité lorsqu’il n’est pas vendangé trop tard.

    Pour ce qui concerne les vins rouges, la vedette incontestée des cépages est le fameux Nero d’Avola appelé aussi parfois Calabrese . Je le comparerais volontiers, quant à ses qualités, à l’ Aglianico de Campanie. Il donne, à rendements modérés, des vins denses et riches en couleur, très aromatiques, sans aucune dureté. Un assemblage avec du Cabernet-Sauvignon ou de la Syrah confère aux meilleurs vins une belle complexité. Je voudrai citer tout particulièrement les vins du domaine Tarucco (le sympathique Stefano Geraci). Son Nero d’Avola 100% présente une belle robe grenat à reflets violacés. Sa cuvée d’assemblage (Nero d’Avola 40%, 30% Syrah et Cabernet-sauvignon 30%) est en tous points remarquables. Ces deux vins semblent aptes à une certaine garde.

    Le cépage Frappato di Vittoria m’a semblé assez intéressant également avec des vins riches en arômes de fruits rouges, mais sans peut être la complexité du précédent.

    Bien entendu, ce qui a retenu immédiatement mon oenophile attention avant tout autre chose, c’est le remarquable potentiel des Iles Lipari et Pantelleria pour la production de vins liquoreux. Les plus remarquables sont et ce n’est pas un hasard, les vins naturellement doux provenant de vendanges de raisins séchés au soleil. Comme vous ne l’ignorez plus, il ne faut pas confondre cette catégorie de vins qui couvre les vins de pourriture noble, les « vins de glace » et autres vins de paille, avec les vins doux naturels , qui eux proviennent d’un moût en fermentation « muté » par adjonction d’alcool (Beaume de Venise, Muscat de Frontignan….)

     

    MALVASIA DELLE LIPARI PASSITO DOC

    Petites îles situées au nord de la Sicile où rien ne semble (à première vue seulement) avoir changé depuis l’antiquité…les Iles Lipari ou Eoliennes sont au nombre de sept :

    Stromboli (avec son fameux volcan qui crache bombes et lave sans répit depuis des millénaires), Panaréa, Vulcano (et ses vapeurs sulfureuses), Alicudi, Filicudi et enfin Salina et Lipari où sont produits des vins naturellement doux depuis la plus haute antiquité .

     

    Un petit mot tout d’abord sur le fameux cépage Malvoisie ( Malvasia).

    C’est certainement avec le Muscat un de nos plus anciens cépages, probablement originaire d’Asie mineure. La Malvoisie tire son nom d’un ancien port du sud de la Grèce, Monenvasia . Cet excellent cépage s’est répandu rapidement dans toute l’Europe. Il est présent, sous sa variété originelle, mais aussi sous celles qui en descendent , en Espagne et au Portugal ( Malvasia fina ), en Allemagne et en Autriche ( Fruehroter Veltliner ) et un peu partout en Italie. La Malvoisie a migré bien entendu également dans le Nouveau Monde. Elle existe principalement dans les Pouilles en Italie, sous sa forme Malvasia bianca , mais également Malvasia Nera , très aromatique.

    C’est un cépage riche en extraits secs, qui produit dans sa meilleure version des vins capiteux, aromatiques et concentrés. Il affectionne les collines et les flancs de coteaux, sous des climats de type méditerranéen assez chauds et surtout secs.

    Ce n’est pas un hasard si la variété cultivée dans les îles éoliennes est certainement la plus proche du modèle grec d’origine. Elle peut être éblouissante dans sa version « historique liquoreuse » issue de raisins séchés au soleil.

    La Malvoisie des îles Lipari avait complètement disparu après la crise du phylloxéra à la fin du 19eme siècle. Il faudra attendre les années trente avec Nino Lo Schiavo pour sa timide réapparition et surtout les années soixante dix avec l’implication de la forte personnalité de Carlo Hauner.

    En principe, le vin peut être produit dans les sept îles de l’archipel. Pratiquement, c’est surtout l’île de Salina qui est concernée, ainsi que de manière très secondaire, Lipari et Panaréa. (une cinquantaine d’hectares pour l’ensemble de l’appellation)

    Sur une soixantaine de viticulteurs inscrits, une douzaine seulement mettent leur vin en bouteille sous leur propre nom. La production totale avoisine les 250 000 bouteilles (vins blancs sec et liquoreux compris), ce qui n’est pas ridicule comparé aux 100 000 cols produits à Château d’Yquem et aux 20 000 cols de Vin de Constance…

    D’après le règlement de la DOC (appellation), le vin « passito » (raisins séchés) est produit à partir de 95% de Malvasia di Lipari et 5% de Corinto Nero .

    Le principe consiste à vendanger les raisins à pleine maturité et à les étendre sur des nattes au soleil, les laisser ainsi lentement se déshydrater (de sept à vingt jours maximum). L’écueil à éviter est surtout l’oxydation, voire la caramélisation du raisin . C’est tout un art d’obtenir alors un raisin qui saura conserver et optimiser tous ses arômes d’origine.

    Une méthode moderne consiste à procéder ensuite à une macération à froid, avant égrappage et pressurage des raisins. La fermentation s’effectue en cuve inox et le vin est mis en bouteille vers le mois de Juin de l’année suivante, afin de préserver au mieux la somptueuse palette aromatique de ce nectar de légende.

     

     

    MALVASIA DELLE LIPARI PASSITO DOC FRANCESCO FENECH 2003 (050L)

    (Vin naturellement doux)

     

    D’un premier abord un peu « bougon », Francesco Fenech gagne à être connu, mais il faut savoir mériter sa confiance pour qu’il accepte enfin de nous livrer quelques uns des secrets de sa Malvasia …

    Mieux vaux également parler l’italien ou le dialecte sicilien…

    Homme d’affaires avisé, il exerce parallèlement à son activité de vigneron, ( 4,5 hectares de vignes ) celle très honorable de loueur de chambres d’hôtes. Celles-ci dominent la mer dans le superbe cadre du village de Malfa (Salina).

     

    Le Malvasia Passito 2003 est une vraie révélation : les raisins vendangés le 20 Septembre, ont été exposés avec précautions 16 jours au soleil avant d’être pressurés et fermentés. Le vin a été mis en bouteille après un élevage de neuf mois en foudre de chêne.

    Il présente un taux d’alcool de 13.5% vol et une quantité de sucres résiduels d’environ 70 gr/l.

    La robe est claire avec quelques reflets topaze. On est immédiatement séduits au nez par des arômes de fruits secs d’une grande finesse, comme l’abricot et la figue, mais aussi de fruits frais comme l’ananas. C’est très complexe. On devine parfois également une palette d’herbes aromatiques et de fleurs de genêts. En bouche, c’est la confirmation du nez, avec une palette subtile, aucune lourdeur et une grande longueur.

    Un véritable « feux d’artifice » de saveurs pour un vin produit si près des volcans…

    A déguster immédiatement ou à garder précieusement une dizaine d’années.

    QUOI DE NEUF CHEZ NOS AMIS FARNESE VINI ? (ITALIE CENTRALE)

     

    Pour ceux d’entre vous qui se sont déjà régalés des Don-Camillo, Montepulciano d’Abruzzo, Primitivo et autres Taurasi, j’ai une bonne surprise !

    Cette Maison achète et vinifie depuis 1994 les meilleurs raisins produits dans les régions Abruzzo , Campania et Puglia . Planant à un très haut niveau qualitatif et toujours avec une longueur d’avance sur leurs homologues de ces régions, que ce soit dans la réhabilitation des anciens cépages ou dans la présentation, ils nous proposent cette fois ci deux vins sortant totalement des « sentiers battus », par leur originalité, leur qualité « ébouriffante » et le choix « hors normes » d’imposantes bouteilles de type bordelaises extra lourdes.

    EDIZIONE 2002 (Vino da Tavola)

    Ce vin est une véritable «  construction œnologique et intellectuelle » de notre œnologue préféré Filippo Baccalaro, qui a décidé de « marier » le centre de la péninsule au grand sud. Les deux grands cépages de l’Italie Centrale, le Sangiovese et le Montepulciano ont été « associés » à trois grands cépages indigènes du Sud, le Primitivo , le Negroamaro et la Malvasia Rossa.

     

    Les meilleurs raisins provenant de vignobles à petits rendements des communes de Colonnella et Ortona pour le Centre ont été vinifiés séparément et assemblés à leurs homologues du sud en provenance des communes de Sava et San Marzano, récoltés et vinifiés avec des exigences qualitatives identiques.

     

    L’assemblage final présente la répartition suivante : Montepulciano : 33%, Primitivo : 30%, Sangiovese : 25%, Negroamaro :7% et enfin Malvasia Rossa : 5%.

     

    C’est un vin de très grande couleur, à la robe grenat foncée, presque noire. Ce qui frappe au premier abord, c’est la complexité aromatique de ce vin inhabituel, où dominent des fragrances de cerise noire très mure, de prune, de groseille, mais aussi de tabac du Transvaal.

     

    La bouche est d’une structure imposante, avec des tanins qui restent fins et veloutés. Elle est très persistante avec une longue finale toastée et chocolatée.

     

    « Vin de Méditation » dans sa version rouge. Quantité produite : 24 000 bouteilles.

    PRIMITIVO DI MANDURIA DOC 2001 « SESSANTANNI »

    Autre « blockbuster » (« superproduction ») ce Primitivo provient de très vieilles vignes âgées d’au moins soixante ans ( Sessantani ).

    Les raisins ont été sélectionnés dans la zone d’appellation Primitivo di Manduria, uniquement dans la commune de San Marzano (vignobles Neviera et Casa Rossa).

    Cette petite appellation, d’une superficie d’environ 800 hectares, est réputée pour la production de vins rouges concentrés et même de vins liquoreux, naturellement doux ou mutés.

     

    La robe, grenat pourpre est d’une grande profondeur.

    Le nez est ample et complexe, très fruité, marqué par des arômes de confiture de prune et de cerise, de tabac blond légèrement épicé.

    Tout comme « Edizione », la bouche est de grand corps, présentant une note balsamique, dotée de tannins fins et soyeux. La finale s’exprime sur des épices très doux, et des saveurs de cacao, café et vanille.

     

     

     

     

     

    UN TOUR EN TOSCANE…

    Un petit mot tout d’abord sur le Chianti, vin universellement connu et tellement galvaudé…

    La zone d’appellation Chianti est considérable, la production atteint en moyenne un million d’hectolitres par an pour 16800 hectares en production. (à titre de comparaison, la surface totale du Beaujolais est de 22 000 ha pour une production de 1.2 millions d’hectolitres).

    La zone d’appellation Chianti se situe au cœur de la Toscane, au sud et à l’est de Florence. L’aire DOCG se divise en huit zones géographiques distinctes, qui peuvent accoler leur nom au vin :

     

     

    CHIANTI RUFINA DOCG 2003 FATTORIA DI BASCIANO

     

    • Chianti Classico (qui possède son propre statut DOCG, délimité à partir de 1716)
    • Chianti Montalbano ,
    • Chianti Rufina, (rien à voir avec Rufino, qui est une marque commerciale)
    • Chianti Colli Fiorentini,
    • Chianti Montespertoli,
    • Chianti Colli Senesi
    • Chianti,Colli Aretini
    • Chianti Colline PisaneCertains Chiantis peuvent également être étiquetés sans autre information particulière, mais il vaut mieux être prudent…Sous la dénomination Chianti, se dissimulent une variété considérable de terroirs, de cépages et par conséquent de vins, qui vont de l’exceptionnel au véritablement infâme…Ayant toujours beaucoup fréquenté l’Italie et ceci depuis mon enfance, j’ai le souvenir de « fiascos » de deux litres laissant au malheureux buveur un souvenir impérissable… ce temps est heureusement révolu .Le principal cépage est l’excellent Sangiovese , que l’on retrouve un peu partout dans toute l’Italie Centrale. Il peut être utilisé seul, mais le plus souvent en association avec le Canaiolo nero, le Trebbiano toscano et la Malvasia nera pour ne citer que les principaux. De plus, on peut adjoindre jusqu’à 15% de Merlot ou de Cabernet-sauvignon à l’assemblage final.La zone des Chianti Rufina quant à elle, a une tradition de qualité très ancienne et le niveau peut être excellent. Elle s’étend sur des collines à l’Est de Florence. Les vignes peuvent être assez élevées, plantées sur un terroir formé de remarquables marnes calcaires.

      Grâce à une bonne acidité, les vins conservent longtemps fraîcheur et finesse.

    La Fattoria di Basciano , propriété de la famille Masi s’étend sur 70Ha, dont 30 Ha de vignobles. D’importants investissements dans les caves et la vigne ont été consentis ces 15 dernières années pour assurer un niveau qualitatif optimal.

    J’ai sélectionné ce vin grâce à l’aide du « Consorzio » des Chianti Rufina, qui a mis à ma disposition des échantillons de plus de 40 domaines. Ce « chemin de croix » m’a permis de sortir du lot trois propriétés, dont celle-ci. Le vin répondait à mes attentes pour sa typicité et présentait un rapport qualité-prix intéressant dans un millésime d’exception .

     

    En effet, le Chianti Rufina DOCG 2003 Fattoria di Basciano est particulièrement bien réussi. Il a bénéficié des conditions climatiques hors normes du millésime dans toute l’Europe.

    Composée de 93% de Sangiovese , 5% de Canaiolo et de 2% de Colorino , la vendange a macérée environ 15 jours en cuves ouvertes. Affinage pour une partie des vins, en barrique durant six mois.

     

    Robe rubis, très profonde et dense,presque grenat. Le nez est puissant, un peu sauvage,avec une belle fraîcheur où l’on distingue les fruits rouges et noirs,ainsi que la violette. En bouche, le vin est structuré, tannique, aromatique et harmonieux. C’est à mon sens un vin qui devrait atteindre sa pleine maturité d’ici deux à trois ans et se conserver une bonne dizaine d’années.

    Ce n’est pas un vin marketing comme tant de Chiantis « bordeaulisés » au Cabernet-sauvignon et au Merlot à la mode Parker…

    C’est un produit qui respecte la culture originelle de sa région de production.

     

    SAVEURS ESTIVALES DU DANUBE

    Je voudrais terminer cette Lettre de Dionis printanière très influencée par l’Italie, en vous invitant à une promenade de fraîcheur sur les bords du Danube, dans la très belle région viticole de la Wachau, à Loiben .

    C’est ici, il y a exactement deux siècles, en 1805, que s’est déroulée une bataille farouche qui opposa plus particulièrement l’armée napoléonienne aux Russes du Maréchal Koutousov. Indécise et très meurtrière, nous laisserons au jugement de l’histoire, la désignation du vainqueur.

    Sur 1350 hectares de vignes plantées sur les coteaux agrestes dominant le Danube, la Wachau offre très certainement un des plus charmants paysages viticoles d’Autriche et même d’Europe.

    Grâce à des conditions climatiques nettement plus fraîches que celles qui règnent dans la région pannonienne dont fait partie le Burgenland, la Wachau produit certainement les vins blancs secs les plus fins et les plus fruités d’Autriche. Ses terroirs sont caractérisés par des formations rocheuses primitives, composées de Gneiss ferrugineux, de granit et de schistes.

    Traditionnelle « chasse gardée » du Riesling la Wachau produit également d’excellents Grüner Veltliner, remarquable cépage indigène de cette partie de l’Europe. Ses vins sont amples, fruités, équilibrés avec souvent une surprenante note épicée.

    Après un millésime 2003 marqué également par la canicule, 2004 revient vers des normes plus traditionnelles et présente une acidité beaucoup plus rafraîchissante.

    Ce sont trois parfaits vins d’été que nous vous proposons, à boire le soir à l’apéritif ou sur un poisson blanc de lac ou de rivière.

    DINSTLGUT LOIBEN – GRÜNER VELTLINER LOIBNER SCHÜTT 2004

    Vins très coulant, équilibré, fruité, de bonne fraîcheur aromatique avec une petite pointe épicée.

     

    DINSTLGUT LOIBEN – RIESLING SANKT QUIRIN 2004

    Vin plus ambitieux, très fruité, marqué par une bonne acidité revigorante, faisant ressortir la minéralité due au terroir.

     

    DINSTLGUT LOIBEN – WEISSBURGUNDER 2004

    Un Pinot blanc original, sur un terroir inhabituel pour ce cépage. Assez concentré, avec une touche de sucre résiduel qui lui apporte la souplesse. Vin très fruité.

     

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