• Archives pour l'Étiquette Lunzer
  • ÉPUISÉ – Golser Strohwein Cabernet-Sauvignon 2008 Domaine Lunzer (0.50L)

    VIN TOTALEMENT ÉPUISÉ SANS PROJET DE NOUVEAU MILLÉSIME A GOLS.

    Le 21 septembre 2008, Georg Lunzer a vendangé le cabernet-sauvignon de son petit vignoble. Les raisins présentent un très bel aspect qualitatif et une saveur franche et délicate. C’est le gage minimum de la réussite de notre futur vin de paille 2008. La richesse des raisins est entre 18.5 et 19 KMW (de 18.5 à 19% de sucre en masse volumique). La quantité totale vendangée est de 3 400 kg.

    Vous pouvez voir ci-dessous le processus d’installation des raisins sur les nattes à base de paille où ils vont tranquillement se dessécher durant au moins quatre mois. Comme vous le savez, c’est une opération délicate et souvent aléatoire. Il est nécessaire d’examiner deux à trois fois par semaine les raisins pendant le premier mois, afin d’éliminer tous ceux qui ne présentent pas une évolution favorable. Il nous arrive de retirer jusqu’à 30% des raisins. Une fois arrivés les premiers froids, le passerillage se poursuit généralement sans encombres.

    Résultat :
    Sur les 3400 kg vendangés le 21 septembre 2008, seuls 2640 kg de raisins cabernet-sauvignon ont été utilisables. Ils ont été pressurés et vinifiés le 5 mars 2009.

    Quantité produite: 500 litres, soit 1000 bt de 0.50L

    Doté d’une belle robe rubis, ce rarissime vin de paille rouge offre une délicieuse, délicate et unique palette aromatique de petits fruits rouges :   framboise, groseille, fraise et airelle.
    Une excellente acidité lui confère fraicheur, équilibre et longueur aromatique.

    Paramètres analytiques :
    Alcool 13.8% vol
    Sucres résiduels 125g/L
    Acidité totale 9.7


  • Golser Rheinriesling Trockenbeerenauslese 1999 Domaine Lunzer (0.50L)

    GOLSER TROCKENBEERENAUSLESE RHEINRIESLING 1999

    500 litres seulement de moût d’une richesse de 30,5 KMW (30,5% de sucre par litre de moût en masse volumique) ont été produits pour ce vin hors normes, compte tenu de la rareté du cépage Rheinriesling dans cette région.
    139 grammes de sucres résiduels par litre
    9,4 ‰ d’acidité fixe
    12,5 % d’alcool/vol.

    Un court élevage en barrique a paré ce nectar aristocratique d’une robe dorée et dense.
    Nez d’une grande finesse prélude à une bouche riche, complexe, d’une très grande longueur. Vin de grande garde prévisible.

    Il arrive doucement à maturité en cette année 2011.


  • ÉPUISÉ – Golser Rheinriesling Beerenauslese 1998 Domaine Lunzer (0.50L)

    GOLSER RHEINRIESLING BEERENAUSLESE 1998

    Le cépage Riesling est peu répandu dans cette région mais il permet (rarement) d’élaborer quelques splendides vins liquoreux.

    85 grammes de sucres résiduels par litre
    acidité de 8,5‰
    12 % Alcool/Vol.
    Cépage: Rheinriesling 100%.

    Robe or soutenu, vin tout en finesse et élégance.
    Grand équilibre, absolument délicieux. Grande garde prévisible.
    Il s’agit d’un produit unique et cela reste valable en cette année 2011.
    Quantités disponibles très limitées.


  • EPUISE – Golser Strohwein Cabernet Sauvignon 2007 Domaine Lunzer (0.50L)

    GOLSER STROHWEIN CABERNET SAUVIGNON 20072 800 Kg de raisins Cabernet Sauvignon ont été vendangés le 21 septembre 2007 et mis à « passeriller » dans les greniers de Georg Lunzer jusqu’au 10 janvier 2008, date à laquelle ils ont été pressurés et vinifiés.

    La richesse du moût au pressurage était alors de 33 KMW (33 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Alcool : 11.8 %vol
    Sucres résiduels : 192.7 gr/litre
    Acidité totale  : 11.1‰.

    Doté d’une chatoyante robe corail, très claire, ce rarissime vin de paille offre une exquise palette aromatique de petits fruits rouges (airelles, framboises, fraises et groseilles).
    Une remarquable acidité lui confère un grand équilibre, beaucoup de fraîcheur et longueur infinie…
    Vin totalement unique en son genre.

    Quantité produite : 550 litres.


  • Golser Strohwein 1997 Domaine Lunzer (0.50L)

    GOLSER STROHWEIN 1997

    Sucres résiduels : 105 grammes/litre
    Acidité : 6,5‰
    Alcool : 12,3% /vol.

    Ce vin est issu des cépages Gewürtztraminer, Muscat à petits grains, Muscat Ottonel, Neuburger et Frühroterveltliner (alias Malvoisie). Ils ont été pressurés après cinq mois de séchage sur lit de paille fin février 1998.
    Production totale : 1300 bouteille de 0.50 L.

    Très belle robe or vert soutenu, brillante, limpide.
    Nez aromatique, complexe, sur les fruits confits, floral, mentholé.
    En bouche très équilibré, et harmonieux. Grande garde.


  • ÉPUISÉ – Golser Strohwein Rheinriesling 2000 Domaine Lunzer (0.50L)

    GOLSER STROHWEIN RHEINRIESLING 2000

    Il y a bien longtemps que nous espérions réaliser un grand vin de paille issu à 100% du cépage Riesling.
    L’historique millésime 2000 nous en a fourni l’opportunité.
    Elle n’est probablement prête de se renouveler…
    1950 Kg de Riesling vendangés à pleine maturité le 31 août 2000 ont été mis à « passeriller » sur lit de paille durant 5 mois et pressurés le 15 janvier 2001.
    La quantité produite de cette absolue rareté est de 400 litres, soit 800 bouteilles de 0,5 L.
    Les vins ont été embouteillés au mois d’août 2001.

    Éléments analytiques :
    35 kmw (35% de sucres en masse volumique) au moment du pressurage.
    Alcool : 12,1 % vol
    Sucres résiduels : 200 g/L
    Acidité totale : 9,6 ‰

    Robe claire, brillante, lumineuse à reflets verts. A ce stade (novembre 2001) le nez présente des arômes d’agrumes confits avec des notes résinées et minérales.
    La bouche est très riche, avec des arômes terpéniques d’une grande persistance.
    Ce vin est encore très loin de son équilibre final.
    Il est certainement appelé à une très longue évolution. La garde prévisible est de plusieurs dizaines d’années.

    Il s’agit d’un produit unique que nous ne sommes probablement pas prêts de reproduire…


  • EPUISE – Golser Sankt Laurent 2004 Domaine Lunzer (0,75L)

    GOLSER SANKT LAURENT 2004

    Provenant peut-être d’une mutation du Pinot noir (cépage génétiquement instable), le Sankt Laurent a été identifié autrefois en Alsace. Il n’est de nos jours, plus cultivé qu’en basse Autriche et dans le Burgenland.

    Cette cuvée de 2004 de Sankt Laurent présente une robe pourpre très sombre.

    La bouche est concentrée, marquée par les petits fruits rouges. C’est aromatique, original, typé.

    Ce vin présente un taux d’alcool naturel de 14%, gage d’une excellente maturité du raisin. Proche du Pinot noir, il est à boire dans les trois ans sur son fruit .


  • ÉPUISÉ-Golser Sankt Laurent 2006 Domaine Lunzer (0,75L)

    GOLSER SANKT LAURENT 2006Provenant peut-être d’une mutation du Pinot noir (cépage génétiquement instable), le Sankt Laurent a été identifié autrefois en Alsace. Il n’est de nos jours, plus cultivé qu’en basse Autriche et dans le Burgenland.

    Cette cuvée de 2006 de Sankt Laurent présente une robe rubis, grenat intense.

    La bouche est concentrée, marquée par les petits fruits rouges. C’est aromatique, original, typé.

    Ce vin présente un taux d’alcool naturel de 13%, gage d’une excellente maturité du raisin. Proche du Pinot noir, les dernières dégustations de 2013 nous présente un vin resté dans tout l’éclat de sa fraîcheur aromatique grâce à une acidité naturelle suffisante. Il devrait évoluer sur des arômes de maturité, proche des bourgognes issus du Pinot Noir .


  • EPUISE – Golser Strohwein Cabernet-Sauvignon 2003 Domaine Lunzer (0.50L)

    GOLSER STROHWEIN CABERNET SAUVIGNON 2003

    • 1800 kg de raisins de cépage Cabernet Sauvignon ont été vendangés le 5 septembre 2003 . La richesse du moût était de 18KMW (18% de sucre par litre de moût en masse volumique).

    • Les raisins ont passé cinq mois sur lit de paille (voir photo sur notre site internet).

    • Ils ont été pressurés le 5 février 2004. La richesse du moût avait alors atteint 35 KMW (35 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Alcool : 11.7 %vol
    sucres résiduels : 211.8 gr/litre
    acidité fixe : 8.7‰.

    • La robe est rubis-corail. Beaucoup de fraicheur en bouche grâce à une acidité très satisfaisante, qui équilibre remarquablement ce petit joyau œnologique aux arômes intenses de fraise des bois, framboise et autres fruits rouges. La persistance aromatique est excellente.

  • EPUISE – Golser Strohwein Cabernet-Sauvignon 2006 Domaine Lunzer

    GOLSER STROHWEIN CABERNET SAUVIGNON 20062500 kg de raisins cabernet-sauvignon ont été vendangés le 28 septembre 2006 et mis à « passeriller » dans les greniers de Georg Lunzer jusqu’au 18 mars 2007, date à laquelle ils ont été pressurés et vinifiés.
    La richesse du moût était alors de 32.5 KMW (32.5 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Alcool : 10.5 %vol
    Sucres résiduels : 202 gr/litre
    Acidité totale  : 9.1‰.

    Doté d’une robe rubis profonde, ce rarissime vin de paille offre une délicieuse, délicate et unique palette aromatique de petits fruits rouges.
    Une bonne acidité lui confère fraîcheur, équilibre et longueur.
    Vin totalement unique en son genre.

    Quantité produite : 380 litres.


  • Vin du Mois : Vin de paille du Burgenland autrichien

    Vin du mois : Janvier 2009

    « Les joyaux de la Couronne »
    Spécial Vin de Paille

     

    LES VINS DE PAILLE DU BURGENLAND AUTRICHIEN (STROHWEIN)

    Concernant ces vins « spéciaux », il ne s’agit pas d’une tradition de cinq cent ans comme pour les Ruster Ausbruch, mais toutefois de plus d’un siècle. Le premier Strohwein recensé dans cette région date de 1891.
    On étendait alors les raisins sur des lits de roseaux du fameux lac de Neusiedeln, d’où le nom de «Shilfwein » (vin de roseaux).
    Dans cette région, royaume historique multiséculaire des vins liquoreux, l’élaboration des Strohwein et des Eiswein constituait une alternative aux « Ausbruch » les années où il n’y avait pas de botrytis cinéréa (pourriture noble).

    Le grand intérêt œnologique de ces vins repose tout d’abord sur l’extraordinaire richesse ampélographique de la région : Cépages indigènes Neuburger, Grüner Veltliner, Welschriesling, Spätrot-Rotgipfler, Frühroter veltliner, Furmint, Sankt Laurent, Blauerzweigelt, Blaufränkisch, mais aussi tous les cépages « internationaux » sans exception.

    Cet intérêt repose également sur des conditions climatiques parfaites pour une lente maturation du raisin, préservant au mieux la richesse aromatique propre au cépage, ainsi que l’acidité, gage de l’équilibre recherché.
    La législation autrichienne, très restrictive, prévoit une quantité minimum de sucre de 25 KMW au pressurage (25% de sucre en masse volumique).

     Elle est la seule législation qui précise une durée minimum de séchage des raisins avant pressurage. (Trois mois sur lits de paille ou de roseaux).
    Cette législation sévère exclut ainsi de facto tous les «simili» vins de paille séchés au ventilateur en chambres chaudes… (Ils sont légion, un peu partout dans le monde, y compris, hélas, en France…)

    Passerillage du Furmint, avec les deux procédés classiques. Photo du 26 octobre 1997 à Rust (Burgenland - Autriche)
    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l'élaboration d'un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V...

    Avec notre ami et partenaire Georg Lunzer, nous avons réalisé depuis le milieu de années 90 quelques vins de paille vraiment extraordinaires et probablement uniques en leur genre. Je pense entre autres au vin de paille Cabernet Sauvignon, dont la première cuvée a vu le jour en 1997 et au vin de paille Riesling, qui n’a pu être réalisé qu’une seule fois, en 2000 .

    Avec Bruno Landauer à Rust, nous avons réalisé un seul et unique vin de paille en 1997 à partir de 100% du cépage Furmint (le cépage du Tokaji). C’est donc une rareté absolue. A ma connaissance, il n’a jamais été produit de vin de paille à Rust et encore moins à partir du Furmint.

    RUSTER STROHWEIN FURMINT 1997 (DOMAINE BRUNO LANDAUER)

    Vendangés le 24 octobre 1997, 2900 kg de raisins ont été mis à passeriller à la fois sur lit de paille et suspendus durant 4 mois. Quantité produite: 650 litres, soit 1700 bouteilles de 0,375 l.
    Richesse du moût pressuré: 26°KMW.
    81 grammes de sucres résiduels par litre
    12,8% alc/vol
    6,8 pour mille d’acidité totale. Fermentation et élevage en cuve inox.

    Vin d’une infinie délicatesse, un véritable cristal. Grande garde.

    Une grappe de Furmint.

    GOLSER STROHWEIN RHEINRIESLING 2000

    Il y a bien longtemps que nous espérions réaliser un grand vin de paille issu à 100% du cépage Riesling.
    L’historique millésime 2000 nous en a fourni l’opportunité.
    Elle n’est probablement prête de se renouveler…
    1950 Kg de Riesling vendangés à pleine maturité le 31 août 2000 ont été mis à « passeriller » sur lit de paille durant 5 mois et pressurés le 15 janvier 2001.
    La quantité produite de cette absolue rareté est de 400 litres, soit 800 bouteilles de 0,5 L.
    Les vins ont été embouteillés au mois d’août 2001.

    Éléments analytiques :
    35 kmw (35% de sucres en masse volumique) au moment du pressurage.
    Alcool : 12,1 % vol
    Sucres résiduels : 200 g/L
    Acidité totale : 9,6 ‰

    Robe vieil or, brillante, lumineuse à reflets verts. Le nez présente des arômes d’agrumes confits avec des notes résinées et minérales.
    La bouche est très riche, avec des arômes terpéniques d’une grande persistance.
    Ce vin approche lentement de son équilibre final.
    Il est certainement appelé à une très longue évolution.

    GOLSER STROHWEIN « Cuvée » 1997

    Ce vin possède
    105 grammes de sucres résiduels par litre,
    une acidité de 6,5‰,
    et 12,3% d’Alc/vol.

    Ce vin est issu des cépages Gewürtztraminer, Muscat à petits grains, Muscat Ottonel, Neuburger et Frühroterveltliner (alias Malvoisie). Ils ont été pressurés après cinq mois de séchage sur lit de paille fin février 1998.
    Production totale : 1300 bouteille de 0.50 L.

    Très belle robe vieil or à reflets verts soutenus, brillante, limpide.
    Nez aromatique, complexe, sur les fruits confits, floral, mentholé.
    En bouche très équilibré, et harmonieux. Grande garde.

     

     

     

     

     

    GOLSER STROHWEIN CABERNET SAUVIGNON 2006

    2500 kg de raisins cabernet-sauvignon ont été vendangés le 28 septembre 2006 et mis à « passeriller » dans les greniers de Georg Lunzer jusqu’au 18 mars 2007, date à laquelle ils ont été pressurés et vinifiés.
    La richesse du moût était alors de 32.5 KMW (32.5 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Éléments analytiques :
    Alcool : 10.5 %vol
    Sucres résiduels : 202 gr/litre
    Acidité totale : 9.1‰.

     Doté d’une robe rubis profonde, ce rarissime vin de paille offre une délicieuse, délicate et unique palette aromatique de petits fruits rouges.
    Une bonne acidité lui confère fraîcheur, équilibre et longueur.
    Vin totalement unique en son genre.

     Quantité produite : 380 litres.

     

     

     

     

     

     

     

    Afin de bien débuter cette nouvelle année 2009, nous avons décidé d’ouvrir notre vinothèque et de vous proposer une offre spéciale abordable de ces quatre vins qui sont de véritables chef d’œuvre œnologiques.


  • News 6 Mai 2008

    Posté dans par admin

    Orlienas, le 6 mai 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Dernière news de mon compte-rendu de voyage du mois d’avril. Pour ceux qui veulent accéder aux deux derniers compte-rendus d’avril : news avril 2008.
    D’autre part, le vin du mois (Mai 2008) est en ligne depuis cet après-midi avec un dossier sur le Porto.

    Revenons à notre ultime compte-rendu de voyage.
    Dernier élément sur l’Italie avec une petite visite à mon vieil ami Gianluca Viberti. Je connais ce garçon depuis début 1993. Il a repris la culture et la vinification du domaine familial et produit de merveilleux Barolo grand cru, qui régalent nos clients depuis le millésime 1989. J’ai dégusté le Barolo Bricco delle Viole 2003 qui fera date dans les grands millésimes du domaine.

    Gianluca Viberti et Jean-François Ragot le samedi 5 avril 2008 à Verona.

    Lundi 7 avril a été consacré à la route pour rejoindre Rust dans le Burgenland autrichien, étape traditionnelle vers la lointaine Tokaj. A tout seigneur, tout honneur avec la dégustation de la cave de Bruno Landauer.

    Vue de Rust depuis les collines surplombant le lac le 7 avril 2008.

    Dégustation/sélection chez Bruno Landauer le 7 avril 2008.

    Comme d’habitude, tous les blancs secs sont excellents ! J’ai remarqué toutefois, un délicieux Pinot Blanc (Weissburgunder) 2007 concentré, fruité, minéral, élégant et en conclusion fort bien équilibré. (Alcool 13.5%, acidité 6.3‰) Comme j’ai eu l’occasion de vous le dire de nombreuses fois, le Pinot Blanc peut être remarquable dans cette région de l’Europe. Il vous sera proposé prochainement. Dans les rouges, j’ai été très impressionné par la cuvée Prestige Urbarial 2006 composé à partir de 50% de Zweigelt, 40% Merlot et 10% Pinot Noir. Nous aurons l’occasion d’en reparler prochainement. Dans les liquoreux de pourriture noble, le Beerenauslese 2007 (Furmint 50%, Welschriesling 50%) est éclatant de fruité ! Très bon Beerenauslese 2006 (50% Pinot Blanc, 50% Welschriesling). Bref ! J’ai résumé un peu rapidement, mais tout est bon.
    Mardi 8 avril, dégustation chez notre ami Georg Lunzer. Très bons blancs secs 2007 également avec un Welschriesling présentant d’étonnant arômes d’agrumes verts. Un vin de soif de 11 % d’alcool/ vol comme on ne trouve hélas pas ou plus en France depuis longtemps. Les rouges 2007 sont particulièrement bien constitués (Sankt Laurent et Zweigelt). Le clou du spectacle revenait bien sûr à la dégustation du Strohwein-vin de paille Cabernet-Sauvignon 2007 (550 litres) dont je ne peux m’empêcher de vous présenter en avant-première la délicate robe rubis. Nous le mettrons en bouteille vers le mois d’octobre, car rien ne presse cette année.

    Strohwein vin de paille Cabernet-Sauvignon 2007. Georg Lunzer.

    Pour terminer, un petit mot sur Tokaj où je suis resté cinq jours. J’en ai profité pour « finaliser » notre cuvée de Château Sarospatak 6 Puttonyos 2002 qui prendra la suite du 6 Puttonyos 1999. A noter également, une grande satisfaction pour notre cuvée Château Sarospatak Muscat vendanges tardives 2007. Avec ce millésime, nous allons enfin arriver à une récolte quasi normale (environ 10HL pour un peu plus d’un Ha…). Je vous parlerai ultérieurement plus longuement de Tokaj.

    Je serai en déplacement en Afrique du Sud, du 8 au 19 avril. J’aurais certainement beaucoup de choses à vous dire à mon retour. La prochaine mise-à-jour du site est prévue pour le mercredi 21 mai.

    Amicales et œnophiles salutations,
    Jean-François Ragot


  • News 20 Novembre 2007

    Orlienas, le 20 novembre 2007,

    Lundi 29 octobre, direction la Hongrie en passant bien entendu, au préalable, chez mon excellent ami et partenaire Georg Lunzer. Ce fût bien sur l’occasion de jeter un coup d’œil approfondi aux raisins Cabernet-Sauvignon qui sont en train de sécher paisiblement dans son grenier. Je vous rappelle que les raisins ont été vendangés le 21 septembre avec un excellent état sanitaire. Les peaux sont épaisses, ce qui est un gage prometteur pour l’évolution du séchage des raisins. Nous sommes passés ensuite à la dégustation des différents produits élaborés au cours de cette année à grands contrastes. L’été fût très chaud, avec très peu de pluies. La première décade de septembre a été en revanche relativement arrosée. Je noterai pour les vins blancs un remarquable Pinot Blanc 2007 vendangé à 18.5 KMW (18.5% de sucres en masse volumique). Ce vin issu d’une agriculture bio, sans aucune chaptalisation présente une robe très claire, un nez très fruité et de bonne complexité. En bouche, c’est complexe et aromatique. Ceci confirme les grandes possibilités du cépage Pinot Blanc, appelé aussi Weissburgunder, dans cette région de notre vieille Europe.

    Cliquez ici pour télécharger la vidéo. (120 Mo)

    Dans les rouges, j’ai particulièrement remarqué un Sankt Laurent 2007 à la robe rubis et à reflets violets. En bouche, c’est fin et délicat comme un excellent Pinot Noir. Le Merlot 2007 à la robe grenat très profonde est comme d’habitude absolument excellent, aromatique, équilibré et puissant (21 KMW soit 21% de sucres en masse volumique).
    Georg nous a préparé d’excellent Knödel aux pommes de terre fourrés au jambon. Un vrai régal ! Nous sommes prêts à affronter la route vers Tokaj. Les contrôles à la frontière se sont considérablement allégés, en vue de leur suppression totale le 21 décembre, avec l’intégration dans l’espace européen Schengen.

    A Tokaj, les vendanges, commencées cette année le 25 août, continuent et ceci pour deux semaine encore. La dégustation de l’eszencia est comme toujours particulièrement instructive. En effet, consécutivement à la canicule, on enregistre des acidités basses. Par exemple, j’ai dégusté des eszencias avec environ 8.5‰ d’acidité alors qu’en 2005 et 2006, elles variaient entre 20 et 25‰ ! C’est par conséquent un millésime « complexe » et je laisse la parole à mon ami Nicolas, consultant et œnologue pour nous résumer la situation.

    Cliquez ici pour télécharger la vidéo. (70 Mo)

    Le retour vers l’ouest s’est effectué les 4 et 5 novembre via Rust où j’ai pu me forger ma première impression de la vendange 2007. Tout est bon ! les blancs secs avec cette année une préférence pour le Chardonnay. Pour les liquoreux, le botrytis est arrivé vite, dès le début septembre. Les premières pluies se sont manifestées les 24 et 25 août. Une botrytisation rapide est en général le gage d’une excellente qualité de liquoreux.
    En partant des moins riches vers les plus riches,à noter, un éclatant Gewürztraminer 2007 vendangé à 21 KMW (soit 21% de sucres en masse volumique), un passionnant Beerenauslese 2007 vendangé à 27.5 KMW (soit 27.5% de sucres en masse volumique) élaboré à partir de 60% de Furmint et 40% de Welschriesling. Excellente acidité, équilibre parfait : une future bouteille de légende de chez Dionis.
    Enfin, plusieurs cuvées d’Ausbruch vendangées les 11 et 12 octobre. Il existe 1 000 litres de Weisburgunder à 38.5KMW (soit 38.5% de sucres en masse volumique). On peut estimer que le vin devrait in fine présenter environ 280g de sucres résiduels et 8 ou 9% d’alcool/vol.

    A noter, qu’il est impossible eu égard à la botrytisation intense des raisins à Rust, d’espérer vendanger un Eiswein cette fin d’année. En effet, nous avons utilisé les raisins Furmint pour l’élaboration du Beerenauslese. Le dernier Eiswein demeure pour l’instant le 2003. C’est regrettable car les conditions météo de cet automne, beaucoup plus fraiches, peuvent laisser envisager un coup de froid d’ici Noël.

    Montée dans les greniers de Georg Lunzer le 29 octobre 2007.

    Vendange de grappes très botrytisées le 30 octobre 2007 à Tarcal.

    Vendange botrytisée le 30 octobre 2007 à Tarcal.

    Vendanges du 30 octobre 2007 à Tarcal.

    Le vignoble de Tolcsva le 1er novembre 2007.

    Type de grains Aszu de deuxième classe le 2 novembre 2007.

    Deux "grandes vedettes" de Rust : à droite Bruno Landauer avec à ses côtés Peter Schandl. Photo du 4 novembre 2007

    Première neige à Tokaj le 7 novembre 2007.

    Sincères salutations œnophiles,
    Jean-François RAGOT.


  • News 6 Juin 2007

    Posté dans par admin

    Orlienas, le 6 juin 2007

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    A peine revenu d’Afrique du Sud, je ne sais plus où donner de la tête ! Des nouvelles importantes cette fois-ci :
    Et d’abord puisque nous parlons de l’Afrique du Sud, à tout seigneur, tout honneur !

    Klein Constantia – VIN DE CONSTANCE 2002 (0.50l)

    La politique de lancement des millésimes a lentement évoluée au domaine de Klein Constantia, ce qui entraine un « retard » dans leur mise à disposition.
    Rassurez-vous, le millésime 2002 est arrivé en ce début du mois de juin et nous attendons vos commandes ! Dans l’attente d’une augmentation des prix annoncée par le domaine à partir de l’automne, nous avons pu maintenir un prix inchangé depuis six ans.

    Éléments analytiques :
    Avec 158 grammes de sucre résiduel, 13 % d’alcool et 6.70 ‰, ce seizième millésime particulièrement équilibré et savoureux réjouira les amateurs et les collectionneurs.

    Le Vin de Constance 2002 vous est proposé ce mois de juin en VIN du MOIS.

    Revenons à l’Europe, pour signaler la disponibilité du

    AUTRICHE-BURGENLAND
    GOLSER STROHWEIN (VIN DE PAILLE)
    CABERNET SAUVIGNON 2006 (0.50L)
    GEORG LUNZER

    Ce type de vin nous a vraiment donné beaucoup de soucis et il devient probablement le produit le plus « complexe » de notre gamme… Après le remarquable millésime 2003, il y a eu le calamiteux 2004 qui n’a pu être mis en circulation. En 2005, il n’a pas été possible d’élaborer ce vin. C’est donc avec grande impatience que nous attendions le 2006.
    Il est enfin prêt ! Vous pouvez voir une vidéo montrant les raisins de cabernet-sauvignon en train de passeriller dans le grenier de Georg Lunzer le 30 octobre 2006.
    Les raisins ont été vendangés le 28 septembre 2006 pour une quantité de 2500 kgs.
    Sachez qu’il a fallu éliminer au mois de novembre environ 30 % des raisins qui s’étaient détériorés suite à un mois d’octobre très chaud.
    La suite du processus de séchage s’est bien déroulée durant presque six mois, jusqu’au 18 Mars 2007, date à laquelle les raisins ont été pressurés et vinifiés.

    Pressurage du Cabernet-Sauvignon Vin de Paille le 18 mars 2007
    Pressurage du Cabernet-Sauvignon Vin de Paille le 18 mars 2007

    Pressurage du Cabernet-Sauvignon Vin de Paille le 18 mars 2007
    Pressurage du Cabernet-Sauvignon Vin de Paille le 18 mars 2007

    Pressurage du Cabernet-Sauvignon Vin de Paille le 18 mars 2007
    Pressurage du Cabernet-Sauvignon Vin de Paille le 18 mars 2007

    Pressurage du Cabernet-Sauvignon Vin de Paille le 18 mars 2007
    Pressurage du Cabernet-Sauvignon Vin de Paille le 18 mars 2007

    Pressurage du Cabernet-Sauvignon Vin de Paille le 18 mars 2007
    Pressurage du Cabernet-Sauvignon Vin de Paille le 18 mars 2007

    Doté d’une robe grenat profonde, ce rarissime, pour ne pas dire unique, vin de paille offre une délicieuse et délicate palette aromatique de petits fruits rouges (fraise, framboise, groseille…).
    Une bonne acidité lui confère fraicheur, équilibre et longueur.

    Paramètres analytiques :
    Quantité produite: 380 litres .
    Alcool: 10.5% vol.
    Sucres résiduels: 202 gr/l.
    Acidité totale: 9.1 ‰.

    Il faut considérer ce produit comme une création qui démontre, si besoin était, que rien n’est figé dans notre monde du vin.
    Je souris toujours quand on me parle de rareté en évoquant le Château d’Yquem. Pour en être excellent, ce vin n’en est pas moins produit pratiquement chaque année à la quantité d’environ 90 000 bouteilles…
    Pour notre vin de paille rouge de cabernet sauvignon, on peut parler de 750 bouteilles de 0.50l…

    Sincères salutations œnophiles,
    Jean-François RAGOT


  • News 24 Avril 2007

    Orlienas, le 24 avril 2007

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Suite et fin de notre compte-rendu de voyage de mars-avril 2007.

    Le 2 avril, il était temps de déguster les vins du millésime 2006 à Gols chez mon ami Georg Lunzer. Nous avons fait par conséquent un vaste tour de cave, qui a permis entre autres d’apprécier quelques blancs secs excellemment vinifiés, principalement Welschriesling, Weissburgunder et Chardonnay. Pour les rouges, j’ai sélectionné une petite cuvée de Sankt Laurent, encore sur ses lies. D’une robe rubis profond, ce vin de belle fraîcheur et d’équilibre, allie la finesse à la longueur en bouche. Vendangé à 20 KMW (20% de sucre en masse volumique) il présente un taux d’alcool naturel de 12.9%/vol et une acidité de 4.9‰. Il a été récolté avec un rendement de 33 Hl/ha. Il sera embouteillé fin avril et disponible sur notre carte dans les mois qui viennent. Globalement, tous les rouges dégustés (Zweigelt, Blaufränkisch et Merlot) sont très satisfaisants et de grande maturité. Ils devraient être aptes à une bonne garde.

    Le chargement du pressoir avec les raisins de Cabernet-Sauvignon passerillés le 18 mars 2007.

    Comme vous le savez, nous avons vécu des « galères » avec nos vins de paille de Cabernet-Sauvignon, cette production extrêmement confidentielle étant de plus en plus difficile à mener à bien.
    Je rappelle rapidement l’historique de ce vin : en 1996, Georg était sur le point d’arracher sa parcelle de Cabernet-Sauvignon, (1/2 hectare environ) les vins rouges produits par ce vignoble présentant un caractère passablement végétal, bien que le raisin était bien mûr. C’est à ce moment là, que je lui ai proposé d’essayer d’élaborer un vin de paille à partir des raisins de ce vignoble. Georg produisait déjà depuis plusieurs années quelques vins de paille remarquables : certains d’entre vous se rappellent probablement le fameux 1992 qui s’est vendu en quelques semaines… Après que la décision de principe ait été prise, il ne restait plus qu’ à passer à l’acte, ce qui fût fait à l’automne 1997 avec le premier millésime de sa génération. Ce fût un grand succès.

    La réussite nous a ensuite accompagnée jusqu’à l’échec incompréhensible de 2004. La production moyenne a été de 300 à 350 litres par millésime. Le dernier disponible fût le 2003.
    Autant dire, que nos attentes étaient grandes sur le millésime 2006. Voir VIDÉO : Dans le « grenier » de Georg Lunzer. (30/10/06).

    Les raisins ont été finalement pressurés le 18 mars 2006. Ils sont par conséquent demeurés six mois à passeriller dans le grenier de Georg. La première dégustation de ce vin le 2 avril fût un émerveillement. De robe grenat, le nez encore peu développé à ce stade est prometteur. En bouche, c’est une très grande richesse en sucres, une palette de petits fruits rouges variés, une excellente acidité et une immense longueur. Hélas, il n’ y a que 350 litres, soit environ 700 bouteilles de 0.50 L. Une partie de ce vin est déjà vendue à la grande restauration française et suisse. En cas d’intérêt, je ne peux que vous recommander de vous rapprocher très rapidement de nous. (info-contact@dionis-vins.fr) afin de faire une réservation ferme.

    Dégustation des Aszu 2006 le 5 avril 2007.

    La troisième partie du voyage a été consacrée à Tokaj et plus particulièrement à la dégustation du millésime 2006. Je dirai tout d’abord que 2006 n’est pas une année à Szamorodni, qui demande globalement des conditions d’humidité plus importantes, favorisant l’apparition de la « pourriture noble classique« . Comme j’ai déjà du vous le dire de nombreuses fois, le vin Aszu provient plus particulièrement de grains franchement passerillés. Les différents lots de 2006 dégustés en barrique montrent tous une richesse naturelle élevée (environ 170, 180 grammes de sucre, un bon potentiel aromatique qui ne demande qu’à se développer et une acidité fine et tranchante d’environ 11‰). Ce sont les critères classiques des grands Aszu vendangés tardivement en respectant les règles ancestrales des dates de vendanges (le 28 octobre). Le millésime 2006 s’inscrit pour les productions d’élite dans la lignée des superbes 1999 et 2005. J’aurai l’occasion de vous reparler des vins en cours d’élevage.
    Je voudrais signaler également une très intéressante et rarissime cuvée 2006 provenant du cépage Grasa récolté en vendange tardive (le même que celui de Cotnari en Moldavie roumaine). Avec 100 grammes de sucres résiduels environ, il offre une palette aromatique très fruitée et complexe. C’est probablement un cépage qui a de l’avenir dans notre belle région de la Tokajhegyalja.

    Voila chers amis : je suis venu à bout de ce laborieux compte-rendu, que vous n’aurez pas trouvé trop lassant, je l’espère.
    Mon prochain voyage est classiquement l’ Afrique du Sud. Ce sera durant la deuxième quinzaine de mai.

    Sincères salutations œnophiles.

    Jean-François Ragot