• Archives pour l'Étiquette Jean-François Ragot
  • News : 26 juin 2018 : voyage dans les vignobles d’Afrique du Sud au mois de mai 2018.

    Le chais de 1791 de GROOT CONSTANTIA, le 18 mai 2018.
    Jean Naudé (directeur du domaine GROOT CONSTANTIA) et Jean-François Ragot, le 18 mai 2018.
    Un des rarissimes et très bon Zinfandel de la région du Cap.
    Domaine BLAAUWKLIPPEN (Stellenbosch), le 21 mai 2018.
    Domaine HAMILTON-RUSSELL, le 22 mai 2018. Dégustation de groupe en compagnie d’Anthony Hamilton-Russell.
    Jean-François Ragot et Marguerite Abergel en dégustation au domaine HAMILTON-RUSSELL, le 22 mai 2018.
    Jacques Jordaan (responsable marketing) et Jean-François Ragot au domaine SIMONSIG, le 23 mai 2018.
    Jean-François Ragot et Lars Maack en dégustation au domaine historique de Constantia : BUITENVERWACHTING, le 24 mai 2018.
    Domaine THELEMA (Stellenbosch)
    Les vignobles au début de l’hiver austral, le 29 mai 2018.
    Domaine THELEMA (Stellenbosch).
    Les vignobles au début de l’hiver austral, le 29 mai 2018.

  • News : 9 mai 2018 : Sixième vente aux enchères des vins de Tokaj, le 21 avril 2018

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    Orliénas, le 9 mai 2018,

    Ce 21 avril 2018, tout juste arrivé dans la région la veille au soir, j’ai participé « en tant qu’observateur » à la 6ème vente aux enchères des vins de Tokaj, organisée par notre confrérie, dont j’ai l’honneur d’être membre depuis 2003.
    Après les deux premières éditions, 2013 et 2014 qui se sont tenues au château de Sarospatak, la manifestation a rejoint en 2015 l’ex-synagogue de Tokaj, transformée en un beau local polyvalent après des travaux considérables.
    Cette édition 2018 était organisée en duplex avec le club londonien du vin : »67 Pall Mall« . La confrérie avait une fois encore orienté la sélection des lots sur des vins blancs secs, issus ultra majoritairement du cépage dominant de l’appellation, le Furmint. Toutefois, étaient heureusement joints à cette vente, quelques lots de Tokaji Aszu intéressants, ainsi qu’un lot de Tokaji Szamorodni sec.
    Les résultats de la vente ont été, je pense, fort éloignés des attentes des organisateurs et ceci pour plusieurs raisons.

    La première, la plus évidente à mon sens, est que Tokaj doit sa réputation historique depuis presque quatre siècles, à sa capacité à réaliser d’extraordinaires vins moelleux aptes à se conserver presque un siècle… Le cépage Furmint, très peu aromatique, globalement acide et présentant des taux d’alcool de plus en plus élevés, pour cause de réchauffement climatique, est inapte à produire de grands vins blancs secs. En revanche, il n’a pas ou peu de vrais concurrents pour la réalisation de grands vins liquoreux naturellement doux.
    Seule exception : le Tokaji Szamorodni Szaraz (sec), élevé à la méthode oxydative, rejoint alors les plus grands vins de sa catégorie : je pense particulièrement  aux Vins Jaunes Jurassiens et au Xérès andalou. Le Tokaji Szamorodni sec après trois ou quatre années d’élevage, souvent sous voile, en barriques usagées et une quinzaine d’années au moins de séjour en bouteille, peut atteindre des sommets qualitatifs insoupçonnables.

    La deuxième raison à cette déconvenue est à mon sens liée à des estimations de prix fantaisistes et hors marché. Les résultats de la vente ont été malheureusement conformes à ces deux observations. Seuls quelques lots de Tokaj Aszu ont franchi le cap, plus de la moitié des lots ont été retirés sur les 39 présentés. C’est certes bien regrettable, mais il fallait s’y attendre. Seul un véritable aveuglement des producteurs, lié à des erreurs marketing, a conduit à cet échec.

    Alors, quid de la prochaine édition 2019 ? Il ne m’appartient pas de le dire, mais je conseillerai fortement à mes amis de la Confrérie des Vins de Tokaj, de ré-orienter franchement leur sélection vers de belles cuvées d’Aszu, de Tokaji Szamorodni doux, de Tokaji Szamorodni sec le cas échéant, sans oublier quelques bouteilles de collection, à titre de cerises sur le gâteau. Il est intéressant de noter à ce sujet que les 12 bouteilles de Tokaj Azsu 5 Puttonyos 1963 présentes à la vente, ont été adjugées à 457 € la bouteille.
    Ceci démontre l’extraordinaire potentiel de ce vignoble, qui m’enchante depuis 32 ans maintenant…
    Je recommanderais aussi, bien entendu, de ne pas tenter de s’affranchir des lois du marché. Un vieux souvenir me revient, puisque je suis presque un « dinosaure » dans cette région : en 1990, les dirigeants du Combinat de Tokaji qui possédait le monopole des exportations, avaient décidé subitement de doubler le prix des vins vers les marchés occidentaux… Les affaires se sont bien entendu arrêtées brutalement et ils n’ont plus vendu une seule bouteille… Alors, gageons qu’en 2018, on comprenne un peu mieux ce que signifie le terme économie de marché…

    Jean-François Ragot

    6ème vente aux enchères des vins de Tokaj, organisée par la Confrérie des Vins de Tokaj.
    Synagogue de Tokaj, le 21 avril 2018.

  • Le Ruster Ausbruch (Burgenland – Autriche)

    Peu d’œnophiles, mêmes éclairés savent que c’est à Rust dans le Burgenland autrichien qu’est produit un des plus grands, peut-être le plus grand vin liquoreux au monde , issu de la pourriture noble ou botrytis cinéréa.

    La petite ville de RUST est située à 60 kilomètres au sud-est de Vienne, sur les confins austro-hongrois, dans un paysage qui rejette loin tous les clichés que l’on peut rapporter un jour d’un voyage dans l’ouest de l’Autriche.
    Nous sommes ici au cœur de l’Europe Centrale, à l’orée de la grande plaine, au bord d’un lac « invraisemblable » : le Neusiedlersee.

    Imaginez quelques instants une espèce peu courante : un lac de steppe de 300 km2 de 7 à 15 Km de large, de 36 Km de longueur, mais d’une profondeur n’excédant pas 1 à 1,5 mètres.

    Vue de Rust depuis les collines surplombant le lac le 7 avril 2008.

    Ces conditions géographiques si particulières (nous sommes ici au point le plus chaud de toute l’Europe Centrale : l’ensoleillement dépasse 2000 heures par an et les précipitations sont en moyenne de 700 mm) sont génératrices d’ un fabuleux micro-climat permettant d’obtenir de la pourriture noble peu ou prou jusqu’à 7 à 8 fois par décade… Un record du monde !
    D’ailleurs, les meilleurs vignobles de RUST se lovent jusqu’à l’extrême bordure du lac baignant les derniers ceps de vigne…

    Il est surprenant de constater le très lent développement des vins liquoreux botrytisés en France (guère avant 1850) alors qu’au contraire à Rust et à Tokaj on avait bien compris dès le XVIème siècle l’importance des brumes automnales pour la production de ce type de vin.

    Les RUSTER AUSBRUCH sont probablement avec les Tokaji les plus anciens liquoreux issus de raisins passerillés sur pied de l’histoire européenne du vin.
    La première mention connue est de 1525, soit une cinquantaine d’années avant Tokaj (à 400 Km plus à l’Est).

    Les RUSTER étaient dès le XVIIème siècle reconnus comme si exceptionnels, que l’Empereur lui-même donna à RUST en 1684 le statut de ville libre d’Empire, dispensée de taxes et de droits féodaux.
    C’est à partir de cette époque que les tonneaux des vignerons purent arborer fièrement la lettre  » R  » (comme Rust) marquée au feu.

    Ici, tout évoque la tradition et l’histoire. Les familles de vignerons sont installées pour la plupart depuis le milieu du XVIIème siècle. Elle furent hongroises jusqu’à l’éclatement de l’Empire en 1919 (Hongrie allemande de l’Ouest) puis devinrent autrichiennes.

    Ruster et Tokaji connurent un destin presque commun, mais eu égard à la modestie des surfaces du vignoble de Rust, ce dernier fut peu à peu éclipsé par la formidable ascension du Tokaji et vers la fin du XIXème siècle avec la crise du philoxera, il avait pratiquement disparu.

    Complanté initialement du cépage hongrois Furmint, (appelé autrefois ici Zapfner) le vignoble renaîtra de ses cendres après la première guerre mondiale avec un choix très vaste de cépages, à la fois indigènes et internationaux.
    Pour tout ce qui touche aux vins liquoreux proprement dit, on utilise aujourd’hui plus spécifiquement les cépages : Chardonnay, Muscat à petits grains, Muscat Ottonel, Sauvignon, Pinot Gris (alias Rülander), Pinot Blanc (alias Weissburgunder), Gewürtztraminer, Riesling, Müller-Thurgau, mais aussi les excellents cépages indigènes Welshriesling, Neuburger et depuis peu à nouveau, le Furmint.
    Le Bouvier quant à lui est à éviter … Je le considère comme une « usine à sucre » !

    Les vignobles couvrent environ 500 hectares dont 40% seulement sont consacrés aux vins blancs. Sur ces 200 hectares restants pour les potentiels vins liquoreux, environ une petite centaine sont aptes à produire les plus fins nectars. La forte demande internationale de vins rouges tend à réduire encore la production de ce type de vin.

    Les meilleurs d’entre eux, les crus Greiner, Satz, Unterer Vogelsang , etc… sont situés à l’est de la route des bords du lac et rejoignent ce dernier en pente douce.
    Au temps de la monarchie, c’est à Rust que les vendanges étaient les plus tardives de tout l’Empire. Elles ne débutaient jamais avant le 28 octobre et pouvaient s’étaler sur 6 semaines.
    De nos jours on peut avoir la chance d’apercevoir des vendangeurs jusqu’à Noël, lorsque le vigneron cherche à obtenir le fameux « Eiswein » (vin obtenu à partir du pressurage de raisins gelés).

    Comme vous le savez bien à la lecture de la liste des vins de Dionis, nous avons une remarquable collection de vins de cette région et offrons à l’amateur gourmand quelques joyaux œnologiques remontants jusqu’à la fin des années 80.
    Les grands vins liquoreux de pourriture noble de Rust se répartissent en fonction de leur richesse naturelle en sucre au moment de la vendange, de la manière suivante :

    • Auslese : entre 21 KMW et 25 KMW (entre 21 % et 25 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Beerenauslese : entre 25 KMW et 27 KMW (entre 25 % et 27 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Ausbruch : à partir de 27 KMW (27 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Trockenbeerenauslese : A partir de 30 KMW (30 % de sucres par litre de moût en masse volumique.

    La vendange du raisin permettant d’obtenir le niveau qualitatif requis pour l’Ausbruch, nécessite un moût dont la richesse naturelle en sucre est au minimum de 138° Oechsle ou 27 KMW (environ 320g par litre).

    Un « Trockenbeerenauslese » (TBA) que rien ne différencie d’un Ausbruch, si ce n’est une richesse en sucre naturel encore plus élevée, doit présenter à la vendange un moût d’une richesse minimale de 30 KMW (environ 360g de sucre par litre).

    L’Ausbruch et le TBA doivent provenir exclusivement de raisins confits par la pourriture noble. Toute chaptalisation est prohibée. En France, la chaptalisation est autorisée à raison de 2%/vol, même pour les vins liquoreux. Seule la mention  » Vendanges Tardives  » ou  » Sélection de grains nobles  » est la garantie légale en France d’une vendange non enrichie.
    Les rendements moyens sont pour les Ausbruch de 400 à 750 litres par hectare.

    Ce qui fait la spécificité du Ruster-Ausbruch c’est son mode de vinification reposant sur une tradition éprouvée, multiséculaire .
    Bien qu’il y ait un « air de famille » indiscutable entre ce dernier et le Tokaji, la différence réside dans le fait qu’à Rust, ce sont des grappes de raisins « frais » non botrytisées , qui sont ajoutées et assemblées aux grappes complètement confites par la pourriture noble, ceci afin de faciliter le démarrage de la fermentation.

    Les quatre saisons à Rust
    Macération de grains botrytisés (pourriture noble)
    De gauche à droite : Tibor Kovacs, Michel et Robert Wenzel, enfin Jean-François Ragot, en octobre 1995 à Rust.
    Pressurage d’une cuvée de Ruster Ausbruch

    A Tokaj, ce sont des grains confits par la pourriture noble et le passerillage, vendangés un à un, qui sont mis à macérer, soit dans du moût, soit dans du moût en fermentation, soit dans un vin blanc de base.
    A partir de là, la vinification et l’élevage de ces deux vins sont proches.
    Il y a une trentaine d’années, on élevait les Ruster-Ausbruch un peu comme les Tokaji, par de longs séjours dans le bois. De nos jours, on recherche des vins beaucoup plus proches du fruit, grâce à des durées d’élevage courtes.
    Un Ausbruch équilibré doit présenter un taux d’alcool assez élevé (pratiquement entre 12.5% et 14% vol ) avec de 100 à 180 gr de sucres résiduels.

    C’est à mon sens un véritable archétype de la sélection de grains nobles , avec une puissance, un « rôti » dû au botrytis , une longueur et surtout une fraîcheur en bouche due à une splendide acidité , que je n’ai quasiment jamais rencontrée dans aucun autre vin de cette catégorie, si ce n’est dans le Tokaji.
    Ce sont des vins de très longue garde et la variété des cépages utilisés fait de chacun d’entre eux une authentique rareté et donc un véritable joyau œnologique.

    Jean-François RAGOT


  • News : 9 février 2017 : Voyage à Madère (Madeira)

    Orliénas, le 9 février 2017,

    J’ai eu l’opportunité, ce mois de janvier 2017, de me rendre dans l’ile de Madère. Je rappelle que cette petite ile (740 km²) se situe à environ 650 km au large du Maroc, en plein cœur de l’océan atlantique. Elle bénéficie d’un climat sub-tropical océanique, qui lui garanti une sorte de printemps perpétuel avec des amplitudes jour/nuit et des variations de température saisonnières faibles.
    Ce ne sont, à priori, pas des conditions favorables à la culture de la vigne, qui est d’ailleurs très limitée, car on trouve seulement environ 500 Ha de vignes. C’est par exemple, à peu près la moitié de l’appellation beaujolaise Morgon.

    La production annuelle est d’environ 40.000 Hl de vin d’appellation Madère. 92% de la production est vendue aux huit opérateurs qui vinifient et élèvent les vins, les 8% restants étant affectés à la consommation familiale.

    Durant les trois premiers jours de mon voyage, j’ai cherché en vain, ces fameux vignobles historiques. Ils sont en fait disséminés un peu partout dans l’ile avec une plus grande concentration sur la partie nord, ainsi que sur la côte sud. Il m’a fallu plusieurs jours pour presque tous les recenser.
    Il faut le dire tout de suite, le vin qui sort du pressoir ne présente aucun caractère satisfaisant, les conditions climatiques, de par l’absence d’amplitude des températures jour/nuit, étant comme on le sait très défavorable à la production de vins de qualité. On peut rajouter, particulièrement sur la côte nord, une absence de chaleur ne permettant pas une maturité favorable du raisin. Sur la côte sud, les températures plus élevées permettent toutefois d’atteindre de meilleurs degrés naturels.

    Vignoble au dessus de la petite ville de São Vicente (côte nord de l’ile de Madère), le 10 janvier 2017.

    Vignoble au dessus de la petite ville de São Vicente (côte nord de l’ile de Madère), le 10 janvier 2017.

    Vignoble au dessus de la petite ville de São Vicente (côte nord de l’ile de Madère), le 10 janvier 2017.

    Petit vignoble cultivé comme des jardins sur des terrasses à Calheta (partie sud-ouest de l’ile), le 11 janvier 2017.

    Petite « vigne-jardin » sur la côte nord de l’ile, au dessus de la petite ville de Seixal, le 12 janvier 2017.

    Petite « vigne-jardin » sur la côte nord de l’ile, au sessus de la petite ville de Seixal, le 12 janvier 2017.

    Petit « vignoble-jardin » sur la côte nord de l’ile au dessus de la petite ville de Seixal, le 12 janvier 2017.

    Petite « vigne-jardin » sur la côte nord de l’ile, au dessus de la petite ville de Seixal, le 12 janvier 2017. On remarque le long du vignoble, une levada : il s’agit d’un système complexe d’irrigation qui permet d’apporter le long des côtes l’eau récupérée sur le plateau central de l’ile.

    Vignoble en terrasses dominant l’océan, sur la côte nord, le 12 janvier 2017.

    Une sympathique vigneron dans son « vignoble-jardin », le 18 janvier 2017 à Câmara de Lobos.

    « Vignoble-jardin » sur la côte sud-ouest de l’ile à Jardim do Mar, le 19 janvier 2017.

    Vignoble expérimental du domaine Quinta das Vinhas à Estreito da Calheta, le 24 janvier 2017.

    Vignoble expérimental du domaine Quinta das Vinhas à Estreito da Calheta, le 24 janvier 2017. Il s’agit d’un des rares vignobles de l’ile représentant environ 4 Ha.

    Par conséquent, ce sont deux méthodes très originales qui sont à l’origine de la célébrité de ces vins : en effet, on s’est rendu compte empiriquement par le passé d’une extraordinaire capacité d’amélioration du vin, lorsqu’on le soumettait à des conditions extrêmes d’élevage, comme l’exposition prolongée à la chaleur, facteur d’oxydation intense.
    Pour résumer, ce qui assassine n’importe quel vin, blanc ou rouge classique, magnifiait ici le vin de Madère…
    A partir de ces constatations, se sont développées dans les temps modernes deux types d’élevage :

    L’estufagem : c’est la méthode pour produire rapidement avec un coût limité des vins de qualité moyenne à assez bonne. Il consiste à porter le vin durant trois mois à 48°C dans des cuves autoclaves et à le laisser reposer ensuite durant un minimum de deux ans avant la mise en marché.

    Canteiro : c’est bien entendu la méthode la plus noble qui consiste à laisser vieillir les meilleurs cuvées dans des tonneaux, directement sous les combles des chais. Ce vieillissement qui peut atteindre 30 à 40 ans a bien entendu un coût élevé.

    Historiquement, on évoque quatre types de vins, correspondant à quatre cépages traditionnels. Ce sont eux qui ont fait la célébrité des vins de Madère :

     – Sercial : production de vin plutôt de type sec
    Verdelho : production de vin demi-doux
    Boal : production de vin doux
    Malvasia : production des vins les plus doux

    La réalité sur le terrain est quelque peu différente… ces quatre cépages historiques représentent une centaine d’hectares tout au plus. Ceci signifie que la très grande majorité des vins, provenant des 400 hectares restants, est élaborée avec un cinquième cépage, le Tinta Negra, cépage rouge de qualité inférieure aux quatre autres, resté très longtemps sous le manteau et qui a retrouvé droit de cité avec les modifications de la législation en 2015.
    A titre informatif, vous trouverez ci-dessous la liste des cépages recommandés et autorisés. Pour certains d’entre eux, ils n’existent plus qu’à l’état de traces.

    Cépages Recommandés  Couleur
    Bastardo Rouge
    Folgasão (Terrantez) Blanc
    Listrão Rosés
    Malvasia-Cândida Blanc
    Malvasia-Cândida Roxa Rosés
    Malvasia-de-São-Jorge (Malvasia, Malvazia) Blanc
    Malvasia-Fina (Boal, Bual) Blanc
    Moscatel-Graúdo (Moscatel de Setúbal) Blanc
    Sercial Blanc
    Tinta Rouge
    Tinta Negra (Molar, Saborinho) Rouge
    Verdelho Blanc
    Verdelho-Tinto Rouge

     

    Cépages Autorisés

     Couleur
    Caracol Blanc
    Complexa Rouge
    Deliciosa Rouge
    Rio-Grande Blanc
    Triunfo Rouge
    Valveirinho Blanc

    La consommation des 40.000 hectolitres de vin se réparti entre le marché local, fort important de par le tourisme dans la capitale Funchal, le plus souvent pour de très courts séjours et le marché export. La France est un gros acheteur de vins de très bas de gamme, destinés à la cuisine… On rencontre la même problématique avec le Porto : la France est le plus gros acheteur de Porto, mais de bas de gamme…

    Mes dégustations chez trois opérateurs locaux : Henriques & Henriques, Barbeito et la Madeira Wine Company, m’ont permis d’aborder à peu près tous les types de vin, à partir du Tinta Negra, du Verdelho, du Boal, de la Malvasia et du Sercial. Je dois dire que je n’ai pas du tout été convaincu par les vins de base. Il a fallu vraiment monter en gamme (Boal et Sercial millésimés) pour éveiller ma « sensibilité œnologique »…
    Madère était peut-être le dernier vignoble historique que je ne connaissais pas. J’aurai l’occasion, lors d’une prochaine mise-à-jour, de revenir sur mes notes de dégustations.

    Les chais de Barbeito à Câmara de Lobos, le 18 janvier 2017.

    Les chais de Henriques & Henriques – Vinhos, S.A. à Câmara de Lobos, le 18 janvier 2017.

    Barbeito : Madeira Boal 1995 frasqueira, le 18 janvier 2017.

    Barbeito : une bouteille de Malvasia d’un vieillissement de trente ans. Photo du 18 janvier 2017.

    Maria Aguiar et Jean-françois Ragot en dégustation dans les chais de Henriques & Henriques à Câmara de Lobos, le 18 janvier 2017.

    Jean-François.


  • News : 3 octobre 2016 : rapide coup d’oeil sur la vendange 2016 en Europe centrale et orientale.

    L’été 2016 a été globalement plus chaud que la moyenne en Europe centrale et orientale avec des précipitations orageuses. Dans la Tokajhegyalja, les vendanges ont débuté vers le 8 septembre et elles se poursuivront durant deux mois environ. On peut espérer une petite quantité de vins liquoreux de très bonne qualité.
    Les vins blancs secs issus principalement du Furmint mais aussi de l’Harslevelu seront bien entendu assez abondants. C’est le principal problème de la région, qui tente de faire croire aux consommateurs naïfs que l’on peut produire de grands vins blancs secs dans cette région. C’est en grande partie une imposture, le raisin Furmint étant admirablement prédisposé à la production de grands liquoreux, mais donnant des vins blancs secs peu aromatiques et de conservation très limitée.

    Petit tour dans le sud des vignobles de la Tokajhegyalja, le 8 septembre 2016 pour évaluer le degré de maturité des raisins Furmint.
    Petit tour dans le sud des vignobles de la Tokajhegyalja, le 8 septembre 2016 pour évaluer le degré de maturité des raisins Furmint.
    Petit tour dans le sud des vignobles de la Tokajhegyalja, le 8 septembre 2016 pour évaluer le degré de maturité des raisins Furmint.
    Petit tour dans le sud des vignobles de la Tokajhegyalja, le 8 septembre 2016 pour évaluer le degré de maturité des raisins Furmint.
    Premier tri de grains aszu dansle sud de la Tokajhegyalja, le 15 septembre 2016.
    Premier tri de grains aszu dans le sud de la Tokajhegyalja, le 15 septembre 2016.
    Détail d'un grain aszu du cépage Furmint, le 15 septembre 2016.
    Détail d’un grain aszu du cépage Furmint, le 15 septembre 2016.
    Vendangeuse procédant au tri traditionnel des grains aszu sur pied, dans le sud de la Tokajhegyalja, le 15 septembre 2016.
    Vendangeuse procédant au tri traditionnel des grains aszu sur pied, dans le sud de la Tokajhegyalja, le 15 septembre 2016.
    Visite le 17 septembre 2016 au domaine Nagygombos Borászat (ancien domaine Grof Grassalkovich). Ce domaine viticole est situé dans la région des Mátra entre Budapest et la Tokajhegyalja. Mon excellent ami oenologue Nicolas Godebski (à droite sur la photo) me fait déguster un "paradis" (moût non intégralement encore fermenté) de Gamay. C'est une véritable curiosité que ce Gamay rosé élaboré bien loin de sa lointaine patrie du Beaujolais. C'est à ma connaissance le seul de sa catégorie. C'est un vin particulièrement délicat et fruité. Une authentique curiosité.
    Visite le 17 septembre 2016 au domaine Nagygombos Borászat (ancien domaine Grof Grassalkovich). Ce domaine viticole est situé dans la région des Mátra entre Budapest et la Tokajhegyalja. Mon excellent ami oenologue Nicolas Godebski (à droite sur la photo) me fait déguster un « paradis » (moût non intégralement encore fermenté) de Gamay.
    C’est une véritable curiosité que ce Gamay rosé élaboré bien loin de sa lointaine patrie du Beaujolais. C’est à ma connaissance le seul de sa catégorie. C’est un vin particulièrement délicat et fruité. Une authentique curiosité.

    Bruno a commencé les vendanges le 7 septembre et essaie de rester zen… En effet, au cours du coup de froid de la fin avril (27, 28 avril) il a perdu à peu près 40% de la vendange 2016 à venir. Mais, ce n’était pas terminé, puisque Rust a été gratifiée de deux orages de grêle, le 4 juillet et le 4 septembre.
    Après une année 2014 catastrophique et une année 2015 exceptionnelle, nous verrons, dans les semaines qui viennent, ce que nous réserve 2016.

    Chez Bruno Landauer à Rust (Burgenland / Autriche), le 17 septembre 2016. Grande dégustation d'une vingtaine de vins, tous plus délicieux les uns que les autres...
    Chez Bruno Landauer à Rust (Burgenland / Autriche), le 17 septembre 2016. Grande dégustation d’une vingtaine de vins, tous plus délicieux les uns que les autres…

  • News : 12 mai 2016 : voyage d’avril en images

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 12 mai 2016,

    Du 9 avril au 1er mai, j’ai effectué mon premier tour d’Europe de l’année, incluant l’Italie, l’Autriche et la Hongrie.
    Le point fort de la première partie a été bien entendu le salon international Vinitaly qui se tenait à Verona du 10 au 13 avril. avec 4 200 exposants et plus de 150 000 visiteurs, c’est la première manifestation mondiale liée au vin.

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    L’incontournable Bottega del Vino de Vérone, le 9 avril 2016. Tout le gratin du monde du vin s’y presse au coude à coude afin de déguster les nectars du monde entier.
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    Nouveau millésime 2015 pour le domaine Vesevo (Campanie) avec les trois crus : Beneventano Falanghina, Fiano di Avellino et Greco di Tufo. Les trois vins sont présentés dans les nouvelles bouteilles IMPERO.
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    Nouveauté de chez Zabu (Sicile, région d’Agrigento). Un Il Passo, dénommé Verde 2015. Ce vin issu de l’agriculture biologique a été élaboré avec 100% du cépage Nero d’Avola. Ce vin rouge à la robe grenat très sombre nous offre une superbe palette aromatique et une grande intensité.
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    Tufarello IGP Puglia : nouveauté de chez Farnese : splendide rouge de la partie nord de la Puglia issu du cépage autochtone Nero di Troia. A découvrir absolument !
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    Je ne peux pas manquer de présenter à ceux d’entre vous qui ne le connaissent pas, le sympathique président de la cave San Marzano, Francesco Cavallo. Je dois dire, rien qu’à le voir, qu’il était né pour être président…
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    Mon vieux partenaire et complice depuis 1993 : Gianluca Viberti, producteur émérite de Barolo en compagnie de Jean-François Ragot. J’ai le plaisir de vous annoncer qu’après quelques années en stand-by, nous pouvons reprendre enfin notre collaboration dès ce mois de juin 2016 avec un somptueux Barolo 2011 cru Bricco delle Viole. Photo du 11 avril 2016.
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    Notre partenaire de la région Veneto, Graziano Maule de Montecrocetta, en dégustation avec Jean-François Ragot le 12 avril 2016. En 2015, il a produit un magnifique Gambellara Classico, blanc sec, disponible dès ce mois de mai 2016.
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    Une des dernières production de notre ami Graziano Maule, le Roncaiolo Appassite 2013. Remarquable vin rouge (75% Cabernet franc et 25% Cabernet Sauvignon) vinifié après un séchage de quatre semaines. Ce vin est dans l’esprit d’un « Ripasso » de la Valpolicella. Disponible dès ce mois de mai 2016.
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    La charmante Federica Zeni, du domaine Zeni, élaborant de splendides vins de la Valpolicella et de Bardolino. Photo du 12 avril 2016.
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    Etna Rosso, Terre dell’ Etna. Bel exemple de vins rouge extremement typé provenant de vignobles établis sur les flancs du volcan Etna à 800m d’altitude. Le vin est issu de 90% de cépage Nerello Mascalse et 10% Nerello Capuccio.

    Le voyage s’est poursuivi vers l’Autriche avec une visite au très intéressant domaine Deutsch à Hagenbrunn  (Weinviertel) où j’ai pu déguster de splendides Weinviertel DAC (vins blancs d’appellation, issus du cépage Grüner veltliner).

    Bien sûr, je suis allé également déguster la production 2015 des vins de Bruno Landauer à Rust dans le Burgenland.

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    Tout est bon en 2015 : à noter l’original et remarquable vin blanc sec « Gemischter Satz » véritable témoin de la culture pannonienne classique. Il est issu d’un assemblage des cépages Furmint, Harslevelu, Ezerjo, Leanyka, auxquels s’ajoutent un peu de Muskateler et de Gewürztraminer. Les raisins ont été vendangés ensemble à la mi-septembre, pressurés ensemble et vinifiés ensemble. C’est un vin délicieux, complexe et typé, au taux d’alcool de seulement 12%. J’ai eu le plaisir de rapporter moi-même à Bruno, de la région de Tokaj, les 200 pieds de vigne Harslevelu, en avril 2011. Photo du 16 avril 2016.

    Bien entendu, nous avons dégusté toute une gamme de vins blancs secs, les plus notables étant les Pinot blanc et les Chardonnay sans oublier un Neuburger de vignes de plus de cinquante ans.
    Nous avons laissé pour l’instant de côté les vins rouges que nous dégusterons l’été prochain ou à l’automne.

    Dans les vins moelleux, Bruno a fait un feu d’artifice de vendanges tardives issues des raisins rouges Zweigelt, Blaufränkisch et Merlot (Spätlese 2015 issu du Merlot, Beerenauslese issu du Zweigelt et du Merlot, Trockenbeerenaulese issu du Zweigelt et surtout du Blaufränkisch). A noter que les derniers raisins destinés à ces nectars ont été vendangés le 3 décembre 2015.
    Enfin, Bruno a vendangé un vin incroyablement concentré (plus de 40 KMW) c’est-à-dire 40% de sucres en masse volumique, à partir du Pinot Blanc (Weissburgunder) et d’un peu de Furmint et de Welschriesling. Ce vin est une véritable eszencia, qui fermente depuis déjà de long mois.

    J’ai poursuivi ma route vers la Hongrie en direction de Tokaji.
    Durant mon séjour dans la Tokajhegyalja (Hongrie) j’ai eu le plaisir de participer à la quatrième vente aux enchères des grands vins de Tokaji le samedi 23 avril 2016. Organisée par notre confrérie des vins de Tokaj, elle s’est tenue cette année dans l’ex-synagogue de la ville.
    Au préalable, nous avons procédé à des intronisations, dont celle de notre ami Manuel Peyrondet, ex-sommelier de la grande restauration parisienne, meilleur sommelier de France 2008 et dirigeant actuel de la société Chais d’oeuvre.

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    De gauche à droite : Samuel Tinon, viticulteur à Olaszliska (région de Tokaj), en compagnie de sa femme Mathilde Hulot (journaliste du vin) de Jean-François Ragot et de Manuel Peyrondet. Photo du 23 avril 2016.
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    Intronisation à la confrérie des vins de Tokaj, le samedi 23 avril 2016.
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    Manuel Peyrondet signe le grand livre, après son intronisation comme membre de la Confrérie des Vins de Tokaji, le 23 avril 2016.

    Bien entendu, je ne vous relaterai pas toutes mes activités au service du vin de Tokaj. Je rajouterai seulement que j’avance dans mon projet de replantation du vignoble situé dans un cru historique classé de la Tokajhegyalja : le cru Melegoldal.  C’est une histoire très longue et très compliquée, liée à la très longue période de transition économique qu’a connue la Hongrie après 1989. Cette opération débutée en 1997 a finalement connu un « Happy end » en juin 2015 avec la récupération de la pleine propriété du sol par ma fille Céline Ragot et moi-même.
    Il reste maintenant à faire fructifier ces 18 années de patience…

    Oenophilement votre,
    Jean-François


  • News : 17 novembre 2015 : coup d’œil sur les vendanges en Europe Centrale – automne 2015 (Allemagne – Autriche)

    Orliénas, le 17 novembre 2015,

    L’été et l’automne 2015 resteront probablement dans la mémoire collective des années chaudes, même si nous sommes très loin de la terrible année 2003. Le point positif concerne les vendanges, qui se sont déroulées globalement d’est en ouest de l’Europe, dans d’excellentes conditions. La maturité est bien présente en cet automne 2015.
    J’ai voulu me rendre compte de la situation moi-même et je me suis rendu tout particulièrement auprès de mes partenaires allemands, autrichiens et hongrois bien entendu.

    Le dossier concernant les Tokay de Hongrie 2015 (Tokaji) fera l’objet d’un autre article.

    Je sais que moins le discours est copieux, mieux il est reçu. C’est pourquoi je vous propose quelques belles images illustrées de commentaires.

    Dans la Moselle allemande, les vendanges sont terminées. Très bon niveau de maturité sur les Rieslings, laissant présager d'excellents vins blancs secs. Très peu de vin moelleux de vendange tardive. Cette photo illustre les crus de la Moselle des Terrasses, à une dizaine de km au sud de Coblence, le 1er novembre 2015.
    Dans la Moselle allemande, les vendanges sont terminées. Très bon niveau de maturité sur les Rieslings, laissant présager d’excellents vins blancs secs. Très peu de vin moelleux de vendange tardive.
    Cette photo illustre les crus de la Moselle des Terrasses, à une dizaine de km au sud de Koblenz, le 1er novembre 2015.
    Vue des vignobles mosellans des terrasses, dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Vue des vignobles mosellans des terrasses, dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Autre vue du cru Winninger Brückstück, dans la Moselle des Terrasses, le 1er novembre 2015.
    Autre vue du cru Winninger Brückstück, dans la Moselle des Terrasses, le 1er novembre 2015.
    Vue plongeante sur la Moselle à mi-hauteur du cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Vue plongeante sur la Moselle à mi-hauteur du cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Grappes de Riesling en état de surmaturation, parfois atteintes par la pourriture noble ou botrytis cinéréa. Ces raisins appartiennent au domaine de Martin Hautt. Elles sont destinées à la production de notre futur Winninger Brückstück Auslese 2015. Photo du 1er novembre 2015. Cette ultime vendange sera effectuée dans la première quinzaine de novembre.
    Grappes de Riesling en état de surmaturation, parfois atteintes par la pourriture noble ou botrytis cinéréa. Ces raisins appartiennent au domaine de Martin Hautt. Elles sont destinées à la production de notre futur Winninger Brückstück Auslese 2015. Photo du 1er novembre 2015. Cette ultime vendange sera effectuée dans la première quinzaine de novembre.
    Aspect des grappes de Riesling dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015. Nous constatons nettement l'état de surmaturité et un début de botrytisation.
    Aspect des grappes de Riesling dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015. Nous constatons nettement l’état de surmaturité et un début de botrytisation.
    Autre aspect des raisins Riesling dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Autre aspect des raisins Riesling dans le cru Winninger Brückstück, le 1er novembre 2015.
    Le magnifique cru Winninger Brückstück de la Moselle des Terrasses, le 1er novembre 2015.
    Le magnifique cru Winninger Brückstück de la Moselle des Terrasses, le 1er novembre 2015.
    Nous essayons également avec nos partenaires de Hallgarten (Rheingau) de produire cette année une vendange tardive de niveau Auslese. Aspect des raisins Riesling, le 2 novembre 2015.
    Nous essayons également avec nos partenaires de Hallgarten (Rheingau) de produire cette année une vendange tardive de niveau Auslese. Aspect des raisins Riesling, le 2 novembre 2015.
    Aspect caractéristique d'une grappe de Riesling presque complètement au niveau de raisins secs. Elle est destinée à la production d'une vendange tardive de niveau Auslese. Hallgarten (Rheingau), le 2 novembre 2015.
    Aspect caractéristique d’une grappe de Riesling presque complètement réduite au niveau de raisins secs. Elle est destinée à la production d’une vendange tardive de niveau Auslese.
    Hallgarten (Rheingau), le 2 novembre 2015.
    Rust (Burgenland/Autriche), le 14 novembre 2015. Bruno Landauer explique à Jean-François Ragot les paramètres analytiques du fameux Gewürztraminer Spätlese / vendanges tardives 2015. il a été vendangé le 3 octobre 2015.
    Rust (Burgenland/Autriche), le 14 novembre 2015. Bruno Landauer explique à Jean-François Ragot les paramètres analytiques du fameux Gewürztraminer Spätlese / vendanges tardives 2015. Il a été vendangé le 3 octobre 2015. Absolument délicieux déjà, il sera mis sur le marché le 1er mars 2016.
    Aspect visuel du Gewürztraminer Spätlese / vendanges tardives 2015 produit par Bruno Landauer à Rust (Autriche / Burgenland).
    Aspect visuel du Gewürztraminer Spätlese / vendanges tardives 2015 produit par Bruno Landauer à Rust (Autriche / Burgenland). Photo du 14 novembre 2015.
    Aspect visuel du moût du futur Ruster Auslese 2015 dont la fermentation n'a pas encore commencé. Les raisins ont été vendangés le 12 novembre 2015. C'est un assemblage de Furmint (majoritaire) et de Pinot Blanc. Une grande bouteille en devenir. Photo du 14 novembre 2015 chez Bruno Landauer à Rust (Burgenland/Autriche).
    Aspect visuel du moût du futur Ruster Auslese 2015. La fermentation n’a pas encore commencé. Les raisins ont été vendangés le 12 novembre 2015. C’est un assemblage de Furmint (majoritaire) et de Pinot Blanc. Une grande bouteille en devenir. Photo du 14 novembre 2015 chez Bruno Landauer à Rust (Burgenland/Autriche).

    Cordialement,
    Jean-François


  • News : 22 juin 2015 : Tour de Sicile œnologique

    Orliénas, le 22 juin 2015,

    Je rentre d’un éprouvant voyage oeno d’une semaine en Sicile, qui m’a permis de ré-actualiser mes connaissances de cette île méditerranéenne extraordinaire, entre Europe et Afrique… C’est mon quatrième voyage dans cette île mythique.

    Sicile2015
    En rouge, le tracé du parcours œnologique entre Palermo et Catania du 15 au 20 juin 2015.

    Je vous livre quelques extraits de ce voyage, sous la forme de photos et commentaires.

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    Journée dégustation du 16 juin 2015 au palais baroque « Villa Niscemi » (Palermo) en présence d’une cinquantaine de producteurs.
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    Au domaine Centopassi Libera Terra Mediterraneo. Ce magnifique domaine de la région de Corleone a été replanté dans les années 2000 sur un immense territoire confisqué à la mafia dans les années 80. Grâce à des vignes situées à 600m d’altitude, le domaine produit des vins rouges issus du Nero d’Avola particulièrement aromatiques et vivants.
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    Après la visite de l’intéressant domaine De Gregorio (à Schiacca), nous nous sommes dirigés vers la cité d’Agrigento. Vous voyez dans la photo ci-dessus un vignoble situé exactement au pied de la fameuse Valle dei Tempi (Vallée des Temples). Le 17 juin 2015.
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    Ce chais est une belle adaptation de la modernité au cadre historique d’une ancienne latifundia à Vittoria dans le sud-est de la Sicile. Il s’agit du remarquable domaine Maggiovini. J’ai pu déguster d’excellents et très originaux rouges, issus entre autres, du cépage indigène Frappato, dont un Cerasuolo di Vittoria DOCG2012. Le 18 juin2015.
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    La journée du 18 juin se termine dans le merveilleux domaine Pupillo à Siracusa. Vous voyez le château Solacium, une des résidences siciliennes de l’Empereur Frédéric II (1272-1337, petit-fils du célèbre Empereur Frédéric Barberousse). La réception que nous a fait mon vieil ami Antonino Pupillo, en compagnie de sa fille Carmella et de son fils Sebastiano, a été remarquable. C’est un cadre tout à fait exceptionnel avec un véritable jardin paradisiaque où se pressent des dizaines d’arbres à agrumes divers, sans oublier un énorme ficus magnolia vieux de 250 ans. Belle dégustation de vins rouges issus du Nero d’Avola, mais aussi du Cabernet-Sauvignon. Remarquables vins blancs issus du Muscat à Petits Grains, secs, moelleux (le Pollio) et liquoreux avec le Solacium 2012 et en avant-première le 2014 qui sera mis sur le marché à la fin de l’année.

    D’autres informations sur le Solacium Moscato di Siracusa sont disponibles sur nos pages Solacium 2009, Solacium 2005 et sur le domaine Pupillo ainsi que sur le Pollio Moscato di Siracusa.

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    Deux vieux complices du monde du vin : à droite Antonino Pupillo et Jean-François Ragot, le 18 juin 2015 au Solacium à Siracusa.

  • News : 2 Juin 2015 : Réflexions sur la genèse des « 30 ans de Dionis »

    Posté dans par admin

    Trente ans ! C’est toute une vie ou presque…

    Le 3 juin 1985, notre société était enregistrée au registre du commerce et des sociétés de Lyon.
    En cette fin de printemps 2015, je prends conscience petit à petit que 30 années se sont écoulées. C’est beaucoup pour une petite entreprise artisanale comme la nôtre et je me demande même comment il a été possible de surmonter jusqu’à ce jour tous les aléas et survivre dans un contexte économique assez souvent défavorable.
    Quand je me remémore l’année 1984, qui a précédé la création de Dionis, je cherchais une idée pivot sur laquelle asseoir le lancement de la future entreprise. Je mûrissais en fait alors un projet, plus ou moins latent dans mon esprit depuis la fin des années 70.
    Mon père, qui était une personne avisée m’a donné alors ce simple conseil : « Fais ce que les autres ne font pas !». Merci papa ! Quel superbe conseil, mais si pertinent dans sa simplicité…
    Je suis parti d’un constat : me passionnant pour le vin depuis l’âge de 20 ans, j’avais remarqué que les vins dits «étrangers» étaient le plus souvent sur le marché français d’une qualité pitoyable…
    Mon goût pour la littérature du XVIIIème siècle m’avait régulièrement mis en présence du mythique Tokaji ou Tokay de Hongrie, encensé par les célébrités de l’époque.

    Mais alors, qu’était-il donc devenu en cette fin du XXème siècle ?
    Mes premières recherches en France ne furent pas très encourageantes, ayant trouvé en tout et pour tout, une fois chez un caviste lyonnais, une triste «drouille», sous la forme d’une bouteille portant l’étiquette Monimpex-Tokaji aszu 3 puttonyos 1971.
    En quelques mois, mon opinion était faite : il n’y avait pas de Tokay de Hongrie pouvant revendiquer son appartenance aux joyaux de la couronne des vins historiques de notre vieille Europe. Une seule solution : se rendre dès que possible en Hongrie pour évaluer la situation sur place.
    En juin 1985, étant allé à Bordeaux a l’un des premiers Vinexpo de l’histoire de ce salon, la providence m’a fait rencontrer un jeune homme, Bacsoo Andraas, à l’époque jeune œnologue au combinat des fermes d’état de la région (Tokajhegyalja). Cet organisme qui gérait les 6000 hectares de vignobles de la zone de Tokaj, avait été créé en 1971. Il fût alors décidé d’un voyage en famille pour le printemps suivant.
    En juin 1986, c’est le début de l’aventure au-delà du «rideau de fer» vers l’extrême nord-est de la Hongrie. Il faisait très beau et très chaud en ce début de mois de juin 1986. Ce fût un véritable enchantement d’arriver sur place par la belle soirée d’été du 17 juin 1986.

    La première cave visitée fût la cave Rákóczi Ferenc, grande cave historique située sous le château de Sarospatak.
    Quelle émotion en descendant les degrés qui nous menaient vers les mythiques galeries où étaient alignés des centaines de fûts. Je crois que nous avons trouvé merveilleux ce premier verre de Tokaji Aszu tiré du tonneau par le maître de chais avec son lopo (pipette utilisée en Europe Centrale).
    Je me suis assez vite rendu compte dans les jours qui ont suivi que quelque chose «clochait» dans la très grande majorité de nos dégustations, effectuées dans des caves extraordinaires du nord au sud de la Tokajhegyalja. J’ai découvert assez rapidement, que beaucoup de vins étaient «mutés» à l’alcool à des fins de stabilisation et beaucoup de liquoreux, en fait élaborés à partir de moûts concentrés !!! L’horreur ! Oui, mais à l’époque 30 millions de bouteilles étaient vendues à l’URSS
    Toutefois et c’est fondamental, il y a toujours eu dans ce «maelström» bureaucratique et industriel, une petite proportion de grands vins qui ont échappé au massacre. Ce sont ces vins là, que nous avons réussi au prix d’énormes difficultés (il y avait alors un monopole situé à Budapest, Monimpex) à importer sur le marché français.

    Dionis a été la première entreprise à refaire ce travail de sélection depuis la fin des années trente. Nos vins ont été très bien été reçus par la grande restauration française et suisse ainsi que par l’élite des amateurs éclairés.
    Aujourd’hui encore, je n’ai pas à rougir de la qualité des vins distribués à cette époque.
    Une dégustation privée au début du mois d’avril 2015 a permis de confirmer une fois de plus l’excellence des bouteilles issues de notre vinothèque. Je pense aux millésimes 1975, 1983 et 1988.
    La date fixée communément pour parler de l’avant et de l’après de l’histoire moderne du Tokaji est 1993. C’est le premier millésime qui vit apparaître des vins issus de la nouvelle donne économique des privatisations et du renouveau des pratiques œnologiques.
    Voilà en quelques lignes la genèse de notre épopée du Tokaji, qui a été le point d’appui du développement de notre Maison artisanale.

    Cette relance du Tokaji marque le vrai démarrage de Dionis. Les premières bouteilles ont été vendues sur les marchés français et de la Suisse romande à partir de l’automne 1986.
    J’aurais probablement l’occasion d’approfondir ultérieurement la suite de cette aventure, qui est celle d’une vie consacrée au vin.

    Cordialement,
    Jean-François Ragot


  • News : 21 mai 2015 : Retour d’Afrique du Sud

    Posté dans par admin

    C’est avec plaisir que je vous livre quelques photos de mon dernier voyage en Afrique du sud (du 9 au 19 mai). Il m’a permis de prendre de nouveaux contacts très fructueux et d’en ré-activer d’anciens.

    Il se passe pas mal de choses dans l’appellation Constantia, avec une incroyable inflation des prix au domaine de Klein Constantia… J’en ai personnellement à peine cru mes yeux au cours de ma rapide visite du 15 mai 2015. Pour information, le prix du Vin de Constance 2009 à la propriété est de 55 €. Le prix des vieux millésimes disponibles atteint des sommets stratosphériques avec 750 € la bouteille pour le millésime 1996 !!!

    Heureusement, il y a l’alternative des délicieux Constantia historiques « 1769 » 2013 du domaine Buitenverwachting et du vin de « Grand Constance » du domaine Groot Constantia, qui peuvent revendiquer  tous les deux la continuité historique du cru depuis la fin du XVIIème siècle.

    Le manoir (Cape Dutch) fin XVIIIème de Buitenverwachting, le 11 mai 2015. Vous observerez en fond, les traces sinistres du grand incendie d'origine criminelle de la mi-février 2015. Le feu s'est approché jusqu'à 200m du manoir et Lars, le propriétaire, a bien cru durant quelques minutes qu'il allait tout perdre. Il y a eu 5000 hectares de forêt, 4 hectares de vignes et une quinzaine de maisons détruites.
    Le manoir (Cape Dutch) fin XVIIIème de Buitenverwachting, le 11 mai 2015.
    Vous observerez en fond, les traces sinistres du grand incendie d’origine criminelle de la mi-février 2015. Le feu s’est approché jusqu’à 200m du manoir et Lars, le propriétaire, a bien cru durant quelques minutes qu’il allait tout perdre. Il y a eu 5000 hectares de forêt, 4 hectares de vignes et une quinzaine de maisons détruites.
    Lars Mack, propriétaire du domaine historique de Buitenverwachting (la porte à côté de Klein Constantia) et Jean-François Ragot, le 11 mai 2015. La bonne nouvelle est la reprise de la relation après quelques soucis œnologiques sur les millésimes 2011 et 2012. Le brillant Constantia moelleux "1769" 2013 sera disponible en principe à partir de nos Portes Ouvertes d'été de juin 2015 (11, 12 et 13).
    Lars Mack, propriétaire du domaine historique de Buitenverwachting (la porte à côté de Klein Constantia) et Jean-François Ragot, le 11 mai 2015.
    La bonne nouvelle est la reprise de la relation après quelques soucis œnologiques sur les millésimes 2011 et 2012.
    Le brillant Constantia moelleux « 1769 » 2013 sera disponible en principe à partir de nos Portes Ouvertes d’été de juin 2015 (11, 12 et 13).
    Vin de Constantia moelleux "1769" du domaine Buitenverwachting, millésime 2013. Les raisins ont été vendangés à la fin du mois de mars 2013. Analyse : Alcool : 13,06 %/vol Sucres résiduels : 133,6 g/L Extraits secs : 43,5 g/L Acidité fixe : 5,3 g/L pH : 3,61
    Vin de Constantia moelleux « 1769 » du domaine Buitenverwachting, millésime 2013. Les raisins ont été vendangés à la fin du mois de mars 2013.
    Analyse :
    Alcool : 13,06 %/vol
    Sucres résiduels : 133,6 g/L
    Extraits secs : 43,5 g/L
    Acidité fixe : 5,3 g/L
    pH : 3,61

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le magnifique chais historique de 1790 du domaine de Groot Constantia, le 11 mai 2015. Il ne fait plus office de chais pour les vins du domaine et a été transformé depuis des lustres en musée.
    Le magnifique chais historique de 1790 du domaine de Groot Constantia, le 11 mai 2015.
    Il ne fait plus office de chais pour les vins du domaine et a été transformé depuis des lustres en musée.
    Jean-François Ragot et Jean Naudé, directeur général du domaine historique de Groot Constantia, le 11 mai 2015, en pleine négociation pour la distribution du vin de "Grand Constance".
    Jean-François Ragot et Jean Naudé, directeur général du domaine historique de Groot Constantia, le 11 mai 2015, en pleine négociation pour la distribution du vin de « Grand Constance ».
    Élément historique sur le vin de "Grand Constance" Relancé en 2005 par le domaine, il représente avec le Constantia moelleux "1769" de Buitenverwachting, relancé en 2007 et le "Vin de Constance" du domaine Klein Constantia en 1986, les trois icônes de ce nectar mythique et légendaire, pouvant légitimement revendiquer la continuité historique du cru.
    Élément historique sur le vin de « Grand Constance »
    Relancé en 2005 par le domaine, il représente avec le Constantia moelleux « 1769 » de Buitenverwachting, relancé en 2007 et le « Vin de Constance » du domaine Klein Constantia en 1986, les trois icônes de ce nectar mythique et légendaire, pouvant légitimement revendiquer la continuité historique du cru.
    Superbe présentation du vin historique mythique et légendaire "Grand Constance". Le millésime 2005 a marqué son retour. Les quantités produites sont toujours extrêmement limitées et l'année en cours est 2012. Ce vin est élaboré pour 2/3 avec du Muscat blanc à petits grains ou Muscat de Frontignan et pour 1/3 d'une variété mutante rouge de Muscat.
    Superbe présentation du vin historique mythique et légendaire « Grand Constance ». Le millésime 2005 a marqué son retour. Les quantités produites sont toujours extrêmement limitées et l’année en cours est 2012.
    Ce vin est élaboré pour 2/3 avec du Muscat blanc à petits grains ou Muscat de Frontignan et pour 1/3 d’une variété mutante rouge de Muscat.
    Le personnel du  Jonkerhuis, restaurant historique du domaine Groot Constantia, le 15 mai 2015.
    Le personnel du Jonkerhuis, restaurant historique du domaine Groot Constantia, le 15 mai 2015.
    Marguerite Abergel et Jean-François Ragot en dégustation chez le partenaire historique de Dionis, Hamilton Russell, le 12 mai 2015. Nous avons dégusté une intéressante verticale de Pinot Noir, 2011, 2012, 2013 et 2014 ainsi que les Chardonnay 2011 et 2014. Ce dernier qui est le millésime en cours se présente avec un nez aérien, floral et plus sur le fruit que sur l'élevage. C'est une intéressante évolution commencée depuis déjà plusieurs années et qui met en valeur plus nettement la finesse du vin, sa minéralité, signe d'un grand terroir.
    Marguerite Abergel et Jean-François Ragot en dégustation chez le partenaire historique de Dionis, Hamilton Russell, le 12 mai 2015.
    Nous avons dégusté une intéressante verticale de Pinot Noir, 2011, 2012, 2013 et 2014 ainsi que les Chardonnay 2011 et 2014. Ce dernier qui est le millésime en cours se présente avec un nez aérien, floral et plus sur le fruit que sur l’élevage. C’est une intéressante évolution commencée depuis déjà plusieurs années et qui met en valeur plus nettement la finesse du vin, sa minéralité, signe d’un grand terroir.
    Marguerite Abergel et Adam Mason, l'exceptionnel "winemaker" du domaine de Klein Constantia jusqu'en 2011, le 13 mai 2015. Il a révolutionné la vinification des vins moelleux de Constantia en utilisant une méthode proche de celle de l'élaboration des Tokaj Aszu. La vente du domaine de Klein Constantia en 2011 a entrainé le départ de pratiquement toute l'équipe. Il est maintenant responsable de la vinification des vins du domaine Mulderbosch (Stellenbosch).
    Marguerite Abergel et Adam Mason, l’exceptionnel « winemaker » du domaine de Klein Constantia jusqu’en 2011, le 13 mai 2015.
    Il a révolutionné la vinification des vins moelleux de Constantia en utilisant une méthode proche de celle de l’élaboration des Tokaj Aszu. La vente du domaine de Klein Constantia en 2011 a entrainé le départ de pratiquement toute l’équipe.
    Il est maintenant responsable de la vinification des vins du domaine Mulderbosch (Stellenbosch).
    Jean-François Ragot, Nora Sperling et Holder, le "winemaker" de Delheim, le 13 mai 2015. Dégustation au chais du millésime 2014.
    Jean-François Ragot, Nora Sperling et Reg Holder, le « winemaker » de Delheim, le 13 mai 2015. Dégustation au chais du millésime 2014. Delheim est un ancien partenaire avec qui nous avons travaillé du début des années 90 jusqu’à la fin de la décade. Nous reprenons la collaboration avec un brillant vin blanc issu du Chardonnay non boisé en millésime 2013 et un somptueux liquoreux de Grains Nobles, l’Edelspatz, issu à 100% du cépage Riesling. C’est un des plus beaux exemples que je connaisse en l’espèce.
    Domaine Delheim (stellenbosch), le 13 mai 2015. Vue d'une grappe de Riesling en état de passerillage plus un peu de botrytis cinéréa. Ces raisins demeurés très tardivement sur pieds sont destinés à élaborer l'extraordinaire Grain Noble de pur Riesling, appelé "Edelspatz".
    Domaine Delheim (Stellenbosch), le 13 mai 2015. Vue d’une grappe de Riesling en état de passerillage plus un peu de botrytis cinéréa. Ces raisins demeurés très tardivement sur pieds cette année, sont destinés à élaborer l’extraordinaire Grain Noble de pur Riesling, appelé « Edelspatz ».
    De droite à gauche, Maureen, Jean-François Ragot et Tumi du domaine Simonsig, le 15 mai 2015. Nous avons dégusté quelques vins remarquables dont une cuvée royale effervescente Kaapse Vonkel 100% Chardonnay, qui pourrait "tordre le bras" à beaucoup de Champagnes... A noter aussi, un excellent Gewürztraminer Special Late Harvest 2015 et un Vin de Paille (straw wine) issu à 100% du Muscat Ottonel. Simonsig est un partenaire historique de Dionis (depuis 1991). nous recommandons particulièrement leur Chenin Blanc sec et leur cuvée prestige de rouge Tiara.
    De droite à gauche, Maureen, Jean-François Ragot et Tumi du domaine Simonsig, le 15 mai 2015.
    Nous avons dégusté quelques vins remarquables dont une cuvée royale effervescente Kaapse Vonkel 100% Chardonnay, qui pourrait « tordre le bras » à beaucoup de Champagnes…
    A noter aussi, un excellent Gewürztraminer Special Late Harvest 2015 et un Vin de Paille (straw wine) issu à 100% du Muscat Ottonel.
    Simonsig est un partenaire historique de Dionis (depuis 1991). nous recommandons particulièrement leur Chenin Blanc sec et leur cuvée prestige de rouge Tiara.
    Trois vins hors normes au domaine Blaauwklippen (Stellenbosch), le 16 mai 2015. Il s'agit de deux vins rouges, Malbec et Zinfandel vinifiés en grains nobles naturellement doux. Absolue rareté ! Le troisième est un Viognier vinifié en grains nobles, hélas manquant quelque peu d'équilibre.
    Trois vins hors normes au domaine Blaauwklippen (Stellenbosch), le 16 mai 2015.
    Il s’agit de deux vins rouges, Malbec et Zinfandel Noble Late Harvest (vinifiés en grains nobles naturellement doux). Absolue rareté !
    Le troisième est un Viognier Noble Late Harvest (vinifié en grains nobles), hélas manquant quelque peu d’équilibre.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce sera tout pour ce soir,
    Cordialement,
    Jean-François Ragot

     


  • News : 15 avril 2015 : Vinitaly 2015

    Orliénas, le 15 avril 2015

    Le samedi 21 mars, c »est le départ pour un tour d’Europe de 17 jours. Le premier point fort est bien entendu le traditionnel salon international du vin VINITALY qui se tient à Vérone cette année du 22 au 25 mars 2015.
    Je vous rappelle les chiffres de la plus grande manifestation mondiale liée au vin.

    89 000 m2 de surface totale nette occupée (quasiment 9 Ha)
    4 200 exposants et environ 150 000 visiteurs en provenance de 120 pays

    Cette année, il a régné du samedi 21 mars au mercredi soir 25 mars une ambiance extraordinaire, qui a même pris une dimension que j’estime excessive, des stands du vin et la musique électronique ayant pour la première fois envahis le centre historique.

    Comme chaque année, je me rends à la Bottega del Vino (la « Boutique du Vin »), véritable temple dédié à Bacchus et à la gastronomie véronaise. J’ai voulu pour débuter ce petit compte rendu, vous offrir quelques images de cet établissement fréquenté durant ces 5 jours par tout le gratin mondial du commerce du vin.

    La Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015. Probablement le plus beau bar à vin d'Italie.
    La Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015.
    Probablement le plus beau bar à vin d’Italie.
    La Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015. Probablement le plus beau bar à vin d'Italie.
    La Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015.
    Probablement le plus beau bar à vin d’Italie.
    La Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015. Probablement le plus beau bar à vin d'Italie.
    La Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015.
    Probablement le plus beau bar à vin d’Italie.
    Un petit coup d’œil sur "l'ardoise" des vins au verre de la Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015.
    Un petit coup d’œil sur « l’ardoise » des vins au verre de la Bottega del Vino de Vérone, le 21 mars 2015.
    Deux brillants vinificateurs piémontais, adeptes de l'agriculture bio : à gauche, Enrico Rovero et à droite Gianfranco Torelli, le 23 mars 2015 à Vérone.
    Deux brillants vinificateurs piémontais, adeptes de l’agriculture bio :
    à gauche, Enrico Rovero et à droite Gianfranco Torelli,
    le 23 mars 2015 à Vérone.
    Remarquable vin rouge piémontais appellation Monferrato Rosso DOC vinifié par Gianfranco Torelli. Ce vin est issu de l'agriculture bio et sans souffre ajouté.
    Remarquable vin rouge piémontais appellation Monferrato Rosso DOC
    vinifié par Gianfranco Torelli.
    Ce vin est issu de l’agriculture bio et sans souffre ajouté.
    Un autre remarquable vinificateur : Graziano Maule du domaine Montecrocetta en compagnie de Jean-François Ragot et de Marguerite Abergel, le 24 mars 2015.
    Un autre remarquable vinificateur : Graziano Maule du domaine Montecrocetta
    en compagnie de Jean-François Ragot et de Marguerite Abergel, le 24 mars 2015.
    Le fameux Don Rosario di Pietro, propriétaire du domaine Rudini à Pachino (Sicile) en compagnie de Jean-François Ragot et de Marguerite Abergel, le 24 mars 2015.
    Le fameux Don Rosario di Pietro, propriétaire du domaine Rudini à Pachino (Sicile)
    en compagnie de Jean-François Ragot et de Marguerite Abergel, le 24 mars 2015.

     


  • News : 17 mars 2015 : voyages de printemps

    Orliénas, le 17 mars 2015,

    Je constate avec plaisir que nous sommes sortis de l’hiver. Le printemps signifie pour moi le retour des voyages pour la sélection de nos vins.
    Je commencerai par un tour d’Europe à travers l’Italie, l’Autriche et la Hongrie à partir du 21 mars. Ce sera comme chaque année l’opportunité de participer à la plus grande manifestation sur le vin italien, le salon Vinitaly, qui se tient cette année du 22 au 25 mars à Vérone. Ma première participation à cet évènement mémorable remonte à 1986… L’eau a coulé depuis sous les ponts de l’Adige…

    Ce mois d’avril 2015, Dionis aura 30 ans d’existence

    Au mois de mai prochain, je retournerai en Afrique du sud, faire un point de collaboration avec mes partenaires historiques et probablement initier de nouveaux contacts.

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    Dennis Verdecchia, Jean-François Ragot, Filippo Baccalaro et Marguerite Abergel le 8 avril 2013 à Verona.

    A très bientôt.

    Jean-François Ragot


  • News : 25 novembre 2014 : premier bilan vendanges 2014 en Europe Centrale et centro-orientale.

    Orliénas, le 25 novembre 2014,

    Mon dernier voyage en novembre, m’a permis de faire le point sur le millésime 2014 en Europe Centrale, dont les dernières vendanges se sont déroulées jusqu’à la fin du mois d’octobre.
    Mais pour commencer petit flash-back concernant le vignoble de Cotnari (Roumanie / Moldavie).
    J’avais écrit à la fin du mois de juillet 2014 que la situation sanitaire du vignoble n’était pas excellente malheureusement. De nombreuses parcelles étaient affectées par l’oïdium, le mildiou, mais également par des arachnides. On estimait alors que la moitié de la production était touchée par ces maladies.
    La situation est allée hélas de mal en pis et il n’a pas été possible d’obtenir des raisins Grasa et Tamiioasa romaneasca en état sanitaire convenable.
    Bien entendu, nous n’entendions pour ce premier essai de vinification de vin de Cotnari, n’acheter que des raisins en surmaturité de haute qualité. Face à une situation défavorable, nous avons décidé d’annuler notre projet pour 2014 et ceci dès la fin du mois d’août.

    Si les conditions le permettent nous tenterons bien sûr l’expérience en 2015.
    Nous vous tiendrons informés de l’évolution de ce dossier qui nous tient à coeur.

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    Trittenheim (Moselle centrale), le 6 novembre 2014
    IMG_0191
    Moselle Centrale, le 6 novembre 2014.
    IMG_0208_1
    Oestrich (Rheingau) avec en fond à gauche, le château Johannisberg, le 7 novembre 2014.
    IMG_0438
    jean-François Ragot et Bruno Landauer à Rust (Burgenland/Autriche), le 17 novembre 2014.
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    Vignobles de Spitz dans la Wachau (Vallée du Danube/Autriche), le 18 novembre 2014.

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    Mais revenons-en à ce que nous avons observé ce mois de novembre 2014 en Europe Centrale.
    Globalement, les conditions sanitaires des vignobles ont été rendues périlleuses par suite de précipitations importantes qui se sont déroulées dans la plupart des régions durant tout l’été.
    Ceci est valable pour la région de Tokaj où il a fallu procéder à des tris extrêmement sévères, entrainant une élimination de plus de la moitié des raisins.
    Cette situation a toutefois été favorable aux bons vignerons, car la pourriture noble s’est répandue de manière assez égale sur l’ensemble du territoire de l’appellation.
    L’aspect crucial du tri des raisins consiste à ne pas mélanger des raisins atteint de pourriture noble, avec d’autres atteint de pourriture grise et autre pourriture aigre.
    Je peux dire qu’il devrait y avoir quelques vins de haute qualité, voire de qualité exceptionnelle, mais en quantité très limitée. Ces vins seront dotés d’une vigoureuse acidité.
    Le même phénomène ou presque a été observé à Rust (Burgenland/ Autriche). Les pluies de fin d’été et début d’automne ont eu un impact négatif sur la vendange des vins moelleux.
    Bruno Landauer est assez désespéré par cette vendange représentant moins de la moitié d’une année normale.
    Si les vins blancs secs issus des cépages welschriesling, weissburgunder et chardonnay qui ont été vendangés tôt sont tout à fait correct, ils sont en tout état de cause plus légers qu’habituellement. Leur acidité naturelle est plus élevée que d’habitude.
    Le cépage qui a le plus souffert à notre plus grand regret est le gewurztraminer. Bruno a vendangé 1400 litres au lieu des 6000 litres habituellement…
    Pour l’instant nous n’en parlerons pas plus et vous tiendrons informé de l’évolution du vin.
    Tout comme à Tokaj, un botrytis cinéréa intense lui a permis d’élaborer quelques cuvées de liquoreux avec des acidités incroyables. Du jamais vu pour lui depuis qu’il est à la tête du domaine familial.

    Dans la vallée du Danube, à Vienne et dans le Weinviertel, la vendange se présentait très bien jusqu’à la mi-septembre, mais des précipitations intenses et régulières l’ont particulièrement dégradée et ont entraîné une baisse des rendements considérable. Dans la Wachau, notre ami Gritsch a procédé à des tris drastiques sur les grüner vetliner et les rieslings. On peut s’attendre à quelques jolis vins.
    Notre parcours dans la vallée de la Moselle et dans le Rheingau nous a permis de faire globalement (je ne rentre pas dans les détails) les mêmes constatations. Toujours ce problème des précipitations de début et de milieu d’automne qui ont détruit les espoirs de grands vins de type Auslese par exemple. Notre ami Martin Hautt de Winningen (Moselle des Terrasses) a été obligé de renoncer aux vins d’auslese qui nous attendons désespérément depuis le millésime 2010…

    Après ces nouvelles un peu déprimantes, passons aux bonnes nouvelles !
    La dégustation du millésime 2013 donne globalement toute satisfaction en Europe Centrale.
    Les vins blancs secs 2013 de la Vallée du Rhin, de la Moselle et du Palatinat central sont remarquables chez les bons producteurs.
    Il en est de même dans la plupart des régions en Autriche et en Hongrie. C’est une grande satisfaction pour nous.
    Certains vins du millésime 2013 sont déjà hélas presque épuisés. C’est le cas du gewurztraminer vendanges tardives de Bruno Landauer.


  • Vendanges 2008 à Tokaj.

    Je voudrais revenir avec un peu de recul sur le grand millésime 2008 dans la région de Tokaj. Ce sont des documents particulièrement intéressants que nous mettons à la disposition de nos amis oenophiles.
    Au cours du tour d’Europe que nous avions effectué, Marguerite Abergel et moi-même, en octobre/novembre 2008, nous avions passé quelques jours dans la Tokajhegyalja où les vendanges battaient leur plein. En 2008, elles avaient débuté classiquement à la mi-septembre pour se terminer à la mi-novembre. Le moral était très bas dans la région, au commencement de la vendange des vins blancs secs vers le 15 septembre. Le temps était froid et pluvieux. Le miracle, assez classique dans cette région, s’est finalement produit à la mi-octobre, les conditions climatiques ayant radicalement changé avec un chaud soleil d’automne et des températures au dessus de 20°C. Elles se sont poursuivies jusqu’à la fin de la vendange, vers le 15 novembre.
    A travers ce dossier, je voudrais retracer grâce à des photos et un dossier vidéo exceptionnel, ce que sont les conditions optimales de production de ce grand vin liquoreux historique et mythique  qu’est le Tokay Impérial.

    J’ai demandé leur avis aux principaux opérateurs de la région, alors que la vendange des grains aszu battait encore son plein.

    Je vous invite à consulter la galerie de photos ci-dessous, puis les six vidéos suivantes.

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    * Interview d’un petit producteur de « haut de gamme » français Samuel Tinon le 6 novembre 2008.


    * Interview de Nicolas Godebski œnologue consultant le 6 novembre 2008.


    * Interview de Meszaros Laszlo directeur du domaine Disznoko le 6 novembre 2008.


    * Interview de Kalocsai Laszlo directeur du domaine Dereszla le 7 novembre 2008.


    * Interview de Kovacs Tibor directeur du domaine Hetszolo le 8 novembre 2008.


    * La meilleure trieuse de grains aszu de la Tokajhegyalja en plein travail le 8 novembre 2008 (elle peut aller jusqu’à 40 Kg de grains Aszu/jour)

     

    Aujourd’hui, fin 2013, nous pouvons constater que le millésime a tenu parole. Bien entendu, « la maison de commerce de Tokaj » (ex-combinat de la ferme d’état) n’a pas produit comme à son habitude beaucoup de vins de qualité très élevée, mais une moyenne convenable. Comme c’est elle qui vend la très grande majorité des Tokaji dans le commerce hongrois, l’image du millésime ne sera pas dévalorisée.
    Sous notre marque Château Sarospatak, a été produite une petite quantité de Tokay Impérial 6 Puttonyos d’un niveau suprême. Le vin est hélas épuisé. Toutefois, il nous reste pour découvrir ce grand millésime, un peu de Tokaji Muskotaly vendanges tardives hors-normes (le meilleur produit à ce jour) et un excellent Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2008 à l’équilibre remarquable.

    Jean-François Ragot


  • News 25 Novembre 2013 : Tour d’Europe, suite et fin par la Hongrie, l’Autriche et l’Allemagne.

    Orliénas, le 25 novembre 2013,

    Hongrie – Tokajhegyalja

    Le tour d’Europe s’est logiquement poursuivi par la région de Tokaj (Tokajhegyalja) où je suis resté cinq jours du 1er au 5 novembre.
    Quelques mots sur cette vendange 2013 qui a débuté pour les zones les plus précoces un peu après la mi-septembre, pour se terminer pour les plus tardives d’entre elles un peu avant la mi-novembre.
    C’est globalement une excellente année, avec une production de vins aszu importante, la plus élevée depuis 2008.
    En effet, on peut évaluer la production totale pour ce millésime à environ 10 000 hectolitres, soit deux millions de bouteilles à venir, la très grande majorité étant produite par l’ex « combinat ».
    La qualité moyenne est élevée et la notre avec Sarospatak, très élevée.

    Tokajhegyalja : fin de vendange dans la région de Tokaj, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : fin de vendange dans la région de Tokaj, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : coup d'oeil sur les dernières caisses de la vendange, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : coup d’oeil sur les dernières caisses de la vendange, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : technique de sélection de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : technique de sélection de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : essence pure de Tokaji 2013 ou Eszencia 2013, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : essence pure de Tokaji 2013 ou Eszencia, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Détails de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Détails de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Les dernières caisses de grains aszu de la vendange, le 4 novembre 2013,
    Tokajhegyalja : Les dernières caisses de grains aszu de la vendange, le 4 novembre 2013,

     

    Autriche

    Le tour d’Europe s’est poursuivi par Rust (Burgenland – Autriche) les 6 et 7 novembre.
    Là aussi, la qualité de la vendange 2013 est excellente, que ce soit pour les blancs secs ou les rouges.
    La dégustation des nouvelles cuvées de blancs secs 2013 de notre partenaire historique Bruno Landauer nous a donné entière satisfaction. Le Weissburgunder et le Chardonnay sont particulièrement prometteurs.

    Nous dégusterons les vins rouges au mois d’avril 2014, difficiles à juger à ce stade, car en fermentation. A première vue, la couleur et la concentration semblent bien au rendez-vous (à suivre).

    Pour ce qui concerne les moelleux et liquoreux, le gewurztraminer 2013 vendange tardive (Spätlese) est déjà tout a fait délicieux, parfaitement dans la lignée des millésimes précédents.
    De nombreux raisins, attendent encore la vendange pour produire des liquoreux de niveau auslese, beerenauslese et peut être ausbruch. J’en saurai un peu plus dans quelques jours.

    En revanche, il n’y aura pas la possibilité cette année 2013 d’élaborer un vin de glace ou eiswein. Ce n’est pas trop grave, car nous sommes assis sur un petit stock de superbes 2009 et 2012 (ce dernier, non encore mis à la vente).

    Rust (Burgenland / Autriche) : entourant Jean-François Ragot, le trio des meilleurs producteurs de Ruster Ausbruch. De gauche à droite : Peter Schandl, JF Ragot, Robert Wenzel et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013.
    Rust (Burgenland / Autriche) : entourant Jean-François Ragot, le trio des meilleurs producteurs de Ruster Ausbruch.
    De gauche à droite : Peter Schandl, JF Ragot, Robert Wenzel et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013.
    Rust (Burgenland / Autriche) : Le 6 novembre 2013, Jean-François Ragot et un vieux complice depuis 1985, Robert Wenzel (le Roi des Ruster Ausbruch ! ), qui a eu 81 ans le lendemain.
    Rust (Burgenland / Autriche) : Le 6 novembre 2013, Jean-François Ragot et un vieux complice depuis 1985, Robert Wenzel (le Roi des Ruster Ausbruch ! ), qui a eu 81 ans le lendemain.
    Rust (Burgenland / Autriche), Jean-François Ragot et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013, dégustant les vins nouveaux.
    Rust (Burgenland / Autriche), Jean-François Ragot et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013, dégustant les vins nouveaux.

     

    Allemagne

    Le voyage s’est poursuivi et terminé par l’Allemagne, avec principalement la Moselle Centrale et ses Riesling d’anthologie.
    Avec le millésime 2012, il y a à la fois une belle maturité et un équilibre acidité/matière rare.

    Dégustation chez Weingut Trossen et chez Paulinshof du remarquable millésime 2012, à l’équilibre suprême.

    A noter, chez Trossen, une rareté absolue, surtout sur le territoire de la Moselle Centrale où sont produits certainement les rieslings les plus précieux de tous :

    Trabener Würzgarten Trockenbeerenauslese riesling 2011 (0.375l)

    Ce nectar ou plutôt cette quintessence, véritable âme du cépage riesling, a été vendangé le 20 novembre 2011, pour une quantité de 50 litres environ
    Nous avons réussi par privilège exceptionnel à obtenir quelques bouteilles de ce divin breuvage qui sera vendu dans le cadre des Portes Ouvertes de Noël
    les 12, 13 et 14 décembre 2013.

    Alcool : 6% vol
    Sucres résiduels : 395 g/L
    acidité fixe : 9,4‰

    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande avec le cru Lösnicher Försterlay, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande avec le cru Lösnicher Försterlay, le 11 novembre 2013.
    Traben Trarbach dans la Moselle centrale allemande, le 10 novembre 2013.
    Traben Trarbach dans la Moselle centrale allemande, le 10 novembre 2013.
    Vue de la partie nord de la Moselle allemande et de son célèbre cru, le Zeller Schwarze Katz, le 10 novembre 2013.
    Vue de la partie nord de la Moselle allemande et de son célèbre cru, le Zeller Schwarze Katz, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue de Cochem et de ses vignobles dans la partie  nord de la Moselle allemande, le 10 novembre 2013.
    Vue de Cochem et de ses vignobles dans la partie nord de la Moselle allemande, le 10 novembre 2013.