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  • Chianti Rufina DOCG 2015 Fattoria di Basciano (0,75L)

    Un petit mot tout d’abord sur le Chianti, vin universellement connu et tellement galvaudé…

    La zone d’appellation Chianti est considérable, la production atteint en moyenne un million d’hectolitres par an pour 16800 hectares en production. (à titre de comparaison, la surface totale du Beaujolais est de 22 000 ha pour une production de 1.2 millions d’hectolitres).

    La zone d’appellation Chianti se situe au cœur de la Toscane, au sud et à l’est de Florence. L’aire DOCG se divise en huit zones géographiques distinctes, qui peuvent accoler leur nom au vin :
    – Chianti Classico (qui possède son propre statut DOCG, délimité à partir de 1716)
    – Chianti Montalbano
    – Chianti Rufina, (rien à voir avec Rufino, qui est une marque commerciale)
    – Chianti Colli Fiorentini
    – Chianti Montespertoli
    – Chianti Colli Senesi
    – Chianti, Colli Aretini
    – Chianti Colline Pisane

    Certains Chiantis peuvent également être étiquetés sans autre information particulière, mais il vaut mieux être prudent…
    Sous la dénomination Chianti, se dissimulent une variété considérable de terroirs, de cépages et par conséquent de vins, qui vont de l’exceptionnel au véritablement infâme…
    Ayant toujours beaucoup fréquenté l’Italie et ceci depuis mon enfance, j’ai le souvenir de « fiascos » de deux litres laissant au malheureux buveur un souvenir impérissable… ce temps est heureusement révolu .
    Le principal cépage est l’excellent Sangiovese, que l’on retrouve un peu partout dans toute l’Italie Centrale. Il peut être utilisé seul, mais le plus souvent en association avec le Canaiolo nero, le Trebbiano toscano et la Malvasia Nera pour ne citer que les principaux. De plus, on peut adjoindre jusqu’à 15% de Merlot ou de Cabernet-sauvignon à l’assemblage final.

    La zone des Chianti Rufina quant à elle, a une tradition de qualité très ancienne et le niveau peut être excellent. Elle s’étend sur des collines à l’Est de Florence. Les vignes peuvent être assez élevées, plantées sur un terroir formé de remarquables marnes calcaires que l’on appelle localement « galestro ».
    Grâce à une bonne acidité, les vins conservent longtemps fraîcheur et finesse.

     

    Composée de 93% de Sangiovese, 5% de Canaiolo et de 2% de Colorino , la vendange a macérée environ 15 jours en cuves ouvertes. Affinage pour une partie des vins, en barrique durant six mois.
    Robe grenat, profonde et dense. Le nez est puissant, avec une grande maturité où l’on distingue fruits noirs et violette.
    En bouche, le vin est dense, avec des tanins souples, une gamme aromatique complexe et une bonne longueur.
    L’année 2015, à la climatologie typiquement solaire, nous a donné un grand vin rouge qui devrait faire date et se conserver une bonne dizaine d’années.

    Ce n’est pas un vin marketing comme tant de Chiantis « bordeaulisés » au Cabernet sauvignon et au Merlot à la mode Parker…
    C’est un produit qui respecte la culture originelle de sa région de production.


  • news : 13 janvier 2018 : le souffle du printemps

    Orliénas, le 13 mars 2018,

    Comme vous ne l’ignorez pas, le printemps météorologique a bel et bien débuté le 1er mars. Certes, cela ne se sent pas encore beaucoup en cette mi-mars 2018. Nous pouvons déjà présager 2018 comme un futur millésime assez tardif. Mais, en ces périodes de réchauffement climatique, ce n’est pas un défaut; je pense particulièrement à l’année 2013 au long développement végétatif, qui a donné d’excellents vins en Europe.
    Qui dit printemps, annonce pour moi le retour des voyages de sélection dans les vignobles. Au mois d’avril, principalement en Italie, Autriche et Hongrie. Au mois de mai, ce sera un grand tour dans les vignobles d’Afrique du Sud. Il est temps d’y aller, je n’y suis pas retourné depuis mai 2015.
    A bientôt, des news concrètes.

    J.F.


  • Casina Bric – Gianluca Viberti – Barolo (cuvée d’assemblage) 2013 (Italie/Piemont) 0,75 L

    Des circonstances liées à une brouille familiale ont entrainé l’éclatement du domaine Viberti. L’âme de ce domaine, Gianluca Viberti, à l’origine de sa modernisation et des brillantes cuvées produites à partir de 1989, est parti…

    Après quelques années de galère, il a créé une nouvelle structure : Casina Bric, devenue complètement opérationnelle à compter du millésime 2010.

    Le dernier millésime que nous avions référencé avant la douloureuse séparation familiale, fut le 2003. Nous sommes repartis avec le millésime 2011 et présentons maintenant le millésime 2013.

    2013 est un très beau millésime à la maturation lente et relativement tardive. A un printemps capricieux et très humide a succédé un très bel été sans canicule excessive.

    Il est comparable aux mythiques millésimes 1990/1997/2001/2010 et 2011.

    Ce Barolo est issu de différentes parcelles provenant des villages de Barolo et de La Morra.

    Le vin présente une robe dense, rubis profond.
    Au nez, de bonne intensité, dominent le goudron, la violette, les nuances balsamiques, le tout dans un ensemble très complexe.
    En bouche, l’attaque est puissante mais ne manque pas de fraîcheur aromatique, signe des millésimes tardifs. L’ensemble est très équilibré.
    Le vin s’épanouit après quelques minutes d’aération. La qualité des tanins, fins et bien fondus, est remarquable. Le vin est persistant, savoureux, élégant et complexe avec une dominante sur la finesse.
    En conclusion, un grand rouge dans la haute tradition européenne, qui devrait atteindre sa pleine maturité vers 2020 et évoluer ensuite assez lentement.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14.5 %/vol

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    Gianluca Viberti et Jean-François Ragot en avril 2016.

     

    Un des aspects des vignobles de Barolo le 21 mai 2016.

  • Tufarello Nero di Troia IGP Puglia 2016 (Cépage indigène du nord de la Puglia – vin rouge) – Vini Farnese (0,75 l)

    Cépage: Nero Di Troia
    Zone de production: Canosa di Puglia.
    Vinification: fermentation et macération : 15 jours
    Élevage en barriques usagées pour environ 4 mois.

    De couleur rouge rubis à reflets grenats, il présente un bouquet intense, persistant et fruité. Puissant, avec du corps et des tanins souples.
    Alcool: 13%

    A consommer de préférence dans les trois premières années.


  • Le Vin de Paille / Strohwein

    Je voudrai évoquer tout d’abord une petite anecdote, fort ancienne et même bien antérieure à la création de Dionis. ( 1985,  je le rappelle )
    En voyage familial d’agrément en Franche-Comté durant l’été 1982, je me souviens que nous avions « remué ciel et terre » à la recherche de ce fameux vin de paille que pratiquement plus aucun vigneron ne produisait alors. Les deux seuls qui purent nous fournir chichement quelques flacons, furent le Château L’étoile et le remarquable et regretté Marius Perron de Voiteur. Les millésimes 1975 et 1978 achetés alors, figurent encore en bonne place parmi les « trésors » de notre vinothèque familiale…

    Vin de paille de Marius Perron (à l’époque, en 0.36L !)

    A l’évocation du vin de paille, l’œnophile français pense immédiatement : Jura !
    Je suis d’un naturel curieux, c’est dans ma nature !
    Aussi, j’ai entrepris une recherche historique sur la question du vin de paille et je dois dire que j’ai abouti à des conclusions assez différentes de celles couramment répandues dans les ouvrages modernes (du XXème siècle) traitant du vin. Ils évoquent presque tous cette «  longue tradition » des vins jaunes et des vins de paille qui auraient même été « inventés » par les ancêtres de nos actuels vignerons jurassiens et produits depuis des temps immémoriaux… Je vais certainement me faire quelques nouveaux ennemis, mais je voudrai tenter de rétablir la continuité historique de ces vins exceptionnels.

    Pour les vins jaunes, c’est clair, la tradition est bien établie, probablement depuis le XVIIème siècle. N’oublions pas que la Franche-Comté fût espagnole jusqu’à cette époque. On pourrait peut-être, bien que rien ne soit vraiment démontré en l’espèce, essayer d’établir un lien historique et œnologique entre vin jaune et Xérès, tous deux « vins de voile » et tous deux alors espagnols… Mais ce n’est pas notre sujet !

    Pour revenir au vin de paille, j’ai voulu savoir quelles étaient en Europe il y a deux siècles, les productions « commerciales » utilisant le nom actuel de vin de paille. Pour ce faire, je me suis référé à la « bible » de cette époque, je veux parler de la «  Topographie de tous les vignobles connus » d’André Julien, dont la première édition remonte à 1816.
    Cette lecture a été particulièrement riche d’enseignements :

    •  Pour ce qui concerne la Franche-Comté en particulier, rien ! absolument rien !
    Pas la moindre allusion à une quelconque tradition de production de vin de paille. En revanche, le vin jaune y occupe une place de choix…Troublant n’est ce pas ?

    Poursuivant mes recherches, je découvre en Alsace une très vieille tradition, non pas de vendanges tardives ou autres « Sélections de grains nobles » avant l’heure, mais bel et bien de vin de paille comme nous l’entendons de nos jours. Je cite in extenso le texte en question :

    « Lorsque la température a été favorable à la vigne, on fait à Colmar, à Olwiller, à Kientzheim, à Kayserberg, à Ammerschwihr et dans quelques autres vignobles du même arrondissement, des vins de paille (strohwein), ainsi nommés par ce que, dans l’origine, les raisins que l’on employait à leur fabrication étaient étendus pendant plusieurs mois sur de la paille, avant d’être portés au pressoir… On assure que lorsque ce vin a été gardé six ou huit ans, il ressemble au vin de Tokay, plus il vieillit, plus il acquiert de finesse et d’agrément, c’est pourquoi il peut être rangé parmi les meilleurs vins de liqueur de France » ( fin de citation).
    Cette tradition est lentement tombée en désuétude pour disparaître vers la fin du XIXème siècle.

    Mais, poursuivons notre « tour de France » des vins de paille ! Nous arrivons maintenant à L’Hermitage (ou Ermitage) et je redonne la parole à André Julien :

    Vin de paille de l’Hermitage 1982 du domaine Chapoutier

    «  Quelques grands propriétaires de Tain font avec des raisins blancs choisis sur la côte de l’Hermitage, du vin de paille très estimé et qui se vend fort cher; il a la couleur de l’or, du parfum et un goût délicieux. les raisins destinés à sa préparation sont étendus sur de la paille ou suspendus à des perches pendant six semaines ou deux mois : lorsqu’ils sont en partie desséchés, on les égrappe et on les porte au pressoir. Le jus que l’on exprime est très épais et visqueux,mais quand il a subi la fermentation,il s’éclaircit,et on le soutire dans des tonneaux où il reste plusieurs années avant d’être mis en bouteilles. C’est alors une liqueur délicieuse, que l’on dit être supérieure aux vins de même nom que l’on fait en Alsace » (fin de citation).

    Depuis le début des années quatre vingt, on produit à nouveau des vins de paille à l’Hermitage, qui sont vendus à prix d’or…

    Mais finissons en avec ce petit tour d’horizon des vins de paille français vu par André Julien il y a presque deux siècles et citons enfin le vin de paille d’Argentat dans la Corrèze, dont il ne subsiste même plus le souvenir…

    Pour ce qui touche au reste de l’Europe , la liste s’avère assez copieuse. Commençons par l’Allemagne si vous le voulez bien :

    « On prépare dans plusieurs vignobles de Franconie des vins de paille semblables à ceux de l’Alsace, mais plus aromatiques » (fin de citation André Julien).

    Pour ce qui concerne l’Italie, on retrouve le vin de paille sous le nom de Vin Santo un peu partout dans le Nord : Castiglione, Loreto (Lombardie), Garda, Bardolino, San Vigilio, Soave (Vénétie). Aujourd’hui encore, on élabore de très bons vins de paille sous le nom de Recioto dans toute la zone de la Valpolicella et de Soave.
    Le vin Santo en tant que vin de paille traditionnel est toujours produit de nos jours, plus particulièrement sous cette dénomination en Italie centrale. Sa qualité oscille du produit exceptionnel qui enchante le palais et l’esprit au vin hyper oxydé le plus lamentable.

    Attention aux Vinsanto bon marché élaborés par séchage des raisins durant trois jours dans des chambres chauffées et ventilées artificiellement.
    Amateurs, la prudence s’impose ! Hélas, cette pratique existe aussi dans le Jura, la loi italienne et française ne prévoyant ni la durée du séchage, ni le mode.
    Un grand vin de paille est un produit difficile à élaborer, donc risqué et par conséquent jamais bon marché.

     

    Une fois passées en revue, l’histoire et les lieux de production, tentons maintenant de donner une définition la plus précise possible au vin de paille.

    La méthode la plus classique consiste à faire sécher des raisins sur un lit de paille pour une période qui peut atteindre six mois (une des applications bien connue du « passerillage ») avant de les soumettre au pressurage et à la fermentation. A cette méthode est généralement associée la suspension des raisins dans des locaux bien aérés, évitant le cas échéant la détérioration de la grappe au contact d’une matière végétale comme la paille.

    Un autre procédé proche consiste à tordre le pédoncule de chaque grappe pour interrompre la circulation de la sève, afin que le sucre se concentre dans les baies. On parle alors plus particulièrement de vin passerillé sur pied.
    L’abbé Bellet a signalé cette pratique au début des années 1700 en Italie et en Provence.
    Cette méthode laborieuse était utilisée à Constantia en Afrique du sud au XVIIIème et XIXème siècle.
    La version moderne de cette pratique consiste à couper à sa base le rameau porteur du raisin et à laisser celui-ci se dessécher sur le pied de vigne.
    Je rajouterai, pour faire bonne mesure, que depuis la plus haute antiquité, les cultures méditerranéennes ont connu et utilisé le processus du passerillage pour augmenter la quantité de sucre dans le raisin et par voie de conséquence la force alcoolique du breuvage… ( on ne parlait pas encore de modération…)

    Cette méthode, simple et bien adaptée au climat, consiste à exposer les raisins au soleil, sur des nattes en général, pour une durée jamais inférieure à huit jours. Les vins qui peuvent aujourd’hui revendiquer le lien le plus direct avec cette tradition mythologique, sont les « Passito » de Lipari et de Pantelleria , le Nectar de Samos , le Vinsanto de Santorin , sans oublier le Commandaria de Chypre et le Malaga andalou.

    Vous voyez que nous avons déjà beaucoup voyagé, en partant du Jura et que nous ne nous sommes pas trop éloignés du sujet…

    Tout comme pour les Eiswein , (vins de Glace) il est nécessaire de vendanger les raisins les plus sains possible. La moindre trace de pourri ou de moisi a des effets calamiteux sur la qualité des raisins en phase de passerillage.
    A ce sujet, je voudrai vous livrer notre première expérience à Rust (Burgenland-Autriche) en 1996 avec notre ami et partenaire Bruno Landauer.
    Nous avions vendangé environ 1500kg de raisins (principalement du Grüner Veltliner ) vers le 20 Septembre 1996. L’année pouvait être considérée comme « difficile » car plutôt favorable au développement du botrytis cinéréa. Les raisins présentaient cependant un très bel aspect et nous avions hâte de tenter l’expérience.

    Ils ont été étendus sur des lits de paille, dans les greniers de Bruno, parfaitement bien aérés. En dépit de nos efforts, quatre semaines plus tard, nous avons dû déchanter, constatant le développement foudroyant de la pourriture… Les 1500 kg de raisin ont terminé leur carrière à la décharge… Nous fûmes très déconfits… et il ne nous restait plus, selon l’usage ancien, qu’à faire bonne figure à mauvais jeu, nous promettant d’être plus prudents l’année suivante.
    En 1997, nous avons réitéré et réussi cette fois là un étonnant vin de paille de 100% Furmint, qui demeure à ma connaissance unique en son genre.

    Mais, revenons à la méthode !

    Le raisin, doit être vendangé un peu au-delà de la maturité physiologique. Le type de cépage est bien entendu très important et conditionne des facteurs comme l’épaisseur des peaux, l’acidité, le potentiel de sucre et évidemment la palette aromatique. Il suffit par exemple de goûter un vin de paille jurassien à forte proportion de Savagnin (Traminer non aromatique) pour être convaincu de sa supériorité sur tous les autres cépages utilisés dans la région. On peut également souhaiter assembler plusieurs cépages en vue d’obtenir un vin plus complexe, mais le résultat n’est pas toujours au rendez vous…
    Il faut aussi utiliser un local bien aéré et très sec.
    Toutes les semaines, il y aura lieu de contrôler l’état des raisins et de retirer les grains détériorés, afin qu’ils ne contaminent pas les autres grappes.
    La durée moyenne de passerillage est de trois à quatre mois, mais dans des cas exceptionnels, peut être prolongée jusqu’à cinq ou six mois.
    Une grappe de raisin par ce procédé peut perdre jusqu’à 90% de son poids.

    Le jus obtenu après pressurage, plus ou moins concentré, sera obligatoirement « ensemencé » avec des levures soigneusement sélectionnées et produira après fermentation en cuve inox, plastique ou en barrique, des vins plus ou moins riches en sucres résiduels et en alcool.
    Une méthode traditionnelle consiste à placer le moût dans de petites barriques et à le laisser fermenter sans aucun contrôle jusqu’à épuisement des levures. On arrive par ce moyen souvent à des taux d’alcool de 16 à 17% vol et par conséquent à des taux de sucres résiduels assez bas (c’est le cas souvent des vins de paille jurassiens).

    Ce type de vin de paille est de nos jours représenté au mieux par le Vin Santo de Toscane qui peut passer six années sans ouillage (l’opération consistant à refaire les pleins pour compenser l’évaporation) dans de petites barriques, autrefois de châtaigner, appelées Caratèlli avant d’être mis en bouteilles. Le vin Santo selon la méthode utilisée, peut être liquoreux, moelleux, voire presque sec et alors redoutablement capiteux…
    En dehors de ce type de spécialités que nous venons d’évoquer, la tendance actuelle générale dans le vin est plutôt orientée vers l’obtention d’un fruité plus marqué en préservant le plus possible le moût de l’oxydation et en raccourcissant les durées d’élevage. Le vin poursuit alors sa maturation en bouteille, à l’abri de l’oxygène, en milieu réducteur. Le Tokaji en est un autre exemple flagrant, avec des élevages en barriques qui ont été réduits des deux tiers depuis 1992.

    Je voudrai terminer cet exposé sur les vins de paille en évoquant maintenant les exceptionnels « Strohwein » du Burgenland autrichien.


    LES VINS DE PAILLE DU BURGENLAND AUTRICHIEN (STROHWEIN)

    Concernant ces vins « spéciaux », je me suis tout d’abord attaché à rechercher une éventuelle tradition historique. Il ne s’agit pas de cinq cent ans comme pour les Ruster Ausbruch, mais toutefois de plus d’un siècle. Le premier Strohwein recensé dans cette région date de 1891.
    On étendait alors les raisins sur des lits de roseaux du fameux lac de Neusiedeln, d’où le nom de « Shilfwein » (vin de roseaux).
    Dans cette région, royaume historique multiséculaire des vins liquoreux, l’élaboration des Strohwein et des Eiswein constituait une alternative aux « Ausbruch » les années où il n’y avait pas de botrytis cinéréa.

    Le grand intérêt œnologique de ces vins repose tout d’abord sur l’extraordinaire richesse ampélographique de la région : Cépages indigènes Neuburger, Grüner Veltliner, Welschriesling, Spätrot-Rotgipfler, Frühroter veltliner, Furmint, Sankt Laurent, Blauerzweigelt, Blaufränkisch, mais aussi tous les cépages « internationaux » sans exception.

    Cet intérêt repose également sur des conditions climatiques parfaites pour une lente maturation du raisin, préservant au mieux la richesse aromatique propre au cépage, ainsi que l’acidité, gage de l’équilibre recherché.
    La législation autrichienne, très restrictive, prévoit une richesse minimum en sucre de 25 KMW au pressurage (25% de sucre en masse volumique).
    Elle est la seule législation qui précise une durée minimum de séchage des raisins avant pressurage. ( Trois mois sur lits de paille ou de roseaux).
    Cette législation sévère exclut ainsi de facto tous les « simili » vins de paille séchés au ventilateur en chambres chaudes…

    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l’élaboration d’un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V…

    Avec notre ami et ancien partenaire Georg Lunzer, nous avons réalisé depuis une dizaine d’années quelques vins de paille vraiment extraordinaires et probablement uniques en leur genre. Je pense entre autres au vin de paille Cabernet Sauvignon, dont la première cuvée a vu le jour en 1997 et au vin de paille Riesling, qui n’a pu être réalisé qu’une seule fois, en 2000. Ce sont de petits chef d’œuvre œnologiques, dont il reste quelques bouteilles vendues à « prix d’amis » !

    Élaboration du vin de paille Cabernet-Sauvignon Georg Lunzer à Gols (Burgenland-Autriche).
    Pressurage du 5 février 2004.

    Le 5 septembre 2003, 1800 Kg de raisin Cabernet-Sauvignon ont été vendangés sur la parcelle de 0,62 ha de Georg Lunzer. Ces raisins ont été mis à passeriller (séchage en grenier) sur des nattes de paille jusqu’au 5 février 2004, date à laquelle les raisins ont été pressurés.
    Le degré de maturité des raisins à la vendange était de 18 KMW (18 % de sucres en masse volumique). Au moment du pressurage, la richesse en sucres des raisins atteignait 35 KMW (35 % de sucres en masse volumique).
    La quantité produite mise à fermenter est de 400 litres. Ceci vous permet de mesurer le rendement ridicule lié à ce joyau œnologique…


    le 30 octobre 2006

    le 29 octobre 2007

    Vous trouverez ci-dessous la liste des vins de paille disponibles actuellement  (juillet 2015) :

  • Don Camillo Sangiovese Terre di Chieti IGT 2016 Domaine Farnèse (0.75L)

    (Indicazione Geografica Tipica Terre di Chieti)

    Rouge élaboré à partir de l’assemblage du cépage indigène Sangiovese (85%) et du Cabernet Sauvignon (15%), élevé durant quatre mois en barrique de chêne français.
    Vin complexe et fin, aromatique et fruité, encore extrêmement jeune et particulièrement élégant.
    Il est une excellente initiation à prix modéré aux grands vins de l’Italie centrale.

     


  • Chianti Rufina DOCG 2013 Fattoria di Basciano (0,75L)

    Un petit mot tout d’abord sur le Chianti, vin universellement connu et tellement galvaudé…

    La zone d’appellation Chianti est considérable, la production atteint en moyenne un million d’hectolitres par an pour 16800 hectares en production. (à titre de comparaison, la surface totale du Beaujolais est de 22 000 ha pour une production de 1.2 millions d’hectolitres).

    La zone d’appellation Chianti se situe au cœur de la Toscane, au sud et à l’est de Florence. L’aire DOCG se divise en huit zones géographiques distinctes, qui peuvent accoler leur nom au vin :
    – Chianti Classico (qui possède son propre statut DOCG, délimité à partir de 1716)
    – Chianti Montalbano
    – Chianti Rufina, (rien à voir avec Rufino, qui est une marque commerciale)
    – Chianti Colli Fiorentini
    – Chianti Montespertoli
    – Chianti Colli Senesi
    – Chianti, Colli Aretini
    – Chianti Colline Pisane

    Certains Chiantis peuvent également être étiquetés sans autre information particulière, mais il vaut mieux être prudent…
    Sous la dénomination Chianti, se dissimulent une variété considérable de terroirs, de cépages et par conséquent de vins, qui vont de l’exceptionnel au véritablement infâme…
    Ayant toujours beaucoup fréquenté l’Italie et ceci depuis mon enfance, j’ai le souvenir de « fiascos » de deux litres laissant au malheureux buveur un souvenir impérissable… ce temps est heureusement révolu .
    Le principal cépage est l’excellent Sangiovese, que l’on retrouve un peu partout dans toute l’Italie Centrale. Il peut être utilisé seul, mais le plus souvent en association avec le Canaiolo nero, le Trebbiano toscano et la Malvasia Nera pour ne citer que les principaux. De plus, on peut adjoindre jusqu’à 15% de Merlot ou de Cabernet-sauvignon à l’assemblage final.

    La zone des Chianti Rufina quant à elle, a une tradition de qualité très ancienne et le niveau peut être excellent. Elle s’étend sur des collines à l’Est de Florence. Les vignes peuvent être assez élevées, plantées sur un terroir formé de remarquables marnes calcaires que l’on appelle localement « galestro ».
    Grâce à une bonne acidité, les vins conservent longtemps fraîcheur et finesse.

     

    Composée de 93% de Sangiovese, 5% de Canaiolo et de 2% de Colorino , la vendange a macérée environ 15 jours en cuves ouvertes. Affinage pour une partie des vins, en barrique durant six mois.

    Robe grenat, profonde et dense. Le nez est puissant, un peu sauvage, avec une belle fraîcheur où l’on distingue fruits noirs et violette. En bouche, le vin est concentré, assez tannique, aromatique et long en bouche.
    L’année 2013, à la climatologie typiquement tardive, nous a donné un beau vin rouge qui devrait se conserver une bonne dizaine d’années.

    Ce n’est pas un vin marketing comme tant de Chiantis « bordeaulisés » au Cabernet sauvignon et au Merlot à la mode Parker…
    C’est un produit qui respecte la culture originelle de sa région de production.


  • Brunello di Montalcino DOCG 2010 Tenuta Il Poggione (0.75L)

    Dans cette partie du sud de la Toscane, le Brunello di Montalcino peut être considéré comme une « invention » récente. On ne peut pas en effet parler de tradition multiséculaire pour ce vin. C’est vers 1870 que le vigneron Ferruccio Biondi-Santi a commencé à planter un clone spécifique du cépage Sangiove Grosso, connu sous le nom de Brunello. Il avait observé qu’il produisait des grains plus petits et qu’il opposait une plus grande résistance au phylloxera qui ravageait alors les vignobles.
    Contrairement aux traditions locales d’alors, cet innovateur décida de laisser vieillir le vin issu de ce cépage quatre années en tonneau de chêne, cet élevage étant lui-même suivi d’un séjour en bouteille.
    Le premier grand millésime officiel de ce vin est le 1888. Il en resterait parait-il encore quelques bouteilles toujours en forme…
    Le fameux baron Luigi Ricasoli, celui-là même qui a posé les règles d’élaboration du Chianti déclarait lors d’une dégustation en 1930 qu’il lui semblait impossible en Toscane d’atteindre une pareille longévité en dehors de cettre zone de Montalcino .

    Le développement de cette appellation est assez récent. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, le terme Brunello restait une spécialité exclusive de la famille Biondi-Santi et il faudra attendre les années 70 pour que ce terroir prenne son essor (seulement 65 hectares de vignes plantés à cette époque). La consécration interviendra en 1980 avec la DOCG (Denominazione di Origine Controllata e Garantita).

    Ce vin est produit exclusivement dans le territoire communal de Montalcino sur des collines qui peuvent atteindre au maximum 667 m d’altitude, ce qui est un facteur qualitatif supplémentaire dans cette région très chaude en été.

    Le terroir est composite (marnes argileuses, sable et même tuf d’origine volcanique etc…).

    Il y a actuellement 270 domaines inscrits pour environ 1 350 hectares plantés. La qualité devrait toujours être très élevée eu égard au prix du vin. Ce n’est pas toujours le cas hélas, certains domaines produisant des vins dilués et indignes de leur catégorie. Ce phénomène n’est malheureusement pas une exception à Montalcino…

    Le Domaine IL POGGIONE situé à Sant’ Angelo In Colle a été fondé à la fin du XIXème siècle. Il couvre actuellement une surface de vignes de 125 hectares. Il est la propriété de Leopoldo et de Livia Franceschi.
    Nous avons le plaisir et l’honneur de collaborer avec ce domaine dont la qualité des vins ne nous a jamais déçue, depuis 1990. Loin du clinquant à l’américaine de certains autres domaines de la région, il est géré maintenant par Alessandro Bindocci et sa sœur Francesca. Les vins sont d’une remarquable régularité, y compris le deuxième vin (Rosso Di Montalcino DOC) dont nous distribuons actuellement le millésime 2011.
    Le millésime 2010 est une réussite exceptionnelle dans le sud de la Toscane, avec des vins concentrés, d’un équilibre remarquable.

    Les chais du domaine Il Poggione.

    BRUNELLO DI MONTALCINO 2010

    brunello-ilpogg2010Élevé trois ans en foudre de chêne de l’Allier (de 30 à 50 hectolitres de capacité), il présente une robe grenat sombre et brillante. Au nez, ce sont de subtiles tonalités de fruits noirs (myrtille, cassis) et de cacao. On note aussi quelques nuances de cuir de Cordoue. La bouche est imposante, profonde et complexe. Le vin est marqué par des arômes balsamiques et empyreumatiques. Il évoque également les épices, la fourrure et le tabac du Transvaal. Sa puissante structure tannique ne nuit pas à sa remarquable finesse, mais laisse envisager une assez longue évolution. Je classerai le Brunello di Montalcino millésime 2010 en année exceptionnelle.
    C’est un vin à encaver pour quelques années. Il devrait atteindre sa maturité vers 2020. Il est appelé à une longue garde ultérieure dans de bonnes conditions de stockage.


    Alcool : 14,5%/vol

    Une grappe de Sangiovese Grosso – « Brunello »
    les vignobles du domaine Il Poggione en Toscane au coeur de l’été.

  • Moscato d’Asti DOCG « San Grod » 2017 Mario Torelli (0.75L) – PIEMONT

    Le Muscat à petits grains est cultivé dans cette région du Piémont depuis des temps immémoriaux. On considère généralement l’orfèvre milanais, vivant vers la fin du XVIème siècle, Giovanni-Battista Croce comme le «père» du Moscato d’Asti.
    Possesseur d’un petit vignoble dans la région, on lui doit de nombreuses expérimentations destinées à élever la qualité de production des vins aromatiques doux.
    La zone de production se situe dans les Langhe et le Monferrato, au sud-est de Torino.
    Elle comprend les provinces d’Asti, Cuneo et Alessandria.
    Connue longtemps pour ses médiocres Asti « spumante » cette région produit aussi, surtout depuis quelques années, un Muscat doux, légèrement effervescent avec un taux d’alcool de 5,5% et environ 120gr de sucres résiduels. Il bénéficie depuis 1994 de la DOCG (appellation d’origine contrôlée et garantie). Ce type de vin représente 12% seulement de la production totale d’Asti.
    La zone délimitée en 1932 est plantée actuellement d’environ 9000 ha, possédés par 6800 viticulteurs. La quantité produite annuellement avoisine les 550 000 hectolitres.
    Aussitôt les raisins vendangés avec soins et apportés au cuvage, on les égrappe et après un pressurage immédiat, le moût est mis à fermenter en cuves inox fermées, à la température de 15°c. Lorsque le taux d’alcool désiré est atteint (5,5%/vol) on refroidit fortement pour arrêter les fermentations et conserver ainsi la quantité de sucre naturel souhaitée.
    Le domaine Mario Torelli travaille en agriculture biologique. Avec 7 ha de vignobles et 55 000 bouteilles annuelles, il est le prototype du petit domaine ayant misé sur la qualité.
    Ses vins ont été référencés dans quelques uns des meilleurs restaurants au monde.

    Le millésime 2017, mis en bouteille à la fin du mois de novembre est un excellent millésime.Les conditions climatologiques de l’été 2017, très chaudes et sèches, ont permis de vendanger de superbes raisins, gorgés de sucres et d’arômes. Les vins sont dotés toutefois d’une assez bonne acidité et  présentent une belle fraîcheur aromatique.
    Ce Moscato  offre un délicat bouquet de fleurs d’acacia, de glycine et d’orange.
    La bouche est fraîche, équilibrée, délicieusement fruitée, avec une finale de fleur de sureau et de bergamote.
    C’est un vin plaisir à consommer jeune et bien frais.

    Alcool : 5,5% vol
    Sucres résiduels : 120 g/L


  • Argione Appassimento 2011 Montecrocetta Cabernet del Veneto IGT (0,75L)

    argioneLe jour où Graziano m’a présenté ce vin, j’ai été plus que surpris et de manière extrêmement agréable. Les deux cabernets (Cabernet-Sauvignon et Cabernet Franc) sont dans leur environnement quasi naturel dans cette région du Veneto. Les résultats sont très souvent à la hauteur des espérances, surtout lorsque nous avons affaire à une année chaude. C’est le cas tout particulièrement de 2011. Vous n’ignorez pas que le Cabernet-Sauvignon et le Cabernet Franc sont des cépages tardifs qui ont besoin de tout leur temps pour mûrir et développer ainsi de beaux arômes de fruits noirs.
    Cette cuvée appelée Argione-Appassimento est en fait un vin de type Amarone della Valpolicella, mais élaboré avec d’autres cépages dans la région de Vicenza et sur un terroir différent.

    Terroir et situation : colline d’origine volcanique.
    Cépages : 75% Cabernet-Sauvignon et 25% Cabernet Franc.
    Vendanges : manuelle avec sélection des grappes bien mûres et en excellent état sanitaire. Elle sont déposées dans des caissettes de bois fruitier et mises à passeriller pour environ un mois et demi, puis pressurées  et fermentées.
    Élevage : 18 mois en barriques de plusieurs vins.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14,5 %/vol
    Acidité totale :  ‰
    Extraits secs :   g/L
    pH :
    Sucres résiduels :   g/L
    Acidité volatile :  ‰

     Ce vin présente une robe splendide, grenat profonde. Le nez du vin est intense, sur les fruits rouges et noirs avec une très légère touche empyreumatique. En bouche, on découvre un vin avec beaucoup d’étoffe, de corps et de concentration. Les tannins sont subtils, le milieu de bouche savoureux avec une foule d’arômes complexes d’où percent également les épices douces. C’est vraiment équilibré et tout comme pour un Amarone della Valpolicella, il y a de la fraîcheur aromatique et une grande souplesse.
    C’est un produit de forte identité, qui ressemble surtout à lui-même et que je vous engage à découvrir pour une occasion exceptionnelle.

    argione2010_back

     

    grappe_cabernetsauvignon
    Une grappe de Cabernet-Sauvignon

     

     

     

     

     

     

     

    grappe_cabernet franc
    Une grappe de Cabernet Franc

     

    Jean-François Ragot avec la famille Maule (Graziano, notre brillant vinificateur, sa charmante fille Valentina et la grand-mère de 90 ans en parfaite condition, grâce à un verre de Recioto…) le 14 avril 2017.

  • Brachetto Piemonte DOCG 2016 Domaine Rovero (0,75L) – PIEMONT

    Ce vin est élaboré en agriculture biologique à partir de 100% du cépage rouge Brachetto d’Acqui.

    Ce cépage serait un autochtone qui a donné bien des maux de tête aux ampélographes… d’aucun ont cherché à le rapprocher du Bracquet originaire du comté de Nice. Il semble qu’il n’y ait pas de parenté démontrée entre les deux cépages.
    Le Brachetto piémontais donne des vins rouges à la couleur rubis assez légère.

    Il est idéal pour la consommation l’été en apéritif. Sa fraîcheur aromatique et son taux d’alcool très limité en font une boisson plus conforme aux règles actuelles de la conduite automobile…

    Grâce à une méthode de vinification proche de celle du Moscato d’Asti, on produit un vin rouge pétillant doux aux délicats arômes de rose. L’excellente acidité naturelle du cépage donne à ce vin beaucoup de vivacité.

    Aussitôt les raisins vendangés avec soin au mois de septembre, ils sont mis à macérer à basse température durant 7 jours. Les raisins sont ensuite doucement pressurés, le moût est décanté et filtré immédiatement. Le moût ainsi obtenu est introduit pour la fermentation en cuves inox fermées (autoclave) à la température contrôlée d’environ 15°C et ensemencé en levures. Lorsque le taux d’alcool désiré est atteint (environ 6,5%) on refroidit pour arrêter les fermentations et conserver ainsi la quantité de sucre naturel souhaitée, ainsi que le gaz carbonique produit par la fermentation.

    Le millésime 2016, mis en bouteille à la fin de l’année a bénéficié d’excellentes conditions climatologiques avec des conditions sanitaires parfaites. Une année que l’on aimerait voir se reproduire régulièrement.

    Une grappe de Brachetto d'Acqui.
    Une grappe de Brachetto d’Acqui.

    BrachettoÉléments analytiques :
    Alcool acquis : 6,5  %/vol
    Sucres résiduels : environ 125 g/L
    Acidité totale :   ‰
    Extraits secs :   g/L
    SO2 total :   mg/L
    Pression interne CO2 : 1,8 bar

    rovero
    Enrico Rovero et Jean-François Ragot, au domaine, le 21 mai 2016.

  • Chianti DOCG 2015 Renzo Masi (Toscane)

    Ce vin a été vinifié à partir de la remarquable et très qualitative récolte 2015.

    Il est issu à 95% du cépage autochtone Sangiovese Grosso et 5% du cépage Colorino. Les raisins proviennent majoritairement de la zone de Rufina, mais pas uniquement.

    La vinification est très classique à partir des raisins égrappés et d’une macération d’environ dix jours.
    C’est un excellent travail du vinificateur Paolo Masi.

    Le millésime 2015 bénéficie d’une robe grenat particulièrement intense. Le bouquet laisse apparaitre un joli fruit noir avec des nuances florales.
    En bouche, le vin est consistant, bien structuré, avec des tannins souples et harmonieux.

    Vin d’un excellent rapport qualité/prix.


  • Malvasia di Cagliari DOC 2011 (0.50L) – Sardaigne – vin naturellement doux (vendangé tardivement) Domaine Meloni

    Vin issu de l’agriculture biologique.

    Ce vin présente une robe or brillante, au nez beaucoup de fraîcheur sans traces d’évolution et des notes de fruits exotiques. L’ensemble est fruité, tonique, subtil et savoureux avec une bonne acidité. La Malvoisie est vraiment un cépage qui se décline au mieux en vin liquoreux naturellement doux. Bonne persistance aromatique. Très bon vin de dégustation. Il devrait évoluer favorablement quelques années encore.
    Récolte : mi-octobre.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14 %/vol
    Sucres résiduels : 80 g/L


  • R. MASI Alido Valdichiana Toscana DOC Bianco Vergine 2015 (0,75 L)

    Vin blanc sec élaboré par Renzo Masi à partir de 65% deTrebbiano Toscano, 5% de Malvasia del Chianti et 30% de Chardonnay.
    Après une macération péliculaire à froid suit une fermentation en cuve inox à la température contrôlée de 20°C.

    Le vin présente une robe paille très claire.  On remarque un côté assez complexe avec des arômes de fruits à pépins (pomme, poire…) mais aussi de fruits tropicaux. C’est plus structuré et plus subtil que le Bianco Toscano Poggerissi.
    Comme ce dernier, c’est un vin bien adapté à une longue saison d’été.

    Alcool : 12,5%/vol


  • ZENI Amarone Della Valpolicella Cuvée prestige Vigne Alte DOCG 2013 (0,75L)

    La zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Technique de l’Amarone

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient, bien sûr, une concentration des extraits secs, des sucres et de l’acidité.

    Les raisins (Corvina 70% – Rondinella 20% – Molinara 10%) ont été récoltés manuellement à pleine maturité à la fin du mois de septembre 2013.
    Après une durée de passerillage d’environ quatre mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie, les raisins ont été pressurés au mois de janvier 2014.
    Macération de 3 à 4 semaines avec fermentation alcoolique des moûts en cuves inox.
    Fermentation malolactique en foudres.
    Élevage de trois ans en foudres de 25 hectos.
    Date d’embouteillage : 2016.

    Durée de conservation prévisible  : 20 ans minimum.

    Le vin présente une robe rubis profond sans trace notable d’évolution. Au nez, c’est ce que j’appelle le « grand bouquet classique » de l’Amarone : c’est à la fois une synthèse entre une fraîcheur aromatique évoquant les fruits noirs très mûrs et un côté floral, sur la rose , les épices douces, le tabac blond, avec une petite nuance balsamique.
    En dépit de sa puissance alcoolique élevée, ce vin développe une palette aromatique toute en séduction, sans aucune violence, ce qui pourrait le rendre redoutable entre des mains inexpérimentées…

    Le millésime 2013 est un millésime ayant plutôt bénéficié de conditions climatiques relativement fraiche. Ceci est intéressant pour ce type de vin de grande puissance.

    Éléments analytiques :
    Alcool acquis :   15,5 %/vol
    Acidité totale :  5,8  ‰
    Sucres résiduels : 6 g/L
    pH : 3,45
    Extraits secs :   32g/L

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.