• Archives pour l'Étiquette Grasa CIB
  • News 12 Novembre 2008

    Orlienas, le 12 novembre 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Je suis de retour depuis hier soir, après un voyage de près de 6500 km à travers 8 pays d’Europe centrale. Je ramène bien entendu une grosse masse d’informations qui vous sera délivrée au fur et à mesure à la fois sur le site et sur notre blog.
    La partie la plus complexe concerne la Roumanie, dont la viticulture dans sa très grande majorité est encore très éloignée de nos normes européennes. Je me suis rendu à Cotnari (extrême nord-est de la Roumanie), dans l’ancienne principauté de Moldavie. (A ne pas confondre avec la République indépendante de Moldavie, appelée aussi Moldova ou Bessarabie)
    La dégustation des vins m’a permis d’extraire deux lots dans l’excellent millésime 2008, qui a été vendangé la première quinzaine d’octobre. Le but d’internet étant la diffusion d’images, je vous renvoie à la vidéo que j’ai réalisée sur place dans la cave de la société Vinia à Cotnari même le lundi matin 3 novembre 2008.
    J’espère que nous allons pouvoir faire embouteiller au moins une des deux cuvées sélectionnées : le Grasa CIB et le Tamiioasa Romaneasca. Ça pourrait se faire vers la fin du mois de janvier 2009, mais vous voyez que je suis très prudent, ayant été déjà échaudé…

    
    

    L’équilibre du Grasa 2008 dégusté est de plus de 80g de sucre résiduel, environ 12% d’alcool et 9.1‰ d’acidité. Ce sont des paramètres analytiques excellents.
    Le Tamaiioasa quant à lui, présente des caractéristiques proches en matière de sucre résiduel et d’alcool acquis, avec une acidité de 7.6‰.

    Mon dernier voyage à Cotnari remontait à novembre 2004 et m’avait permis alors de sélectionner notre cuvée Château Cotnari, Grasa CIB 2003. Tout a une fin, et il nous reste moins de 300 bouteilles de ce joli vin. J’espère avoir trouvé son remplaçant. Les vins de 2008, à mon avis, seront aptes à une garde d’un vingtaine d’années dans une bonne cave.

    Dans la suite de la dégustation, nous avons pu apprécier un bon Pinot Gris moelleux 2008 de Cotnari, vif et même un peu acidulé. Un Feteasca Alba 2008 moelleux présentait une palette aromatique intéressante, hélas « cassé » par un taux de SO2 (souffre) beaucoup trop élevé. C’est un des grands problème encore en Roumanie où l’on a tendance à utiliser très souvent, par précaution, les doses maximales autorisées par la législation européenne.
    Une surprise avec un cépage Muscat rosé traditionnel de la Moldavie le Busiioaca de Bohotin 2008. C’est un vin moelleux complètement original avec 12.3% d’alcool, 51g de sucre et une acidité revigorante de 7.9‰. Il est très fruité, avec un côté moelleux subtil, une touche végétale et une certaine élégance dans l’ensemble.

    Dans cette vaste dégustation d’une vingtaine de vins, nous avons eu le plaisir de re-déguster des vieux vins de Cotnari : un Tamiioasa Romaneasca CIB 1995, très bien évolué avec de beaux arômes de cire d’abeille et d’encens, ainsi qu’un Cotnari Grasa 1987 admirablement bien conservé et évolué avec son inimitable touche mentholée. Nous avons vendu par le passé ces deux références et si d’aventure il vous restait quelques bouteilles dans votre cave (je m’adresse bien entendu aux anciens clients de Dionis) n’hésitez pas à déboucher !

    Campagne traditionnelle moldave. Cotnari le lundi matin 3 novembre 2008.

    Dégustation du millésime 2008 le lundi matin 3 novembre 2008. De droite à gauche : Mihai (le maître de chais), Titi Babusanu (Responsable commercial et marketing de Vinia), et votre serviteur…
    Cuvée 2008 de Cotnari Grasa CIB le 3 novembre 2008.

    Ce sera tout pour aujourd’hui.

    Cordiales salutations.
    Jean-François Ragot.


  • News 4 Janvier 2006

    Cher ami (e) œnophile, cher client (e),

    Permettez moi tout d’abord au nom de mon entreprise et de mes collaborateurs de vous souhaiter une excellente année 2006.
    L’hiver est cette année plutôt froid et il est temps de profiter des longues soirées d’hiver pour partager quelques bouteilles « mythiques et légendaires » de la Collection de Dionis, en famille ou avec ses meilleurs amis ( avec modération toujours, cela va de soit !).
    Comme vous le savez, nous ne « mollissons » pas chez Dionis et en ce début d’année encore, nous avons le plaisir de vous faire profiter des fruits de notre travail assidu au «  grand œuvre du vin »… Pardonnez moi d’être un peu lyrique…
    Cette Première Lettre de la nouvelle année me permet de vous donner enfin des nouvelles positives très concrètes sur Cotnari , (c’est pas trop tôt !), sur Samos , sans oublier Asti et son nouveau Moscato 2005, tout frais tiré de la cuve !

    COTNARI GRASA vsoc cib 2003 Château Cotnari

    Pour ceux d’entre vous qui lisent «  La Lettre de Dionis » attentivement (ils sont nombreux, je le sais !) vous avez pu suivre la saga que constitue la collaboration avec cette région viticole très éloignée de tout, depuis le départ à la retraite en janvier 2003, de mon ami et très ancien partenaire, Ioan Bilius .
    Lors de ma visite à la propriété du 1 er Novembre 2004, j’avais « identifié » une petite et excellente cuvée de Grasa vsoc cib(*) 2004.En roumain, «  cib » signifie : «  Cules la innobilarea boabelor » soit la traduction exacte en français de : «  sélection de grains nobles ». . Je l’avais alors réservée pour une mise en bouteille vers la fin du printemps 2005. Quelle ne fût pas ma surprise de constater que l’échantillon expédié alors, ne correspondait plus du tout à celui dégusté à la propriété ! Devant mes interrogations véhémentes et persistantes, j’ai fini par découvrir le « pot aux roses » ! « Notre » vin avait servi de « vin médecin » pour renforcer une moyenne qualitative de production, un peu faible…
    Se mettre en colère est une chose, tout recommencer pour identifier une nouvelle cuvée en est une autre…Je suis donc remonté sur mon cheval, avec pour objectif cette fois ci, le millésime 2003
    Cette nouvelle cuvée, enfin identifiée, a été embouteillée, les bouteilles étiquetées et les cartons palettisés. Les vins sont maintenant prêts et devraient être disponibles dans notre entrepôt avant la fin Janvier.
    Par conséquent, amateurs de Cotnari, à vos stylos ! Nous avons seulement 2000 bouteilles de ce vin original, de belle facture, présentant un bon rapport qualité-prix.

    Une grappe de raisin Grasa botrytisée. (pourriture noble)

    Pour tout ce qui concerne l’information générale sur le Cotnari, je vous invite à vous reporter à la Lettre de Dionis du mois de Novembre/Décembre 2002.

    Éléments analytiques du Cotnari-Grasa vsoc cib 2003
    •  Alcool : 12% vol
    •  Sucres résiduels : 55 gr/l
    •  Acidité fixe : 6.3‰

    Nous retrouvons dans ce vin plus moelleux que liquoreux, de la finesse, des arômes complexes de rose et de fruit blanc, avec cette nuance mentholée caractéristique du cépage Grasa. C’est un excellent vin pour l’apéritif présentant dans sa catégorie un bon rapport qualité-prix.

    ( *) J’ai à ce sujet une petite anecdote à vous raconter . En 1995, j’ai vu un beau jour d’été « débarquer  » chez nous les services de la Répression des Fraudes au sujet de cette mention « cib » (Sélection de Grains Nobles) . J’avais été « dénoncé » par une Maison d’Alsace (La Maison Hugel pour ne pas la citer) qui prenait ombrage de l’utilisation par notre société de cette terminologie… Parbleu ! quand on connaît à quel prix étaient vendus les dites « Sélections de Grains Nobles » par leurs soins,on peut les comprendre… Ils ne pensaient bien faire qu’une « bouchée » de notre outrecuidante prétention à utiliser cette mention pour des vins issus de la Moldavie roumaine… Mais quelle ne fût pas la surprise des fonctionnaires de se voir opposer une lettre du Directeur de L’OIV (l’Office International de la Vigne et du Vin) Mr Robert Tinlot, cette lettre entrant dans une fine analyse juridique de la question et concluant sur le bien fondé de l’utilisation de cette mention par notre société. Nos « amis » alsaciens en ont été pour leurs frais, mais m’en ont conservé une certaine aigreur je le sais… Il faut dire qu’étant d’un naturel méfiant et qui plus est très attaché au respect de la loi, j’avais pris soin en 1990, avant d’élaborer nos étiquettes,de demander l’avis de Mr Tinlot de l’OIV.

    Le Nectar de Samos

    Nous arrivons au bout de notre sélection de Nectar 2000. Il doit nous en rester une cinquantaine de bouteilles. Nous avons le plaisir aujourd’hui de vous présenter une sélection du millésime 2003 particulièrement réussie.

    Je vous rappelle rapidement les conditions de production et de vinification de ce vin liquoreux « mythologique » vinifié et élevé dans la cave de Karlovasi . Celle-ci, dirigée par l’excellent œnologue Georges, personnage haut en couleur, produit et de très loin les meilleurs vins de l’île.

    Il ne faut surtout pas confondre le nectar de Samos avec le Muscat de Samos « vin doux naturel » bon marché et dilué, disponible dans les linéaires de la Grande Distribution. Ce sont pour ces derniers des vins « mutés » à l’alcool, achetés en vrac et mis en bouteille en France.

    Le Nectar de Samos est au « Muscat de Samos » ce qu’est le Tokaji-Aszu Impérial au Tokaji ordinaire…

    C’est par conséquent un Vin naturellement doux, vendangé, vinifié, élevé et mis en bouteille à la propriété dans la très orientale île grecque de Samos.

    Prototype même du Vin Mythologique du bassin méditerranéen , il obéit à une tradition antique qui consiste à exposer au soleil les grappes fraîchement vendangées à pleine maturité, afin de concentrer les sucres, les extraits et bien sûr les arômes.

    Les civilisations traditionnelles ont connu et exploité ce procédé depuis les temps les plus reculés, dans des régions aussi diverses que les îles Lipari , Pantelleria comme nous l’avons vu récemment avec le Moscato d’Alexandrie Passito, sans oublier bien entendu le Vin Santo de Santorin , le Commandaria de Chypre et le très oublié Malaga Andalou.

    Séparée de la Turquie anatolienne par un étroit bras de mer,l’île de Samos fût placée sous juridiction ottomane de 1453 à 1912,ce qui curieusement n’empêcha pas la vigne de prospérer.(probablement pour l’élaboration de raisins secs et non pas pour du vin).

    L’aire d’appellation couvre environ 1500 hectares. Les meilleures vignes sont cultivées en terrasses sur des coteaux abruptes, à une altitude pouvant atteindre 800 mètres au dessus du niveau de la mer.

    D’autre part, quelques vignobles de plaine produisent des vins beaucoup plus communs.

    Quatre mille producteurs sont installés à Samos, regroupés en 25 associations, toutes adhérentes de l’Union des coopératives de Samos. Je suis un peu taquin, c’est vrai, mais leur organisation m’a parfois rappelé le défunt combinat de Tokaj…

    Le Nectar est issu des plus belles grappes de muscat à petits grains, provenant des vignobles en terrasses situés à la plus haute altitude. Cette situation favorise une maturation lente et régulière des raisins, préservant ainsi les arômes et une bonne acidité, fondements de l’équilibre d’un grand liquoreux.

    Les vendanges peuvent se poursuivre sur certaines parcelles jusqu’à la fin du mois d’Octobre.

    Une fois vendangées, les plus belles grappes sont exposées au soleil sur des nattes pour une durée jamais inférieure à huit jours. Ce processus de déshydratation s’appelle passerillage.

    Les raisins sont ensuite pressurés dans des pressoirs pneumatiques. Le moût est mis à fermenter dans des cuves inox à la température contrôlée d’environ 17°c.

    Lorsque les fermentations commencent à faiblir du fait de l’épuisement des levures, le vin est « passé au froid » légèrement « sulfité » et transféré dans des foudres de chêne du limousin pour une durée qui peut aller jusqu’à trois années. Nous sommes personnellement favorables, pour ce qui concerne les lots sélectionnés, à des durées d’élevage nettement plus courtes, préservant ainsi le merveilleux bouquet fruité du vin.


    Le Nectar 2003 (0.75L) présente une robe or clair, dense et brillante, presque sans évolution.
    Le nez est merveilleusement fruité, complexe et élégant. Le bouquet est tellement envoûtant que l’on hésite presque à porter le verre jusqu’à ses lèvres…
    En bouche, c’est un feu d’artifice de saveurs, d’où le « coté variétal » du muscat est presque complètement gommé. La noblesse de ce terroir d’altitude s’impose à l’évidence. On touche avec ce vin un certain absolu dans le genre et je n’ai pour ma part jamais dégusté de muscat à petits grains naturellement doux passerillé qui soit supérieur à celui-ci.
    En dépit du climat méditerranéen de cette île de l’Asie Mineure, la bouche à l’attaque riche et voluptueuse, offre une véritable fraîcheur aromatique où dominent tout d’abord les agrumes, puis le miel, le raisin de Corinthe, l’abricot sec, sans oublier une touche de tabac blond de Virginie.
    C’est vraiment un « nectar plaisir » de longue évolution prévisible, mais délicieux à goûter sans retard.

    Moscato d’Asti DOCG 2005

    Le Muscat à petits grains est cultivé dans cette région du Piémont depuis des temps immémoriaux. On considère généralement l’orfèvre milanais, vivant vers la fin du 16eme siècle, Giovanni-Battista Croce comme le « père » du Moscato d’Asti.
    Possesseur d’un petit vignoble dans la région, on lui doit de nombreuses expérimentations destinées à élever la qualité de production des vins aromatiques doux.
    La zone de production se situe dans les Langhe et le Monferrato, au sud-est de Torino.
    Elle comprend les provinces d’Asti, Cuneo et Alessandria.
    Connue longtemps pour ses médiocres Asti « spumante » cette région produit aussi, surtout depuis quelques années, un Muscat doux, légèrement effervescent avec un taux d’alcool de 5.5% et environ 120gr de sucres résiduels. Il bénéficie depuis 1994 de la DOCG (appellation d’origine contrôlée et garantie). Ce type de vin représente 12% seulement de la production totale d’Asti.
    La zone délimitée en 1932 est plantée actuellement d’environ 9000 ha, possédés par 6800 viticulteurs. La quantité produite annuellement avoisine les 550 000 hectolitres.
    Aussitôt les raisins vendangés avec soins et apportés au cuvage, on les égrappe et après un pressurage immédiat, le moût est mis à fermenter en cuves inox fermées, à la température de 15°c. Lorsque le taux d’alcool désiré est atteint (5.5% vol) on refroidit fortement pour arrêter les fermentations et conserver ainsi la quantité de sucre naturel souhaitée.
    Le domaine Mario Torelli travaille en agriculture biologique. Avec 7ha de vignobles et 55 000 bouteilles annuelles, il est le prototype du petit domaine ayant misé sur la qualité.
    Ses vins ont été référencés dans quelques uns des meilleurs restaurants au monde, entre autres, « Le V » (Georges V) où officient Enrico di Bernardo et Eric Beaumard.

    Le millésime 2005, mis en bouteille le 25 novembre dernier « offre un délicat bouquet de fleurs d’acacia, de glycine et d’orange.
    La bouche est fraîche, équilibrée, délicieusement fruitée, avec une finale de fleur de sureau et de bergamote.
    C’est un vin plaisir à consommer jeune et bien frais.

    Hamilton Russell Chardonnay 2004

    Situé dans la fraîche vallée « Hemel-en-Aarde » au sud est de la ville du Cap, ce vignoble de 51 ha consacré au Chardonnay et au Pinot noir, produit un des meilleurs blanc de type bourguignon de tout l’hémisphère sud.
    Crée en 1975 par Tim Hamilton Russell, ce  vignoble passionnant ne cesse de nous étonner d’années en années avec un vin d’un classicisme époustouflant.
    Le millésime 2004 a bénéficié de conditions de maturation « fraîches » (pour ce type de zone viticole bien sûr !)

    Fermenté intégralement en barriques françaises, (43% barriques neuves, les 57% restants en barriques des 2eme et 3eme vin), ce vin à l’attaque fraîche et « vibrante » offre une délicieuse palette aromatique « briochée » toastée, tout en laissant percer la minéralité, gage d’un beau terroir. Belle longueur sur les agrumes frais.
    La quantité disponible pour notre marché est seulement de 360 bouteilles.

    A découvrir absolument.

    Rappel des principes fondateurs de Dionis

    • Nous ne proposons pas de “vins étrangers” !
      Qu’ils soient de France ou d’ailleurs, seuls les mauvais vins nous sont “étrangers » !
    • Nous ne sommes pas des “suiveurs” !
      Nous ne référençons aucun produit à la suite d’un leader d’opinion, Parker, Johnson,..ou guide, Hachette, Bettane & Desseauve…
    • Nous ne construisons pas notre image à travers notre relation avec les médias hexagonaux !
    • Nous nous interdisons le “marketing démagogique” qui sous prétexte de satisfaire le client, nourrit “les idées reçues” freinant les élans d’une fructueuse et saine curiosité en rabâchant toujours les mêmes « vérités »…
    • Notre approche du vin est universaliste : Courir le monde et mettre à la disposition de nos clients, au meilleur prix, le vin rare, le vin historique, le vin de grande qualité, seulement l’exceptionnel !
    • Nous nous efforçons sans relâche de rechercher et promouvoir les joyaux œnologiques de grande tradition et ceux qui seront les références de demain pour leurs qualités esthétiques.
    • Nous recherchons très nettement la reconnaissance et la confiance que nous témoignent depuis des années les Chefs et Sommeliers de la Grande Restauration, les Cavistes professionnels, et les Amateurs oenophiles éclairés qui partagent avec nous la passion du vin.
    • Nous consentons des efforts importants en amont , à la découverte des produits qui sont nos meilleurs ambassadeurs et en aval à une communication aussi pédagogique que possible.

    Meilleurs vœux encore,

    Jean François RAGOT