• Archives pour l'Étiquette Georges V
  • News 22 septembre 2011

    En cette rentrée, Dionis ne ressent pas trop la crise heureusement. La grande restauration nous reste très fidèle, émerveillée par la qualité et le rapport qualité/prix exceptionnels des produits que nous leur proposons.
    Hier, j’ai eu le plaisir de me rendre à Paris et de présenter nos nouveautés tout d’abord au Meurice (***Michelin). La sommellerie est tenue de main de maître par une brillante jeune sommelière, Estelle Touzet. Je suis allé ensuite à L’Astrance (*** Michelin). La sommellerie est dirigée avec maitrise et sobriété par Alexandre JEAN. J’ai terminé par notre client historique le Georges V dont la sommellerie est co-gérée par nos bons amis Éric Beaumard et Thierry Hamon. Je connais personnellement Éric depuis début 1989 et Thierry depuis 1995. Ce dernier a fait toute sa carrière dans l’aura protectrice et rayonnante d’Éric Beaumard. Je ne peux résister au plaisir d’illustrer le propos par une photo prise hier soir 21 septembre 2011. Elle démontre si besoin était que la fraternité du vin existe bel et bien dans notre monde impitoyable…
    Éric et Thierry ont vendu depuis une vingtaine d’années des quantités considérables de Tokaji Aszu Château Sarospatak et de Vin de Constance. Qu’ils en soient remerciés !

    Jean-François Ragot au Georges V le 21 septembre 2011 entouré d'Eric Beaumard (à droite sur la photo) et de Thierry Hamon.

     

    La semaine prochaine, vous aurez droit au compte-rendu de notre visite du 9 août 2011 au domaine Pupillo à Syracuse en Sicile.

    Cordialement,
    Jean-François


  • Vin du Mois : Vin de paille du Burgenland autrichien

    Vin du mois : Janvier 2009

    « Les joyaux de la Couronne »
    Spécial Vin de Paille

     

    LES VINS DE PAILLE DU BURGENLAND AUTRICHIEN (STROHWEIN)

    Concernant ces vins « spéciaux », il ne s’agit pas d’une tradition de cinq cent ans comme pour les Ruster Ausbruch, mais toutefois de plus d’un siècle. Le premier Strohwein recensé dans cette région date de 1891.
    On étendait alors les raisins sur des lits de roseaux du fameux lac de Neusiedeln, d’où le nom de «Shilfwein » (vin de roseaux).
    Dans cette région, royaume historique multiséculaire des vins liquoreux, l’élaboration des Strohwein et des Eiswein constituait une alternative aux « Ausbruch » les années où il n’y avait pas de botrytis cinéréa (pourriture noble).

    Le grand intérêt œnologique de ces vins repose tout d’abord sur l’extraordinaire richesse ampélographique de la région : Cépages indigènes Neuburger, Grüner Veltliner, Welschriesling, Spätrot-Rotgipfler, Frühroter veltliner, Furmint, Sankt Laurent, Blauerzweigelt, Blaufränkisch, mais aussi tous les cépages « internationaux » sans exception.

    Cet intérêt repose également sur des conditions climatiques parfaites pour une lente maturation du raisin, préservant au mieux la richesse aromatique propre au cépage, ainsi que l’acidité, gage de l’équilibre recherché.
    La législation autrichienne, très restrictive, prévoit une quantité minimum de sucre de 25 KMW au pressurage (25% de sucre en masse volumique).

     Elle est la seule législation qui précise une durée minimum de séchage des raisins avant pressurage. (Trois mois sur lits de paille ou de roseaux).
    Cette législation sévère exclut ainsi de facto tous les «simili» vins de paille séchés au ventilateur en chambres chaudes… (Ils sont légion, un peu partout dans le monde, y compris, hélas, en France…)

    Passerillage du Furmint, avec les deux procédés classiques. Photo du 26 octobre 1997 à Rust (Burgenland - Autriche)
    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l'élaboration d'un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V...

    Avec notre ami et partenaire Georg Lunzer, nous avons réalisé depuis le milieu de années 90 quelques vins de paille vraiment extraordinaires et probablement uniques en leur genre. Je pense entre autres au vin de paille Cabernet Sauvignon, dont la première cuvée a vu le jour en 1997 et au vin de paille Riesling, qui n’a pu être réalisé qu’une seule fois, en 2000 .

    Avec Bruno Landauer à Rust, nous avons réalisé un seul et unique vin de paille en 1997 à partir de 100% du cépage Furmint (le cépage du Tokaji). C’est donc une rareté absolue. A ma connaissance, il n’a jamais été produit de vin de paille à Rust et encore moins à partir du Furmint.

    RUSTER STROHWEIN FURMINT 1997 (DOMAINE BRUNO LANDAUER)

    Vendangés le 24 octobre 1997, 2900 kg de raisins ont été mis à passeriller à la fois sur lit de paille et suspendus durant 4 mois. Quantité produite: 650 litres, soit 1700 bouteilles de 0,375 l.
    Richesse du moût pressuré: 26°KMW.
    81 grammes de sucres résiduels par litre
    12,8% alc/vol
    6,8 pour mille d’acidité totale. Fermentation et élevage en cuve inox.

    Vin d’une infinie délicatesse, un véritable cristal. Grande garde.

    Une grappe de Furmint.

    GOLSER STROHWEIN RHEINRIESLING 2000

    Il y a bien longtemps que nous espérions réaliser un grand vin de paille issu à 100% du cépage Riesling.
    L’historique millésime 2000 nous en a fourni l’opportunité.
    Elle n’est probablement prête de se renouveler…
    1950 Kg de Riesling vendangés à pleine maturité le 31 août 2000 ont été mis à « passeriller » sur lit de paille durant 5 mois et pressurés le 15 janvier 2001.
    La quantité produite de cette absolue rareté est de 400 litres, soit 800 bouteilles de 0,5 L.
    Les vins ont été embouteillés au mois d’août 2001.

    Éléments analytiques :
    35 kmw (35% de sucres en masse volumique) au moment du pressurage.
    Alcool : 12,1 % vol
    Sucres résiduels : 200 g/L
    Acidité totale : 9,6 ‰

    Robe vieil or, brillante, lumineuse à reflets verts. Le nez présente des arômes d’agrumes confits avec des notes résinées et minérales.
    La bouche est très riche, avec des arômes terpéniques d’une grande persistance.
    Ce vin approche lentement de son équilibre final.
    Il est certainement appelé à une très longue évolution.

    GOLSER STROHWEIN « Cuvée » 1997

    Ce vin possède
    105 grammes de sucres résiduels par litre,
    une acidité de 6,5‰,
    et 12,3% d’Alc/vol.

    Ce vin est issu des cépages Gewürtztraminer, Muscat à petits grains, Muscat Ottonel, Neuburger et Frühroterveltliner (alias Malvoisie). Ils ont été pressurés après cinq mois de séchage sur lit de paille fin février 1998.
    Production totale : 1300 bouteille de 0.50 L.

    Très belle robe vieil or à reflets verts soutenus, brillante, limpide.
    Nez aromatique, complexe, sur les fruits confits, floral, mentholé.
    En bouche très équilibré, et harmonieux. Grande garde.

     

     

     

     

     

    GOLSER STROHWEIN CABERNET SAUVIGNON 2006

    2500 kg de raisins cabernet-sauvignon ont été vendangés le 28 septembre 2006 et mis à « passeriller » dans les greniers de Georg Lunzer jusqu’au 18 mars 2007, date à laquelle ils ont été pressurés et vinifiés.
    La richesse du moût était alors de 32.5 KMW (32.5 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Éléments analytiques :
    Alcool : 10.5 %vol
    Sucres résiduels : 202 gr/litre
    Acidité totale : 9.1‰.

     Doté d’une robe rubis profonde, ce rarissime vin de paille offre une délicieuse, délicate et unique palette aromatique de petits fruits rouges.
    Une bonne acidité lui confère fraîcheur, équilibre et longueur.
    Vin totalement unique en son genre.

     Quantité produite : 380 litres.

     

     

     

     

     

     

     

    Afin de bien débuter cette nouvelle année 2009, nous avons décidé d’ouvrir notre vinothèque et de vous proposer une offre spéciale abordable de ces quatre vins qui sont de véritables chef d’œuvre œnologiques.


  • News 20 novembre 2008

    Orlienas, le 20 novembre 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Deux mises-à-jour dans la semaine, c’est rare! Mais je ne résiste pas au plaisir de vous présenter un petit interview d’ Éric Beaumard que j’ai réalisé à l’Hôtel Georges V à Paris (Four Seasons) le jeudi 13 novembre dernier.
    Est-il nécessaire de présenter Éric ? En dépit de sa grande modestie et de sa détestation du clinquant, il est extrêmement connu dans notre grande famille du vin, où il est reconnu pour sa très grande compétence et sa chaleur humaine communicative. J’ai personnellement connu Éric, à la fin de 1988. Il venait d’être alors premier jeune sommelier de France. Je l’ai suivi dans sa carrière à la Poularde à Montrond les Bains dans la Loire et à partir de fin 1999, comme chef sommelier du Restaurant le V (Hôtel Georges V) Il occupe actuellement la postition de directeur de la restauration. Il a été premier sommelier d’Europe et médaille d’argent au Mondial des Sommeliers à Vienne (Autriche) en 1998. Il nous expose durant 8 minutes sa vision actuelle du vin et particulièrement des « vins du monde ».

    Éric BEAUMARD au Georges V, le 13 novembre 2008.

    Sincères salutations œnophiles

    Jean-François Ragot


  • News 22 Février 2008

    Orlienas, le 22 février 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Cette première partie du mois de février a été quelque peu difficile pour votre serviteur, avec une grosse semaine d’immobilisation pour cause de grippe…
    A peine remis, je me suis rendu à Paris, rendre visite aux plus grands restaurants de la capitale. J’ai profité de ce déplacement pour rencontrer de très fidèles partenaires : Patrick Pignol du Relais d’Auteuil et son sympathique sommelier Nicolas Lepinay, le Meurice avec Nicolas Rebut et Sébastien Labé, l’Astrance et son sommelier Alexandre JEAN, le Pavillon Ledoyen avec Géraud Tournier et son adjoint Vincent Javaux, sans oublier une très belle table avec une superbe carte de vin : le Villaret avec Olivier Gaslain, Sandrine et Joël Homel. Pour finir, bien entendu, la traditionnelle visite au Georges V et à mon vieil ami et complice de vingt ans, Eric Beaumard.
    Ces prestigieuses maisons nous font confiance et servent généreusement nos vins rares à leurs clients, pour certains, depuis une quinzaine d’années déjà.
    Avoir la confiance de ces maitres-sommeliers est pour nous une fierté. C’est le résultat de 23 ans de travail au niveau de la France entière.

    Jean-François Ragot en compagnie d’Eric Beaumard au Georges V le 20 février 2008.

    Vous vous demandez peut-être quels sont les produits les plus représentés sur ces tables prestigieuses ?
    Sachez, que ce sont tout d’abord, pour des raisons historiques, nos prestigieux Tokaji Château Sarospatak, le vin de Constance, nos rarissimes vins de paille de Cabernet-Sauvignon, mais aussi nos grands Italiens, Portugais, Autrichiens…etc.
    Les sommeliers, en plus des « fondamentaux » précités présents en permanence sur la carte, ont tendance à faire tourner assez régulièrement d’autres produits, au rythme de nos découvertes.

    A bientôt
    Bien œnophiles salutations,
    Jean-François Ragot.