• Archives pour l'Étiquette Filippo Baccalaro
  • News : 17 mars 2015 : voyages de printemps

    Orliénas, le 17 mars 2015,

    Je constate avec plaisir que nous sommes sortis de l’hiver. Le printemps signifie pour moi le retour des voyages pour la sélection de nos vins.
    Je commencerai par un tour d’Europe à travers l’Italie, l’Autriche et la Hongrie à partir du 21 mars. Ce sera comme chaque année l’opportunité de participer à la plus grande manifestation sur le vin italien, le salon Vinitaly, qui se tient cette année du 22 au 25 mars à Vérone. Ma première participation à cet évènement mémorable remonte à 1986… L’eau a coulé depuis sous les ponts de l’Adige…

    Ce mois d’avril 2015, Dionis aura 30 ans d’existence

    Au mois de mai prochain, je retournerai en Afrique du sud, faire un point de collaboration avec mes partenaires historiques et probablement initier de nouveaux contacts.

    1MG_1377
    Dennis Verdecchia, Jean-François Ragot, Filippo Baccalaro et Marguerite Abergel le 8 avril 2013 à Verona.

    A très bientôt.

    Jean-François Ragot


  • News : 23 avril 2013 : Petit tour d’Europe d’avril 2013 (1ère partie)

    Orliénas, le 23 avril 2013,

    Je ne reviendrais pas sur la partie hongroise du voyage que j’ai déjà évoquée dans mes news du 17 avril 2013 et je consacrerai celle-ci à l’Italie et à Rust en Autriche.

    Comme chaque année, revient le grand salon international de Vérone, le VINITALY. Cette année 2013, il s’est déroulé du 7 au 10 avril et a connu un succès encore plus extraordinaire que pour toutes les éditions passées. 148 000 visiteurs ont été comptabilisés par les services officiels. C’est un chiffre qui est incomparable avec toutes les grandes manifestations sur le vin, comme Vinexpo à Bordeaux ou Prowein à Dusseldorf, qui en a affiché trois fois moins.
    Il est vrai que l’on peut comptabiliser 4 200 exposants. C’est tout bonnement considérable. Comme je l’ai déjà dit de nombreuses fois, c’est le moment incontournable pour rencontrer en quelques jours l’ensemble de nos fournisseurs.
    Si l’Italie ne se porte pas particulièrement bien actuellement, son vignoble, en revanche, est florissant, avec une innovation permanente et un niveau qualitatif qui tutoie les sommets.

    C’est par quelques images et quelques notes de dégustation que je veux vous résumer cet événement.

    1MG_1377
    Dennis Verdecchia, Jean-François Ragot,, Filippo Baccalaro et Marguerite Abergel le 8 avril 2013 à Verona.

    Commençons par le groupe Farnese où le niveau qualitatif de l’ensemble des produits est au top :

    bMG_1380
    Vesevo Greco di Tufo 2012.

    Pour ce qui touche les blancs secs, le Pecorino Terre di Chieti IGT 2012 est délicieux, fruité, structuré, présentant une belle acidité et une petite pointe tannique.
    Le Vesevo Greco di Tufo DOCG 2012 nous offre une belle longueur en bouche et une finale fort savoureuse.
    Le Vesevo Fiano di Avellino 2012 est une vraie splendeur de finesse et d’équilibre, le meilleur probablement jamais produit. Le Grillo 2012 du domaine Zabu  (Sicile) est lui aussi le plus brillant de sa génération, avec de la matière, de la fraîcheur aromatique et une palette fruitée et complexe.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pour les rouges, le Montepulciano d’Abruzzo 2012 de base est un vin à la belle robe grenat qui présente une concentration sur le fruit frais à faire pâlir beaucoup de rouges « pré-fabriqués » et « maquillés » à la barrique coutants 3, 4 fois plus cher.

    La cuvée Don Camillo 2012 IGT, assemblage de Montepulciano et de 10% de Cabernet-Sauvignon est la meilleure que j’ai goûtée depuis le millésime 1997. La robe  est éclatante, grenat profond, le nez sur un fruit noir intense et des épices douces, la bouche est « complète »… Que dire de plus…

    Dans les nouveautés, le nouvel œnologue adjoint de la maison, Dennis Verdecchia a vinifié un Aglianico del Vulture 2011 (Basilicate) sans so2 ajouté, autrement dit sans souffre,  qui a été baptisé « zero« . La quantité vinifié est très modeste et nous nous sommes immédiatement positionnés pour les quelques caisses qui n’avaient pas été encore emportées par nos amis importateurs américains.

    Il présente une robe superbe, grenat violacé, un nez de grande intensité et d’élégance et une bouche concentrée, tannique, qui exprime au mieux le caractère minéral de ce terroir volcanique d’exception, le tout dans une main de velours. Vin à découvrir absolument. Il est déjà disponible chez Dionis.
    Toujours dans les nouveautés, le Zabu Il Passo IGT 2012, dont la première édition en 2011 était à base de 100% de Nerello Mascalese a été « construit » avec ce nouveau millésime par un assemblage de 60% de Nerello Mascalese et 40% de Nero d’Avola. Bouteille de grande originalité, où s’expriment à merveille le mariage de ces deux cépages rouges majeurs de la Sicile.

    Notre partenaire San Marzano a produit la gamme habituelle sans aucun reproche. Dans les nouveautés, à signaler la Cuvée du Cinquantenaire dont les vins sont issus du millésime 2009 et qui provient d’un assemblage des très vieilles vignes de Negroamaro de la cuvée « F » et du Primitivo di Manduria de la Cuvée Sessantani.
    Ce vin a une bouche extraordinaire de fruité, de complexité et de longueur. C’est un grand moment de la dégustation.

    Au domaine Rudini (Pachino/Sicile) le Moscato di Noto Baroque 2012 est explosif de fraîcheur aromatique et de fruits. A signaler qu’aucun Moscato Passito di Noto n’a été produit depuis le millésime 2010. Ce dernier reste l’unique vin de ce style produit par le domaine. Il ne nous reste que quelques cartons de ce nectar 2010. Rosario di Pietro m’a promis d’en vinifier un autre en 2013.

    1MG_1398
    Jean-François Ragot et Rosario di Pietro (Rudini/Sicile) le 8 avril 2013.
    bMG_1397
    Cuvée du Cinquantenaire de chez San Marzano.

     

     

    bMG_1393
    Cuvée sans souffre baptisée « Zero » Aglianico del Vulture 2011.

     

    Ce sera tout pour ce jour.
    Cordialement,
    Jean François.


  • News 16 Avril 2008

    Orlienas, le 16 avril 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Beaucoup d’informations après ces treize jours de périple en Europe. Tout ne figurera pas dans les news de ce 16 avril, la suite sera pour la semaine prochaine.
    Nous avons commencé bien sûr par l’incontournable Salon international du vin Vinitaly, qui se tient tous les ans début avril à Verona.
    A tout seigneur, tout honneur ! La Maison Farnese dont l’activité débordante et l’imagination sans limites nous entraine d’année en année vers des concepts novateurs du vin.
    Si l’Italie connait elle aussi de temps à autres quelques retentissants scandales du vin (le dernier est en cours…) cela ne remet nullement en cause sa vision de la qualité, du marketing et de la création, à mon avis unique dans le monde international du vin.
    Tous les vins qui ont été dégustés chez ce producteur, qui étend son influence en Campanie (domaine Vesevo), dans la Puglia (Feudi di San Marzano), en Sicile avec Zabu et prochainement en Sardaigne, sont impeccables. Le grand maître des cérémonies de ce succès est l’œnologue Filippo Baccalaro.

    Filippo Baccalaro entouré de Rocco et de Marguerite le 3 avril 2008.

    La dégustation des blancs 2007 est un régal d’équilibre, de concentration et de fraicheur aromatique. Je citerais entre autres, un intéressant IGT (Indicazione Geografica Tipica) Passerina 2007 (autochtone des Abruzzes), un superbe Fiano di Avellino (Vesevo – Campanie). Il est, d’années en années, de plus en plus brillant et équilibré. Toutes les grandes tables françaises qui nous ont fait la confiance de le référencer, en ont été enchantées. Je voudrais faire une mention également pour le Pinot gris IGT de la gamme Farnetto. Il est fin, subtil, équilibré et doté d’une jolie matière.

    Pour les rouges, les 2007 présentent une richesse encore inégalée. Les San Giovese IGT, les Montepulciano DOC et les « Don Camillo » IGT sont au top de leur potentiel.
    Une surprise avec la découverte du « Mélange » Rosso 2005 IGT Irpinia (Campanie). C’est probablement après le fameux Edizione, le plus grand vin réalisé par le groupe. Il s’agit d’un assemblage des trois cépages autochtones Piedirosso, Aglianico et Sciascinoso. Présentant une robe presque noire et insondable, ce vin offre un nez riche et concentré vraiment impressionnant ! La bouche, spectaculaire, conserve en dépit de sa puissance une indéniable fraicheur aromatique.
    Ce vin est le prototype de « l’imagination au pouvoir » que je loue sans réserves dans le monde des grands vins italiens modernes. Il démontre de manière indubitable, que rien n’est figé et qu’il est parfois stérilisant de demeurer coincé dans le carcan limité du monde des appellations d’origine. Je les respecte certes au plus haut point, mais elles ne devraient jamais être une entrave à l’audace créatrice.

    Les vins de Feudi di San Marzano (Puglia) sont tout aussi convaincants. Permettez moi de citer : dans la gamme Sud le Primitivo Merlot 2007. C’est un mariage parfait entre un cépage autochtone, le Primitivo et un cépage international, le Merlot. La robe est d’un grenat profond, le nez brillant et généreux. En bouche, c’est proprement délicieux avec un fruité délicat, de la concentration et en prime de l’ équilibre ! Que souhaiter de plus dans un vin du sud de l’Europe et qui plus est d’un excellent rapport qualité/prix ?

    La Malvoisie noire pure est également une surprise. Il est rare que ce cépage soit utilisé en dehors d’assemblages. La palette aromatique est d’une complète originalité. La robe est grenat, le nez est sur un fruité « doux » et « cajoleur ». C’est particulièrement complexe et inhabituel. La bouche est fraîche malgré la puissance du vin. Elle présente des arômes balsamiques et une palette d’épices doux. C’est un vrai vin construit sur une recherche esthétique.

    Sur ces bonnes paroles, nous en resterons là, si vous le voulez bien, pour aujourd’hui.

    Sincères & œnophiles salutations,
    Jean-François Ragot.


  • News 11 Avril 2007

    Orlienas, le 11 avril 2007

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Cette « news » sera plus copieuse que d’habitude, car étant rentré lundi soir 9 avril de douze jours de voyage en Europe du Sud et Centrale, j’ai bien entendu beaucoup de choses à vous dire.

    Tout d’abord, j’ai passé trois jours au Vinitaly de Verona (Italie). C’est un salon de vins absolument gigantesque, 2007 en étant la quarante et unième édition. Imaginez 4200 exposants sur huit hectares, dont 97% représentent la viticulture italienne. Les exposants dit « étrangers » représentent seulement 3% c’est-à-dire 125 exposants…
    Nous n’avons pas pour habitude de découvrir et d’acheter des vins sur des salons internationaux, mais Vinitaly est un phénomène unique dans le monde du vin, à la mesure de l’extraordinaire diversité et étendue du vignoble italien. Presque tous les producteurs qui comptent dans le monde du vin sont présents pour ce qui est devenu depuis une vingtaine d’années la « grand messe » du vin de la péninsule. C’est par conséquent une opportunité unique de rencontrer nos partenaires « historiques » et le cas échéant d’en découvrir d’autres, que nous ne manquerons pas d’aller visiter ultérieurement, afin d’approfondir la relation, qui est essentielle dans la philosophie de notre travail.
    Il est vrai qu’aller au Vinitaly sans avoir préparé ses dossiers, reviendrait à partir dans le désert sans boussole et sans eau…
    Vous imaginez bien que ce n’est pas notre cas !

    En dehors de nos grands partenaires du Piémont et d’Italie centrale, j’ai voulu mettre l’accent une fois de plus sur le sud qui devient d’année en années l’endroit où il se passe quelque chose. Comme je crois vous l’avoir déjà dit, je sens vraiment l’avenir du vin italien dans cette partie de la péninsule. Tout est là : la variété des cépages autochtones, de splendides terroirs, une climatologie exceptionnelle et des hommes passionnants.

    Nous avons pour commencer et de manière tout à fait prioritaire, visité nos amis du groupe Farnese. La dégustation des blancs 2006 Casale Vecchio (Abruzzes), Vesevo (Campanie) et Feudi di San Marzano (Puglia) est une nouvelle fois une révélation :

    Je voudrais particulièrement mettre l’accent sur le Casale Vecchio (cépage autochtone Pecorino), le Fiano Di Avellino DOCG et le Greco di Tuffo DOCG complexe et d’un délicieux fruité sur des arômes de fruits bien mûrs à pépins. Vesevo nous réservait également une surprise avec un blanc IGT de la province Irpinia (Campanie) d’une remarquable qualité. Le vin a été curieusement appelé « Melange« . Il s’agit d’un assemblage des cépages indigènes Fiano, Greco et Coda di Volpe (« La queue de renard »!). C’est complexe, riche, très fruité et de grande longueur.

    A signaler, pour ce qui concerne les Pouilles, l’excellent Bianco Salento 2006 issu d’un assemblage de cépages indigènes. Très bon rapport qualité/prix.
    Pour ce qui concerne les rouges 2006 du groupe Farnese, c’est vraiment un superbe millésime et je ne rentrerai pas dans les détails pour la gamme habituelle disponible chez Dionis. Je citerais toutefois un surprenant Tarantino (Pouilles) IGT 2005 produit avec 100% de Syrah (Robe grenat, brillante, nez sur un fruit noir très mûr. C’est assez profond et complexe avec un joli fruité. Le prix est de plus, très attractif.)

    Le Primitivo di Manduria rouge 2004 (vignes de 60 ans) est tout comme les précédents millésimes (2001, 2002 et 2003), une réussite (Belle robe profonde, d’un grenat presque noir. Finesse, équilibre et complexité. L’alcool est de 14.5%, avec un sucre résiduel de 16g/L.)

    Une grande nouveauté cette année à San Marzano (Pouilles) avec un vin liquoreux rouge naturellement doux, élaboré sur un petit vignoble situé à un kilomètre de la mer, à Marina di Lizzano. Il s’agit d’un Aleatico Passito 2006 (l’aleatico est un cépage provenant d’une mutation d’une espèce de Muscat rouge.) De robe grenat, noire, il présente un nez de grande maturité. En bouche, en dépit de la richesse de ce vin, aucune lourdeur et un feu d’artifice d’arômes de confiture de fruits noirs. Excellente longueur.

    Pour en terminer avec les Pouilles, je désirais depuis longtemps référencer un très bon Primitivo di Manduria de vendanges tardives naturellement doux. Mes recherches ont été couronnées de succès avec « Suavis » 2003 et « Due-mari » 2004 produits par Agricola Pliniana. Le premier avec 13% d’alcool et 76 g de sucres résiduels présente une robe grenat profond, une bouche aux arômes nobles de fruits noirs sur une palette aromatique caractéristique du Primitivo. C’est équilibré avec des tanins fins. Ce type de liquoreux naturellement doux trouve sa tradition dans les vins historiques de la « Grande Grèce » de l’Antiquité (Italie du sud et Sicile). Le Primitivo di Manduria « Due-mari » 2004, du même producteur, est construit sur style plus léger avec 13% d’alcool et 51 g de sucres résiduels. C’est fin, délicat et fruité. Le rapport qualité/prix est intéressant.

    Notre ami Filippo Baccalaro, œnologue et l’un des trois propriétaires du groupe Farnese, a absolument tenu à  nous faire déguster les vins du vignoble sicilien Zabù, dans lequel il a pris des participations. Je noterai particulièrement un excellent « blend » Nero d’Avola (60%) / Merlot (40%) IGT 2005. Je vous en avais déjà probablement parlé, mais l’excellence du cépage Nero d’Avolla sicilien n’est plus à démontrer. Bien vinifié et à rendement modéré, il est complexe et excellent. De plus, il permet d’élaborer de remarquable assemblages avec les cépages internationaux Merlot et Syrah.

    Nous continuerons la semaine prochaine notre compte-rendu de voyage, avec de nombreuses photos bien entendu.

    A bientôt et sincères salutations,

    Jean-François Ragot


  • News Juin 2005

    LES 20 ANS DE DIONIS


    Vingt ans, c’est pour l’homme le sommet de sa jeunesse avec le désir de croquer la vie à pleines dents, accompagné d’une indicible sensation d’éternité…

    Qui ne s’en souvient avec un doigt de nostalgie…

     

    Qu’en est-il des vingt ans d’une entreprise et plus particulièrement de la notre , DIONIS ?

     

    Dionis a été crée, au mois d’Avril 1985 par votre serviteur, âgé alors de 35 ans. L’entreprise s’est installée à Orliénas, à 20km au sud-ouest de Lyon et y est demeurée.

    Dionis a été conçue pour être une entreprise artisanale orientée vers une recherche esthétique du vin , sans aucune limite, au service de clients œnophiles curieux et passionnés.

    A ce sujet, j’ai toujours été très étonné par la facilité avec laquelle certains se laissent manipuler par les « étiquettes », souvent prêts à payer deux ou trois fois le juste prix d’un produit , sous prétexte qu’il a été pris en charge par un « leader d’opinion », journaliste « spécialisé » ou autre « meilleur sommelier de France, d’Europe ou d’ailleurs… »

     

    Mais, quelle garantie peut bien vous apporter une petite Maison comme Dionis ?

    Sommes-nous vraiment plus crédibles que les autres ? Peut-être ! peut-être pas …

     

    En tout état de cause, nous vous laissons juges. Permettez moi juste de vous rappeler les principes qui ont régie notre action au cours de ces vingt dernières années.

     

    Tous nos vins ont été sélectionnés sur place , dans les diverses propriétés d’Europe et du Nouveau Monde.

    Comme les bons cavistes ou sommeliers vont directement à la propriété en France, pour acheter leurs vins, nous faisons de même, mais dans le monde entier ! C’est un travail considérable et coûteux, mais passionnant et irremplaçable. Je veux bien parier que nous sommes les seuls à le faire sur notre marché , alors que tant de vins sont actuellement achetés en deuxième ou troisième main par les relais de la Grande Bretagne ou de la Belgique.

     

    Dans un univers mondialisé qui tend vers la concentration des opérateurs et le développement de produits marketing à petits prix, parés d’étiquettes flatteuses, il devient difficile mais tellement gratifiant de maintenir notre caractère artisanal et notre liberté de choix.

     

    Cet amour du vin et du voyage nous a permis de pérenniser notre activité sans céder aux sirènes du marketing démagogique et d’atteindre avec enthousiasme et fraîcheur nos vingt printemps, soutenus par la fidèle complicité de nos clients et amis œnophiles.

     

    Merci de votre confiance

     

    Jean François RAGOT

    Voyage en Sicile

    C’est avec joie et émotion que j’ai repris pied en Sicile le 19 Mai dernier après 27 années d’absence…

    En 1978, je n’étais pas encore dans le monde du vin, mais très intéressé déjà. Je n’ai pas de souvenirs bien passionnants des vins siciliens d’alors, si ce n’est une impression de consternante médiocrité, que ce soit pour les rouges et pis encore pour les Blancs. Il faut se rappeler, qu’avec 140 000 Ha, la Sicile produit 25% de l’ensemble des vins italiens, soit 9 millions d’hectolitres en moyenne…

    Les conditions climatiques sont idéales pour la production de vins de qualité et rappellent celles de l’Afrique du Sud. Les sols maigres sont excellents, les expositions parfaites et il est très facile de « prendre un peu de hauteur » (700 à 800 m d’altitude).

    Toutefois, la léthargie sera bien longue et il faudra attendre les années 90 pour voir remis en valeur le remarquable patrimoine ampélographique présent ici depuis l’antiquité. Terrain privilégié des grands domaines (latifundia), le renouveau n’est pas passé par la mise en valeur de petites propriétés comme dans le nord. D’énormes investissements ont été conduits, en partie avec l’aide des Fonds Européens et le résultat semble à la hauteur des attentes.

    Ce premier coup d’œil a été consacré à la région de Palermo, Trapani et Marsala. Ce n’est qu’un coup de « périscope » sur le monde du vin sicilien, mais il m’engage à poursuivre mes investigations de ce côté-ci de l’Europe.

    J’ai eu le plaisir de visiter plusieurs domaines intéressants et de goûter de nombreux vins issus de cépages indigènes, blancs, rouges et liquoreux (vins doux naturels et surtout vins naturellement doux).

    La dégustation des vins blancs secs a mis en relief l’excellence des cépages Grillo, Catarratto à la base des excellents vins de Marsala. J’aurai l’occasion de revenir dans une prochaine lettre de Dionis sur le renouveau de ces derniers. Le temps du « Marsala à l’œuf » est heureusement bien fini. Il reste toutefois beaucoup de travail en matière d’image, pour restaurer leur réputation entachée par des produits indignes. J’ai personnellement dégusté une grande sélection de Marsala secs et liquoreux qui m’a fait belle impression.

    Un dernier cépage blanc intéressant, est l’ Inzolia . Ce dernier conserve en dépit du climat une très bonne acidité lorsqu’il n’est pas vendangé trop tard.

    Pour ce qui concerne les vins rouges, la vedette incontestée des cépages est le fameux Nero d’Avola appelé aussi parfois Calabrese . Je le comparerais volontiers, quant à ses qualités, à l’ Aglianico de Campanie. Il donne, à rendements modérés, des vins denses et riches en couleur, très aromatiques, sans aucune dureté. Un assemblage avec du Cabernet-Sauvignon ou de la Syrah confère aux meilleurs vins une belle complexité. Je voudrai citer tout particulièrement les vins du domaine Tarucco (le sympathique Stefano Geraci). Son Nero d’Avola 100% présente une belle robe grenat à reflets violacés. Sa cuvée d’assemblage (Nero d’Avola 40%, 30% Syrah et Cabernet-sauvignon 30%) est en tous points remarquables. Ces deux vins semblent aptes à une certaine garde.

    Le cépage Frappato di Vittoria m’a semblé assez intéressant également avec des vins riches en arômes de fruits rouges, mais sans peut être la complexité du précédent.

    Bien entendu, ce qui a retenu immédiatement mon oenophile attention avant tout autre chose, c’est le remarquable potentiel des Iles Lipari et Pantelleria pour la production de vins liquoreux. Les plus remarquables sont et ce n’est pas un hasard, les vins naturellement doux provenant de vendanges de raisins séchés au soleil. Comme vous ne l’ignorez plus, il ne faut pas confondre cette catégorie de vins qui couvre les vins de pourriture noble, les « vins de glace » et autres vins de paille, avec les vins doux naturels , qui eux proviennent d’un moût en fermentation « muté » par adjonction d’alcool (Beaume de Venise, Muscat de Frontignan….)

     

    MALVASIA DELLE LIPARI PASSITO DOC

    Petites îles situées au nord de la Sicile où rien ne semble (à première vue seulement) avoir changé depuis l’antiquité…les Iles Lipari ou Eoliennes sont au nombre de sept :

    Stromboli (avec son fameux volcan qui crache bombes et lave sans répit depuis des millénaires), Panaréa, Vulcano (et ses vapeurs sulfureuses), Alicudi, Filicudi et enfin Salina et Lipari où sont produits des vins naturellement doux depuis la plus haute antiquité .

     

    Un petit mot tout d’abord sur le fameux cépage Malvoisie ( Malvasia).

    C’est certainement avec le Muscat un de nos plus anciens cépages, probablement originaire d’Asie mineure. La Malvoisie tire son nom d’un ancien port du sud de la Grèce, Monenvasia . Cet excellent cépage s’est répandu rapidement dans toute l’Europe. Il est présent, sous sa variété originelle, mais aussi sous celles qui en descendent , en Espagne et au Portugal ( Malvasia fina ), en Allemagne et en Autriche ( Fruehroter Veltliner ) et un peu partout en Italie. La Malvoisie a migré bien entendu également dans le Nouveau Monde. Elle existe principalement dans les Pouilles en Italie, sous sa forme Malvasia bianca , mais également Malvasia Nera , très aromatique.

    C’est un cépage riche en extraits secs, qui produit dans sa meilleure version des vins capiteux, aromatiques et concentrés. Il affectionne les collines et les flancs de coteaux, sous des climats de type méditerranéen assez chauds et surtout secs.

    Ce n’est pas un hasard si la variété cultivée dans les îles éoliennes est certainement la plus proche du modèle grec d’origine. Elle peut être éblouissante dans sa version « historique liquoreuse » issue de raisins séchés au soleil.

    La Malvoisie des îles Lipari avait complètement disparu après la crise du phylloxéra à la fin du 19eme siècle. Il faudra attendre les années trente avec Nino Lo Schiavo pour sa timide réapparition et surtout les années soixante dix avec l’implication de la forte personnalité de Carlo Hauner.

    En principe, le vin peut être produit dans les sept îles de l’archipel. Pratiquement, c’est surtout l’île de Salina qui est concernée, ainsi que de manière très secondaire, Lipari et Panaréa. (une cinquantaine d’hectares pour l’ensemble de l’appellation)

    Sur une soixantaine de viticulteurs inscrits, une douzaine seulement mettent leur vin en bouteille sous leur propre nom. La production totale avoisine les 250 000 bouteilles (vins blancs sec et liquoreux compris), ce qui n’est pas ridicule comparé aux 100 000 cols produits à Château d’Yquem et aux 20 000 cols de Vin de Constance…

    D’après le règlement de la DOC (appellation), le vin « passito » (raisins séchés) est produit à partir de 95% de Malvasia di Lipari et 5% de Corinto Nero .

    Le principe consiste à vendanger les raisins à pleine maturité et à les étendre sur des nattes au soleil, les laisser ainsi lentement se déshydrater (de sept à vingt jours maximum). L’écueil à éviter est surtout l’oxydation, voire la caramélisation du raisin . C’est tout un art d’obtenir alors un raisin qui saura conserver et optimiser tous ses arômes d’origine.

    Une méthode moderne consiste à procéder ensuite à une macération à froid, avant égrappage et pressurage des raisins. La fermentation s’effectue en cuve inox et le vin est mis en bouteille vers le mois de Juin de l’année suivante, afin de préserver au mieux la somptueuse palette aromatique de ce nectar de légende.

     

     

    MALVASIA DELLE LIPARI PASSITO DOC FRANCESCO FENECH 2003 (050L)

    (Vin naturellement doux)

     

    D’un premier abord un peu « bougon », Francesco Fenech gagne à être connu, mais il faut savoir mériter sa confiance pour qu’il accepte enfin de nous livrer quelques uns des secrets de sa Malvasia …

    Mieux vaux également parler l’italien ou le dialecte sicilien…

    Homme d’affaires avisé, il exerce parallèlement à son activité de vigneron, ( 4,5 hectares de vignes ) celle très honorable de loueur de chambres d’hôtes. Celles-ci dominent la mer dans le superbe cadre du village de Malfa (Salina).

     

    Le Malvasia Passito 2003 est une vraie révélation : les raisins vendangés le 20 Septembre, ont été exposés avec précautions 16 jours au soleil avant d’être pressurés et fermentés. Le vin a été mis en bouteille après un élevage de neuf mois en foudre de chêne.

    Il présente un taux d’alcool de 13.5% vol et une quantité de sucres résiduels d’environ 70 gr/l.

    La robe est claire avec quelques reflets topaze. On est immédiatement séduits au nez par des arômes de fruits secs d’une grande finesse, comme l’abricot et la figue, mais aussi de fruits frais comme l’ananas. C’est très complexe. On devine parfois également une palette d’herbes aromatiques et de fleurs de genêts. En bouche, c’est la confirmation du nez, avec une palette subtile, aucune lourdeur et une grande longueur.

    Un véritable « feux d’artifice » de saveurs pour un vin produit si près des volcans…

    A déguster immédiatement ou à garder précieusement une dizaine d’années.

    QUOI DE NEUF CHEZ NOS AMIS FARNESE VINI ? (ITALIE CENTRALE)

     

    Pour ceux d’entre vous qui se sont déjà régalés des Don-Camillo, Montepulciano d’Abruzzo, Primitivo et autres Taurasi, j’ai une bonne surprise !

    Cette Maison achète et vinifie depuis 1994 les meilleurs raisins produits dans les régions Abruzzo , Campania et Puglia . Planant à un très haut niveau qualitatif et toujours avec une longueur d’avance sur leurs homologues de ces régions, que ce soit dans la réhabilitation des anciens cépages ou dans la présentation, ils nous proposent cette fois ci deux vins sortant totalement des « sentiers battus », par leur originalité, leur qualité « ébouriffante » et le choix « hors normes » d’imposantes bouteilles de type bordelaises extra lourdes.

    EDIZIONE 2002 (Vino da Tavola)

    Ce vin est une véritable «  construction œnologique et intellectuelle » de notre œnologue préféré Filippo Baccalaro, qui a décidé de « marier » le centre de la péninsule au grand sud. Les deux grands cépages de l’Italie Centrale, le Sangiovese et le Montepulciano ont été « associés » à trois grands cépages indigènes du Sud, le Primitivo , le Negroamaro et la Malvasia Rossa.

     

    Les meilleurs raisins provenant de vignobles à petits rendements des communes de Colonnella et Ortona pour le Centre ont été vinifiés séparément et assemblés à leurs homologues du sud en provenance des communes de Sava et San Marzano, récoltés et vinifiés avec des exigences qualitatives identiques.

     

    L’assemblage final présente la répartition suivante : Montepulciano : 33%, Primitivo : 30%, Sangiovese : 25%, Negroamaro :7% et enfin Malvasia Rossa : 5%.

     

    C’est un vin de très grande couleur, à la robe grenat foncée, presque noire. Ce qui frappe au premier abord, c’est la complexité aromatique de ce vin inhabituel, où dominent des fragrances de cerise noire très mure, de prune, de groseille, mais aussi de tabac du Transvaal.

     

    La bouche est d’une structure imposante, avec des tanins qui restent fins et veloutés. Elle est très persistante avec une longue finale toastée et chocolatée.

     

    « Vin de Méditation » dans sa version rouge. Quantité produite : 24 000 bouteilles.

    PRIMITIVO DI MANDURIA DOC 2001 « SESSANTANNI »

    Autre « blockbuster » (« superproduction ») ce Primitivo provient de très vieilles vignes âgées d’au moins soixante ans ( Sessantani ).

    Les raisins ont été sélectionnés dans la zone d’appellation Primitivo di Manduria, uniquement dans la commune de San Marzano (vignobles Neviera et Casa Rossa).

    Cette petite appellation, d’une superficie d’environ 800 hectares, est réputée pour la production de vins rouges concentrés et même de vins liquoreux, naturellement doux ou mutés.

     

    La robe, grenat pourpre est d’une grande profondeur.

    Le nez est ample et complexe, très fruité, marqué par des arômes de confiture de prune et de cerise, de tabac blond légèrement épicé.

    Tout comme « Edizione », la bouche est de grand corps, présentant une note balsamique, dotée de tannins fins et soyeux. La finale s’exprime sur des épices très doux, et des saveurs de cacao, café et vanille.

     

     

     

     

     

    UN TOUR EN TOSCANE…

    Un petit mot tout d’abord sur le Chianti, vin universellement connu et tellement galvaudé…

    La zone d’appellation Chianti est considérable, la production atteint en moyenne un million d’hectolitres par an pour 16800 hectares en production. (à titre de comparaison, la surface totale du Beaujolais est de 22 000 ha pour une production de 1.2 millions d’hectolitres).

    La zone d’appellation Chianti se situe au cœur de la Toscane, au sud et à l’est de Florence. L’aire DOCG se divise en huit zones géographiques distinctes, qui peuvent accoler leur nom au vin :

     

     

    CHIANTI RUFINA DOCG 2003 FATTORIA DI BASCIANO

     

    • Chianti Classico (qui possède son propre statut DOCG, délimité à partir de 1716)
    • Chianti Montalbano ,
    • Chianti Rufina, (rien à voir avec Rufino, qui est une marque commerciale)
    • Chianti Colli Fiorentini,
    • Chianti Montespertoli,
    • Chianti Colli Senesi
    • Chianti,Colli Aretini
    • Chianti Colline PisaneCertains Chiantis peuvent également être étiquetés sans autre information particulière, mais il vaut mieux être prudent…Sous la dénomination Chianti, se dissimulent une variété considérable de terroirs, de cépages et par conséquent de vins, qui vont de l’exceptionnel au véritablement infâme…Ayant toujours beaucoup fréquenté l’Italie et ceci depuis mon enfance, j’ai le souvenir de « fiascos » de deux litres laissant au malheureux buveur un souvenir impérissable… ce temps est heureusement révolu .Le principal cépage est l’excellent Sangiovese , que l’on retrouve un peu partout dans toute l’Italie Centrale. Il peut être utilisé seul, mais le plus souvent en association avec le Canaiolo nero, le Trebbiano toscano et la Malvasia nera pour ne citer que les principaux. De plus, on peut adjoindre jusqu’à 15% de Merlot ou de Cabernet-sauvignon à l’assemblage final.La zone des Chianti Rufina quant à elle, a une tradition de qualité très ancienne et le niveau peut être excellent. Elle s’étend sur des collines à l’Est de Florence. Les vignes peuvent être assez élevées, plantées sur un terroir formé de remarquables marnes calcaires.

      Grâce à une bonne acidité, les vins conservent longtemps fraîcheur et finesse.

    La Fattoria di Basciano , propriété de la famille Masi s’étend sur 70Ha, dont 30 Ha de vignobles. D’importants investissements dans les caves et la vigne ont été consentis ces 15 dernières années pour assurer un niveau qualitatif optimal.

    J’ai sélectionné ce vin grâce à l’aide du « Consorzio » des Chianti Rufina, qui a mis à ma disposition des échantillons de plus de 40 domaines. Ce « chemin de croix » m’a permis de sortir du lot trois propriétés, dont celle-ci. Le vin répondait à mes attentes pour sa typicité et présentait un rapport qualité-prix intéressant dans un millésime d’exception .

     

    En effet, le Chianti Rufina DOCG 2003 Fattoria di Basciano est particulièrement bien réussi. Il a bénéficié des conditions climatiques hors normes du millésime dans toute l’Europe.

    Composée de 93% de Sangiovese , 5% de Canaiolo et de 2% de Colorino , la vendange a macérée environ 15 jours en cuves ouvertes. Affinage pour une partie des vins, en barrique durant six mois.

     

    Robe rubis, très profonde et dense,presque grenat. Le nez est puissant, un peu sauvage,avec une belle fraîcheur où l’on distingue les fruits rouges et noirs,ainsi que la violette. En bouche, le vin est structuré, tannique, aromatique et harmonieux. C’est à mon sens un vin qui devrait atteindre sa pleine maturité d’ici deux à trois ans et se conserver une bonne dizaine d’années.

    Ce n’est pas un vin marketing comme tant de Chiantis « bordeaulisés » au Cabernet-sauvignon et au Merlot à la mode Parker…

    C’est un produit qui respecte la culture originelle de sa région de production.

     

    SAVEURS ESTIVALES DU DANUBE

    Je voudrais terminer cette Lettre de Dionis printanière très influencée par l’Italie, en vous invitant à une promenade de fraîcheur sur les bords du Danube, dans la très belle région viticole de la Wachau, à Loiben .

    C’est ici, il y a exactement deux siècles, en 1805, que s’est déroulée une bataille farouche qui opposa plus particulièrement l’armée napoléonienne aux Russes du Maréchal Koutousov. Indécise et très meurtrière, nous laisserons au jugement de l’histoire, la désignation du vainqueur.

    Sur 1350 hectares de vignes plantées sur les coteaux agrestes dominant le Danube, la Wachau offre très certainement un des plus charmants paysages viticoles d’Autriche et même d’Europe.

    Grâce à des conditions climatiques nettement plus fraîches que celles qui règnent dans la région pannonienne dont fait partie le Burgenland, la Wachau produit certainement les vins blancs secs les plus fins et les plus fruités d’Autriche. Ses terroirs sont caractérisés par des formations rocheuses primitives, composées de Gneiss ferrugineux, de granit et de schistes.

    Traditionnelle « chasse gardée » du Riesling la Wachau produit également d’excellents Grüner Veltliner, remarquable cépage indigène de cette partie de l’Europe. Ses vins sont amples, fruités, équilibrés avec souvent une surprenante note épicée.

    Après un millésime 2003 marqué également par la canicule, 2004 revient vers des normes plus traditionnelles et présente une acidité beaucoup plus rafraîchissante.

    Ce sont trois parfaits vins d’été que nous vous proposons, à boire le soir à l’apéritif ou sur un poisson blanc de lac ou de rivière.

    DINSTLGUT LOIBEN – GRÜNER VELTLINER LOIBNER SCHÜTT 2004

    Vins très coulant, équilibré, fruité, de bonne fraîcheur aromatique avec une petite pointe épicée.

     

    DINSTLGUT LOIBEN – RIESLING SANKT QUIRIN 2004

    Vin plus ambitieux, très fruité, marqué par une bonne acidité revigorante, faisant ressortir la minéralité due au terroir.

     

    DINSTLGUT LOIBEN – WEISSBURGUNDER 2004

    Un Pinot blanc original, sur un terroir inhabituel pour ce cépage. Assez concentré, avec une touche de sucre résiduel qui lui apporte la souplesse. Vin très fruité.

     

    MERCI DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE ADRESSE E-MAIL
    POUR PROFITER D’OFFRES FLASH …

    info-contact@dionis-vins.fr