• Archives pour l'Étiquette Eiswein
  • Ruster Eiswein Blaufränkisch 2012 Domaine Landauer (0,75L)

    rustereiswein2012Nous avons embouteillé 240 bouteilles de cet Eiswein en grandes bouteilles de 0,75 L, plus particulièrement destiné au service au verre de nos amis sommeliers. Il s’agit bien entendu exactement du même vin que celui embouteillé en 0,50 L.

    Nous avons été relativement chanceux depuis 2008, car nous avons réussi à produire 3 vins de glace ou Eiswein remarquables.
    Le millésime 2008 n’est plus qu’un souvenir hélas, les bouteilles s’étant arrachées, suite à une « pénurie » de production entre 2003 et 2008. Le millésime 2009 quant à lui est toujours disponible et est appelé à une très longue évolution.
    La « chance climatique » a permis une nouvelle fois d’élaborer un vin de glace/eiswein le 13 décembre 2012 à partir de 100% du cépage Blaufränkisch. La température au moment de la vendange était de -9°c, ce qui a permis une excellente cryo-extraction naturelle au pressurage des raisins.
    Nous sommes très satisfaits d’une production d’environ 14 hectolitres.

    Éléments analytiques :
    Richesse de moût après pressurage : 33 ° KMW (33% de sucres en masse volumique)
    Alcool : 11,5 %/vol
    Sucres résiduels : 191 g/L
    Acidité totale : 7,3‰

    Il est peu fréquent de trouver dans la région des paramètres analytiques aussi parlants.
    Sa dégustation le 12 avril m’a enchanté. Sa fragrance aromatique est probablement une des plus intenses que j’ai observée durant ces 25 dernières années à Rust. Je rappelle pour mémoire que Bruno a élaboré son premier Eiswein en 1986. C’est à partir du second millésime, vinifié en 1988, que nous avons débuté notre amicale et fructueuse collaboration.

    La longueur de ce 2012 est tout à fait comparable aux meilleurs Eiswein allemands de Riesling, qui sont comme vous le savez peut-être, la référence absolue en la matière.
    Ce vin sera disponible à la dégustation et à la vente au cours des portes ouvertes d’été des 12, 13 et 14 juin 2014.

    PLUS D’INFORMATIONS SUR LES VINS DE GLACE/EISWEIN. (cliquez sur le lien)


  • News : le Sipon de Jeruzalem-Ormoz en Slovénie

    En quittant Vérone le 10 avril, j’avais décidé de consacrer une grosse journée à la Slovénie et aux vins blancs secs de la magnifique région de Jeruzalem-Ormoz à l’extrême est du pays.

    Nous avions eu l’occasion en 1998 de distribuer une première fois des vins blancs issus du cépage dénommé Sipon (se prononce Chipone).
    C’est une variété particulière proche du Furmint hongrois, mais avec des caractéristiques organoleptiques très différentes. Son origine géographique est la région de l’extrême est de la Slovénie (la Podravie) et le district Jeruzalem-Ormoz et Ljutomer.
    On peut le trouver également dans certaines zones frontalières de la Croatie et de l’Autriche, mais il n’est nulle part aussi bon que dans sa terre d’élection de Jeruzalem-Ormoz.

     L’origine du nom est amusante. D’après une légende assez crédible, le mot Sipon serait une corruption du français : «C’est si bon» utilisée durant l’Empire napoléonien par des officier français, buveurs enthousiastes des vins blancs locaux.

     Ce vin est plutôt destiné à être bu jeune sur sa fraîcheur aromatique mais, certains millésimes, il peut être capable de mûrir quelques années sans perdre ses qualités.

    Il est à signaler (peut-être grâce à sa parenté avec le Furmint de Tokaj) qu’il est apte à donner d’excellentes vendanges tardives ainsi que de délicieux et rarissimes vins de glace ou Eiswein.

    Le millésime 2013 de Ratek, présente une robe très claire, presque incolore, un nez floral intense de foin coupé et une bouche fraîche aux arômes citronnés, presque acidulée.
    C’est le vin idéal à boire à l’apéritif par une belle soirée d’été.
    Alcool : 11% / vol

    Une bouteille de Sipon du millésime 2013. Région Jeruzalem-Ormoz.
    Une bouteille de Sipon du millésime 2013. Région Jeruzalem-Ormoz.
    Une bouteille de Sipon du millésime 2014. Région Jeruzalem-Ormoz.
    Une bouteille de Sipon du millésime 2013. Région Jeruzalem-Ormoz.
    Paysage viticole de Jeruzalem-Ormoz (Slovénie), le 11 avril 2014.
    Paysage viticole de Jeruzalem-Ormoz (Slovénie), le 11 avril 2014.
    Paysage viticole de Jeruzalem-Ormoz (Slovénie), le 11 avril 2014.
    Paysage viticole de Jeruzalem-Ormoz (Slovénie), le 11 avril 2014.
    Paysage viticole de Jeruzalem-Ormoz (Slovénie), le 11 avril 2014.
    Paysage viticole de Jeruzalem-Ormoz (Slovénie), le 11 avril 2014.

  • Ruster Eiswein Blaufränkisch 2012 Domaine Landauer (0,50L)

    rustereiswein2012Nous avons été relativement chanceux depuis 2008, car nous avons réussi à produire 3 vins de glace ou Eiswein remarquables.
    Le millésime 2008 n’est plus qu’un souvenir hélas, les bouteilles s’étant arrachées, suite à une « pénurie » de production entre 2003 et 2008. Le millésime 2009 quant à lui est toujours disponible et est appelé à une très longue évolution.
    La « chance climatique » a permis une nouvelle fois d’élaborer un vin de glace/eiswein le 13 décembre 2012 à partir de 100% du cépage Blaufränkisch. La température au moment de la vendange était de -9°c, ce qui a permis une excellente cryo-extraction naturelle au pressurage des raisins.
    Nous sommes très satisfaits d’une production d’environ 14 hectolitres.

    Éléments analytiques :
    Richesse de moût après pressurage : 33 ° KMW (33% de sucres en masse volumique)
    Alcool : 11,5 %/vol
    Sucres résiduels : 191 g/L
    Acidité totale : 7,3‰

    Il est peu fréquent de trouver dans la région des paramètres analytiques aussi parlants.
    Sa dégustation le 12 avril m’a enchanté. Sa fragrance aromatique est probablement une des plus intenses que j’ai observée durant ces 25 dernières années à Rust. Je rappelle pour mémoire que Bruno a élaboré son premier Eiswein en 1986. C’est à partir du second millésime, vinifié en 1988, que nous avons débuté notre amicale et fructueuse collaboration.

    La longueur de ce 2012 est tout à fait comparable aux meilleurs Eiswein allemands de Riesling, qui sont comme vous le savez peut-être, la référence absolue en la matière.
    Ce vin sera disponible à la dégustation et à la vente au cours des portes ouvertes d’été des 12, 13 et 14 juin 2014.

    PLUS D’INFORMATIONS SUR LES VINS DE GLACE/EISWEIN. (cliquez sur le lien)


  • News 2 décembre 2013 : Portes Ouvertes de Noël Dionis

    Orliénas, le 2 décembre 2013,

    portesouvertes-hiver2013web

    C’est avec plaisir que je vous confirme la tenue de nos portes ouvertes de Noël au caveau de Dionis à 69530 Orliénas. (plan ci-dessous) les

    jeudi 12, vendredi 13 et samedi 14 décembre 2013
    de 10h à 18h30
    .

    Réservez un moment pour venir nous rendre visite.

    Entrée sur invitation uniquement à demander à : info-contact@dionis-vins.fr

    A cette occasion, vous pourrez déguster une prestigieuse sélection de vins blancs secs, rouges et moelleux de la gamme des vins mythiques et légendaires.
    Tout particulièrement, notre dernier Tokaji Aszu 5 Puttonyos 2010 château Sarospatak et notre Constantia moelleux, Vin de Constance 2007, sans oublier nos derniers Eiswein (vins de glace) 2009 de Bruno Landauer et de chez Trossen (Moselle centrale).

    Les Portes Ouvertes dionis sont une opportunité d’acquérir nos vins à conditions préférentielles. Elles sont également l’occasion de fructueux échanges entre oenophiles. N’hésitez pas à nous demander notre listing et conditions de vente. Les actions promotionnelles se dérouleront jusqu’au samedi 14 décembre 2013 inclus.

    Cordialement,
    Jean-François Ragot
    Plan d'accès Dionis
    Plan d’accès Dionis

  • News 25 Novembre 2013 : Tour d’Europe, suite et fin par la Hongrie, l’Autriche et l’Allemagne.

    Orliénas, le 25 novembre 2013,

    Hongrie – Tokajhegyalja

    Le tour d’Europe s’est logiquement poursuivi par la région de Tokaj (Tokajhegyalja) où je suis resté cinq jours du 1er au 5 novembre.
    Quelques mots sur cette vendange 2013 qui a débuté pour les zones les plus précoces un peu après la mi-septembre, pour se terminer pour les plus tardives d’entre elles un peu avant la mi-novembre.
    C’est globalement une excellente année, avec une production de vins aszu importante, la plus élevée depuis 2008.
    En effet, on peut évaluer la production totale pour ce millésime à environ 10 000 hectolitres, soit deux millions de bouteilles à venir, la très grande majorité étant produite par l’ex « combinat ».
    La qualité moyenne est élevée et la notre avec Sarospatak, très élevée.

    Tokajhegyalja : fin de vendange dans la région de Tokaj, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : fin de vendange dans la région de Tokaj, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : coup d'oeil sur les dernières caisses de la vendange, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : coup d’oeil sur les dernières caisses de la vendange, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : technique de sélection de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : technique de sélection de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : essence pure de Tokaji 2013 ou Eszencia 2013, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : essence pure de Tokaji 2013 ou Eszencia, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Détails de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Détails de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Les dernières caisses de grains aszu de la vendange, le 4 novembre 2013,
    Tokajhegyalja : Les dernières caisses de grains aszu de la vendange, le 4 novembre 2013,

     

    Autriche

    Le tour d’Europe s’est poursuivi par Rust (Burgenland – Autriche) les 6 et 7 novembre.
    Là aussi, la qualité de la vendange 2013 est excellente, que ce soit pour les blancs secs ou les rouges.
    La dégustation des nouvelles cuvées de blancs secs 2013 de notre partenaire historique Bruno Landauer nous a donné entière satisfaction. Le Weissburgunder et le Chardonnay sont particulièrement prometteurs.

    Nous dégusterons les vins rouges au mois d’avril 2014, difficiles à juger à ce stade, car en fermentation. A première vue, la couleur et la concentration semblent bien au rendez-vous (à suivre).

    Pour ce qui concerne les moelleux et liquoreux, le gewurztraminer 2013 vendange tardive (Spätlese) est déjà tout a fait délicieux, parfaitement dans la lignée des millésimes précédents.
    De nombreux raisins, attendent encore la vendange pour produire des liquoreux de niveau auslese, beerenauslese et peut être ausbruch. J’en saurai un peu plus dans quelques jours.

    En revanche, il n’y aura pas la possibilité cette année 2013 d’élaborer un vin de glace ou eiswein. Ce n’est pas trop grave, car nous sommes assis sur un petit stock de superbes 2009 et 2012 (ce dernier, non encore mis à la vente).

    Rust (Burgenland / Autriche) : entourant Jean-François Ragot, le trio des meilleurs producteurs de Ruster Ausbruch. De gauche à droite : Peter Schandl, JF Ragot, Robert Wenzel et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013.
    Rust (Burgenland / Autriche) : entourant Jean-François Ragot, le trio des meilleurs producteurs de Ruster Ausbruch.
    De gauche à droite : Peter Schandl, JF Ragot, Robert Wenzel et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013.
    Rust (Burgenland / Autriche) : Le 6 novembre 2013, Jean-François Ragot et un vieux complice depuis 1985, Robert Wenzel (le Roi des Ruster Ausbruch ! ), qui a eu 81 ans le lendemain.
    Rust (Burgenland / Autriche) : Le 6 novembre 2013, Jean-François Ragot et un vieux complice depuis 1985, Robert Wenzel (le Roi des Ruster Ausbruch ! ), qui a eu 81 ans le lendemain.
    Rust (Burgenland / Autriche), Jean-François Ragot et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013, dégustant les vins nouveaux.
    Rust (Burgenland / Autriche), Jean-François Ragot et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013, dégustant les vins nouveaux.

     

    Allemagne

    Le voyage s’est poursuivi et terminé par l’Allemagne, avec principalement la Moselle Centrale et ses Riesling d’anthologie.
    Avec le millésime 2012, il y a à la fois une belle maturité et un équilibre acidité/matière rare.

    Dégustation chez Weingut Trossen et chez Paulinshof du remarquable millésime 2012, à l’équilibre suprême.

    A noter, chez Trossen, une rareté absolue, surtout sur le territoire de la Moselle Centrale où sont produits certainement les rieslings les plus précieux de tous :

    Trabener Würzgarten Trockenbeerenauslese riesling 2011 (0.375l)

    Ce nectar ou plutôt cette quintessence, véritable âme du cépage riesling, a été vendangé le 20 novembre 2011, pour une quantité de 50 litres environ
    Nous avons réussi par privilège exceptionnel à obtenir quelques bouteilles de ce divin breuvage qui sera vendu dans le cadre des Portes Ouvertes de Noël
    les 12, 13 et 14 décembre 2013.

    Alcool : 6% vol
    Sucres résiduels : 395 g/L
    acidité fixe : 9,4‰

    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande avec le cru Lösnicher Försterlay, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande avec le cru Lösnicher Försterlay, le 11 novembre 2013.
    Traben Trarbach dans la Moselle centrale allemande, le 10 novembre 2013.
    Traben Trarbach dans la Moselle centrale allemande, le 10 novembre 2013.
    Vue de la partie nord de la Moselle allemande et de son célèbre cru, le Zeller Schwarze Katz, le 10 novembre 2013.
    Vue de la partie nord de la Moselle allemande et de son célèbre cru, le Zeller Schwarze Katz, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue de Cochem et de ses vignobles dans la partie  nord de la Moselle allemande, le 10 novembre 2013.
    Vue de Cochem et de ses vignobles dans la partie nord de la Moselle allemande, le 10 novembre 2013.

  • Ruster Eiswein Blaufränkisch 2009 (vendangé le 18 décembre 2009) Domaine Landauer (0,50L)

    rustereiswein2009Avec 2008, nous avons inauguré un nouveau cycle météo plus froid nous permettant d’élaborer des Eiswein. Le 18 décembre 2009, les conditions étaient idoines à Rust pour vendanger des raisins bien gelés à cœur dans un parfait état sanitaire.
    Eu égard aux résultats excellents produits par le cépage rouge Blaufränkisch en 2008, nous avions en accord avec Bruno laissé une quantité convenable non-vendangée de ce cépage dans l’espoir de reproduire un nouvel Eiswein. Cette fois-ci, nous partions à partir de 100% Blaufränkisch.
    C’est par conséquent 3250 kg qui ont été ramassés très tôt le 18 décembre par -10°C. Le pressurage a donné une quantité de 1200 litres de vin.

    Il est très intéressant de noter la robe chatoyante du vin présentant une couleur très légèrement corail.
    Le nez est très fruité avec des touches végétales et de bonbon anglais ainsi que de surprenants arômes de pâte de coing.
    La bouche est très pure, ciselée et d’excellente longueur.
    C’est un vin très précis qui devrait évoluer lentement et positivement sur une bonne quinzaine d’années.

    A ne pas manquer !

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13 %/vol
    Sucres résiduels : 134 g/L
    Acidité fixe : 6,3 ‰
    Extraits secs : 37,7  g/L


  • News 26 décembre 2012 : vendange Ruster Eiswein – vin de glace

    Orliénas, le 26 décembre 2012,

    Une excellente nouvelle : notre ami Bruno Landauer de Rust (Burgenland/Autriche) a vendangé le 13 décembre  un Eiswein – vin de glace par une température de -10,5°C. La « fenêtre de tir » a été très courte et il n’a pas fallu perdre de temps et risquer ainsi de louper cette belle opportunité. Au moins les trois quarts des raisins étaient demeurés en excellent état, sans botrytis, ce qui est un atout pour produire un Eiswein de haute qualité. La richesse de moût à la vendange est de 32 KMW (32% de sucres en masse volumique). On peut évaluer la quantité produite à environ 550 litres.
    Comme je vous l’avais indiqué dans ma news du 3 décembre, ce sont les raisins blaufränkisch qui ont été utilisés pour l’élaboration de ce nouveau joyau.
    Actuellement, le moût fermente paisiblement dans les caves de Bruno. Nous reparlerons de ce vin au cours du printemps.

    Ci-dessous, trois photos caractéristiques de cet évènement du 13 décembre 2012.

    LandauerEisweinlese2012_1
    Une petite grappe de Blaufränkisch gelée, à Rust le 13 décembre 2012.
    LandauerEisweinlese2012_2
    Des grappes de Blaufränkisch gelées,à Rust le 13 décembre 2012.
    LandauerEisweinlese2012_3
    Vendange de l’Eiswein – vin de glace à Rust chez Bruno Landauer le 13 décembre 2012.

    Il reste très peu de jours pour finir l’année 2012. Je vous souhaite un agréable réveillon de la Saint Sylvestre et une excellente année 2013 !


  • News 3 Décembre 2012 : coup d’œil en images de mon tour d’Europe de l’automne 2012.

    Orliénas, le 3 décembre 2012,

    Je m’y suis rendu comme chaque année la première quinzaine de novembre.
    Dans la Moselle allemande, les conditions du millésime 2012 sont plutôt bonnes et les vendanges battaient leur plein dans toute la Moselle, du nord au Sud le 31 octobre.
    Les conditions climatiques sèches et chaudes de l’été ont permis en Autriche une excellente récolte 2012 pour les vins blancs secs et les vins rouges. A noter, que le domaine Landauer a commencé à vendanger le 1er septembre. Le gros des vendanges s’est terminé début octobre. A la date de la rédaction de cette lettre (début décembre) on ne peut toujours pas se prononcer pour les vins moelleux.
    Bruno Landauer a conservé une bonne quantité de raisins, Pinot blanc et Furmint pour un possible Ausbruch ou Beerenauslese et du Blaufränkisch pour tenter de produire à nouveau cette année un
    eiswein ou vin de glace. Le dernier est du millésime 2009.
    Il est à signaler et j’en parlais avec Bruno le 11 novembre dernier, non seulement, il devient plus difficile de produire des vins de glace à cause du réchauffement climatique, mais il y a également beaucoup moins de botrytis cinerea permettant de produire des liquoreux de type Beerenauslese, Ausbruch et Trockenbeerenauslese. Les décades des années 80 et 90 ont permis peu ou prou de vendanger de l’Ausbruch sur presque tous les millésimes. La décade 2000 a été beaucoup plus modeste en ce domaine et il semble en être de même encore maintenant.

    Cette situation serait liée également directement au réchauffement climatique qui anticipe la maturité des raisins de deux à trois semaines. Les peaux sont par conséquent beaucoup plus épaisses qu’elles ne l’étaient auparavant et forment une sorte d’obstacle à la pénétration du champignon magique botrytis cinerea, producteur du divin nectar.
    En Hongrie, dans la région de Tokaj, ce sont les mêmes types de conditions climatiques qui ont régné cet été 2012. J’avais goûté des raisins déjà très mûrs à la fin du mois d’août et la situation de chaleur sèche s’étant pérennisée durant le mois de septembre, avec toutefois de petites pluies, les vendanges ont été très précoces pour la grande majorité de la zone avec assez peu de grains aszu. Le mois d’octobre ayant été beaucoup plus humide, trop même, il a fallu attendre que les conditions changent pour reprendre et continuer la vendange.
    Quelques producteurs ont conservé des raisins qui ont été récoltés jusqu’à la mi novembre. La dégustation de l’Eszencia 2012 ce mois de novembre permet traditionnellement de se faire une idée du millésime à venir. Il devrait être assez
    aromatique avec une acidité réduite, mais sans avoir la concentration et l’équilibre de 2011. Il sera modeste en quantité mais il y aura cependant quelques très bons vins, j’en suis certain. Nous en reparlerons au printemps 2013.

    Un petit mot supplémentaire, lié au réchauffement climatique et ses conséquences sur les vignobles allemands :
    Une région traditionnellement continentale et froide comme Bamberg dans l’est de la Franconie connait maintenant quelques plantations de vignobles sur les coteaux bien exposés qui dominent cette petite ville historique.

    Deux nouvelles références de Tokaji sont disponibles pour cette fin d’année 2012 :

    Vous trouverez ci-dessous une galerie de photos illustrant ce voyage œnophile.


  • Le Vin du Mois – Octobre 2012 : Un Prestigieux domaine autrichien : Le domaine Bruno Landauer à Rust

     

    Le VIN DU MOIS – Octobre 2012
    Un Prestigieux domaine autrichien :
    Le domaine Bruno Landauer à Rust

     

    Depuis 1990, Bruno Landauer est notre partenaire principal en Autriche. Il n’est plus à présenter à nombre d’entre vous qui se régalent depuis plus de vingt ans de la grande variété de ses vins, passant par de remarquables blancs secs, de délicieuses vendanges tardives, sans oublier les « sélections de grains nobles » (Auslese, Beerenauslese et Ausbruch) et bien entendu de voluptueux Eiswein (vin de glace).
    Ne se contentant pas de cette production déjà très variée, il a créé une cuvée de prestige en rouge (URBARIAL) qui démontre si besoin était encore, que les conditions offertes par les crus historiques de Rust (350 ans de tradition) sont absolument hors normes.
    La qualité des terroirs et les conditions climatiques (le point le plus chaud de l’Europe Centrale) nous offrent en ce début du XXIème siècle une gamme unique de grands nectars de la tradition européenne.

    En ce mois d’octobre 2012, j’ai décidé de vous proposer une sélection de six grands vins cultes de chez Bruno à des conditions préférentielles.

    JF Ragot

    Ruster Spätlese Gewürztraminer vendanges tardives 2011 (0,75L)

    Ce vin « créé » au début des années 2000 est rapidement devenu la plus grosse vente (toutes catégories confondues) de Dionis. Il est considéré par nos amis sommeliers français comme un modèle du genre. Son succès est tel qu’il nous est difficile de faire une année entière avec un millésime.

    Éléments analytiques :
    – Richesse du moult à la vendange : 22°KMW
    (22% de sucres en masse volumique)
    – Alcool : 11,1 %/vol
    – Sucres résiduels : 72 g/L
    – Acidité fixe : 5,9 ‰.

    Ce millésime 2011 a connu des conditions climatiques assez régulières avec un printemps et un été plutôt chauds et secs. Il a été vendangé le 5 octobre avec des raisins en sur-maturité de parfaite qualité.
    La régularité qualitative que nous offre Bruno, année après année, est tout à fait remarquable et ce 2011 confirme la règle.
    Le vin présente une belle attaque sur le fruit exotique et la fraîcheur aromatique. On retrouve ici finesse et équilibre, grâce à une acidité suffisante. Aujourd’hui, on parlerait dans le jargon œnologique de la dégustation de tension !

    C’est tout à fait délicieux avec une application particulière pour l’apéritif.
    Très bon rapport Qualité / Prix.

     

    Ruster Auslese 2009 (0,75L)

    Vendangé le 6 octobre 2009, à partir de raisins touchés par la pourriture noble (cépage Pinot blanc, Furmint et un peu de Welschriesling).
    Le moût présentait à la vendange une richesse de 26,5 ° KMW (26,5% de sucre en masse volumique).

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,9% (vol),
    Sucres résiduels : 95 g/L
    Acidité totale de 7,9 ‰.

    La robe est d’un très bel or vert très clair. Le nez et la bouche nous offrent de délicieux arômes d’agrumes frais et d’ananas. Belle puissance, très équilibré et de grande longueur. Liquoreux naturellement doux vraiment digeste.
    Un vin de référence tout comme le millésime 2005, qui vous est proposé en grande bouteille de 0,75L.

     

    Ruster Beerenauslese Furmint/Welschriesling 2007 (0,50L)

    Ce vin d’une richesse de 28 KMW (28% de sucres en masse volumique à la vendange) aurait pu s’appeler Ruster Ausbruch, mais pour des raisons commerciales, nous l’avons déclaré à l’échelon Ruster Beerenauslese.
    Doté d’une robe or clair et brillante , ce vin éclatant de fruité et d’équilibre a été vendangé en première partie d’octobre 2007 à partir de raisins sur-maturés et botrytisés. C’est l’exemple type de ce que l’on peut faire de mieux dans cette région quand on est capable de récolter la matière première à son niveau optimal et si on a le talent d’alchimiste pour transformer le raisin en or liquide…
    Ce vin est issu de la récolte moitié-moitié du cépage Furmint (encore rare dans la région du Burgenland autrichien) et du cépage Welschriesling .

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,7 %/vol
    Acidité fixe : 6,5 ‰
    Sucres résiduels : 109 g/L

    Ce vin est parti pour une longue vie .

     

    Ruster Beerenauslese Pinot noir / Zweigelt 2005 (0,50L)

    (Rarissime cuvée de Pinot Noir et de Zweigelt, issue de la pourriture noble)

    Ce sont des circonstances climatiques fortuites (se reproduisant tous les 10 à 15 ans) qui ont permis l’élaboration de ce grand liquoreux atypique, à la robe rubis grenat évoluée et au délicieux arôme de fruits rouges compotés (fraises, framboises, groseilles…)
    Il accompagnera remarquablement tous vos desserts aux fruits rouges et noirs. Il est également à boire pour lui-même en leur lieu et place.

    Ce vin extrêmement original, provient d’une « sélection de grains nobles » des raisins Pinot noir (25%) et Zweigelt (75%).
    Ces raisins ont été vendangés , « botrytisés » noblement à 70 % les 20 et 21 octobre 2005.
    La richesse du mout à la vendange était de 26.5 Kmw (26.5% de sucre en masse volumique)

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11.9 % Vol
    Sucres résiduels : 81g/L
    Acidité totale : 9.5‰
    Quantité produite : 20 Hectolitres
    Mise en bouteille : juin 2006.

     

    Ruster Eiswein 2009 (vendangé le 18 décembre 2009) (0,75L)

    Avec 2008, nous avons inauguré un nouveau cycle météo plus froid nous permettant d’élaborer des Eiswein. Le 18 décembre 2009, les conditions étaient idoines à Rust pour vendanger des raisins bien gelés à cœur dans un parfait état sanitaire.
    Eu égard aux résultats excellents produits par le cépage rouge Blaufränkisch en 2008, nous avions en accord avec Bruno laissé une quantité convenable non-vendangée de ce cépage dans l’espoir de reproduire un nouvel Eiswein. Cette fois-ci, nous partions à partir de 100% Blaufränkisch.
    C’est par conséquent 3250 kg qui ont été ramassés très tôt le 18 décembre par -10°C. Le pressurage a donné une quantité de 1200 litres de vin.
    Il est très intéressant de noter la robe chatoyante du vin présentant une couleur très légèrement corail.
    Le nez est très fruité avec des touches végétales et de bonbon anglais ainsi que de surprenants arômes de pâte de coing.
    La bouche est très pure, ciselée et d’excellente longueur.
    C’est un vin très précis qui devrait évoluer lentement et positivement sur une bonne quinzaine d’années.
    A ne pas manquer ! Éléments analytiques :
    Alcool : 13 %/vol
    Sucres résiduels : 134 g/L
    Acidité fixe : 6,3 ‰
    Extraits secs : 37,7 g/L

    Cliquez ici pour plus d’informations historiques et oenologique sur les
    Eiswein ou Vin de Glace

     

     

    Ruster Ausbruch Welschriesling 1993 (0.75L)

    C’est un double privilège qui vous est offert avec ce flacon. Tout d’abord, il s’agit d’un millésime historique avec une maturité de près de vingt ans. Aujourd’hui hélas, tous les vins sont dégustés beaucoup trop tôt, avant de développer tous leurs arômes délicats de complexité. De plus, il est en grande bouteille de 0,75 L, ce qui est totalement introuvable sur le marché de l’Ausbruch.
    L’année 1993 a été très favorable à Rust et Bruno a produit environ 800 litres de cette cuvée du cépage autochtone Welschriesling.
    Nous avons toujours su stocker les grandes bouteilles à très long potentiel de conservation. Bien sûr, c’est coûteux mais quel délice d’aborder aujourd’hui ce nectar magique à la robe vieil or, au nez fin, aromatique et complexe où l’on distingue encore un « bouquet » de fruits confits, de poire, d’abricot, d’ananas et d’agrumes.

    En bouche, c’est magique, le vin se « dépouillant » lentement au fil des ans pour nous offrir la quintessence d’un grand liquoreux naturellement doux arrivant maintenant à maturité.
    Le vin est encore gras, généreux avec une belle vivacité. Remarquable persistance aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,1 % Vol
    Sucres résiduels : 90 g/L
    Acidité totale : 7.5‰

     

    Cliquez ici pour plus d’informations historiques et oenologique sur le
    RUSTER AUSBRUCH

     

     

     

    Ruster « Urbarial » 2009 (assemblage Zweigelt / Pinot Noir / Merlot) (0,75L)

    Bruno Landauer a choisi de produire dans les grands millésimes, particulièrement 2003, 2004, 2006, 2007 et 2009 une cuvée prestige de vin rouge issue d’un assemblage judicieux des trois cépages suivants :
    Zweigelt : 50%
    Pinot noir : 15 %
    Merlot : 35 %

    La robe est grenat profond.
    Le nez est puissant sur les fruits rouges très mûrs avec des nuances empyreumatiques.
    La bouche est ample, complexe, fruitée et veloutée avec un boisé fin
    , mais la structure du vin est telle que nous devrions obtenir un fondu remarquable d’ici deux ans.
    Ce vin présente toutes les caractéristiques d’un grand terroir avec notamment une subtilité et une minéralité marquée, relevée par une bonne fraîcheur aromatique. Nous voyons ici les bienfaits de l’amplitude thermique dont bénéficie l’Europe Centrale, avec des journées très chaudes et des nuits nettement plus fraîches qu’en Europe de l’Ouest.
    Vin très original, alliant les cépages indigènes d’Europe centrale aux cépages internationaux d’Europe de l’Ouest.

     

    OFFRE PROMOTIONNELLE
    COMMUNIQUÉE SUR SIMPLE DEMANDE A :
    info-contact@dionis-vins.fr
    Valide jusqu’au 31 octobre 2012.


  • News 9 octobre 2012 : 1er mois de vendanges 2012 dans la Tokajhegyalja (région de Tokaj / Hongrie)

    En ce début du mois d’octobre, j’ai le plaisir de mettre en ligne des images du premier mois de vendanges dans la région de Tokaj.

    En Hongrie, dans la région de Tokaj, ce sont des conditions climatiques estivales, chaudes et sèches qui ont dominé en cette année 2012. J’ai goûté des raisins déjà très mûrs à la fin du mois d’août. Eu égard à la sécheresse et à la chaleur qui se sont maintenus tout le mois de septembre, le processus de botrytisation et de passerillage s’est enclenche particulièrement lentement. Une pluie salvatrice en deuxième quinzaine de septembre a permis une accélération du phénomène.
    Je livre à votre curiosité un important diaporama de 46 photos qui fait le point sur la partie sud de la Tokajhegyalja entre le 28 août et le 1er octobre 2012. Vous remarquerez les belles grappes de Muscat à petits grains qui vont servir à élaborer la cuvée Tokaji Muskotaly Vendanges tardives Château Sarospatak 2012.
    La vendange se poursuit dans de bonnes conditions sans désemparer en ce mois d’octobre 2012. Elle devrait durer jusqu’aux environs de la mi-novembre.

    • Botrytis, 9th Sept
      Passerillage, 9th Sept
      The first day of the harvest for Dry Furmint, 10th Sept
    • Muscat aszu grapes, 11th Sept
      Sampling Muscat aszu grapes, 11th Sept
      Furmint aszu grapes, 11th Sept
    • Passerillage, 13th Sept
      Start of botrytisation, 13th Sept
      Furmint Aszu grapes, 13th Sept
    • Aszu grape selection, 13th Sept
      Aszu grape picking, 13th Sept
      Aszu grape picking, 13th Sept
    • Aszu grape picking, 13th Sept
      Perfect botrytisation, 17th August
      Start of botrytisation, 17th Sept
    • Good start for the botrytis, 17th Sept
      Botrytisation, 17th Sept
      Aszu grapes, 17th Sept
    • vend2012-tokaj_0609
      vend2012-tokaj_0623
      Botrytisation develops, 27th Sept
    • Furmint on 27th Sept
      Aszu picking on young Furmint vines, 27th Sept
      Passerillage, Muscat 27th Sept
    • Passerillage, Muscat 27th Sept
      Furmint, on 1st October
      Botrytis on Furmint, 1st Oct
    • Aszu picking, 1st Oct
      Aszu picking, 1st Oct
      Aszu picking, 1st Oct
    • Furmint aszu grapes, 1st Oct
      Furmint aszu grapes, 1st Oct
      Furmint grapes on 28th August
    • Furmint on 28th August
      Hárslevelű on 28th August
      Zéta on 28th August
    • Sárgamuskotály on 28th August
      Zéta on 28th August
      The first botrytis on 4th Sept
    • Furmint vine on 4th Sept
      Very slow and fine botrytisation, 7th Sept
      Passerillage, 9th Sept
    • The first real aszu grapes on Furmint, 9th Sept
      Beginning of the botrytisation, 9th Sept
      Fine and slow botrytisation, 9th Sept
    • Furmint grape, 9th Sept

    Pour ce qui concerne Rust dans le Burgenland (Autriche de l’Est), Bruno Landauer qui avait commencé ses vendanges le samedi 1er septembre, les a terminées le 29 du même mois. La qualité est globalement excellente pour ce qui concerne  les blancs secs, les cépages rouges et  le gewürztraminer moelleux vendanges tardives qui est devenu le grand must de Dionis depuis 2002.
    Nous avons décidé avec Bruno de garder des raisins dans les vignes pour un éventuel eiswein (vin de glace). Si les conditions climatiques le permettent (30% de probabilités), ils pourraient être vendangés entre la pleine lune de novembre (28/11) et le tout début de janvier 2013. A suivre…


  • News 7 Février 2012

    Je peux vous confirmer que le grand hiver est finalement arrivé sur toute l’Europe et sur la France en particulier. Je parlais en début de semaine au téléphone avec mon ami Bruno Landauer (Rust – Burgenland – Autriche) qui se désolait de cette arrivée bien trop tardive du froid pour élaborer un eiswein… Ce qui est rageant, c’est que nous avions laissé plusieurs tonnes de  raisins dans l’espoir d’une gelée un peu plus précoce (en général, entre le 20 novembre et la première semaine de janvier). Ces raisins ont été finalement dévorés par les oiseaux du parc naturel de Neusiedeln.
    Par conséquent, il n’y a ni eiswein 2010, ni 2011. Cela signifie qu’il faut profiter des dernières bouteilles du délicieux Ruster Eiswein Blaufränkisch 2009.

    Je suis enfin arrivé à finaliser mes achats de vins sur l’Afrique du Sud. Nous allons recevoir dans les semaines qui viennent :

    • Hamilton Russell Chardonnay 2011
    • Hamilton Russell Pinot Noir 2010
    • Buitenverwachting Constantia moelleux « 1769 » 2010 (millésime d’une exceptionnelle concentration, la plus grande réussite du domaine depuis son premier millésime 2006)

    Vous serez bien entendu tenus informés de la date de disponibilité.

    Cordialement,

    Jean-François


  • News 23 Mai 2011

    Posté dans par admin

     

    Cher(e) ami(e) oenophile, cher(e) client(e),

    Nous allons nous retrouver très bientôt au caveau de Dionis pour nos 13èmes portes ouvertes.
    Nous aurons le plaisir de vous recevoir sans rendez-vous les jeudi 16, vendredi 17 et samedi 18 juin au caveau de Dionis de 10h00 à 18h30, pour de fructueux échanges œnophiles.

    De nombreux vins de notre collection seront en libre dégustation, particulièrement toutes les nouvelles références de Grèce, de Sardaigne et d’Italie du Sud.
    Vous pourrez acquérir ces belles bouteilles aux « conditions portes ouvertes ».

     

    Quelques nouvelles fraîches d’Italie.

    Nos sélections continuent à s’élargir dans cet extraordinaire vignoble représentant dix pays en un.
    Je me suis rendu une semaine en Italie du Sud dans la région de Brindisi à la fin du mois de février 2011 et une semaine en Italie du Nord au mois d’avril.
    La moisson a été fructueuse. Permettez moi de vous en livrer quelques fruits :

    SARDAIGNE

    TERREFORRU CANNONAU DI SARDEGNA DOC 2008 (0.75l)
    Domaine Meloni
    vin rouge d’agriculture biologique

    Le Cannonau n’est autre que le grenache noir, cépage d’origine aragonaise (Espagne). Ce cépage est apparu probablement en Sardaigne au Moyen-Age, mais ce n’est qu’à partir des années 1500 que sa trace est démontrée.
    Il va se développer au cours du XVIIIème siècle et devenir aujourd’hui le producteur le plus emblématique des grands vins rouges sardes.
    Le Terreforru est produit dans la province de Cagliari dans la zone de Decimomannu.
    Le terroir est caractérisé par des alluvions et également des parties entièrement sablonneuses.

    Ce vin présente une robe rubis profond. La bouche nous offre des tanins bien fondus, un fruité agréable. C’est un vin de « corps moyen » sur les fruits rouges et noirs. Ce vin est adapté à la cuisine méditerranéenne car il est sans aucune lourdeur et très coulant.

     

    NASCO DI CAGLIARI DOC 2008 (0.50l)
    DOMAINE MELONI
    Vin naturellement doux d’agriculture biologique

    Rarissime cépage autochtone de la Sardaigne dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Il est à l’origine de ce vin naturellement doux de vendanges tardives dont la rareté le dispute à l’originalité.
    Présentant une robe or vert superbe, le nez nous offre une véritable symphonie d’arômes végétaux tous plus originaux les uns que les autres. En bouche, palette d’herbes aromatiques, très savoureuse, sans aucune lourdeur et de belle longueur.
    A découvrir absolument, ce témoignage émouvant d’une culture ancestrale.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14,2 %/vol
    Acidité totale : 5,2 ‰
    pH : 3,33
    Sucres résiduels : 93,5 g/L

     

    MOSCATO DI CAGLIARI DOC 2008 (0,50l)
    DOMAINE MELONI
    Vin naturellement doux d’agriculture biologique

    Autre manière de décliner le Muscat à petits grains liquoreux naturellement doux, ce vin est issu de terroirs collinaires argilo-calcaires pauvres, situés à l’est de la ville de Cagliari.
    Les raisins sont récoltés dans un état de sur-maturité élevée au cours du mois d’octobre d’où une grande richesse en sucres naturels.
    Doté d’une belle robe dorée, ce vin présente des arômes d’une grande suavité. En bouche, la richesse est remarquable, donnant l’impression de croquer dans une grappe de raisins frais. Très velouté, on relève en finale une légère note d’amertume noble.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14,2 %/vol
    Sucres résiduels : 144 g/L
    Acidité totale ; 4,5 ‰
    pH : 3,29

     

    POUILLES (Italie du Sud)

    De très belles découvertes au cours de ce voyage du mois de février 2011. Notamment deux versions du peu répandu cépage malvoisie noire, un rouge classique et une version surmaturée sur pied.

    BOTRUGNO 2010 (0.75l)
    BRINDISI PUGLIA MALVASIA NERA SALENTO IGT

    Age des Vignes : 12 ans
    Alcool : 13,5 %/vol

    Appartenant à l’immense famille des Malvoisies du bassin méditerranéen, ce vin, vendangé mi-septembre 2010 brille par une personnalité incomparable et par son originalité organoleptique.
    La robe de ce vin est d’un grenat profond.
    Au nez, on est frappé par une fine palette d’épices douces et de fruits noirs légèrement surmaturés.
    La bouche est proprement délicieuse, avec un fruité délicat, un moelleux, des notes balsamiques, de la concentration, mais avec des tannins subtils et enfin un équilibre, qui démontre, s’il en était besoin, que le grand sud italien devient un rude compétiteur des vin traditionnels du centre et du nord de l’Italie.

     

    BOTRUGNO 2009 (0.50l)
    BRINDISI PUGLIA « BOTRUS » MALVASIA NERA DOLCE NATURALE SALENTO IGT

    Ce vin est un rare exemple d’une malvoisie noire 100% récoltée surmaturée sur pied.
    Cépage : malvoisie noire de Brindisi 100%
    Age des vignes : 20 ans
    Densité des vignes : 4000 pieds/Ha
    Époque de vendange : deuxième décade d’octobre. Une première vendange est effectuée courant septembre et ce sont les plus belles grappes qui sont laissées sur pied jusqu’à la mi-octobre.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14 %/vol
    Sucres résiduels : 45 g/L

    Le vin se présente avec une belle robe grenat profonde. Le bouquet du vin est marqué par des arômes de fruits rouges et noirs un peu « compotés » agrémentés d’une touche épicée. La bouche est savoureuse, structurée, assez tannique et de bonne longueur. Aucune lourdeur dans ce vin rouge naturellement doux à la sucrosité modérée.
    C’est un vin de méditation, à boire pour lui-même.

     

    En provenance du sud de la Sicile et de l’excellent domaine Rudini, sont disponibles la version 2010 de l’étonnant chardonnay IGT « Espressione », le moscato passito di noto 2010 « Scaramazzo » et la version prestige du rouge de la Doc Eloro Pachino, le Saro 2008, issu à 100% du cépage Nero d’Avola.

    Ce dernier vin à la robe grenat profond nous offre un bouquet d’une belle profondeur et complexité, de l’élégance en bouche. L’ élevage particulièrement bien conduit préserve le fruit intact. A découvrir absolument.

     

     

    Remontons vers le nord et l’Italie centrale avec les nouveaux millesimes 2009 de la Fattoria di Basciano (Toscane).

    Nous avons volontairement fait l’impasse sur les millésimes 2008, un peu irréguliers dans cette région. Les 2009 sont particulièrement équilibrés. Ne pas manquer leur Chianti Ruffina Docg 2009, ainsi que le velouté « I Pini » (rosso dei colli della toscana centrale igt).

    Création très intéressante de Paolo Masi, en assemblant à parts égales les plus belles grappes de son domaine : cabernet-sauvignon, merlot et syrah .
    La robe de ce vin hors-normes est grenat, presque noire. Le nez nous entraine dans un univers voluptueux. Beaucoup d’élégance en bouche, de fruité et de concentration.
    Bref : Délicieux !

    Pour en terminer avec l’Italie, je me suis rendu le 10 avril dernier dans les collines voisinant la ville de Vicenza (Venetie) où j’ai découvert deux vins tout à fait intéressants , un blanc 2010 et un rouge 2009.

     

    MONTECROCETTA SANTA MARIE GAMBELLARA CLASSICO DOC 2010 (0.75l)

    Quelques mots sur le domaine :
    Domaine de 30 Ha regroupant les appellations Soave, Gambellara, Lessini Durello et Vicenza.
    Terroir : vignes en collines d’origine volcanique riches en tuf de basalte.
    Au pied des collines : terroir argileux et limo-argileux.
    Cépages cultivés : Garganega, Trebbiano di Soave, Durella, Pinot Blanc, Pinot Gris, Cabernet franc, Cabernet-Sauvignon et Merlot.
    La conduite des vignobles se fait selon la pergola véronèse.
    Taille Guyot ou Guyot double.
    Densité de plantation : moyenne de 3800 pieds/Ha
    L’âge des vignes varie de 3 à 35 ans.

    Ce vin blanc sec provient des collines de tufs basaltiques d’origine volcanique.
    Le vignoble est âgé d’une trentaine d’années.
    Les vendanges sont manuelle avec une sélection très stricte de la maturité des raisins.
    Ce vin est issu à 100% de l’excellent cépage autochtone Garganega, utilisé également dans la Doc Soave.
    Il présente une robe claire avec une bonne densité. Beaucoup de fraîcheur au nez avec des notes florales et fruitées d’amande en particulier.
    Ce vin, impeccablement sec, présente une bouche fruitée et structurée, de bonne acidité. Son taux d’alcool modéré (12,5%/vol) en fait un remarquable vin d’été.
    Il évoluera sans problème, dans de bonnes conditions, 3 à 4 années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,5 %/vol
    Acidité : 5,2‰

     

    MONTECROCETTA BECCA CIVETTA IGT VENETO 2009 (0.75l)

    Le Becca Civetta IGT Veneto provient de la zone des collines appelées Monts Berici (origine volcanique).
    Le vignoble, âgé d’une vingtaine d’années est situé au pied des collines. Il est de type argileux.
    Les vendanges sont manuelles.

    Ce vin est issu du mono-cépage Cabernet franc.
    La robe est grenat intense, brillante.
    Le nez de bonne complexité présente d’agréables arômes délicatement herbacés caractéristiques du cépage.
    La bouche nous offre une jolie palette fruitée sur le fruit noir, beaucoup de souplesse et n’est pas dépourvue d’élégance. Finale veloutée.
    Ce vin, très bien réussi, démontre l’incontestable potentiel qualitatif de la région.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12 %/vol
    Acidité : 5,5‰

     

    Retour tant attendu des vins grecs de Santorin

    Le départ en 2006 de notre ami Christos Kanelakopoulos a entraîné une certaine désorganisation pour nous et il a fallu plusieurs années pour rétablir une saine relation. C’est maintenant chose faite et c’est avec plaisir que nous vous proposons les deux vins suivants tout à fait remarquables. Un vin blanc sec, 100% Assyrtico et le fameux Vinsanto naturellement doux.

    Il reste environ 1600 hectares de vignes sur cette île extraordinaire, pour une cinquantaine de variétés différentes. Un travail de sélection des meilleures est en cours depuis plusieurs années. Malheureusement, la surface totale du vignoble tend à diminuer d’années en années sous la pression de l’industrie et du tourisme.

    La taille de la vigne est conduite selon un système presque unique, que l’on ne retrouve ailleurs qu’à Pantelleria. Il s’appelle kouloura. Le pied de vigne se développe selon un arrondi formant progressivement une sorte de panier, destiné à protéger les raisins contre le vent, souvent violent, les projections de sables dues à l’érosion de la roche volcanique et enfin les ardeurs du soleil. Le climat est fort sec, car il n’y a pas de montagnes pour arrêter les nuages : (250 mm de précipitations annuelles). C’est le phénomène régulier du Fog qui apporte l’humidité nécessaire. Les rendements sont très bas, de 2 à 3,5 tonnes de raisins par hectare selon les années. La principale variété de raisin, blanche et d’ailleurs la plus remarquable, se nomme Assyrtico. On trouve aussi deux cépages importants, l’Aidani Aspro et l’Athiri. Pour les cépages rouges, on peut citer l’Aidani Mavro, un peu d’Athiri Mavro, d’Augoustiatis et de Kotsisali. Les vins les plus intéressants sont produits à partir de l’Assyrtico, cépage étonnant, qui à la particularité de conserver une excellente acidité même sous le climat chaud de Santorin.

    Le Vin Naturellement Doux appelé VINSANTO, est issu de l’exposition des raisins au soleil sur des nattes durant une dizaine de jours. C’est un authentique « Vins Mythiques et Légendaires« , élaboré sur l’île depuis la plus haute antiquité.

     

    Santo Wines – Santorin Assyrtico 2010 (0.75L)

    Ce vin blanc sec d’appellation d’origine est issu à 100% du cépage Assyrtico.
    Il est à la fois vigoureux, « extractif », aromatique, marqué par une belle acidité rafraichissante et doté d’une bonne minéralité issue du terroir volcanique de l’ile.
    Ce sera un délicieux vin d’été à boire en apéritif ou pour accompagner quelques jolis poissons de rivière.
    Ce vin se conserve sans problème 3 ou 4 années en préservant ses qualités.
    Il est tout à fait atypique de l’image que l’on peut se faire des vins blancs grecs du type des « Retsina » bon marché….

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,6 %/vol
    Acidité totale : 5,6 ‰
    pH : 3,04

     

    Santo Wines – Vinsanto 2004 (Santorin – Grèce) (0.75L)

    Producteur: Santo Wines.
    Cépages: Assyrtico (90%), Aidani Aspro (10%).
    Raisins vendangés le 20 août 2004, à une maturité de 13,5 ° baumé (13,5% volume d’alcool potentiel).
    Séchage des raisins au soleil sur des nattes durant 15 jours.
    Pressurage et très lente fermentation en cuve inox à 17°C, se terminant en barrique.
    Élevage : 18 mois en barrique.

    Analyse succincte du vin :
    Alcool: 11 % vol
    Sucres résiduels: 225,7 g/l
    Acidité fixe: 8.1‰ (mesuré en acide tartrique)
    pH: 3,03
    SO2 total: 52 mg.

    Robe très dense et lumineuse, ambrée, rappelant un Porto Tawny 20 ans d’âge.
    Nez intense, complexe, où l’on retrouve la figue fraîche et l’orange confite. Il évolue sur des notes de tabac blond, de noix fraîche et d’amande grillée.
    En bouche, l’attaque est de grande ampleur, le vin est très riche, une vigoureuse acidité équilibrant harmonieusement la richesse en sucres résiduels. Chose inhabituelle pour un vin liquoreux, il faut noter une présence tannique caractéristique du cépage Assyrtico passerillé. Le vin se termine sur une longue persistance aromatique et une grande fraîcheur.
    Cette bouteille est appelée à une très longue garde et trouvera sa place dans votre œnothèque des Vins Mythiques et Légendaires.

     

    Quelques brèves d’Europe centrale.

    2010 est une année particulièrement difficile en Europe centrale, avec une perte de récolte qui peut atteindre 70%. Plus on se dirigeait vers l’est, plus les conditions avaient été difficiles. En Hongrie dans la Tokajhegyalja par exemple, il n’y a pratiquement pas eu de récolte de tokaji aszu. Ce qui a été produit, en revanche, est impressionnant par son caractère atypique et rappelle 1997.
    A Rust, la production est faible mais les équilibres des vins vinifiés par les meilleurs producteurs, sont à tomber par terre…

    C’est le cas de ce Gewürztraminer vendangé la deuxième quinzaine d’octobre. La quantité est seulement la moitié de la normale.
    Avec 69 g de sucres résiduels, 11 % d’alcool et 6,6 ‰ d’acidité, ce vin a vraiment une « pêche d’enfer ». C’est un équilibre comme on voit tous les dix à quinze ans. Dommage qu’il soit si rare cette année.
    On retrouve ici une palette de fruits exotiques frais avec finesse et surtout équilibre, grâce à une magnifique acidité.
    Aujourd’hui, on parlerait dans le jargon œnologique de la dégustation de « tension » !
    C’est tout à fait délicieux avec une application particulière pour l’apéritif.

     

    Vous noterez la disponibilité de notre dernier eiswein vinifié par Bruno

     

    Ruster Eiswein 2009 (vendangé le 18 décembre 2009) Domaine Landauer (0,75L)

    Avec 2008, nous avons inauguré un nouveau cycle météo plus froid nous permettant d’élaborer des Eiswein. Le 18 décembre 2009, les conditions étaient idoines à Rust pour vendanger des raisins bien gelés à cœur dans un parfait état sanitaire.
    Eu égard aux résultats excellents produits par le cépage rouge Blaufränkisch en 2008, nous avions en accord avec Bruno laissé une quantité convenable non-vendangée de ce cépage dans l’espoir de reproduire un nouvel Eiswein. Cette fois-ci, nous partions à partir de 100% Blaufränkisch.
    C’est par conséquent 3250 kg qui ont été ramassés très tôt le 18 décembre par -10°C. Le pressurage a donné une quantité de 1200 litres de vin.

    Il est très intéressant de noter la robe chatoyante du vin présentant une couleur très légèrement corail.
    Le nez est très fruité avec des touches végétales et de bonbon anglais ainsi que de surprenants arômes de pâte de coing.
    La bouche est très pure, ciselée et d’excellente longueur.
    C’est un vin très précis qui devrait évoluer lentement et positivement sur une bonne quinzaine d’années.
    A ne pas manquer !

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13 %/vol
    Sucres résiduels : 134 g/L
    Acidité fixe : 6,3 ‰
    Extraits secs : 37,7 g/L

     

    Quelques brèves d’Afrique du Sud.

    Veuillez noter la disponibilité des nouvelles références suivantes :

    – Klein Constantia Vin de Constance 2006

    – Klein Constantia Chardonnay 2009

    – Hamilton Russell Chardonnay 2010

    – Hamilton Russell Pinot Noir 2009

     

    Sincères et oenophiles salutations,

    Jean François RAGOT

     

     


  • Trabener Kräuterhaus Riesling Eiswein (liquoreux) 2009 (0,375L) Weingut Trossen

    Posté dans par admin

    Vendangé par -14° C le 20 décembre 2009.

    En début 2017, aucun Eiswein n’a pu être vendangé depuis 2009. Les rares bouteilles qui restent sont de vraies raretés.

    Présentant une robe or vert, brillante et intense, il explose littéralement en bouche, une superbe acidité naturelle contrebalançant la richesse en sucres naturels.
    Le potentiel d’évolution est immense et il donnera d’intenses satisfactions dans les vingt ou trente années à venir.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 9,5 %/Vol
    Acidité fixe : 8,2 ‰
    Sucres résiduels : 169,8 g/L

    Les grands eiswein de Riesling de la Moselle sont très certainement les plus précieux du genre.

    Prix communiqué sur demande pour une bouteille maximum.


  • Ruster Eiswein Blaufränkisch 2009 (vendangé le 18 décembre 2009) Domaine Landauer (0,75L)

    Avec 2008, nous avons inauguré un nouveau cycle météo plus froid nous permettant d’élaborer des Eiswein. Le 18 décembre 2009, les conditions étaient idoines à Rust pour vendanger des raisins bien gelés à cœur dans un parfait état sanitaire.
    Eu égard aux résultats excellents produits par le cépage rouge Blaufränkisch en 2008, nous avions en accord avec Bruno laissé une quantité convenable non-vendangée de ce cépage dans l’espoir de reproduire un nouvel Eiswein. Cette fois-ci, nous partions à partir de 100% Blaufränkisch.
    C’est par conséquent 3250 kg qui ont été ramassés très tôt le 18 décembre par -10°C. Le pressurage a donné une quantité de 1200 litres de vin.

    Il est très intéressant de noter la robe chatoyante du vin présentant une couleur très légèrement corail.
    Le nez est très fruité avec des touches végétales et de bonbon anglais ainsi que de surprenants arômes de pâte de coing.
    La bouche est très pure, ciselée et d’excellente longueur.
    C’est un vin très précis qui devrait évoluer lentement et positivement sur une bonne quinzaine d’années.

    A ne pas manquer !

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13 %/vol
    Sucres résiduels : 134 g/L
    Acidité fixe : 6,3 ‰
    Extraits secs : 37,7  g/L


  • Le vin de glace / Eiswein / Icewine

    Cher(e)s ami(e)s œnophiles,

    J’ai commencé à m’intéresser très sérieusement aux vins de glace en 1990 avec mon ami Bruno Landauer. Lui-même a produit son premier eiswein en 1986. Le résultat avait été particulièrement concluant, mais il n’en reste que le souvenir…

    Nous avons connu des années fastes dans la fin des années 80 et dans les années 90. Les conditions climatiques de l’Europe centrale étaient alors beaucoup plus continentales et nous pouvions espérer un bon coup de froid au moment de la pleine lune de novembre ou au pire à celle de décembre. Il faut dire clairement qu’après, c’est trop tard ! Je garde un souvenir ému des 1988, 1989, 1990, 1992, etc…

    Pour le début de la décade 2000, les deux eiswein qui ont pu être produits dans des conditions optimales ont été  les millésimes 2001 et 2003.
    Il  a fallu attendre ensuite 2008 pour  produire à nouveau un véritable eiswein, les conditions climatiques ayant été beaucoup trop chaudes durant 5 ans.
    Le coût est  lourd, car les raisins que nous avions « abandonnés » à cet effet en 2004, 2005, 2006 et 2007  ont été perdus. Ceci représente entre 3 et 4 tonnes de raisins par essai compromis soit entre 12 et 16 tonnes de raisins en tout, que nous aurions pu utiliser pour un autre usage (Auslese ou Beerenauslese le cas échéant).
    En 2009, les conditions ont été une nouvelle fois favorables avec la production d’un très beau nectar qui sera embouteillé en principe en février 2011.

    Tout ceci est rassurant, car il serait regrettable de devoir abandonner la production de ces extraordinaires nectars à nos amis canadiens…

    Face à l’avalanche d’informations médiatiques qui tendent à égarer quelque peu l’œnophile, même curieux et avisé, je vous propose que nous fassions un petit point sur la question.

    I – ORIGINES DE L’EISWEIN :

    La méthode a été vraisemblablement découverte de manière empirique quelque part en Europe Centrale il y a fort longtemps. Toutefois, le premier document attestant son existence de manière certaine, remonte à 1792. Le premier Eiswein a été élaboré à Piesport dans la vallée de la Moselle, très probablement à partir du cépage Riesling.

    II – ZONES DE PRODUCTION DE L’EISWEIN :

    En Allemagne, dans la vallée du Rhin, de la Moselle et en Franconie : la production a pris un caractère commercial depuis 1961. Le réchauffement climatique a été très rigoureux dans la Moselle et la vallée du Rhin, juste un peu moins en Franconie.

    En Autriche, dans le Burgenland : cette région offre à mon avis les produits les plus intéressants, du point de vue rapport qualité/prix. (mais comme nous l’avons vu plus haut, pourrons-nous encore en produire de temps en temps ?)

    En Slovénie : la tradition est ancienne, la qualité peut être excellente, mais le prix n’est pas très attractif. Le problème du réchauffement climatique est crucial également.

    En Alsace : des tentatives sont faites depuis le milieu des années 80 avec des fortunes diverses. Le climat est malheureusement actuellement carrément défavorable.

    Le Canada : Des « Icewines » sont produits de manière systématique dans l’Ontario depuis 25 ans grâce aux conditions climatiques du pays. Ce sont des produits « marketing type« , sans véritable tradition historique, mais certains peuvent être toutefois très bons.

    III – VENDANGE DE L’EISWEIN :

    L’élaboration d’un Eiswein est un jeu très risqué, car il nécessite des conditions climatiques spécifiques qui sont loin de se reproduire toutes les années (voir ci-dessus) :

    Tout d’abord, le vignoble doit être protégé des oiseaux par des filets installés vers la fin du mois de Septembre.
    Quelques vignerons amis de Rust ont fait quelquefois la cuisante expérience d’un vol de quelques milliers d’oiseaux s’abattant sans répit sur la vigne jalousement préservée et la « nettoyant » en moins de quelques heures…
    Des vents violents ainsi que de fortes pluies peuvent avoir un effet fragilisateur, voire dévastateur pour les raisins. Une chute de neige lourde peut être du pire effet et précipiter la récolte au sol. Il faut savoir que le raisin doit demeurer le plus sain possible.

    Cela signifie qu’il est quasiment impossible de conjuguer la vinification de l’Eiswein et la sélection de Grains Nobles (botrytis cinéréa) au cours de la même récolte.
    C’est une véritable surmaturation sur pied qui s’opère durant une période de 2 à 3 mois. Le passerillage sur souche fait partie intégrante du processus d’élaboration.

    Il nécessite un courant d’air modéré et régulier, de petits phénomènes de gel et de dégel et comme nous l’avons dit plus haut, l’absence de botrytis. Il faut savoir que ce dernier ne se développe pas en dessous de 10°C.

    Si toutes ces conditions sont réunies, il faut encore compter avec une importante perte de raisins tombés au sol (30 % en moyenne).
    Pour ce qui touche aux raisins demeurant sur souche, un air très sec et modérément froid pourra entrainer une déshydratation de l’ordre de 60 % du volume restant. Plus la vendange sera tardive, liée à l’arrivée d’un grand froid, plus la perte de volume sera grande (et meilleure sera la qualité, bien entendu).
    L’acidité totale du raisin tendra aussi à diminuer avec l’évolution de la surmaturité.

    La température minimum pour vendanger doit être de – 7° C. Elle est optimale à -12°C. C’est vers 4 heures du matin, à la lueur de projecteurs montés sur un tracteur, que la cueillette commence, sans instruments tranchants le plus souvent, car les grappes se détachent aisément d’elles-même.
    Le pressurage s’effectue à l’extérieur afin de maintenir les mêmes conditions de températures.


    IV – THÉORIE DE L’EXTRACTION :

    Deux phénomènes vont s’additionner au moment du pressurage :

    Tout d’abord, la cryoextraction naturelle : les baies les moins riches en sucre seront congelées, la glace demeurant dans le pressoir, alors que les baies les plus riches resteront normales et libéreront un jus très concentré.
    La cryoextraction, engendre de plus un effet de supra-extraction, c’est-à-dire qu’elle permet d’extraire plus de sucre que le pressurage direct d’un raisin non gelé.
    La perte de rendement est considérable. On obtient environ 0,15 litre de jus par Kg de raisin gelé, c’est-à-dire 6 à 8 fois moins qu’un rendement en jus normal.
    Le mode de pressurage est également capital. La montée en pression doit être lente avec de fréquents desserrages.
    Un cycle de 2 Tonnes de raisin durera environ 3 heures pour aboutir à une quantité de 300 à 600 litres de moût.
    La fermentation de ces derniers est une étape également longue et délicate.
    Elle s’effectue en cuve inox ou en barrique. Sa durée est de l’ordre de 3 semaines. Le moût ne possédant plus que très peu, voire plus du tout de levures indigènes, doit être ensemencé par un choix de souches de levures appropriées. Après quelques mois d’élevage, le vin est prêt à l’embouteillage.

    Je suis personnellement partisan d’élevages assez courts en cuve inox.


    V – CARACTÉRISTIQUES ORGANOLEPTIQUES DE L’EISWEIN ET APTITUDE A LA GARDE :

    Elles peuvent être extrêmement différentes, car elles reposent en fait sur trois paramètres :

    – La nature du cépage.
    Ils peuvent être très variés, quelquefois assemblés. Pour l’Allemagne, il faut opter pour le riesling, hélas très coûteux et en tout état de cause, éviter les cépages « hybrides », gros accumulateurs de sucre au détriment de la finesse. (Les bouvier et autres ortega sont à fuir !)

    – La souche de levure de fermentation.
    Il s’agit d’un problème œnologique pur et dur sur lequel je ne m’étendrai pas.

    – Les arômes spécifiques issus du froid.
    Ils vont du fruit exotique aux arômes épicés (gingembre, poivre etc…) en passant par le sous-bois. Ceci est particulièrement net dans les Eiswein du Burgenland autrichien.

    Pour ce qui touche au potentiel de garde des Eiswein, on peut l’estimer à une trentaine d’années sans grand risque d’erreur.

    Ci-dessous, vous trouverez les photos que nous avons faites au cours de la vendange de notre eiswein le 25 décembre 2003 à Rust dans le Burgenland (Autriche de l’extrême est).

    Nous avons bénéficié d’une température optimale de -12°C, ce qui est rare.

    Vendange de l’EISWEIN (vin de glace) à Rust le 25 décembre 2003 par une température de -12°c !

    Vendange et pressurage de l’EISWEIN les 29 et 30 décembre 2008.

    • 1783 Rustensis
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