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  • Les vins de Constantia

    Le grand domaine de Constantia a été créé en 1685 par le premier gouverneur du Cap, Simon Van der Steel. On évalue alors la surface mise en valeur de ce domaine à 763 Ha.

    Dans sa «Topographie de tous les vignobles connus» de 1866, André Julien écrit :

    « Le petit vignoble de Constantia planté sur la partie basse de la Montagne de la Table, exposée à l’est, à 8 km du Cap, produit des vins renommés. On les recueille dans deux clos contigus, l’un appelé le haut et l’autre le bas constance ; ils sont peuplés du cépage que l’on nomme haenapop. Chacun des propriétaires de ces clos prétend à la supériorité sur l’autre ; mais c’est leur rendre justice à tous deux que de mettre les vins qu’ils fournissent au nombre des meilleurs vins de liqueur du globe, immédiatement après celui de Tokay : ils ont, comme ce dernier, une douceur agréable, beaucoup de finesse, du spiritueux et un bouquet des plus suaves. La récolte du Vin de Constance n’est évaluée qu’à 900 hectolitres dans les années abondantes, et son produit est toujours retenu d’avance ».
    Les premiers vins de ce vignoble furent distribués sur le marché européen à partir de 1761.
    Napoléon 1er, dont on connaît le goût pour le Chambertin était un passionné des Vins de Constantia et particulièrement du « Grand Constance ». Le déclin de ce vignoble commence vers 1880 et il faudra attendre les années 70, soit presque un siècle plus tard, pour assister à sa renaissance.

    Trois domaines, appartenant à la propriété originelle de Simon Van der Steel, produisent actuellement le vin historique qui fit la célébrité du cru dans la Vieille Europe des XVIIIème et XIXème siècles.

    Le domaine historique de Groot Constantia, le plus ancien domaine de toute l’Afrique du Sud, après une vie crépusculaire depuis la fin du XIXème siècle a commencé à produire à nouveau des vins classiques rouges et blancs secs vers la fin des années 60. Il faudra toutefois attendre 2005 pour voir apparaitre le premier Constantia dans le style historique du domaine. Ce vin retrouve alors son nom originel de « Grand Constance« .

    Le domaine de Klein Constantia quant à lui, a été réhabilité à grands frais par Duggy Jooste et replanté en 1981. On lui doit d’avoir ressuscité le fameux Constantia historique sous le nom de Vin de Constance (marque déposée).
    Le premier millésime appelé à une production commerciale fût le 1987. Nous en sommes, en juin 2015, au millésime 2009. Les quantités produites ont progressivement augmenté, ainsi que le prix des vins…
    Après une exploitation très réussie durant 25 ans, principalement sous la direction Lowell Jooste, le domaine a hélas été revendu début 2011 à des investisseurs. C’est une partie de l’âme de la propriété qui s’en est allée…

    Le troisième domaine, Buitenverwachting, contigu à Klein Constantia a, quant à lui, par les soins de l’œnologue Hermann Kirchbaum et de son propriétaire Lars Maack, procédé à la « résurrection » du mythique Constantia Moelleux avec le millésime 2007, sous le nom de « 1769 », évoquant ainsi la création du domaine.

    Après un premier essai avec le millésime 2006 (en très petite quantité), le millésime 2007 signe le véritable acte de naissance de ce Constantia moelleux qui présente toutes les caractéristiques hors-normes de ce terroir mythique et légendaire.

    Les vins des trois domaines sont vinifiés à partir du cépage Muscat à petits grains vendangés très tard (vers le mois de mars). Le domaine de Groot Constantia, utilise quant à lui une petite partie d’une variété rouge du Muscat à petits grains (variété produite par mutation du cépage).

    Ces raisins sont passerillés sur pied, selon une tradition qui n’est pas sans rappeler les grands Vins de Paille de l’Ermitage, d’autrefois. La vinification, quant à elle,  est proche de celle des Tokaji Aszu de Hongrie.
    Le résultat est un somptueux liquoreux à la robe dorée et dense, au nez marqué par des arômes de pin et de fumée, d’une impressionnante longueur.

    Duggie Jooste, Jean-François Ragot et Lowel Jooste dans le vignoble du domaine de Klein Constantia le 28 avril 2003.
    Les derniers cèpes de Muscat à petits grains destinés à l’élaboration du Vin de Constance 2004 (10 mai 2004)
    Le 10 mai 2004 dans le vignoble de Klein Constantia : de gauche à droite Marguerite Abergel, Adam Mason (le nouveau et talentueux « winemaker »), Duggie Jooste et son fils Lowel Jooste actuel responsable du domaine.

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      Vineyard Photograph through trees.Constantia Mountain in cloud in backround.
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      Vineyard view looking South-East over False Bay
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    • KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICA.HARVESTING CABERNET SAUVIGNON
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      KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICA.MODERN PRODUCTION CELLAR
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    • 1791 vin de constance.KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICA
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    Vendanges du Vin de Constance 2007
    entre le 3 et le 21 mars 2007

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    Ci-dessous, je vous propose également deux petites vidéos de la dégustation du Vin de Constance 2007 avec les commentaires de l’œnologue du domaine, Adam Mason.


  • Le Ruster Ausbruch (Burgenland – Autriche)

    Peu d’œnophiles, mêmes éclairés savent que c’est à Rust dans le Burgenland autrichien qu’est produit un des plus grands, peut-être le plus grand vin liquoreux au monde , issu de la pourriture noble ou botrytis cinéréa.

    La petite ville de RUST est située à 60 kilomètres au sud-est de Vienne, sur les confins austro-hongrois, dans un paysage qui rejette loin tous les clichés que l’on peut rapporter un jour d’un voyage dans l’ouest de l’Autriche.
    Nous sommes ici au cœur de l’Europe Centrale, à l’orée de la grande plaine, au bord d’un lac « invraisemblable » : le Neusiedlersee .

    Imaginez quelques instants une espèce peu courante : un lac de steppe de 300 km2 de 7 à 15 Km de large, de 36 Km de longueur, mais d’une profondeur n’excédant pas 1 à 1.5 mètres.

    Vue de Rust depuis les collines surplombant le lac le 7 avril 2008.

    Ces conditions géographiques si particulières (nous sommes ici au point le plus chaud de toute l’Europe Centrale : l’ensoleillement dépasse 2000 heures par an et les précipitations sont en moyenne de 700 mm) sont génératrices d’ un fabuleux micro-climat permettant d’obtenir de la pourriture noble peu ou prou jusqu’à 7 à 8 fois par décade… Un record du monde !
    D’ailleurs, les meilleurs vignobles de RUST se lovent jusqu’à l’extrême bordure du lac baignant les derniers ceps de vigne…

    Il est surprenant de constater le très lent développement des vins liquoreux botrytisés en France (guère avant 1850) alors qu’au contraire à Rust et à Tokaj on avait bien compris dès le XVIème siècle l’importance des brumes automnales pour la production de ce type de vin.

    Les RUSTER AUSBRUCH sont probablement avec les Tokaji les plus anciens liquoreux issus de raisins passerillés sur pied de l’histoire européenne du vin.
    La première mention connue est de 1525, soit une cinquantaine d’années avant Tokaj (à 450 Km plus à l’Est).

    Les RUSTER étaient dès le XVIIème siècle reconnus comme si exceptionnels, que l’Empereur lui-même donna à RUST en 1684 le statut de ville libre d’Empire, dispensée de taxes et de droits féodaux.
    C’est à partir de cette époque que les tonneaux des vignerons purent arborer fièrement la lettre  » R  » (comme Rust) marquée au feu.

    Ici, tout évoque la tradition et l’histoire. Les familles de vignerons sont installées pour la plupart depuis le milieu du XVIIème siècle. Elle furent hongroises jusqu’à l’éclatement de l’Empire en 1919 (Hongrie allemande de l’Ouest) puis devinrent autrichiennes.

    Ruster et Tokaji connurent un destin presque commun, mais eu égard à la modestie des surfaces du vignoble de Rust, ce dernier fut peu à peu éclipsé par la formidable ascension du Tokaji et vers la fin du XIXème siècle avec la crise du philoxera, il avait pratiquement disparu.

    Complanté initialement du cépage hongrois Furmint, (appelé autrefois ici Zapfner) le vignoble renaîtra de ses cendres après la première guerre mondiale avec un choix très vaste de cépages, à la fois indigènes et internationaux.
    Pour tout ce qui touche aux vins liquoreux proprement dit, on utilise aujourd’hui plus spécifiquement les cépages : Chardonnay, Muscat à petits grains, Muscat Ottonel, Sauvignon, Pinot Gris (alias Rülander), Pinot Blanc (alias Weissburgunder), Gewürtztraminer, Riesling, Müller-Thurgau, mais aussi les excellents cépages indigènes Welshriesling, Neuburger et depuis peu à nouveau, le Furmint.
    Le Bouvier quant à lui est à éviter … Je le considère comme une « usine à sucre » !

    Les vignobles couvrent environ 500 hectares dont 40% seulement sont consacrés aux vins blancs. Sur ces 200 hectares restants pour les potentiels vins liquoreux, environ une petite centaine sont aptes à produire les plus fins nectars. La forte demande internationale de vins rouges tend à réduire encore la production de ce type de vin.

    Les meilleurs d’entre eux, les crus Greiner, Satz, Unterer Vogelsang , etc… sont situés à l’est de la route des bords du lac et rejoignent ce dernier en pente douce.
    Au temps de la monarchie, c’est à Rust que les vendanges étaient les plus tardives de tout l’Empire. Elles ne débutaient jamais avant le 28 octobre et pouvaient s’étaler sur 6 semaines.
    De nos jours on peut avoir la chance d’apercevoir des vendangeurs jusqu’à Noël, lorsque le vigneron cherche à obtenir le fameux « Eiswein » (vin obtenu à partir du pressurage de raisins gelés).

    Comme vous le savez bien à la lecture de la liste des vins de Dionis, nous avons une remarquable collection de vins de cette région et offrons à l’amateur gourmand quelques joyaux œnologiques remontants jusqu’à la fin des années 80.
    Les grands vins liquoreux de pourriture noble de Rust se répartissent en fonction de leur richesse naturelle en sucre au moment de la vendange, de la manière suivante :

    • Auslese : entre 21 KMW et 25 KMW (entre 21 % et 25 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Beerenauslese : entre 25 KMW et 27 KMW (entre 25 % et 27 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Ausbruch : à partir de 27 KMW (27 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Trockenbeerenauslese : A partir de 30 KMW (30 % de sucres par litre de moût en masse volumique.

    La vendange du raisin permettant d’obtenir le niveau qualitatif requis pour l’Ausbruch, nécessite un moût dont la richesse naturelle en sucre est au minimum de 138° Oechsle ou 27 KMW (environ 320g par litre).

    Un « Trockenbeerenauslese » (TBA) que rien ne différencie d’un Ausbruch, si ce n’est une richesse en sucre naturel encore plus élevée, doit présenter à la vendange un moût d’une richesse minimale de 30 KMW (environ 360g de sucre par litre).

    L’Ausbruch et le TBA doivent provenir exclusivement de raisins confits par la pourriture noble. Toute chaptalisation est prohibée. En France, la chaptalisation est autorisée à raison de 2%/vol, même pour les vins liquoreux. Seule la mention  » Vendanges Tardives  » ou  » Sélection de grains nobles  » est la garantie juridique en France d’une vendange non enrichie.
    Les rendements moyens sont pour les Ausbruch de 400 à 750 litres par hectare.

    Ce qui fait la spécificité du Ruster-Ausbruch c’est son mode de vinification reposant sur une tradition éprouvée, multiséculaire .
    Bien qu’il y ait un « air de famille » indiscutable entre ce dernier et le Tokaji, la différence réside dans le fait qu’à Rust, ce sont des grappes de raisins « frais » non botrytisées , qui sont ajoutées et assemblées aux grappes complètement confites par la pourriture noble, ceci afin de faciliter le démarrage de la fermentation.

    Les quatre saisons à Rust
    Macération de grains botrytisés (pourriture noble)
    De gauche à droite : Tibor Kovacs, Michel et Robert Wenzel, enfin Jean-François Ragot, en octobre 1995 à Rust.
    Pressurage d’une cuvée de Ruster Ausbruch

    A Tokaj, ce sont des grains confits par la pourriture noble et le passerillage, vendangés un à un, qui sont mis à macérer, soit dans du moût, soit dans du moût en fermentation, soit dans un vin blanc de base.
    A partir de là, la vinification et l’élevage de ces deux vins sont proches.
    Il y a une trentaine d’années, on élevait les Ruster-Ausbruch un peu comme les Tokaji, par de longs séjours dans le bois. De nos jours, on recherche des vins beaucoup plus proches du fruit, grâce à des durées d’élevage courtes.
    Un Ausbruch équilibré doit présenter un taux d’alcool assez élevé (pratiquement entre 12.5% et 14% vol ) avec de 100 à 180 gr de sucres résiduels.

    C’est à mon sens un véritable archétype de la sélection de grains nobles , avec une puissance, un « rôti » dû au botrytis , une longueur et surtout une fraîcheur en bouche due à une splendide acidité , que je n’ai quasiment jamais rencontrée dans aucun autre vin de cette catégorie, si ce n’est dans le Tokaji.
    Ce sont des vins de très longue garde et la variété des cépages utilisés fait de chacun d’entre eux une authentique rareté et donc un véritable joyau œnologique .

    Jean-François RAGOT


  • Vin du mois : Nectars rouges et blancs du grand sud

    Vin du mois : Juillet 2009

    « Nectars rouges et blancs du grand sud »
    (Puglia – Italie)

    Bianco Salento IGT Salento (Puglia) Feudi di san Marzano 2008

    Salice Salentino DOC (Puglia) Feudi di San Marzano 2007

    Primitivo di Manduria DOC Sud (Puglia) Feudi di San Marzano 2007

    Negroamaro cuvée prestige « F » (Puglia) Feudi di San Marzano 2007

    Bianco Salento IGT Salento
    (Puglia) Feudi di san Marzano 2008

    Le Bianco Salento provient de raisins de la commune de San Marzano ainsi que des vignobles limitrophes de la province de Tarente.
    Son intérêt réside dans une sélection rigoureuse de raisins Bombino Bianco, Verdeca et Malvasia Bianca.
    Date de la vendange : de la première à la deuxième décade d’août.
    Vinification : pré-macération à froid de 24 heures et fermentation en cuves d’acier inox de 12 à 14°C.
    Élevage : en cuves inox durant quatre mois.
    Alcool : 12 %/vol

    Ce vin à la robe brillante et à reflets dorés, présente un nez de pêche bien mûre et de fruits de la passion sans oublier quelques notes d’agrumes (mandarine).
    En bouche on trouve une certaine complexité. L’ensemble est harmonieux avec une belle fraicheur aromatique et une bonne persistance.
    C’est un vin à boire sur son fruité et dans les 2 ans. Il ne gagnera rien à vieillir davantage. Excellent vin d’été.

    Salice Salentino DOC
    (Puglia) Feudi di San Marzano 2007

    Vin d’appellation d’origine contrôlée, élaboré à partir d’un assemblage de Negroamaro et de Malvoisie noire.
    Zone de production : Cellino San Marco (Brindisi)
    Date de la vendange : de la deuxième à la troisième décade de septembre.
    Vinification : macération thermo-contrôlée, décuvage et pressurage doux à l’issu des fermentations.
    Élevage : en cuve acier inox.
    Alcool : 13 %/vol

    Superbe robe grenat très brillante à reflets violacés. Bouquet intense au fruité éclatant (cerise, prune, épices avec des notes d’herbes aromatiques)
    Bonne structure, mais beaucoup de fraicheur, d’équilibre et de longueur.
    Délicieux aujourd’hui, ce vin se gardera sans problème et évoluera harmonieusement sur quelques années.

    Primitivo di Manduria DOC Sud
    (Puglia) Feudi di San Marzano 2007

    Vin d’appellation d’origine contrôlée, élaboré à partir dans la zone délimitée de Manduria, à partir de 100% du cépage Primitivo.
    Date de la vendange : deuxième décade d’août.
    Terroir : argileux sur une profondeur d’environ un mètre.
    Vinification : macération thermo-contrôlée, décuvage et pressurage doux à l’issu des fermentations.
    Élevage : 4 mois en barriques de chêne français.
    Alcool: 14 %/vol et environ 15g de sucres résiduels.

    Robe grenat très profonde avec reflets violacés.
    Bouquet opulent où dominent les cerises bien mures, la prune, des notes d’épices, de tabac, de cacao et de vanille.
    En bouche, c’est véritablement délicieux avec une structure impressionnante, mais une rondeur qui mène le vin très loin, comme s’il ne devait jamais finir…

    Negroamaro cuvée prestige « F »
    (Puglia) Feudi di San Marzano 2007

    Vin élaboré à partir de raisins provenant de la région de Monte La Conca, à cheval sur San Marzano et Francavilla Fontana. Le terroir est composé de terre rouge (riche en oxyde de fer) avec une base calcaire.
    Date de la vendange : troisième décade de septembre.
    Vinification : vendange manuelle en petites caisses.
    Macération de 18 à 25 jours, utilisation de levures indigènes.
    Fermentation à température contrôlée entre 24 et 26 °C.
    Élevage : 8 mois en barriques de chêne français et du Caucase.
    Alcool : 14,5 %/vol

    Vin vraiment extraordinaire, alter-ego des fameuses cuvées Edizione et Primitivo Sessantanni. Vin élaboré à partir de très vieilles vignes de ce cépage antique d’origine grecque.

    Robe noire, impénétrable et brillante. Très beau nez sur le chocolat, les notes de cacao et une énorme concentration de fruits noirs (fruits des bois, confiture de cerises, épices…)
    Un vin magnifique, à mille lieux des vins du nord de l’Europe.

    Une grappe de Malvoisie très caractéristique.
    Grappe de Primitivo
    Grappe de Negroamaro
    Vieux cep de Primitivo (dans la région de la Puglia)

     


  • Vin du mois : Spécial Riesling / Vins de Moselle (Allemagne)

    Vin du mois : Avril 2009

    En cette période de l’année, il peut être agréable d’envisager de se munir de très beaux vins d’été, fruités et digestes qui pourront à la fois être consommés à l’apéritif, mais aussi avec des entrées ou des plats de poisson.

    Bien entendu, dans cette offre, c’est aussi l’occasion d’adjoindre deux grands vins moelleux de la même région, mais qui seront à boire dans d’autres circonstances.

    Quelques éléments généraux sur le vignoble allemand pour commencer :
    Superficie totale : 102 000 Ha répartis sur 13 grandes régions. Il y a 63% pour le vin blanc et 37% pour le vin rouge, ce dernier en forte augmentation depuis une quinzaine d’années.

    Pour ce qui concerne la Moselle, qui formait jusqu’à présent une vaste région viticole englobant également administrativement la Saar et la Ruwer, la surface viticole est de 9 080 Ha. La production est à 91% vouée au vin blanc, dont 58% de Riesling. Les vignobles sont plantés sur des sols de schiste et d’ardoise aux pentes souvent vertigineuses.

    Carte des vignobles de la Mosel – Saar – Ruwer
    Vignobles de la Moselle au niveau de Trittenheim le 25 octobre 2008.

     

    Vendanges du cru Winninger Brückstück au domaine Hess-Hautt en octobre 2008. (Moselle des terrasses)

     

    La grande surprise concernant les vins de la Moselle est un changement complet de style. Autrefois, les rieslings mosellans étaient souvent des vins certes délicats, mais fluets. La dilution régnait hélas en maître dans cette région. La prise de conscience des bons viticulteurs allemands, liée à de spectaculaires changements climatiques, permet maintenant la production de vins riches, concentrés, merveilleusement fruités et minéraux, dont la puissance n’a rien à envier aux plus typés des vins de la vallée du Danube, dans la Wachau en Autriche. Toutes les conditions sont réunies maintenant pour offrir l’ expression peut-être la plus accomplie du roi Riesling. La Moselle produit quelques uns des plus grands vins de terroir au monde.

    On recherche dans un vin jeune de la Moselle d’un bon millésime, le fruit, la vivacité et toutes les joies de la jeunesse. Faites-en l’expérience avec nos Trabener Kräuterhaus Kabinett sec ou Spätlese sec et vous comprendrez ce que je veux dire.

    Mais le vrai secret de ces vins, qu’ils soient secs ou moelleux, c’est de les goûter au sommet de leur maturité. Qui est vraiment informé qu’ils sont capables de développer des qualités insoupçonnées au fil d’une longue vie de plusieurs décades ?
    Quel est alors vraiment le meilleur moment ? Cela dépend vraiment de vos goûts et de l’usage du vin (dégustation pour lui-même, accompagnement d’un plat de gastronomie raffinée…)

    On peut résumer globalement cinq phases d’évolution dans ces vins :

    La phase primaire, de une à deux années où vous aurez de la peine à épuiser toutes les joies prodiguées par leur vigoureuse jeunesse. 2007 en est représentatif.

    La phase évolutive : le vin a tendance à se fermer dans les une à trois années après la vendange. Elle peut être brève ou durer plusieurs années, ceci tenant compte des composantes du millésime (alcool, acidité, sucres résiduels éventuels). C’est un passage un peu ingrat, mais il ne faut surtout pas croire que le vin est au bout de son parcours. C’est le cas actuellement du millésime 2001.

    Le vin ne va pas tarder à entrer dans une troisième phase qui va en gros de la huitième à la quinzième année et que l’on peut qualifier de « phase fruitée« . Le fruit revient alors en force presque comme à ses débuts, avec souvent des nuances d’agrumes confits et une grande homogénéité due à la parfaite intégration de l’acidité, de l’alcool et des sucres résiduels. On peut citer dans ce stade évolutif les millésimes 1998, 1995 et 1994.

    De la quinzième à la vingt-cinquième année, c’est la « phase terroir« . Le vin présente encore des arômes fruités mais c’est l’émergence de la complexité minérale qui devient dominante. On peut citer actuellement les millésimes 1989, 1988, 1985 et 1983.

    Enfin, à partir de trente ans, nous entrons dans une période que l’on peut qualifier de phase mystique durant laquelle le vin tend à développer sa propre dynamique. Les différences de terroirs, si marquées du nord au sud de la vallée tendent alors à se gommer. On voit apparaitre des arômes tertiaires comme la pâte d’amande et le fruit confit. On peut qualifier cette phase de mystique car de très grands vins peuvent à ce moment là émerger de petits vignobles ou de producteurs moins bien considérés. On peut citer actuellement dans cette catégorie les vins de 1976 et 1971 et bien entendu de plus anciens encore.

    Tout ceci n’est pas linéaire et les vins de Kabinett et Spätlese sec par exemple n’emprunteront pas exactement la même voie qu’un Auslese, Beerenauslese ou Eiswein (vin de glace).

    Cette dernière partie est issue d’une traduction d’un texte anglais écrit par Jean Fisch et David Rayer, de Mosel Fine Wines.
    Ce texte initial avait été publié dans leur Newsletter et repris par ailleurs sur leur site Internet,
    à l’adresse suivante : http://www.moselfinewines.com/Maturing_Mosel.htm

    Nous avons le plaisir de vous proposer quatre vins en offre spéciale :

    Trois vins de la Moselle centrale du domaine Trossen :

    Trabener Kräuterhaus Riesling Kabinett Trocken (sec) 2007

    Archétype du vin de Moselle fruité, digeste et équilibré , avec une grande pureté aromatique et beaucoup de délicatesse . Il fera un merveilleux vin d’été à déguster en apéritif. Il présente toutes les caractéristiques des vins de la Moselle moyenne, entre autres une subtile minéralité due au sous-sol de schiste ardoisier.
    Alcool : 12% / vol
    Sucres résiduels : 6,7 g/L
    Acidité totale :6.8‰

    Trabener Kräuterhaus Riesling Spätlese Trocken (sec) 2007

    Décidément, le millésime 2007 présente un charme fou dans la Moselle. En provenance du même vignoble que le Kabinett, ce Spätlese Trocken est issu d’une vendange un peu plus tardive que la précédente, obtenue à partir de rendements strictement contrôlés. Il nous offre un vin vraiment complet, riche en arômes d’agrumes frais et à la minéralité prononcée . On peut lui prédire une belle évolution sur de nombreuses années.
    Alcool : 12,5 %/vol
    Sucres résiduels : 8,2 g/L
    Acidité totale :6,6‰


    Trabener Kräuterhaus Riesling Eiswein (moelleux) 2004

    Vendangé le 21 décembre 2004 par -11°C, ce vin a été classé dans les cent meilleurs vins de Moselle du millésime.
    Présentant une robe or vert, brillante et intense, il explose littéralement en bouche, une acidité naturelle extraordinaire contre-balançant une richesse en sucres naturels considérable . Les grands eiswein de Riesling de la Moselle sont très certainement les plus précieux du genre. Le potentiel d’évolution est immense et il donnera d’intenses satisfactions dans vingt et trente années…
    Alcool : 8,5 %/vol
    Sucres résiduels : 219,7 g/L
    Acidité totale :15,4 ‰


    et pour la Moselle des terrasses, un vendange tardive du domaine Hess-Hautt :

    Winninger Brückstück Auslese (moelleux de vendanges tardives) 2007

    Le prototype même de la vendange tardive mosellane. Ce vin provient du nord de la zone viticole, juste au sud de la ville de Coblence dans la zone appelée « les terrasses ».
    Ici, c’est d’une grande finesse dont il faut parler, véritable « vin de dentelle », d’une belle subtilité aromatique, où dominent les agrumes frais et la minéralité. Ce vin est à boire pour lui-même, mais à encaver impérativement.
    Longue évolution prévisible.
    Éléments analytiques non disponibles.


  • Vin du mois : Spécial Ruster Ausbruch de collection

    Vin du mois : Mars 2009

    Suite des « joyaux de la Couronne »
    Spécial Ruster Ausbruch de collection

    Cher(e)s ami(e)s oenophiles,

    Notre vin du mois « spécial Vin de Paille » du mois de janvier a été un vrai succès. Il semble que votre implication dans notre gamme soit particulièrement orientée vers ce qui touche à ces vins moelleux mythiques, véritable cœur de chauffe de notre action en faveur des vins rares. Dans cet esprit, j’ai souhaité vous proposer pour ce mois de mars une autre partie de ces joyaux, que sont les Ruster Ausbruch.
    Ce sont de véritables trésors œnologiques que nous vous offrons : uniquement de grands millésimes anciens, arrivés aujourd’hui au sommet de leur maturité, mais qui pourront évoluer encore sur de longues années.

     Peu d’œnophiles, mêmes éclairés savent que c’est à Rust dans le Burgenland autrichien qu’est produit un des plus grands, peut-être le plus grand vin liquoreux au monde , issu de la pourriture noble ou botrytis cinerea.
    La petite ville de RUST est située à 60 kilomètres au sud-est de Vienne, sur les confins austro-hongrois, dans un paysage qui rejette bien loin tous les clichés que l’on peut rapporter un jour d’un voyage dans l’ouest de l’Autriche.
    Nous sommes ici au coeur de l’Europe Centrale, à l’orée de la grande plaine, au bord d’un lac « invraisemblable » : le Neusiedlersee .
    Imaginez quelques instants une espèce peu courante : un lac de steppe de 300 km2 de 7 à 15 Km de large, de 36 Km de longueur, mais d’une profondeur n’excédant pas 1 à 1.5 mètres.

    Vue de Rust depuis les collines surplombant le lac le 7 avril 2008.

    Ces conditions géographiques si particulières (nous sommes ici au point le plus chaud de toute l’Europe Centrale : l’ensoleillement dépasse 2000 heures par an et les précipitations sont en moyenne de 700 mm) sont génératrices d’ un fabuleux micro-climat permettant d’obtenir de la pourriture noble peu ou prou jusqu’à 7 à 8 fois par décade… Un record du monde !
    Ce n’est peut-être pas un hasard, car les meilleurs vignobles de RUST se lovent jusqu’à l’extrême bordure du lac baignant les derniers ceps de vigne…

    Il est surprenant de constater le très lent développement des vins liquoreux botrytisés en France (guère avant 1850) alors qu’au contraire à Rust et à Tokaj on avait bien compris dès le XVIème siècle l’importance des brumes automnales pour la production de ce type de vin.

    Carte historique des vignobles de Rust.

     

    Les RUSTER AUSBRUCH sont probablement avec les Tokaji les plus anciens liquoreux issus de raisins passerillés sur pied de l’histoire européenne du vin.
    La première mention connue est de 1525, soit une cinquantaine d’années avant Tokaj (à 450 Km plus à l’Est).
    Les RUSTER étaient dès le XVIIème siècle reconnus comme si exceptionnels, que l’Empereur lui-même donna à RUST en 1684 le statut de ville libre d’Empire, dispensée de taxes et de droits féodaux.
    C’est à partir de cette époque que les tonneaux des vignerons purent arborer fièrement la lettre  » R  » (comme Rust) marquée au feu.

    Ici, tout évoque la tradition et l’histoire. Les familles de vignerons sont installées pour la plupart depuis le milieu du XVIIème siècle. Elle furent hongroises jusqu’à l’éclatement de l’Empire en 1919 (Hongrie allemande de l’Ouest) puis devinrent autrichiennes.
    Ruster et Tokaji connurent un destin presque commun, mais eu égard à la modestie des surfaces du vignoble de Rust, ce dernier fut peu à peu éclipsé par la formidable ascension du Tokaji et vers la fin du XIXème siècle avec la crise du phylloxera, il avait pratiquement disparu.

    Complanté initialement du cépage hongrois Furmint, (appelé autrefois ici Zapfner) le vignoble renaîtra de ses cendres après la première guerre mondiale avec un choix très vaste de cépages, à la fois indigènes et internationaux.
    Pour tout ce qui touche aux vins liquoreux proprement dit, on utilise aujourd’hui plus spécifiquement les cépages : Chardonnay, Muscat à petits grains, Muscat Ottonel, Sauvignon, Pinot Gris (alias Rülander), Pinot Blanc (alias Weissburgunder), Gewürtztraminer, Riesling, Müller-Thurgau, mais aussi les excellents cépages indigènes Welshriesling, Neuburger et depuis peu à nouveau, le Furmint.
    Le Bouvier quant à lui est à éviter … Je le considère personnellement comme une « usine à sucre » !

    Rust et le lac de Neusiedl en hiver.

    Les vignobles de Rust couvrent environ 500 hectares dont 40% seulement sont consacrés aux vins blancs. Sur ces 200 hectares restants pour les potentiels vins liquoreux, environ une petite centaine sont aptes à produire les plus fins nectars. La forte demande internationale de vins rouges tend à réduire encore la production de ce type de vin.

    Les meilleurs d’entre eux, les crus Greiner, Satz, Unterer Vogelsang , etc… sont situés à l’est de la route des bords du lac et rejoignent ce dernier en pente douce.
    Au temps de la monarchie, c’est à Rust que les vendanges étaient les plus tardives de tout l’Empire. Elles ne débutaient jamais avant le 28 octobre et pouvaient s’étaler sur 6 semaines.
    De nos jours on peut avoir la chance d’apercevoir des vendangeurs jusqu’à Noël, lorsque le vigneron cherche à obtenir le fameux « Eiswein » (vin obtenu à partir du pressurage de raisins gelés).

    Tibor Kovacs, Michel, Robert Wenzel et Jean-François Ragot

    La vendange du raisin permettant d’obtenir le niveau qualitatif requis pour l’Ausbruch, nécessite un moût dont la richesse naturelle en sucre est au minimum de 138° Oechsle ou 27 KMW (environ 320g par litre).

    Un « Trockenbeerenauslese » (TBA) que rien ne différencie d’un Ausbruch, si ce n’est une richesse en sucre naturel encore plus élevée, doit présenter à la vendange un moût d’une richesse minimale de 30 KMW (environ 360g de sucre par litre).

    L’Ausbruch et le TBA doivent provenir exclusivement de raisins confits par la pourriture noble. Toute chaptalisation est prohibée. En France, la chaptalisation est hélas encore autorisée à raison de 2%/vol, même pour les vins liquoreux. Seule la mention  » Vendanges Tardives  » ou  » Sélection de grains nobles  » est la garantie juridique d’une vendange non enrichie.
    Les rendements moyens sont pour les Ausbruch de 400 à 750 litres par hectare.

    Pressurage d'une cuvée de Ruster Ausbruch

    Ce qui fait la spécificité du Ruster-Ausbruch c’est son mode de vinification reposant sur une tradition éprouvée, multiséculaire .
    Bien qu’il y ait un « air de famille » indiscutable entre ce dernier et le Tokaji, la différence réside dans le fait qu’à Rust, ce sont des grappes de raisins « frais » non botrytisées , qui sont ajoutées et assemblées aux grappes complètement confites par la pourriture noble, ceci afin de faciliter le démarrage de la fermentation.
    A Tokaj, ce sont des grains confits par la pourriture noble et le passerillage, vendangés un à un, qui sont mis à macérer, soit dans du moût nature, soit dans du moût en fermentation, soit dans un vin blanc de base.

    A partir de là, la vinification et l’élevage de ces deux vins sont proches.
    Il y a une trentaine d’années, on élevait les Ruster-Ausbruch un peu comme les Tokaji, par de longs séjours dans le bois. De nos jours, on recherche des vins beaucoup plus proches du fruit, grâce à des durées d’élevage courtes.
    Un Ausbruch équilibré doit présenter un taux d’alcool assez élevé (pratiquement entre 12.5% et 14% vol ) avec de 80 à 180 gr de sucres résiduels.

    Macération de grains botrytisés (pourriture noble)

    Jusqu’ à la dernière guerre mondiale, on n’imaginait même pas tenter d’élaborer ce type de vin hors de cette zone de grands crus de Rust. Les choses ont beaucoup changé ensuite et la rive orientale du lac de Neusiedl s’est rapidement couverte de vignes, sur des terres qui n’étaient encore considérées alors que juste bonnes à produire des céréales… (communes d’Illmitz, Apetlon, Podersdorf…etc)
    Grace à un matraquage marketing très élaboré, quelques habiles vignerons ont réussit à s’imposer et à faire croire au monde des gogos que c’était eux qui produisaient les plus grands vins…
    Pratiquant les Ruster depuis 1985 et ayant goûté des millésimes jusqu’au début des années 60, j’affirme haut et fort qu’ ils sont inégalables dans tout le Burgenland.

    Le Ruster Ausbruch est à mon avis un véritable archétype de la sélection de grains nobles , avec une puissance, un « rôti » dû au botrytis , une longueur et surtout une fraîcheur en bouche due à une splendide acidité , que je n’ai quasiment jamais rencontrée dans aucun autre vin de cette catégorie, si ce n’est peut-être dans le Tokaji Impérial de Hongrie.
    Ils sont des vins de très longue garde et la variété des cépages utilisés fait de chacun d’entre eux une authentique rareté et donc un véritable joyau œnologique.

    RUSTER AUSBRUCH WEISSBURGUNDER 1991

    Robe vieil or soutenu.
    Nez fin, aromatique, fruits secs, amandes, raisins de Corinthe.
    Généreux en bouche, rond à gras, avec une acidité bien présente. Belle longueur avec une finale acide très harmonieuse.

    125 grammes de sucres résiduels par litre,
    10,5 ‰ d’acidité,
    13% Alc/Vol.
    Cépage: Weissburgunder (Pinot Blanc) 100%.

    Le millésime 1991 a été considéré à son époque comme une très grande année, grâce à une belle qualité de botrytis intervenu très rapidement sur des grappes sur-mûries. Un taux d’acidité élevé a donné des vins à évolution lente et qui devraient nous régaler encore de nombreuses années.

     

     

     

     

    RUSTER AUSBRUCH NEUBURGER 1991

    Belle robe jaune paille soutenu.
    Nez aromatique, floral, acacias, pommier, agrumes.
    Bonne acidité, léger à généreux, rond, très bon équilibre. Grande garde.

    Ce vin issu du cépage autrichien Neuburger offre aujourd’hui une palette aromatique particulièrement complexe. D’une acidité moins tranchante que celle du Pinot Blanc (alias Weissburgunder) il offre aujourd’hui les charmes d’un grand liquoreux proche de son apogée.

    117 grammes de sucres résiduels par litre,
    8,9 ‰ d’acidité,
    12,5% Alc/Vol.

     

     

     

     

    RUSTER AUSBRUCH GRAUER BURGUNDER 1989

    Le Grauer Burgunder est comme le Rulander une autre dénomination du Pinot Gris. Ce rarissime Ausbruch de la grande année 1989 est un passionnant témoignage d’un des meilleurs millésime des années 80.

    Vin de méditation à déguster devant la cheminée…

    Cette magnifique bouteille reposant dans nos entrepôts depuis 18 ans, il nous a été impossible de retrouver les éléments analytiques d’origine.
    Ne soyons ni plus royalistes que le roi ni intégristes, ils n’empêcheront en aucune manière la dégustation de cette bouteille mythique.

    RUSTER AUSBRUCH WELSCHRIESLING 1993

    Robe jaune or soutenu.
    Très fin, aromatique, fruits confits, poire, abricot, mirabelle, agrumes, ananas.
    En bouche très bel équilibre, vif, gras, généreux. Remarquable persistance aromatique. Grande garde.

     Alcool : 12,1%/vol
    Acidité fixe : 7,5‰
    Sucres résiduels : 90g/L


  • Vin du Mois : Vin de paille du Burgenland autrichien

    Vin du mois : Janvier 2009

    « Les joyaux de la Couronne »
    Spécial Vin de Paille

     

    LES VINS DE PAILLE DU BURGENLAND AUTRICHIEN (STROHWEIN)

    Concernant ces vins « spéciaux », il ne s’agit pas d’une tradition de cinq cent ans comme pour les Ruster Ausbruch, mais toutefois de plus d’un siècle. Le premier Strohwein recensé dans cette région date de 1891.
    On étendait alors les raisins sur des lits de roseaux du fameux lac de Neusiedeln, d’où le nom de «Shilfwein » (vin de roseaux).
    Dans cette région, royaume historique multiséculaire des vins liquoreux, l’élaboration des Strohwein et des Eiswein constituait une alternative aux « Ausbruch » les années où il n’y avait pas de botrytis cinéréa (pourriture noble).

    Le grand intérêt œnologique de ces vins repose tout d’abord sur l’extraordinaire richesse ampélographique de la région : Cépages indigènes Neuburger, Grüner Veltliner, Welschriesling, Spätrot-Rotgipfler, Frühroter veltliner, Furmint, Sankt Laurent, Blauerzweigelt, Blaufränkisch, mais aussi tous les cépages « internationaux » sans exception.

    Cet intérêt repose également sur des conditions climatiques parfaites pour une lente maturation du raisin, préservant au mieux la richesse aromatique propre au cépage, ainsi que l’acidité, gage de l’équilibre recherché.
    La législation autrichienne, très restrictive, prévoit une quantité minimum de sucre de 25 KMW au pressurage (25% de sucre en masse volumique).

     Elle est la seule législation qui précise une durée minimum de séchage des raisins avant pressurage. (Trois mois sur lits de paille ou de roseaux).
    Cette législation sévère exclut ainsi de facto tous les «simili» vins de paille séchés au ventilateur en chambres chaudes… (Ils sont légion, un peu partout dans le monde, y compris, hélas, en France…)

    Passerillage du Furmint, avec les deux procédés classiques. Photo du 26 octobre 1997 à Rust (Burgenland - Autriche)
    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l'élaboration d'un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V...

    Avec notre ami et partenaire Georg Lunzer, nous avons réalisé depuis le milieu de années 90 quelques vins de paille vraiment extraordinaires et probablement uniques en leur genre. Je pense entre autres au vin de paille Cabernet Sauvignon, dont la première cuvée a vu le jour en 1997 et au vin de paille Riesling, qui n’a pu être réalisé qu’une seule fois, en 2000 .

    Avec Bruno Landauer à Rust, nous avons réalisé un seul et unique vin de paille en 1997 à partir de 100% du cépage Furmint (le cépage du Tokaji). C’est donc une rareté absolue. A ma connaissance, il n’a jamais été produit de vin de paille à Rust et encore moins à partir du Furmint.

    RUSTER STROHWEIN FURMINT 1997 (DOMAINE BRUNO LANDAUER)

    Vendangés le 24 octobre 1997, 2900 kg de raisins ont été mis à passeriller à la fois sur lit de paille et suspendus durant 4 mois. Quantité produite: 650 litres, soit 1700 bouteilles de 0,375 l.
    Richesse du moût pressuré: 26°KMW.
    81 grammes de sucres résiduels par litre
    12,8% alc/vol
    6,8 pour mille d’acidité totale. Fermentation et élevage en cuve inox.

    Vin d’une infinie délicatesse, un véritable cristal. Grande garde.

    Une grappe de Furmint.

    GOLSER STROHWEIN RHEINRIESLING 2000

    Il y a bien longtemps que nous espérions réaliser un grand vin de paille issu à 100% du cépage Riesling.
    L’historique millésime 2000 nous en a fourni l’opportunité.
    Elle n’est probablement prête de se renouveler…
    1950 Kg de Riesling vendangés à pleine maturité le 31 août 2000 ont été mis à « passeriller » sur lit de paille durant 5 mois et pressurés le 15 janvier 2001.
    La quantité produite de cette absolue rareté est de 400 litres, soit 800 bouteilles de 0,5 L.
    Les vins ont été embouteillés au mois d’août 2001.

    Éléments analytiques :
    35 kmw (35% de sucres en masse volumique) au moment du pressurage.
    Alcool : 12,1 % vol
    Sucres résiduels : 200 g/L
    Acidité totale : 9,6 ‰

    Robe vieil or, brillante, lumineuse à reflets verts. Le nez présente des arômes d’agrumes confits avec des notes résinées et minérales.
    La bouche est très riche, avec des arômes terpéniques d’une grande persistance.
    Ce vin approche lentement de son équilibre final.
    Il est certainement appelé à une très longue évolution.

    GOLSER STROHWEIN « Cuvée » 1997

    Ce vin possède
    105 grammes de sucres résiduels par litre,
    une acidité de 6,5‰,
    et 12,3% d’Alc/vol.

    Ce vin est issu des cépages Gewürtztraminer, Muscat à petits grains, Muscat Ottonel, Neuburger et Frühroterveltliner (alias Malvoisie). Ils ont été pressurés après cinq mois de séchage sur lit de paille fin février 1998.
    Production totale : 1300 bouteille de 0.50 L.

    Très belle robe vieil or à reflets verts soutenus, brillante, limpide.
    Nez aromatique, complexe, sur les fruits confits, floral, mentholé.
    En bouche très équilibré, et harmonieux. Grande garde.

     

     

     

     

     

    GOLSER STROHWEIN CABERNET SAUVIGNON 2006

    2500 kg de raisins cabernet-sauvignon ont été vendangés le 28 septembre 2006 et mis à « passeriller » dans les greniers de Georg Lunzer jusqu’au 18 mars 2007, date à laquelle ils ont été pressurés et vinifiés.
    La richesse du moût était alors de 32.5 KMW (32.5 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Éléments analytiques :
    Alcool : 10.5 %vol
    Sucres résiduels : 202 gr/litre
    Acidité totale : 9.1‰.

     Doté d’une robe rubis profonde, ce rarissime vin de paille offre une délicieuse, délicate et unique palette aromatique de petits fruits rouges.
    Une bonne acidité lui confère fraîcheur, équilibre et longueur.
    Vin totalement unique en son genre.

     Quantité produite : 380 litres.

     

     

     

     

     

     

     

    Afin de bien débuter cette nouvelle année 2009, nous avons décidé d’ouvrir notre vinothèque et de vous proposer une offre spéciale abordable de ces quatre vins qui sont de véritables chef d’œuvre œnologiques.


  • Vin du mois : Cap au Sud (Puglia – Italie)

    Vin du mois : Octobre 2008

    Primitivo IGT Puglia Feudi di san Marzano 2007


    Negro Amaro IGT Puglia Feudi di San Marzano 2007


    Primitivo Merlot IGT Feudi di San Marzano 2007


    Malvasia Nera IGT Feudi di San Marzano 2007


     

    Tous les vins de cette offre sont issus d’un millésime hors-normes qui a produit les vins les plus profonds de ces dix dernières années.

    PRIMITIVO
    IGT « Fuedi di San Marzano » 2007

    Encore un des grands succès de San Marzano. Le Primitivo, cépage probablement le plus connu des Pouilles nous donne ici un «  vin à la robe grenat profond, au nez caressant, à la bouche structurée, mais avec des tannins très souples et fondus. Beaucoup de fruit et même de l’élégance.
    Contrairement à beaucoup d’idées reçues, le Primitivo est un cépage différent du Zinfandel américain, dont l’origine est probablement balkanique.

    NEGRO AMARO
    IGT « Fuedi di San Marzano » 2007

    Autre grand cépage rouge indigène des Pouilles, probablement d’origine grecque. Il nous présente ici une robe grenat profonde à reflets violacés, un nez très mûr sur des fruits rouges et noirs et une bouche ample et gourmande.
    Ce vin tout en rondeur et en arômes
    accompagnera remarquablement bien les viandes rouges en sauce.

    PRIMITIVO MERLOT TARANTINO
    « Sud » IGT « Feudi di San Marzano » 2007

    C’est un mariage réussi entre le cépage autochtone Primitivo et le cépage international Merlot.
    La robe est très profonde, le nez aromatique et généreux. En bouche, c’est proprement délicieux avec un fruité délicat, de la concentration et en prime de l’ équilibre !
    Que souhaiter de plus dans ce vin du sud de l’Europe, qui brille par son originalité et un bon rapport qualité/prix.

    Malvasia Nera
    « Sud » IGT Feudi di San Marzano 2007

    Appartenant à l’ immense famille des Malvoisies du bassin méditerranéen, ce vin brille par une personnalité incomparable et par son originalité organoleptique.
    La robe de ce vin est d’un grenat profond, presque noire.
    Au nez, on est frappé par une fine palette d’épices douces et de fruits noirs surmaturés.
    La bouche est proprement délicieuse, avec un fruité délicat, des notes balsamiques, de la concentration et surtout un équilibre, qui démontre, s’il en était besoin, que le grand sud italien devient un rude compétiteur des vin traditionnels de centre et du nord de l’Italie.
    C’est un vrai vin construit sur l’esthétique.

     

    Vieux cep de Primitivo (dans la région de la Puglia)

     

     

    Grappe de Primitivo
    Grappe de Negroamaro

  • Vin du mois : Chateau Sarospatak Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2002 & Villiera Rhine Riesling Noble Late Harvest 2005

    Vin du mois : Septembre 2008

    Double Vin du mois mythique et légendaire !

    Château Sarospatak Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2002
    (Tokajhegyalja – Hongrie)

    &

    Villiera Rhine Riesling Noble Late Harvest 2005
    (W.O. Stellenbosch – Afrique du Sud)

     

     

    Château Sarospatak Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2002

    Splendide robe dorée, limpide, brillante et claire. Le nez est très fruité et particulièrement délicat. Nous tenons là le meilleur millésime depuis le grand 1999. La bouche est d’une grande richesse aromatique, sans aucune lourdeur malgré ses 176 g de sucre résiduel. Tout y est : une palette d’agrumes frais, une petite touche d’abricot sec et d’épices. La minéralité se laisse déjà deviner mais il faut savoir attendre… La persistance aromatique est celle d’un grand Tokaji d’une grande année.
    Ce vin est à entrer impérativement en cave et à laisser mûrir au moins cinq années. Il fait partie des incontournables, avec 1993, 1997, 1999 et 2005 (qui sera mis sur le marché en 2011).

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 176 g/L
    Alcool : 12.49% / vol.
    Acidité : 11 ‰

     

     

     

     

     

     

     

    Villiera Rhine Riesling Noble Late Harvest 2005

    Vin exceptionnel réalisé une seule fois au domaine, en 2005.
    Il s’agit d’une sélection de grains nobles 100% Riesling issue de la pourriture noble ou botrytis cinerea. Les conditions pour réaliser ce type de vin dans la région du Cap sont plutôt rares.
    Le domaine a produit 20 hl de ce nectar à la délicate robe brillante à reflets vieil or. Le bouquet est caractéristique des grands rieslings liquoreux et je pense, entre autres, aux rieslings allemands du Rheingau, qui sont un archétype en la matière.
    Au nez, on trouve des nuances d’agrumes et d’épices douces .
    En bouche, c’est le fruité et l’équilibre qui séduisent immédiatement. La minéralité commence à apparaitre sur ce vin qui devrait évoluer favorablement sur de longues années.
    L’acidité est remarquable, bien que nous soyons dans une région au caractère méditerranéen marqué.
    Avec les changements climatiques qui affectent particulièrement l’Europe continentale, l’Afrique du Sud a très probablement une carte à jouer dans ses meilleurs terroirs les plus méridionaux (donc les plus frais) pour la production de ce type de vins.
    En conclusion, grand vin à mettre en cave absolument.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 104g/l
    Alcool : 13.2%
    Acidité : 8.8‰
    pH : 3.6


  • Le Vin du mois : Sélection Grands Portos Vintage Offley

    Posté dans par admin

    Vin du Mois : Mai 2008

    Sélection Grands Portos Vintage Offley
    1983 – 1987 – 1999 – 2000
    Quinta Boa Vista (Portugal)

    Délimitée pour la première fois en 1756 par le célèbre Marquis de Pombal, premier ministre du roi du Portugal, homme du siècle de Lumières, la zone d’appellation du Porto représente une superficie considérable de l’ordre de 250 000 ha.
    La zone effectivement plantée a variée à l’époque moderne entre 25 000 et 30 000 ha. A titre comparatif, l’ensemble des appellations « Beaujolais » crus compris est de 22 000 ha et l’appellation Hermitage de seulement 125 ha…

    Carte de la zone d’appellation Porto.

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     Comme on le voit sur la carte, cette région s’étend le long de la vallée du Douro, commençant à 80 km à l’est de Porto et se poursuit jusqu’à la frontière espagnole.
    Les facteurs qualitatifs de cette appellation exceptionnelle sont très variés.
    Le premier d’entre eux est bien entendu le terroir, le meilleur concernant les sous-sols de schiste, tout comme dans la vallée de la Moselle allemande.
    L’altitude doit également être prise en compte, les meilleurs vignobles se situants aux alentours de 150 m d’altitude.
    L’inclinaison, c’est-à-dire la pente, joue un rôle très important : plus elle est forte, plus le vignoble est valorisé.
    La densité de plantation : il est à son optimum qualitatif à environ 5 500 pieds/ha.
    Ne passons pas sous silence non plus l’age du vignoble, qui ne peut être vraiment qualitatif qu’avec des cépages d’au moins 25 ans.
    Je laisse bien entendu pour la bonne bouche l’encépagement. Il y a plus de 48 cépages autorisés!
    Les meilleurs cépages sont le Touriga Nacional, le Tinta Barroca, le Tinta Roriz, le Tinta Cão et le Touriga Francesa.
    Un petit mot sur les conditions climatiques « extrêmes » de cette région, qui peuvent être très froides en hiver plus on s’éloigne vers l’est et qui peuvent en été dépasser 45°C.

    Cliquez sur les photos pour les agrandir

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    La vinification du Porto obéit à des règles très particulières. Autrefois les raisins étaient apportés dans les chais et vigoureusement foulés durant de longues heures par une vingtaine de vendangeurs selon un rythme immuable, dans des cuves ouvertes en granit, appelées Lagares.

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    Ce système hyper traditionnel, qui existe encore parfois à titres exceptionnel, permettait une extraction maximum de la couleur et des tanins. On utilise aujourd’hui dans les grands domaines des procédés plus modernes, peut-être aussi efficaces mais moins folkloriques …
    Une fois la fermentation du moût commencée, intervient la délicate phase du mutage, plus ou moins tardive selon la quantité de sucres résiduels désirée. Le mutage consiste à introduire 100 litres d’eau de vie à 76° dans 450 litres de moût en fermentation. Ce procédé stoppe immédiatement la fermentation. Le moût est alors soutiré dans des fûts d’environ 600 litres appelés « Pipes » où l’élevage se fait selon des durées très variables.

    Les différents types de portos :

    Porto RUBY : le plus simple de tous avec un élévage très court.

    Les Portos blancs quant à eux sont des produits simples et fruités qui peuvent être agréables à l’apéritif.

    Porto TAWNY : les meilleurs subissent un élevage en « pipe » de 10, 20, 30 ans voire jusqu’à 40 et plus …

    Porto Millésimé (à ne pas confondre avec les Vintages) : on les appelle aussi COLHEITA. C’est un TAWNY d’un seul millésime avec une durée d’élevage de 7 années minimum.

    LBV (Late Bottled Vintage) : c’est un porto d’une seule année qui à passé entre 4 et 6 années en foudre avant d’être embouteillé.

    et enfin le grand Porto VINTAGE : produit en année exceptionnelle, provenant d’une seule récolte. La maturation en fûts est de 2 ans, puis il est mis en bouteille et continue son évolution dans le verre. Son fruité et sa couleur sont particulièrement intenses. De plus, les meilleurs proviennent d’un seul domaine appelé QUINTA. Les quintas sont elles-mêmes classées en différentes catégories selon la qualité des vignobles, les meilleurs étants les Quintas A.

    OFFLEY QUINTA BOA VISTA 1983 (Classe A)
    Probablement le meilleur millésime de la décade 80. Une réussite majeure de la Quinta Boa Vista. Après presque 25 ans, dont 2 années passées en foudre, il se présente comme un des cinq meilleurs 83 produits dans l’appellation. La robe est restée grenat très profonde presque noire, avec quelques reflets d’évolution. Les tanins très puissants durant les 15 premières années, sont maintenant parfaitement fondus. La bouche présente de délicieux arômes de confiture de mûres et de saveurs épicées. Excellente longueur. Ce vin est devenu une rareté totale.
    Vin à boire ou à garder.

    OFFLEY QUINTA BOA VISTA 1987 (Classe A)
    Beaucoup de classe avec une « très belle finition ».
    Robe presque noire, des arômes très mûrs de raisin de Corinthe. Corsé, avec des arômes élégants de fruits noirs, il est de grande structure avec une longue finale épicée. C’est un superbe rapport qualité/prix pour un millésime qui n’avait pas été porté aux nues par les critiques britanniques, qui font souvent autorité en la matière… Ce vin est devenu également une rareté totale.

    OFFLEY QUINTA BOA VISTA 1999 (Classe A)
    Année chaude, caractérisée par une certaine surmaturité. A bientôt dix ans, ce vin à la robe grenat est encore de grande jeunesse. La bouche est marquée par des arômes de fruits noirs, mais aussi de prunes et de raisins secs. Déjà très velouté en bouche avec des tannins bien fondus, il est prêt à boire et évoluera encore favorablement sur cinq à dix années.

    OFFLEY QUINTA BOA VISTA 2000 (Classe A)
    Grande année de garde, ce vin présente une robe noire impénétrable. Le nez est superbe, sur la liqueur de mûre et de cassis. grande structure tannique en bouche, ces derniers commençant à peine à s’arrondir. Ce vin est destiné aux amateurs pas trop pressés. Il évoluera favorablement sur quinze à vingt années.

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  • Le Vin du mois : Ruster Gewürztraminer Spätlese 2007

    Vin du Mois : Avril 2008

    RUSTER GEWÜRZTRAMINER SPÄTLESE 2007 (vendanges tardives)
    Domaine Bruno LANDAUER (Burgenland – AUTRICHE)

    Pour nos amis Français, l’évocation du Gewürztraminer fait immédiatement penser à l’Alsace. Ils sont toujours étonnés d’apprendre que l’origine du cépage Traminer se situe dans le Tyrol du sud (ancienne province autrichienne annexée par l’Italie à l’issue de la première guerre mondiale en 1918).
    En effet, la première mention que l’on trouve du cépage Traminer se situe vers l’an mille dans le petit village de Tramin. Ce cépage s’est très rapidement répandu dans l’ Europe germanique, particulièrement dans le Palatinat puis dans le reste de l’Europe continentale. C’est au XXème siècle qu’il a commencé à franchir les mers et aujourd’hui, il est plus ou moins répandu sur tous les continents viticoles.

    Grappes de Gewürztraminer

    Grappe du cépage Gewürztraminer

     

     

    Il faut noter l’existence d’un certain nombre de variétés, le Gewürztraminer proprement dit, présentant des baies de couleur rosée et une puissante intensité aromatique. Gewürzt signifie « épicé » en allemand. Bien que le Gewürztraminer soit parfois appelé seulement Traminer, il s’agit de la même variété. Toutefois, les ampélographes ont depuis des lustres identifié une variété de Traminer à baies blanches, non aromatique, que l’on retrouve entre autres dans le Jura, sous le nom de Savagnin. Le Gewürztraminer est d’ailleurs également appelé Savagnin rosé.
    Selon les terroirs et le type de vinification, le vin issu de ce cépage peut présenter un parfum quelque peu exubérant et sa robe offrir des nuances d’un or évolué dues à la forte pigmentation du cépage.

    Bruno Landauer dans ses vignes en compagnie de Marguerite.

    RUSTER GEWÜRZTRAMINER SPÄTLESE (vendanges tardives) 2007
    Domaine Bruno LANDAUER

    Bruno Landauer, vinificateur très avisé, s’est fait une véritable spécialité des vendanges tardives de Gewürztraminer. Ses vins ne sont jamais lourds mais toujours délicats. Il n’a pas son pareil pour vendanger à l’équilibre optimum et saisir la quintessence et la noblesse du fruité de ce cépage.

    – Richesse du moult à la vendange : 22 °KMW
    (22% de sucres en masse volumique)
    – Alcool : 10.8 %
    – Sucres résiduels : 69.8 g/L
    – Acidité fixe : 5.7 ‰

    2007 a connu un été très chaud en Europe centrale, mais des pluies bienvenues ont permis l’obtention de vins moelleux très aromatiques et particulièrement équilibrés.
    Vendangé début octobre 2007, avec une qualité de raisins en surmaturité peut-être encore supérieure à celle de 2006, ce vin nous offre une expression rare du cépage Gewürztraminer récolté en vendanges tardives.

    Ce vin remarquable, a acquis une belle notoriété depuis le début des années 2000. Le millésime 2007 offre en bouche, une belle consistance. Il sort complètement du côté parfois « lourdingue » que l’on rencontre souvent dans les vendanges tardives issues de ce cépage.
    On retrouve ici une palette de fruits exotiques frais avec finesse et surtout équilibre, grâce à une acidité suffisante. Aujourd’hui, on parlerait dans le jargon œnologique de la dégustation de tension !
    C’est tout à fait délicieux avec une application particulière pour l’apéritif.
    Très bon rapport Qualité / Prix.

    Les vignobles de Rust au dessus du lac de Neusiedeln en automne.

  • Le vin du Mois : Zabù Nero d’Avola – Merlot Sicilia IGT 2005 & Vesevo Beneventano Aglianico IGT 2005

    Vin du mois : Octobre 2007

    « Double vin du mois » ! Cap au sud !
    VIGNETI ZABÙ NERO D’AVOLA – MERLOT SICILIA IGT 2005 (Sicile)
    &
    VESEVO BENEVENTANO AGLIANICO IGT 2005 (Campanie)
    ITALIE

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Suite à vos demandes nous signalant que l’achat de 12 ou 24 bouteilles du même vin vous faisait parfois un petit peu trop en l’absence de commandes groupées, nous avons décidé de vous proposer de temps à autres un « Double vin du Mois » vous permettant de profiter des même conditions privilégiées, pour deux références au lieu d’une.

    VIGNETI ZABÙ NERO D’AVOLA – MERLOT SICILIA IGT 2005 (Sicile)

    Grand cépage autochtone de la Sicile, très souvent maltraité par de déplorables vinifications à grands rendements, il est capable du meilleur lorsqu’il provient des meilleurs terroirs, ce qui est le cas dans la région d’Agrigento, peu éloignée de sa terre natale d’Avola. Très aromatique, il est délicieux à rendement modéré, soit vinifié seul, soit en assemblage avec le merlot, le cabernet-sauvignon ou la syrah.

    Ce vignoble avant-gardiste est situé à Sambuca Di Sicilia dans la province occidentale d’Agrigento. Cette cuvée élaborée à 30 000 bouteilles est le fruit de la collaboration entre Michele Villa et Filippo Baccalaro (associé et œnologue du groupe Farnese).
    Ce vin est issu de 60% de Nero d’Avola et 40% de Merlot.

    De robe grenat, il offre un ample bouquet de baies sauvages, violettes et poivre noir.
    Un élevage de six mois en barriques a affiné la structure généreuse du vin. En dépit de sa puissance, il présente en bouche, une belle fraîcheur aromatique, des tanins présents mais souples et une longue finale où l’on retrouve la mûre et l’olive noire bien mure.

    Une belle grappe de Nero d'Avola.

     


    VESEVO BENEVENTANO AGLIANICO IGT 2005 (Campanie)

    L’aglianico est le grand cépage rouge de cette région méridionale de l’Italie. Son origine est grecque, c’est-à-dire presque 2 500 ans. Son nom serait une corruption de vitis hellenica. Très connu à l’époque romaine, il était le principal cépage du célébrissime Falernum.
    Cépage à maturité lente et tardive, il peut donner au mieux dans le mésoclimat de Taurasi et de sa région, à environ 500m d’altitude, des vins très concentrés et riches en extraits secs.
    Il dévoile avec le temps de nobles arômes de type « goudrons » et épices.

    Production de 84 000 bouteilles d’un rouge profond à la robe grenat. Au nez, on est surpris par un intense bouquet de mûres et de griottes. La bouche est dense, particulièrement savoureuse. On y retrouve le poivre noir et la cannelle avec des tanins souples de haute maturité. L’élevage de six mois en barriques de chêne est parfaitement bien intégré. Longue persistance et fraicheur aromatique.

    C’est une démonstration éclatante de la très haute qualité potentielle du cépage Aglianico appelé en Italie le Nebiolo du sud.
    Bonne garde prévisible de 5 à 8 années au moins.
    Remarquable rapport qualité/prix.

    Une belle grappe d'Aglianico

  • Le Vin du mois : Tokaji Sarga-Muskotaly Chateau Sárospatak vendanges tardives 2005

    Vin du mois : Septembre 2007

    TOKAJI SARGA-MUSKOTALY Château Sárospatak
    vendanges tardives 2005
    HONGRIE

    Micro cuvée de 200 litres élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent.

    Cette cuvée a été élaborée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux.
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, la première quinzaine d’ Octobre 2005 avec un exceptionnel choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains et le second dans la première quinzaine de Novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat toujours, très « botrytisées », presque complètement «aszutées».
    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Furmint et de Harslevelu, puis pressuré immédiatement après.
    Le second tri a été pressuré avec une petite presse, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant une année.
    Le vin a été mis en bouteille au mois de Janvier 2007.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 118 g/L
    Alcool : 12.30%/vol
    Acidité totale : 9.6‰

    Le premier millésime que nous avons réalisé pour ce type de vin a été le 2004, un petit peu plus abondant. Nous n’avons pu hélas produire que 396 bouteilles de ce nectar 2005. D’une robe très claire, l’équilibre de ce vin n’est pas foncièrement éloigné du millésime 2004. Il est toutefois complètement différent d’un Tokaji Furmint traditionnel. Toutefois, le côté « macération » de l’aszu est bien présent et donne beaucoup de consistance au vin. La palette aromatique due au cépage Muscat cultivé dans cette région d’Europe est particulièrement intéressante et complexe, avec cette acidité tranchante qui donne tout son équilibre au vin.
    Afin de préserver la pureté aromatique du cépage, l’élevage s’est effectué intégralement en cuve inox, contrairement à un Aszu qui passe 24 mois en barrique.
    Délicieux maintenant, ce 2005 arrive doucement à son équilibre. Il devrait évoluer favorablement durant quelques années.


  • Le Vin du mois : moscato di Siracusa « Solacium » 2005 (Vin liquoreux naturellement doux)

    Vin du mois : Juillet 2007

    ITALIE – SICILE
    AZIENDA AGRICOLA PUPILLO
    MOSCATO DI SIRACUSA « SOLACIUM » 2005 (0.75L)
    (Vin liquoreux naturellement doux)

    Les conditions climatiques de cet été 2007 étant plus clémentes que celles de ces dernières années (je veux parler d’une bénéfique absence de canicule jusqu’à ce jour), j’ai pensé qu’il n’était pas anachronique de vous proposer cet autre vin mythologique en vin du mois de juillet.
    Quand on parle du Moscato di Siracusa, l’historien pense immédiatement au mythique vin de la « Grande Grèce » appelé Polio Siracusano. Ceci nous ramène bien loin, au VIIIème et VIIème siècle avant J.C., au moment de la colonisation de la Sicile par la Grèce. De ce vin, il ne nous reste plus que quelques très rares témoignages historiques. Son successeur le Moscato di Siracusa a été produit en petites quantités durant l’époque moderne mais les dernières productions ont été présentées à l’exposition universelle de Paris en 1900. Il faudra attendre 1973 pour voir la création de l’appellation Moscato di Siracusa. En fait, c’est l’ingénieur agronome Antonino Pupillo qui va entreprendre dans sa propriété familiale, les premiers essais de vinification en 1993. Le premier millésime remonte à 1997.
    Dans cette splendide propriété établie autour du Solacium (nom du château médiéval du XIIIème siècle qui servait de résidence à l’empereur Frédéric II), Nino Pupillo a mis en valeur 18 hectares de vignobles, complantés en Muscat à Petits Grains et en Nero d’Avola.

    Tout l’effort du domaine porte depuis quinze ans sur la résurrection de ce vin mythologique extraordinaire.

    Le terroir est de nature sablonneuse avec de l’argile et de la silice. Les conditions climatiques chaudes, tempérées par les brises maritimes permettent d’effectuer le plus souvent des vendanges à pleine maturité dès la première quinzaine du mois d’août, en faisant la zone la plus précoce de toute la Sicile. Sur ce terroir béni des dieux, la surmaturité sur pied permet une concentration naturelle dans des conditions optimales dès le mois de septembre.

    MOSCATO DI SIRACUSA « SOLACIUM » 2005 (0.75L)
    (Vin liquoreux naturellement doux)

    C’est à une vraie surprise que doit s’attendre le dégustateur de ce vin même, si il est expérimenté. En effet, les caractéristiques de ce liquoreux de légende ne ressemblent en aucune manière à celles que l’on trouve dans d’autres muscats à petits grains naturellement doux, à Samos, en Sardaigne ou bien même au Cap de Bonne Espérance par exemple.

    La robe de ce vin est très claire, confinant à la pâleur avec des reflets chatoyants. Au nez, nous percevons de fins arômes d’agrumes, comme le citron et le pamplemousse, ainsi qu’un côté floral qui rappelle la fleur de magnolia et surtout la fleur d’oranger. En bouche, c’est la complexité qui domine dans ce nectar. Il nous offre des nuances de miel, d’écorces d’orange et de citron confit.
    Ce qui est peut-être le plus frappant, c’est sa grande fraîcheur aromatique, sa minéralité intense et sa subtile acidité, qui en font un des vins les plus digestes que j’ai rencontrés dans ma carrière (déjà un peu longue…) d’œnophile.
    Tout cela s’appelle « L’équilibre ». En bouche, il frise la perfection et la longueur est remarquable.

    Ce vin est vraiment délicieux à boire tout de suite, mais il a tout le potentiel pour un long développement en bouteille.

    Éléments analytiques :
    – Alcool : 14.5%
    – Sucres résiduels : 110g/L
    – Acidité fixe : 6.5‰

    Le solacium, une des résidences siciliennes de l'empereur Frédéric II dans la première moitié du XIIIème siècle.
    Grappe de Muscat du domaine en état de surmaturité avancée.

  • Le Vin du mois : Hamilton Russell Chardonnay 2006

    Vin du mois : Avril 2007

    CHARDONNAY 2006
    Domaine Hamilton Russell (Afrique du Sud)

    Situé dans la fraîche vallée « Hemel-en-Aarde » à 100 km au sud est de la ville du Cap, ce vignoble de 52 ha consacré au Chardonnay et au Pinot noir, produit un des meilleurs blancs de type bourguignon de tout l’hémisphère sud.

    Crée en 1975 par Tim Hamilton Russell, ce  vignoble passionnant ne cesse de nous étonner d’années en années avec un vin d’un classicisme époustouflant.
    Le millésime 2006 a bénéficié de conditions de maturation « fraîches » (pour ce type de zone viticole bien sûr !)
    Le rendement a été extrêmement bas (19Hl/Ha), ce qui explique la faiblesse des quantités allouées.

    Fermenté intégralement en barriques françaises, (43% barriques neuves, les 57% restants en barriques des 2eme et 3eme vin), ce vin à l’attaque fraîche et « vibrante » offre une délicieuse palette aromatique « briochée » et toastée, tout en laissant percer la minéralité, gage d’un beau terroir. Belle longueur sur les agrumes frais.
    La quantité disponible pour notre marché est seulement de 300 bouteilles…

    Le premier millésime que nous avons importé en France fût le 1991. Une récente dégustation d’une bouteille de cette année là a révélée un vin ayant préservé toute sa jeunesse et sa fraîcheur aromatique avec une robe restée très claire. Ceci est assez rare pour un vin blanc classique de Chardonnay. Ayant renouvelé l’expérience avec le millésime 1995, nous avons eu la joie de découvrir également un vin demeuré opulent et encore vibrant de jeunesse. Un délice !

    Si vous faîtes partie des rares privilégiés à posséder quelques bouteilles de ce délicieux blanc, ne vous empressez pas de les déboucher. Nous évaluons la garde du millésime 2006 à une bonne quinzaine d’années dans une bonne cave, peut-être même plus.

     

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13.06 °/vol
    Acidité fixe : 7.20 ‰
    Extraits secs réduits : 24.80g/L (ce qui est remarquable pour un vin blanc sec classique, mais directement lié à la modestie du rendement)

    A découvrir absolument s’il en reste encore…

    Le chais de Hamilton Russell dans son écrin de verdure.

     

    Dégustation dans les chais de Hamilton Russell en mai 2005.



  • Le Vin du mois : Ruster Gewürztraminer Spätlese (vendanges tardives) 2006

    Vin du Mois : Mars 2007

    RUSTER GEWÜRZTRAMINER SPÄTLESE
    (vendanges tardives) 2006
    Domaine Bruno LANDAUER (Burgenland – AUTRICHE)

    Grappes de Gewürztraminer

    Pour nos amis Français, l’évocation du Gewürztraminer fait immédiatement penser à l’Alsace. Ils sont toujours étonnés d’apprendre que l’origine du cépage Traminer se situe dans le Tyrol du sud (ancienne province autrichienne annexée par l’Italie à l’issue de la première guerre mondiale en 1918).
    En effet, la première mention que l’on trouve du cépage Traminer se situe vers l’an mille dans le petit village de Tramin. Ce cépage s’est très rapidement répandu dans l’ Europe germanique, particulièrement dans le Palatinat puis dans le reste de l’Europe continentale. C’est au XXème siècle qu’il a commencé à franchir les mers et aujourd’hui, il est plus ou moins répandu sur tous les continents viticoles.

    Grappe du cépage Gewürztraminer

    Il faut noter l’existence d’un certain nombre de variétés, le Gewürztraminer proprement dit, présentant des baies de couleur rosée et une puissante intensité aromatique. Gewürzt signifie « épicé » en allemand. Bien que le Gewürztraminer soit parfois appelé seulement Traminer, il s’agit de la même variété. Toutefois, les ampélographes ont depuis des lustres identifié une variété de Traminer à baies blanches, non aromatique, que l’on retrouve entre autres dans le Jura, sous le nom de Savagnin. Le Gewürztraminer est d’ailleurs également appelé Savagnin rosé.
    Selon les terroirs et le type de vinification, le vin issu de ce cépage peut présenter un parfum quelque peu exubérant et sa robe offrir des nuances d’un or évolué dûes à la forte pigmentation du cépage.

    RUSTER GEWÜRZTRAMINER SPÄTLESE (vendanges tardives) 2006
    Domaine Bruno LANDAUER

    Bruno Landauer, vinificateur très avisé, s’est fait une véritable spécialité des vendanges tardives de Gewürztraminer. Ses vins ne sont jamais lourds mais toujours délicats. Il n’a pas son pareil pour vendanger à l’équilibre optimum et saisir la quintessence et la noblesse du fruité de ce cépage.

    – Richesse du moult à la vendange : 21.5 KMW (21.5% de sucres en masse volumique)
    – Alcool : 10.2%
    – Sucres résiduels : 76.3g/L
    – Acidité fixe : 4.9 ‰

    Vendangé courant octobre 2006 avec une parfaite qualité de raisins en surmaturité, le cépage a bénéficié des excellentes conditions climatiques de la première et de la dernière partie de l’été. Un mois d’août relativement frais a permis de garder au raisin tous ses arômes et de ne pas perdre l’acidité.

    Cette vendange tardive présente en bouche toute une palette de fruits exotiques, dont la mangue et le litchi. Délicatement aromatique et équilibré, il sera parfait à l’apéritif ou avec un dessert peu sucré.
    Très bon rapport Qualité / Prix.

     

     

     

     

    Les vignobles de Rust au dessus du lac de Neusiedeln en automne.