• Archives pour l'Étiquette DOCG
  • Chianti Rufina DOCG 2013 Fattoria di Basciano (0,75L)

    Un petit mot tout d’abord sur le Chianti, vin universellement connu et tellement galvaudé…

    La zone d’appellation Chianti est considérable, la production atteint en moyenne un million d’hectolitres par an pour 16800 hectares en production. (à titre de comparaison, la surface totale du Beaujolais est de 22 000 ha pour une production de 1.2 millions d’hectolitres).

    La zone d’appellation Chianti se situe au cœur de la Toscane, au sud et à l’est de Florence. L’aire DOCG se divise en huit zones géographiques distinctes, qui peuvent accoler leur nom au vin :
    – Chianti Classico (qui possède son propre statut DOCG, délimité à partir de 1716)
    – Chianti Montalbano
    – Chianti Rufina, (rien à voir avec Rufino, qui est une marque commerciale)
    – Chianti Colli Fiorentini
    – Chianti Montespertoli
    – Chianti Colli Senesi
    – Chianti, Colli Aretini
    – Chianti Colline Pisane

    Certains Chiantis peuvent également être étiquetés sans autre information particulière, mais il vaut mieux être prudent…
    Sous la dénomination Chianti, se dissimulent une variété considérable de terroirs, de cépages et par conséquent de vins, qui vont de l’exceptionnel au véritablement infâme…
    Ayant toujours beaucoup fréquenté l’Italie et ceci depuis mon enfance, j’ai le souvenir de « fiascos » de deux litres laissant au malheureux buveur un souvenir impérissable… ce temps est heureusement révolu .
    Le principal cépage est l’excellent Sangiovese, que l’on retrouve un peu partout dans toute l’Italie Centrale. Il peut être utilisé seul, mais le plus souvent en association avec le Canaiolo nero, le Trebbiano toscano et la Malvasia Nera pour ne citer que les principaux. De plus, on peut adjoindre jusqu’à 15% de Merlot ou de Cabernet-sauvignon à l’assemblage final.

    La zone des Chianti Rufina quant à elle, a une tradition de qualité très ancienne et le niveau peut être excellent. Elle s’étend sur des collines à l’Est de Florence. Les vignes peuvent être assez élevées, plantées sur un terroir formé de remarquables marnes calcaires que l’on appelle localement « galestro ».
    Grâce à une bonne acidité, les vins conservent longtemps fraîcheur et finesse.

     

    Composée de 93% de Sangiovese, 5% de Canaiolo et de 2% de Colorino , la vendange a macérée environ 15 jours en cuves ouvertes. Affinage pour une partie des vins, en barrique durant six mois.

    Robe grenat, profonde et dense. Le nez est puissant, un peu sauvage, avec une belle fraîcheur où l’on distingue fruits noirs et violette. En bouche, le vin est concentré, assez tannique, aromatique et long en bouche.
    L’année 2013, à la climatologie typiquement tardive, nous a donné un beau vin rouge qui devrait se conserver une bonne dizaine d’années.

    Ce n’est pas un vin marketing comme tant de Chiantis « bordeaulisés » au Cabernet sauvignon et au Merlot à la mode Parker…
    C’est un produit qui respecte la culture originelle de sa région de production.


  • Brunello di Montalcino DOCG 2010 Tenuta Il Poggione (0.75L)

    Dans cette partie du sud de la Toscane, le Brunello di Montalcino peut être considéré comme une « invention » récente. On ne peut pas en effet parler de tradition multiséculaire pour ce vin. C’est vers 1870 que le vigneron Ferruccio Biondi-Santi a commencé à planter un clone spécifique du cépage Sangiove Grosso, connu sous le nom de Brunello. Il avait observé qu’il produisait des grains plus petits et qu’il opposait une plus grande résistance au phylloxera qui ravageait alors les vignobles.
    Contrairement aux traditions locales d’alors, cet innovateur décida de laisser vieillir le vin issu de ce cépage quatre années en tonneau de chêne, cet élevage étant lui-même suivi d’un séjour en bouteille.
    Le premier grand millésime officiel de ce vin est le 1888. Il en resterait parait-il encore quelques bouteilles toujours en forme…
    Le fameux baron Luigi Ricasoli, celui-là même qui a posé les règles d’élaboration du Chianti déclarait lors d’une dégustation en 1930 qu’il lui semblait impossible en Toscane d’atteindre une pareille longévité en dehors de cettre zone de Montalcino .

    Le développement de cette appellation est assez récent. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, le terme Brunello restait une spécialité exclusive de la famille Biondi-Santi et il faudra attendre les années 70 pour que ce terroir prenne son essor (seulement 65 hectares de vignes plantés à cette époque). La consécration interviendra en 1980 avec la DOCG (Denominazione di Origine Controllata e Garantita).

    Ce vin est produit exclusivement dans le territoire communal de Montalcino sur des collines qui peuvent atteindre au maximum 667 m d’altitude, ce qui est un facteur qualitatif supplémentaire dans cette région très chaude en été.

    Le terroir est composite (marnes argileuses, sable et même tuf d’origine volcanique etc…).

    Il y a actuellement 270 domaines inscrits pour environ 1 350 hectares plantés. La qualité devrait toujours être très élevée eu égard au prix du vin. Ce n’est pas toujours le cas hélas, certains domaines produisant des vins dilués et indignes de leur catégorie. Ce phénomène n’est malheureusement pas une exception à Montalcino…

    Le Domaine IL POGGIONE situé à Sant’ Angelo In Colle a été fondé à la fin du XIXème siècle. Il couvre actuellement une surface de vignes de 125 hectares. Il est la propriété de Leopoldo et de Livia Franceschi.
    Nous avons le plaisir et l’honneur de collaborer avec ce domaine dont la qualité des vins ne nous a jamais déçue, depuis 1990. Loin du clinquant à l’américaine de certains autres domaines de la région, il est géré maintenant par Alessandro Bindocci et sa sœur Francesca. Les vins sont d’une remarquable régularité, y compris le deuxième vin (Rosso Di Montalcino DOC) dont nous distribuons actuellement le millésime 2011.
    Le millésime 2010 est une réussite exceptionnelle dans le sud de la Toscane, avec des vins concentrés, d’un équilibre remarquable.

    Les chais du domaine Il Poggione.

    BRUNELLO DI MONTALCINO 2010

    brunello-ilpogg2010Élevé trois ans en foudre de chêne de l’Allier (de 30 à 50 hectolitres de capacité), il présente une robe grenat sombre et brillante. Au nez, ce sont de subtiles tonalités de fruits noirs (myrtille, cassis) et de cacao. On note aussi quelques nuances de cuir de Cordoue. La bouche est imposante, profonde et complexe. Le vin est marqué par des arômes balsamiques et empyreumatiques. Il évoque également les épices, la fourrure et le tabac du Transvaal. Sa puissante structure tannique ne nuit pas à sa remarquable finesse, mais laisse envisager une assez longue évolution. Je classerai le Brunello di Montalcino millésime 2010 en année exceptionnelle.
    C’est un vin à encaver pour quelques années. Il devrait atteindre sa maturité vers 2020. Il est appelé à une longue garde ultérieure dans de bonnes conditions de stockage.


    Alcool : 14,5%/vol

    Une grappe de Sangiovese Grosso – « Brunello »
    les vignobles du domaine Il Poggione en Toscane au coeur de l’été.

  • Moscato d’Asti DOCG « San Grod » 2016 Mario Torelli (0.75L) – PIEMONT

    Le Muscat à petits grains est cultivé dans cette région du Piémont depuis des temps immémoriaux. On considère généralement l’orfèvre milanais, vivant vers la fin du XVIème siècle, Giovanni-Battista Croce comme le «père» du Moscato d’Asti.
    Possesseur d’un petit vignoble dans la région, on lui doit de nombreuses expérimentations destinées à élever la qualité de production des vins aromatiques doux.
    La zone de production se situe dans les Langhe et le Monferrato, au sud-est de Torino.
    Elle comprend les provinces d’Asti, Cuneo et Alessandria.
    Connue longtemps pour ses médiocres Asti « spumante » cette région produit aussi, surtout depuis quelques années, un Muscat doux, légèrement effervescent avec un taux d’alcool de 5,5% et environ 120gr de sucres résiduels. Il bénéficie depuis 1994 de la DOCG (appellation d’origine contrôlée et garantie). Ce type de vin représente 12% seulement de la production totale d’Asti.
    La zone délimitée en 1932 est plantée actuellement d’environ 9000 ha, possédés par 6800 viticulteurs. La quantité produite annuellement avoisine les 550 000 hectolitres.
    Aussitôt les raisins vendangés avec soins et apportés au cuvage, on les égrappe et après un pressurage immédiat, le moût est mis à fermenter en cuves inox fermées, à la température de 15°c. Lorsque le taux d’alcool désiré est atteint (5,5%/vol) on refroidit fortement pour arrêter les fermentations et conserver ainsi la quantité de sucre naturel souhaitée.
    Le domaine Mario Torelli travaille en agriculture biologique. Avec 7 ha de vignobles et 55 000 bouteilles annuelles, il est le prototype du petit domaine ayant misé sur la qualité.
    Ses vins ont été référencés dans quelques uns des meilleurs restaurants au monde.

    Le millésime 2016, mis en bouteille à la fin du mois de novembre est un millésime très équilibré. Les conditions climatologiques de l’été 2016 ont permis de vendanger de superbes raisins, gorgés de sucres et d’arômes. Les vins sont dotés d’une bonne acidité et  présentent une belle fraîcheur aromatique.
    Il  offre un délicat bouquet de fleurs d’acacia, de glycine et d’orange.
    La bouche est fraîche, équilibrée, délicieusement fruitée, avec une finale de fleur de sureau et de bergamote.
    C’est un vin plaisir à consommer jeune et bien frais.

    Alcool : 5,5% vol
    Sucres résiduels : 120 g/L


  • Brachetto Piemonte DOCG 2016 Domaine Rovero (0,75L) – PIEMONT

    Ce vin est élaboré en agriculture biologique à partir de 100% du cépage rouge Brachetto d’Acqui.

    Ce cépage serait un autochtone qui a donné bien des maux de tête aux ampélographes… d’aucun ont cherché à le rapprocher du Bracquet originaire du comté de Nice. Il semble qu’il n’y ait pas de parenté démontrée entre les deux cépages.
    Le Brachetto piémontais donne des vins rouges à la couleur rubis assez légère.

    Il est idéal pour la consommation l’été en apéritif. Sa fraîcheur aromatique et son taux d’alcool très limité en font une boisson plus conforme aux règles actuelles de la conduite automobile…

    Grâce à une méthode de vinification proche de celle du Moscato d’Asti, on produit un vin rouge pétillant doux aux délicats arômes de rose. L’excellente acidité naturelle du cépage donne à ce vin beaucoup de vivacité.

    Aussitôt les raisins vendangés avec soin au mois de septembre, ils sont mis à macérer à basse température durant 7 jours. Les raisins sont ensuite doucement pressurés, le moût est décanté et filtré immédiatement. Le moût ainsi obtenu est introduit pour la fermentation en cuves inox fermées (autoclave) à la température contrôlée d’environ 15°C et ensemencé en levures. Lorsque le taux d’alcool désiré est atteint (environ 6,5%) on refroidit pour arrêter les fermentations et conserver ainsi la quantité de sucre naturel souhaitée, ainsi que le gaz carbonique produit par la fermentation.

    Le millésime 2016, mis en bouteille à la fin de l’année a bénéficié d’excellentes conditions climatologiques avec des conditions sanitaires parfaites. Une année que l’on aimerait voir se reproduire régulièrement.

    Une grappe de Brachetto d'Acqui.
    Une grappe de Brachetto d’Acqui.

    BrachettoÉléments analytiques :
    Alcool acquis : 6,5  %/vol
    Sucres résiduels : environ 125 g/L
    Acidité totale :   ‰
    Extraits secs :   g/L
    SO2 total :   mg/L
    Pression interne CO2 : 1,8 bar

    rovero
    Enrico Rovero et Jean-François Ragot, au domaine, le 21 mai 2016.

  • Chianti DOCG 2015 Renzo Masi (Toscane)

    Ce vin a été vinifié à partir de la remarquable et très qualitative récolte 2015.

    Il est issu à 95% du cépage autochtone Sangiovese Grosso et 5% du cépage Colorino. Les raisins proviennent majoritairement de la zone de Rufina, mais pas uniquement.

    La vinification est très classique à partir des raisins égrappés et d’une macération d’environ dix jours.
    C’est un excellent travail du vinificateur Paolo Masi.

    Le millésime 2015 bénéficie d’une robe grenat particulièrement intense. Le bouquet laisse apparaitre un joli fruit noir avec des nuances florales.
    En bouche, le vin est consistant, bien structuré, avec des tannins souples et harmonieux.

    Vin d’un excellent rapport qualité/prix.


  • ZENI Amarone Della Valpolicella Classico DOCG 2013 (0,75L)

    La zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Technique de l’Amarone

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient, bien sûr, une concentration des extraits secs, des sucres et de l’acidité.

    Les raisins (Corvina 60% – Rondinella 30% – Molinara 10%) ont été récoltés manuellement à pleine maturité à la fin du mois de septembre 2013.
    Après une durée de passerillage d’environ trois mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie, les raisins ont été pressurés au mois de décembre 2013.
    Macération de 3 à 4 semaines avec fermentation alcoolique des moûts en cuves inox.
    Fermentation malolactique en foudres.
    Élevage de 2 ans en foudres de 50 hectos.
    Date d’embouteillage : mars 2016.

    Durée de conservation prévisible  : 20 ans minimum.

    Le vin présente une robe rubis profond avec une petite trace d’évolution. Au nez, c’est ce que j’appelle le « grand bouquet classique » de l’Amarone : c’est à la fois une synthèse entre une fraîcheur aromatique évoquant les fruits noirs très mûrs et un côté floral, sur la rose , les épices douces, le tabac blond, avec une petite nuance balsamique.

    En dépit de sa puissance alcoolique élevée, ce vin développe une palette aromatique toute en séduction, sans aucune violence, ce qui pourrait le rendre redoutable entre des mains inexpérimentées…

    Le millésime 2013 est un millésime ayant plutôt bénéficié de conditions climatiques relativement fraiche. Ceci est intéressant pour ce type de vin de grande puissance.

    Éléments analytiques :
    Alcool acquis :   %/vol
    Acidité totale :   ‰
    Sucres résiduels :   g/L
    pH :
    Acidité volatile :   ‰

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.


  • Barbaresco DOCG 2011 (Produttori del Barbaresco – Piemont) (0,75L)

    Variété : 100% Nebbiolo

    Sélection de raisins des 100 Ha en pleine propriété de l’entreprise, en provenance de la région délimitée d’appellation Barbaresco.

    Exposition : sud, ouest et est.

    Terroir : argillo-calcaire avec une pointe sableuse.

    Vinification : en cuves acier, à 30°C, avec 30 jours de macération

    Elevage : 24 mois en foudres de chêne de 50 Hl

    Embouteillage : avril 2014

    Le vin présente les caractères organoleptiques caractéristiques de la grande année 2011. Beaucoup de matière, un fruit bien mûr et intense. Belle structure tannique et longue finale.

    Ce vin est appelé à une garde de 20 à 25 ans dans de bonnes conditions de conservation.


  • Vesevo Greco di Tufo DOCG 2015 (0.75L) – Campanie

    (un vin blanc sec historique d’exception)

    Provenant de l’antique cépage noble d’origine grecque, appelé Greco, cultivé sur les sols volcaniques de la zone de production Tufo et Torrioni, le domaine d’une surface de 10 hectares produit un vin vigoureux, minéral, au fruité intense et à la longue persistance aromatique.
    Il est une bonne illustration du renouveau des grands vins blancs de l’Italie méridionale, dynamiques et rafraichissants, à l’opposé des clichés que l’on pouvait avoir des vins méridionaux lourds et pâteux des années 60 et 70.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,5 %/vol
    Acidité totale : – ‰
    Sucres résiduels : – g/L
    Extraits secs : – g/L


  • Chianti DOCG Riserva 2011 Renzo Masi (Toscane)

    Posté dans par admin

    chianti-riserva2011Un petit mot tout d’abord sur le Chianti, vin universellement connu et tellement galvaudé…

    La zone d’appellation Chianti est considérable, la production atteint en moyenne un million d’hectolitres par an pour 16800 hectares en production. (à titre de comparaison, la surface totale du Beaujolais est de 22 000 ha pour une production de 1.2 millions d’hectolitres).

    La zone d’appellation Chianti se situe au cœur de la Toscane, au sud et à l’est de Florence. L’aire DOCG se divise en huit zones géographiques distinctes, qui peuvent accoler leur nom au vin :
    – Chianti Classico (qui possède son propre statut DOCG, délimité à partir de 1716)
    – Chianti Montalbano
    – Chianti Rufina, (rien à voir avec Rufino, qui est une marque commerciale)
    – Chianti Colli Fiorentini
    – Chianti Montespertoli
    – Chianti Colli Senesi
    – Chianti, Colli Aretini
    – Chianti Colline Pisane

    Certains Chiantis peuvent également être étiquetés sans autre information particulière, mais il vaut mieux être prudent…
    Sous la dénomination Chianti, se dissimulent une variété considérable de terroirs, de cépages et par conséquent de vins, qui vont de l’exceptionnel au véritablement infâme…
    Ayant toujours beaucoup fréquenté l’Italie et ceci depuis mon enfance, j’ai le souvenir de « fiascos » de deux litres laissant au malheureux buveur un souvenir impérissable… ce temps est heureusement révolu .
    Le principal cépage est l’excellent Sangiovese, que l’on retrouve un peu partout dans toute l’Italie Centrale. Il peut être utilisé seul, mais le plus souvent en association avec le Canaiolo nero, le Trebbiano toscano et la Malvasia Nera pour ne citer que les principaux. De plus, on peut adjoindre jusqu’à 15% de Merlot ou de Cabernet-sauvignon à l’assemblage final.

     

     

    A partir de ce millésime 2011 absolument extraordinaire en Toscane, Paolo a élaboré un vin à la robe grenat très profonde, au nez complexe, riche et légèrement toasté. En bouche, le boisé est perceptible, mais sans agressivité et devrait se fondre rapidement. C’est un vin concentré, fruité avec de belles nuances d’olives et de fruits noirs.

    Cépages : 95% sangiovèse grosso et 5% colorino

    Il est fait pour évoluer favorablement une quinzaine d’années.


  • ÉPUISÉ – Zeni Amarone Della Valpolicella Classico DOCG 2011 (0,75L)

    amarone_classico_valpolicellaLa zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Technique de l’Amarone

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient, bien sûr, une concentration des extraits secs, des sucres et de l’acidité.

    Les raisins (Corvina 60% – Rondinella 30% – Molinara 10%) ont été récoltés manuellement à pleine maturité à la fin du mois de septembre 2011
    Après une durée de passerillage d’environ trois mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie, les raisins ont été pressurés au mois de décembre 2011.
    Macération de 3 à 4 semaines avec fermentation alcoolique des moûts en cuves inox.
    Fermentation malolactique en foudres.
    Élevage de 2 ans en foudres de 50 hectos.
    Date d’embouteillage : mars 2014.

    Durée de conservation prévisible  : 20 ans minimum.

    Le vin présente une robe rubis profond avec une petite trace d’évolution. Au nez, c’est ce que j’appelle le « grand bouquet classique » de l’Amarone : c’est à la fois une synthèse entre une fraîcheur aromatique évoquant les fruits noirs très mûrs et un côté floral, sur la rose , les épices douces, le tabac blond, avec une petite nuance balsamique.

    En dépit de sa puissance alcoolique élevée, ce vin développe une palette aromatique toute en séduction, sans aucune violence, ce qui pourrait le rendre redoutable entre des mains inexpérimentées…

    Le millésime 2011 est plutôt un millésime de type « solaire » comme 2009 et 2003 mais il garde toute sa fraîcheur aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool acquis :   %/vol
    Acidité totale :   ‰
    Sucres résiduels :   g/L
    pH :
    Acidité volatile :   ‰

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.


  • Barbaresco DOCG Cru Ovello 2009 Riserva (Produttori del Barbaresco) (0,75L)

    Posté dans par admin

    barbaresco-ovelloLes Produttori del Barbaresco sont des partenaires historiques de Dionis avec qui nous avons commencé une collaboration en 1990. Ils produisent des grands vins de l’appellation Barbresco à 100% du cépage Nébiolo. Nous avons des souvenirs émus des grands millésimes 1982 et 1985.
    Plus récemment, l
    es 2005 Riserva Crus Asili, Rio Sordo et Montestefano ont connu un joli succès mais sont hélas maintenant totalement épuisés.

    Tout comme les Barolos voisins, ces vins se déclinent en crus, vinifiés séparément les grandes années, afin de souligner les caractéristiques exceptionnelles de leurs terroirs.

    Ce sont des nectars de grande gastronomie à la palette aromatique noble, qui arrivent à leur plénitude vers 10 ans d’age, mais qui se conservent allègrement 15 à 20 ans.
    Ils sont d’un usage et d’un esprit comparables aux Barolos, avec un côté plus féminin..
    J’ai dégusté récemment une bouteille issue de notre vinothèque (Barbaresco Rio Sordo 1985) encore en pleine forme.

    Issu d’un millésime exceptionnel, de grande concentration, le 2009 cru Ovello présente une texture délicate presque féminine tout en étant très savoureuse et tannique et finissant en queue de paon.

    C’est typiquement un vin d’accompagnement destiné à la table.
    Belle bouteille à boire entre 2017 et 2030.
    appellation_barbaresco
    Cliquez sur la carte pour l’agrandir.
    Barbaresco_mai2016
    Aspect du vignoble de Barbaresco, le 21 mai 2016.


  • News : 29 avril 2014 : Retour Vinitaly (suite)

    Orliénas, le 29 avril 2014,

    Les journées sur le salon du Vinitaly se sont déroulées du lundi 7 avril au mercredi 9 inclus de 9h30 du matin à 17h. Journées épuisantes mais productives !

    Pipoli_Bianco_Greco_Fianofarnese-cerasuoloVesevo Aglianico Beneventano IGT 2010Les dégustations des vins du groupe Farnese ont permis d’identifier pour le domaine Pipoli (région Basilicate) un excellent vin blanc 2013 élaboré à partir des cépages Greco et Fiano, à la bouche tendue et marquée par des arômes floraux et végétaux tout à fait originaux. C’est bon !

    Pour les Abruzzes, j’ai noté comme très souvent, un délicieux Cerasuolo d’Abruzzo 2013 (vin rosé). La couleur est splendide, sortant du lot de ce que nous connaissons en matière de vins rosés. La bouche présente une belle matière et une grande fraîcheur aromatique, affichant seulement 12,5 % d’alcool.

    Pour les rouges du groupe Farnese, une mention pour le domaine Vesevo et son Aglianico Beneventano IGT 2010.

     

     

     

     

     

     

    11filariConcernant San Marzano dans les Pouilles, j’ai dégusté un certain nombre de vins et notamment des cuvées spéciales comme la collection Cinquanta (les cinquante ans de la cave) élaborée avec de très vieilles vignes du millésime 2010. Je n’ai, je dois le dire, pas été convaincu, le vin présentant à mon sens un niveau de boisé beaucoup trop élevé, détruisant l’harmonie du fruit.

    En revanche, la cuvée de Negroamaro « F » 2010, issue des plus vieilles vignes de la cave, est d’un équilibre général impressionnant.

    J’ai pu déguster le Primitivo di Manduria Dolce Naturale 11 Filari 2011. C’est un vin vraiment séducteur, offrant des tanins veloutés et une fraîcheur aromatique convaincante en dépit de 70g de sucres résiduels.

     

     

     

     

     

    barbaresco-ovelloUn passage chez les Produttori del Barbaresco (Piemont DOCG) permet de déguster le Barbaresco 2010, issu de l’assemblage de l’ensemble des crus. Je dois dire que je ne suis pas enthousiaste. Par une bouche certes puissante, mais à la limite de l’alcooleux, ainsi qu’un certain manque de chair.
    En revanche, belle surprise avec un Barbaresco Riserva cru Ovello 2009 à la texture délicate presque féminine tout en étant très savoureuse et tannique et finissant en queue de paon. Belle bouteille.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une petite visite en Sicile chez notre vieil ami « Don Rosario » de chez Rudini, nous permet de déguster en avant-première les deux cuvées de Moscato di Noto 2013

    Moscato di Noto Vendemmia Tardiva Baroque 2013, éclatant de fruit et d’une élégance à couper le souffle (140g de sucres résiduels)
    Moscato Passito di Noto Scaramazzo 2013. En dépit de 170g de sucres résiduels, il n’y a aucune lourdeur dans ce liquoreux naturellement doux de haut vol. Bravo !

    Don Rosario di Pietro à Verona, le 8 avril 2014 exhibant fièrement son diplôme.
    Don Rosario di Pietro à Verona, le 8 avril 2014 exhibant fièrement son diplôme.
    De gauche à droite : Jean-François Ragot et Don Rosario di Pietro,  8 avril 2014 à Verona.
    De gauche à droite : Jean-François Ragot et Don Rosario di Pietro, le 8 avril 2014 à Verona.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce sera tout pour aujourd’hui. Suite du compte-rendu Vinitaly 2014 : mardi 6 mai 2014.

    JF


  • Zeni Recioto Della Valpolicella Classico Vigne Alte DOCG 2013 (0,75L) vin rouge naturellement doux

    zenirecioto2010La zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Vous savez sans doute que l’Italie s’est fait une spécialité des rouges naturellement doux. C’est une catégorie de vins dont la vinification est délicate, ce qui explique peut-être pourquoi nos vignerons français ne s’y intéressent pas beaucoup…

    Le Recioto della Valpolicella est un véritable vin de paille élaboré à partir du séchage de trois catégories de cépages indigènes principalement : Corvina, Corvinone et Rondinella. Il existe également d’autres cépages secondaires : Croatina,  Molinara et Oseleta

    Lorsqu’on poursuit les fermentations plus avant, on obtient le fameux Amarone della Valpolicella, vin rouge somptueux et sec, mais à la richesse alcoolique redoutable…

    La cuvée Zeni Vigne Alte 2013 a été vinifiée à partir du passerillage durant quatre mois, dans des locaux aérés, des raisins Corvina 70%, Rondinella 20%, Molinara 5% et Oseleta 5%. Les raisins, dans un état sanitaire impeccable, ont été pressurés à la fin du mois de janvier 2014.

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    Alcool acquis :   %/vol
    Acidité totale :   ‰
    Sucres résiduels :   g/L
    pH :

     La robe de ce vin est magnifique, d’un beau grenat assez peu évolué. Le nez s’ouvre sur des fruits noirs très murs, avec de belles nuances épicées et de tabac du Transvaal. La bouche est particulièrement veloutée et fruitée, sur la cerise noire et la mure sauvage . Belle longueur, sur des tanins fins.
    Véritable « vin de culture »,  absolument délicieux, à déguster pour lui-même comme « vin de méditation » ou en accompagnement de desserts au chocolat ou aux fruits noirs .
    Il est apte à une assez bonne garde de quelques années.

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.

     


  • Brunello di Montalcino DOCG 2007 Tenuta Il Poggione (0.75L)

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    Dans cette partie du sud de la Toscane, le Brunello di Montalcino peut être considéré comme une « invention » récente. On ne peut pas en effet parler de tradition multiséculaire pour ce vin. C’est vers 1870 que le vigneron Ferruccio Biondi-Santi a commencé à planter un clone spécifique du cépage Sangiove Grosso, connu sous le nom de Brunello. Il avait observé qu’il produisait des grains plus petits et qu’il opposait une plus grande résistance au phylloxera qui ravageait alors les vignobles.
    Contrairement aux traditions locales d’alors, cet innovateur décida de laisser vieillir le vin issu de ce cépage quatre années en tonneau de chêne, cet élevage étant lui-même suivi d’un séjour en bouteille.
    Le premier grand millésime officiel de ce vin est le 1888. Il en resterait parait-il encore quelques bouteilles toujours en forme…
    Le fameux baron Luigi Ricasoli, celui-là même qui a posé les règles d’élaboration du Chianti déclarait lors d’une dégustation en 1930 qu’il lui semblait impossible en Toscane d’atteindre une pareille longévité en dehors de cettre zone de Montalcino .

    Le développement de cette appellation est assez récent. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, le terme Brunello restait une spécialité exclusive de la famille Biondi-Santi et il faudra attendre les années 70 pour que ce terroir prenne son essor (seulement 65 hectares de vignes plantés à cette époque). La consécration interviendra en 1980 avec la DOCG (Denominazione di Origine Controllata e Garantita).

    Ce vin est produit exclusivement dans le territoire communal de Montalcino sur des collines qui peuvent atteindre au maximum 667 m d’altitude, ce qui est un facteur qualitatif supplémentaire dans cette région très chaude en été.

    Le terroir est composite (marnes argileuses, sable et même tuf d’origine volcanique etc…).

    Il y a actuellement 270 domaines inscrits pour environ 1 350 hectares plantés. La qualité devrait toujours être très élevée eu égard au prix du vin. Ce n’est pas toujours le cas hélas, certains domaines produisant des vins dilués et indignes de leur catégorie. Ce phénomène n’est malheureusement pas une exception à Montalcino…

    Le Domaine IL POGGIONE situé à Sant’ Angelo In Colle a été fondé à la fin du XIXème siècle. Il couvre actuellement une surface de vignes de 125 hectares. Il est la propriété de Leopoldo et de Livia Franceschi.
    Nous avons le plaisir et l’honneur de collaborer avec ce domaine dont la qualité des vins ne nous a jamais déçue, depuis 1990. Loin du clinquant à l’américaine de certains autres domaines de la région, il est géré maintenant par Alessandro Bindocci et sa soeur Francesca. Les vins sont d’une remarquable régularité, y compris le deuxième vin (Rosso Di Montalcino DOC) dont nous distribuons actuellement le millésime 2011.
    Le millésime 2007 a donné des vins de bonne concentration avec des tannins assez souples. Il est actuellement presque arrivé à maturité.

    Les chais du domaine Il Poggione.

    brunellodimontalcino2007BRUNELLO DI MONTALCINO 2007

    Élevé trois ans en foudre de chêne de l’Allier (de 30 à 50 hectolitres de capacité), il présente une robe grenat sombre et brillante. Au nez, ce sont de subtiles tonalités de fruits noirs (myrtille, cassis) et de cacao. On note aussi quelques nuances de cuir de Cordoue. La bouche est imposante, profonde et complexe. Le vin est marqué par des arômes balsamiques et empyreumatiques. Il évoque également les épices, la fourrure et le tabac du Transvaal. Sa puissante structure tannique ne nuit pas à sa remarquable finesse, mais laisse envisager une assez longue évolution. Je classerai le millésime 2007 en Toscane dans les très bonnes années. Le 2007 sera plus vite prêt que le 2006.
    Alcool : 14,5%/vol

    Les amateurs pressés peuvent déjà commencer à le déguster. Toutefois il gagnera grandement à être oublié quelques années en cave et il devrait évoluer favorablement sur une quinzaine d’années.

    Une grappe de Sangiovese Grosso – « Brunello »

     

    les vignobles du domaine Il Poggione en Toscane au coeur de l’été.

  • ÉPUISÉ – Chianti Rufina DOCG 2010 Fattoria di Basciano (0,75L)

    Posté dans par admin

    CHIANTI RUFINA DOCG 2006

    Un petit mot tout d’abord sur le Chianti, vin universellement connu et tellement galvaudé…

    La zone d’appellation Chianti est considérable, la production atteint en moyenne un million d’hectolitres par an pour 16800 hectares en production. (à titre de comparaison, la surface totale du Beaujolais est de 22 000 ha pour une production de 1.2 millions d’hectolitres).

    La zone d’appellation Chianti se situe au cœur de la Toscane, au sud et à l’est de Florence. L’aire DOCG se divise en huit zones géographiques distinctes, qui peuvent accoler leur nom au vin :
    – Chianti Classico (qui possède son propre statut DOCG, délimité à partir de 1716)
    – Chianti Montalbano
    – Chianti Rufina, (rien à voir avec Rufino, qui est une marque commerciale)
    – Chianti Colli Fiorentini
    – Chianti Montespertoli
    – Chianti Colli Senesi
    – Chianti, Colli Aretini
    – Chianti Colline Pisane

    Certains Chiantis peuvent également être étiquetés sans autre information particulière, mais il vaut mieux être prudent…
    Sous la dénomination Chianti, se dissimulent une variété considérable de terroirs, de cépages et par conséquent de vins, qui vont de l’exceptionnel au véritablement infâme…
    Ayant toujours beaucoup fréquenté l’Italie et ceci depuis mon enfance, j’ai le souvenir de « fiascos » de deux litres laissant au malheureux buveur un souvenir impérissable… ce temps est heureusement révolu .
    Le principal cépage est l’excellent Sangiovese, que l’on retrouve un peu partout dans toute l’Italie Centrale. Il peut être utilisé seul, mais le plus souvent en association avec le Canaiolo nero, le Trebbiano toscano et la Malvasia Nera pour ne citer que les principaux. De plus, on peut adjoindre jusqu’à 15% de Merlot ou de Cabernet-sauvignon à l’assemblage final.

    La zone des Chianti Rufina quant à elle, a une tradition de qualité très ancienne et le niveau peut être excellent. Elle s’étend sur des collines à l’Est de Florence. Les vignes peuvent être assez élevées, plantées sur un terroir formé de remarquables marnes calcaires que l’on appelle localement « galestro ».
    Grâce à une bonne acidité, les vins conservent longtemps fraîcheur et finesse.

     

    Composée de 93% de Sangiovese, 5% de Canaiolo et de 2% de Colorino , la vendange a macérée environ 15 jours en cuves ouvertes. Affinage pour une partie des vins, en barrique durant six mois.

    Robe rubis, profonde et dense, presque grenat. Le nez est puissant, un peu sauvage, avec une belle fraîcheur où l’on distingue les fruits rouges et noirs, ainsi que la violette. En bouche, le vin est structuré, tannique, aromatique et harmonieux.
    L’année 2010, à la climatologie un peu capricieuse, nous a donné un vin moins solaire qui devrait se conserver de nombreuses années sans problème.

    Ce n’est pas un vin marketing comme tant de Chiantis « bordeaulisés » au Cabernet sauvignon et au Merlot à la mode Parker…
    C’est un produit qui respecte la culture originelle de sa région de production.