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  • La perle de Moldavie : le Cotnari

    Orliénas, le 19 décembre 2017,

    Il y a eu très peu d’informations sur ce dossier depuis trois ans, mes derniers contacts avec la région de Cotnari remontants au mois de septembre 2016. Pour le moment, toujours rien de positif !
    Le petit producteur sur qui nous comptions fin 2013 pour faire avancer ce dossier, Ioan Târgovatu est hélas décédé… Le découragement nous a doucement rejoint, Titi Babusanu et moi-même.
    Le Cotnari a été avec le Tokaji un des étendards de Dionis durant les années 90 et 2000. Il nous a donné à nos clients et à nous-même beaucoup de satisfactions œnologiques.
    A ce jour, il n’y a pas d’autres possibilités que d’acheter à l’ex-« combinat » de tristes vins au caractère industriel marqué… Bien entendu, je me refuse absolument à ce pis-aller, mais je dois hélas acter que le retour tant souhaité du Cotnari chez Dionis demeure à ce jour un échec et probablement l’unique véritable échec enregistré depuis le début de notre aventure œnologique en 1985.

    Terminons toutefois par une note positive : je ne perds pas toutefois tout espoir et continue de loin en loin mes investigations.


    Orliénas, le 25 novembre 2014,

    Mon dernier voyage en novembre, m’a permis de faire le point sur le millésime 2014 en Europe Centrale, dont les dernières vendanges se sont déroulées jusqu’à la fin du mois d’octobre.
    Mais pour commencer petit flash-back concernant le vignoble de Cotnari (Roumanie / Moldavie).
    J’avais écrit à la fin du mois de juillet 2014 que la situation sanitaire du vignoble n’était pas excellente malheureusement. De nombreuses parcelles étaient affectées par l’oïdium, le mildiou, mais également par des arachnides. On estimait alors que la moitié de la production était touchée par ces maladies.
    La situation est allée hélas de mal en pis et il n’a pas été possible d’obtenir des raisins Grasa et Tamiioasa romaneasca en état sanitaire convenable.
    Bien entendu, nous n’entendions pour ce premier essai de vinification de vin de Cotnari, n’acheter que des raisins en surmaturité de haute qualité. Face à une situation défavorable, nous avons décidé d’annuler notre projet pour 2014 et ceci dès la fin du mois d’août.

    Si les conditions le permettent nous tenterons bien sûr l’expérience en 2015.
    Nous vous tiendrons informés de l’évolution de ce dossier qui nous tient à coeur.


    Orliénas, le 22 Juillet 2014,

    Quelques informations sur Cotnari : la situation sanitaire du vignoble en ce mois de juillet 2014 n’est pas excellente malheureusement. De nombreuses parcelles sont affectées par l’oïdium, le mildiou, mais également par des arachnides. On peut estimer actuellement que la moitié de la production est touchée par ces maladies.
    Il est par conséquent encore difficile d’évaluer ce que sera la vendange. Ceci dépendra en grande partie des conditions météorologiques de prochaines semaines.

    Bien entendu, nous n’entendons acheter que des raisins en surmaturité de haute qualité. Si les conditions ne le permettent pas cette année, nous devrons attendre avec regrets 2015.

    Nous vous tiendrons informés de l’évolution de notre dossier.

    État du vignoble de Cotnari en Juillet 2014.
    État du vignoble de Cotnari en Juillet 2014.
    État du vignoble de Cotnari en Juillet 2014.

    Orliénas, le 18 novembre 2013,

    Nous revenons sur le vignoble de Cotnari (voir nos news du 23 octobre 2013).
    Nous vous invitons à visionner les interviews du 30 octobre 2013 de Titi Babusanu en compagnie du petit producteur Mihail Varzari. Elles vous apporteront un éclairage peu connu de ce vignoble historique et mythique tombé dans l’oubli depuis globalement le XIXème siècle et la crise du phylloxera.
    La surface du vignoble de Cotnari s’élève à ce jour à environ 1 400 ha.

    Nous sommes décidés à tenter de relancer une petite production de ce vin par le biais de la fourniture principalement de raisins Grasa et Tamiioasa Romaneasca de haute qualité, achetés aux petits producteurs qui voudront bien s’associer à cette opération. Je confirme que le grand viticulteur ami de Rust (Autriche / Burgenland) Bruno Landauer est très intéressé par ce projet et prêt à le rejoindre.


    Orliénas, le 13 novembre 2013,

    Dans la news du 23 octobre, j’ai évoqué la situation calamiteuse qui règne dans la région de Cotnari, le marché étant dominé par l’ex-monopole qui contrôle au moins 95% de la production de raisins.
    Je suis arrivé aux portes de la zone viticole de Cotnari le mercredi 30 octobre 2013 à 9h, après 2 400 km de voyage. J’ai retrouvé là notre « interface locale », l’excellent et sympathique œnologue Titi Babusanu. Comme je l’ai expliqué déjà dans ma newsletter du 23 octobre, la problématique dans cette zone est de tenter de créer une nouvelle dynamique à partir de petits producteurs,  pour échapper à la « rationalisation par le bas », qui est la politique dominante mise en œuvre par les dirigeants de l’ex-ferme d’état.

    Pour être franc, nous repartons de très loin… Que ce soit Dionis ou Titi Babusanu, nous sommes considérés par eux comme persona non-grata… Nos demandes de rendez-vous ont été déclinées de manière très désagréable. Plus grave, notre excellent ami, Ioan Bilius,  avec qui nous avons fait un travail formidable de 1990 à 2002 a probablement subi des pressions de la part du « monopole » et a piteusement prétexté un déplacement dans la région pour ne pas nous recevoir… C’est dire l’ambiance qui règne dans cette région, où l’ex-monopole qui fournit du travail à toute la zone, a laissé cette dernière dans un état apparent voisin du fameux « socialisme réel » des années 80…
    Contrairement, à l’ensemble de la Transylvanie, de la Valaquie et d’une grande partie de la Moldavie, il n’y a, par exemple, aucune possibilité de dormir où même de manger à Cotnari. L’esprit d’initiative est totalement annihilé aujourd’hui encore en 2013, par des pratiques d’une autre époque, aux relents mafieux. il faut rajouter à cela le côté un peu fataliste et indolent de la population demeurée imprégnée par l’influence ottomane jusqu’à la fin du XIXème siècle.

    Nous avons rencontré deux petits producteurs : Mihai Varzari (le plus gros des petits producteurs avec 50 ha) et Ioan Târgovatu.
    La dégustation chez le premier nous a permis de faire le tour d’une production très « artisanale », avec des moyens techniques limités (absence de capacité de refroidissement entre autres et stockage rudimentaire). Nous avons dégusté des Chardonnay, Sauvignon, Feteasca Alba, Frincusa et Grasa. Il est clair que ces vins souffrent d’un manque total de netteté, due à une hygiène sommaire et à un excès de sulfitage (So2).
    Nous avons eu la surprise de retrouver chez Mihai Varzari une ancienne connaissance de 2002 de Cotnari SC SA (l’ex-monopole) Eugen Cojocariu, prétendument œnologue de ce petit domaine et très certainement envoyé « en sous-marin » par la direction du monopole… Ah l’esprit de la « Securitate » n’est jamais bien loin encore…
    Nous avons évoqué avec Mihai Varzari la possibilité de mettre en œuvre une sélection parcellaire de Grasa pour la vendange 2014, avec pour but de vinifier de 10 à 20 Hl de Grasa moelleux et peut-être de Tamiioasa avec des moyens modernes dont le froid et la filtration stérile. Cette possibilité nous est offerte par Titi Babusanu qui possède une unité de micro-vinification dans la ville de Iasi, à 60 km de Cotnari.

    La visite et la dégustation chez le deuxième petit producteur, Ioan Târgovatu a été beaucoup plus proche de nos critères. Sa petite cave extrêmement propre nous a très favorablement impressionnés. N’ayant pas comme Mihai Varzari la technologie adéquate pour vinifier des vendanges tardives de Cotnari Grasa ou de Tamiioasa, il s’est orienté vers une toute petite production de vins blancs secs Feteasca Alba, Feteasca Regala, Frincusa, Grasa et Tamiioasa Romaneasca. Tous ces vins du millésime 2013 étaient nets, purs et plutôt bien vinifiés. Une mention particulière pour son 2013 Feteasca Regala.
    Ioan Târgovatu est d’accord pour identifier des parcelles de Grasa et Tamiioasa chez ses collègues de la région avec une orientation « vendanges tardives ». Il pourrait être très efficace pour l’achat et la collecte des raisins conformes à nos critères.

    Voila, nous avons lancé le ballon et il faut attendre maintenant qu’il retombe. Affaire à suivre !

    Je rajouterai in fine que notre ami et partenaire autrichien Bruno Landauer serait intéressé pour être de la partie.

    Le vignoble de Cotnari, le 30 octobre 2013.
    La cave de Ioan Târgovatu, le 30 octobre 2013.
    De gauche à droite : Titi Babusanu et Ioan Târgovatu, le 30 octobre 2013.

    Orliénas, le 12 novembre 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,Je suis de retour depuis hier soir, après un voyage de près de 6500 km à travers 8 pays d’Europe centrale. Je ramène bien entendu une grosse masse d’informations qui vous sera délivrée au fur et à mesure à la fois sur le site et sur notre blog.
    La partie la plus complexe concerne la Roumanie, dont la viticulture dans sa très grande majorité est encore très éloignée de nos normes européennes. Je me suis rendu à Cotnari (extrême nord-est de la Roumanie), dans l’ancienne principauté de Moldavie. (A ne pas confondre avec la République indépendante de Moldavie, appelée aussi Moldova ou Bessarabie)
    La dégustation des vins m’a permis d’extraire deux lots dans l’excellent millésime 2008, qui a été vendangé la première quinzaine d’octobre. Le but d’internet étant la diffusion d’images, je vous renvoie à la vidéo que j’ai réalisée sur place dans la cave de la société Vinia à Cotnari même le lundi matin 3 novembre 2008.
    J’espère que nous allons pouvoir faire embouteiller au moins une des deux cuvées sélectionnées : le Grasa CIB et le Tamiioasa Romaneasca. Ça pourrait se faire vers la fin du mois de janvier 2009, mais vous voyez que je suis très prudent, ayant été déjà échaudé…

    L’équilibre du Grasa 2008 dégusté est de plus de 80g de sucre résiduel, environ 12% d’alcool et 9.1‰ d’acidité. Ce sont des paramètres analytiques excellents.
    Le Tamaiioasa quant à lui, présente des caractéristiques proches en matière de sucre résiduel et d’alcool acquis, avec une acidité de 7.6‰.Mon dernier voyage à Cotnari remontait à novembre 2004 et m’avait permis alors de sélectionner notre cuvée Château Cotnari, Grasa CIB 2003. Tout a une fin, et il nous reste moins de 300 bouteilles de ce joli vin. J’espère avoir trouvé son remplaçant. Les vins de 2008, à mon avis, seront aptes à une garde d’un vingtaine d’années dans une bonne cave.Dans la suite de la dégustation, nous avons pu apprécier un bon Pinot Gris moelleux 2008 de Cotnari, vif et même un peu acidulé. Un Feteasca Alba 2008 moelleux présentait une palette aromatique intéressante, hélas « cassé » par un taux de SO2 (souffre) beaucoup trop élevé. C’est un des grands problème encore en Roumanie où l’on a tendance à utiliser très souvent, par précaution, les doses maximales autorisées par la législation européenne.
    Une surprise avec un cépage Muscat rosé traditionnel de la Moldavie le Busiioaca de Bohotin 2008. C’est un vin moelleux complètement original avec 12.3% d’alcool, 51g de sucre et une acidité revigorante de 7.9‰. Il est très fruité, avec un côté moelleux subtil, une touche végétale et une certaine élégance dans l’ensemble.Dans cette vaste dégustation d’une vingtaine de vins, nous avons eu le plaisir de re-déguster des vieux vins de Cotnari : un Tamiioasa Romaneasca CIB 1995, très bien évolué avec de beaux arômes de cire d’abeille et d’encens, ainsi qu’un Cotnari Grasa 1987 admirablement bien conservé et évolué avec son inimitable touche mentholée. Nous avons vendu par le passé ces deux références et si d’aventure il vous restait quelques bouteilles dans votre cave (je m’adresse bien entendu aux anciens clients de Dionis) n’hésitez pas à déboucher !

    Campagne traditionnelle moldave. Cotnari le lundi matin 3 novembre 2008.
    Les vignobles de Cotnari avec en fond le « Château Cotnari » le lundi matin 3 novembre 2008.
    Dégustation du millésime 2008 le lundi matin 3 novembre 2008. De droite à gauche : Mihai (le maître de chais), Titi Babusanu (Responsable commercial et marketing de Vinia), et votre serviteur…
    Cuvée 2008 de Cotnari Grasa CIB le 3 novembre 2008.

    Petit Dossier historique sur Cotnari

    Un nectar oublié, redécouvert et offert aux amateurs de vins rares par DIONIS.
    Perle de la couronne, cousin éloigné du Sauternes, rejeté au delà de l’arc des Carpates aux confins de la Roumanie et de l’Ukraine, dans l’ancienne Principauté roumaine de Moldavie, le COTNARI, m’a rapidement convaincu que son ancestrale réputation pouvait être encore tout à fait justifiée. Adulé aux XVIIIème et XIXème siècles, alors que sa superficie n’excédait guère 350 hectares, (le cœur du cru produisant aujourd’hui encore les meilleurs vins), le vignoble de Cotnari couvrirait actuellement, si l’on se fie aux statistiques locales, plus de 2000 hectares.

    Historiquement, la première mention avérée de ce vin doré à reflets verts, nous la trouvons dans un ouvrage paru à Venise en 1441 et l’on signale déjà son prix particulièrement élevé. Julien n’hésite pas à écrire que les vins de Cotnari « figurent parmi les meilleurs du globe ».
    Dans un ouvrage paru à Londres en 1900, intitulé Rumania, l’auteur G.Benger est tout aussi dithyrambique : « bien soigné, le puissant vin doré de Cotnari devient en effet un vin noble semblable au TOKAJI, mais plus généreux et plus sec. Le Cotnari vieilli est tout à fait sain, extrêmement impétueux avec beaucoup d’arômes et ressemblant au vin de Malaga d’Espagne ». Il était traditionnellement exporté vers la Russie, la Pologne et l’Autriche, sans oublier les beaux établissements parisiens sous le Second Empire, où il était connu sous le nom de « Perle de Moldavie ».
    Après le douloureux intermède du phylloxéra à l’aube du XXème siècle, les vignobles seront vite reconstitués et les vins distingués par des grands prix à Bruxelles en 1934, Paris en 1935 et New York en 1937.

    Une grappe de raisin Grasa botrytisée. (pourriture noble)

    Le plus important de tous, pour la qualité des vins qui en sont issus, le GRASA (35 % de la zone viticole) n’est pas sans rappeler le FURMINT hongrois. C’est le seul apte à produire de grands vins liquoreux de pourriture noble. Il ne gagne pas à être assemblé aux autres cépages et son potentiel de conservation dépasse largement trente ans pour les meilleures années. Le cépage aromatique TAMAIIOASA ROMANEASCA ou BUSUIOACA DE MOLDOVA couvre 10 % du vignoble. Il est proche du Muscat à petits grains et est généralement vendangé tardivement, passerillé mais non botrytisé.Viennent ensuite le FETEASCA-ALBA, pour 35% de la surface, moins intéressant à mon sens, car manquant souvent de « feu » et d’acidité. Les 20% restants sont consacrés à un autre cépage indigène, le FRINCUSA, donnant des blancs secs de soif, vifs et peu alcoolisés.

    Cîrjoaia (Cotnari) en mars 1996
    Jean-François Ragot à Cîrjoaia (Cotnari) en mars 1996.
    Jean-François Ragot à Cîrjoaia (Cotnari) en mars 1996.
    Les vignobles de Cotnari en octobre 2002.
    Cîrjoaia (Cotnari) en octobre 2002.
    Aspect très traditionnel des vignobles de Cotnari en octobre 2002.
    Le chateau cotnari et ses vignobles en octobre 2002.
    Les vignobles de Cotnari en octobre 2002.

    Les structures économiques viti-vinicoles ont relativement peu évolué depuis la disparition du système collectiviste. Contrairement à Tokaji où se sont créés de nombreux domaines, issus du démantèlement des coopératives et de la Ferme d’ État, la presque totalité du vin est produit à Cotnari par l’ancienne Ferme d’ État. Officiellement, elle a été « privatisée » en 1998, en fait, partagée entre les salariés…

    Ce curieux système n’a hélas pas permis l’apport de capitaux et de technologie occidentale.
    Il y a cinq ans environs, j’avais évoqué dans une Lettre de Dionis les très importantes destructions que le vignoble avait subi consécutivement au froid polaire de l’hiver 1997. Une partie du vignoble a été replantée avec des moyens archaïques et les rendements restent très irréguliers.Pour conclure, nous nous sommes livrés à une rétrospective des millésimes que nous avons eu le plaisir de vous faire découvrir depuis 1990 , première année où nous avons importé ces vins.
    Le 2000 est le onzième millésime de Grasã vsoc-cib (sélection de grains nobles).
    Il a été précédé chez Dionis des millésimes 1966; 1969; 1977; 1978; 1982; 1987; 1988; 1989; 1991; 1993 en Grasã et 1990; 1993; 1995 en Tamaiioasa Romanesca. Ceux parmi vous qui disposeraient d’une verticale de ces brillants millésimes sont bien plus riches que nous…


    La saga du Cotnari-Grasa vsoc cib 2003…

    Pour ceux d’entre vous qui lisent «  La Lettre de Dionis » attentivement (ils sont nombreux, je le sais !) vous avez pu suivre la saga que constitue la collaboration avec cette région viticole très éloignée de tout, depuis le départ à la retraite en janvier 2003, de mon ami et très ancien partenaire, Ioan Bilius .
    Lors de ma visite à la propriété du 1 er Novembre 2004, j’avais « identifié » une petite et excellente cuvée de Grasa vsoc cib 2004.En roumain, «  cib » signifie : «  Cules la innobilarea boabelor » soit la traduction exacte en français de : «  sélection de grains nobles ». . Je l’avais alors réservée pour une mise en bouteille vers la fin du printemps 2005. Quelle ne fût pas ma surprise de constater que l’échantillon expédié alors, ne correspondait plus du tout à celui dégusté à la propriété ! Devant mes interrogations véhémentes et persistantes, j’ai fini par découvrir le « pot aux roses » ! « Notre » vin avait servi de « vin médecin » pour renforcer une moyenne qualitative de production, un peu faible…
    Se mettre en colère est une chose, tout recommencer pour identifier une nouvelle cuvée en est une autre…Je suis donc remonté sur mon cheval, avec pour objectif cette fois ci, le millésime 2003
    Cette nouvelle cuvée, enfin identifiée, a été embouteillée, les bouteilles étiquetées et les cartons palettisés. Les vins sont maintenant prêts et devraient être disponibles dans notre entrepôt avant la fin Janvier.

    Éléments analytiques du Cotnari-Grasa vsoc cib 2003
    •  Alcool : 12% vol
    •  Sucres résiduels : 55 gr/l
    •  Acidité fixe : 6.3‰

    Nous retrouvons dans ce vin plus moelleux que liquoreux, de la finesse, des arômes complexes de rose et de fruit blanc, avec cette nuance mentholée caractéristique du cépage Grasa. C’est un excellent vin pour l’apéritif présentant dans sa catégorie un bon rapport qualité-prix.

     

     

     


  • News : 25 novembre 2014 : premier bilan vendanges 2014 en Europe Centrale et centro-orientale.

    Orliénas, le 25 novembre 2014,

    Mon dernier voyage en novembre, m’a permis de faire le point sur le millésime 2014 en Europe Centrale, dont les dernières vendanges se sont déroulées jusqu’à la fin du mois d’octobre.
    Mais pour commencer petit flash-back concernant le vignoble de Cotnari (Roumanie / Moldavie).
    J’avais écrit à la fin du mois de juillet 2014 que la situation sanitaire du vignoble n’était pas excellente malheureusement. De nombreuses parcelles étaient affectées par l’oïdium, le mildiou, mais également par des arachnides. On estimait alors que la moitié de la production était touchée par ces maladies.
    La situation est allée hélas de mal en pis et il n’a pas été possible d’obtenir des raisins Grasa et Tamiioasa romaneasca en état sanitaire convenable.
    Bien entendu, nous n’entendions pour ce premier essai de vinification de vin de Cotnari, n’acheter que des raisins en surmaturité de haute qualité. Face à une situation défavorable, nous avons décidé d’annuler notre projet pour 2014 et ceci dès la fin du mois d’août.

    Si les conditions le permettent nous tenterons bien sûr l’expérience en 2015.
    Nous vous tiendrons informés de l’évolution de ce dossier qui nous tient à coeur.

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    Trittenheim (Moselle centrale), le 6 novembre 2014
    IMG_0191
    Moselle Centrale, le 6 novembre 2014.
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    Oestrich (Rheingau) avec en fond à gauche, le château Johannisberg, le 7 novembre 2014.
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    jean-François Ragot et Bruno Landauer à Rust (Burgenland/Autriche), le 17 novembre 2014.
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    Vignobles de Spitz dans la Wachau (Vallée du Danube/Autriche), le 18 novembre 2014.

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    Mais revenons-en à ce que nous avons observé ce mois de novembre 2014 en Europe Centrale.
    Globalement, les conditions sanitaires des vignobles ont été rendues périlleuses par suite de précipitations importantes qui se sont déroulées dans la plupart des régions durant tout l’été.
    Ceci est valable pour la région de Tokaj où il a fallu procéder à des tris extrêmement sévères, entrainant une élimination de plus de la moitié des raisins.
    Cette situation a toutefois été favorable aux bons vignerons, car la pourriture noble s’est répandue de manière assez égale sur l’ensemble du territoire de l’appellation.
    L’aspect crucial du tri des raisins consiste à ne pas mélanger des raisins atteint de pourriture noble, avec d’autres atteint de pourriture grise et autre pourriture aigre.
    Je peux dire qu’il devrait y avoir quelques vins de haute qualité, voire de qualité exceptionnelle, mais en quantité très limitée. Ces vins seront dotés d’une vigoureuse acidité.
    Le même phénomène ou presque a été observé à Rust (Burgenland/ Autriche). Les pluies de fin d’été et début d’automne ont eu un impact négatif sur la vendange des vins moelleux.
    Bruno Landauer est assez désespéré par cette vendange représentant moins de la moitié d’une année normale.
    Si les vins blancs secs issus des cépages welschriesling, weissburgunder et chardonnay qui ont été vendangés tôt sont tout à fait correct, ils sont en tout état de cause plus légers qu’habituellement. Leur acidité naturelle est plus élevée que d’habitude.
    Le cépage qui a le plus souffert à notre plus grand regret est le gewurztraminer. Bruno a vendangé 1400 litres au lieu des 6000 litres habituellement…
    Pour l’instant nous n’en parlerons pas plus et vous tiendrons informé de l’évolution du vin.
    Tout comme à Tokaj, un botrytis cinéréa intense lui a permis d’élaborer quelques cuvées de liquoreux avec des acidités incroyables. Du jamais vu pour lui depuis qu’il est à la tête du domaine familial.

    Dans la vallée du Danube, à Vienne et dans le Weinviertel, la vendange se présentait très bien jusqu’à la mi-septembre, mais des précipitations intenses et régulières l’ont particulièrement dégradée et ont entraîné une baisse des rendements considérable. Dans la Wachau, notre ami Gritsch a procédé à des tris drastiques sur les grüner vetliner et les rieslings. On peut s’attendre à quelques jolis vins.
    Notre parcours dans la vallée de la Moselle et dans le Rheingau nous a permis de faire globalement (je ne rentre pas dans les détails) les mêmes constatations. Toujours ce problème des précipitations de début et de milieu d’automne qui ont détruit les espoirs de grands vins de type Auslese par exemple. Notre ami Martin Hautt de Winningen (Moselle des Terrasses) a été obligé de renoncer aux vins d’auslese qui nous attendons désespérément depuis le millésime 2010…

    Après ces nouvelles un peu déprimantes, passons aux bonnes nouvelles !
    La dégustation du millésime 2013 donne globalement toute satisfaction en Europe Centrale.
    Les vins blancs secs 2013 de la Vallée du Rhin, de la Moselle et du Palatinat central sont remarquables chez les bons producteurs.
    Il en est de même dans la plupart des régions en Autriche et en Hongrie. C’est une grande satisfaction pour nous.
    Certains vins du millésime 2013 sont déjà hélas presque épuisés. C’est le cas du gewurztraminer vendanges tardives de Bruno Landauer.


  • News 18 novembre 2013 : Dionis veut relancer le Cotnari

    Orliénas, le 18 novembre 2013,

    Nous revenons sur le vignoble de Cotnari (voir nos news du 23 octobre 2013 et du 13 novembre 2013).
    Nous vous invitons à visionner les interviews du 30 octobre 2013 de Titi Babusanu en compagnie du petit producteur Mihail Varzari. Elles vous apporteront un éclairage peu connu de ce vignoble historique et mythique tombé dans l’oubli depuis globalement le XIXème siècle et la crise du phylloxera.

     Vous pourrez retrouver dans le lien suivant, des informations sur ce vin et quelques éléments sur notre travail pour la promotion du Cotnari entre 1990 et 2005 :
    La perle de Moldavie : le Cotnari.

     Nous sommes décidés à tenter de relancer une petite production de ce vin par le biais de la fourniture principalement de raisins Grasa et Tamiioasa Romaneasca de haute qualité, achetés aux petits producteurs qui voudront bien s’associer à cette opération. Je confirme que le grand viticulteur ami de Rust (Autriche / Burgenland) Bruno Landauer est très intéressé par ce projet et prêt à le rejoindre.


  • News 13 Novembre 2013 : Retour de périple européen

    Orliénas, le 13 novembre 2013,

    Je suis de retour depuis le 11 novembre d’un voyage de 17 jours qui m’a conduit en Roumanie, Hongrie, Autriche et Allemagne. Dans la news du 23 octobre, j’ai évoqué la situation calamiteuse qui règne dans la région de Cotnari, le marché étant dominé par l’ex-monopole qui contrôle au moins 95% de la production de raisins. La surface du vignoble de Cotnari s’élève à ce jour à environ 1 400 ha.
    Je suis arrivé aux portes de la zone viticole de Cotnari le mercredi 30 octobre 2013 à 9h, après 2 400 km de voyage. J’ai retrouvé là notre « interface locale », l’excellent et sympathique œnologue Titi Babusanu. Comme je l’ai expliqué déjà dans ma newsletter du 23 octobre, la problématique dans cette zone est de tenter de créer une nouvelle dynamique à partir de petits producteurs,  pour échapper à la « rationalisation par le bas« , qui est la politique dominante mise en œuvre par les dirigeants de l’ex-ferme d’état.

    Pour être franc, nous repartons de très loin… Que ce soit Dionis ou Titi Babusanu, nous sommes considérés par eux comme persona non-grata… Nos demandes de rendez-vous ont été déclinées de manière très désagréable. Plus grave, notre excellent ami, Ioan Bilius,  avec qui nous avons fait un travail formidable de 1990 à 2002 a probablement subi des pressions de la part du « monopole » et a piteusement prétexté un déplacement dans la région pour ne pas nous recevoir… C’est dire l’ambiance qui règne dans cette région, où l’ex-monopole qui fournit du travail à toute la zone, a laissé cette dernière dans un état apparent voisin du fameux « socialisme réel » des années 80…
    Contrairement, à l’ensemble de la Transylvanie, de la Valaquie et d’une grande partie de la Moldavie, il n’y a, par exemple, aucune possibilité de dormir où même de manger à Cotnari. L’esprit d’initiative est totalement annihilé aujourd’hui encore en 2013, par des pratiques d’une autre époque, aux relents mafieux. il faut rajouter à cela le côté un peu fataliste et indolent de la population demeurée imprégnée par l’influence ottomane jusqu’à la fin du XIXème siècle.

    Nous avons rencontré deux petits producteurs : Mihai Varzari (le plus gros des petits producteurs avec 50 ha) et Ioan Târgovatu.
    La dégustation chez le premier nous a permis de faire le tour d’une production très « artisanale », avec des moyens techniques limités (absence de capacité de refroidissement entre autres et stockage rudimentaire). Nous avons dégusté des Chardonnay, Sauvignon, Feteasca Alba, Frincusa et Grasa. Il est clair que ces vins souffrent d’un manque total de netteté, due à une hygiène sommaire et à un excès de sulfitage (So2).
    Nous avons eu la surprise de retrouver chez Mihai Varzari une ancienne connaissance de 2002 de Cotnari SC SA (l’ex-monopole) Eugen Cojocariu, prétendument œnologue de ce petit domaine et très certainement envoyé « en sous-marin » par la direction du monopole… Ah l’esprit de la « Securitate » n’est jamais bien loin encore…
    Nous avons évoqué avec Mihai Varzari la possibilité de mettre en œuvre une sélection parcellaire de Grasa pour la vendange 2014, avec pour but de vinifier de 10 à 20 Hl de Grasa moelleux et peut-être de Tamiioasa avec des moyens modernes dont le froid et la filtration stérile. Cette possibilité nous est offerte par Titi Babusanu qui possède une unité de micro-vinification dans la ville de Iasi, à 60 km de Cotnari.

    La visite et la dégustation chez le deuxième petit producteur, Ioan Târgovatu a été beaucoup plus proche de nos critères. Sa petite cave extrêmement propre nous a très favorablement impressionnés. N’ayant pas comme Mihai Varzari la technologie adéquate pour vinifier des vendanges tardives de Cotnari Grasa ou de Tamiioasa, il s’est orienté vers une toute petite production de vins blancs secs Feteasca Alba, Feteasca Regala, Frincusa, Grasa et Tamiioasa Romaneasca. Tous ces vins du millésime 2013 étaient nets, purs et plutôt bien vinifiés. Une mention particulière pour son 2013 Feteasca Regala.
    Ioan Târgovatu est d’accord pour identifier des parcelles de Grasa et Tamiioasa chez ses collègues de la région avec une orientation « vendanges tardives ». Il pourrait être très efficace pour l’achat et la collecte des raisins conformes à nos critères.

    Voila, nous avons lancé le ballon et il faut attendre maintenant qu’il retombe. Affaire à suivre !

    Je rajouterai in fine que notre ami et partenaire autrichien Bruno Landauer serait intéressé pour être de la partie.

    Le vignoble de Cotnari, le 30 octobre 2013.
    Le vignoble de Cotnari, le 30 octobre 2013.
    De gauche à droite : Titi Babusanu et Ioan Târgovatu, le 30 octobre 2013.
    De gauche à droite : Titi Babusanu et Ioan Târgovatu, le 30 octobre 2013.
    La cave de Ioan Târgovatu,  le 30 octobre 2013.
    La cave de Ioan Târgovatu, le 30 octobre 2013.
    De droite à gauche : Titi Babusanu, Mihai Varzari et ... Eugen Cojocariu, le 30 octobre 2013.
    De droite à gauche : Titi Babusanu, Mihai Varzari et … Eugen Cojocariu, le 30 octobre 2013.

  • News : 23 octobre 2013 : Cap sur Cotnari !

    Dionis a été le premier et pratiquement unique opérateur à faire entrer sur le marché français des vins historiques de Cotnari à partir de 1990. Je rappelle pour ceux qui l’auraient oublié, que la zone viticole de Cotnari se trouve en Moldavie roumaine, dans l’extrême nord-est du pays.
    Je vous renvoie pour l’histoire de ce vin mythique et légendaire au lien suivant : La perle de Moldavie : le Cotnari.

    Nous avons vendu nos dernières bouteilles de Cotnari Grasa 2003 en 2009 et faute de la capacité de nous approvisionner à nouveau, selon les procédures de sélection propres à notre maison, nous avons été obligés de renoncer provisoirement à ce vin. L’ancien monopole Cotnari SA SC a réussi à maintenir une position ultra dominante sur la production de ce vin, avec des qualités de plus en plus basses,  ne permettant pas à d’autres opérateurs d’émerger. Qui plus est, le « monopole » est plutôt dans d’assez mauvaises mains…
    Quelque peu « irrité » par cette situation invraisemblable dans un pays passé à l’économie de marché depuis une vingtaine d’années, j’ai décidé de retourner sur place cette fin octobre 2013 afin de tenter de trouver une solution pour de nouveaux approvisionnements conformes à notre éthique. Ce que je peux dire, c’est que ce n’est pas gagné… Vous serez tenus bien entendu informés des péripéties de ce voyage.
    Il sera l’occasion d’un tour d’Europe plus large, avec l’Autriche, la Hongrie et l’Allemagne jusqu’au 11 novembre.

    Cordialement,
    Jean-François


  • News 13 Janvier 2010

    Orlienas, le 13 Janvier 2010,

    Depuis ce matin, nous sortons doucement des neiges qui ont largement perturbé notre activité…

    Une information intéressante : un début de reprise de contact avec Cotnari. Après six mois de silence, j’ai appris que les Cotnari Grasa, Tamiioasa et autres Busiioaca de Bohotin 2008 que j’avais sélectionnés en novembre 2008 (cliquez sur le lien suivant) avaient été embouteillés avec un conservateur qui s’appelle l’acide sorbique. C’est un produit non-dangereux et tout à fait autorisé, mais il ne rentre pas dans les critères de Dionis. Ceci a entrainé un malaise, lui-même entrainant une totale absence de communication…
    Je rappelle que nous sommes sur ce dossier depuis bientôt 18 mois…
    Les amateurs de Cotnari et moi-même nous arrachons les cheveux…

    Aujourd’hui, miracle ! J’ai reçu de nouveaux échantillons, mais sur le millésime 2009, qui à priori me semble qualitativement comparable à 2008. Je dirais, sans trop m’avancer, que nous avons fait un petit pas dans la bonne direction. A suivre…

    Puisque nous parlons de Cotnari, je vous invite à regarder quelques archives anciennes (cliquez ici) sur cette région de la Moldavie roumaine, riche en souvenirs personnels et professionnels. Vous constaterez que ce n’est pas la première fois que nous vivons ce type de mésaventures…

    A Bientôt,
    Jean-François


  • EPUISE – Cotnari grasa VSOC CIB 2003

    COTNARI GRASÃ VSOC CIB Château Cotnari 2003

    Sélection de grains nobles.

    Éléments analytiques du Cotnari-Grasa vsoc cib 2003
    •  Alcool : 12% vol
    •  Sucres résiduels : 55 gr/l
    •  Acidité fixe : 6.3‰

    Nous retrouvons dans ce vin plus moelleux que liquoreux, de la finesse, des arômes complexes de rose et de fruit blanc, avec cette nuance mentholée caractéristique du cépage Grasa. C’est un excellent vin pour l’apéritif présentant dans sa catégorie un bon rapport qualité-prix.


  • News 8 Septembre 2009

    Orlienas, le 8 septembre 2009,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Je suis rentré d’Europe centrale, notre entreprise a rouvert ses portes et le travail a repris avec force et vigueur… Nous n’avons pas eu le temps encore de remettre à jour notre site en profondeur, mais il n’y a pas grand chose de nouveau, le mois d’août étant par définition un mois mort.
    En revanche, septembre repart très fort et de nouveaux produits sont en approche : je pense particulièrement aux vins roumains de Cotnari qui sont attendus avec impatience par beaucoup d’entre vous. Il faut être très patient avec la Roumanie où très peu de choses fonctionnent selon les canons de la logique occidentale… J’espère toutefois rentrer très prochainement mes cuvées de Château Cotnari 2008 (Grasa et Tamiioasa Romaneasca).
    Concernant Tokaj, nous espérons lancer également rapidement une délicieuse cuvée de Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2005 Château Sarospatak à un prix attractif.

    Les vignobles de Spitz (Wachau) en Basse Autriche, le 1er septembre 2009. Il s'agit de Riesling et de Grüner Veltliner.
    Les vignobles de Spitz (Wachau) en Basse Autriche, le 1er septembre 2009. Il s'agit de Riesling et de Grüner Veltliner.

    Œnophiles salutations,
    Jean-François Ragot


  • News 12 Novembre 2008

    Orlienas, le 12 novembre 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Je suis de retour depuis hier soir, après un voyage de près de 6500 km à travers 8 pays d’Europe centrale. Je ramène bien entendu une grosse masse d’informations qui vous sera délivrée au fur et à mesure à la fois sur le site et sur notre blog.
    La partie la plus complexe concerne la Roumanie, dont la viticulture dans sa très grande majorité est encore très éloignée de nos normes européennes. Je me suis rendu à Cotnari (extrême nord-est de la Roumanie), dans l’ancienne principauté de Moldavie. (A ne pas confondre avec la République indépendante de Moldavie, appelée aussi Moldova ou Bessarabie)
    La dégustation des vins m’a permis d’extraire deux lots dans l’excellent millésime 2008, qui a été vendangé la première quinzaine d’octobre. Le but d’internet étant la diffusion d’images, je vous renvoie à la vidéo que j’ai réalisée sur place dans la cave de la société Vinia à Cotnari même le lundi matin 3 novembre 2008.
    J’espère que nous allons pouvoir faire embouteiller au moins une des deux cuvées sélectionnées : le Grasa CIB et le Tamiioasa Romaneasca. Ça pourrait se faire vers la fin du mois de janvier 2009, mais vous voyez que je suis très prudent, ayant été déjà échaudé…

    
    

    L’équilibre du Grasa 2008 dégusté est de plus de 80g de sucre résiduel, environ 12% d’alcool et 9.1‰ d’acidité. Ce sont des paramètres analytiques excellents.
    Le Tamaiioasa quant à lui, présente des caractéristiques proches en matière de sucre résiduel et d’alcool acquis, avec une acidité de 7.6‰.

    Mon dernier voyage à Cotnari remontait à novembre 2004 et m’avait permis alors de sélectionner notre cuvée Château Cotnari, Grasa CIB 2003. Tout a une fin, et il nous reste moins de 300 bouteilles de ce joli vin. J’espère avoir trouvé son remplaçant. Les vins de 2008, à mon avis, seront aptes à une garde d’un vingtaine d’années dans une bonne cave.

    Dans la suite de la dégustation, nous avons pu apprécier un bon Pinot Gris moelleux 2008 de Cotnari, vif et même un peu acidulé. Un Feteasca Alba 2008 moelleux présentait une palette aromatique intéressante, hélas « cassé » par un taux de SO2 (souffre) beaucoup trop élevé. C’est un des grands problème encore en Roumanie où l’on a tendance à utiliser très souvent, par précaution, les doses maximales autorisées par la législation européenne.
    Une surprise avec un cépage Muscat rosé traditionnel de la Moldavie le Busiioaca de Bohotin 2008. C’est un vin moelleux complètement original avec 12.3% d’alcool, 51g de sucre et une acidité revigorante de 7.9‰. Il est très fruité, avec un côté moelleux subtil, une touche végétale et une certaine élégance dans l’ensemble.

    Dans cette vaste dégustation d’une vingtaine de vins, nous avons eu le plaisir de re-déguster des vieux vins de Cotnari : un Tamiioasa Romaneasca CIB 1995, très bien évolué avec de beaux arômes de cire d’abeille et d’encens, ainsi qu’un Cotnari Grasa 1987 admirablement bien conservé et évolué avec son inimitable touche mentholée. Nous avons vendu par le passé ces deux références et si d’aventure il vous restait quelques bouteilles dans votre cave (je m’adresse bien entendu aux anciens clients de Dionis) n’hésitez pas à déboucher !

    Campagne traditionnelle moldave. Cotnari le lundi matin 3 novembre 2008.

    Dégustation du millésime 2008 le lundi matin 3 novembre 2008. De droite à gauche : Mihai (le maître de chais), Titi Babusanu (Responsable commercial et marketing de Vinia), et votre serviteur…
    Cuvée 2008 de Cotnari Grasa CIB le 3 novembre 2008.

    Ce sera tout pour aujourd’hui.

    Cordiales salutations.
    Jean-François Ragot.


  • News 22 Octobre 2008

    Orlienas, le 22 octobre 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    A signaler, quelques arrivées de nouveaux produits :
    En vins allemands de Riesling, un Erbacher Honigberg Riesling Spätlese Trocken 2007, Hochheimer Hölle Riesling Kabinett Trocken 2007.
    En vins rouges, arrivée du nouveau millésime du domaine Zabù (Sicile) : Chiantari Nero d’Avola Merlot 2006

    Je pars en déplacement à partir du samedi 23 octobre jusqu’au 11 novembre. Ce tour d’Europe va me permettre de visiter les vignobles allemands, ceux de Bohème (République Tchèque), Autriche et cette année je l’espère enfin, Cotnari en Moldavie roumaine. Comme vous le savez peut-être déjà, la sélection de nos beaux Cotnari Grasa grains nobles n’est pas une sinécure… J’aurais certainement des choses intéressantes à vous raconter à mon retour. Après la Roumanie, je reviendrai vers l’Ouest via ma chère région de Tokaj où les vendanges vont battre leur plein jusqu’à la mi-novembre.

    Prochaine mise-à-jour du site : Mercredi 12 novembre.

    Salutations œnophiles,
    Jean-François RAGOT


  • News 27 Septembre 2007

    Orlienas, le 27 septembre 2007,

    Chèr(e) ami(e) œnophile,

    Ce mois de septembre est extrêmement actif et me laisse un temps très limité pour rédiger mes news… Les projets en cours sont de deux ordres :

    • Un tour d’ Europe à la fin du mois d’octobre pour revisiter les vignobles allemands de la Moselle, du Rheingau et de Cotnari en Moldavie roumaine. Je n’ y suis pas allé depuis le mois de novembre 2004, ce qui est un délai inhabituel chez Dionis. Il est vrai, à notre décharge, que l’organisation locale est loin d’être au top et que la perte de temps est souvent considérable. (voir les péripéties passées en cliquant sur le lien suivant : La saga du Cotnari-Grasa vsoc cib 2003. Bien entendu, j’en profiterai aussi pour passer dans le Burgenland autrichien et à Tokaj. Comptez sur moi pour vous rapporter une moisson d’informations et quelques belles photos et vidéos.

    • Le deuxième point que je désire aborder est celui de l’opportunité d’ajouter une fonction « vente en ligne » sur notre site. Nous avons le sentiment, suite aux observations qui nous sont faites par nombre de nos clients et prospects, que ce serait pour eux un confort supplémentaire. Je suis dans l’attente de vos observations et suggestions sur cette question, qui nous aideront, je n’en doute pas, à prendre les meilleures décisions possibles.

    Si vous n’avez pas encore consulté « le vin du mois » (septembre 2007) Tokaji Sarga Muskotaly 2005 vendanges tardives Château Sárospatak, ne manquez pas de visiter la page. Le produit a un succès considérable, eu égard à son excellent rapport qualité/prix. Il ne devrait pas rester très longtemps sur nos listings.

    Sincères salutations œnophiles,
    Jean-François RAGOT


  • News 4 Janvier 2006

    Cher ami (e) œnophile, cher client (e),

    Permettez moi tout d’abord au nom de mon entreprise et de mes collaborateurs de vous souhaiter une excellente année 2006.
    L’hiver est cette année plutôt froid et il est temps de profiter des longues soirées d’hiver pour partager quelques bouteilles « mythiques et légendaires » de la Collection de Dionis, en famille ou avec ses meilleurs amis ( avec modération toujours, cela va de soit !).
    Comme vous le savez, nous ne « mollissons » pas chez Dionis et en ce début d’année encore, nous avons le plaisir de vous faire profiter des fruits de notre travail assidu au «  grand œuvre du vin »… Pardonnez moi d’être un peu lyrique…
    Cette Première Lettre de la nouvelle année me permet de vous donner enfin des nouvelles positives très concrètes sur Cotnari , (c’est pas trop tôt !), sur Samos , sans oublier Asti et son nouveau Moscato 2005, tout frais tiré de la cuve !

    COTNARI GRASA vsoc cib 2003 Château Cotnari

    Pour ceux d’entre vous qui lisent «  La Lettre de Dionis » attentivement (ils sont nombreux, je le sais !) vous avez pu suivre la saga que constitue la collaboration avec cette région viticole très éloignée de tout, depuis le départ à la retraite en janvier 2003, de mon ami et très ancien partenaire, Ioan Bilius .
    Lors de ma visite à la propriété du 1 er Novembre 2004, j’avais « identifié » une petite et excellente cuvée de Grasa vsoc cib(*) 2004.En roumain, «  cib » signifie : «  Cules la innobilarea boabelor » soit la traduction exacte en français de : «  sélection de grains nobles ». . Je l’avais alors réservée pour une mise en bouteille vers la fin du printemps 2005. Quelle ne fût pas ma surprise de constater que l’échantillon expédié alors, ne correspondait plus du tout à celui dégusté à la propriété ! Devant mes interrogations véhémentes et persistantes, j’ai fini par découvrir le « pot aux roses » ! « Notre » vin avait servi de « vin médecin » pour renforcer une moyenne qualitative de production, un peu faible…
    Se mettre en colère est une chose, tout recommencer pour identifier une nouvelle cuvée en est une autre…Je suis donc remonté sur mon cheval, avec pour objectif cette fois ci, le millésime 2003
    Cette nouvelle cuvée, enfin identifiée, a été embouteillée, les bouteilles étiquetées et les cartons palettisés. Les vins sont maintenant prêts et devraient être disponibles dans notre entrepôt avant la fin Janvier.
    Par conséquent, amateurs de Cotnari, à vos stylos ! Nous avons seulement 2000 bouteilles de ce vin original, de belle facture, présentant un bon rapport qualité-prix.

    Une grappe de raisin Grasa botrytisée. (pourriture noble)

    Pour tout ce qui concerne l’information générale sur le Cotnari, je vous invite à vous reporter à la Lettre de Dionis du mois de Novembre/Décembre 2002.

    Éléments analytiques du Cotnari-Grasa vsoc cib 2003
    •  Alcool : 12% vol
    •  Sucres résiduels : 55 gr/l
    •  Acidité fixe : 6.3‰

    Nous retrouvons dans ce vin plus moelleux que liquoreux, de la finesse, des arômes complexes de rose et de fruit blanc, avec cette nuance mentholée caractéristique du cépage Grasa. C’est un excellent vin pour l’apéritif présentant dans sa catégorie un bon rapport qualité-prix.

    ( *) J’ai à ce sujet une petite anecdote à vous raconter . En 1995, j’ai vu un beau jour d’été « débarquer  » chez nous les services de la Répression des Fraudes au sujet de cette mention « cib » (Sélection de Grains Nobles) . J’avais été « dénoncé » par une Maison d’Alsace (La Maison Hugel pour ne pas la citer) qui prenait ombrage de l’utilisation par notre société de cette terminologie… Parbleu ! quand on connaît à quel prix étaient vendus les dites « Sélections de Grains Nobles » par leurs soins,on peut les comprendre… Ils ne pensaient bien faire qu’une « bouchée » de notre outrecuidante prétention à utiliser cette mention pour des vins issus de la Moldavie roumaine… Mais quelle ne fût pas la surprise des fonctionnaires de se voir opposer une lettre du Directeur de L’OIV (l’Office International de la Vigne et du Vin) Mr Robert Tinlot, cette lettre entrant dans une fine analyse juridique de la question et concluant sur le bien fondé de l’utilisation de cette mention par notre société. Nos « amis » alsaciens en ont été pour leurs frais, mais m’en ont conservé une certaine aigreur je le sais… Il faut dire qu’étant d’un naturel méfiant et qui plus est très attaché au respect de la loi, j’avais pris soin en 1990, avant d’élaborer nos étiquettes,de demander l’avis de Mr Tinlot de l’OIV.

    Le Nectar de Samos

    Nous arrivons au bout de notre sélection de Nectar 2000. Il doit nous en rester une cinquantaine de bouteilles. Nous avons le plaisir aujourd’hui de vous présenter une sélection du millésime 2003 particulièrement réussie.

    Je vous rappelle rapidement les conditions de production et de vinification de ce vin liquoreux « mythologique » vinifié et élevé dans la cave de Karlovasi . Celle-ci, dirigée par l’excellent œnologue Georges, personnage haut en couleur, produit et de très loin les meilleurs vins de l’île.

    Il ne faut surtout pas confondre le nectar de Samos avec le Muscat de Samos « vin doux naturel » bon marché et dilué, disponible dans les linéaires de la Grande Distribution. Ce sont pour ces derniers des vins « mutés » à l’alcool, achetés en vrac et mis en bouteille en France.

    Le Nectar de Samos est au « Muscat de Samos » ce qu’est le Tokaji-Aszu Impérial au Tokaji ordinaire…

    C’est par conséquent un Vin naturellement doux, vendangé, vinifié, élevé et mis en bouteille à la propriété dans la très orientale île grecque de Samos.

    Prototype même du Vin Mythologique du bassin méditerranéen , il obéit à une tradition antique qui consiste à exposer au soleil les grappes fraîchement vendangées à pleine maturité, afin de concentrer les sucres, les extraits et bien sûr les arômes.

    Les civilisations traditionnelles ont connu et exploité ce procédé depuis les temps les plus reculés, dans des régions aussi diverses que les îles Lipari , Pantelleria comme nous l’avons vu récemment avec le Moscato d’Alexandrie Passito, sans oublier bien entendu le Vin Santo de Santorin , le Commandaria de Chypre et le très oublié Malaga Andalou.

    Séparée de la Turquie anatolienne par un étroit bras de mer,l’île de Samos fût placée sous juridiction ottomane de 1453 à 1912,ce qui curieusement n’empêcha pas la vigne de prospérer.(probablement pour l’élaboration de raisins secs et non pas pour du vin).

    L’aire d’appellation couvre environ 1500 hectares. Les meilleures vignes sont cultivées en terrasses sur des coteaux abruptes, à une altitude pouvant atteindre 800 mètres au dessus du niveau de la mer.

    D’autre part, quelques vignobles de plaine produisent des vins beaucoup plus communs.

    Quatre mille producteurs sont installés à Samos, regroupés en 25 associations, toutes adhérentes de l’Union des coopératives de Samos. Je suis un peu taquin, c’est vrai, mais leur organisation m’a parfois rappelé le défunt combinat de Tokaj…

    Le Nectar est issu des plus belles grappes de muscat à petits grains, provenant des vignobles en terrasses situés à la plus haute altitude. Cette situation favorise une maturation lente et régulière des raisins, préservant ainsi les arômes et une bonne acidité, fondements de l’équilibre d’un grand liquoreux.

    Les vendanges peuvent se poursuivre sur certaines parcelles jusqu’à la fin du mois d’Octobre.

    Une fois vendangées, les plus belles grappes sont exposées au soleil sur des nattes pour une durée jamais inférieure à huit jours. Ce processus de déshydratation s’appelle passerillage.

    Les raisins sont ensuite pressurés dans des pressoirs pneumatiques. Le moût est mis à fermenter dans des cuves inox à la température contrôlée d’environ 17°c.

    Lorsque les fermentations commencent à faiblir du fait de l’épuisement des levures, le vin est « passé au froid » légèrement « sulfité » et transféré dans des foudres de chêne du limousin pour une durée qui peut aller jusqu’à trois années. Nous sommes personnellement favorables, pour ce qui concerne les lots sélectionnés, à des durées d’élevage nettement plus courtes, préservant ainsi le merveilleux bouquet fruité du vin.


    Le Nectar 2003 (0.75L) présente une robe or clair, dense et brillante, presque sans évolution.
    Le nez est merveilleusement fruité, complexe et élégant. Le bouquet est tellement envoûtant que l’on hésite presque à porter le verre jusqu’à ses lèvres…
    En bouche, c’est un feu d’artifice de saveurs, d’où le « coté variétal » du muscat est presque complètement gommé. La noblesse de ce terroir d’altitude s’impose à l’évidence. On touche avec ce vin un certain absolu dans le genre et je n’ai pour ma part jamais dégusté de muscat à petits grains naturellement doux passerillé qui soit supérieur à celui-ci.
    En dépit du climat méditerranéen de cette île de l’Asie Mineure, la bouche à l’attaque riche et voluptueuse, offre une véritable fraîcheur aromatique où dominent tout d’abord les agrumes, puis le miel, le raisin de Corinthe, l’abricot sec, sans oublier une touche de tabac blond de Virginie.
    C’est vraiment un « nectar plaisir » de longue évolution prévisible, mais délicieux à goûter sans retard.

    Moscato d’Asti DOCG 2005

    Le Muscat à petits grains est cultivé dans cette région du Piémont depuis des temps immémoriaux. On considère généralement l’orfèvre milanais, vivant vers la fin du 16eme siècle, Giovanni-Battista Croce comme le « père » du Moscato d’Asti.
    Possesseur d’un petit vignoble dans la région, on lui doit de nombreuses expérimentations destinées à élever la qualité de production des vins aromatiques doux.
    La zone de production se situe dans les Langhe et le Monferrato, au sud-est de Torino.
    Elle comprend les provinces d’Asti, Cuneo et Alessandria.
    Connue longtemps pour ses médiocres Asti « spumante » cette région produit aussi, surtout depuis quelques années, un Muscat doux, légèrement effervescent avec un taux d’alcool de 5.5% et environ 120gr de sucres résiduels. Il bénéficie depuis 1994 de la DOCG (appellation d’origine contrôlée et garantie). Ce type de vin représente 12% seulement de la production totale d’Asti.
    La zone délimitée en 1932 est plantée actuellement d’environ 9000 ha, possédés par 6800 viticulteurs. La quantité produite annuellement avoisine les 550 000 hectolitres.
    Aussitôt les raisins vendangés avec soins et apportés au cuvage, on les égrappe et après un pressurage immédiat, le moût est mis à fermenter en cuves inox fermées, à la température de 15°c. Lorsque le taux d’alcool désiré est atteint (5.5% vol) on refroidit fortement pour arrêter les fermentations et conserver ainsi la quantité de sucre naturel souhaitée.
    Le domaine Mario Torelli travaille en agriculture biologique. Avec 7ha de vignobles et 55 000 bouteilles annuelles, il est le prototype du petit domaine ayant misé sur la qualité.
    Ses vins ont été référencés dans quelques uns des meilleurs restaurants au monde, entre autres, « Le V » (Georges V) où officient Enrico di Bernardo et Eric Beaumard.

    Le millésime 2005, mis en bouteille le 25 novembre dernier « offre un délicat bouquet de fleurs d’acacia, de glycine et d’orange.
    La bouche est fraîche, équilibrée, délicieusement fruitée, avec une finale de fleur de sureau et de bergamote.
    C’est un vin plaisir à consommer jeune et bien frais.

    Hamilton Russell Chardonnay 2004

    Situé dans la fraîche vallée « Hemel-en-Aarde » au sud est de la ville du Cap, ce vignoble de 51 ha consacré au Chardonnay et au Pinot noir, produit un des meilleurs blanc de type bourguignon de tout l’hémisphère sud.
    Crée en 1975 par Tim Hamilton Russell, ce  vignoble passionnant ne cesse de nous étonner d’années en années avec un vin d’un classicisme époustouflant.
    Le millésime 2004 a bénéficié de conditions de maturation « fraîches » (pour ce type de zone viticole bien sûr !)

    Fermenté intégralement en barriques françaises, (43% barriques neuves, les 57% restants en barriques des 2eme et 3eme vin), ce vin à l’attaque fraîche et « vibrante » offre une délicieuse palette aromatique « briochée » toastée, tout en laissant percer la minéralité, gage d’un beau terroir. Belle longueur sur les agrumes frais.
    La quantité disponible pour notre marché est seulement de 360 bouteilles.

    A découvrir absolument.

    Rappel des principes fondateurs de Dionis

    • Nous ne proposons pas de “vins étrangers” !
      Qu’ils soient de France ou d’ailleurs, seuls les mauvais vins nous sont “étrangers » !
    • Nous ne sommes pas des “suiveurs” !
      Nous ne référençons aucun produit à la suite d’un leader d’opinion, Parker, Johnson,..ou guide, Hachette, Bettane & Desseauve…
    • Nous ne construisons pas notre image à travers notre relation avec les médias hexagonaux !
    • Nous nous interdisons le “marketing démagogique” qui sous prétexte de satisfaire le client, nourrit “les idées reçues” freinant les élans d’une fructueuse et saine curiosité en rabâchant toujours les mêmes « vérités »…
    • Notre approche du vin est universaliste : Courir le monde et mettre à la disposition de nos clients, au meilleur prix, le vin rare, le vin historique, le vin de grande qualité, seulement l’exceptionnel !
    • Nous nous efforçons sans relâche de rechercher et promouvoir les joyaux œnologiques de grande tradition et ceux qui seront les références de demain pour leurs qualités esthétiques.
    • Nous recherchons très nettement la reconnaissance et la confiance que nous témoignent depuis des années les Chefs et Sommeliers de la Grande Restauration, les Cavistes professionnels, et les Amateurs oenophiles éclairés qui partagent avec nous la passion du vin.
    • Nous consentons des efforts importants en amont , à la découverte des produits qui sont nos meilleurs ambassadeurs et en aval à une communication aussi pédagogique que possible.

    Meilleurs vœux encore,

    Jean François RAGOT



  • News 2 Décembre 2004

    Orliénas le 02 décembre 2004

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    Nous voudrions profiter de ce 2 décembre 2004, où nous célébrons le bicentenaire du couronnement de l’Empereur Napoléon 1er, pour évoquer à nouveau le célèbre Vin de Constance.
    Comme vous ne l’ignorez plus, ce vin mythique et légendaire, tout comme le célèbre Chambertin, fut étroitement lié à la saga napoléonienne.
    Une théorie, qui a de nombreux adeptes, prétend même que l’Empereur aurait été assassiné en 1821 à l’arsenic. Le poison aurait été ajouté subrepticement à la bouteille de Vin de Constance, dont il faisait ses délices quotidiens.
    Je ne prendrai pas parti dans cette querelle, mais qui aurait eu intérêt à faire assassiner l’Empereur déchu exilé à Saint Hélène ?…

    Depuis la résurrection du Vin de Constance en 1987 (premier millésime depuis plus de cent ans), nous avons souvent parlé de ce vin de légende sans tarir le sujet, tant votre quête était forte.

    Je voudrai à ce sujet, évoquer une dégustation d’anthologie de ce précieux nectar.

    Dans les années 1970, un certains nombre de bouteilles de vieux Constantia du millésime 1791 furent retrouvées dans la cave du Duc de Northumberland au Château d’ Alnwick dans la nord de l’Angleterre. Ces bouteilles furent vendues aux enchères chez Sotheby’s à Londres et rapatriées en Afrique du Sud où elles firent l’objet d’une émouvante et prestigieuse dégustation.

    « Doté d’une magnifique robe ambre foncée, nuancée d’un liseré doré, il offrit, aussitôt après avoir été versé délicatement dans un verre à dégustation, un émouvant bouquet, à la fois tendre et fruité, si caractéristique des grands vins de dessert de muscat. Rien ne venait altérer son parfum, d’une parfaite évolution après presque deux siècles passés en bouteille. Ses arômes se révélèrent subtils et délicats, d’un équilibre surprenant, bien que manquant légèrement d’acidité. On percevait aussi une pointe de madérisation, mais encore une certaine présence tannique. »

    L’opinion générale estima que c’était un vin de caractère, d’une grande richesse, entièrement à la hauteur de sa légende.

    Plusieurs heures après la dégustation, il subsistait encore dans le verre une rémanence du bouquet originel. Le vin avait traversé les siècles, à la fois comme un symbole et comme la réalité bien vivante de Constantia aujourd’hui.

    Après cette sensation presque physique avec le passé l’analyse du vin fut dévoilée : elle montrait un taux d’alcool de 15,03%, une acidité de 7,1‰, exceptionnel pour un vin vieux de deux siècles et une quantité de sucres résiduels de 128,30 grammes par litre.

    Vin de Constance 2000

    Le dernier millésime du XXème siècle ou le premier millésime du XXIème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

     


     

    Klein Constantia Sauvignon Noble Late Harvest 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.
    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.
    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.
    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.
    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    Klein Constantia Sauvignon Blanc 2004

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.
    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.
    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .
    Délicieux à boire dans les trois années.

     

    Klein Constantia Rhineriesling 2003

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.
    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).
    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Élaboré dans un style très légèrement moelleux,  le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.
    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

     

    Klein Constantia Chardonnay 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .
    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).
    La robe or clair est limpide et brillante.
    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).
    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

     

    Klein Constantia Marlbrook 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.
    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.
    Robe rubis profond.
    Arômes de violettes et de fruits noirs.
    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    Petite chronique d’un voyage
    (octobre-novembre 2004)

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…
    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust,  les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels « Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999, que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie, après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt, le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de « passeriller » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France…  Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie. L’ancienne frontière austro-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11,5 % d’alcool et 7,8‰ d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircit enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.
    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …
    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja, où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables (mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint. Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

    Très cordiales salutations œnophiles.

    Jean François RAGOT

    Bonnes dégustations.

     

     

    VIN DE CONSTANCE 2000

    Le dernier millésime du XX ème siècle ou le premier millésime du XXI ème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON NOBLE LATE HARVEST 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.

    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.

    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.

    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.

    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON BLANC 2004

     

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.

    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.

    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .

    Délicieux à boire dans les trois années

     

    KLEIN CONSTANTIA RHINERIESLING 2003

     

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.

    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).

    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Elaboré dans un style très légèrement moelleux , le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.

    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

    KLEIN CONSTANTIA CHARDONNAY 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .

    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).

    La robe or clair est limpide et brillante.

    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).

    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

    KLEIN CONSTANTIA MARLBROOK 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.

    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.

    Robe rubis profond.

    Arômes de violettes et de fruits noirs.

    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    PETITE CHRONIQUE D’ UN VOYAGE

    ( octobre-novembre 2004)

     

     

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…

    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust , les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels «  Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999 , que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie , après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt ,le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de «  passeriller  » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

     

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France… Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie.L’ancienne frontière austo-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1 er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11.5 % d’alcool et 7.8 pour mille d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor  » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircie enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.

    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …

    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja , où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables( mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

     

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint . Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

     

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

     

    Très cordiales salutations oenophi


  • News 28 Janvier 2004

    Orliénas, le 28 janvier 2004

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Tout d’abord, permettez moi en mon nom personnel et en celui de toute l’équipe de Dionis de vous souhaiter une excellente année 2004, avec de délicieuses bouteilles d’un peu partout dans le monde.( à consommer avec modération bien entendu…)

    Ces « news » seront particulièrement brèves pour ne pas abuser de votre patience.

    Pour ce qui concerne les petites nouvelles internes à l’entreprise, vous constaterez une amélioration de notre site internet, avec une mise à jour beaucoup plus systématique et régulière.

    Je signale également le retour de notre collaborateur « bien aimé » Raymond Fitoussi, absent durant deux mois, suite à un stupide accident…

    Je voudrai revenir maintenant sur mon dernier voyage d’automne, fin octobre et novembre 2003. Les quelques photos jointes vous permettront d’apprécier les conditions plutôt rudes pour cette période de l’année, à l’occasion de la traversée des Carpathes, pour rejoindre Cotnari, en Moldavie roumaine… Comme Raymond vous l’avait écrit fin novembre, les relations sont devenues très difficiles avec l’ancienne structure Cotnari Sc SA: le départ à la retraite de mon ami Bilius, à qui je rends hommage pour douze années d’heureuses collaboration, nous laisse orphelins…La dégustation des 2003 le 27 octobre me laisse particulièrement pessimiste quant à l’avenir des vins produits par cette ex ferme d’état. Heureusement, notre ami Bilius commence à produire à titre personnel, en très petites quantités hélas, quelques excellents vins à partir des cépages Grasa et Feteasca Alba. Nous l’encourageons beaucoup dans sa démarche; il est le seul actuellement dans cette région sinistrée, à tenter d’assurer la relève.Nous vous tiendrons bien entendu informés en temps et en lieu de l’évolution de la situation.

    La suite de mon voyage m’a entrainé vers le sud de la Roumanie où j’ai pu déguster d’excellent vins rouges dans la région des Dealu Mare ( une centaine de km au nord-est de Bucarest). Je note en particulier un superbe feteasca neagra 2001 de Villa Zorilor produit à tout petit rendement. Ce cépage illustre plus que tout autre le potentiel viticole de la région. La dégustation des 2003 fût une révélation: énorme potentiel, concentration, remarquable fruité, enfin tout ce qui fait un grand millésime. Je reviendrai ultérieurement sur la visite de deux nouveaux domaines du sud de la Roumanie, Le Castel Bolovanu et Les Terrasses Danubiennes.

    Je suis alors remonté en direction du nord-est pour rejoindre Tolcsva en Hongrie, au cœur de la zone de Tokaji (Tokajhegyalja). Le millésime 2003 produira quelques grands vins d’aszu, pour les raisins qui auront été cueillis très tôt en septembre et tardivement en novembre.Nous en reparlerons.

    Mon voyage s’est terminé par un tour d’horizon des vins du Burgenland en Autriche vers le 8 novembre. Les rouges 2003 sont dans leur ensemble exceptionnels, à l’instar des vins dégustés en Roumanie. Je n’ai jamais vu depuis vingt ans dans cette région, des vins d’une pareille richesse, même en 1992 . Les meilleurs atteignent facilement 14% d’alcool avec une structure et un fruité formidable. Je parle bien entendu de ceux que j’ai dégustés chez mes partenaires Landauer et Lunzer. Je reviendrai ultérieurement sur ces vins au cours de prochaine « news ».

    Je signale que cette année également, nous avons pu produire avec Georg Lunzer un vin de paille (strohwein) à partir du cépage cabernet-sauvignon. Eu égard aux très faibles quantités produites à chaque fois (environ 300 litres), c’est une très bonne nouvelle pour nos clients et pour nous même.Une photo du 8 novembre 2003 illustre ma visite au domaine.

    Je vous laisse apprécier quelques autres photos,

    Col du Prislop dans les Carpathes en Roumanie du nord le 26 octobre 2003 (route vers Cotnari en Moldavie)

     

    Dégustation dans les chais de la villa Zorilor le 28 octobre 2003 (région des Dealu Mare, dans le sud-est de la Roumanie)

     

    Vendange dans le sud de la Tokajhegyalja (Hongrie) le 6 novembre 2003

     

    Grappe botrytisées de furmint le 6 novembre2003, dans la Tokajhegyalja (Hongrie)
    Le 8 novembre 2003 Grappes de Cabernet-Sauvignon en train de passeriller dans les greniers de notre partenaire Georg Lunzer. (Burgenland - Autriche) (Futur et rare vin de paille...)

     

     

    Œnophilement votre,
    Jean-François RAGOT


  • News 3 Novembre 2003

    Orliénas le 3 novembre 2003

    Cher(e) ami (e) œnophile,

    Les préparatifs au voyage vers l’Europe Centrale et Orientale et la difficile traversée en  voiture  vers l’est des Carpates A cette période de rani ou l’hiver est arrivé prématurément, n’ont pas permis à  Jean François Ragot de s’adresser directement à vous comme il aime à le faire à cette période, chaque année.

    Le voyage qu’il entreprend à Cotnari, au moment où je vous écris, se veut résolument constructif pour le moyen terme mais dans l’actualité, les rapports avec la « nouvelle direction » du Domaine nous apporte bien des déceptions. Le chemin vers une attitude civilisée dans les relations d’affaires nous paraît encore bien long en Roumanie. Seule la haute qualité des vins que nous y sélectionnons et l’intérêt que vous y trouvez, nous donne l’énergie de poursuivre nos efforts à maintenir une relation en attendant une nouvelle génération d’interlocuteurs.

    Le printemps a été fructueux sur le plan de découverte de nouvelles possibilités en Afrique du Sud bien que Jean-François n’ait pas été globalement satisfait par la tendance à  la médiocrité, à la course au rendement, aux vins maigres et sans équilibre. Heureusement nos partenaires historiques évitent ce penchant dangereux et continuent de respecter une charte de haute qualité. Le seul bémol à propos l’Afrique du sud concerne le mode de gestion de la relation. D’un commerce tout à fait charmant quand ils nous reçoivent au Domaine, nos « amis Sud Africains » sont quelques peu fantasques dans les échanges commerciaux par fax ou mail et témoignent d’une attitude qui n’est pas sans rappeler celle des dirigeants roumains. Mais la encore, comment ne pas faire les efforts requis pour bénéficier des vins précieux de KanonkopHamilton Russell, Constance… A Stellenbosch, deux nouveaux venus sortent du lot : le séduis Bradgate Cabernet sauvignon-Merlot 2000 du Domaine Jordan et le très beau Shiraz 2001 puissant et typé comme on les aime du Domaine Middelvlei (130 ha propriété de Famille Momberg)

     

    Nous avons sélectionné pour vous une remarquable cuvée de Tokaj aszu Château Sarospatak 6 Puttonyos 1999, chef d’œuvre d’équilibre et de complexité aromatique. Il sera disponible, comme la règlementation hongroise l’exige, au début de 2004. J’en profite pour signaler aux amateurs de Tokaji plus anciens et en particulier du Tokaji Aszu Puttonyos 1983 Château Sarospatak, que nous arrivons au bout de nos disponibilités de ce vin  exceptionnel qui a fait les délices de nombreux gourmets depuis 1996. Les dernières bouteilles seront pour les plus prompts à réagir. Certains parmi vous se souviendront certainement cette très sympathique et ultime vendange tardive de Gewürztraminer que le domaine Simonsig a Stellenbosch (Afrique du Sud) a produit pour notre plaisir avant d’arracher pour planter Pinotage  et Cabernet Sauvignon. Devant vos sollicitations à retrouver son équivalent par le prix et la qualité nous sommes heureux vous annoncer la découverte d’un très joli moelleux de Gewürztraminer chez notre ami et partenaire fidèle Bruno Landauer à Rust (Burgenland-Autriche). Ce Spätlese parfait  d’équilibre et de puissance aromatique saura ,sans conteste, atténuer avantageusement la frustration de la disparition du Simonsig et vous apporter de grands plaisir. Le Ruster Auslese 2002, vendange tardive de grains nobles Bruno Landauer, arrivé au début juin est plébiscite par la Haute Restauration française et suisse et à pleinement trouvé sa place dans la Collection des Vins Mythiques et légendaire de Dionis. Il s’inscrit parfaitement dans la grande tradition des liquoreux d’exceptions et vins d’ambassade de l’ancien Empire Austro-hongrois.

    En Italie, la Toscane se rappelle à nous  par le très haut niveau qualitatif de ses rouges :  Brunello et Rosso di Montalcino et le retour (tant espéré par des inities) du très fameux Vinsanto san Antimo DOC 1997 du Domaine Il Poggione, présenté en bouteille de 0,50 litre. Le Vinsanto do Toscane est appelé ainsi en souvenir d’une tradition médiévale selon laquelle les raisins, séchés dans les greniers, étaient pressurés pendant la Semaine Sainte. Les raisins de Trebbianno et de Malvasia vendangés  à la fin de l’été 1997 ont été mis a passeriller, suspendus dans des greniers bien aérés durant quatre mois et pressurés fin janvier 1998. Le vin a été élevé durant 6 années dans des petits fûts do 125 litres (Carretelli) hermétiquement clos

    La chronique d’ Olivier Poussier, Champion du monde de sommellerie en titre, dans la Revu des vins de France sur le Touriga Nacional 2000 de la Quinta Dos Roques (appellation Dão-Portugal) a suscité un grand intérêt parmi les lecteurs à un moment où nous avions pratiquement épuise notre allocation de ce vin remarquable. Devant notre insistance, Direction du Domaine a eu la courtoisie de nous allouer 360 bouteilles supplémentaires qui ont très rapidement été entamées (il reste 150 bouteilles à ce jour).

     

    Je profite de cette anecdote pour saluer les « leaders d’opinion » qui écrivent en conscience pour informer des heureuses découvertes qu’ils font quand ils ont goûte les vins au hasard d’un dîner, en restauration, ou tout simplement quand ils ont acheté le vin.

     

    Cependant je tiens à vous faire part de ma mauvaise humeur à l’égard de certains « faiseurs de guide » dont les pratiques relèvent d’un pur mercantilisme, jugez en:

     

    Nous avons été contactes à plusieurs reprises par Mr Cobbold qui avait le projet de commettre « Le guide Fleurus des vins d’ailleurs » et qui nous demandais de lui fournir gratuitement nos vins disponibles à la vente afin qu’il les soumette à un « Comité Expert »  qui les jugerait dignes non de figurer au et Guide ».

     

    Mr Cobbold connait bien Jean François Ragot depuis plusieurs années et à même eu l’occasion de venir déguster nos vins au Caveau. Nous aurions été heureux de lui ouvrir à nouveau nos portes et nos bouteilles ainsi qu’à son équipe afin qu’ils se fassent une opinion « in situe » sur la qualité de notre travail de sélection. Voici bientôt une vingtaine d’années que Jean-François Ragot parcourt le monde à raison, en moyen annuelle, de quatre tours d’Europe et d’un tour dans l’hémisphère austral, pour vous faire partager ses découvertes et ses coups de cœur, à l’écart des vins d’étiquettes. Ceci représente investissement important pour un nombre de bouteilles disponibles souvent ridicule. Je trouve donc que les méthodes de certains « guides » relèvent davantage du racket et de la publicité déguisée, pour ne pas nous associer à leurs entreprises.

     

    Dans la mesure où aucun de nos vins, pas même les plus prestigieux qui honorent les plus belles Tables de France et sont reconnus comme exceptionnels par la Grande Sommellerie n’ont fait l’objet du moindre commentaire, nous aurions souhaité, Jean-François et moi, que

    Dionis ne figure pas dans cc précis de publicité, a compagnie des négociants de vins étrangers qui ont adresse, pour certains, plus d’une palette de vins (600 bouteilles) et qui se trouvent cités presque à chaque page. Nous trouvons scandales que les promoteurs de cet ouvrage aient mentionné, sans notre accord, notre Maison dans une liste de Cavistes en Rhône-Alpes avec nos clients distributeurs. Ceci constitue un désinformation manifeste et sans être paranoïaque, probablement perfide. Ce « Guide Fleurus des vins d’ailleurs » est vendu en librairie 22,50 euro, ce qui représente à nos yeux une excellent affaire pour ses promoteurs compte tenu de la gratuité des vins et du bénévolat des « dégustateurs ».

    Après ce mouvement d’humeur, revenons à des passions plus positives.

     

    Le Vin de Constance 1999 s’annonce pour la semaine 52 de la présente année 2003. Son prix reste inchangé malgré une nouvelle hausse au Domaine. Les quantités restent toujours aussi limitées.
    Pour préparer dignement les Fêtes de Noël et de Saint Sylvestre, Jean-François a décidé de vous entr’ouvrir sa cave aux trésors et vous offrir à titre tout à fait exceptionnel :

    • 3 grands liquoreux d’anthologie du Burgenland autrichien que certains parmi vous (la Vieille Garde de nos fidèles clients) ont eu l’opportunité d’acquérir voici 8 à 10 ans et dont nous avions gardé quelques précieux flacons.
      Ces vins de collection vous sont proposés à un prix très inférieur à leur véritable cotation et à leurs mérites.
    • 1 mini verticale de Vin de Constance sur les millésimes 1997,1998,1999.

    Voila une belle façon de terminer une année 2003 qui j’espère, aura été pour vous bénéfique.

    Sincères salutations œnophiles,

    Raymond Fitoussi