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  • Buitenverwachting 2014 « 1769 » Noble Late Harvest (W.O Constantia) (0.50L)

    Trois domaines formant le terroir historique de Constantia au Cap de Bonne Espérance, peuvent actuellement revendiquer la continuité historique du cru depuis la fin du XVIIème siècle. Il n’est pas impossible, qu’un jour prochain, le domaine Steenberg, appartenant au domaine d’origine de 1685, produise lui aussi ce vin mythique et légendaire.

    Le domaine de Klein Constantia a été le premier à ressusciter le mythique et légendaire vin des XVIIIème et XIXème siècle et ceci à partir de 1987 avec le « Vin de Constance » (marque déposée).

    Il a été suivi en 2005 par le domaine de Groot Constantia, source originelle du Constantia moelleux à partir de la première moitié du 18ème siècle. On parle alors de « Grand Constance ». Ce vin est réapparu au domaine avec le millésime 2005.

    Le troisième domaine Buitenverwachting, contigu à Klein Constantia a, quant à lui, par les soins de l’œnologue Hermann Kirchbaum et de son propriétaire Lars Maack, procédé à la « résurrection » du mythique Constantia Moelleux avec le millésime 2007, sous le nom de « 1769 », évoquant ainsi la création du domaine.

    Après un premier essai avec le millésime 2006 (en très petite quantité), le millésime 2007 signe le véritable acte de naissance de ce Constantia moelleux qui présente toutes les caractéristiques hors-normes de ce terroir mythique et légendaire.

    Nous avons distribué les millésimes 2007, 2010 et 2013 qui ont eu un grand succès sur le marché français.

    Pour les amateurs de Vin de Constantia, c’est une vraie surprise de découvrir ce nectar à la robe dorée, aux senteurs complexes de thym et de lavande, à la bouche puissante et raffinée, marquée par l’abricot sec et l’amande, riche de nuances empyreumatiques et terpéniques nobles.
    Ce millésime 2014 est une splendide réussite. La quantité disponible est hélas réduite. Le vin offre actuellement un excellent rapport qualité/prix. Ce n’est pas certain que ça dure encore très longtemps… Profitez-en !

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,10 %/vol
    Sucres résiduels : 140 g/L
    Extraits secs : 56,90 g/L
    Acidité totale : 8,1 g/L
    pH : 3,20


  • ÉPUISÉ – Buitenverwachting 2013 « 1769 » Noble Late Harvest (W.O Constantia) (0.50L)

    Posté dans par admin

    buiten1769-2013Trois domaines formant le terroir historique de Constantia au Cap de Bonne Espérance, peuvent actuellement revendiquer la continuité historique du cru depuis la fin du XVIIème siècle. Il n’est pas impossible, qu’un jour prochain, le domaine Steenberg, appartenant au domaine d’origine de 1685, produise lui aussi ce vin mythique et légendaire.

    Le domaine de Klein Constantia a été le premier à ressusciter le mythique et légendaire vin des XVIIIème et XIXème siècle et ceci à partir de 1987 avec le « Vin de Constance » (marque déposée).

    Il a été suivi en 2005 par le domaine de Groot Constantia, source originelle du Constantia moelleux à partir de la première moitié du 18ème siècle. On parle alors de « Grand Constance ». Ce vin est réapparu au domaine avec le millésime 2005.

    Le troisième domaine Buitenverwachting, contigu à Klein Constantia a, quant à lui, par les soins de l’oenologue Hermann Kirchbaum et de son propriétaire Lars Maack, procédé à la « résurrection » du mythique Constantia Moelleux avec le millésime 2007, sous le nom de « 1769 », évoquant ainsi la création du domaine.

    Après un premier essai avec le millésime 2006 (en très petite quantité), le millésime 2007 signe le véritable acte de naissance de ce Constantia moelleux qui présente toutes les caractéristiques hors-normes de ce terroir mythique et légendaire.

    Nous avons distribué les millésimes 2007 et 2010 qui ont eu un grand succès sur le marché français. Après deux années d’interruption, dûe à quelques soucis œnologiques sur les millésimes 2011 et 2012, la bonne nouvelle est la reprise de la relation ce mois de juin 2015 avec le millésime 2013, dont les raisins ont été vendangés à la fin du mois de mars.

    Pour les amateurs de Vin de Constantia, c’est une vraie surprise de découvrir ce nectar à la robe dorée, aux senteurs complexes de thym et de lavande, à la bouche puissante et raffinée, marquée par l’abricot sec et l’amande, riche de nuances empyreumatiques et terpéniques nobles.
    Ce millésime 2013 est une splendide réussite. La quantité disponible est hélas réduite. Le vin offre actuellement un excellent rapport qualité/prix. Ce n’est pas certain que ça dure encore très longtemps… Profitez-en !

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,06 %/vol
    Sucres résiduels : 133,6 g/L
    Extraits secs : 43,5 g/L
    Acidité fixe : 5,3 g/L
    pH : 3,61


  • News : 21 mai 2015 : Retour d’Afrique du Sud

    Posté dans par admin

    C’est avec plaisir que je vous livre quelques photos de mon dernier voyage en Afrique du sud (du 9 au 19 mai). Il m’a permis de prendre de nouveaux contacts très fructueux et d’en ré-activer d’anciens.

    Il se passe pas mal de choses dans l’appellation Constantia, avec une incroyable inflation des prix au domaine de Klein Constantia… J’en ai personnellement à peine cru mes yeux au cours de ma rapide visite du 15 mai 2015. Pour information, le prix du Vin de Constance 2009 à la propriété est de 55 €. Le prix des vieux millésimes disponibles atteint des sommets stratosphériques avec 750 € la bouteille pour le millésime 1996 !!!

    Heureusement, il y a l’alternative des délicieux Constantia historiques « 1769 » 2013 du domaine Buitenverwachting et du vin de « Grand Constance » du domaine Groot Constantia, qui peuvent revendiquer  tous les deux la continuité historique du cru depuis la fin du XVIIème siècle.

    Le manoir (Cape Dutch) fin XVIIIème de Buitenverwachting, le 11 mai 2015. Vous observerez en fond, les traces sinistres du grand incendie d'origine criminelle de la mi-février 2015. Le feu s'est approché jusqu'à 200m du manoir et Lars, le propriétaire, a bien cru durant quelques minutes qu'il allait tout perdre. Il y a eu 5000 hectares de forêt, 4 hectares de vignes et une quinzaine de maisons détruites.
    Le manoir (Cape Dutch) fin XVIIIème de Buitenverwachting, le 11 mai 2015.
    Vous observerez en fond, les traces sinistres du grand incendie d’origine criminelle de la mi-février 2015. Le feu s’est approché jusqu’à 200m du manoir et Lars, le propriétaire, a bien cru durant quelques minutes qu’il allait tout perdre. Il y a eu 5000 hectares de forêt, 4 hectares de vignes et une quinzaine de maisons détruites.
    Lars Mack, propriétaire du domaine historique de Buitenverwachting (la porte à côté de Klein Constantia) et Jean-François Ragot, le 11 mai 2015. La bonne nouvelle est la reprise de la relation après quelques soucis œnologiques sur les millésimes 2011 et 2012. Le brillant Constantia moelleux "1769" 2013 sera disponible en principe à partir de nos Portes Ouvertes d'été de juin 2015 (11, 12 et 13).
    Lars Mack, propriétaire du domaine historique de Buitenverwachting (la porte à côté de Klein Constantia) et Jean-François Ragot, le 11 mai 2015.
    La bonne nouvelle est la reprise de la relation après quelques soucis œnologiques sur les millésimes 2011 et 2012.
    Le brillant Constantia moelleux « 1769 » 2013 sera disponible en principe à partir de nos Portes Ouvertes d’été de juin 2015 (11, 12 et 13).
    Vin de Constantia moelleux "1769" du domaine Buitenverwachting, millésime 2013. Les raisins ont été vendangés à la fin du mois de mars 2013. Analyse : Alcool : 13,06 %/vol Sucres résiduels : 133,6 g/L Extraits secs : 43,5 g/L Acidité fixe : 5,3 g/L pH : 3,61
    Vin de Constantia moelleux « 1769 » du domaine Buitenverwachting, millésime 2013. Les raisins ont été vendangés à la fin du mois de mars 2013.
    Analyse :
    Alcool : 13,06 %/vol
    Sucres résiduels : 133,6 g/L
    Extraits secs : 43,5 g/L
    Acidité fixe : 5,3 g/L
    pH : 3,61

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le magnifique chais historique de 1790 du domaine de Groot Constantia, le 11 mai 2015. Il ne fait plus office de chais pour les vins du domaine et a été transformé depuis des lustres en musée.
    Le magnifique chais historique de 1790 du domaine de Groot Constantia, le 11 mai 2015.
    Il ne fait plus office de chais pour les vins du domaine et a été transformé depuis des lustres en musée.
    Jean-François Ragot et Jean Naudé, directeur général du domaine historique de Groot Constantia, le 11 mai 2015, en pleine négociation pour la distribution du vin de "Grand Constance".
    Jean-François Ragot et Jean Naudé, directeur général du domaine historique de Groot Constantia, le 11 mai 2015, en pleine négociation pour la distribution du vin de « Grand Constance ».
    Élément historique sur le vin de "Grand Constance" Relancé en 2005 par le domaine, il représente avec le Constantia moelleux "1769" de Buitenverwachting, relancé en 2007 et le "Vin de Constance" du domaine Klein Constantia en 1986, les trois icônes de ce nectar mythique et légendaire, pouvant légitimement revendiquer la continuité historique du cru.
    Élément historique sur le vin de « Grand Constance »
    Relancé en 2005 par le domaine, il représente avec le Constantia moelleux « 1769 » de Buitenverwachting, relancé en 2007 et le « Vin de Constance » du domaine Klein Constantia en 1986, les trois icônes de ce nectar mythique et légendaire, pouvant légitimement revendiquer la continuité historique du cru.
    Superbe présentation du vin historique mythique et légendaire "Grand Constance". Le millésime 2005 a marqué son retour. Les quantités produites sont toujours extrêmement limitées et l'année en cours est 2012. Ce vin est élaboré pour 2/3 avec du Muscat blanc à petits grains ou Muscat de Frontignan et pour 1/3 d'une variété mutante rouge de Muscat.
    Superbe présentation du vin historique mythique et légendaire « Grand Constance ». Le millésime 2005 a marqué son retour. Les quantités produites sont toujours extrêmement limitées et l’année en cours est 2012.
    Ce vin est élaboré pour 2/3 avec du Muscat blanc à petits grains ou Muscat de Frontignan et pour 1/3 d’une variété mutante rouge de Muscat.
    Le personnel du  Jonkerhuis, restaurant historique du domaine Groot Constantia, le 15 mai 2015.
    Le personnel du Jonkerhuis, restaurant historique du domaine Groot Constantia, le 15 mai 2015.
    Marguerite Abergel et Jean-François Ragot en dégustation chez le partenaire historique de Dionis, Hamilton Russell, le 12 mai 2015. Nous avons dégusté une intéressante verticale de Pinot Noir, 2011, 2012, 2013 et 2014 ainsi que les Chardonnay 2011 et 2014. Ce dernier qui est le millésime en cours se présente avec un nez aérien, floral et plus sur le fruit que sur l'élevage. C'est une intéressante évolution commencée depuis déjà plusieurs années et qui met en valeur plus nettement la finesse du vin, sa minéralité, signe d'un grand terroir.
    Marguerite Abergel et Jean-François Ragot en dégustation chez le partenaire historique de Dionis, Hamilton Russell, le 12 mai 2015.
    Nous avons dégusté une intéressante verticale de Pinot Noir, 2011, 2012, 2013 et 2014 ainsi que les Chardonnay 2011 et 2014. Ce dernier qui est le millésime en cours se présente avec un nez aérien, floral et plus sur le fruit que sur l’élevage. C’est une intéressante évolution commencée depuis déjà plusieurs années et qui met en valeur plus nettement la finesse du vin, sa minéralité, signe d’un grand terroir.
    Marguerite Abergel et Adam Mason, l'exceptionnel "winemaker" du domaine de Klein Constantia jusqu'en 2011, le 13 mai 2015. Il a révolutionné la vinification des vins moelleux de Constantia en utilisant une méthode proche de celle de l'élaboration des Tokaj Aszu. La vente du domaine de Klein Constantia en 2011 a entrainé le départ de pratiquement toute l'équipe. Il est maintenant responsable de la vinification des vins du domaine Mulderbosch (Stellenbosch).
    Marguerite Abergel et Adam Mason, l’exceptionnel « winemaker » du domaine de Klein Constantia jusqu’en 2011, le 13 mai 2015.
    Il a révolutionné la vinification des vins moelleux de Constantia en utilisant une méthode proche de celle de l’élaboration des Tokaj Aszu. La vente du domaine de Klein Constantia en 2011 a entrainé le départ de pratiquement toute l’équipe.
    Il est maintenant responsable de la vinification des vins du domaine Mulderbosch (Stellenbosch).
    Jean-François Ragot, Nora Sperling et Holder, le "winemaker" de Delheim, le 13 mai 2015. Dégustation au chais du millésime 2014.
    Jean-François Ragot, Nora Sperling et Reg Holder, le « winemaker » de Delheim, le 13 mai 2015. Dégustation au chais du millésime 2014. Delheim est un ancien partenaire avec qui nous avons travaillé du début des années 90 jusqu’à la fin de la décade. Nous reprenons la collaboration avec un brillant vin blanc issu du Chardonnay non boisé en millésime 2013 et un somptueux liquoreux de Grains Nobles, l’Edelspatz, issu à 100% du cépage Riesling. C’est un des plus beaux exemples que je connaisse en l’espèce.
    Domaine Delheim (stellenbosch), le 13 mai 2015. Vue d'une grappe de Riesling en état de passerillage plus un peu de botrytis cinéréa. Ces raisins demeurés très tardivement sur pieds sont destinés à élaborer l'extraordinaire Grain Noble de pur Riesling, appelé "Edelspatz".
    Domaine Delheim (Stellenbosch), le 13 mai 2015. Vue d’une grappe de Riesling en état de passerillage plus un peu de botrytis cinéréa. Ces raisins demeurés très tardivement sur pieds cette année, sont destinés à élaborer l’extraordinaire Grain Noble de pur Riesling, appelé « Edelspatz ».
    De droite à gauche, Maureen, Jean-François Ragot et Tumi du domaine Simonsig, le 15 mai 2015. Nous avons dégusté quelques vins remarquables dont une cuvée royale effervescente Kaapse Vonkel 100% Chardonnay, qui pourrait "tordre le bras" à beaucoup de Champagnes... A noter aussi, un excellent Gewürztraminer Special Late Harvest 2015 et un Vin de Paille (straw wine) issu à 100% du Muscat Ottonel. Simonsig est un partenaire historique de Dionis (depuis 1991). nous recommandons particulièrement leur Chenin Blanc sec et leur cuvée prestige de rouge Tiara.
    De droite à gauche, Maureen, Jean-François Ragot et Tumi du domaine Simonsig, le 15 mai 2015.
    Nous avons dégusté quelques vins remarquables dont une cuvée royale effervescente Kaapse Vonkel 100% Chardonnay, qui pourrait « tordre le bras » à beaucoup de Champagnes…
    A noter aussi, un excellent Gewürztraminer Special Late Harvest 2015 et un Vin de Paille (straw wine) issu à 100% du Muscat Ottonel.
    Simonsig est un partenaire historique de Dionis (depuis 1991). nous recommandons particulièrement leur Chenin Blanc sec et leur cuvée prestige de rouge Tiara.
    Trois vins hors normes au domaine Blaauwklippen (Stellenbosch), le 16 mai 2015. Il s'agit de deux vins rouges, Malbec et Zinfandel vinifiés en grains nobles naturellement doux. Absolue rareté ! Le troisième est un Viognier vinifié en grains nobles, hélas manquant quelque peu d'équilibre.
    Trois vins hors normes au domaine Blaauwklippen (Stellenbosch), le 16 mai 2015.
    Il s’agit de deux vins rouges, Malbec et Zinfandel Noble Late Harvest (vinifiés en grains nobles naturellement doux). Absolue rareté !
    Le troisième est un Viognier Noble Late Harvest (vinifié en grains nobles), hélas manquant quelque peu d’équilibre.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce sera tout pour ce soir,
    Cordialement,
    Jean-François Ragot

     


  • ÉPUISÉ – Buitenverwachting 2010 « 1769 » (W.O Constantia) (0.50L)

    Tous les domaines issus du terroir historique de Constantia peuvent prétendre élaborer ce type de vin.

    Le vin est identifié par le chiffre 1769 qui est celui de l’année de création du domaine.

    Après un premier essai avec le millésime 2006 (en très petite quantité), c’est le véritable acte de naissance de ce Constantia moelleux qui présente toutes les caractéristiques de ce terroir magique.

    Ce domaine qui vinifie tout comme Klein Constantia de superbes vins blancs et rouges classiques depuis 1990, ne pouvait faire l’impasse sur le vin « historique » issu du cépage Muscat à Petits Grains .

    L’excellent Hermann Kirchbaum, vinificateur du domaine depuis 1990 a trouvé là un « travail de niche » comme il les aime.

    Pour les amateurs de Vin de Constantia, c’est une vraie surprise de découvrir ce nectar à la robe dorée, aux senteurs complexes de thym et de lavande, à la bouche extrêmement puissante, marquée par l’abricot sec et l’amande, riche de nuances empyreumatiques et terpéniques nobles. Ce millésime 2010 est une réussite totale.
    La quantité disponible est très réduite. Le vin offre actuellement un remarquable rapport qualité/prix. Ce n’est pas certain que ça dure très longtemps… Profitez-en !


    Éléments analytiques :
    – Date de vendanges : 17 mars 2010
    – Alcool : 9 %/vol
    – Acidité totale : 8,3 ‰
    – pH : 3,29
    – Sucres résiduels : 250 g/L

     


  • News 7 Février 2012

    Je peux vous confirmer que le grand hiver est finalement arrivé sur toute l’Europe et sur la France en particulier. Je parlais en début de semaine au téléphone avec mon ami Bruno Landauer (Rust – Burgenland – Autriche) qui se désolait de cette arrivée bien trop tardive du froid pour élaborer un eiswein… Ce qui est rageant, c’est que nous avions laissé plusieurs tonnes de  raisins dans l’espoir d’une gelée un peu plus précoce (en général, entre le 20 novembre et la première semaine de janvier). Ces raisins ont été finalement dévorés par les oiseaux du parc naturel de Neusiedeln.
    Par conséquent, il n’y a ni eiswein 2010, ni 2011. Cela signifie qu’il faut profiter des dernières bouteilles du délicieux Ruster Eiswein Blaufränkisch 2009.

    Je suis enfin arrivé à finaliser mes achats de vins sur l’Afrique du Sud. Nous allons recevoir dans les semaines qui viennent :

    • Hamilton Russell Chardonnay 2011
    • Hamilton Russell Pinot Noir 2010
    • Buitenverwachting Constantia moelleux « 1769 » 2010 (millésime d’une exceptionnelle concentration, la plus grande réussite du domaine depuis son premier millésime 2006)

    Vous serez bien entendu tenus informés de la date de disponibilité.

    Cordialement,

    Jean-François


  • Le Vin de Paille / Strohwein

    Je voudrai évoquer tout d’abord une petite anecdote, fort ancienne et même bien antérieure à la création de Dionis. ( 1985, je le rappelle )
    En voyage familial d’agrément en Franche-Comté durant l’été 1982, je me souviens que nous avions « remué ciel et terre » à la recherche de ce fameux vin de paille que pratiquement plus aucun vigneron ne produisait alors. Les deux seuls qui purent nous fournir chichement quelques flacons, furent le Château L’étoile et le remarquable Marius Perron de Voiteur. Les millésimes 1975 et 1978 achetés alors, figurent encore en bonne place parmi les « trésors » de notre vinothèque familiale…

    Vin de paille de Marius Perron (à l’époque, en 0.36L !)

    A l’évocation du vin de paille, l’œnophile français pense immédiatement : Jura !
    Je suis d’un naturel curieux, c’est dans ma nature !
    Aussi, j’ai entrepris une recherche historique sur la question du vin de paille et je dois dire que j’ai abouti à des conclusions assez différentes de celles couramment répandues dans les ouvrages modernes (du XXème siècle) traitant du vin. Ils évoquent presque tous cette «  longue tradition » des vins jaunes et des vins de paille qui auraient même été « inventés » par les ancêtres de nos actuels vignerons jurassiens et produits depuis des temps immémoriaux… Je vais certainement me faire quelques nouveaux ennemis, mais je voudrai tenter de rétablir la continuité historique de ces vins exceptionnels.

    Pour les vins jaunes , c’est clair, la tradition est bien établie, probablement depuis le XVIIème siècle. N’oublions pas que la Franche-Comté fût espagnole jusqu’à cette époque. On pourrait peut-être,bien que rien ne soit vraiment démontré en l’espèce,essayer d’établir un lien historique et œnologique entre vin jaune et Xérès,tous deux « vins de voile » et tous deux alors espagnols… Mais ce n’est pas notre sujet !

    Pour revenir au vin de paille, j’ai voulu savoir quelles étaient en Europe il y a deux siècles, les productions « commerciales » utilisant le nom actuel de vin de paille. Pour ce faire, je me suis référé à la « bible » de cette époque,je veux parler de la «  Topographie de tous les vignobles connus » d’André Julien,dont la première édition remonte à 1816.
    Cette lecture a été particulièrement riche d’enseignements :

    •  Pour ce qui concerne la Franche-Comté en particulier, rien ! absolument rien !
    Pas la moindre allusion à une quelconque tradition de production de vin de paille. En revanche, le vin jaune y occupe une place de choix…Troublant n’est ce pas ?

    Poursuivant mes recherches, je découvre en Alsace une très vieille tradition, non pas de vendanges tardives ou autres « Sélections de grains nobles » avant l’heure, mais bel et bien de vin de paille comme nous l’entendons de nos jours. Je cite in extenso le texte en question :

    « Lorsque la température a été favorable à la vigne, on fait à Colmar, à Olwiller, à Kientzheim, à Kayserberg, à Ammerschwihr et dans quelques autres vignobles du même arrondissement, des vins de paille (strohwein), ainsi nommés par ce que, dans l’origine, les raisins que l’on employait à leur fabrication étaient étendus pendant plusieurs mois sur de la paille, avant d’être portés au pressoir… On assure que lorsque ce vin a été gardé six ou huit ans, il ressemble au vin de Tokay, plus il vieillit, plus il acquiert de finesse et d’agrément, c’est pourquoi il peut être rangé parmi les meilleurs vins de liqueur de France » ( fin de citation).
    Cette tradition est lentement tombée en désuétude pour disparaître vers la fin du XIXème siècle.

    Mais, poursuivons notre « tour de France » des vins de paille ! Nous arrivons maintenant à L’Hermitage (ou Ermitage) et je redonne la parole à André Julien :

    Vin de paille de l’Hermitage 1982 du domaine Chapoutier

    «  Quelques grands propriétaires de Tain font avec des raisins blancs choisis sur la côte de l’Hermitage, du vin de paille très estimé et qui se vend fort cher; il a la couleur de l’or,du parfum et un goût délicieux. les raisins destinés à sa préparation sont étendus sur de la paille ou suspendus à des perches pendant six semaines ou deux mois : lorsqu’ils sont en partie desséchés,on les égrappe et on les porte au pressoir. Le jus que l’on exprime est très épais et visqueux,mais quand il a subi la fermentation,il s’éclaircit,et on le soutire dans des tonneaux où il reste plusieurs années avant d’être mis en bouteilles. C’est alors une liqueur délicieuse,que l’on dit être supérieure aux vins de même nom que l’on fait en Alsace » (fin de citation).

    Depuis le début des années quatre vingt, on produit à nouveau des vins de paille à l’Hermitage, qui sont vendus à prix d’or…

    Mais finissons en avec ce petit tour d’horizon des vins de paille français vu par André Julien il y a presque deux siècles et citons enfin le vin de paille d’Argentat dans la Corrèze, dont il ne subsiste même plus le souvenir…

    Pour ce qui touche au reste de l’Europe , la liste s’avère assez copieuse. Commençons par l’Allemagne si vous le voulez bien :

    « On prépare dans plusieurs vignobles de Franconie des vins de paille semblables à ceux de l’Alsace, mais plus aromatiques » (fin de citation André Julien).

    Pour ce qui concerne l’Italie, on retrouve le vin de paille sous le nom de Vin Santo un peu partout dans le Nord : Castiglione, Loreto (Lombardie), Garda, Bardolino, San Vigilio, Soave (Vénétie).Aujourd’hui encore,on élabore de très bons vins de paille sous le nom de Recioto dans toute la zone de la Valpolicella et de Soave.
    Le vin Santo en tant que vin de paille traditionnel est toujours produit de nos jours,plus particulièrement sous cette dénomination en Italie centrale. Sa qualité oscille du produit exceptionnel qui enchante le palais et l’esprit au vin hyper oxydé le plus lamentable.

    Attention aux Vins Santo bon marché élaborés par séchage des raisins durant trois jours dans des chambres chauffées et ventilées artificiellement.
    Amateurs, la prudence s’impose ! Hélas, cette pratique existe aussi dans le Jura,la loi italienne et française ne prévoyant ni la durée du séchage,ni le mode.
    Un grand vin de paille est un produit difficile à élaborer, donc risqué et par conséquent jamais bon marché.

     

    Une fois passées en revue, l’histoire et les lieux de production, tentons maintenant de donner une définition la plus précise possible au vin de paille.

    La méthode la plus classique consiste à faire sécher des raisins sur un lit de paille pour une période qui peut atteindre six mois (une des applications bien connue du « passerillage ») avant de les soumettre au pressurage et à la fermentation. A cette méthode est généralement associée la suspension des raisins dans des locaux bien aérés, évitant le cas échéant la détérioration de la grappe au contact d’une matière végétale comme la paille.

    Un autre procédé proche consiste à tordre le pédoncule de chaque grappe pour interrompre la circulation de la sève, afin que le sucre se concentre dans les baies. On parle alors plus particulièrement de vin passerillé sur pied.
    L’abbé Bellet a signalé cette pratique au début des années 1700 en Italie et en Provence.
    Cette méthode laborieuse était utilisée à Constantia en Afrique du sud au XVIIIème et XIXème siècle.
    La version moderne de cette pratique consiste à couper à sa base le rameau porteur du raisin et à laisser celui-ci se dessécher sur le pied de vigne.
    Je rajouterai, pour faire bonne mesure,que depuis la plus haute antiquité,les cultures méditerranéennes ont connu et utilisé le processus du passerillage pour augmenter la quantité de sucre dans le raisin et par voie de conséquence la force alcoolique du breuvage… ( on ne parlait pas encore de modération…)

    Cette méthode, simple et bien adaptée au climat, consiste à exposer les raisins au soleil, sur des nattes en général, pour une durée jamais inférieure à huit jours. Les vins qui peuvent aujourd’hui revendiquer le lien le plus direct avec cette tradition mythologique, sont les « Passito » de Lipari et de Pantelleria , le Nectar de Samos , le Vinsanto de Santorin , sans oublier le Commandaria de Chypre et le Malaga andalou.

    Vous voyez que nous avons déjà beaucoup voyagé, en partant du Jura et que nous ne nous sommes pas trop éloignés du sujet…

    Tout comme pour les Eiswein , (vins de Glace) il est nécessaire de vendanger les raisins les plus sains possible. La moindre trace de pourri ou de moisi a des effets calamiteux sur la qualité des raisins en phase de passerillage.
    A ce sujet, je voudrai vous livrer notre première expérience à Rust (Burgenland-Autriche) en 1996 avec notre ami et partenaire Bruno Landauer.
    Nous avions vendangé environ 1500kg de raisins (principalement du Grüner Veltliner ) vers le 20 Septembre 1996. L’année pouvait être considérée comme « difficile » car plutôt favorable au développement du botrytis cinéréa. Les raisins présentaient cependant un très bel aspect et nous avions hâte de tenter l’expérience.

    Ils ont été étendus sur des lits de paille, dans les greniers de Bruno, parfaitement bien aérés. En dépit de nos efforts, quatre semaines plus tard, nous avons dû déchanter,constatant le développement foudroyant de la pourriture…Les 1500 kg de raisin ont terminé leur carrière à la décharge…Nous fûmes très déconfits…et il ne nous restait plus, selon l’usage ancien ,qu’à faire bonne figure à mauvais jeu,nous promettant d’être plus prudents l’année suivante.
    En 1997, nous avons réitéré et réussi cette fois là un étonnant vin de paille de 100% Furmint, qui demeure à ma connaissance unique en son genre.

    Mais, revenons à la méthode !

    Le raisin, doit être vendangé un peu au-delà de la maturité physiologique. Le type de cépage est bien entendu très important et conditionne des facteurs comme l’épaisseur des peaux, l’acidité, le potentiel de sucre et évidemment la palette aromatique. Il suffit par exemple de goûter un vin de paille jurassien à forte proportion de Savagnin (Traminer non aromatique) pour être convaincu de sa supériorité sur tous les autres cépages utilisés dans la région. On peut également souhaiter assembler plusieurs cépages en vue d’obtenir un vin plus complexe, mais le résultat n’est pas toujours au rendez vous…
    Il faut aussi utiliser un local bien aéré et très sec.
    Toutes les semaines, il y aura lieu de contrôler l’état des raisins et de retirer les grains détériorés, afin qu’ils ne contaminent pas les autres grappes.
    La durée moyenne de passerillage est de trois à quatre mois, mais dans des cas exceptionnels,peut être prolongée jusqu’à cinq ou six mois.
    Une grappe de raisin par ce procédé peut perdre jusqu’à 90% de son poids.

    Le jus obtenu après pressurage, plus ou moins concentré, sera obligatoirement « ensemencé » avec des levures soigneusement sélectionnées et produira après fermentation en cuve inox, plastique ou en barrique, des vins plus ou moins riches en sucres résiduels et en alcool.
    Une méthode traditionnelle consiste à placer le moût dans de petites barriques et à le laisser fermenter sans aucun contrôle jusqu’à épuisement des levures. On arrive par ce moyen souvent à des taux d’alcool de 16 à 17% vol et par conséquent à des taux de sucres résiduels assez bas.(c’est le cas souvent des vins de paille jurassiens).

    Ce type de vin de paille est de nos jours représenté au mieux par le Vin Santo de Toscane qui peut passer six années sans ouillage (l’opération consistant à refaire les pleins pour compenser l’évaporation) dans de petites barriques, autrefois de châtaigner, appelées Caratèlli avant d’être mis en bouteilles. Le vin Santo selon la méthode utilisée, peut être liquoreux, moelleux, voire presque sec et alors redoutablement capiteux…
    En dehors de ce type de spécialités que nous venons d’évoquer, la tendance actuelle générale dans le vin est plutôt orientée vers l’obtention d’un fruité plus marqué en préservant le plus possible le moût de l’oxydation et en raccourcissant les durées d’élevage .Le vin poursuit alors sa maturation en bouteille, à l’abri de l’oxygène, en milieu réducteur. Le Tokaji en est un autre exemple flagrant, avec des élevages en barriques qui ont été réduits des deux tiers depuis 1992.

    Je voudrai terminer cet exposé sur les vins de paille en évoquant maintenant les exceptionnels « Strohwein » du Burgenland autrichien.


    LES VINS DE PAILLE DU BURGENLAND AUTRICHIEN (STROHWEIN)

    Concernant ces vins « spéciaux », je me suis tout d’abord attaché à rechercher une éventuelle tradition historique. Il ne s’agit pas de cinq cent ans comme pour les Ruster Ausbruch, mais toutefois de plus d’un siècle .Le premier Strohwein recensé dans cette région date de 1891.
    On étendait alors les raisins sur des lits de roseaux du fameux lac de Neusiedeln, d’où le nom de « Shilfwein ».(vin de roseaux)
    Dans cette région, royaume historique multiséculaire des vins liquoreux , l’élaboration des Strohwein et des Eiswein constituait une alternative aux « Ausbruch » les années où il n’y avait pas de botrytis cinéréa.

    Le grand intérêt œnologique de ces vins repose tout d’abord sur l’extraordinaire richesse ampélographique de la région : Cépages indigènes Neuburger, Grüner Veltliner, Welschriesling, Spätrot-Rotgipfler, Frühroter veltliner, Furmint, Sankt Laurent, Blauerzweigelt, Blaufränkisch, mais aussi tous les cépages « internationaux » sans exception.

    Cet intérêt repose également sur des conditions climatiques parfaites pour une lente maturation du raisin, préservant au mieux la richesse aromatique propre au cépage, ainsi que l’acidité, gage de l’équilibre recherché.
    La législation autrichienne, très restrictive, prévoit une richesse minimum en sucre de 25 KMW au pressurage (25% de sucre en masse volumique).
    Elle est la seule législation qui précise une durée minimum de séchage des raisins avant pressurage. ( Trois mois sur lits de paille ou de roseaux).
    Cette législation sévère exclut ainsi de facto tous les « simili » vins de paille séchés au ventilateur en chambres chaudes…

    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l’élaboration d’un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V…

    Avec notre ami et ancien partenaire Georg Lunzer , nous avons réalisé depuis une dizaine d’années quelques vins de paille vraiment extraordinaires et probablement uniques en leur genre. Je pense entre autres au vin de paille Cabernet Sauvignon , dont la première cuvée a vu le jour en 1997 et au vin de paille Riesling , qui n’a pu être réalisé qu’une seule fois, en 2000 .Ce sont de petits chef d’œuvre œnologiques, dont il reste quelques bouteilles vendues à « prix d’amis » !

    Élaboration du vin de paille Cabernet-Sauvignon Georg Lunzer à Gols (Burgenland-Autriche).
    Pressurage du 5 février 2004.

    Le 5 septembre 2003, 1800 Kg de raisin Cabernet-Sauvignon ont été vendangés sur la parcelle de 0,62 ha de Georg Lunzer. Ces raisins ont été mis à passeriller (séchage en grenier) sur des nattes de paille jusqu’au 5 février 2004, date à laquelle les raisins ont été pressurés.
    Le degré de maturité des raisins à la vendange était de 18 KMW (18 % de sucres en masse volumique). Au moment du pressurage, la richesse en sucres des raisins atteignait 35 KMW (35 % de sucres en masse volumique).
    La quantité produite mise à fermenter est de 400 litres. Ceci vous permet de mesurer le rendement ridicule lié à ce joyau œnologique…


    le 30 octobre 2006

    le 29 octobre 2007

    Vous trouverez ci-dessous la liste des vins de paille disponibles actuellement  (juillet 2015) :

  • Les vins de Constantia

    Le grand domaine de Constantia a été créé en 1685 par le premier gouverneur du Cap, Simon Van der Steel. On évalue alors la surface mise en valeur de ce domaine à 763 Ha.

    Dans sa «Topographie de tous les vignobles connus» de 1866, André Julien écrit :

    « Le petit vignoble de Constantia planté sur la partie basse de la Montagne de la Table, exposée à l’est, à 8 km du Cap, produit des vins renommés. On les recueille dans deux clos contigus, l’un appelé le haut et l’autre le bas constance ; ils sont peuplés du cépage que l’on nomme haenapop. Chacun des propriétaires de ces clos prétend à la supériorité sur l’autre ; mais c’est leur rendre justice à tous deux que de mettre les vins qu’ils fournissent au nombre des meilleurs vins de liqueur du globe, immédiatement après celui de Tokay : ils ont, comme ce dernier, une douceur agréable, beaucoup de finesse, du spiritueux et un bouquet des plus suaves. La récolte du Vin de Constance n’est évaluée qu’à 900 hectolitres dans les années abondantes, et son produit est toujours retenu d’avance ».
    Les premiers vins de ce vignoble furent distribués sur le marché européen à partir de 1761.
    Napoléon 1er, dont on connaît le goût pour le Chambertin était un passionné des Vins de Constantia et particulièrement du « Grand Constance ». Le déclin de ce vignoble commence vers 1880 et il faudra attendre les années 70, soit presque un siècle plus tard, pour assister à sa renaissance.

    Trois domaines, appartenant à la propriété originelle de Simon Van der Steel, produisent actuellement le vin historique qui fit la célébrité du cru dans la Vieille Europe des XVIIIème et XIXème siècles.

    Le domaine historique de Groot Constantia, le plus ancien domaine de toute l’Afrique du Sud, après une vie crépusculaire depuis la fin du XIXème siècle a commencé à produire à nouveau des vins classiques rouges et blancs secs vers la fin des années 60. Il faudra toutefois attendre 2005 pour voir apparaitre le premier Constantia dans le style historique du domaine. Ce vin retrouve alors son nom originel de « Grand Constance« .

    Le domaine de Klein Constantia quant à lui, a été réhabilité à grands frais par Duggy Jooste et replanté en 1981. On lui doit d’avoir ressuscité le fameux Constantia historique sous le nom de Vin de Constance (marque déposée).
    Le premier millésime appelé à une production commerciale fût le 1987. Nous en sommes, en juin 2015, au millésime 2009. Les quantités produites ont progressivement augmenté, ainsi que le prix des vins…
    Après une exploitation très réussie durant 25 ans, principalement sous la direction Lowell Jooste, le domaine a hélas été revendu début 2011 à des investisseurs. C’est une partie de l’âme de la propriété qui s’en est allée…

    Le troisième domaine, Buitenverwachting, contigu à Klein Constantia a, quant à lui, par les soins de l’œnologue Hermann Kirchbaum et de son propriétaire Lars Maack, procédé à la « résurrection » du mythique Constantia Moelleux avec le millésime 2007, sous le nom de « 1769 », évoquant ainsi la création du domaine.

    Après un premier essai avec le millésime 2006 (en très petite quantité), le millésime 2007 signe le véritable acte de naissance de ce Constantia moelleux qui présente toutes les caractéristiques hors-normes de ce terroir mythique et légendaire.

    Les vins des trois domaines sont vinifiés à partir du cépage Muscat à petits grains vendangés très tard (vers le mois de mars). Le domaine de Groot Constantia, utilise quant à lui une petite partie d’une variété rouge du Muscat à petits grains (variété produite par mutation du cépage).

    Ces raisins sont passerillés sur pied, selon une tradition qui n’est pas sans rappeler les grands Vins de Paille de l’Ermitage, d’autrefois. La vinification, quant à elle,  est proche de celle des Tokaji Aszu de Hongrie.
    Le résultat est un somptueux liquoreux à la robe dorée et dense, au nez marqué par des arômes de pin et de fumée, d’une impressionnante longueur.

    Duggie Jooste, Jean-François Ragot et Lowel Jooste dans le vignoble du domaine de Klein Constantia le 28 avril 2003.
    Les derniers cèpes de Muscat à petits grains destinés à l’élaboration du Vin de Constance 2004 (10 mai 2004)
    Le 10 mai 2004 dans le vignoble de Klein Constantia : de gauche à droite Marguerite Abergel, Adam Mason (le nouveau et talentueux « winemaker »), Duggie Jooste et son fils Lowel Jooste actuel responsable du domaine.

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      Vineyard Photograph through trees.Constantia Mountain in cloud in backround.
    • from the top of KC vineyards.False bay in the bckgrd
      Vineyard view looking South-East over False Bay
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      KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICAautumn vineyards.
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    • KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICA.The homestead.
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      KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICA.VIEW FROM THE VISITOR ENTRANCE
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    • KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICA.HARVESTING CABERNET SAUVIGNON
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      KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICA.MODERN PRODUCTION CELLAR
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    • 1791 vin de constance.KLEIN CONSTANTIA.WESTERN CAPE .SOUTH AFRICA
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    Vendanges du Vin de Constance 2007
    entre le 3 et le 21 mars 2007

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    Ci-dessous, je vous propose également deux petites vidéos de la dégustation du Vin de Constance 2007 avec les commentaires de l’œnologue du domaine, Adam Mason.


  • Le Vin du Mois : Klein Constantia Vin de Constance 2005 & Buitenverwachting Constantia 1769 mœlleux 2007

    Vin du mois : Mars 2010

    « Le vin du mois mythique et légendaire »

     

     

    KLEIN CONSTANTIA Vin de Constance 2005 (0,50L)
    Afrique du Sud – Cap de Bonne Espérance

    Je ne vous présente plus le Vin de Constance qui a repris toutes ses lettres de noblesse depuis maintenant près de vingt ans.

    L’histoire de Dionis est intimement liée à la résurection de ce vin mythique dont nous avons assuré la promotion sur le marché français et celui de la Suisse romande depuis 1991. C’est la date du lancement du premier millésime de la nouvelle génération, le 1987.

    Aujourd’hui, entre dans nos chais le millésime 2005, le deuxième vinifié par l’excellent Adam Mason.

    La bonne nouvelle, est une baisse de son prix de vente de 10%, suite à la crise économique et à la dévalorisation de la monnaie sud-africaine, le Rand.
    Ceci est tout bénéfice pour nos clients.

    Cliquez sur les liens suivants pour plus d’informations sur le Vin de Constance.

    lien n°1 : le Vin de Constance

    lien n° 2 : diaporama sur la vendange 2009

    lien n °3 : interview Adam Mason du 27 mai 2009

    Le 2005 se présente comme un liquoreux naturellement doux de haute volée, avec une subtilité splendide, une complexité sans égale et une longueur extraordinaire.

    Éléments analytiques :
    – Alcool : 12%/vol
    – Acidité totale : 7,52‰
    – Sucres résiduels : environ 155g/L

    BUITENVERWACHTING Constantia 1769 moelleux 2007 (0,50L)
    Afrique du Sud – Cap de Bonne Espérance

    Nous étions depuis le début de la décade 2000 sur la piste des différents Constantia élaborés selon la tradition des XVIIIème et XIXème siècles.
    Tous les domaines issus du terroir historique de Constantia peuvent prétendre élaborer ce type de vin.

    Nous avons réussi à finaliser en mai 2009, un accord de distribution avec le domaine Buitenverwachting . Le vin est identifié par le chiffre 1769 qui est celui de l’année de création du domaine.

    Après un premier essai avec le millésime 2006 (en très petite quantité), c’est le véritable acte de naissance de ce Constantia moelleux qui présente toutes les caractéristiques de ce terroir magique.

    Ce domaine qui vinifie tout comme Klein Constantia de superbes vins blancs et rouges classiques depuis 1990, ne pouvait faire l’impasse sur le vin « historique » issu du cépage Muscat à Petits Grains.

    L’excellent Hermann Kirchbaum, vinificateur du domaine depuis 1990 a trouvé là un « travail de niche » comme il les aime.

    Pour les amateurs de Vin de Constance, c’est une vraie surprise de découvrir ce nectar à la robe dorée, aux senteurs complexes de thym et de lavande, à la bouche puissante, marquée par l’abricot sec et l’amande, riche de nuances empyreumatiques et terpéniques nobles. Très belle longueur, grande réussite, bravo !

    Éléments analytiques :
    – Date de vendanges : 19 mars 2007.
    – Mise en bouteilles : août 2008
    – Alcool : 13,23 %/vol
    – Acidité totale : 7,7‰
    – pH : 3,07
    – Sucres résiduels : 133g/L

    Le vin offre actuellement un remarquable rapport qualité/prix. Ce n’est pas certain que ça dure très longtemps… Profitez-en !


  • EPUISE – Buitenverwachting 2007 « 1769 » (W.O Constantia) (0.50L)

    BUITENVERWACHTING 2007 "1769"Tous les domaines issus du terroir historique de Constantia peuvent prétendre élaborer ce type de vin.

    Le vin est identifié par le chiffre 1769 qui est celui de l’année de création du domaine.

    Après un premier essai avec le millésime 2006 (en très petite quantité), c’est le véritable acte de naissance de ce Constantia moelleux qui présente toutes les caractéristiques de ce terroir magique.

    Ce domaine qui vinifie tout comme Klein Constantia de superbes vins blancs et rouges classiques depuis 1990, ne pouvait faire l’impasse sur le vin « historique » issu du cépage Muscat à Petits Grains .

    L’excellent Hermann Kirchbaum, vinificateur du domaine depuis 1990 a trouvé là un « travail de niche » comme il les aime.

    Pour les amateurs de Vin de Constantia, c’est une vraie surprise de découvrir ce nectar à la robe dorée, aux senteurs complexes de thym et de lavande, à la bouche puissante, marquée par l’abricot sec et l’amande, riche de nuances empyreumatiques et terpéniques nobles. Très belle longueur, grande réussite, bravo !

    Éléments analytiques :
    – Date de vendanges : 19 mars 2007
    – Mise en bouteilles : août 2008
    – Alcool : 13,23 %/vol
    – Acidité totale : 7,7‰
    – pH : 3,07
    – Sucres résiduels : 133g/L

    Le vin offre actuellement un remarquable rapport qualité/prix. Ce n’est pas certain que ça dure très longtemps… Profitez-en !


  • News 3 Juin 2008

    Posté dans par admin

    Orlienas, le 3 juin 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Pour continuer avec l’appellation historique Constantia, le 13 mai à la première heure, nous étions au domaine d’origine de Groot Constantia, qui forme une merveilleuse propriété viticole, agrémentée d’un musée et de plusieurs restaurants dans un cadre idyllique. On y fait du vin depuis 1685. Avec beaucoup de retard, le domaine s’est penché depuis une dizaine d’années sur le fameux vin liquoreux historique de Constantia. Les premiers essais n’avaient pas été particulièrement concluants et il a fallu attendre 2005 pour voir apparaitre un « cousin » du vin de Constance, lui-même élaboré comme vous le savez par le domaine voisin de Klein Constantia. Il y a deux siècles environ, ces deux domaines n’en formaient qu’un.
    Nous étions très curieux de déguster ce millésime 2005, qui a été baptisé tout naturellement Grand Constance (un des noms historiques). Nous avons été reçus par l’actuel directeur Jean Naudé et l’œnologue vinificateur Boela Gerber.
    L’ensemble de la gamme du domaine présente des vins tout à fait satisfaisants, dans les différents cépages internationaux (Sauvignon, Chardonnay, Merlot, Shiraz…). La cuvée de prestige dite « Cuvée du gouverneur » 2005 constituée de quatre cépages traditionnels bordelais présente une très belle robe, un nez complexe et élégant et une bouche bien définie, avec une bonne fraîcheur aromatique. A titre personnel, j’aurais souhaité un boisé plus discret…

    Nous arrivons enfin à la dégustation du Grand Constance 2005. Il est composé de 70% de Muscat blanc à petits grains et le reste dans une variété de muscats à peau rouge mais à jus blanc, présentant presque les mêmes caractéristiques organoleptiques que le muscat blanc à petits grains. Les vignes ont été replantées en 1995. Le premier essai de vinification remonte à 2003. il a été produit trois millésimes dont le dernier est le 2007. Les quantités sont pour le moment ultra-confidentielles. La dégustation est une bonne surprise; nous trouvons un vin avec des caractéristiques proches du vin de Constance, dans un style un peu plus léger, le style étant probablement influencé par les 30% de muscat rouge.
    Analyse : 120g de sucres résiduels, 13% d’alcool /vol et 6.7‰ d’acidité.

    Il est clair que le terroir de Constantia « parle » ! Connaissant sur le bout du doigt tous les millésimes du vin de Constance depuis 1987, j’ai un peu le sentiment de retrouver ce dernier à ses débuts. La robe est très belle, plus pigmentée que celle du vin de Constance (c’est dû à l’apport du muscat rouge). Au nez et en bouche, on retrouve la force des arômes terpéniques mêlés à d’intenses arômes végétaux. C’est très « caressant » avec une acidité moins élevée que celle du vin de Constance, mais il finit sur une belle longueur savoureuse. Le 2005 est virtuellement épuisé et si nous devons, comme c’est probable, reprendre une collaboration avec le domaine, ce sera avec le millésime 2007 en cours d’année 2009. Vous serez bien entendu, tenus informés en temps et en heure.

    Le Grand Constance 2005.
    Le Grand Constance 2005.

    La suite de notre compte-rendu la semaine prochaine,

    Sincères et œnophiles salutations,

    Jean-François Ragot


  • News 21 Mai 2008

    Posté dans par admin

    Orlienas, le 21 mai 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Je viens de rentrer d’Afrique du Sud et particulièrement de la région du Cap où se trouvent concentrés pratiquement tous les vignobles du pays. Je rapporte de ce voyage, bien entendu beaucoup d’informations, que je compte vous « distiller » petit à petit, afin de ne pas vous donner une indigestion…

    L’ Afrique du Sud est typiquement le pays qui fait la synthèse entre le « nouveau monde » et le « vieux monde » (l’Europe). A partir de 1990, date de la libération de Nelson Mandela, il a entamé une révolution spectaculaire dans tous les domaines. Au niveau viticole, l’Afrique du Sud est passée d’une économie repliée sur elle-même, conséquence de l’embargo, à une économie où 45% du vin est distribué sur le marché international. L’accélération s’est produite à partir de 1994, date des premières élections libres. Le nombre de domaines est passé en quelques années de 200 à plus de 500.
    Dans ce voyage, nous avons fait porter nos efforts particulièrement sur la région de Constantia, noyau originel de la viticulture sud-africaine depuis 1685. Pour des raisons à la fois traditionnelles et climatiques, les vins présentent plus que tous autres, un caractère « européen« .
    A tout seigneur, tout honneur ! Le premier domaine partenaire dans lequel nous nous sommes rendus est Klein Constantia, à l’origine de la renaissance du mythique Vin de Constance en 1987. Au cours de ce voyage, nous nous y sommes rendus deux fois et je vous propose de prendre connaissance de l’interview que j’ai faite d’ Adam Mason, œnologue du domaine depuis 2003. Je l’ai questionné particulièrement sur la vinification du Vin de Constance et sa conception personnelle du produit.

    Interview d’Adam Mason réalisée le 13 mai 2008 au domaine de Klein Constantia par Jean-François Ragot.

    Adam Mason, œnologue du domaine le 13 mai 2008 dans la partie du vignoble dédiée au Muscat, destiné au Vin de Constance.
    La « Manor House » début XIXème du domaine Klein Constantia, habité par le propriétaire, Lowell Jooste.
    Le Riesling Noble Late Harvest 2006 (embouteillé en 0.187L)

    Au cours des deux visites que nous avons effectuées au domaine, le 9 mai et le 13 mai, nous avons pu déguster de nombreux vins, dont « Madame Marlbrook«  2006 (assemblage 60% sémillon et 40% sauvignon). C’est un vin fruité, à la minéralité marquée, plutôt bien équilibré.

    La dégustation du Marlbrook 2006 rouge (assemblage Cabernet-sauvignon 48%, cabernet franc et merlot) se révèle intéressante. En dépit d’un taux d’alcool naturel de l’ordre de 14.5%, ce vin à la robe rubis profond, présente un caractère classique à la limite de l’austérité, proche des très bons Bordeaux. Ce vin finit avec délicatesse et fraicheur aromatique, grâce à une assez bonne acidité.
    Le Chardonnay 2007 est dans la lignée des vins de sa catégorie depuis que nous les connaissons (Premier millésime dégusté en 1991 : le 1989). Très européen dans sa conception, il présente une chatoyante et attrayante robe or à reflets verts. Un joli fruit avec une minéralité marquée en bouche. Ce vin devrait, comme ses prédécesseurs, être capable d’une longue évolution. J’ai gouté personnellement récemment un millésime 97 en pleine forme.
    Le millésime 2005 que nous avons encore à la vente, a été très apprécié par la restauration. De nombreux sommeliers l’ont situé quelque part entre Puligny-Montrachet et Chablis…

    Ce qu’il y a d’un peu triste, c’est que le millésime 2007 sera le dernier de sa catégorie. En effet, les vignes plantées sur un terroir argileux, dans la partie haute du domaine ont été arrachées pour laisser la place au sauvignon, beaucoup plus en vogue actuellement en Afrique du Sud… C’est le marché qui décide !
    La parcelle restante de Chardonnay devrait produire à l’avenir un vin beaucoup plus « nouveau monde »… dommage !

    Avec Adam, nous avons eu le plaisir de déguster plusieurs lots destinés au Vin de Constance 2008 :
    Un lot en cuve vendangé début avril, très aromatique, présentant à ce stade 10-11% d’alcool et probablement 200g de sucre.
    Un deuxième lot, fermenté en barrique de 500 L, est beaucoup plus affiné que le précédent à ce niveau. Il présente 14-15% d’alcool et 100g de sucre environ.
    Un troisième lot de 2008, fermenté en barrique, présente un nez d’une remarquable finesse (environ 15% d’alcool et 40g de sucre).
    Le quatrième lot vendangé en premier, la deuxième semaine de mars, est aux environs de 16.5% en alcool et de 70g de sucre. Tous ces lots seront bien entendu, assemblés pour donner le Vin de Constance 2008.

    La dégustation du 2007 en barriques neuves est une surprise. La complexité est beaucoup plus grande que ce qu’on a connu dans les précédents millésimes. Très joli fruit et belle longueur.
    Le millésime 2006 quant à lui, présente les arômes terpéniques caractéristiques auxquels nous sommes habitués. Le vin a déjà une certaine maturité d’élevage.
    Pour finir cette approche des Vins de Constance « en devenir », le 2005 dont on prépare la mise en bouteilles est tout à fait pléthorique. (très riche en sucre et en alcool, mais avec une belle fraicheur des arômes).

    Le millésime 2004 qui démarre sa carrière sera disponible chez Dionis en fin de semaine. C’est le premier du genre vinifié par Adam Mason. C’est un peu différent de ce que nous avons connu depuis 1987 avec le précédant œnologue Ross Gower. Moins massif, ce vin présente une délicate palette aromatique encore imprégnée par le fruit frais. Avec 14.2% d’alcool et environ 130g de sucres résiduels, il est orienté plus vers l’élégance que vers la puissance. Il est une belle démonstration, qu’en matière de style, rien n’est jamais figé. Je suis persuadé que vous l’aimerez beaucoup. Le prix est inchangé par rapport au millésime 2002. Je vous rappelle encore une dernière fois, à toutes fins utiles, qu’il n’y a pas de millésime 2003.

    Pour l’instant, Adam n’a pas été en mesure de re-vinifier du Noble Late Harvest de Sauvignon depuis 2005. Les conditions climatiques, qui sont en général excellentes pour l’obtention de vins liquoreux issus de la pourriture noble, n’ont pas été au rendez-vous avec le cépage Sauvignon. En revanche, le domaine a produit une très petite quantité (12 Hl) de Riesling Noble Late Harvest 2006 fermenté en barrique. Ce vin est plus particulièrement issu du passerillage que du Botrytis Cinéréa. Ses caractéristiques sont impressionnantes : 9% d’alcool, 290g de sucres résiduels et 8.5‰ d’acidité. Il a été fermenté à partir de levures indigènes. En bouche, c’est bien entendu, très doux mais la palette aromatique sur l’agrume confit devrait évoluer vers la minéralité caractéristique que présente le cépage sur un grand terroir. Il pourrait y avoir pour Dionis une centaine de bouteilles en 0.375L.

    La suite du compte-rendu la semaine prochaine.

    Amicales et œnophiles salutations,
    Jean-François Ragot


  • News 14 Mars 2007

    Orlienas, le 14 mars 2007

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Eu égard à la forte accélération de l’activité commerciale, je suis malheureusement dans l’obligation de repousser mon voyage en Sicile à plus tard. Dommage !

    J’ai régulièrement des nouvelles d’Afrique du Sud, où les vendanges ne sont pas encore terminées. J’ai demandé à mon ami œnologue, Adam Mason, de me faire un un reportage photos sur les vendanges 2007 à Constantia. J’espère qu’elles pourront être mises en ligne d’ici le mois d’avril. Le vin de Constance 2002 est enfin prêt et devrait quitter l’Afrique du Sud d’ici une quinzaine de jours. Cela signifie une mise à disposition de nos clients en Europe vers la fin du mois d’avril (si tout se passe bien).

    Notre opération vin du mois de mars 2007 (Gewürztraminer vendanges tardives 2006 de Bruno Landauer) a dépassé nos espérances, puisque nous sommes déjà en rupture momentanée. En cas d’intérêt, ne manquez pas de vous manifester rapidement, et en tout état de cause, avant le 31 mars, si vous voulez bénéficier des conditions privilégiées réservées aux internautes.

    A bientôt et sincères salutations,

    Jean-François Ragot


  • News 28 Novembre 2006

    Orlienas, le 28 novembre 2006

    Je vous ai promis au mois d’octobre de vous donner des éléments plus détaillés sur la qualité de la vendange en Europe centrale. Je suis parti de Lyon le dimanche 29 octobre avec une première étape à Vienne où j’ai pu déguster les vins blancs encore troubles que l’on appelle « Staubiger ». Ce ne sont bien entendu pas de très grands vins, mais ils sont d’une fraîcheur et d’une impétuosité remarquable. L’atmosphère qui règne dans ces « Heuriger » de la banlieue viticole viennoise est quelque chose d’absolument unique. En vingt ans, la qualité des vins viennois (un vignoble de 700 hectares) a considérablement progressé. Le mieux est bien entendu de déguster les vins sur place.
    Bien qu’il existe de plus en plus de vins rouges, les meilleurs d’entre eux sont certainement les blancs et plus particulièrement les vins issus du Riesling, du Pinot blanc et du Grüner-veltliner. Ce sont des vins à prix relativement élevé, ceci en raison de la soif inextinguible des buveurs viennois et des touristes de passage…

    Le 30 octobre, je me suis rendu à Gols chez notre ami Georg Lunzer pour faire un petit tour de sa cave.

    Les vignobles de Gols par une belle journée d’automne (30 octobre 2006).

    La très bonne nouvelle est la vendange le 28 septembre de son petit vignoble complanté en Cabernet Sauvignon et que nous destinons à la production d’un vin de paille (le futur Strohwein Cabernet sauvignon 2006).
    Le dernier en date fût le 2003, épuisé depuis longtemps. Le 2004 n’a malheureusement pas pu être mis à la vente pour cause d’une évolution défavorable durant l’élevage. C’est une perte sèche sévère et nous n’avons malheureusement pas été en mesure de comprendre les causes de ce « désastre »…
    Pour l’instant 2 500 Kg ont été vendangés à 18.5 KMW (18.5% de sucres en masse volumique). Les raisins à la vendange étaient particulièrement sains, avec des peaux épaisses. Ils ont immédiatement été étendus sur des nattes de paille dans les très vastes greniers de Georg.

    Le « grenier » de Georg le 30 octobre 2006.

    Ci-dessous, un reportage vidéo dans le « grenier » de Georg Lunzer. (30/10/06)