• Archives pour l'Étiquette Classico
  • Azienda Agricola Montecrocetta Santa Marie Gambellara Classico DOC 2017 (0,75L) (Veneto)

    Quelques mots sur le domaine :
    Domaine de 30 Ha regroupant les appellations Soave, Gambellara, Lessini Durello et Vicenza.
    Terroir : vignes en collines d’origine volcanique riches en tuf de basalte.
    vignes au pied des collines :  terroir argileux et limo-argileux.
    Cépages cultivés : Garganega, Trebbiano di Soave, Durella, Pinot Blanc, Pinot Gris, Cabernet franc, Cabernet-Sauvignon et Merlot.
    La conduite des vignobles se fait selon la pergola véronèse.
    Taille Guyot ou Guyot double.
    Densité de plantation : moyenne de 3800 pieds/Ha
    L’age des vignes varie de 8 à 40 ans.

    Ce vin blanc sec provient des collines de tufs basaltiques d’origine volcanique.
    Le vignoble est  âgé d’une trentaine d’années en moyenne.
    Les vendanges sont manuelles avec une sélection très stricte de la maturité des raisins.

    Ce vin est issu à 100% de l’excellent cépage autochtone Garganega, utilisé également à Soave.

    Le millésime 2017 est très réussi. Il présente une robe claire avec une bonne densité. Remarquable de fraîcheur au nez avec des notes florales et fruitées d’amande en particulier.
    La minéralité en bouche est impressionnante. Le vin est fruité et structuré, avec l’acidité naturelle bien mûre caractéristique de ce millésime.

    Ce vin, impeccablement sec présente un taux d’alcool modéré (12,5%/vol) qui en fait un remarquable vin d’été.
    Il évoluera sans problème, dans de bonnes conditions de conservation, trois à quatre années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,5 %/vol
    Acidité : _ ‰

    Le vignoble de Gambellara, le 10 avril 2011

  • Bardolino Rouge DOC Classico Vigne Alte 2016 ZENI (Veneto/Italie) 0,75 L

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    bardolino-classico-vignealte_2015Situé sur la rive est du lac de Garde, la zone délimitée de Bardolino est plantée principalement des cépages autochtones Corvina, Rondinella et Molinara.

    Le Bardolino est produit en deux versions : un rouge léger très aromatique et un rosé parmi les plus célèbres de la péninsule italienne, le Chiaretto.

    Ce Bardolino rouge est composé de Corvina 60%, Rondinella 30% et Molinara 10%.
    La vendange est manuelle, avec une sélection des meilleures grappes, ayant atteint une maturité optimale.
    La fermentation des raisins est suivie d’une période courte de macération d’environ 4 à 6 jours. L’élevage se poursuit en cuve acier uniquement.

    La robe est couleur rubis, le nez est fruité et intense. La bouche est pleine, parfumée et harmonieuse.

    Ce vin se mariera parfaitement avec les pâtes en sauce, charcuteries, viandes rouges et les fromages à pâte molle.

    Servir à 15/16°C

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12.6% vol.,
    Sucres résiduels : 4 g/L
    Acidité totale : 5.80 g/l

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    Federica Zeni, au salon Vinitaly.

    Carte_Veneto-Zeni


  • Zeni Bardolino DOC Chiaretto Classico Vigne Alte 2018 (Veneto) (0,75L)

    Bardolino_vignealte_chiaretto-2014

    Situé sur la rive est du lac de Garde, la zone délimitée de Bardolino est plantée principalement des cépages autochtones Corvina, Rondinella et Molinara.

    Le Bardolino est produit en deux versions : un rouge léger très aromatique et un rosé parmi les plus célèbres de la péninsule italienne, le Chiaretto.
    Cépages : 70% de Corvina et 30% de Rondinella.
    Vendanges manuelles afin de sélectionner les meilleures grappes, à une maturation optimale.

    La macération est très courte, souvent inférieure à une vingtaine d’heures. Les fermentations sont effectuées à température  contrôlées relativement basses.
    Bien entendu, les vins sont élevés en cuves inox pour préserver toute la fraîcheur du fruit.

    Ce vin à la robe brillante et très claire développe au nez de délicats arômes de fleur de pêcher, de rose et de violette.
    En bouche, c’est un vin plein de vie, tout à fait délicieux, très facile à boire.
    Il peut accompagner des entrées de poisson, des risotto de la mer sans oublier l’apéritif.

    Éléments analytiques :
    Alcool :  12,3% /vol
    sucres résiduels : 6g/L

    Température de service recommandée par Dionis : 12°C


  • ÉPUISÉ – Zeni Amarone Della Valpolicella Classico DOCG 2011 (0,75L)

    amarone_classico_valpolicellaLa zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Technique de l’Amarone

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient, bien sûr, une concentration des extraits secs, des sucres et de l’acidité.

    Les raisins (Corvina 60% – Rondinella 30% – Molinara 10%) ont été récoltés manuellement à pleine maturité à la fin du mois de septembre 2011
    Après une durée de passerillage d’environ trois mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie, les raisins ont été pressurés au mois de décembre 2011.
    Macération de 3 à 4 semaines avec fermentation alcoolique des moûts en cuves inox.
    Fermentation malolactique en foudres.
    Élevage de 2 ans en foudres de 50 hectos.
    Date d’embouteillage : mars 2014.

    Durée de conservation prévisible  : 20 ans minimum.

    Le vin présente une robe rubis profond avec une petite trace d’évolution. Au nez, c’est ce que j’appelle le « grand bouquet classique » de l’Amarone : c’est à la fois une synthèse entre une fraîcheur aromatique évoquant les fruits noirs très mûrs et un côté floral, sur la rose , les épices douces, le tabac blond, avec une petite nuance balsamique.

    En dépit de sa puissance alcoolique élevée, ce vin développe une palette aromatique toute en séduction, sans aucune violence, ce qui pourrait le rendre redoutable entre des mains inexpérimentées…

    Le millésime 2011 est plutôt un millésime de type « solaire » comme 2009 et 2003 mais il garde toute sa fraîcheur aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool acquis :   %/vol
    Acidité totale :   ‰
    Sucres résiduels :   g/L
    pH :
    Acidité volatile :   ‰

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.


  • Zeni Recioto Della Valpolicella Classico Vigne Alte DOCG 2013 (0,75L) vin rouge naturellement doux

    zenirecioto2010La zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Vous savez sans doute que l’Italie s’est fait une spécialité des rouges naturellement doux. C’est une catégorie de vins dont la vinification est délicate, ce qui explique peut-être pourquoi nos vignerons français ne s’y intéressent pas beaucoup…

    Le Recioto della Valpolicella est un véritable vin de paille élaboré à partir du séchage de trois catégories de cépages indigènes principalement : Corvina, Corvinone et Rondinella. Il existe également d’autres cépages secondaires : Croatina,  Molinara et Oseleta

    Lorsqu’on poursuit les fermentations plus avant, on obtient le fameux Amarone della Valpolicella, vin rouge somptueux et sec, mais à la richesse alcoolique redoutable…

    La cuvée Zeni Vigne Alte 2013 a été vinifiée à partir du passerillage durant quatre mois, dans des locaux aérés, des raisins Corvina 70%, Rondinella 20%, Molinara 5% et Oseleta 5%. Les raisins, dans un état sanitaire impeccable, ont été pressurés à la fin du mois de janvier 2014.

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    Alcool acquis :   %/vol
    Acidité totale :   ‰
    Sucres résiduels :   g/L
    pH :

     La robe de ce vin est magnifique, d’un beau grenat assez peu évolué. Le nez s’ouvre sur des fruits noirs très murs, avec de belles nuances épicées et de tabac du Transvaal. La bouche est particulièrement veloutée et fruitée, sur la cerise noire et la mure sauvage . Belle longueur, sur des tanins fins.
    Véritable « vin de culture »,  absolument délicieux, à déguster pour lui-même comme « vin de méditation » ou en accompagnement de desserts au chocolat ou aux fruits noirs .
    Il est apte à une assez bonne garde de quelques années.

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.

     


  • Zeni Valpolicella Classico Superiore DOC Ripasso Marogne 2016 (0,75L)

    La zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Ce vin est élaboré à partir de 60% de Corvina, 30% de Rondinella et 10% de Molinara.

    La technique, dite du RIPASSO est véritablement une spécialité de la Valpolicella véronaise. Cette technique s’est développée dans les années 70 quand les vignerons se sont souvenus d’une ancestrale technique consistant à ajouter du vin de Valpolicella complètement fermenté aux pellicules pressées du Recioto ou de l’Amarone déjà fermenté. Cette technique intéressante provoque une nouvelle fermentation grâce aux sucres et aux levures que l’on peut encore trouver dans les riches marcs du Recioto ou de l’Amarone.

    Cette cuvée de Valpolicella Ripasso provient exclusivement de vignobles en collines de la zone historique Classico.

    Le vin présente une très belle robe rubis profond, au nez aromatique, riche et vineux où dominent les notes de cerises noires et des fruits bien mûrs. La bouche a de la matière, un délicat velouté et une longue persistance aromatique dans laquelle on peut déceler une petite pointe empyreumatique.

    Cette cuvée a été élevée une petite année en foudres de chêne.

    Éléments analytiques :
    Alcool  :  13,7%/vol
    Sucres résiduels : 4g/L
    Extrait sec : 28g/L

    Accompagnera parfaitement les viandes rouges et grillées, les pâtes en sauces et les fromages affinés.
    Température de service : 17/19°C

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.

     

     


  • ÉPUISÉ – Zeni Amarone Della Valpolicella Classico DOCG 2010 (0,75L)

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    amarone_classico_valpolicellaLa zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Technique de l’Amarone

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient, bien sûr, une concentration des extraits secs, des sucres et de l’acidité.

    Les raisins (Corvina 60% – Rondinella 30% – Molinara 10%) ont été récoltés manuellement à pleine maturité au début du mois d’octobre 2010.
    Après une durée de passerillage d’environ trois mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie, les raisins ont été pressurés au mois de janvier 2011.
    Macération de 3 à 4 semaines avec fermentation alcoolique des moûts en cuves inox.
    Fermentation malolactique en foudres.
    Élevage de 2 ans en foudres de 50 hectos.
    Date d’embouteillage : février 2013.

    Durée de conservation prévisible  : 20 ans minimum.

    Le vin présente une robe grenat profond avec très peu d’évolution. Au nez, c’est ce que j’appelle le « grand bouquet classique » de l’Amarone : c’est à la fois une synthèse entre une fraîcheur aromatique évoquant les fruits noirs très mûrs et un côté floral, sur la rose séchée, les épices douces, le tabac blond, avec une petite nuance balsamique. La finesse et la palette aromatique sont passionnantes.

    En dépit de sa puissance alcoolique élevée, ce vin développe une palette aromatique toute en séduction, sans aucune violence, ce qui pourrait le rendre redoutable entre des mains inexpérimentées…

    Le millésime 2010 me séduit pour ce type de vin beaucoup plus que certaines années « solaires » comme 2009, 2003 où les arômes avaient un côté beaucoup plus « cuits ».

    Éléments analytiques :
    Alcool acquis : 15,38 %/vol
    Acidité totale : 5,40 ‰
    Sucres résiduels : 10,23 g/L
    pH : 3,69
    Acidité volatile : 0,55 ‰

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.


  • News 23 Mai 2011

    Posté dans par admin

     

    Cher(e) ami(e) oenophile, cher(e) client(e),

    Nous allons nous retrouver très bientôt au caveau de Dionis pour nos 13èmes portes ouvertes.
    Nous aurons le plaisir de vous recevoir sans rendez-vous les jeudi 16, vendredi 17 et samedi 18 juin au caveau de Dionis de 10h00 à 18h30, pour de fructueux échanges œnophiles.

    De nombreux vins de notre collection seront en libre dégustation, particulièrement toutes les nouvelles références de Grèce, de Sardaigne et d’Italie du Sud.
    Vous pourrez acquérir ces belles bouteilles aux « conditions portes ouvertes ».

     

    Quelques nouvelles fraîches d’Italie.

    Nos sélections continuent à s’élargir dans cet extraordinaire vignoble représentant dix pays en un.
    Je me suis rendu une semaine en Italie du Sud dans la région de Brindisi à la fin du mois de février 2011 et une semaine en Italie du Nord au mois d’avril.
    La moisson a été fructueuse. Permettez moi de vous en livrer quelques fruits :

    SARDAIGNE

    TERREFORRU CANNONAU DI SARDEGNA DOC 2008 (0.75l)
    Domaine Meloni
    vin rouge d’agriculture biologique

    Le Cannonau n’est autre que le grenache noir, cépage d’origine aragonaise (Espagne). Ce cépage est apparu probablement en Sardaigne au Moyen-Age, mais ce n’est qu’à partir des années 1500 que sa trace est démontrée.
    Il va se développer au cours du XVIIIème siècle et devenir aujourd’hui le producteur le plus emblématique des grands vins rouges sardes.
    Le Terreforru est produit dans la province de Cagliari dans la zone de Decimomannu.
    Le terroir est caractérisé par des alluvions et également des parties entièrement sablonneuses.

    Ce vin présente une robe rubis profond. La bouche nous offre des tanins bien fondus, un fruité agréable. C’est un vin de « corps moyen » sur les fruits rouges et noirs. Ce vin est adapté à la cuisine méditerranéenne car il est sans aucune lourdeur et très coulant.

     

    NASCO DI CAGLIARI DOC 2008 (0.50l)
    DOMAINE MELONI
    Vin naturellement doux d’agriculture biologique

    Rarissime cépage autochtone de la Sardaigne dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Il est à l’origine de ce vin naturellement doux de vendanges tardives dont la rareté le dispute à l’originalité.
    Présentant une robe or vert superbe, le nez nous offre une véritable symphonie d’arômes végétaux tous plus originaux les uns que les autres. En bouche, palette d’herbes aromatiques, très savoureuse, sans aucune lourdeur et de belle longueur.
    A découvrir absolument, ce témoignage émouvant d’une culture ancestrale.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14,2 %/vol
    Acidité totale : 5,2 ‰
    pH : 3,33
    Sucres résiduels : 93,5 g/L

     

    MOSCATO DI CAGLIARI DOC 2008 (0,50l)
    DOMAINE MELONI
    Vin naturellement doux d’agriculture biologique

    Autre manière de décliner le Muscat à petits grains liquoreux naturellement doux, ce vin est issu de terroirs collinaires argilo-calcaires pauvres, situés à l’est de la ville de Cagliari.
    Les raisins sont récoltés dans un état de sur-maturité élevée au cours du mois d’octobre d’où une grande richesse en sucres naturels.
    Doté d’une belle robe dorée, ce vin présente des arômes d’une grande suavité. En bouche, la richesse est remarquable, donnant l’impression de croquer dans une grappe de raisins frais. Très velouté, on relève en finale une légère note d’amertume noble.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14,2 %/vol
    Sucres résiduels : 144 g/L
    Acidité totale ; 4,5 ‰
    pH : 3,29

     

    POUILLES (Italie du Sud)

    De très belles découvertes au cours de ce voyage du mois de février 2011. Notamment deux versions du peu répandu cépage malvoisie noire, un rouge classique et une version surmaturée sur pied.

    BOTRUGNO 2010 (0.75l)
    BRINDISI PUGLIA MALVASIA NERA SALENTO IGT

    Age des Vignes : 12 ans
    Alcool : 13,5 %/vol

    Appartenant à l’immense famille des Malvoisies du bassin méditerranéen, ce vin, vendangé mi-septembre 2010 brille par une personnalité incomparable et par son originalité organoleptique.
    La robe de ce vin est d’un grenat profond.
    Au nez, on est frappé par une fine palette d’épices douces et de fruits noirs légèrement surmaturés.
    La bouche est proprement délicieuse, avec un fruité délicat, un moelleux, des notes balsamiques, de la concentration, mais avec des tannins subtils et enfin un équilibre, qui démontre, s’il en était besoin, que le grand sud italien devient un rude compétiteur des vin traditionnels du centre et du nord de l’Italie.

     

    BOTRUGNO 2009 (0.50l)
    BRINDISI PUGLIA « BOTRUS » MALVASIA NERA DOLCE NATURALE SALENTO IGT

    Ce vin est un rare exemple d’une malvoisie noire 100% récoltée surmaturée sur pied.
    Cépage : malvoisie noire de Brindisi 100%
    Age des vignes : 20 ans
    Densité des vignes : 4000 pieds/Ha
    Époque de vendange : deuxième décade d’octobre. Une première vendange est effectuée courant septembre et ce sont les plus belles grappes qui sont laissées sur pied jusqu’à la mi-octobre.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14 %/vol
    Sucres résiduels : 45 g/L

    Le vin se présente avec une belle robe grenat profonde. Le bouquet du vin est marqué par des arômes de fruits rouges et noirs un peu « compotés » agrémentés d’une touche épicée. La bouche est savoureuse, structurée, assez tannique et de bonne longueur. Aucune lourdeur dans ce vin rouge naturellement doux à la sucrosité modérée.
    C’est un vin de méditation, à boire pour lui-même.

     

    En provenance du sud de la Sicile et de l’excellent domaine Rudini, sont disponibles la version 2010 de l’étonnant chardonnay IGT « Espressione », le moscato passito di noto 2010 « Scaramazzo » et la version prestige du rouge de la Doc Eloro Pachino, le Saro 2008, issu à 100% du cépage Nero d’Avola.

    Ce dernier vin à la robe grenat profond nous offre un bouquet d’une belle profondeur et complexité, de l’élégance en bouche. L’ élevage particulièrement bien conduit préserve le fruit intact. A découvrir absolument.

     

     

    Remontons vers le nord et l’Italie centrale avec les nouveaux millesimes 2009 de la Fattoria di Basciano (Toscane).

    Nous avons volontairement fait l’impasse sur les millésimes 2008, un peu irréguliers dans cette région. Les 2009 sont particulièrement équilibrés. Ne pas manquer leur Chianti Ruffina Docg 2009, ainsi que le velouté « I Pini » (rosso dei colli della toscana centrale igt).

    Création très intéressante de Paolo Masi, en assemblant à parts égales les plus belles grappes de son domaine : cabernet-sauvignon, merlot et syrah .
    La robe de ce vin hors-normes est grenat, presque noire. Le nez nous entraine dans un univers voluptueux. Beaucoup d’élégance en bouche, de fruité et de concentration.
    Bref : Délicieux !

    Pour en terminer avec l’Italie, je me suis rendu le 10 avril dernier dans les collines voisinant la ville de Vicenza (Venetie) où j’ai découvert deux vins tout à fait intéressants , un blanc 2010 et un rouge 2009.

     

    MONTECROCETTA SANTA MARIE GAMBELLARA CLASSICO DOC 2010 (0.75l)

    Quelques mots sur le domaine :
    Domaine de 30 Ha regroupant les appellations Soave, Gambellara, Lessini Durello et Vicenza.
    Terroir : vignes en collines d’origine volcanique riches en tuf de basalte.
    Au pied des collines : terroir argileux et limo-argileux.
    Cépages cultivés : Garganega, Trebbiano di Soave, Durella, Pinot Blanc, Pinot Gris, Cabernet franc, Cabernet-Sauvignon et Merlot.
    La conduite des vignobles se fait selon la pergola véronèse.
    Taille Guyot ou Guyot double.
    Densité de plantation : moyenne de 3800 pieds/Ha
    L’âge des vignes varie de 3 à 35 ans.

    Ce vin blanc sec provient des collines de tufs basaltiques d’origine volcanique.
    Le vignoble est âgé d’une trentaine d’années.
    Les vendanges sont manuelle avec une sélection très stricte de la maturité des raisins.
    Ce vin est issu à 100% de l’excellent cépage autochtone Garganega, utilisé également dans la Doc Soave.
    Il présente une robe claire avec une bonne densité. Beaucoup de fraîcheur au nez avec des notes florales et fruitées d’amande en particulier.
    Ce vin, impeccablement sec, présente une bouche fruitée et structurée, de bonne acidité. Son taux d’alcool modéré (12,5%/vol) en fait un remarquable vin d’été.
    Il évoluera sans problème, dans de bonnes conditions, 3 à 4 années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,5 %/vol
    Acidité : 5,2‰

     

    MONTECROCETTA BECCA CIVETTA IGT VENETO 2009 (0.75l)

    Le Becca Civetta IGT Veneto provient de la zone des collines appelées Monts Berici (origine volcanique).
    Le vignoble, âgé d’une vingtaine d’années est situé au pied des collines. Il est de type argileux.
    Les vendanges sont manuelles.

    Ce vin est issu du mono-cépage Cabernet franc.
    La robe est grenat intense, brillante.
    Le nez de bonne complexité présente d’agréables arômes délicatement herbacés caractéristiques du cépage.
    La bouche nous offre une jolie palette fruitée sur le fruit noir, beaucoup de souplesse et n’est pas dépourvue d’élégance. Finale veloutée.
    Ce vin, très bien réussi, démontre l’incontestable potentiel qualitatif de la région.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12 %/vol
    Acidité : 5,5‰

     

    Retour tant attendu des vins grecs de Santorin

    Le départ en 2006 de notre ami Christos Kanelakopoulos a entraîné une certaine désorganisation pour nous et il a fallu plusieurs années pour rétablir une saine relation. C’est maintenant chose faite et c’est avec plaisir que nous vous proposons les deux vins suivants tout à fait remarquables. Un vin blanc sec, 100% Assyrtico et le fameux Vinsanto naturellement doux.

    Il reste environ 1600 hectares de vignes sur cette île extraordinaire, pour une cinquantaine de variétés différentes. Un travail de sélection des meilleures est en cours depuis plusieurs années. Malheureusement, la surface totale du vignoble tend à diminuer d’années en années sous la pression de l’industrie et du tourisme.

    La taille de la vigne est conduite selon un système presque unique, que l’on ne retrouve ailleurs qu’à Pantelleria. Il s’appelle kouloura. Le pied de vigne se développe selon un arrondi formant progressivement une sorte de panier, destiné à protéger les raisins contre le vent, souvent violent, les projections de sables dues à l’érosion de la roche volcanique et enfin les ardeurs du soleil. Le climat est fort sec, car il n’y a pas de montagnes pour arrêter les nuages : (250 mm de précipitations annuelles). C’est le phénomène régulier du Fog qui apporte l’humidité nécessaire. Les rendements sont très bas, de 2 à 3,5 tonnes de raisins par hectare selon les années. La principale variété de raisin, blanche et d’ailleurs la plus remarquable, se nomme Assyrtico. On trouve aussi deux cépages importants, l’Aidani Aspro et l’Athiri. Pour les cépages rouges, on peut citer l’Aidani Mavro, un peu d’Athiri Mavro, d’Augoustiatis et de Kotsisali. Les vins les plus intéressants sont produits à partir de l’Assyrtico, cépage étonnant, qui à la particularité de conserver une excellente acidité même sous le climat chaud de Santorin.

    Le Vin Naturellement Doux appelé VINSANTO, est issu de l’exposition des raisins au soleil sur des nattes durant une dizaine de jours. C’est un authentique « Vins Mythiques et Légendaires« , élaboré sur l’île depuis la plus haute antiquité.

     

    Santo Wines – Santorin Assyrtico 2010 (0.75L)

    Ce vin blanc sec d’appellation d’origine est issu à 100% du cépage Assyrtico.
    Il est à la fois vigoureux, « extractif », aromatique, marqué par une belle acidité rafraichissante et doté d’une bonne minéralité issue du terroir volcanique de l’ile.
    Ce sera un délicieux vin d’été à boire en apéritif ou pour accompagner quelques jolis poissons de rivière.
    Ce vin se conserve sans problème 3 ou 4 années en préservant ses qualités.
    Il est tout à fait atypique de l’image que l’on peut se faire des vins blancs grecs du type des « Retsina » bon marché….

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,6 %/vol
    Acidité totale : 5,6 ‰
    pH : 3,04

     

    Santo Wines – Vinsanto 2004 (Santorin – Grèce) (0.75L)

    Producteur: Santo Wines.
    Cépages: Assyrtico (90%), Aidani Aspro (10%).
    Raisins vendangés le 20 août 2004, à une maturité de 13,5 ° baumé (13,5% volume d’alcool potentiel).
    Séchage des raisins au soleil sur des nattes durant 15 jours.
    Pressurage et très lente fermentation en cuve inox à 17°C, se terminant en barrique.
    Élevage : 18 mois en barrique.

    Analyse succincte du vin :
    Alcool: 11 % vol
    Sucres résiduels: 225,7 g/l
    Acidité fixe: 8.1‰ (mesuré en acide tartrique)
    pH: 3,03
    SO2 total: 52 mg.

    Robe très dense et lumineuse, ambrée, rappelant un Porto Tawny 20 ans d’âge.
    Nez intense, complexe, où l’on retrouve la figue fraîche et l’orange confite. Il évolue sur des notes de tabac blond, de noix fraîche et d’amande grillée.
    En bouche, l’attaque est de grande ampleur, le vin est très riche, une vigoureuse acidité équilibrant harmonieusement la richesse en sucres résiduels. Chose inhabituelle pour un vin liquoreux, il faut noter une présence tannique caractéristique du cépage Assyrtico passerillé. Le vin se termine sur une longue persistance aromatique et une grande fraîcheur.
    Cette bouteille est appelée à une très longue garde et trouvera sa place dans votre œnothèque des Vins Mythiques et Légendaires.

     

    Quelques brèves d’Europe centrale.

    2010 est une année particulièrement difficile en Europe centrale, avec une perte de récolte qui peut atteindre 70%. Plus on se dirigeait vers l’est, plus les conditions avaient été difficiles. En Hongrie dans la Tokajhegyalja par exemple, il n’y a pratiquement pas eu de récolte de tokaji aszu. Ce qui a été produit, en revanche, est impressionnant par son caractère atypique et rappelle 1997.
    A Rust, la production est faible mais les équilibres des vins vinifiés par les meilleurs producteurs, sont à tomber par terre…

    C’est le cas de ce Gewürztraminer vendangé la deuxième quinzaine d’octobre. La quantité est seulement la moitié de la normale.
    Avec 69 g de sucres résiduels, 11 % d’alcool et 6,6 ‰ d’acidité, ce vin a vraiment une « pêche d’enfer ». C’est un équilibre comme on voit tous les dix à quinze ans. Dommage qu’il soit si rare cette année.
    On retrouve ici une palette de fruits exotiques frais avec finesse et surtout équilibre, grâce à une magnifique acidité.
    Aujourd’hui, on parlerait dans le jargon œnologique de la dégustation de « tension » !
    C’est tout à fait délicieux avec une application particulière pour l’apéritif.

     

    Vous noterez la disponibilité de notre dernier eiswein vinifié par Bruno

     

    Ruster Eiswein 2009 (vendangé le 18 décembre 2009) Domaine Landauer (0,75L)

    Avec 2008, nous avons inauguré un nouveau cycle météo plus froid nous permettant d’élaborer des Eiswein. Le 18 décembre 2009, les conditions étaient idoines à Rust pour vendanger des raisins bien gelés à cœur dans un parfait état sanitaire.
    Eu égard aux résultats excellents produits par le cépage rouge Blaufränkisch en 2008, nous avions en accord avec Bruno laissé une quantité convenable non-vendangée de ce cépage dans l’espoir de reproduire un nouvel Eiswein. Cette fois-ci, nous partions à partir de 100% Blaufränkisch.
    C’est par conséquent 3250 kg qui ont été ramassés très tôt le 18 décembre par -10°C. Le pressurage a donné une quantité de 1200 litres de vin.

    Il est très intéressant de noter la robe chatoyante du vin présentant une couleur très légèrement corail.
    Le nez est très fruité avec des touches végétales et de bonbon anglais ainsi que de surprenants arômes de pâte de coing.
    La bouche est très pure, ciselée et d’excellente longueur.
    C’est un vin très précis qui devrait évoluer lentement et positivement sur une bonne quinzaine d’années.
    A ne pas manquer !

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13 %/vol
    Sucres résiduels : 134 g/L
    Acidité fixe : 6,3 ‰
    Extraits secs : 37,7 g/L

     

    Quelques brèves d’Afrique du Sud.

    Veuillez noter la disponibilité des nouvelles références suivantes :

    – Klein Constantia Vin de Constance 2006

    – Klein Constantia Chardonnay 2009

    – Hamilton Russell Chardonnay 2010

    – Hamilton Russell Pinot Noir 2009

     

    Sincères et oenophiles salutations,

    Jean François RAGOT

     

     


  • EPUISE – Recioto della Valpolicella Classico 2009 Domini Veneti DOC (0,75L) Vin rouge naturellement doux

    Recioto della Valpolicella 2007

    Vous savez sans doute que l’Italie s’est fait une spécialité des rouges naturellement doux. C’est une catégorie de vins dont la vinification est délicate, ce qui explique peut-être pourquoi nos vignerons français ne s’y intéressent pas beaucoup…

    Le Recioto della Valpolicella est un véritable vin de paille élaboré à partir du séchage de trois catégories de cépages indigènes principalement : corvina, corvinone et rondinella. Il existe également d’autres cépages secondaires : croatina et molinara.

    Lorsqu’on poursuit les fermentations plus avant, on obtient le fameux Amarone della Valpolicella, vin rouge somptueux et complètement sec mais à la richesse alcoolique redoutable…

    La cuvée Domini Veneti 2009 a été vinifiée à partir du passerillage dans des locaux aérés de 70% de Corvina , 20% de Corvinone et 10% de Rondinella . Les raisins, dans un état sanitaire impeccable, ont été pressurés au mois de janvier 2010.

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    Alcool : 12,60 %/vol
    Sucres résiduels : 130 g/L
    Acidité totale : 6 ‰

    Robe  grenat profond presque noire. Le nez s’ouvre sur des fruits noirs très murs, avec de belles nuances épicées et de tabac du Transvaal. La bouche est particulièrement veloutée et fruitée, sur la cerise noire et la mure sauvage . Belle longueur, sur des tanins bien fins.
    Véritable « vin de culture » absolument délicieux, à déguster pour lui-même ou en accompagnement de dessert au chocolat ou aux fruits noirs .
    Il est apte à une assez longue garde.


  • EPUISE – Amarone Della Valpolicella DOC Classico 2004 Guerrieri Rizzardi (0.75L)

    Après les grandes chaleurs de 2003, retour à une année extrêmement classique et équilibrée.

    Cépages :
    22 % Rondinella
    36 % Corvina
    10 % Barbera
    8 % Sangiovese
    24 % Corvinone.

    Quantité produite : 11 660 bouteilles.

    Les raisins ont été récoltés manuellement dans le vignoble du cru Pojega entre le 27 septembre et le 8 octobre.

    Après une durée de séchage des raisins d’environ quatre mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie, ils ont été pressurés à partir du 18 janvier 2005.
    Fermentation des moûts : en cuves inox.
    Fermentation malolactique en foudres.
    Élevage de 12 mois en barriques, puis 24 mois quatre années en foudres de 25 hectos.
    Date d’embouteillage : 21 mai 2008.

    Durée de conservation prévisible  : 25 ans minimum.

    La robe du vin est rubis profond, peu évolué.
    Grand bouquet classique de l’Amarone à son mieux, floral, sur la rose séchée, les épices douces, le tabac blond, avec une petite nuance balsamique (et bien d’autres choses encore).
    En dépit d’une puissance alcoolique considérable, que je qualifierai de « vénéneuse », ce vin développe une palette aromatique toute en séduction, sans aucune violence, ce qui pourrait le rendre redoutable entre des mains inexpérimentées…


    Éléments analytiques :
    Alcool : 15,72% / volume
    Acidité totale : 5.73 g/L
    pH : 3.58
    Sucres résiduels : 6,1g/L



  • EPUISE – Amarone DOC Classico 2003 Guerrieri Rizzardi (0.75L)

    AMARONE DOC CLASSICO 2003Caractéristiques du millésime 2003 :

    Cépages : 49% Rondinella, 25% Corvina, 10% Barbera, 9% Sangiovese et 7% Corvinone.

    Durée de séchage des raisins : quatre mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie.
    Fermentation des moûts : en foudres de 50 hectos.
    Élevage de quatre années en foudres de chêne slovène et français de 25 et 18 hectos.

    Quantité produite : 13 000 bouteilles.
    Durée de conservation : 25 ans minimum.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 15.50% / volume
    Acidité totale : 5.65 g/L
    pH : 3.50

    La robe du vin est magnifique, grenat avec traces d’évolution. Le bouquet est très complexe, floral, épicé, balsamique. La bouche se révèle redoutablement puissante, extrêmement typée, structurée et de grande longueur.
    Un des plus grands vins rouges du monde dans sa catégorie.


  • News 30 Avril 2008

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Je reprends notre compte-rendu de voyage du 2 au 14 avril 2008.

    Dans le style des vins hors-normes, extérieurs à la culture française, l’Italie nous offre un panel passionnant de rouges naturellement doux, soit sur-maturés sur pied, soit élaborés à la manière des vins de paille. Dans cet esprit, je noterai la dégustation d’un très intéressant Recioto della Valpolicela Classico 2006.

    Le secret de ce vin réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région : Corvinone, Rondinella, Corvina auxquels peuvent s’ajouter parfois un peu de Sangiovese et de Barbera .

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’ au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Recioto à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)

    Au cours du processus de passerillage, on obtient bien entendu une concentration des extraits secs, du sucre et de l’acidité.

    Un Recioto dont la fermentation est poursuivie jusqu’au bout devient un Amarone.

    La robe de ce Recioto della Valpolicela Classico 2006 est magnifique, grenat sans évolution. Le bouquet est complexe, floral, épicé, balsamique. La bouche se révèle très fruitée sur le fruit noir à peine légèrement compoté, concentrée avec des tannins d’une grande finesse. Ce vin devrait être un idéal accompagnement d’un dessert au chocolat noir peu sucré.

    Mais changeons de région, et passons maintenant en Toscane, à la Fattoria di Basciano, producteur de vins raffinés dans la zone des Chianti Rufina. Nos clients fidèles ont déjà eu l’opportunité de déguster les excellents millésimes 2003 et 2004.
    La dégustation du Chianti Rufina Fattoria di Basciano 2006 (95% Sangiovese et 5% Colorino) révèle comme d’habitude un vin élégant et très équilibré. Le terroir parle ! La fattoria di Basciano produit une gamme vraiment passionnante avec également un Chianti Rufina Riserva Fattoria di Basciano 2005 à la robe noire, au nez riche, complexe et légèrement toasté, à la bouche concentrée, légèrement boisée et de belle complexité. (93% Sangiovese et 7% Colorino). Belle garde prévisible.

    Autre vin du domaine : la cuvée Fattoria di Basciano Vigna Il Corto 2006 IGT , Rouge ambitieux, élaboré à partir de 90% de Sangiovese et 10% de Cabernet-Sauvignon. La robe est grenat, presque noire, impénétrable, le nez présente des nuances toastées, intégrées à un fruit noir très mûr. La bouche est concentrée avec une jolie palette aromatique et une structure tannique encore un peu sévère à ce stade d’évolution. Belle garde prévisible.
    Enfin, la cuvée dénommée Fattoria di Basciano Ipini 2006 (IGT Rosso dei Colli della Toscana Centrale) est une démonstration convaincante de l’excellente adaptation à cette région des cépages rouges internationaux. En effet, ce vin est un assemblage de Cabernet-Sauvignon, Merlot et Syrah à parts égales. La robe est grenat très profond, le bouquet du vin est voluptueux, légèrement toasté , mais quelle élégance ! La bouche, de grande ampleur est très fruitée, démontrant un élevage réussi. Vin vraiment délicieux !

    Chianti Rufina DOCG 2006
    Chianti Rufina DOCG Riserva 2005
    Il Corto IGT 2006
    I Pini IGT 2006

    Un petit tour par le Val d’Aoste m’a permis de saluer mon vieil ami (nous nous connaissons depuis 1985) Vincent Grosjean. Il est véritablement l’âme de cette région viticole et il a beaucoup œuvré pour la qualité de ses vins. Dans les bonnes années, il élabore une délicieuse Petite Arvine et un très agréable Pinot Noir. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer avec sa jovialité coutumière le 5 avril 2008.

    Vincent Grosjean, vigneron du Val d'Aoste.

    Pour finir ce compte-rendu italien (non exhaustif d’ailleurs), une mention spéciale pour un vin naturellement doux remarquable, issu du cépage Muscat à Petits Grains vendangé tardivement, le Moscato di Trani. Cette appellation, située dans les Pouilles (Italie du Sud) présente un grand potentiel qualitatif, qui selon les producteurs peut approcher l’excellence. J’ai dégusté, entre autres, les vins du domaine Rivera. La cuvée 2006 m’a parue fort intéressante, présentant une robe vieil or très brillante, une agréable et complexe palette aromatique au nez et une bouche équilibrée, puissante avec beaucoup d’allonge. (70g/L sucres résiduels, 14% alcool, 5,7‰ acidité).

    Notre prochaine mise-à-jour interviendra le mardi 6 mai et marquera la fin de ce compte-rendu de voyage.

    Œnophiles salutations et bonne fête du 1er mai.
    Jean-François Ragot


  • News 10 Mai 2004

    Posté dans par admin

    Orliénas le 10 Mai 2004

    Cher(e) ami (e) œnophile,

    Je profite d’une légère accalmie dans mes préparatifs de voyage en Afrique australe pour vous adresser quelques nouvelles de nos activités.
    Cet hiver a été marqué par la morosité ambiante.

     

    Vous avez dit Crise ?

    Dans la foulée du ralentissement général de l’après 11 septembre 2001, le mot «Crise» est sur toutes les lèvres de la filière vin.

    La douche est particulièrement «froide» dans le petit monde du vin français.

    Après avoir cru dans le dogme intangible, selon lequel le vin français est le meilleur du monde, les vignerons hexagonaux se réveillent avec une méchante gueule de bois. L’érosion des ventes sur le marché intérieur, due à une forte diminution de la consommation (effet Sarkozy et loi Evin) est particulièrement brutale. On observe une chute de la consommation du vin dans la restauration de l’ordre de 20%. La situation des ventes de vins français sur le marché international, est encore plus préoccupante. En 2003, la baisse est de 9% sur les AOC. Nous ne disposons pas encore des chiffres pour les 4 premiers mois de 2004, mais c’est une tendance lourde qui s’accentue…

    Le constat est sans appel : on a fait «pisser la vigne» sans vergogne, les rendements excessifs ayant pour corollaire la sinistre chaptalisation, sans modération aucune, celle là…

    Il est de notoriété également, que les commissions d’agrément des AOC, ne sont souvent que des «pantalonnades» où se traitent les agréments de copinages, sans oublier l’agrément social : «Ah le pauvre ! il a quatre enfants, vous ne pouvez pas lui déclasser sa récolte…»

    Bref, les faits sont têtus et les résultats sont là : 20% des AOC sont à la limite de l’imbuvable, et 30 % à la limite de la grande médiocrité. C’est beaucoup pour un pays qui s’honore de produire les plus grands vins du monde.

    Toutefois, au moment où j’écris ces lignes, une lueur d’espoir apparaît :

    Une grande réforme des AOC est en discussion. Monsieur René Renou, Président du comité vins de l’INAO pense qu’il faut réécrire les décrets, jugés «trop souvent incomplets et peu lisibles»…

    L’INAO veut instaurer une plus grande transparence sur «les pratiques œnologiques, l’encépagement, les règles de présentation et d’étiquetage, les rendements (des vignes), les pratiques environnementales…».

    Bref, on envisagerait de créer de nouvelles catégories d’AOC, les AOCE (Appellations d’Origine Contrôlée d’Excellence), un peu comme en Italie : les DOCG (appellation garantie) par rapport aux simples appellations DOC.

    M. Renou se dit «prêt à débattre de tout !» .

    C’est bien ! mais c’est toute une mentalité profonde qui est à reconsidérer, avec des révisions déchirantes à la clef…

    La crise touche également nos voisins européens et la morosité n’a pas manqué de planer sur le salon international VINITALY de Vérone des 1, 2, 3, 4 et 5 avril dernier.

    Dans le même temps, les pays du nouveau monde et particulièrement l’Australie, le Chili et l’Argentine continuent à conquérir des parts de marché…

    Restons en là avec les motifs d’inquiétude et de morosité et parions résolument sur l’avenir en poursuivant avec ardeur notre quête de l’esthétique œnologique avec des vignerons respectueux de nos attentes.

     

    Nos récentes découvertes

    Mon voyage de Mars-Avril 2004 en Europe Centrale et Italie du Nord laisse augurer de nouvelles spécialités remarquables chez nos partenaires autrichiens de toujours et chez quelques nouveaux partenaires italiens.

    J’ai fréquenté l’Italie régulièrement depuis ma plus tendre jeunesse, ainsi, les noms de Bardolino, Valpolicella, et autres Soave, m’ont toujours été familiers. Toutefois, le niveau qualitatif de ces vins m’est longtemps apparu insuffisant. La majeure partie de la production était entre les mains de quelques très grandes caves qui ont toujours favorisé la quantité à la qualité. Nous constatons depuis une dizaine d’années l’émergence de petits et moyens Domaines qui ont un souci affirmé du rapport qualité/prix.

     

    Parmi eux, j’aimerais attirer votre oenophile attention sur le Domaine Guerrieri Rizzardi, admirablement situé à Bardolino, près du Lac de Garde.

    Fondé à la fin du XVIII ème siècle, ce domaine de 80 hectares, appartient à la famille des Comtes Rizzardi.

    L’encépagement, presque entièrement composé de variétés indigènes, apporte aux vins une originalité remarquable.

     

    AMARONE DE LA VALPOLICELLA

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région : Corvinone, Rondinella, auxquels s’ajoutent un peu de Sangiovese et de Barbera.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)

    Au cours du processus de passerillage, on obtient une concentration des extraits secs, du sucre et de l’acidité.

    La différence entre un vin de paille classique (Recioto) et un Amarone est la poursuite de la fermentation après le pressurage jusqu’à l’obtention d’un vin complètement sec.

    Le vin peut atteindre parfois 16% vol d’alcool !

    La durée d’élevage est de deux à trois ans en foudre.

    Il s’agit d’un rouge d’exception, doté d’une grande longévité et réservé aux grandes occasions : à consommer toutefois avec modération.

     

    AMARONE DOC CLASSICO 1997 : GUERRIERI RIZZARDI

    Date de la vendange : 25 septembre 1997.

    Cépages : Corvinone, Rondinella, Sangiovese et Barbera.

    Durée de séchage des raisins : quatre mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie.

    Fermentation des moûts : en foudres de 50 hectos.

    Elevage de trois années en barriques de chêne slovène et français de 25 et 18 hectos.

    Quantité produite : 11800 bouteilles.

    Durée de conservation : 25 ans minimum.

    La robe du vin est magnifique, grenat avec traces d’évolution. Le bouquet est très complexe, floral, épicé, balsamique. La bouche se révèle redoutablement puissante, extrêmement typée, structurée et de grande longueur.

    Un des plus grands vins rouges du monde dans sa catégorie.

     

    BARDOLINO DOC CLASSICO 2003 : CRU TACCHETTO

    Surface du cru : 3,5 hectares à l’ouest de Vérone près du Lac de Garde.

    Cépages : Corvina, Rondinella et Sangiovese.

    Date de vendange : du 19 au 25 septembre 2003.

    Fermentation et élevage en cuve inox.

    Degré d’alcool : 12%vol

    Robe rubis, brillante. Bouquet caractéristique de cerises et d’épices doux.

    Bien que présentant une certaine structure, la bouche est coulante et très fruitée. Idéal vin d’été.

     

    VALPOLICCELLA DOC CLASSICO : SUPERIORE 2002

    Origine : commune de Negrar au nord ouest de Verone.

    Cépages : Corvina gentile, Corvinone, Molinara, Rondinella, Negrara, Barbera.

    Degré d’alcool : 12.5% vol.

    Elevage en foudres de chêne slovène et français.

    Robe rubis intense. Vin aromatique, fruité, équilibré et de bonne longueur.

    Il était considéré au XIX ème siècle comme le meilleur vin d’Italie.

     

    SOAVE DOC CLASSICO 2003 : GUERRIERI RIZZARDI

    La zone d’appellation Soave est située à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Verone.

    Les vignes sont plantées sur des collines volcaniques exposées au midi.

    L’encépagement du vignoble se partage entre le Garganega et le Trebbiano di Soave, plus un peu de Chardonnay.

    Le Garganega est un cépage original et intéressant qui donne le meilleur de lui-même sur le terroir volcanique de Soave, lorsqu’il est bien vinifié.

    Le millésime 2003 qui vient d’être mis en bouteille est élaboré à 95% à partir du Garganega.

    La robe est pâle. Le vin très fruité est doté d’une bonne consistance et d’une finale rafraîchissante.

    Bon vin d’été.

     

    GOLSER STROHWEIN « VIN DE PAILLE » :
    CABERNET SAUVIGNON 2003 G. LUNZER

    Faisant route vers la Hongrie, je suis passé lundi matin 22 mars chez Georg Lunzer à Gols, afin de voir où en était le « bébé ».
    L’examen est très satisfaisant !

    Pour résumer :
    • 1800 kg de raisins de cépage Cabernet Sauvignon ont été vendangés le 5 septembre 2003 . La richesse du moût était de 18KMW (18% de sucre par litre de moût en masse volumique).
    • Les raisins ont passé cinq mois sur lit de paille (voir photo sur notre site internet).
    • Ils ont été pressurés le 5 février 2004. La richesse du moût avait alors atteint 35 KMW (35 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Alcool : 11.7 %vol
    Sucres résiduels : 211.8 gr/litre
    Acidité fixe : 8.7%0.

    • La robe est superbe (rubis-corail). Le vin fermente encore un peu mais il sera filtré demain et ainsi stabilisé. Il se révèle très riche à la dégustation, probablement supérieur encore à l’excellent millésime 2002. L’acidité est très satisfaisante et équilibre remarquablement ce petit joyau œnologique aux arômes intenses de fraise des bois, framboise et autres fruits rouges. La persistance aromatique est excellente.

    • Le vin sera livrable autour du 15 juin 2004.

    La quantité totale de ce précieux nectar ne devrait pas dépasser 600 bouteilles. Comme pour les millésimes précédents les plus prompts à réagir seront servis.

     

    Domaine "cape point vineyard" (Constantia) Mai 2004
    Le vignoble de l'Avenir STELLENBOSCH Afrique du Sud
    Journée d'automne à Constantia
    Ultime vendange du vin de Constance en Mai 2004 (Constantia - Afrique du Sud)

     

     

     

    Orliénas le 10/05/04

    Cher(e) ami (e) oenophile,
    Je profite d’une légère accalmie dans mes préparatifs de voyage en Afrique australe pour vous adresser quelques nouvelles de nos activités.
    Cet hiver a été marqué par la morosité ambiante.

    Vous avez dit Crise ?

    Dans la foulée du ralentissement général de l’après 11 septembre 2001, le mot « Crise » est sur toutes les lèvres de la filière vin.
    La douche est particulièrement « froide » dans le petit monde du vin français.
    Après avoir cru dans le dogme intangible, selon lequel le vin français est le meilleur du monde, les vignerons hexagonaux se réveillent avec une méchante gueule de bois. L’érosion des ventes sur le marché intérieur, due à une forte diminution de la consommation (effet Sarkozy et loi Evin) est particulièrement brutale. On observe une chute de la consommation du vin dans la restauration de l’ordre de 20%. La situation des ventes de vins français sur le marché international, est encore plus préoccupante. En 2003, la baisse est de 9% sur les AOC. Nous ne disposons pas encore des chiffres pour les 4 premiers mois de 2004, mais c’est une tendance lourde qui s’accentue…
    Le constat est sans appel : on a fait « pisser la vigne » sans vergogne, les rendements excessifs ayant pour corollaire la sinistre chaptalisation, sans modération aucune, celle là…
    Il est de notoriété également, que les commissions d’agrément des AOC, ne sont souvent que des « pantalonnades » où se traitent les agréments de copinages, sans oublier l’agrément social : « Ah le pauvre ! il a quatre enfants, vous ne pouvez pas lui déclasser sa récolte… »
    Bref, les faits sont têtus et les résultats sont là : 20% des AOC sont à la limite de l’imbuvable, et 30 % à la limite de la grande médiocrité. C’est beaucoup pour un pays qui s’honore de produire les plus grands vins du monde.
    Toutefois, au moment où j’écris ces lignes, une lueur d’espoir apparaît :
    Une grande réforme des AOC est en discussion. Monsieur René Renou, Président du comité vins de l’INAO pense qu’il faut réécrire les décrets, jugés « trop souvent incomplets et peu lisibles »…
    L’INAO veut instaurer une plus grande transparence sur « les pratiques œnologiques, l’encépagement, les règles de présentation et d’étiquetage, les rendements (des vignes), les pratiques environnementales… ».
    Bref, on envisagerait de créer de nouvelles catégories d’AOC, les AOCE (Appellations d’Origine Contrôlée d’Excellence), un peu comme en Italie : les DOCG (appellation garantie) par rapport aux simples appellations DOC.
    M. Renou se dit « prêt à débattre de tout ! » .
    C’est bien ! mais c’est toute une mentalité profonde qui est à reconsidérer, avec des révisions déchirantes à la clef…
    La crise touche également nos voisins européens et la morosité n’a pas manqué de planer sur le salon international VINITALY de Vérone des 1, 2, 3, 4 et 5 avril dernier.
    Dans le même temps, les pays du nouveau monde et particulièrement l’Australie, le Chili et l’Argentine continuent à conquérir des parts de marché…

    Restons en là avec les motifs d’inquiétude et de morosité et parions résolument sur l’avenir en poursuivant avec ardeur notre quête de l’esthétique œnologique avec des vignerons respectueux de nos attentes.

    NOS RECENTES DECOUVERTES
    Mon voyage de Mars-Avril 2004 en Europe Centrale et Italie du Nord laisse augurer de nouvelles spécialités remarquables chez nos partenaires autrichiens de toujours et chez quelques nouveaux partenaires italiens.
    J’ai fréquenté l’Italie régulièrement depuis ma plus tendre jeunesse, ainsi, les noms de Bardolino, Valpolicella, et autres Soave, m’ont toujours été familiers. Toutefois, le niveau qualitatif de ces vins m’est longtemps apparu insuffisant. La majeure partie de la production était entre les mains de quelques très grandes caves qui ont toujours favorisé la quantité à la qualité. Nous constatons depuis une dizaine d’années l’émergence de petits et moyens Domaines qui ont un souci affirmé du rapport qualité/prix.

    Parmi eux, j’aimerais attirer votre oenophile attention sur le Domaine Guerrieri Rizzardi, admirablement situé à Bardolino, près du Lac de Garde.
    Fondé à la fin du XVIII ème siècle, ce domaine de 80 hectares, appartient à la famille des Comtes Rizzardi.
    L’encépagement, presque entièrement composé de variétés indigènes, apporte aux vins une originalité remarquable.

    AMARONE DE LA VALPOLICELLA

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région : Corvinone, Rondinella, auxquels s’ajoutent un peu de Sangiovese et de Barbera.
    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient une concentration des extraits secs, du sucre et de l’acidité.
    La différence entre un vin de paille classique (Recioto) et un Amarone est la poursuite de la fermentation après le pressurage jusqu’à l’obtention d’un vin complètement sec.
    Le vin peut atteindre parfois 16% vol d’alcool !
    La durée d’élevage est de deux à trois ans en foudre.
    Il s’agit d’un rouge d’exception, doté d’une grande longévité et réservé aux grandes occasions : à consommer toutefois avec modération.

     

    AMARONE DOC CLASSICO 1997 : GUERRIERI RIZZARDI
    Date de la vendange : 25 septembre 1997.
    Cépages : Corvinone, Rondinella, Sangiovese et Barbera.
    Durée de séchage des raisins : quatre mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie.
    Fermentation des moûts : en foudres de 50 hectos.
    Elevage de trois années en barriques de chêne slovène et français de 25 et 18 hectos.
    Quantité produite : 11800 bouteilles.
    Durée de conservation : 25 ans minimum.
    La robe du vin est magnifique, grenat avec traces d’évolution. Le bouquet est très complexe, floral, épicé, balsamique. La bouche se révèle redoutablement puissante, extrêmement typée, structurée et de grande longueur.
    Un des plus grands vins rouges du monde dans sa catégorie.

     

    BARDOLINO DOC CLASSICO 2003 : CRU TACCHETTO

    Surface du cru : 3,5 hectares à l’ouest de Vérone près du Lac de Garde.
    Cépages : Corvina, Rondinella et Sangiovese.
    Date de vendange : du 19 au 25 septembre 2003.
    Fermentation et élevage en cuve inox.
    Degré d’alcool : 12%vol
    Robe rubis, brillante. Bouquet caractéristique de cerises et d’épices doux.
    Bien que présentant une certaine structure, la bouche est coulante et très fruitée. Idéal vin d’été.

     

    VALPOLICCELLA DOC CLASSICO : SUPERIORE 2002

    Origine : commune de Negrar au nord ouest de Verone.
    Cépages : Corvina gentile, Corvinone, Molinara, Rondinella, Negrara, Barbera.
    Degré d’alcool : 12.5% vol.
    Elevage en foudres de chêne slovène et français.
    Robe rubis intense. Vin aromatique, fruité, équilibré et de bonne longueur.
    Il était considéré au XIX ème siècle comme le meilleur vin d’Italie.

     

    SOAVE DOC CLASSICO 2003 : GUERRIERI RIZZARDI
    La zone d’appellation Soave est située à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Verone.
    Les vignes sont plantées sur des collines volcaniques exposées au midi.
    L’encépagement du vignoble se partage entre le Garganega et le Trebbiano di Soave, plus un peu de Chardonnay.
    Le Garganega est un cépage original et intéressant qui donne le meilleur de lui-même sur le terroir volcanique de Soave, lorsqu’il est bien vinifié.
    Le millésime 2003 qui vient d’être mis en bouteille est élaboré à 95% à partir du Garganega.
    La robe est pâle. Le vin très fruité est doté d’une bonne consistance et d’une finale rafraîchissante.
    Bon vin d’été.

     

    GOLSER STROHWEIN « VIN DE PAILLE » :

    CABERNET SAUVIGNON 2003 G-LUNZER

    Faisant route vers la Hongrie, je suis passé lundi matin 22 mars chez Georg Lunzer à Gols, afin de voir où en était le « bébé ».
    L’examen est très satisfaisant !
    Pour résumer :

    • 1800 kg de raisins de cépage Cabernet Sauvignon ont été vendangés le 5 septembre 2003 . La richesse du moût était de 18KMW (18% de sucre par litre de moût en masse volumique).
    • Les raisins ont passé cinq mois sur lit de paille (voir photo sur notre site internet).
    • Ils ont été pressurés le 5 février 2004. La richesse du moût avait alors atteint 35 KMW(35 % de sucre par litre de moût en masse volumique).
    Alcool : 11.7 %vol ; sucres résiduels : 211.8 gr/litre ; acidité fixe : 8.7%0.
    • La robe est superbe(rubis-corail). Le vin fermente encore un peu mais il sera filtré demain et ainsi stabilisé. Il se révèle très riche à la dégustation, probablement supérieur encore à l’excellent millésime 2002. L’acidité est très satisfaisante et équilibre remarquablement ce petit joyau œnologique aux arômes intenses de fraise des bois, framboise et autres fruits rouges. La persistance aromatique est excellente.
    • Le vin sera livrable autour du 15 juin 2004.

    La quantité totale de ce précieux nectar ne devrait pas dépasser 600 bouteilles. Comme pour les millésimes précédents les plus prompts à réagir seront servis.

    Orliénas le 10/05/04

     

    Cher(e) ami (e) oenophile,

    Je profite d’une légère accalmie dans mes préparatifs de voyage en Afrique australe pour vous adresser quelques nouvelles de nos activités.

    Cet hiver a été marqué par la morosité ambiante.

     

    Vous avez dit Crise ?

     

    Dans la foulée du ralentissement général de l’après 11 septembre 2001, le mot « Crise » est sur toutes les lèvres de la filière vin.

    La douche est particulièrement « froide » dans le petit monde du vin français.

    Après avoir cru dans le dogme intangible, selon lequel le vin français est le meilleur du monde, les vignerons hexagonaux se réveillent avec une méchante gueule de bois. L’érosion des ventes sur le marché intérieur, due à une forte diminution de la consommation (effet Sarkozy et loi Evin) est particulièrement brutale. On observe une chute de la consommation du vin dans la restauration de l’ordre de 20%. La situation des ventes de vins français sur le marché international, est encore plus préoccupante. En 2003, la baisse est de 9% sur les AOC. Nous ne disposons pas encore des chiffres pour les 4 premiers mois de 2004, mais c’est une tendance lourde qui s’accentue…

    Le constat est sans appel : on a fait « pisser la vigne » sans vergogne, les rendements excessifs ayant pour corollaire la sinistre chaptalisation, sans modération aucune, celle là…

    Il est de notoriété également, que les commissions d’agrément des AOC, ne sont souvent que des « pantalonnades » où se traitent les agréments de copinages, sans oublier l’agrément social : « Ah le pauvre ! il a quatre enfants, vous ne pouvez pas lui déclasser sa récolte… »

    Bref, les faits sont têtus et les résultats sont là : 20% des AOC sont à la limite de l’imbuvable, et 30 % à la limite de la grande médiocrité. C’est beaucoup pour un pays qui s’honore de produire les plus grands vins du monde.

    Toutefois, au moment où j’écris ces lignes, une lueur d’espoir apparaît :

    Une grande réforme des AOC est en discussion. Monsieur René Renou, Président du comité vins de l’INAO pense qu’il faut réécrire les décrets, jugés « trop souvent incomplets et peu lisibles »…

    L’INAO veut instaurer une plus grande transparence sur « les pratiques œnologiques, l’encépagement, les règles de présentation et d’étiquetage, les rendements (des vignes), les pratiques environnementales… ».

    Bref, on envisagerait de créer de nouvelles catégories d’AOC, les AOCE (Appellations d’Origine Contrôlée d’Excellence), un peu comme en Italie : les DOCG (appellation garantie) par rapport aux simples appellations DOC.

    M. Renou se dit « prêt à débattre de tout ! » .

    C’est bien ! mais c’est toute une mentalité profonde qui est à reconsidérer, avec des révisions déchirantes à la clef…

    La crise touche également nos voisins européens et la morosité n’a pas manqué de planer sur le salon international VINITALY de Vérone des 1, 2, 3, 4 et 5 avril dernier.

    Dans le même temps, les pays du nouveau monde et particulièrement l’Australie, le Chili et l’Argentine continuent à conquérir des parts de marché…

     

    Restons en là avec les motifs d’inquiétude et de morosité et parions résolument sur l’avenir en poursuivant avec ardeur notre quête de l’esthétique œnologique avec des vignerons respectueux de nos attentes.

     

     

     

    NOS RECENTES DECOUVERTES

     

     

    Mon voyage de Mars-Avril 2004 en Europe Centrale et Italie du Nord laisse augurer de nouvelles spécialités remarquables chez nos partenaires autrichiens de toujours et chez quelques nouveaux partenaires italiens.

    J’ai fréquenté l’Italie régulièrement depuis ma plus tendre jeunesse, ainsi, les noms de Bardolino, Valpolicella, et autres Soave, m’ont toujours été familiers. Toutefois, le niveau qualitatif de ces vins m’est longtemps apparu insuffisant. La majeure partie de la production était entre les mains de quelques très grandes caves qui ont toujours favorisé la quantité à la qualité. Nous constatons depuis une dizaine d’années l’émergence de petits et moyens Domaines qui ont un souci affirmé du rapport qualité/prix.

     

    Parmi eux, j’aimerais attirer votre oenophile attention sur le Domaine Guerrieri Rizzardi, admirablement situé à Bardolino, près du Lac de Garde.

    Fondé à la fin du XVIII ème siècle, ce domaine de 80 hectares, appartient à la famille des Comtes Rizzardi.

    L’encépagement, presque entièrement composé de variétés indigènes, apporte aux vins une originalité remarquable.

     

     

     

    AMARONE DE LA VALPOLICELLA

     

     

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région : Corvinone, Rondinella, auxquels s’ajoutent un peu de Sangiovese et de Barbera.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)

    Au cours du processus de passerillage, on obtient une concentration des extraits secs, du sucre et de l’acidité.

    La différence entre un vin de paille classique (Recioto) et un Amarone est la poursuite de la fermentation après le pressurage jusqu’à l’obtention d’un vin complètement sec.

    Le vin peut atteindre parfois 16% vol d’alcool !

    La durée d’élevage est de deux à trois ans en foudre.

    Il s’agit d’un rouge d’exception, doté d’une grande longévité et réservé aux grandes occasions : à consommer toutefois avec modération.

     

     

     

    AMARONE DOC CLASSICO 1997 : GUERRIERI RIZZARDI

     

     

    Date de la vendange : 25 septembre 1997.

    Cépages : Corvinone, Rondinella, Sangiovese et Barbera.

    Durée de séchage des raisins : quatre mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie.

    Fermentation des moûts : en foudres de 50 hectos.

    Elevage de trois années en barriques de chêne slovène et français de 25 et 18 hectos.

    Quantité produite : 11800 bouteilles.

    Durée de conservation : 25 ans minimum.

    La robe du vin est magnifique, grenat avec traces d’évolution. Le bouquet est très complexe, floral, épicé, balsamique. La bouche se révèle redoutablement puissante, extrêmement typée, structurée et de grande longueur.

    Un des plus grands vins rouges du monde dans sa catégorie.

     

     

     

    BARDOLINO DOC CLASSICO 2003 : CRU TACCHETTO

     

     

    Surface du cru : 3,5 hectares à l’ouest de Vérone près du Lac de Garde.

    Cépages : Corvina, Rondinella et Sangiovese.

    Date de vendange : du 19 au 25 septembre 2003.

    Fermentation et élevage en cuve inox.

    Degré d’alcool : 12%vol

    Robe rubis, brillante. Bouquet caractéristique de cerises et d’épices doux.

    Bien que présentant une certaine structure, la bouche est coulante et très fruitée. Idéal vin d’été.

     

     

     

    VALPOLICCELLA DOC CLASSICO : SUPERIORE 2002

     

     

    Origine : commune de Negrar au nord ouest de Verone.

    Cépages : Corvina gentile, Corvinone, Molinara, Rondinella, Negrara, Barbera.

    Degré d’alcool : 12.5% vol.

    Elevage en foudres de chêne slovène et français.

    Robe rubis intense. Vin aromatique, fruité, équilibré et de bonne longueur.

    Il était considéré au XIX ème siècle comme le meilleur vin d’Italie.

     

     

     

    SOAVE DOC CLASSICO 2003 : GUERRIERI RIZZARDI

     

     

     

    La zone d’appellation Soave est située à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Verone.

    Les vignes sont plantées sur des collines volcaniques exposées au midi.

    L’encépagement du vignoble se partage entre le Garganega et le Trebbiano di Soave, plus un peu de Chardonnay.

    Le Garganega est un cépage original et intéressant qui donne le meilleur de lui-même sur le terroir volcanique de Soave, lorsqu’il est bien vinifié.

    Le millésime 2003 qui vient d’être mis en bouteille est élaboré à 95% à partir du Garganega.

    La robe est pâle. Le vin très fruité est doté d’une bonne consistance et d’une finale rafraîchissante.

    Bon vin d’été.

     

     

     

    GOLSER STROHWEIN « VIN DE PAILLE » :

     

    CABERNET SAUVIGNON 2003 G-LUNZER

     

     

    Faisant route vers la Hongrie, je suis passé lundi matin 22 mars chez Georg Lunzer à Gols, afin de voir où en était le « bébé ».

    L’examen est très satisfaisant !

    Pour résumer :

     

    • 1800 kg de raisins de cépage Cabernet Sauvignon ont été vendangés le 5 septembre 2003 . La richesse du moût était de 18KMW (18% de sucre par litre de moût en masse volumique).

    • Les raisins ont passé cinq mois sur lit de paille (voir photo sur notre site internet).

    • Ils ont été pressurés le 5 février 2004. La richesse du moût avait alors atteint 35 KMW(35 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Alcool : 11.7 %vol ; sucres résiduels : 211.8 gr/litre ; acidité fixe : 8.7%0.

    • La robe est superbe(rubis-corail). Le vin fermente encore un peu mais il sera filtré demain et ainsi stabilisé. Il se révèle très riche à la dégustation, probablement supérieur encore à l’excellent millésime 2002. L’acidité est très satisfaisante et équilibre remarquablement ce petit joyau œnologique aux arômes intenses de fraise des bois, framboise et autres fruits rouges. La persistance aromatique est excellente.

    • Le vin sera livrable autour du 15 juin 2004.

     

    La quantité totale de ce précieux nectar ne devrait pas dépasser 600 bouteilles. Comme pour les millésimes précédents les plus prompts à réagir seront servis.