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  • News : 9 mai 2018 : Sixième vente aux enchères des vins de Tokaj, le 21 avril 2018

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    Orliénas, le 9 mai 2018,

    Ce 21 avril 2018, tout juste arrivé dans la région la veille au soir, j’ai participé « en tant qu’observateur » à la 6ème vente aux enchères des vins de Tokaj, organisée par notre confrérie, dont j’ai l’honneur d’être membre depuis 2003.
    Après les deux premières éditions, 2013 et 2014 qui se sont tenues au château de Sarospatak, la manifestation a rejoint en 2015 l’ex-synagogue de Tokaj, transformée en un beau local polyvalent après des travaux considérables.
    Cette édition 2018 était organisée en duplex avec le club londonien du vin : »67 Pall Mall« . La confrérie avait une fois encore orienté la sélection des lots sur des vins blancs secs, issus ultra majoritairement du cépage dominant de l’appellation, le Furmint. Toutefois, étaient heureusement joints à cette vente, quelques lots de Tokaji Aszu intéressants, ainsi qu’un lot de Tokaji Szamorodni sec.
    Les résultats de la vente ont été, je pense, fort éloignés des attentes des organisateurs et ceci pour plusieurs raisons.

    La première, la plus évidente à mon sens, est que Tokaj doit sa réputation historique depuis presque quatre siècles, à sa capacité à réaliser d’extraordinaires vins moelleux aptes à se conserver presque un siècle… Le cépage Furmint, très peu aromatique, globalement acide et présentant des taux d’alcool de plus en plus élevés, pour cause de réchauffement climatique, est inapte à produire de grands vins blancs secs. En revanche, il n’a pas ou peu de vrais concurrents pour la réalisation de grands vins liquoreux naturellement doux.
    Seule exception : le Tokaji Szamorodni Szaraz (sec), élevé à la méthode oxydative, rejoint alors les plus grands vins de sa catégorie : je pense particulièrement  aux Vins Jaunes Jurassiens et au Xérès andalou. Le Tokaji Szamorodni sec après trois ou quatre années d’élevage, souvent sous voile, en barriques usagées et une quinzaine d’années au moins de séjour en bouteille, peut atteindre des sommets qualitatifs insoupçonnables.

    La deuxième raison à cette déconvenue est à mon sens liée à des estimations de prix fantaisistes et hors marché. Les résultats de la vente ont été malheureusement conformes à ces deux observations. Seuls quelques lots de Tokaj Aszu ont franchi le cap, plus de la moitié des lots ont été retirés sur les 39 présentés. C’est certes bien regrettable, mais il fallait s’y attendre. Seul un véritable aveuglement des producteurs, lié à des erreurs marketing, a conduit à cet échec.

    Alors, quid de la prochaine édition 2019 ? Il ne m’appartient pas de le dire, mais je conseillerai fortement à mes amis de la Confrérie des Vins de Tokaj, de ré-orienter franchement leur sélection vers de belles cuvées d’Aszu, de Tokaji Szamorodni doux, de Tokaji Szamorodni sec le cas échéant, sans oublier quelques bouteilles de collection, à titre de cerises sur le gâteau. Il est intéressant de noter à ce sujet que les 12 bouteilles de Tokaj Azsu 5 Puttonyos 1963 présentes à la vente, ont été adjugées à 457 € la bouteille.
    Ceci démontre l’extraordinaire potentiel de ce vignoble, qui m’enchante depuis 32 ans maintenant…
    Je recommanderais aussi, bien entendu, de ne pas tenter de s’affranchir des lois du marché. Un vieux souvenir me revient, puisque je suis presque un « dinosaure » dans cette région : en 1990, les dirigeants du Combinat de Tokaji qui possédait le monopole des exportations, avaient décidé subitement de doubler le prix des vins vers les marchés occidentaux… Les affaires se sont bien entendu arrêtées brutalement et ils n’ont plus vendu une seule bouteille… Alors, gageons qu’en 2018, on comprenne un peu mieux ce que signifie le terme économie de marché…

    Jean-François Ragot

    6ème vente aux enchères des vins de Tokaj, organisée par la Confrérie des Vins de Tokaj.
    Synagogue de Tokaj, le 21 avril 2018.

  • News : 24 octobre 2016 : Portes ouvertes de Noël 2016

    Orliénas, le 24 octobre 2016,

    po-noel-2016

    Chers amis œnophiles,

    En juin 2015, il y a bientôt un an et demi, nous avons célébré les trente ans de la création de notre Maison.

    Le temps passe très vite et la vie avec… Après mûre réflexion, j’ai pris la décision de principe, difficile, de passer la main. Bien entendu, la mise en œuvre ne se fera pas en quelques semaines, mais, je souhaiterais pouvoir me retirer du quotidien de mon entreprise d’ici le début 2018.
    C’est pour cela, que je me mets sérieusement à la recherche d’un repreneur.

    Lorsque j’ai débuté dans le métier à la fin de 1984, le paysage du vin était radicalement différent de celui d’aujourd’hui où l’information part absolument dans tous les sens, jusqu’à devenir absconse pour l’amateur.

    C’est la génération Internet, adepte du changement permanent tous azimuts. C’est l’exact contraire du travail de recherche, s’inscrivant dans la tradition et la continuité, que j’ai accompli au cours de ma vie professionnelle dans le vin.
    J’espère pouvoir laisser un outil de travail en bon état de fonctionnement, basé sur de solides  » fondations idéologiques « . Il serait dommage de perdre de vue ce qui a fait l’essence de ce travail d’une vie. Je pense qu’il est pour l’essentiel toujours pertinent, mais susceptible bien entendu de réformes.
    Ce sera l’œuvre de mon successeur, non connu à ce jour.

    Par conséquent, rien de changé, au moins jusqu’à fin 2017.

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    C’est avec plaisir que je vous annonce la tenue de nos portes ouvertes de Noël 2016 au caveau de Dionis à 69530 Orliénas les jeudi 08, vendredi 09 et samedi 10 décembre de 10h à 18h30.

    C’est ce moment rare dans l’année où vous avez la possibilité d’approcher librement toute la gamme des vins Dionis.

    Réservez un moment pour nous rendre visite.

    De nouveaux vins d’Afrique du Sud sont disponibles (Hamilton Russell Chardonnay 2015, Hamilton Russell Pinot Noir 2015, Southern Right Sauvignon 2015, Southern Right Pinotage 2015).

    Pour les vins de Tokaj/Sarospatak, nous mettons en vente un petit lot de Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2002 Château Sarospatak.
    Avec le millésime 2003, le grand 2002 est un moyen d’approcher un grand Tokaji arrivant doucement à maturité. Dans une bonne cave, ce millésime a devant lui une bonne trentaine d’années.

    Concernant les grands Riesling : A noter un Riesling sec 2015 du domaine Gritsch de la Wachau à Spitz (Riesling Tausendeimerberg Smaragd) et un moelleux allemand de grand avenir : Hallgartener Jungfer Riesling Auslese 2015 (Allemagne/Rheingau). La quantité vendangée a été ridiculement petite (500 litres !).

    Cordialement,
    Jean-François Ragot et toute l’équipe de Dionis

     


  • News : 2 Juin 2015 : Réflexions sur la genèse des « 30 ans de Dionis »

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    Trente ans ! C’est toute une vie ou presque…

    Le 3 juin 1985, notre société était enregistrée au registre du commerce et des sociétés de Lyon.
    En cette fin de printemps 2015, je prends conscience petit à petit que 30 années se sont écoulées. C’est beaucoup pour une petite entreprise artisanale comme la nôtre et je me demande même comment il a été possible de surmonter jusqu’à ce jour tous les aléas et survivre dans un contexte économique assez souvent défavorable.
    Quand je me remémore l’année 1984, qui a précédé la création de Dionis, je cherchais une idée pivot sur laquelle asseoir le lancement de la future entreprise. Je mûrissais en fait alors un projet, plus ou moins latent dans mon esprit depuis la fin des années 70.
    Mon père, qui était une personne avisée m’a donné alors ce simple conseil : « Fais ce que les autres ne font pas !». Merci papa ! Quel superbe conseil, mais si pertinent dans sa simplicité…
    Je suis parti d’un constat : me passionnant pour le vin depuis l’âge de 20 ans, j’avais remarqué que les vins dits «étrangers» étaient le plus souvent sur le marché français d’une qualité pitoyable…
    Mon goût pour la littérature du XVIIIème siècle m’avait régulièrement mis en présence du mythique Tokaji ou Tokay de Hongrie, encensé par les célébrités de l’époque.

    Mais alors, qu’était-il donc devenu en cette fin du XXème siècle ?
    Mes premières recherches en France ne furent pas très encourageantes, ayant trouvé en tout et pour tout, une fois chez un caviste lyonnais, une triste «drouille», sous la forme d’une bouteille portant l’étiquette Monimpex-Tokaji aszu 3 puttonyos 1971.
    En quelques mois, mon opinion était faite : il n’y avait pas de Tokay de Hongrie pouvant revendiquer son appartenance aux joyaux de la couronne des vins historiques de notre vieille Europe. Une seule solution : se rendre dès que possible en Hongrie pour évaluer la situation sur place.
    En juin 1985, étant allé à Bordeaux a l’un des premiers Vinexpo de l’histoire de ce salon, la providence m’a fait rencontrer un jeune homme, Bacsoo Andraas, à l’époque jeune œnologue au combinat des fermes d’état de la région (Tokajhegyalja). Cet organisme qui gérait les 6000 hectares de vignobles de la zone de Tokaj, avait été créé en 1971. Il fût alors décidé d’un voyage en famille pour le printemps suivant.
    En juin 1986, c’est le début de l’aventure au-delà du «rideau de fer» vers l’extrême nord-est de la Hongrie. Il faisait très beau et très chaud en ce début de mois de juin 1986. Ce fût un véritable enchantement d’arriver sur place par la belle soirée d’été du 17 juin 1986.

    La première cave visitée fût la cave Rákóczi Ferenc, grande cave historique située sous le château de Sarospatak.
    Quelle émotion en descendant les degrés qui nous menaient vers les mythiques galeries où étaient alignés des centaines de fûts. Je crois que nous avons trouvé merveilleux ce premier verre de Tokaji Aszu tiré du tonneau par le maître de chais avec son lopo (pipette utilisée en Europe Centrale).
    Je me suis assez vite rendu compte dans les jours qui ont suivi que quelque chose «clochait» dans la très grande majorité de nos dégustations, effectuées dans des caves extraordinaires du nord au sud de la Tokajhegyalja. J’ai découvert assez rapidement, que beaucoup de vins étaient «mutés» à l’alcool à des fins de stabilisation et beaucoup de liquoreux, en fait élaborés à partir de moûts concentrés !!! L’horreur ! Oui, mais à l’époque 30 millions de bouteilles étaient vendues à l’URSS
    Toutefois et c’est fondamental, il y a toujours eu dans ce «maelström» bureaucratique et industriel, une petite proportion de grands vins qui ont échappé au massacre. Ce sont ces vins là, que nous avons réussi au prix d’énormes difficultés (il y avait alors un monopole situé à Budapest, Monimpex) à importer sur le marché français.

    Dionis a été la première entreprise à refaire ce travail de sélection depuis la fin des années trente. Nos vins ont été très bien été reçus par la grande restauration française et suisse ainsi que par l’élite des amateurs éclairés.
    Aujourd’hui encore, je n’ai pas à rougir de la qualité des vins distribués à cette époque.
    Une dégustation privée au début du mois d’avril 2015 a permis de confirmer une fois de plus l’excellence des bouteilles issues de notre vinothèque. Je pense aux millésimes 1975, 1983 et 1988.
    La date fixée communément pour parler de l’avant et de l’après de l’histoire moderne du Tokaji est 1993. C’est le premier millésime qui vit apparaître des vins issus de la nouvelle donne économique des privatisations et du renouveau des pratiques œnologiques.
    Voilà en quelques lignes la genèse de notre épopée du Tokaji, qui a été le point d’appui du développement de notre Maison artisanale.

    Cette relance du Tokaji marque le vrai démarrage de Dionis. Les premières bouteilles ont été vendues sur les marchés français et de la Suisse romande à partir de l’automne 1986.
    J’aurais probablement l’occasion d’approfondir ultérieurement la suite de cette aventure, qui est celle d’une vie consacrée au vin.

    Cordialement,
    Jean-François Ragot


  • Tokaji Aszu 6 Puttonyos Château de Sárospatak 2003

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    tkj6putt2003C’est avec plaisir que nous vous proposons cette toute petite cuvée de grand Tokaji Aszu que nous avions décidé de ressortir pour cette grande occasion (les trente ans de Dionis en juin 2015).

    Comme partout en Europe, et dans une moindre mesure dans la Tokajhegyalja (région de production des Tokaji), nous avons enregistré des températures élevées au cours de cet été 2003, qui ont ainsi amené les raisins à une maturité très précoce, jamais observée: vers mi-août pour le cépage Zéta et  fin août-début septembre pour le furmint.
    Le développement du botrytis sur le cépage Zéta a été favorisé par des pluies fin août. Dès le 28 août, les premiers grains aszú , riches et parfaitement passerillés, sont récoltés.

    Le premier tri des grains sur le furmint commence à partir du 17septembre. La qualité est au rendez-vous, mais  la quantité reste faible. Les journées du 18 et 19 septembre sont consacrées à la récolte de vieilles vignes de furmint, à partir des raisins sains et très mûrs servant à l’élaboration des vins de base destinés aux aszú.
    Jusqu’à la fin du mois de septembre, les tris se succèdent sur l’ensemble des parcelles de furmint dont la qualité du botrytis et du passerillage sont celles des grandes années.
    L’arrivée des pluies début octobre interrompt les vendanges pendant une dizaine de jours mais permettent l’arrivée du botrytis cineréa intense.
    Les tris reprennent à partir du 13 octobre. Nous obtenons des grains aszú bien botrytisés, mais bien entendu, moins secs que pendant les cueillettes de septembre.
    A partir du 23 octobre, le temps se refroidit, et nous subissons une neige et un gel tout à fait inattendu (-6 C la nuit du 24 octobre). La dernière semaine du mois d’octobre nous redonne du beau temps, à la fois sec et ensoleillé. Les raisins changent d’apparence, et très vite, se concentrent.

    Ces vendanges 2003 ont été comme souvent, longues, mais ont offert une belle diversité de grains aszú : les tris de septembre sont de nature passerillées alors que ceux du mois d’octobre montrent davantage un caractère botrytisé. Les grains passerillés ont été macérés avec du mout en fermentation, alors que les grains plus marqués par le botrytis cineréa ont été macérés dans du vin nouveau.
    Cet assemblage a donné des vins fins et complexes, qui réunissent la puissance des grains passerillés aux arômes délicats du botrytis.

    Douze années après sa vendange, ce Château Sarospatak 6 puttonyos 2003 arrive lentement à sa phase de maturité, qui va se prolonger durant une bonne vingtaine d’années.
    Il présente une robe brillante à reflets orangés, un nez intense, avec des arômes de fruits secs et de figue, le tout dans une complexité étourdissante.
    Il est concentré,  puissant et gras en bouche avec une longue persistance aromatique où l’on distingue l’abricot sec, l’amande grillée et l’écorce d’agrumes.

    Grande bouteille d’un millésime confidentiel.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11,76 %/ vol
    Sucres résiduels : 166  g/litre
    Extraits secs : 56,48 g/l
    Acidité totale : 10 ‰
    pH : 3,29


  • Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2011 Château de Sárospatak (0,50L)

    tok6putt-2011C’est le premier millésime où il est possible de produire un 6 Puttonyos « de concours » depuis 2008.
    A noter que 2009 a donné quelques belles bouteilles, manquant toutefois assez nettement d’acidité. Je rappelle que 2009 a été une année vraiment chaude dans toute l’Europe ou presque.
    2010 a donné des quantités de vin aszu minimes, mais avec des équilibres extraordinaires pour les meilleures.
    Je vous renvoie à ce sujet à notre Tokaji Aszu 5 Puttonyos Château de Sárospatak 2010.

    Le millésime 2011 marque le retour aux grandes années traditionnelles où la maturité se fait lentement et permet une belle production des fameux grains aszu.
    A noter que nous avons décidé pour ce vin d’utiliser uniquement les productions issues du cépage Furmint. C’est donc un aszu 100% Furmint, ce qui est assez rare.

    Comme je l’ai déjà signalé par le passé pour la région de Rust (Burgenland – Autriche), le réchauffement climatique entraîne souvent également dans cette région une maturité du raisin hyper précoce, favorable à la production de vins blancs secs mais rendant beaucoup plus difficile l’élaboration des liquoreux traditionnels. Je citerais dans ces années précoces 2000 – 2003 – 2007 et 2009 et dans les années traditionnelles 2002 – 2005 – 2006 – 2008 et 2011.

    Nous sommes par conséquent avec 2011 dans les années traditionnelles comme nous les aimons.

    Splendide robe or clair, limpide et brillante.
    Le nez est fruité et particulièrement délicat.
    La bouche est d’une grande richesse aromatique, sans aucune lourdeur malgré ses 159 g de sucre résiduels.
    Tout y est : une palette d’agrumes frais, une petite touche d’abricot sec et d’épices. La minéralité se laisse déjà deviner mais il va falloir attendre…
    La persistance aromatique est celle d’une grande année, avec cette belle acidité rafraîchissante qui nous enchante toujours avec les grands Tokaji.

    Ce vin est à entrer impérativement en cave et à laisser mûrir quelques années.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 155 g/L
    Alcool : 12,5 % / vol.
    Acidité : 9,2 ‰


  • News : 13 mai 2014 : Tour d’Europe suite au Vinitaly d’avril 2014.

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    Orliénas, le 13 mai 2014,

    La Slovénie où je me suis rendu en quittant Vérone le 10 avril  a déjà été évoquée dans une précédente news. Aussi je n’y reviendrais pas.
    Le 12 avril, je me suis rendu à Rust dans le Burgenland autrichien, situé exactement à la frontière de la Hongrie. Traditionnellement chaque année, au printemps, je viens déguster les vins nouveaux élaborés par Bruno Landauer.
    Je confirme mes appréciations des 6 et 7 novembre 2013. Les blancs secs 2013 (Welschriesling, Pinot Blanc et Chardonnay) sont particulièrement vifs avec de beaux arômes fruités.

    Une mention spéciale pour une petite cuvée (environ 10 hectolitres) dans le style « Gemischter Satz » (les raisins des différents cépages sont vinifiés ensemble).
    L’origine de ce vin est viennoise et bénéficie depuis 2013 d’une appellation d’origine strictement limitée aux vignobles de la ville de Vienne.
    Bruno a voulu, avec ce vin, faire un petit clin d’œil à Vienne et à la Hongrie. Le vignoble de Rust d’où est issu ce vin est composé des cépages autochtones hongrois Leanyka, Furmint, Hàrslevelù et enfin Muscat à petits grains.
    Le vin n’a pas été encore embouteillé. Il y a actuellement 800 litres en cuves inox et 200 litres en barriques neuves. A ce stade, le vin est encore un peu fermé, mais présente une belle matière pleine de promesses.

    La dégustation des moelleux permet de se faire une idée définitive sur la fameuse cuvée, devenue emblématique, de Gewürztraminer. Le 2013, vendangé le 5 octobre, présente une robe très claire, un nez fin et subtil et enfin une belle bouche précise, délicieusement fruitée, équilibrée et de belle longueur. La production totale est d’environ 60 hectolitres. Nous mettrons en circulation ce vin dans quelques mois. Il n’y a vraiment aucune urgence car le millésime 2012 arrive à peine à sa maturité. Il n’en reste hélas plus que quelques centaines de bouteilles.

    Bruno a produit en 2013 une cuvée de Ruster Ausbruch (650 litres) issue de Welschriesling et de Furmint. La dégustation en cuve est particulièrement convaincante. La robe nous offre un or brillant, le bouquet du vin présente un nez « rôti » caractéristique d’un botrytis cinéréa intense. La bouche de belle concentration offre beaucoup de fraicheur, grâce à une acidité bien mûre; l’équilibre est magistral.

    Un petit tour enfin vers les cuvées élaborées à l’automne 2012. Je mentionnerai une réussite parfaite avec l’Eiswein Blaufränkisch 2012, vendangé le 13 décembre 2012 par -9°C. Les caractéristiques analytiques sont particulièrement significatives :

    – Richesse du moût au pressurage : 33 KMW (33% de sucres en masse volumique)
    – Alcool acquis : 11,5 %/vol
    – Sucres résiduels : 191 g/L
    – Extraits secs : 50,5 g/L
    – Acidité fixe : 7,3‰

    Il est peu fréquent de trouver dans la région des paramètres analytiques aussi parlants.
    Sa dégustation le 12 avril m’a enchanté. Sa fragrance aromatique est probablement une des plus intenses que j’ai observée durant ces 25 dernières années à Rust. Je rappelle pour mémoire que Bruno a élaboré son premier Eiswein en 1986. C’est à partir du second millésime, vinifié en 1988, que nous avons débuté notre amicale et fructueuse collaboration.

    La longueur de ce 2012 est tout à fait comparable aux meilleurs Eiswein allemands de Riesling, qui sont comme vous le savez peut-être, la référence absolue en la matière.
    Ce vin sera disponible à la dégustation et à la vente au cours des portes ouvertes d’été des 12, 13 et 14 juin 2014.

    Le voyage s’est poursuivi en Hongrie et bien entendu dans la région de Tokaj (Tokajhegyalja). J’ai profité de mon séjour d’une semaine là-bas pour m’occuper de mon jardin mais surtout pour procéder aux assemblages des futures cuvées Château de Sárospatak.
    Après un long travail d’analyse sur la composition de notre cuvée de Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2011 Château de Sárospatak, j’ai décidé de prendre l’option 100% Furmint. Le vin sera embouteillé ce mois de juin et mis à la disposition de nos clients au 15 décembre 2014. Soyez patients… Le vin est grand.

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    Mon jardin de Tolcsva dans la région de Tokaj en avril 2014.

    Un petit mot sur notre Tokaji Muskotaly vendanges tardives 2012 (450 bouteilles de 0,75L) à la robe brillante, or clair lumineux. En dépit de sa richesse bien réelle, ce vin donne une impression d‘élégance et de légèreté aérienne. Nous le mettrons en circulation à l’automne 2014.
    Je terminerai sur notre cuvée Tokaji Muskotaly vendanges tardives 2013 (850 bouteilles de 0,75L). Ce vin élaboré à 100%  à partir de grains de Muscat « aszu » présente une puissance et une longueur ébouriffantes. Ses paramètres analytiques en attestent : 13,12% d’alcool, 157 g de sucres résiduels et 8,2 ‰ d’acidité fixe.

    J’en ai maintenant terminé avec ce déplacement de 17 jours.

    JF Ragot


  • Vendanges 2008 à Tokaj.

    Je voudrais revenir avec un peu de recul sur le grand millésime 2008 dans la région de Tokaj. Ce sont des documents particulièrement intéressants que nous mettons à la disposition de nos amis oenophiles.
    Au cours du tour d’Europe que nous avions effectué, Marguerite Abergel et moi-même, en octobre/novembre 2008, nous avions passé quelques jours dans la Tokajhegyalja où les vendanges battaient leur plein. En 2008, elles avaient débuté classiquement à la mi-septembre pour se terminer à la mi-novembre. Le moral était très bas dans la région, au commencement de la vendange des vins blancs secs vers le 15 septembre. Le temps était froid et pluvieux. Le miracle, assez classique dans cette région, s’est finalement produit à la mi-octobre, les conditions climatiques ayant radicalement changé avec un chaud soleil d’automne et des températures au dessus de 20°C. Elles se sont poursuivies jusqu’à la fin de la vendange, vers le 15 novembre.
    A travers ce dossier, je voudrais retracer grâce à des photos et un dossier vidéo exceptionnel, ce que sont les conditions optimales de production de ce grand vin liquoreux historique et mythique  qu’est le Tokay Impérial.

    J’ai demandé leur avis aux principaux opérateurs de la région, alors que la vendange des grains aszu battait encore son plein.

    Je vous invite à consulter la galerie de photos ci-dessous, puis les six vidéos suivantes.

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      vend2008_tokaj-3323
      vend2008_tokaj-3327
    • vend2008_tokaj-3331
      vend2008_tokaj-3337


    * Interview d’un petit producteur de « haut de gamme » français Samuel Tinon le 6 novembre 2008.


    * Interview de Nicolas Godebski œnologue consultant le 6 novembre 2008.


    * Interview de Meszaros Laszlo directeur du domaine Disznoko le 6 novembre 2008.


    * Interview de Kalocsai Laszlo directeur du domaine Dereszla le 7 novembre 2008.


    * Interview de Kovacs Tibor directeur du domaine Hetszolo le 8 novembre 2008.


    * La meilleure trieuse de grains aszu de la Tokajhegyalja en plein travail le 8 novembre 2008 (elle peut aller jusqu’à 40 Kg de grains Aszu/jour)

     

    Aujourd’hui, fin 2013, nous pouvons constater que le millésime a tenu parole. Bien entendu, « la maison de commerce de Tokaj » (ex-combinat de la ferme d’état) n’a pas produit comme à son habitude beaucoup de vins de qualité très élevée, mais une moyenne convenable. Comme c’est elle qui vend la très grande majorité des Tokaji dans le commerce hongrois, l’image du millésime ne sera pas dévalorisée.
    Sous notre marque Château Sarospatak, a été produite une petite quantité de Tokay Impérial 6 Puttonyos d’un niveau suprême. Le vin est hélas épuisé. Toutefois, il nous reste pour découvrir ce grand millésime, un peu de Tokaji Muskotaly vendanges tardives hors-normes (le meilleur produit à ce jour) et un excellent Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2008 à l’équilibre remarquable.

    Jean-François Ragot


  • News 2 décembre 2013 : Portes Ouvertes de Noël Dionis

    Orliénas, le 2 décembre 2013,

    portesouvertes-hiver2013web

    C’est avec plaisir que je vous confirme la tenue de nos portes ouvertes de Noël au caveau de Dionis à 69530 Orliénas. (plan ci-dessous) les

    jeudi 12, vendredi 13 et samedi 14 décembre 2013
    de 10h à 18h30
    .

    Réservez un moment pour venir nous rendre visite.

    Entrée sur invitation uniquement à demander à : info-contact@dionis-vins.fr

    A cette occasion, vous pourrez déguster une prestigieuse sélection de vins blancs secs, rouges et moelleux de la gamme des vins mythiques et légendaires.
    Tout particulièrement, notre dernier Tokaji Aszu 5 Puttonyos 2010 château Sarospatak et notre Constantia moelleux, Vin de Constance 2007, sans oublier nos derniers Eiswein (vins de glace) 2009 de Bruno Landauer et de chez Trossen (Moselle centrale).

    Les Portes Ouvertes dionis sont une opportunité d’acquérir nos vins à conditions préférentielles. Elles sont également l’occasion de fructueux échanges entre oenophiles. N’hésitez pas à nous demander notre listing et conditions de vente. Les actions promotionnelles se dérouleront jusqu’au samedi 14 décembre 2013 inclus.

    Cordialement,
    Jean-François Ragot
    Plan d'accès Dionis
    Plan d’accès Dionis

  • News 25 Novembre 2013 : Tour d’Europe, suite et fin par la Hongrie, l’Autriche et l’Allemagne.

    Orliénas, le 25 novembre 2013,

    Hongrie – Tokajhegyalja

    Le tour d’Europe s’est logiquement poursuivi par la région de Tokaj (Tokajhegyalja) où je suis resté cinq jours du 1er au 5 novembre.
    Quelques mots sur cette vendange 2013 qui a débuté pour les zones les plus précoces un peu après la mi-septembre, pour se terminer pour les plus tardives d’entre elles un peu avant la mi-novembre.
    C’est globalement une excellente année, avec une production de vins aszu importante, la plus élevée depuis 2008.
    En effet, on peut évaluer la production totale pour ce millésime à environ 10 000 hectolitres, soit deux millions de bouteilles à venir, la très grande majorité étant produite par l’ex « combinat ».
    La qualité moyenne est élevée et la notre avec Sarospatak, très élevée.

    Tokajhegyalja : fin de vendange dans la région de Tokaj, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : fin de vendange dans la région de Tokaj, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : coup d'oeil sur les dernières caisses de la vendange, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : coup d’oeil sur les dernières caisses de la vendange, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : technique de sélection de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : technique de sélection de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : essence pure de Tokaji 2013 ou Eszencia 2013, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : essence pure de Tokaji 2013 ou Eszencia, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Détails de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Détails de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Les dernières caisses de grains aszu de la vendange, le 4 novembre 2013,
    Tokajhegyalja : Les dernières caisses de grains aszu de la vendange, le 4 novembre 2013,

     

    Autriche

    Le tour d’Europe s’est poursuivi par Rust (Burgenland – Autriche) les 6 et 7 novembre.
    Là aussi, la qualité de la vendange 2013 est excellente, que ce soit pour les blancs secs ou les rouges.
    La dégustation des nouvelles cuvées de blancs secs 2013 de notre partenaire historique Bruno Landauer nous a donné entière satisfaction. Le Weissburgunder et le Chardonnay sont particulièrement prometteurs.

    Nous dégusterons les vins rouges au mois d’avril 2014, difficiles à juger à ce stade, car en fermentation. A première vue, la couleur et la concentration semblent bien au rendez-vous (à suivre).

    Pour ce qui concerne les moelleux et liquoreux, le gewurztraminer 2013 vendange tardive (Spätlese) est déjà tout a fait délicieux, parfaitement dans la lignée des millésimes précédents.
    De nombreux raisins, attendent encore la vendange pour produire des liquoreux de niveau auslese, beerenauslese et peut être ausbruch. J’en saurai un peu plus dans quelques jours.

    En revanche, il n’y aura pas la possibilité cette année 2013 d’élaborer un vin de glace ou eiswein. Ce n’est pas trop grave, car nous sommes assis sur un petit stock de superbes 2009 et 2012 (ce dernier, non encore mis à la vente).

    Rust (Burgenland / Autriche) : entourant Jean-François Ragot, le trio des meilleurs producteurs de Ruster Ausbruch. De gauche à droite : Peter Schandl, JF Ragot, Robert Wenzel et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013.
    Rust (Burgenland / Autriche) : entourant Jean-François Ragot, le trio des meilleurs producteurs de Ruster Ausbruch.
    De gauche à droite : Peter Schandl, JF Ragot, Robert Wenzel et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013.
    Rust (Burgenland / Autriche) : Le 6 novembre 2013, Jean-François Ragot et un vieux complice depuis 1985, Robert Wenzel (le Roi des Ruster Ausbruch ! ), qui a eu 81 ans le lendemain.
    Rust (Burgenland / Autriche) : Le 6 novembre 2013, Jean-François Ragot et un vieux complice depuis 1985, Robert Wenzel (le Roi des Ruster Ausbruch ! ), qui a eu 81 ans le lendemain.
    Rust (Burgenland / Autriche), Jean-François Ragot et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013, dégustant les vins nouveaux.
    Rust (Burgenland / Autriche), Jean-François Ragot et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013, dégustant les vins nouveaux.

     

    Allemagne

    Le voyage s’est poursuivi et terminé par l’Allemagne, avec principalement la Moselle Centrale et ses Riesling d’anthologie.
    Avec le millésime 2012, il y a à la fois une belle maturité et un équilibre acidité/matière rare.

    Dégustation chez Weingut Trossen et chez Paulinshof du remarquable millésime 2012, à l’équilibre suprême.

    A noter, chez Trossen, une rareté absolue, surtout sur le territoire de la Moselle Centrale où sont produits certainement les rieslings les plus précieux de tous :

    Trabener Würzgarten Trockenbeerenauslese riesling 2011 (0.375l)

    Ce nectar ou plutôt cette quintessence, véritable âme du cépage riesling, a été vendangé le 20 novembre 2011, pour une quantité de 50 litres environ
    Nous avons réussi par privilège exceptionnel à obtenir quelques bouteilles de ce divin breuvage qui sera vendu dans le cadre des Portes Ouvertes de Noël
    les 12, 13 et 14 décembre 2013.

    Alcool : 6% vol
    Sucres résiduels : 395 g/L
    acidité fixe : 9,4‰

    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande avec le cru Lösnicher Försterlay, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande avec le cru Lösnicher Försterlay, le 11 novembre 2013.
    Traben Trarbach dans la Moselle centrale allemande, le 10 novembre 2013.
    Traben Trarbach dans la Moselle centrale allemande, le 10 novembre 2013.
    Vue de la partie nord de la Moselle allemande et de son célèbre cru, le Zeller Schwarze Katz, le 10 novembre 2013.
    Vue de la partie nord de la Moselle allemande et de son célèbre cru, le Zeller Schwarze Katz, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue de Cochem et de ses vignobles dans la partie  nord de la Moselle allemande, le 10 novembre 2013.
    Vue de Cochem et de ses vignobles dans la partie nord de la Moselle allemande, le 10 novembre 2013.

  • News : 2 octobre 2013

    Orliénas, le 2 octobre 2013,

    Tout d’abord, toutes nos excuses pour ces mises-à-jour tardives, dues tout particulièrement à un bug « résistant » nous empêchant d’accéder à l’administration de notre site internet durant plusieurs semaines. Il a fallu utiliser les grands moyens pour dépanner l’accès aux mises-à-jour de notre site.

    L’été 2013 est passé comme une étoile filante et l’ Europe est actuellement en pleines vendanges. Je profite de cette occasion pour vous signaler que le ban des vendanges a été proclamé dans le Beaujolais le 24 septembre et que ces dernières battent leur plein cette semaine.
    Pour ce qui concerne l’Autriche, du retard également, puisque Bruno Landauer a commencé les vendanges des vins blancs secs le 16 septembre. Il est difficile de dire encore si cette année verra une production de vins moelleux.
    La situation est un peu du même ordre dans la Tokajhegyalja où les mois de juillet et d’août ont été particulièrement caniculaires. Les vendanges de blancs secs ont également commencé là-bas vers le début du mois de septembre.

    J’ai profité, bien entendu, de mon séjour dans la région de Tokaj pour faire quelques photos et recherches diverses. Ci-dessous, une photo des caves d’un village très retiré de la région, aux portes des « Petites Carpates » (village de Erdöhorvathy).

    Vue des caves de Erdöhorvathy (Tokajhegyalja), le 8 septembre 2013.
    Vue des caves de Erdöhorvathy (Tokajhegyalja), le 8 septembre 2013.

    Je vous soumets deux intéressantes étiquettes anciennes représentant le Château Rákóczy, alias Château de Sárospatak. A cette époque, le château, ses caves et ses vignobles appartenaient à la famille austro-hongroise Windischgrätz.

    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.
    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.
    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.
    Étiquette ancienne (avant la deuxième guerre mondiale) représentant le Château Rákóczy de Sárospatak.

    Il est intéressant de noter sur la première étiquette destinée semble-t-il au marché britannique, des informations anachroniques « modernisées » (un contenu de 17 onces, ce qui représente en fait 500 ml, le contenu traditionnel de ce vin). Vous noterez également un contenu d’alcool de 15 %, ce qui semble laisser penser que le vin aurait subi une légère « fortification » destinée à le stabiliser. Cette étiquette, comparée à la suivante semble avoir fait l’objet de corrections à une période relativement récente.  Cela signifierait qu’elle a été réutilisée à une époque où la famille Windischgrätz. avait déjà été expropriée (après 1948). Je ne suis pas en mesure d’en donner d’explication à cette bizarrerie.

    Pour clore ce petit « pot pourri » de rentrée, quelques photos récentes d’un vignoble voisin et ami, le Beaujolais.

    La côte de Brouilly (en fond) dans le Beaujolais, attendant la vendange. Le 22 septembre 2013.
    La côte de Brouilly (en fond) dans le Beaujolais, attendant la vendange. Le 22 septembre 2013.
    Entrée de la vendanges à la cave de Saint Julien (Beaujolais) le 28 septembre 2013.
    Entrée de la vendanges à la cave de Saint Julien (Beaujolais) le 28 septembre 2013.
    Vendanges à Fleurie (Beaujolais) dans le vignobles Les Garans (Pierre-Marie Chermette), le 29 septembre 2013.
    Vendanges à Fleurie (Beaujolais) dans le vignobles Les Garans (Pierre-Marie Chermette), le 29 septembre 2013.