• Archives pour l'Étiquette Ausbruch
  • News 25 Novembre 2013 : Tour d’Europe, suite et fin par la Hongrie, l’Autriche et l’Allemagne.

    Orliénas, le 25 novembre 2013,

    Hongrie – Tokajhegyalja

    Le tour d’Europe s’est logiquement poursuivi par la région de Tokaj (Tokajhegyalja) où je suis resté cinq jours du 1er au 5 novembre.
    Quelques mots sur cette vendange 2013 qui a débuté pour les zones les plus précoces un peu après la mi-septembre, pour se terminer pour les plus tardives d’entre elles un peu avant la mi-novembre.
    C’est globalement une excellente année, avec une production de vins aszu importante, la plus élevée depuis 2008.
    En effet, on peut évaluer la production totale pour ce millésime à environ 10 000 hectolitres, soit deux millions de bouteilles à venir, la très grande majorité étant produite par l’ex « combinat ».
    La qualité moyenne est élevée et la notre avec Sarospatak, très élevée.

    Tokajhegyalja : fin de vendange dans la région de Tokaj, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : fin de vendange dans la région de Tokaj, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : coup d'oeil sur les dernières caisses de la vendange, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : coup d’oeil sur les dernières caisses de la vendange, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : technique de sélection de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : technique de sélection de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : essence pure de Tokaji 2013 ou Eszencia 2013, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : essence pure de Tokaji 2013 ou Eszencia, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Détails de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Détails de grains aszu, le 4 novembre 2013.
    Tokajhegyalja : Les dernières caisses de grains aszu de la vendange, le 4 novembre 2013,
    Tokajhegyalja : Les dernières caisses de grains aszu de la vendange, le 4 novembre 2013,

     

    Autriche

    Le tour d’Europe s’est poursuivi par Rust (Burgenland – Autriche) les 6 et 7 novembre.
    Là aussi, la qualité de la vendange 2013 est excellente, que ce soit pour les blancs secs ou les rouges.
    La dégustation des nouvelles cuvées de blancs secs 2013 de notre partenaire historique Bruno Landauer nous a donné entière satisfaction. Le Weissburgunder et le Chardonnay sont particulièrement prometteurs.

    Nous dégusterons les vins rouges au mois d’avril 2014, difficiles à juger à ce stade, car en fermentation. A première vue, la couleur et la concentration semblent bien au rendez-vous (à suivre).

    Pour ce qui concerne les moelleux et liquoreux, le gewurztraminer 2013 vendange tardive (Spätlese) est déjà tout a fait délicieux, parfaitement dans la lignée des millésimes précédents.
    De nombreux raisins, attendent encore la vendange pour produire des liquoreux de niveau auslese, beerenauslese et peut être ausbruch. J’en saurai un peu plus dans quelques jours.

    En revanche, il n’y aura pas la possibilité cette année 2013 d’élaborer un vin de glace ou eiswein. Ce n’est pas trop grave, car nous sommes assis sur un petit stock de superbes 2009 et 2012 (ce dernier, non encore mis à la vente).

    Rust (Burgenland / Autriche) : entourant Jean-François Ragot, le trio des meilleurs producteurs de Ruster Ausbruch. De gauche à droite : Peter Schandl, JF Ragot, Robert Wenzel et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013.
    Rust (Burgenland / Autriche) : entourant Jean-François Ragot, le trio des meilleurs producteurs de Ruster Ausbruch.
    De gauche à droite : Peter Schandl, JF Ragot, Robert Wenzel et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013.
    Rust (Burgenland / Autriche) : Le 6 novembre 2013, Jean-François Ragot et un vieux complice depuis 1985, Robert Wenzel (le Roi des Ruster Ausbruch ! ), qui a eu 81 ans le lendemain.
    Rust (Burgenland / Autriche) : Le 6 novembre 2013, Jean-François Ragot et un vieux complice depuis 1985, Robert Wenzel (le Roi des Ruster Ausbruch ! ), qui a eu 81 ans le lendemain.
    Rust (Burgenland / Autriche), Jean-François Ragot et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013, dégustant les vins nouveaux.
    Rust (Burgenland / Autriche), Jean-François Ragot et Bruno Landauer, le 6 novembre 2013, dégustant les vins nouveaux.

     

    Allemagne

    Le voyage s’est poursuivi et terminé par l’Allemagne, avec principalement la Moselle Centrale et ses Riesling d’anthologie.
    Avec le millésime 2012, il y a à la fois une belle maturité et un équilibre acidité/matière rare.

    Dégustation chez Weingut Trossen et chez Paulinshof du remarquable millésime 2012, à l’équilibre suprême.

    A noter, chez Trossen, une rareté absolue, surtout sur le territoire de la Moselle Centrale où sont produits certainement les rieslings les plus précieux de tous :

    Trabener Würzgarten Trockenbeerenauslese riesling 2011 (0.375l)

    Ce nectar ou plutôt cette quintessence, véritable âme du cépage riesling, a été vendangé le 20 novembre 2011, pour une quantité de 50 litres environ
    Nous avons réussi par privilège exceptionnel à obtenir quelques bouteilles de ce divin breuvage qui sera vendu dans le cadre des Portes Ouvertes de Noël
    les 12, 13 et 14 décembre 2013.

    Alcool : 6% vol
    Sucres résiduels : 395 g/L
    acidité fixe : 9,4‰

    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande avec le cru Lösnicher Försterlay, le 11 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle centrale allemande avec le cru Lösnicher Försterlay, le 11 novembre 2013.
    Traben Trarbach dans la Moselle centrale allemande, le 10 novembre 2013.
    Traben Trarbach dans la Moselle centrale allemande, le 10 novembre 2013.
    Vue de la partie nord de la Moselle allemande et de son célèbre cru, le Zeller Schwarze Katz, le 10 novembre 2013.
    Vue de la partie nord de la Moselle allemande et de son célèbre cru, le Zeller Schwarze Katz, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue des vignobles de la Moselle allemande dans sa partie nord, le 10 novembre 2013.
    Vue de Cochem et de ses vignobles dans la partie  nord de la Moselle allemande, le 10 novembre 2013.
    Vue de Cochem et de ses vignobles dans la partie nord de la Moselle allemande, le 10 novembre 2013.

  • News 3 Décembre 2012 : coup d’œil en images de mon tour d’Europe de l’automne 2012.

    Orliénas, le 3 décembre 2012,

    Je m’y suis rendu comme chaque année la première quinzaine de novembre.
    Dans la Moselle allemande, les conditions du millésime 2012 sont plutôt bonnes et les vendanges battaient leur plein dans toute la Moselle, du nord au Sud le 31 octobre.
    Les conditions climatiques sèches et chaudes de l’été ont permis en Autriche une excellente récolte 2012 pour les vins blancs secs et les vins rouges. A noter, que le domaine Landauer a commencé à vendanger le 1er septembre. Le gros des vendanges s’est terminé début octobre. A la date de la rédaction de cette lettre (début décembre) on ne peut toujours pas se prononcer pour les vins moelleux.
    Bruno Landauer a conservé une bonne quantité de raisins, Pinot blanc et Furmint pour un possible Ausbruch ou Beerenauslese et du Blaufränkisch pour tenter de produire à nouveau cette année un
    eiswein ou vin de glace. Le dernier est du millésime 2009.
    Il est à signaler et j’en parlais avec Bruno le 11 novembre dernier, non seulement, il devient plus difficile de produire des vins de glace à cause du réchauffement climatique, mais il y a également beaucoup moins de botrytis cinerea permettant de produire des liquoreux de type Beerenauslese, Ausbruch et Trockenbeerenauslese. Les décades des années 80 et 90 ont permis peu ou prou de vendanger de l’Ausbruch sur presque tous les millésimes. La décade 2000 a été beaucoup plus modeste en ce domaine et il semble en être de même encore maintenant.

    Cette situation serait liée également directement au réchauffement climatique qui anticipe la maturité des raisins de deux à trois semaines. Les peaux sont par conséquent beaucoup plus épaisses qu’elles ne l’étaient auparavant et forment une sorte d’obstacle à la pénétration du champignon magique botrytis cinerea, producteur du divin nectar.
    En Hongrie, dans la région de Tokaj, ce sont les mêmes types de conditions climatiques qui ont régné cet été 2012. J’avais goûté des raisins déjà très mûrs à la fin du mois d’août et la situation de chaleur sèche s’étant pérennisée durant le mois de septembre, avec toutefois de petites pluies, les vendanges ont été très précoces pour la grande majorité de la zone avec assez peu de grains aszu. Le mois d’octobre ayant été beaucoup plus humide, trop même, il a fallu attendre que les conditions changent pour reprendre et continuer la vendange.
    Quelques producteurs ont conservé des raisins qui ont été récoltés jusqu’à la mi novembre. La dégustation de l’Eszencia 2012 ce mois de novembre permet traditionnellement de se faire une idée du millésime à venir. Il devrait être assez
    aromatique avec une acidité réduite, mais sans avoir la concentration et l’équilibre de 2011. Il sera modeste en quantité mais il y aura cependant quelques très bons vins, j’en suis certain. Nous en reparlerons au printemps 2013.

    Un petit mot supplémentaire, lié au réchauffement climatique et ses conséquences sur les vignobles allemands :
    Une région traditionnellement continentale et froide comme Bamberg dans l’est de la Franconie connait maintenant quelques plantations de vignobles sur les coteaux bien exposés qui dominent cette petite ville historique.

    Deux nouvelles références de Tokaji sont disponibles pour cette fin d’année 2012 :

    Vous trouverez ci-dessous une galerie de photos illustrant ce voyage œnophile.


  • Le Vin du Mois – Octobre 2012 : Un Prestigieux domaine autrichien : Le domaine Bruno Landauer à Rust

     

    Le VIN DU MOIS – Octobre 2012
    Un Prestigieux domaine autrichien :
    Le domaine Bruno Landauer à Rust

     

    Depuis 1990, Bruno Landauer est notre partenaire principal en Autriche. Il n’est plus à présenter à nombre d’entre vous qui se régalent depuis plus de vingt ans de la grande variété de ses vins, passant par de remarquables blancs secs, de délicieuses vendanges tardives, sans oublier les « sélections de grains nobles » (Auslese, Beerenauslese et Ausbruch) et bien entendu de voluptueux Eiswein (vin de glace).
    Ne se contentant pas de cette production déjà très variée, il a créé une cuvée de prestige en rouge (URBARIAL) qui démontre si besoin était encore, que les conditions offertes par les crus historiques de Rust (350 ans de tradition) sont absolument hors normes.
    La qualité des terroirs et les conditions climatiques (le point le plus chaud de l’Europe Centrale) nous offrent en ce début du XXIème siècle une gamme unique de grands nectars de la tradition européenne.

    En ce mois d’octobre 2012, j’ai décidé de vous proposer une sélection de six grands vins cultes de chez Bruno à des conditions préférentielles.

    JF Ragot

    Ruster Spätlese Gewürztraminer vendanges tardives 2011 (0,75L)

    Ce vin « créé » au début des années 2000 est rapidement devenu la plus grosse vente (toutes catégories confondues) de Dionis. Il est considéré par nos amis sommeliers français comme un modèle du genre. Son succès est tel qu’il nous est difficile de faire une année entière avec un millésime.

    Éléments analytiques :
    – Richesse du moult à la vendange : 22°KMW
    (22% de sucres en masse volumique)
    – Alcool : 11,1 %/vol
    – Sucres résiduels : 72 g/L
    – Acidité fixe : 5,9 ‰.

    Ce millésime 2011 a connu des conditions climatiques assez régulières avec un printemps et un été plutôt chauds et secs. Il a été vendangé le 5 octobre avec des raisins en sur-maturité de parfaite qualité.
    La régularité qualitative que nous offre Bruno, année après année, est tout à fait remarquable et ce 2011 confirme la règle.
    Le vin présente une belle attaque sur le fruit exotique et la fraîcheur aromatique. On retrouve ici finesse et équilibre, grâce à une acidité suffisante. Aujourd’hui, on parlerait dans le jargon œnologique de la dégustation de tension !

    C’est tout à fait délicieux avec une application particulière pour l’apéritif.
    Très bon rapport Qualité / Prix.

     

    Ruster Auslese 2009 (0,75L)

    Vendangé le 6 octobre 2009, à partir de raisins touchés par la pourriture noble (cépage Pinot blanc, Furmint et un peu de Welschriesling).
    Le moût présentait à la vendange une richesse de 26,5 ° KMW (26,5% de sucre en masse volumique).

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,9% (vol),
    Sucres résiduels : 95 g/L
    Acidité totale de 7,9 ‰.

    La robe est d’un très bel or vert très clair. Le nez et la bouche nous offrent de délicieux arômes d’agrumes frais et d’ananas. Belle puissance, très équilibré et de grande longueur. Liquoreux naturellement doux vraiment digeste.
    Un vin de référence tout comme le millésime 2005, qui vous est proposé en grande bouteille de 0,75L.

     

    Ruster Beerenauslese Furmint/Welschriesling 2007 (0,50L)

    Ce vin d’une richesse de 28 KMW (28% de sucres en masse volumique à la vendange) aurait pu s’appeler Ruster Ausbruch, mais pour des raisons commerciales, nous l’avons déclaré à l’échelon Ruster Beerenauslese.
    Doté d’une robe or clair et brillante , ce vin éclatant de fruité et d’équilibre a été vendangé en première partie d’octobre 2007 à partir de raisins sur-maturés et botrytisés. C’est l’exemple type de ce que l’on peut faire de mieux dans cette région quand on est capable de récolter la matière première à son niveau optimal et si on a le talent d’alchimiste pour transformer le raisin en or liquide…
    Ce vin est issu de la récolte moitié-moitié du cépage Furmint (encore rare dans la région du Burgenland autrichien) et du cépage Welschriesling .

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,7 %/vol
    Acidité fixe : 6,5 ‰
    Sucres résiduels : 109 g/L

    Ce vin est parti pour une longue vie .

     

    Ruster Beerenauslese Pinot noir / Zweigelt 2005 (0,50L)

    (Rarissime cuvée de Pinot Noir et de Zweigelt, issue de la pourriture noble)

    Ce sont des circonstances climatiques fortuites (se reproduisant tous les 10 à 15 ans) qui ont permis l’élaboration de ce grand liquoreux atypique, à la robe rubis grenat évoluée et au délicieux arôme de fruits rouges compotés (fraises, framboises, groseilles…)
    Il accompagnera remarquablement tous vos desserts aux fruits rouges et noirs. Il est également à boire pour lui-même en leur lieu et place.

    Ce vin extrêmement original, provient d’une « sélection de grains nobles » des raisins Pinot noir (25%) et Zweigelt (75%).
    Ces raisins ont été vendangés , « botrytisés » noblement à 70 % les 20 et 21 octobre 2005.
    La richesse du mout à la vendange était de 26.5 Kmw (26.5% de sucre en masse volumique)

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11.9 % Vol
    Sucres résiduels : 81g/L
    Acidité totale : 9.5‰
    Quantité produite : 20 Hectolitres
    Mise en bouteille : juin 2006.

     

    Ruster Eiswein 2009 (vendangé le 18 décembre 2009) (0,75L)

    Avec 2008, nous avons inauguré un nouveau cycle météo plus froid nous permettant d’élaborer des Eiswein. Le 18 décembre 2009, les conditions étaient idoines à Rust pour vendanger des raisins bien gelés à cœur dans un parfait état sanitaire.
    Eu égard aux résultats excellents produits par le cépage rouge Blaufränkisch en 2008, nous avions en accord avec Bruno laissé une quantité convenable non-vendangée de ce cépage dans l’espoir de reproduire un nouvel Eiswein. Cette fois-ci, nous partions à partir de 100% Blaufränkisch.
    C’est par conséquent 3250 kg qui ont été ramassés très tôt le 18 décembre par -10°C. Le pressurage a donné une quantité de 1200 litres de vin.
    Il est très intéressant de noter la robe chatoyante du vin présentant une couleur très légèrement corail.
    Le nez est très fruité avec des touches végétales et de bonbon anglais ainsi que de surprenants arômes de pâte de coing.
    La bouche est très pure, ciselée et d’excellente longueur.
    C’est un vin très précis qui devrait évoluer lentement et positivement sur une bonne quinzaine d’années.
    A ne pas manquer ! Éléments analytiques :
    Alcool : 13 %/vol
    Sucres résiduels : 134 g/L
    Acidité fixe : 6,3 ‰
    Extraits secs : 37,7 g/L

    Cliquez ici pour plus d’informations historiques et oenologique sur les
    Eiswein ou Vin de Glace

     

     

    Ruster Ausbruch Welschriesling 1993 (0.75L)

    C’est un double privilège qui vous est offert avec ce flacon. Tout d’abord, il s’agit d’un millésime historique avec une maturité de près de vingt ans. Aujourd’hui hélas, tous les vins sont dégustés beaucoup trop tôt, avant de développer tous leurs arômes délicats de complexité. De plus, il est en grande bouteille de 0,75 L, ce qui est totalement introuvable sur le marché de l’Ausbruch.
    L’année 1993 a été très favorable à Rust et Bruno a produit environ 800 litres de cette cuvée du cépage autochtone Welschriesling.
    Nous avons toujours su stocker les grandes bouteilles à très long potentiel de conservation. Bien sûr, c’est coûteux mais quel délice d’aborder aujourd’hui ce nectar magique à la robe vieil or, au nez fin, aromatique et complexe où l’on distingue encore un « bouquet » de fruits confits, de poire, d’abricot, d’ananas et d’agrumes.

    En bouche, c’est magique, le vin se « dépouillant » lentement au fil des ans pour nous offrir la quintessence d’un grand liquoreux naturellement doux arrivant maintenant à maturité.
    Le vin est encore gras, généreux avec une belle vivacité. Remarquable persistance aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,1 % Vol
    Sucres résiduels : 90 g/L
    Acidité totale : 7.5‰

     

    Cliquez ici pour plus d’informations historiques et oenologique sur le
    RUSTER AUSBRUCH

     

     

     

    Ruster « Urbarial » 2009 (assemblage Zweigelt / Pinot Noir / Merlot) (0,75L)

    Bruno Landauer a choisi de produire dans les grands millésimes, particulièrement 2003, 2004, 2006, 2007 et 2009 une cuvée prestige de vin rouge issue d’un assemblage judicieux des trois cépages suivants :
    Zweigelt : 50%
    Pinot noir : 15 %
    Merlot : 35 %

    La robe est grenat profond.
    Le nez est puissant sur les fruits rouges très mûrs avec des nuances empyreumatiques.
    La bouche est ample, complexe, fruitée et veloutée avec un boisé fin
    , mais la structure du vin est telle que nous devrions obtenir un fondu remarquable d’ici deux ans.
    Ce vin présente toutes les caractéristiques d’un grand terroir avec notamment une subtilité et une minéralité marquée, relevée par une bonne fraîcheur aromatique. Nous voyons ici les bienfaits de l’amplitude thermique dont bénéficie l’Europe Centrale, avec des journées très chaudes et des nuits nettement plus fraîches qu’en Europe de l’Ouest.
    Vin très original, alliant les cépages indigènes d’Europe centrale aux cépages internationaux d’Europe de l’Ouest.

     

    OFFRE PROMOTIONNELLE
    COMMUNIQUÉE SUR SIMPLE DEMANDE A :
    info-contact@dionis-vins.fr
    Valide jusqu’au 31 octobre 2012.


  • Le Ruster Ausbruch (Burgenland – Autriche)

    Peu d’œnophiles, mêmes éclairés savent que c’est à Rust dans le Burgenland autrichien qu’est produit un des plus grands, peut-être le plus grand vin liquoreux au monde , issu de la pourriture noble ou botrytis cinéréa.

    La petite ville de RUST est située à 60 kilomètres au sud-est de Vienne, sur les confins austro-hongrois, dans un paysage qui rejette loin tous les clichés que l’on peut rapporter un jour d’un voyage dans l’ouest de l’Autriche.
    Nous sommes ici au cœur de l’Europe Centrale, à l’orée de la grande plaine, au bord d’un lac « invraisemblable » : le Neusiedlersee .

    Imaginez quelques instants une espèce peu courante : un lac de steppe de 300 km2 de 7 à 15 Km de large, de 36 Km de longueur, mais d’une profondeur n’excédant pas 1 à 1.5 mètres.

    Vue de Rust depuis les collines surplombant le lac le 7 avril 2008.

    Ces conditions géographiques si particulières (nous sommes ici au point le plus chaud de toute l’Europe Centrale : l’ensoleillement dépasse 2000 heures par an et les précipitations sont en moyenne de 700 mm) sont génératrices d’ un fabuleux micro-climat permettant d’obtenir de la pourriture noble peu ou prou jusqu’à 7 à 8 fois par décade… Un record du monde !
    D’ailleurs, les meilleurs vignobles de RUST se lovent jusqu’à l’extrême bordure du lac baignant les derniers ceps de vigne…

    Il est surprenant de constater le très lent développement des vins liquoreux botrytisés en France (guère avant 1850) alors qu’au contraire à Rust et à Tokaj on avait bien compris dès le XVIème siècle l’importance des brumes automnales pour la production de ce type de vin.

    Les RUSTER AUSBRUCH sont probablement avec les Tokaji les plus anciens liquoreux issus de raisins passerillés sur pied de l’histoire européenne du vin.
    La première mention connue est de 1525, soit une cinquantaine d’années avant Tokaj (à 450 Km plus à l’Est).

    Les RUSTER étaient dès le XVIIème siècle reconnus comme si exceptionnels, que l’Empereur lui-même donna à RUST en 1684 le statut de ville libre d’Empire, dispensée de taxes et de droits féodaux.
    C’est à partir de cette époque que les tonneaux des vignerons purent arborer fièrement la lettre  » R  » (comme Rust) marquée au feu.

    Ici, tout évoque la tradition et l’histoire. Les familles de vignerons sont installées pour la plupart depuis le milieu du XVIIème siècle. Elle furent hongroises jusqu’à l’éclatement de l’Empire en 1919 (Hongrie allemande de l’Ouest) puis devinrent autrichiennes.

    Ruster et Tokaji connurent un destin presque commun, mais eu égard à la modestie des surfaces du vignoble de Rust, ce dernier fut peu à peu éclipsé par la formidable ascension du Tokaji et vers la fin du XIXème siècle avec la crise du philoxera, il avait pratiquement disparu.

    Complanté initialement du cépage hongrois Furmint, (appelé autrefois ici Zapfner) le vignoble renaîtra de ses cendres après la première guerre mondiale avec un choix très vaste de cépages, à la fois indigènes et internationaux.
    Pour tout ce qui touche aux vins liquoreux proprement dit, on utilise aujourd’hui plus spécifiquement les cépages : Chardonnay, Muscat à petits grains, Muscat Ottonel, Sauvignon, Pinot Gris (alias Rülander), Pinot Blanc (alias Weissburgunder), Gewürtztraminer, Riesling, Müller-Thurgau, mais aussi les excellents cépages indigènes Welshriesling, Neuburger et depuis peu à nouveau, le Furmint.
    Le Bouvier quant à lui est à éviter … Je le considère comme une « usine à sucre » !

    Les vignobles couvrent environ 500 hectares dont 40% seulement sont consacrés aux vins blancs. Sur ces 200 hectares restants pour les potentiels vins liquoreux, environ une petite centaine sont aptes à produire les plus fins nectars. La forte demande internationale de vins rouges tend à réduire encore la production de ce type de vin.

    Les meilleurs d’entre eux, les crus Greiner, Satz, Unterer Vogelsang , etc… sont situés à l’est de la route des bords du lac et rejoignent ce dernier en pente douce.
    Au temps de la monarchie, c’est à Rust que les vendanges étaient les plus tardives de tout l’Empire. Elles ne débutaient jamais avant le 28 octobre et pouvaient s’étaler sur 6 semaines.
    De nos jours on peut avoir la chance d’apercevoir des vendangeurs jusqu’à Noël, lorsque le vigneron cherche à obtenir le fameux « Eiswein » (vin obtenu à partir du pressurage de raisins gelés).

    Comme vous le savez bien à la lecture de la liste des vins de Dionis, nous avons une remarquable collection de vins de cette région et offrons à l’amateur gourmand quelques joyaux œnologiques remontants jusqu’à la fin des années 80.
    Les grands vins liquoreux de pourriture noble de Rust se répartissent en fonction de leur richesse naturelle en sucre au moment de la vendange, de la manière suivante :

    • Auslese : entre 21 KMW et 25 KMW (entre 21 % et 25 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Beerenauslese : entre 25 KMW et 27 KMW (entre 25 % et 27 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Ausbruch : à partir de 27 KMW (27 % de sucres par litre de moût en masse volumique)
    • Trockenbeerenauslese : A partir de 30 KMW (30 % de sucres par litre de moût en masse volumique.

    La vendange du raisin permettant d’obtenir le niveau qualitatif requis pour l’Ausbruch, nécessite un moût dont la richesse naturelle en sucre est au minimum de 138° Oechsle ou 27 KMW (environ 320g par litre).

    Un « Trockenbeerenauslese » (TBA) que rien ne différencie d’un Ausbruch, si ce n’est une richesse en sucre naturel encore plus élevée, doit présenter à la vendange un moût d’une richesse minimale de 30 KMW (environ 360g de sucre par litre).

    L’Ausbruch et le TBA doivent provenir exclusivement de raisins confits par la pourriture noble. Toute chaptalisation est prohibée. En France, la chaptalisation est autorisée à raison de 2%/vol, même pour les vins liquoreux. Seule la mention  » Vendanges Tardives  » ou  » Sélection de grains nobles  » est la garantie juridique en France d’une vendange non enrichie.
    Les rendements moyens sont pour les Ausbruch de 400 à 750 litres par hectare.

    Ce qui fait la spécificité du Ruster-Ausbruch c’est son mode de vinification reposant sur une tradition éprouvée, multiséculaire .
    Bien qu’il y ait un « air de famille » indiscutable entre ce dernier et le Tokaji, la différence réside dans le fait qu’à Rust, ce sont des grappes de raisins « frais » non botrytisées , qui sont ajoutées et assemblées aux grappes complètement confites par la pourriture noble, ceci afin de faciliter le démarrage de la fermentation.

    Les quatre saisons à Rust
    Macération de grains botrytisés (pourriture noble)
    De gauche à droite : Tibor Kovacs, Michel et Robert Wenzel, enfin Jean-François Ragot, en octobre 1995 à Rust.
    Pressurage d’une cuvée de Ruster Ausbruch

    A Tokaj, ce sont des grains confits par la pourriture noble et le passerillage, vendangés un à un, qui sont mis à macérer, soit dans du moût, soit dans du moût en fermentation, soit dans un vin blanc de base.
    A partir de là, la vinification et l’élevage de ces deux vins sont proches.
    Il y a une trentaine d’années, on élevait les Ruster-Ausbruch un peu comme les Tokaji, par de longs séjours dans le bois. De nos jours, on recherche des vins beaucoup plus proches du fruit, grâce à des durées d’élevage courtes.
    Un Ausbruch équilibré doit présenter un taux d’alcool assez élevé (pratiquement entre 12.5% et 14% vol ) avec de 100 à 180 gr de sucres résiduels.

    C’est à mon sens un véritable archétype de la sélection de grains nobles , avec une puissance, un « rôti » dû au botrytis , une longueur et surtout une fraîcheur en bouche due à une splendide acidité , que je n’ai quasiment jamais rencontrée dans aucun autre vin de cette catégorie, si ce n’est dans le Tokaji.
    Ce sont des vins de très longue garde et la variété des cépages utilisés fait de chacun d’entre eux une authentique rareté et donc un véritable joyau œnologique .

    Jean-François RAGOT


  • Ruster Ausbruch Grauer Burgunder 1989 Domaine Tremel (0,50L)

    RUSTER AUSBRUCH GRAUER BURGUNDER 1989

    Le Grauer Burgunder est comme le Rulander une autre dénomination du Pinot Gris. Ce rarissime Ausbruch de la grande année 1989 est un passionnant témoignage d’un des meilleurs millésime des années 80.

    Vin de méditation à déguster devant la cheminée…


  • Ruster Ausbruch Rulander 1991 Domaine Peter Schandl (0,50L)

    RUSTER AUSBRUCH RULANDER 1991

    Un Ausbruch « percutant », 33 KMW (33% de sucre en masse volumique), 165 gr. de sucres résiduels par litre, 12% d’Alc./Vol. et 13,7‰ d’acidité.Issu du cépage Pinot Gris (alias Rulander), ce vin a mis 10 ans pour arriver à son optimum. Il présente aujourd’hui la quintessence du Ruster Ausbruch.
    Nous touchons là incontestablement un sommet des grands vins liquoreux de pourriture noble, toutefois à prix raisonnable, même pour un vin de collection de cette trempe…


  • Ruster Ausbruch Muskateller 1994 Domaine Wenzel (0,50L)

    RUSTER AUSBRUCH MUSKATELLER 1994

    Cépage: Muscat petits grains
    Ce vin présente une robe vieil or.
    Le nez est impressionnant, marqué par des arômes de torréfaction et d’écorces d’agrumes confits.
    La bouche est ample et aromatique, avec une superbe acidité caractéristique du Muscat petits grains dans cette région.
    Un grand classique.


  • Ruster Ausbruch Gewürztraminer 1994 Domaine Landauer (0.75L)

    Un vin d’anthologie !

    RUSTER AUSBRUCH GEWÜRZTRAMINER 1994

    Sucres résiduels : 68 g/L
    Acidité : 6,1 ‰
    Alcool : 14,4 %/Vol.

    Robe jaune or vert soutenu, reflets or.
    Nez complexe sur les fruits confits, la rose, la fleur d’oranger, les agrumes.
    Vin très bien structuré. Bonne longueur. Grande garde.
    Ce vin d’anthologie a magnifiquement traversé le temps.

     


  • Ruster Ausbruch Welschriesling 1993 Domaine Landauer (0.75L)

    Un Vin d’anthologie !

    RUSTER AUSBRUCH WELSCHRIESLING 1993C’est un double privilège qui vous est offert avec ce flacon. Tout d’abord, il s’agit d’un millésime historique avec une maturité de près de vingt ans. Aujourd’hui hélas, tous les vins sont dégustés beaucoup trop tôt, avant de développer tous leurs arômes délicats de complexité. De plus, il est en grande bouteille de 0,75 L, ce qui est totalement introuvable sur le marché de l’Ausbruch.
    L’année 1993 a été très favorable à Rust et Bruno a produit environ 800 litres de cette cuvée du cépage autochtone Welschriesling.
    Nous avons toujours su stocker les grandes bouteilles à très long potentiel de conservation. Bien sûr, c’est coûteux mais quel délice d’aborder aujourd’hui ce nectar magique à la robe vieil or, au nez fin, aromatique et complexe où l’on distingue encore un « bouquet » de fruits confits, de poire, d’abricot, d’ananas et d’agrumes.
    En bouche, c’est magique, le vin se « dépouillant » lentement au fil des ans pour nous offrir la quintessence d’un grand liquoreux naturellement doux arrivant maintenant à maturité.
    Le vin est encore gras, généreux avec une belle vivacité. Remarquable persistance aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,1 % Vol
    Sucres résiduels : 90 g/L
    Acidité totale : 7,5‰

    Ce vin d’anthologie a magnifiquement traversé le temps.


  • Ruster Ausbruch Weissburgunder 1991 Domaine Landauer (0.75L)

    Un vin d’anthologie !

    RUSTER AUSBRUCH WEISSBURGUNDER 1991Sucres résiduels : 104,6 g/litre
    Acidité : 10,5 ‰
    Alcool : 12,7 %/Vol.
    Cépage: Weissburgunder (Pinot Blanc) 100%.

    Robe vieil or soutenu.
    Nez fin, aromatique, fruits secs, amandes, raisins de corinthe.
    Généreux en bouche, rond à gras, avec une acidité bien présente. Belle longueur avec une finale sur une acidité fine très harmonieuse. Grande garde.
    Ce vin d’anthologie  a magnifiquement traversé le temps.


  • Ruster Ausbruch Neuburger 1991 Domaine Landauer (0.75L)

    Un vin d’anthologie.

    RUSTER AUSBRUCH NEUBURGER 1991Belle robe vieil or très soutenu.
    Nez aromatique, floral, acacias, pommier, agrumes.
    Bonne acidité, léger à généreux, rond, très bon équilibre. Grande garde.
    Ce vin d’anthologie a magnifiquement traversé le temps.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,4 %/vol
    Sucres résiduels : 116,6 g/L
    Acidité totale : 8,9‰


  • News 22 Octobre 2009

    Orlienas, le 22 Octobre 2009,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    La principale nouvelle est la mise à jour du vin du mois (enfin !) qui présente une offre attrayante de deux « pointures » historiques d’Europe centrale, le Ruster Ausbruch et le Tokaji Aszu.
    En fonction des circonstances techniques, peut-être aurez-vous une mise à jour durant mon tour d’Europe (du 24 octobre au 11 novembre). Au pire, ce sera le 16 novembre.

    Cordiales salutations,
    Jean-François


  • Vin du mois : Spécial Ruster Ausbruch de collection

    Vin du mois : Mars 2009

    Suite des « joyaux de la Couronne »
    Spécial Ruster Ausbruch de collection

    Cher(e)s ami(e)s oenophiles,

    Notre vin du mois « spécial Vin de Paille » du mois de janvier a été un vrai succès. Il semble que votre implication dans notre gamme soit particulièrement orientée vers ce qui touche à ces vins moelleux mythiques, véritable cœur de chauffe de notre action en faveur des vins rares. Dans cet esprit, j’ai souhaité vous proposer pour ce mois de mars une autre partie de ces joyaux, que sont les Ruster Ausbruch.
    Ce sont de véritables trésors œnologiques que nous vous offrons : uniquement de grands millésimes anciens, arrivés aujourd’hui au sommet de leur maturité, mais qui pourront évoluer encore sur de longues années.

     Peu d’œnophiles, mêmes éclairés savent que c’est à Rust dans le Burgenland autrichien qu’est produit un des plus grands, peut-être le plus grand vin liquoreux au monde , issu de la pourriture noble ou botrytis cinerea.
    La petite ville de RUST est située à 60 kilomètres au sud-est de Vienne, sur les confins austro-hongrois, dans un paysage qui rejette bien loin tous les clichés que l’on peut rapporter un jour d’un voyage dans l’ouest de l’Autriche.
    Nous sommes ici au coeur de l’Europe Centrale, à l’orée de la grande plaine, au bord d’un lac « invraisemblable » : le Neusiedlersee .
    Imaginez quelques instants une espèce peu courante : un lac de steppe de 300 km2 de 7 à 15 Km de large, de 36 Km de longueur, mais d’une profondeur n’excédant pas 1 à 1.5 mètres.

    Vue de Rust depuis les collines surplombant le lac le 7 avril 2008.

    Ces conditions géographiques si particulières (nous sommes ici au point le plus chaud de toute l’Europe Centrale : l’ensoleillement dépasse 2000 heures par an et les précipitations sont en moyenne de 700 mm) sont génératrices d’ un fabuleux micro-climat permettant d’obtenir de la pourriture noble peu ou prou jusqu’à 7 à 8 fois par décade… Un record du monde !
    Ce n’est peut-être pas un hasard, car les meilleurs vignobles de RUST se lovent jusqu’à l’extrême bordure du lac baignant les derniers ceps de vigne…

    Il est surprenant de constater le très lent développement des vins liquoreux botrytisés en France (guère avant 1850) alors qu’au contraire à Rust et à Tokaj on avait bien compris dès le XVIème siècle l’importance des brumes automnales pour la production de ce type de vin.

    Carte historique des vignobles de Rust.

     

    Les RUSTER AUSBRUCH sont probablement avec les Tokaji les plus anciens liquoreux issus de raisins passerillés sur pied de l’histoire européenne du vin.
    La première mention connue est de 1525, soit une cinquantaine d’années avant Tokaj (à 450 Km plus à l’Est).
    Les RUSTER étaient dès le XVIIème siècle reconnus comme si exceptionnels, que l’Empereur lui-même donna à RUST en 1684 le statut de ville libre d’Empire, dispensée de taxes et de droits féodaux.
    C’est à partir de cette époque que les tonneaux des vignerons purent arborer fièrement la lettre  » R  » (comme Rust) marquée au feu.

    Ici, tout évoque la tradition et l’histoire. Les familles de vignerons sont installées pour la plupart depuis le milieu du XVIIème siècle. Elle furent hongroises jusqu’à l’éclatement de l’Empire en 1919 (Hongrie allemande de l’Ouest) puis devinrent autrichiennes.
    Ruster et Tokaji connurent un destin presque commun, mais eu égard à la modestie des surfaces du vignoble de Rust, ce dernier fut peu à peu éclipsé par la formidable ascension du Tokaji et vers la fin du XIXème siècle avec la crise du phylloxera, il avait pratiquement disparu.

    Complanté initialement du cépage hongrois Furmint, (appelé autrefois ici Zapfner) le vignoble renaîtra de ses cendres après la première guerre mondiale avec un choix très vaste de cépages, à la fois indigènes et internationaux.
    Pour tout ce qui touche aux vins liquoreux proprement dit, on utilise aujourd’hui plus spécifiquement les cépages : Chardonnay, Muscat à petits grains, Muscat Ottonel, Sauvignon, Pinot Gris (alias Rülander), Pinot Blanc (alias Weissburgunder), Gewürtztraminer, Riesling, Müller-Thurgau, mais aussi les excellents cépages indigènes Welshriesling, Neuburger et depuis peu à nouveau, le Furmint.
    Le Bouvier quant à lui est à éviter … Je le considère personnellement comme une « usine à sucre » !

    Rust et le lac de Neusiedl en hiver.

    Les vignobles de Rust couvrent environ 500 hectares dont 40% seulement sont consacrés aux vins blancs. Sur ces 200 hectares restants pour les potentiels vins liquoreux, environ une petite centaine sont aptes à produire les plus fins nectars. La forte demande internationale de vins rouges tend à réduire encore la production de ce type de vin.

    Les meilleurs d’entre eux, les crus Greiner, Satz, Unterer Vogelsang , etc… sont situés à l’est de la route des bords du lac et rejoignent ce dernier en pente douce.
    Au temps de la monarchie, c’est à Rust que les vendanges étaient les plus tardives de tout l’Empire. Elles ne débutaient jamais avant le 28 octobre et pouvaient s’étaler sur 6 semaines.
    De nos jours on peut avoir la chance d’apercevoir des vendangeurs jusqu’à Noël, lorsque le vigneron cherche à obtenir le fameux « Eiswein » (vin obtenu à partir du pressurage de raisins gelés).

    Tibor Kovacs, Michel, Robert Wenzel et Jean-François Ragot

    La vendange du raisin permettant d’obtenir le niveau qualitatif requis pour l’Ausbruch, nécessite un moût dont la richesse naturelle en sucre est au minimum de 138° Oechsle ou 27 KMW (environ 320g par litre).

    Un « Trockenbeerenauslese » (TBA) que rien ne différencie d’un Ausbruch, si ce n’est une richesse en sucre naturel encore plus élevée, doit présenter à la vendange un moût d’une richesse minimale de 30 KMW (environ 360g de sucre par litre).

    L’Ausbruch et le TBA doivent provenir exclusivement de raisins confits par la pourriture noble. Toute chaptalisation est prohibée. En France, la chaptalisation est hélas encore autorisée à raison de 2%/vol, même pour les vins liquoreux. Seule la mention  » Vendanges Tardives  » ou  » Sélection de grains nobles  » est la garantie juridique d’une vendange non enrichie.
    Les rendements moyens sont pour les Ausbruch de 400 à 750 litres par hectare.

    Pressurage d'une cuvée de Ruster Ausbruch

    Ce qui fait la spécificité du Ruster-Ausbruch c’est son mode de vinification reposant sur une tradition éprouvée, multiséculaire .
    Bien qu’il y ait un « air de famille » indiscutable entre ce dernier et le Tokaji, la différence réside dans le fait qu’à Rust, ce sont des grappes de raisins « frais » non botrytisées , qui sont ajoutées et assemblées aux grappes complètement confites par la pourriture noble, ceci afin de faciliter le démarrage de la fermentation.
    A Tokaj, ce sont des grains confits par la pourriture noble et le passerillage, vendangés un à un, qui sont mis à macérer, soit dans du moût nature, soit dans du moût en fermentation, soit dans un vin blanc de base.

    A partir de là, la vinification et l’élevage de ces deux vins sont proches.
    Il y a une trentaine d’années, on élevait les Ruster-Ausbruch un peu comme les Tokaji, par de longs séjours dans le bois. De nos jours, on recherche des vins beaucoup plus proches du fruit, grâce à des durées d’élevage courtes.
    Un Ausbruch équilibré doit présenter un taux d’alcool assez élevé (pratiquement entre 12.5% et 14% vol ) avec de 80 à 180 gr de sucres résiduels.

    Macération de grains botrytisés (pourriture noble)

    Jusqu’ à la dernière guerre mondiale, on n’imaginait même pas tenter d’élaborer ce type de vin hors de cette zone de grands crus de Rust. Les choses ont beaucoup changé ensuite et la rive orientale du lac de Neusiedl s’est rapidement couverte de vignes, sur des terres qui n’étaient encore considérées alors que juste bonnes à produire des céréales… (communes d’Illmitz, Apetlon, Podersdorf…etc)
    Grace à un matraquage marketing très élaboré, quelques habiles vignerons ont réussit à s’imposer et à faire croire au monde des gogos que c’était eux qui produisaient les plus grands vins…
    Pratiquant les Ruster depuis 1985 et ayant goûté des millésimes jusqu’au début des années 60, j’affirme haut et fort qu’ ils sont inégalables dans tout le Burgenland.

    Le Ruster Ausbruch est à mon avis un véritable archétype de la sélection de grains nobles , avec une puissance, un « rôti » dû au botrytis , une longueur et surtout une fraîcheur en bouche due à une splendide acidité , que je n’ai quasiment jamais rencontrée dans aucun autre vin de cette catégorie, si ce n’est peut-être dans le Tokaji Impérial de Hongrie.
    Ils sont des vins de très longue garde et la variété des cépages utilisés fait de chacun d’entre eux une authentique rareté et donc un véritable joyau œnologique.

    RUSTER AUSBRUCH WEISSBURGUNDER 1991

    Robe vieil or soutenu.
    Nez fin, aromatique, fruits secs, amandes, raisins de Corinthe.
    Généreux en bouche, rond à gras, avec une acidité bien présente. Belle longueur avec une finale acide très harmonieuse.

    125 grammes de sucres résiduels par litre,
    10,5 ‰ d’acidité,
    13% Alc/Vol.
    Cépage: Weissburgunder (Pinot Blanc) 100%.

    Le millésime 1991 a été considéré à son époque comme une très grande année, grâce à une belle qualité de botrytis intervenu très rapidement sur des grappes sur-mûries. Un taux d’acidité élevé a donné des vins à évolution lente et qui devraient nous régaler encore de nombreuses années.

     

     

     

     

    RUSTER AUSBRUCH NEUBURGER 1991

    Belle robe jaune paille soutenu.
    Nez aromatique, floral, acacias, pommier, agrumes.
    Bonne acidité, léger à généreux, rond, très bon équilibre. Grande garde.

    Ce vin issu du cépage autrichien Neuburger offre aujourd’hui une palette aromatique particulièrement complexe. D’une acidité moins tranchante que celle du Pinot Blanc (alias Weissburgunder) il offre aujourd’hui les charmes d’un grand liquoreux proche de son apogée.

    117 grammes de sucres résiduels par litre,
    8,9 ‰ d’acidité,
    12,5% Alc/Vol.

     

     

     

     

    RUSTER AUSBRUCH GRAUER BURGUNDER 1989

    Le Grauer Burgunder est comme le Rulander une autre dénomination du Pinot Gris. Ce rarissime Ausbruch de la grande année 1989 est un passionnant témoignage d’un des meilleurs millésime des années 80.

    Vin de méditation à déguster devant la cheminée…

    Cette magnifique bouteille reposant dans nos entrepôts depuis 18 ans, il nous a été impossible de retrouver les éléments analytiques d’origine.
    Ne soyons ni plus royalistes que le roi ni intégristes, ils n’empêcheront en aucune manière la dégustation de cette bouteille mythique.

    RUSTER AUSBRUCH WELSCHRIESLING 1993

    Robe jaune or soutenu.
    Très fin, aromatique, fruits confits, poire, abricot, mirabelle, agrumes, ananas.
    En bouche très bel équilibre, vif, gras, généreux. Remarquable persistance aromatique. Grande garde.

     Alcool : 12,1%/vol
    Acidité fixe : 7,5‰
    Sucres résiduels : 90g/L