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  • Le vin de glace / Eiswein / Icewine

    Le 27 décembre 2017,

    Cher(e)s ami(e)s œnophiles,

    En cette fin d’année 2017, je ne peux hélas que vous confirmer la tendance lourde à la raréfaction de la production des Vins de Glaces/Eisweine/Icewines. En Europe centro-orientale et en Allemagne, aucun froid notable jusqu’à ce jour et les tendances jusqu’au premier jour de janvier 2018 sont à la grande douceur. Par conséquent, il n’y aura pas de millésime 2017. Le 2012 restera chez Bruno Landauer l’ultime Vin de Glace de qualité optimale.
    Soyez, par conséquent, très méfiants, si vous voyez des propositions sur les cinq derniers millésimes, ce ne sont pas, à coup sûr, des vins honnêtes…
    Je répète une fois de plus qu’une température minimale de -8 / -9 °C est nécessaire à une bonne cryoextraction naturelle.
    Nous vivons actuellement sur nos stocks des millésimes 2009 et 2012, mais ça ne durera pas éternellement…

     

    Le 18 février 2014,

    Cher(e)s ami(e)s œnophiles,

    J’ai commencé à m’intéresser très sérieusement aux vins de glace en 1990 avec mon ami Bruno Landauer. Lui-même a produit son premier eiswein en 1986. Le résultat avait été particulièrement concluant, mais il n’en reste que le souvenir…

    Nous avons connu des années fastes dans la fin des années 80 et dans les années 90. Les conditions climatiques de l’Europe centrale étaient alors beaucoup plus continentales et nous pouvions espérer un bon coup de froid au moment de la pleine lune de novembre ou au pire à celle de décembre. Il faut dire clairement qu’après, c’est trop tard ! Je garde un souvenir ému des 1988, 1989, 1990, 1992, etc…

    Pour le début de la décade 2000, les deux eiswein qui ont pu être produits dans des conditions optimales ont été  les millésimes 2001 et 2003.
    Il  a fallu attendre ensuite 2008 pour  produire à nouveau un véritable eiswein, les conditions climatiques ayant été beaucoup trop chaudes durant 5 ans.
    Le coût est  lourd, car les raisins que nous avions « abandonnés » à cet effet en 2004, 2005, 2006 et 2007  ont été perdus. Ceci représente entre 3 et 4 tonnes de raisins par essai compromis soit entre 12 et 16 tonnes de raisins en tout, que nous aurions pu utiliser pour un autre usage (Auslese ou Beerenauslese le cas échéant).
    En 2009, les conditions ont été une nouvelle fois favorables avec la production d’un très beau nectar qui sera embouteillé en principe en février 2011.

    Tout ceci est rassurant, car il serait regrettable de devoir abandonner la production de ces extraordinaires nectars à nos amis canadiens…

    Face à l’avalanche d’informations médiatiques qui tendent à égarer quelque peu l’œnophile, même curieux et avisé, je vous propose que nous fassions un petit point sur la question.

    I – ORIGINES DE L’EISWEIN :

    La méthode a été vraisemblablement découverte de manière empirique quelque part en Europe Centrale il y a fort longtemps. Toutefois, le premier document attestant son existence de manière certaine, remonte à 1792. Le premier Eiswein a été élaboré à Piesport dans la vallée de la Moselle, très probablement à partir du cépage Riesling.

    II – ZONES DE PRODUCTION DE L’EISWEIN :

    En Allemagne, dans la vallée du Rhin, de la Moselle et en Franconie : la production a pris un caractère commercial depuis 1961. Le réchauffement climatique a été très rigoureux dans la Moselle et la vallée du Rhin, juste un peu moins en Franconie.

    En Autriche, dans le Burgenland : cette région offre à mon avis les produits les plus intéressants, du point de vue rapport qualité/prix. (mais comme nous l’avons vu plus haut, pourrons-nous encore en produire de temps en temps ?)

    En Slovénie : la tradition est ancienne, la qualité peut être excellente, mais le prix n’est pas très attractif. Le problème du réchauffement climatique est crucial également.

    En Alsace : des tentatives sont faites depuis le milieu des années 80 avec des fortunes diverses. Le climat est malheureusement actuellement carrément défavorable.

    Le Canada : Des « Icewines » sont produits de manière systématique dans l’Ontario depuis 25 ans grâce aux conditions climatiques du pays. Ce sont des produits « marketing type« , sans véritable tradition historique, mais certains peuvent être toutefois très bons.

    III – VENDANGE DE L’EISWEIN :

    L’élaboration d’un Eiswein est un jeu très risqué, car il nécessite des conditions climatiques spécifiques qui sont loin de se reproduire toutes les années (voir ci-dessus) :

    Tout d’abord, le vignoble doit être protégé des oiseaux par des filets installés vers la fin du mois de Septembre.
    Quelques vignerons amis de Rust ont fait quelquefois la cuisante expérience d’un vol de quelques milliers d’oiseaux s’abattant sans répit sur la vigne jalousement préservée et la « nettoyant » en moins de quelques heures…
    Des vents violents ainsi que de fortes pluies peuvent avoir un effet fragilisant, voire dévastateur pour les raisins. Une chute de neige lourde peut être du pire effet et précipiter la récolte au sol. Il faut savoir que le raisin doit demeurer le plus sain possible.

    Cela signifie qu’il est quasiment impossible de conjuguer la vinification de l’Eiswein et la sélection de Grains Nobles (botrytis cinéréa) au cours de la même récolte.
    C’est une véritable surmaturation sur pied qui s’opère durant une période de 2 à 3 mois. Le passerillage sur souche fait partie intégrante du processus d’élaboration.

    Il nécessite un courant d’air modéré et régulier, de petits phénomènes de gel et de dégel et comme nous l’avons dit plus haut, l’absence de botrytis. Il faut savoir que ce dernier ne se développe pas en dessous de 10°C.

    Si toutes ces conditions sont réunies, il faut encore compter avec une importante perte de raisins tombés au sol (30 % en moyenne).
    Pour ce qui touche aux raisins demeurant sur souche, un air très sec et modérément froid pourra entrainer une déshydratation de l’ordre de 60 % du volume restant. Plus la vendange sera tardive, liée à l’arrivée d’un grand froid, plus la perte de volume sera grande (et meilleure sera la qualité, bien entendu).
    L’acidité totale du raisin tendra aussi à diminuer avec l’évolution de la surmaturité.

    La température minimum pour vendanger doit être de – 7° C. Elle est optimale à -12°C. C’est vers 4 heures du matin, à la lueur de projecteurs montés sur un tracteur, que la cueillette commence, sans instruments tranchants le plus souvent, car les grappes se détachent aisément d’elles-même.
    Le pressurage s’effectue à l’extérieur afin de maintenir les mêmes conditions de températures.


    IV – THÉORIE DE L’EXTRACTION :

    Deux phénomènes vont s’additionner au moment du pressurage :

    Tout d’abord, la cryoextraction naturelle : les baies les moins riches en sucre seront congelées, la glace demeurant dans le pressoir, alors que les baies les plus riches resteront normales et libéreront un jus très concentré.
    La cryoextraction, engendre de plus un effet de supra-extraction, c’est-à-dire qu’elle permet d’extraire plus de sucre que le pressurage direct d’un raisin non gelé.
    La perte de rendement est considérable. On obtient environ 0,15 litre de jus par Kg de raisin gelé, c’est-à-dire 6 à 8 fois moins qu’un rendement en jus normal.
    Le mode de pressurage est également capital. La montée en pression doit être lente avec de fréquents desserrages.
    Un cycle de 2 Tonnes de raisin durera environ 3 heures pour aboutir à une quantité de 300 à 600 litres de moût.
    La fermentation de ces derniers est une étape également longue et délicate.
    Elle s’effectue en cuve inox ou en barrique. Sa durée est de l’ordre de 3 semaines. Le moût ne possédant plus que très peu, voire plus du tout de levures indigènes, doit être ensemencé par un choix de souches de levures appropriées. Après quelques mois d’élevage, le vin est prêt à l’embouteillage.

    Je suis personnellement partisan d’élevages assez courts en cuve inox.


    V – CARACTÉRISTIQUES ORGANOLEPTIQUES DE L’EISWEIN
    ET APTITUDE A LA GARDE :

    Elles peuvent être extrêmement différentes, car elles reposent en fait sur trois paramètres :

    – La nature du cépage.
    Ils peuvent être très variés, quelquefois assemblés. Pour l’Allemagne, il faut opter pour le riesling, hélas très coûteux et en tout état de cause, éviter les cépages « hybrides », gros accumulateurs de sucre au détriment de la finesse. (Les Bouvier et autres Ortega sont à fuir !)

    – La souche de levure de fermentation.
    Il s’agit d’un problème œnologique pur et dur sur lequel je ne m’étendrai pas.

    – Les arômes spécifiques issus du froid.
    Ils vont du fruit exotique aux arômes épicés (gingembre, poivre etc…) en passant par le sous-bois. Ceci est particulièrement net dans les Eiswein du Burgenland autrichien.

    Pour ce qui touche au potentiel de garde des Eiswein, on peut l’estimer à une trentaine d’années sans grand risque d’erreur.

    Ci-dessous, vous trouverez les photos que nous avons faites au cours de la vendange de notre eiswein le 25 décembre 2003 à Rust dans le Burgenland (Autriche de l’extrême est).

    Nous avons bénéficié d’une température optimale de -12°C, ce qui est rare.

    Vendange de l’EISWEIN (vin de glace) à Rust le 25 décembre 2003 par une température de -12°c !

    Vendange et pressurage de l’EISWEIN les 29 et 30 décembre 2008.

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  • Le Vin de Paille / Strohwein

    Je voudrai évoquer tout d’abord une petite anecdote, fort ancienne et même bien antérieure à la création de Dionis. ( 1985,  je le rappelle )
    En voyage familial d’agrément en Franche-Comté durant l’été 1982, je me souviens que nous avions « remué ciel et terre » à la recherche de ce fameux vin de paille que pratiquement plus aucun vigneron ne produisait alors. Les deux seuls qui purent nous fournir chichement quelques flacons, furent le Château L’étoile et le remarquable et regretté Marius Perron de Voiteur. Les millésimes 1975 et 1978 achetés alors, figurent encore en bonne place parmi les « trésors » de notre vinothèque familiale…

    Vin de paille de Marius Perron (à l’époque, en 0.36L !)

    A l’évocation du vin de paille, l’œnophile français pense immédiatement : Jura !
    Je suis d’un naturel curieux, c’est dans ma nature !
    Aussi, j’ai entrepris une recherche historique sur la question du vin de paille et je dois dire que j’ai abouti à des conclusions assez différentes de celles couramment répandues dans les ouvrages modernes (du XXème siècle) traitant du vin. Ils évoquent presque tous cette «  longue tradition » des vins jaunes et des vins de paille qui auraient même été « inventés » par les ancêtres de nos actuels vignerons jurassiens et produits depuis des temps immémoriaux… Je vais certainement me faire quelques nouveaux ennemis, mais je voudrai tenter de rétablir la continuité historique de ces vins exceptionnels.

    Pour les vins jaunes, c’est clair, la tradition est bien établie, probablement depuis le XVIIème siècle. N’oublions pas que la Franche-Comté fût espagnole jusqu’à cette époque. On pourrait peut-être, bien que rien ne soit vraiment démontré en l’espèce, essayer d’établir un lien historique et œnologique entre vin jaune et Xérès, tous deux « vins de voile » et tous deux alors espagnols… Mais ce n’est pas notre sujet !

    Pour revenir au vin de paille, j’ai voulu savoir quelles étaient en Europe il y a deux siècles, les productions « commerciales » utilisant le nom actuel de vin de paille. Pour ce faire, je me suis référé à la « bible » de cette époque, je veux parler de la «  Topographie de tous les vignobles connus » d’André Julien, dont la première édition remonte à 1816.
    Cette lecture a été particulièrement riche d’enseignements :

    •  Pour ce qui concerne la Franche-Comté en particulier, rien ! absolument rien !
    Pas la moindre allusion à une quelconque tradition de production de vin de paille. En revanche, le vin jaune y occupe une place de choix…Troublant n’est ce pas ?

    Poursuivant mes recherches, je découvre en Alsace une très vieille tradition, non pas de vendanges tardives ou autres « Sélections de grains nobles » avant l’heure, mais bel et bien de vin de paille comme nous l’entendons de nos jours. Je cite in extenso le texte en question :

    « Lorsque la température a été favorable à la vigne, on fait à Colmar, à Olwiller, à Kientzheim, à Kayserberg, à Ammerschwihr et dans quelques autres vignobles du même arrondissement, des vins de paille (strohwein), ainsi nommés par ce que, dans l’origine, les raisins que l’on employait à leur fabrication étaient étendus pendant plusieurs mois sur de la paille, avant d’être portés au pressoir… On assure que lorsque ce vin a été gardé six ou huit ans, il ressemble au vin de Tokay, plus il vieillit, plus il acquiert de finesse et d’agrément, c’est pourquoi il peut être rangé parmi les meilleurs vins de liqueur de France » ( fin de citation).
    Cette tradition est lentement tombée en désuétude pour disparaître vers la fin du XIXème siècle.

    Mais, poursuivons notre « tour de France » des vins de paille ! Nous arrivons maintenant à L’Hermitage (ou Ermitage) et je redonne la parole à André Julien :

    Vin de paille de l’Hermitage 1982 du domaine Chapoutier

    «  Quelques grands propriétaires de Tain font avec des raisins blancs choisis sur la côte de l’Hermitage, du vin de paille très estimé et qui se vend fort cher; il a la couleur de l’or, du parfum et un goût délicieux. les raisins destinés à sa préparation sont étendus sur de la paille ou suspendus à des perches pendant six semaines ou deux mois : lorsqu’ils sont en partie desséchés, on les égrappe et on les porte au pressoir. Le jus que l’on exprime est très épais et visqueux,mais quand il a subi la fermentation,il s’éclaircit,et on le soutire dans des tonneaux où il reste plusieurs années avant d’être mis en bouteilles. C’est alors une liqueur délicieuse, que l’on dit être supérieure aux vins de même nom que l’on fait en Alsace » (fin de citation).

    Depuis le début des années quatre vingt, on produit à nouveau des vins de paille à l’Hermitage, qui sont vendus à prix d’or…

    Mais finissons en avec ce petit tour d’horizon des vins de paille français vu par André Julien il y a presque deux siècles et citons enfin le vin de paille d’Argentat dans la Corrèze, dont il ne subsiste même plus le souvenir…

    Pour ce qui touche au reste de l’Europe , la liste s’avère assez copieuse. Commençons par l’Allemagne si vous le voulez bien :

    « On prépare dans plusieurs vignobles de Franconie des vins de paille semblables à ceux de l’Alsace, mais plus aromatiques » (fin de citation André Julien).

    Pour ce qui concerne l’Italie, on retrouve le vin de paille sous le nom de Vin Santo un peu partout dans le Nord : Castiglione, Loreto (Lombardie), Garda, Bardolino, San Vigilio, Soave (Vénétie). Aujourd’hui encore, on élabore de très bons vins de paille sous le nom de Recioto dans toute la zone de la Valpolicella et de Soave.
    Le vin Santo en tant que vin de paille traditionnel est toujours produit de nos jours, plus particulièrement sous cette dénomination en Italie centrale. Sa qualité oscille du produit exceptionnel qui enchante le palais et l’esprit au vin hyper oxydé le plus lamentable.

    Attention aux Vinsanto bon marché élaborés par séchage des raisins durant trois jours dans des chambres chauffées et ventilées artificiellement.
    Amateurs, la prudence s’impose ! Hélas, cette pratique existe aussi dans le Jura, la loi italienne et française ne prévoyant ni la durée du séchage, ni le mode.
    Un grand vin de paille est un produit difficile à élaborer, donc risqué et par conséquent jamais bon marché.

     

    Une fois passées en revue, l’histoire et les lieux de production, tentons maintenant de donner une définition la plus précise possible au vin de paille.

    La méthode la plus classique consiste à faire sécher des raisins sur un lit de paille pour une période qui peut atteindre six mois (une des applications bien connue du « passerillage ») avant de les soumettre au pressurage et à la fermentation. A cette méthode est généralement associée la suspension des raisins dans des locaux bien aérés, évitant le cas échéant la détérioration de la grappe au contact d’une matière végétale comme la paille.

    Un autre procédé proche consiste à tordre le pédoncule de chaque grappe pour interrompre la circulation de la sève, afin que le sucre se concentre dans les baies. On parle alors plus particulièrement de vin passerillé sur pied.
    L’abbé Bellet a signalé cette pratique au début des années 1700 en Italie et en Provence.
    Cette méthode laborieuse était utilisée à Constantia en Afrique du sud au XVIIIème et XIXème siècle.
    La version moderne de cette pratique consiste à couper à sa base le rameau porteur du raisin et à laisser celui-ci se dessécher sur le pied de vigne.
    Je rajouterai, pour faire bonne mesure, que depuis la plus haute antiquité, les cultures méditerranéennes ont connu et utilisé le processus du passerillage pour augmenter la quantité de sucre dans le raisin et par voie de conséquence la force alcoolique du breuvage… ( on ne parlait pas encore de modération…)

    Cette méthode, simple et bien adaptée au climat, consiste à exposer les raisins au soleil, sur des nattes en général, pour une durée jamais inférieure à huit jours. Les vins qui peuvent aujourd’hui revendiquer le lien le plus direct avec cette tradition mythologique, sont les « Passito » de Lipari et de Pantelleria , le Nectar de Samos , le Vinsanto de Santorin , sans oublier le Commandaria de Chypre et le Malaga andalou.

    Vous voyez que nous avons déjà beaucoup voyagé, en partant du Jura et que nous ne nous sommes pas trop éloignés du sujet…

    Tout comme pour les Eiswein , (vins de Glace) il est nécessaire de vendanger les raisins les plus sains possible. La moindre trace de pourri ou de moisi a des effets calamiteux sur la qualité des raisins en phase de passerillage.
    A ce sujet, je voudrai vous livrer notre première expérience à Rust (Burgenland-Autriche) en 1996 avec notre ami et partenaire Bruno Landauer.
    Nous avions vendangé environ 1500kg de raisins (principalement du Grüner Veltliner ) vers le 20 Septembre 1996. L’année pouvait être considérée comme « difficile » car plutôt favorable au développement du botrytis cinéréa. Les raisins présentaient cependant un très bel aspect et nous avions hâte de tenter l’expérience.

    Ils ont été étendus sur des lits de paille, dans les greniers de Bruno, parfaitement bien aérés. En dépit de nos efforts, quatre semaines plus tard, nous avons dû déchanter, constatant le développement foudroyant de la pourriture… Les 1500 kg de raisin ont terminé leur carrière à la décharge… Nous fûmes très déconfits… et il ne nous restait plus, selon l’usage ancien, qu’à faire bonne figure à mauvais jeu, nous promettant d’être plus prudents l’année suivante.
    En 1997, nous avons réitéré et réussi cette fois là un étonnant vin de paille de 100% Furmint, qui demeure à ma connaissance unique en son genre.

    Mais, revenons à la méthode !

    Le raisin, doit être vendangé un peu au-delà de la maturité physiologique. Le type de cépage est bien entendu très important et conditionne des facteurs comme l’épaisseur des peaux, l’acidité, le potentiel de sucre et évidemment la palette aromatique. Il suffit par exemple de goûter un vin de paille jurassien à forte proportion de Savagnin (Traminer non aromatique) pour être convaincu de sa supériorité sur tous les autres cépages utilisés dans la région. On peut également souhaiter assembler plusieurs cépages en vue d’obtenir un vin plus complexe, mais le résultat n’est pas toujours au rendez vous…
    Il faut aussi utiliser un local bien aéré et très sec.
    Toutes les semaines, il y aura lieu de contrôler l’état des raisins et de retirer les grains détériorés, afin qu’ils ne contaminent pas les autres grappes.
    La durée moyenne de passerillage est de trois à quatre mois, mais dans des cas exceptionnels, peut être prolongée jusqu’à cinq ou six mois.
    Une grappe de raisin par ce procédé peut perdre jusqu’à 90% de son poids.

    Le jus obtenu après pressurage, plus ou moins concentré, sera obligatoirement « ensemencé » avec des levures soigneusement sélectionnées et produira après fermentation en cuve inox, plastique ou en barrique, des vins plus ou moins riches en sucres résiduels et en alcool.
    Une méthode traditionnelle consiste à placer le moût dans de petites barriques et à le laisser fermenter sans aucun contrôle jusqu’à épuisement des levures. On arrive par ce moyen souvent à des taux d’alcool de 16 à 17% vol et par conséquent à des taux de sucres résiduels assez bas (c’est le cas souvent des vins de paille jurassiens).

    Ce type de vin de paille est de nos jours représenté au mieux par le Vin Santo de Toscane qui peut passer six années sans ouillage (l’opération consistant à refaire les pleins pour compenser l’évaporation) dans de petites barriques, autrefois de châtaigner, appelées Caratèlli avant d’être mis en bouteilles. Le vin Santo selon la méthode utilisée, peut être liquoreux, moelleux, voire presque sec et alors redoutablement capiteux…
    En dehors de ce type de spécialités que nous venons d’évoquer, la tendance actuelle générale dans le vin est plutôt orientée vers l’obtention d’un fruité plus marqué en préservant le plus possible le moût de l’oxydation et en raccourcissant les durées d’élevage. Le vin poursuit alors sa maturation en bouteille, à l’abri de l’oxygène, en milieu réducteur. Le Tokaji en est un autre exemple flagrant, avec des élevages en barriques qui ont été réduits des deux tiers depuis 1992.

    Je voudrai terminer cet exposé sur les vins de paille en évoquant maintenant les exceptionnels « Strohwein » du Burgenland autrichien.


    LES VINS DE PAILLE DU BURGENLAND AUTRICHIEN (STROHWEIN)

    Concernant ces vins « spéciaux », je me suis tout d’abord attaché à rechercher une éventuelle tradition historique. Il ne s’agit pas de cinq cent ans comme pour les Ruster Ausbruch, mais toutefois de plus d’un siècle. Le premier Strohwein recensé dans cette région date de 1891.
    On étendait alors les raisins sur des lits de roseaux du fameux lac de Neusiedeln, d’où le nom de « Shilfwein » (vin de roseaux).
    Dans cette région, royaume historique multiséculaire des vins liquoreux, l’élaboration des Strohwein et des Eiswein constituait une alternative aux « Ausbruch » les années où il n’y avait pas de botrytis cinéréa.

    Le grand intérêt œnologique de ces vins repose tout d’abord sur l’extraordinaire richesse ampélographique de la région : Cépages indigènes Neuburger, Grüner Veltliner, Welschriesling, Spätrot-Rotgipfler, Frühroter veltliner, Furmint, Sankt Laurent, Blauerzweigelt, Blaufränkisch, mais aussi tous les cépages « internationaux » sans exception.

    Cet intérêt repose également sur des conditions climatiques parfaites pour une lente maturation du raisin, préservant au mieux la richesse aromatique propre au cépage, ainsi que l’acidité, gage de l’équilibre recherché.
    La législation autrichienne, très restrictive, prévoit une richesse minimum en sucre de 25 KMW au pressurage (25% de sucre en masse volumique).
    Elle est la seule législation qui précise une durée minimum de séchage des raisins avant pressurage. ( Trois mois sur lits de paille ou de roseaux).
    Cette législation sévère exclut ainsi de facto tous les « simili » vins de paille séchés au ventilateur en chambres chaudes…

    Aperçu des Cabernet Sauvignon 2002 en train de passeriller dans les greniers de notre ami et partenaire G-Lunzer, le 3 novembre 2002. Ces raisins sont bien entendu destinés à l’élaboration d’un rarissime vin de paille, qui fait entre autres les délices de notre ami Eric Beaumard du Georges V…

    Avec notre ami et ancien partenaire Georg Lunzer, nous avons réalisé depuis une dizaine d’années quelques vins de paille vraiment extraordinaires et probablement uniques en leur genre. Je pense entre autres au vin de paille Cabernet Sauvignon, dont la première cuvée a vu le jour en 1997 et au vin de paille Riesling, qui n’a pu être réalisé qu’une seule fois, en 2000. Ce sont de petits chef d’œuvre œnologiques, dont il reste quelques bouteilles vendues à « prix d’amis » !

    Élaboration du vin de paille Cabernet-Sauvignon Georg Lunzer à Gols (Burgenland-Autriche).
    Pressurage du 5 février 2004.

    Le 5 septembre 2003, 1800 Kg de raisin Cabernet-Sauvignon ont été vendangés sur la parcelle de 0,62 ha de Georg Lunzer. Ces raisins ont été mis à passeriller (séchage en grenier) sur des nattes de paille jusqu’au 5 février 2004, date à laquelle les raisins ont été pressurés.
    Le degré de maturité des raisins à la vendange était de 18 KMW (18 % de sucres en masse volumique). Au moment du pressurage, la richesse en sucres des raisins atteignait 35 KMW (35 % de sucres en masse volumique).
    La quantité produite mise à fermenter est de 400 litres. Ceci vous permet de mesurer le rendement ridicule lié à ce joyau œnologique…


    le 30 octobre 2006

    le 29 octobre 2007

    Vous trouverez ci-dessous la liste des vins de paille disponibles actuellement  (juillet 2015) :

  • W-V-Erbach 2015 Primus Spätburgunder (Pinot Noir) Qualitätswein (Rheingau) (0,75L) Vin Rouge

    Le Rheingau couvre actuellement 3150 Ha de vignobles.
    Le Rheingau est historiquement le royaume du Riesling (79%), mais aussi, ce qui est bien moins connu, celui du Pinot Noir bourguignon, appelé là-bas « Spätburgunder » (Bourguignon tardif). Il représente 12% des plantations, soit environ 380 ha.

    Le village vigneron d’Erbach est situé au cœur du Rheingau, là où sont produits quelques vins rouge excellents issus du cépage Pinot Noir.

    Mes débuts dans le vin sont très liés à Erbach et au Rheingau. En octobre et novembre 1972, j’ai passé quelques semaines dans le domaine du baron Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger. Je me suis initié alors à ces grands vins qui portent le cépage Riesling à un niveau de qualité incomparable. Je garde un souvenir ému de celui qui a été mon initiateur aux grands Riesling allemands. J’ai participé pour la première fois à toutes les activités liées à la vendange et à la vinification du vin. Il m’a également permis de participer au mois de novembre 1972 à la grande vente aux enchères des vins du domaine d’état Eberbach Kloster (Versteigerung des Weinguts Kloster Eberbach). Pour un jeune homme de 23 ans, cette extraordinaire dégustation d’une centaine de grands crus sur un demi-siècle, est demeurée inoubliable. Eberhard nous a quitté en 1995 à l’âge de 79 ans.

    Je connais la cave W-V-Erbach depuis le début des années 80 et j’ai pu suivre avec émerveillement la progression qualitative des vins au cours de ces trente dernières années.
    Les surfaces cultivées sont de 32 Ha sur les communes de Erbach et de Kiedrich.

    Les principaux crus représentés sont les suivants :
    – Erbacher Michelmark
    – Erbacher Steinmorgen
    – Erbacher Honigberg
    – Rauenthaler Steinmächer
    – Kiedricher Klosterberg
    – Kiedricher Sandgrub.

    Il s’agit à 92% de Riesling, auxquels s’ajoutent 5% de Pinot Noir (Spätburgunder), un peu de Pinot Gris, de Pinot Blanc et de Saint Laurent.

    On produit dans le Rheingau depuis des lustres un vin rouge issu du Pinot Noir, certainement le plus fin de toute l’Allemagne. Il faut noter que les vins rouges d’outre Rhin ont bénéficié au maximum depuis une trentaine d’années des conséquences (positives pour eux !) du réchauffement climatique…
    Ce Spätburgunder 2015 a bénéficié des remarquables conditions climatiques du millésime, avec une fort belle maturité.

    Robe rubis intense et brillant. Le nez développe de charmants arômes de petits fruits rouges. La bouche est gourmande, fruitée avec une belle finesse. Élevage très soigneusement conduit. Bien réussi !

    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger
    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger dans les années 70.

  • W-V-Erbach 2016 Riesling Qualitätswein Erbacher Honigberg Alte Reben (Rheingau) (0,75L)

    Le Rheingau couvre actuellement 3150 Ha de vignobles.
    Le Rheingau est historiquement le royaume du Riesling (79%), mais aussi, ce qui est bien moins connu, celui du Pinot Noir bourguignon, appelé là-bas « Spätburgunder » (Bourguignon tardif). Il représente 12% des plantations, soit environ 380 ha.

    Le village vigneron d’Erbach est situé au cœur du Rheingau, là où sont produits quelques uns des plus fameux Riesling historiques allemands.

    Mes débuts dans le vin sont très liés à Erbach et au Rheingau. En octobre et novembre 1972, j’ai passé quelques semaines dans le domaine du baron Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger. Je me suis initié alors à ces grands vins qui portent le cépage Riesling à un niveau de qualité incomparable. Je garde un souvenir ému de celui qui a été mon initiateur aux grands Riesling allemands.J’ai participé pour la première fois à toutes les activités liées à la vendange et à la vinification du vin. Il m’a également permis de participer au mois de novembre 1972 à la grande vente aux enchères des vins du domaine d’état Eberbach Kloster (Versteigerung des Weinguts Kloster Eberbach). Pour un jeune homme de 23 ans, cette extraordinaire dégustation d’une centaine de grands crus sur un demi-siècle, est demeurée inoubliable. Eberhard nous a quitté en 1995 à l’âge de 79 ans.

    Je connais la cave W-V-Erbach depuis le début des années 80 et j’ai pu suivre avec émerveillement la progression qualitative des vins au cours de ces trente dernières années.
    Les surfaces cultivées sont de 32 Ha sur les communes de Erbach et de Kiedrich.

    Les principaux crus représentés sont les suivants :
    – Erbacher Michelmark
    – Erbacher Steinmorgen
    – Erbacher Honigberg
    – Rauenthaler Steinmächer
    – Kiedricher Klosterberg
    – Kiedricher Sandgrub.

    Il s’agit à 92% de Riesling, auxquels s’ajoutent 5% de Pinot Noir (Spätburgunder), un peu de Pinot Gris, de Pinot Blanc et de Saint Laurent.

    La classification Alte Reben (vieilles vignes) concerne des vins, qui comme la classification « Prädikats Weine » sont des vins sans aucune chaptalisation.

    La robe du vin est jaune paille à reflets verdâtres.
    Le premier nez se partage entre la minéralité et les arômes de fruits blancs. On devine au premier coup d’œil, un vin dense et concentré.
    En bouche, richesse, belle acidité et complexité sont les marques dominantes de cette cuvée remarquable.

    Il est intéressant de comparer ce millésime au 2015. Les deux sont vraiment très proches, car provenant des mêmes parcelles de vieilles vignes du cru Honigberg. Le 2016 se distingue toutefois par un côté actuel plus fermé et une acidité revigorante encore plus marquée. La garde du millésime 2016 sera peut-être quelque peu plus élevée que celle du millésime 2015.
    En tout état de cause, une jolie bouteille à laisser mûrir quelques années pour jouir de toutes ses qualités.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14 %
    Sucres résiduels : 4,9 g/l
    Acidité totale : 7,9 g/l

    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger.
    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger dans les années 70.

     


  • W-V-Erbach 2016 Erbacher Michelmark Riesling Kabinett Trocken (vin blanc sec) (Rheingau) (0,75L)

    Le Rheingau couvre actuellement 3150 Ha de vignobles.
    Le Rheingau est historiquement le royaume du Riesling (79%), mais aussi, ce qui est bien moins connu, celui du Pinot Noir bourguignon, appelé là-bas « Spätburgunder » (Bourguignon tardif). Il représente 12% des plantations, soit environ 380 ha.

    Le village vigneron d’Erbach est situé au cœur du Rheingau, là où sont produits quelques uns des plus fameux Riesling historiques allemands.

    Mes débuts dans le vin sont très liés à Erbach et au Rheingau. En octobre et novembre 1972, j’ai passé quelques semaines dans le domaine du baron Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger. Je me suis initié alors à ces grands vins qui portent le cépage Riesling à un niveau de qualité incomparable. Je garde un souvenir ému de celui qui a été mon initiateur aux grands Riesling allemands.J’ai participé pour la première fois à toutes les activités liées à la vendange et à la vinification du vin. Il m’a également permis de participer au mois de novembre 1972 à la grande vente aux enchères des vins du domaine d’état Eberbach Kloster (Versteigerung des Weinguts Kloster Eberbach). Pour un jeune homme de 23 ans, cette extraordinaire dégustation d’une centaine de grands crus sur un demi-siècle, est demeurée inoubliable. Eberhard nous a quitté en 1995 à l’âge de 79 ans.

    Je connais la cave W-V-Erbach depuis le début des années 80 et j’ai pu suivre avec émerveillement la progression qualitative des vins au cours de ces trente dernières années.
    Les surfaces cultivées sont de 32 Ha sur les communes de Erbach et de Kiedrich.

    Les principaux crus représentés sont les suivants :
    – Erbacher Michelmark
    – Erbacher Steinmorgen
    – Erbacher Honigberg
    – Rauenthaler Steinmächer
    – Kiedricher Klosterberg
    – Kiedricher Sandgrub.

    Il s’agit à 92% de Riesling, auxquels s’ajoutent 5% de Pinot Noir (Spätburgunder), un peu de Pinot Gris, de Pinot Blanc et de Saint Laurent.

    En 2016, année très favorable tout comme 2015 d’ailleurs, avec peut-être un peu plus de fraîcheur aromatique que le précédent millésime, le domaine a produit un remarquable Riesling Kabinett sec issu du cru Michelmark.

    Le nez nous présente encore la caractéristique des Riesling jeunes, avec des arômes de fruits à noyau.
    En bouche, le vin a une bonne densité et une excellente acidité.

    Ce vin est encore actuellement (décembre 2017) dans sa prime jeunesse et il conviendra de l’attendre un peu (deux à trois ans) pour commencer à jouir de toutes ses qualités.
    Il évoluera favorablement entre cinq et dix années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12 %
    Sucres résiduels : 7,7 g/l
    Acidité totale : 7,6 g/l

    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger.
    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger dans les années 70.

  • W-V-Erbach 2017 Grauburgunder (Pinot Gris) Qualitätswein (vin blanc sec) (Rheingau) (0,75L)

    Le Rheingau couvre actuellement 3150 Ha de vignobles.
    Le Rheingau est historiquement le royaume du Riesling (79%), mais aussi, ce qui est bien moins connu, celui du Pinot Noir bourguignon, appelé là-bas « Spätburgunder » (Bourguignon tardif). Il représente 12% des plantations, soit environ 380 ha.

    Le village vigneron d’Erbach est situé au cœur du Rheingau, là où sont produits quelques uns des plus fameux Riesling historiques allemands.

    Mes débuts dans le vin sont très liés à Erbach et au Rheingau. En octobre et novembre 1972, j’ai passé quelques semaines dans le domaine du baron Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger. Je me suis initié alors à ces grands vins qui portent le cépage Riesling à un niveau de qualité incomparable. Je garde un souvenir ému de celui qui a été mon initiateur aux grands Riesling allemands.J’ai participé pour la première fois à toutes les activités liées à la vendange et à la vinification du vin. Il m’a également permis de participer au mois de novembre 1972 à la grande vente aux enchères des vins du domaine d’état Eberbach Kloster (Versteigerung des Weinguts Kloster Eberbach). Pour un jeune homme de 23 ans, cette extraordinaire dégustation d’une centaine de grands crus sur un demi-siècle, est demeurée inoubliable. Eberhard nous a quitté en 1995 à l’âge de 79 ans.

    Je connais la cave W-V-Erbach depuis le début des années 80 et j’ai pu suivre avec émerveillement la progression qualitative des vins au cours de ces trente dernières années.
    Les surfaces cultivées sont de 32 Ha sur les communes de Erbach et de Kiedrich.

    Les principaux crus représentés sont les suivants :
    – Erbacher Michelmark
    – Erbacher Steinmorgen
    – Erbacher Honigberg
    – Rauenthaler Steinmächer
    – Kiedricher Klosterberg
    – Kiedricher Sandgrub.

    Il s’agit à 92% de Riesling, auxquels s’ajoutent 5% de Pinot Noir (Spätburgunder), un peu de Pinot Gris, de Pinot Blanc et de Saint Laurent.

    Le pinot gris, appelé Grauburgunder (bourguignon gris) ou Ruländer est présent dans le Rheingau depuis le XIXème siècle. Il n’a jamais représenté plus de 2% des surfaces plantées.

    Ses vins sont fins, consistants,d’un bel équilibre et avec beaucoup de fraicheur aromatique.
    Une véritable rareté, vraiment intéressante à découvrir avant que ces vins ne disparaissent complètement…

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,0 %
    Sucres résiduels : 6,7 g/l
    Acidité totale : 7,3 g/l

    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger.
    Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger dans les années 70.

  • Trabener Riesling Kabinett Trocken 2016 Weingut Trossen 0,75L

    Image non disponible

    Après quelques années où le marketing et le packaging de l’étiquette l’ont emporté, Mark Trossen m’a fait le plaisir de revenir avec le millésime 2016 à la dénomination traditionnelle de Riesling Kabinett. La signification moderne de Kabinett est intéressante, car ce nom désigne toujours des vins absolument natures, sans aucune chaptalisation. C’est une garantie établie par la loi et en Allemagne on ne s’avise pas beaucoup de la contourner ou de la violer…

    Le millésime 2016 présente des caractéristiques exceptionnelles dans les grandes régions traditionnelles de Rhénanie et de Moselle. A la fin du mois d’avril 2016, après un début de printemps chaud, des gelées ont endommagé une grande partie du vignoble et réduit les rendements d’au moins 50%. Le mois de mai a été particulièrement pluvieux, mais un très bel été a permis de récolter dès le mois de septembre, puis tout au long du mois d’octobre de superbes raisins de belle maturité, riches en extraits et dotés d’une belle acidité.
    Il en est résulté, tout particulièrement pour la Moselle et les bons producteurs, de remarquables Riesling.

    Ce vin est bien représentatif de la région, du cru et du millésime. Fruité, digeste et équilibré, avec une grande pureté aromatique et beaucoup de délicatesse, il fera un merveilleux vin d’apéritif. Il présente toutes les caractéristiques des vins de la Moselle moyenne, entre autres une subtile minéralité due au sous-sol de schiste ardoisier, véritable marque du terroir mosellan.

    Ce vin se conservera favorablement une bonne dizaine d’années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11,5% / vol
    Sucres résiduels : 8,3 g/L
    Acidité totale :7,3 ‰


  • Hallgartener Jungfer Riesling Auslese 2015 (0.75L) Winzer Hallgarten (vin de vendanges tardives, moelleux)

    Je suis particulièrement content de ce splendide Riesling moelleux de vendanges tardives. Ce type de vin devient de plus en plus rare avec le réchauffement climatique, les raisins étant moins sensibles à la pénétration du botrytis cinéréa ou pourriture noble.
    En 2015, nous avons fait « des pieds et des mains » pour que le domaine attende la production d’un potentiel vin moelleux. La quantité produite, vendangée le 4 novembre 2015 a été très faible, de l’ordre de 450 litres.

    Nous avons fait notre ce vin qui a été embouteillé spécifiquement pour nous pour un quantité de 600 grandes bouteilles de 0,75L. Ce n’est certes pas beaucoup, mais quelle magnifique qualité !
    Depuis 2005, c’est le cinquième vin produit de ce type, soit une fois tous les trois ans.

    Cette belle vendange tardive de Riesling provient de l’excellent cru Jungfer (Jungfer est un diminutif de Jungfrau, signifiant la Madone).

    Ce cru est situé en plein cœur du Rheingau (voir carte ci-dessous).

    Le vin présente une robe jaune citron très brillante, du volume en bouche avec un délicat fruité laissant déjà percer la minéralité. Jolie finale sur les agrumes frais.

    Évolution prévisible favorable sur une dizaine d’années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11 %/vol
    Sucres résiduels :60,7 g/L
    Acidité totale : 8,2 ‰

    Le vignoble du cru Jungfer à Hallgarten (Rheingau/Allemagne), le 2 novembre 2015. Vue des raisins Riesling destinés à élaborer une vendange tardive de niveau Auslese, deux jours avant la vendange.
    Le vignoble du cru Jungfer à Hallgarten (Rheingau/Allemagne), le 2 novembre 2015. Vue des raisins Riesling destinés à élaborer une vendange tardive de niveau Auslese, deux jours avant la vendange.
    Le vignoble du cru Jungfer à Hallgarten (Rheingau/Allemagne), le 2 novembre 2015. Vue des raisins Riesling destinés à élaborer une vendange tardive de niveau Auslese, deux jours avant la vendange.
    Le vignoble du cru Jungfer à Hallgarten (Rheingau/Allemagne), le 2 novembre 2015. Vue des raisins Riesling destinés à élaborer une vendange tardive de niveau Auslese, deux jours avant la vendange.

  • Hallgartener Hendelberg Riesling Auslese 2013 (0.75L) Winzer Hallgarten (vin de vendanges tardives, moelleux)

    Posté dans par admin

    Belle vendange tardive en provenance du cru Hendelberg,  situé au Nord du village d’Hallgarten, près de l’ancienne abbaye cistercienne de Kloster Eberbach, au cœur du Rheingau.
    La cave a produit sur le millésime 2013 une vendange tardive à partir du cru Hendelberg, ce qui est rare, mais la remarquable qualité des raisins justifiait ce choix.
    Le millésime 2013, de maturité particulièrement tardive dans toute l’Europe, a permis d’élaborer des vins dotés d’une belle fraîcheur aromatique.

    La robe or clair est brillante. Une délicate matière en bouche laisse deviner le développement progressif de la minéralité du vin, gage d’un excellent terroir. Le niveau de douceur,  (Feinherb) avec 30 G de sucres résiduels le situe plus du côté des « demi-doux » que des liquoreux. La longueur du vin est tout à fait remarquable.

    Belle bouteille d’évolution prévisible, favorable, sur une dizaine d’années.
    Vin à boire pour lui-même.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12 %/vol
    Sucres résiduels : 30,4 g/L
    Acidité totale : 8,2 ‰


  • W-V-Erbach 2015 Erbacher Michelmark Spätlese Trocken Riesling Qualitätswein mit Prädikat (Rheingau) (0,75L)

    Le village vigneron d’Erbach est situé au cœur du Rheingau, là où sont produits quelques uns des plus fameux Riesling historiques allemands.

    Mes débuts dans le vin sont très liés à Erbach et au Rheingau. En octobre et novembre 1972, j’ai passé quelques semaines dans le domaine du baron Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger. Je me suis initié alors à ces grands vins qui portent le cépage Riesling à un niveau de qualité incomparable. Je garde un souvenir ému de celui qui a été mon initiateur aux grands Riesling allemands.J’ai participé pour la première fois à toutes les activités liées à la vendange et à la vinification du vin. Il m’a également permis de participer au mois de novembre 1972 à la grande vente aux enchères des vins du domaine d’état Eberbach Kloster. Pour un jeune homme de 23 ans, cette extraordinaire dégustation d’une centaine de grands crus sur un demi-siècle, est demeurée inoubliable. Eberhard nous a quitté en 1995 à l’âge de 79 ans.

    Je connais la cave W-V-Erbach depuis le début des années 80 et j’ai pu suivre avec émerveillement la progression qualitative des vins au cours de ces trente dernières années.
    Les surfaces cultivées sont de 32 Ha sur les communes de Erbach et de Kiedrich.

    Les principaux crus représentés sont les suivants :
    – Erbacher Michelmark
    – Erbacher Steinmorgen
    – Erbacher Honigberg
    – Rauenthaler Steinmächer
    – Kiedricher Klosterberg
    – Kiedricher Sandgrub.

    Il s’agit à 92% de Riesling, auxquels s’ajoutent 5% de Pinot Noir (Spätburgunder), un peu de Pinot Gris, de Pinot Blanc et de Saint Laurent.

    On devine immédiatement que l’on a affaire à un excellent terroir sur un grand millésime. Dans ces région d’Europe et sur le cépage Riesling, la grande maturité se conjugue presque toujours avec une splendide acidité.

    Au nez, le vin laisse déjà apparaitre de fins arômes terpéniques (écorces d’agrumes). En bouche, il frappe par sa densité, sa fermeté d’acier et une acidité revigorante.
    Ce vin est encore actuellement (mars 2017) dans sa prime jeunesse et il conviendra de l’attendre un peu (deux à trois ans) pour commencer à jouir de toutes ses qualités.
    Il évoluera favorablement sur une dizaine d’années.

     

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 7,9 g/l
    Acidité fixe : 7,8 ‰
    Alcool : 12,5 %

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  • ÉPUISÉ – W-V-Erbach 2015 Riesling Qualitätswein Erbacher Honigberg Alte Reben (Rheingau) (0,75L)

    Le village vigneron d’Erbach est situé au cœur du Rheingau, là où sont produits quelques uns des plus fameux Riesling historiques allemands.

    Mes débuts dans le vin sont très liés à Erbach et au Rheingau. En octobre et novembre 1972, j’ai passé quelques semaines dans le domaine du baron Eberhard Ritter und Edler Von Ötinger. Je me suis initié alors à ces grands vins qui portent le cépage Riesling à un niveau de qualité incomparable. Je garde un souvenir ému de celui qui a été mon initiateur aux grands Riesling allemands.J’ai participé pour la première fois à toutes les activités liées à la vendange et à la vinification du vin. Il m’a également permis de participer au mois de novembre 1972 à la grande vente aux enchères des vins du domaine d’état Eberbach Kloster. Pour un jeune homme de 23 ans, cette extraordinaire dégustation d’une centaine de grands crus sur un demi-siècle, est demeurée inoubliable. Eberhard nous a quitté en 1995 à l’âge de 79 ans.

    Je connais la cave W-V-Erbach depuis le début des années 80 et j’ai pu suivre avec émerveillement la progression qualitative des vins au cours de ces trente dernières années.
    Les surfaces cultivées sont de 32 Ha sur les communes de Erbach et de Kiedrich.

    Les principaux crus représentés sont les suivants :
    – Erbacher Michelmark
    – Erbacher Steinmorgen
    – Erbacher Honigberg
    – Rauenthaler Steinmächer
    – Kiedricher Klosterberg
    – Kiedricher Sandgrub.

    Il s’agit à 92% de Riesling, auxquels s’ajoutent 5% de Pinot Noir (Spätburgunder), un peu de Pinot Gris, de Pinot Blanc et de Saint Laurent.

    On devine immédiatement que l’on a affaire à un excellent terroir sur un grand millésime. Dans ces région d’Europe et sur le cépage Riesling, la grande maturité se conjugue presque toujours avec une splendide acidité.

    La classification Alte Reben (vieilles vignes) concerne des vins, qui comme la classification « Prädikats Weine » sont des vins sans aucune chaptalisation.

    La robe du vin est jaune paille à reflets verdâtres.
    Le premier nez se partage entre la minéralité et les arômes de fruits blancs. On devine au premier coup d’œil, un vin dense et concentré.
    En bouche, richesse, belle acidité et complexité sont les marques dominantes de cette cuvée remarquable.
    Le vin se termine en queue de paon.
    Jolie bouteille à laisser mûrir deux ou trois années.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 4,5 g/l
    Acidité fixe : 7,6 ‰
    Alcool : 14%

    Cliquez pour agrandir.

  • News : 29 novembre 2016 : retour de voyage

    Orliénas, le 29 novembre 2016,

    J’ai été absent de France durant un mois, visitant de nombreux vignobles et partenaires historiques de Dionis.
    J’aurai l’occasion de revenir très prochainement sur une news plus étoffée, avec de nombreuses photos.
    En attendant, j’ai le plaisir de vous montrer une jolie vue de peut-être, les plus célèbres vignobles de la Moselle Centrale : le Bernkasteler Doktor et le Bernkasteler Graben

    Conditions optimales ce 31 octobre 2016. A droite de la photo, le cru Bernkasteler Doktor et sur la gauche, le cru Graben.
    Conditions optimales pour cette photo ce 31 octobre 2016. La Moselle est encore en pleines vendanges.
    A droite de la photo, le cru Bernkasteler Doktor et sur la gauche, le cru Graben.

    Cordialement,
    Jean-François.


  • News : 24 octobre 2016 : Portes ouvertes de Noël 2016

    Orliénas, le 24 octobre 2016,

    po-noel-2016

    Chers amis œnophiles,

    En juin 2015, il y a bientôt un an et demi, nous avons célébré les trente ans de la création de notre Maison.

    Le temps passe très vite et la vie avec… Après mûre réflexion, j’ai pris la décision de principe, difficile, de passer la main. Bien entendu, la mise en œuvre ne se fera pas en quelques semaines, mais, je souhaiterais pouvoir me retirer du quotidien de mon entreprise d’ici le début 2018.
    C’est pour cela, que je me mets sérieusement à la recherche d’un repreneur.

    Lorsque j’ai débuté dans le métier à la fin de 1984, le paysage du vin était radicalement différent de celui d’aujourd’hui où l’information part absolument dans tous les sens, jusqu’à devenir absconse pour l’amateur.

    C’est la génération Internet, adepte du changement permanent tous azimuts. C’est l’exact contraire du travail de recherche, s’inscrivant dans la tradition et la continuité, que j’ai accompli au cours de ma vie professionnelle dans le vin.
    J’espère pouvoir laisser un outil de travail en bon état de fonctionnement, basé sur de solides  » fondations idéologiques « . Il serait dommage de perdre de vue ce qui a fait l’essence de ce travail d’une vie. Je pense qu’il est pour l’essentiel toujours pertinent, mais susceptible bien entendu de réformes.
    Ce sera l’œuvre de mon successeur, non connu à ce jour.

    Par conséquent, rien de changé, au moins jusqu’à fin 2017.

    ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

    C’est avec plaisir que je vous annonce la tenue de nos portes ouvertes de Noël 2016 au caveau de Dionis à 69530 Orliénas les jeudi 08, vendredi 09 et samedi 10 décembre de 10h à 18h30.

    C’est ce moment rare dans l’année où vous avez la possibilité d’approcher librement toute la gamme des vins Dionis.

    Réservez un moment pour nous rendre visite.

    De nouveaux vins d’Afrique du Sud sont disponibles (Hamilton Russell Chardonnay 2015, Hamilton Russell Pinot Noir 2015, Southern Right Sauvignon 2015, Southern Right Pinotage 2015).

    Pour les vins de Tokaj/Sarospatak, nous mettons en vente un petit lot de Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2002 Château Sarospatak.
    Avec le millésime 2003, le grand 2002 est un moyen d’approcher un grand Tokaji arrivant doucement à maturité. Dans une bonne cave, ce millésime a devant lui une bonne trentaine d’années.

    Concernant les grands Riesling : A noter un Riesling sec 2015 du domaine Gritsch de la Wachau à Spitz (Riesling Tausendeimerberg Smaragd) et un moelleux allemand de grand avenir : Hallgartener Jungfer Riesling Auslese 2015 (Allemagne/Rheingau). La quantité vendangée a été ridiculement petite (500 litres !).

    Cordialement,
    Jean-François Ragot et toute l’équipe de Dionis

     


  • Domdechant Werner Riesling Kabinett Trocken 2015 (0,75L) (Vin blanc sec) Rheingau

    Posté dans par admin

    DomdechantWerner-RieslingKabinettTrocken2015Excellent domaine historique géré par le très convivial et compétent Dr Michel. Nous nous trouvons ici à l’extrémité orientale du Rheingau pratiquement au confluent avec le Main.
    Le Dr Michel, âgé de 85 ans, est le descendant direct du « Domdechant » (doyen recteur) de la cathédrale de Mayence, propriétaire de ce vignoble à partir de 1780.
    Le domaine Domdechant Werner appartient à la prestigieuse association VDP (Verband Deutscher Prädikatsweingüter) crée en 1910 et qui regroupe les domaines adhérant aux plus hautes normes qualitatives.

    Ce Riesling Kabinett de haute maturité présente toutes les caractéristiques de ce que l’on attend d’un grand vin blanc sec de cette région : fraicheur aromatique, minéralité, acidité fine. Le millésime 2015 a bénéficié de conditions climatiques exceptionnelles et naturellement de rendements modérés.

    Durée de conservation : au moins une dizaine d’années.

    Excellent en apéritif ou pour accompagner un plat de poisson.

    Cliquez sur la carte pour agrandir


  • News : 24 novembre 2015 : Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne).

    Orliénas, le 24 novembre 2015,

    J’ai reçu il y a peu de jours de la famille Hess Hautt  quelques photos de la vendange tardive de Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne).
    Dans une précédente news, j’avais évoqué ma visite le premier novembre 2015 dans ce vignoble.
    Le 5 novembre, Martin Hautt et sa famille ont vendangé à partir d’une parcelle de 0,2 Ha, environ 300 litres de moût d’une richesse en sucres de 97 öchsle (niveau Auslese).
    Il reste maintenant à attendre ce que le miracle de la vinification va nous donner.
    Rendez-vous dans quelques mois pour apprécier le résultat.

    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.
    Vendange tardive des Riesling dans le cru Winninger Brückstück (Moselle des Terrasses/Allemagne) par la famille Hess Hautt, le 5 novembre 2015.