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  • News : 2 Juin 2015 : Réflexions sur la genèse des « 30 ans de Dionis »

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    Trente ans ! C’est toute une vie ou presque…

    Le 3 juin 1985, notre société était enregistrée au registre du commerce et des sociétés de Lyon.
    En cette fin de printemps 2015, je prends conscience petit à petit que 30 années se sont écoulées. C’est beaucoup pour une petite entreprise artisanale comme la nôtre et je me demande même comment il a été possible de surmonter jusqu’à ce jour tous les aléas et survivre dans un contexte économique assez souvent défavorable.
    Quand je me remémore l’année 1984, qui a précédé la création de Dionis, je cherchais une idée pivot sur laquelle asseoir le lancement de la future entreprise. Je mûrissais en fait alors un projet, plus ou moins latent dans mon esprit depuis la fin des années 70.
    Mon père, qui était une personne avisée m’a donné alors ce simple conseil : « Fais ce que les autres ne font pas !». Merci papa ! Quel superbe conseil, mais si pertinent dans sa simplicité…
    Je suis parti d’un constat : me passionnant pour le vin depuis l’âge de 20 ans, j’avais remarqué que les vins dits «étrangers» étaient le plus souvent sur le marché français d’une qualité pitoyable…
    Mon goût pour la littérature du XVIIIème siècle m’avait régulièrement mis en présence du mythique Tokaji ou Tokay de Hongrie, encensé par les célébrités de l’époque.

    Mais alors, qu’était-il donc devenu en cette fin du XXème siècle ?
    Mes premières recherches en France ne furent pas très encourageantes, ayant trouvé en tout et pour tout, une fois chez un caviste lyonnais, une triste «drouille», sous la forme d’une bouteille portant l’étiquette Monimpex-Tokaji aszu 3 puttonyos 1971.
    En quelques mois, mon opinion était faite : il n’y avait pas de Tokay de Hongrie pouvant revendiquer son appartenance aux joyaux de la couronne des vins historiques de notre vieille Europe. Une seule solution : se rendre dès que possible en Hongrie pour évaluer la situation sur place.
    En juin 1985, étant allé à Bordeaux a l’un des premiers Vinexpo de l’histoire de ce salon, la providence m’a fait rencontrer un jeune homme, Bacsoo Andraas, à l’époque jeune œnologue au combinat des fermes d’état de la région (Tokajhegyalja). Cet organisme qui gérait les 6000 hectares de vignobles de la zone de Tokaj, avait été créé en 1971. Il fût alors décidé d’un voyage en famille pour le printemps suivant.
    En juin 1986, c’est le début de l’aventure au-delà du «rideau de fer» vers l’extrême nord-est de la Hongrie. Il faisait très beau et très chaud en ce début de mois de juin 1986. Ce fût un véritable enchantement d’arriver sur place par la belle soirée d’été du 17 juin 1986.

    La première cave visitée fût la cave Rákóczi Ferenc, grande cave historique située sous le château de Sarospatak.
    Quelle émotion en descendant les degrés qui nous menaient vers les mythiques galeries où étaient alignés des centaines de fûts. Je crois que nous avons trouvé merveilleux ce premier verre de Tokaji Aszu tiré du tonneau par le maître de chais avec son lopo (pipette utilisée en Europe Centrale).
    Je me suis assez vite rendu compte dans les jours qui ont suivi que quelque chose «clochait» dans la très grande majorité de nos dégustations, effectuées dans des caves extraordinaires du nord au sud de la Tokajhegyalja. J’ai découvert assez rapidement, que beaucoup de vins étaient «mutés» à l’alcool à des fins de stabilisation et beaucoup de liquoreux, en fait élaborés à partir de moûts concentrés !!! L’horreur ! Oui, mais à l’époque 30 millions de bouteilles étaient vendues à l’URSS
    Toutefois et c’est fondamental, il y a toujours eu dans ce «maelström» bureaucratique et industriel, une petite proportion de grands vins qui ont échappé au massacre. Ce sont ces vins là, que nous avons réussi au prix d’énormes difficultés (il y avait alors un monopole situé à Budapest, Monimpex) à importer sur le marché français.

    Dionis a été la première entreprise à refaire ce travail de sélection depuis la fin des années trente. Nos vins ont été très bien été reçus par la grande restauration française et suisse ainsi que par l’élite des amateurs éclairés.
    Aujourd’hui encore, je n’ai pas à rougir de la qualité des vins distribués à cette époque.
    Une dégustation privée au début du mois d’avril 2015 a permis de confirmer une fois de plus l’excellence des bouteilles issues de notre vinothèque. Je pense aux millésimes 1975, 1983 et 1988.
    La date fixée communément pour parler de l’avant et de l’après de l’histoire moderne du Tokaji est 1993. C’est le premier millésime qui vit apparaître des vins issus de la nouvelle donne économique des privatisations et du renouveau des pratiques œnologiques.
    Voilà en quelques lignes la genèse de notre épopée du Tokaji, qui a été le point d’appui du développement de notre Maison artisanale.

    Cette relance du Tokaji marque le vrai démarrage de Dionis. Les premières bouteilles ont été vendues sur les marchés français et de la Suisse romande à partir de l’automne 1986.
    J’aurais probablement l’occasion d’approfondir ultérieurement la suite de cette aventure, qui est celle d’une vie consacrée au vin.

    Cordialement,
    Jean-François Ragot


  • Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2011 Château de Sárospatak (0.50L)

    tokajiaszu3putt2011Le millésime 2011 marque le retour aux grandes années traditionnelles où la maturité se fait lentement et permet une belle production des fameux grains aszu.
    Après les remarquables 2005 et 2008, 2011 a permis à nouveau une production éclectique de grands liquoreux aux équilibres acidité/sucres si spécifiques, à l’origine de la réputation historique de ces vins.

    Il est à signaler, qu’avec le changement de législation de la région de la Tokajhegyalja, il ne sera plus possible de produire des vins aszu d’un niveau de richesse correspondant aux 3 et 4 puttonyos de l’ancienne législation.
    Les motifs de cette évolution reposent principalement sur une production incontrôlée de vins aszu de très bas de gamme qui ont inondé spécifiquement le marché polonais au cours des dix dernières années. Face à cette situation entrainant une dégradation de l’image des Tokaji aszu, le monde viticole de la Tokajhegyalja a décidé de réagir.
    La richesse minimum pour élaborer un Tokaji aszu est maintenant, à partir du millésime 2013, de 19% d’alcool potentiel. Cela correspond à 323 g de sucre par litre de moût.
    Pour simplifier, environ 12% d’alcool acquis et 120 g de sucres résiduels.

    Cela signifie concrètement qu’il ne sera économiquement plus du tout intéressant pour un domaine de produire un 3 ou 4 puttonyos avec les nouvelles normes exigées d’un minimum de 19% d’alcool potentiel.

    De facto, il ne devrait plus y avoir à l’avenir sur le marché que des Tokaji aszu 5 et 6 puttonyos. Je trouve toutefois cela un peu regrettable car un véritable Tokaji Aszu de niveau 3 ou 4 puttonyos, bien réussi, du niveau qualitatif de ceux que nous offrons au marché depuis une trentaine d’années, présentait un équilibre intéressant, qui en faisait un vin beaucoup plus facile à boire.

    Par conséquent, ce Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2011 est certainement notre dernier 3 puttonyos offert au marché. Nous avons distribué nos premiers Tokaji Aszu 3 puttonyos avec le millésime 1975. C’était en 1986, à nos débuts… ce n’est pas sans un petit pincement au cœur que nous vous présentons cet ultime rejeton.

    J’attire votre attention sur le fait qu’on peut le considérer comme un « super 3 puttonyos » de la législation précédente, ses caractéristiques analytiques et organoleptiques étant celles d’un Tokaji Aszu 4 Puttonyos de bon niveau.

    Ce vin a été produit à partir des cépages suivants : 65% Furmint, 25% Zeta et 10% Harslevelu. Il a été vinifié en novembre 2011,  pour une part avec une macération de grains aszu dans un vin de base et pour l’autre part en « forditas » (première repasse de moût frais ou de vin nouveau sur un marc de grains aszu)

    Élevé en barriques hongroises de 3, 4 et 5 ans durant 24 mois, ce Tokaji présente une robe claire et brillante, sans traces d’oxydation. Le nez et la bouche sont particulièrement harmonieux avec une subtilité aromatique et un équilibre qui sont ceux des grandes années.

    Éléments analytiques :
    Alcool :  12,98 %/ vol
    Sucres résiduels : 97,7  g/litre
    Acidité totale  : 8  ‰
    pH : 3,52


  • Vendanges 2008 à Tokaj.

    Je voudrais revenir avec un peu de recul sur le grand millésime 2008 dans la région de Tokaj. Ce sont des documents particulièrement intéressants que nous mettons à la disposition de nos amis oenophiles.
    Au cours du tour d’Europe que nous avions effectué, Marguerite Abergel et moi-même, en octobre/novembre 2008, nous avions passé quelques jours dans la Tokajhegyalja où les vendanges battaient leur plein. En 2008, elles avaient débuté classiquement à la mi-septembre pour se terminer à la mi-novembre. Le moral était très bas dans la région, au commencement de la vendange des vins blancs secs vers le 15 septembre. Le temps était froid et pluvieux. Le miracle, assez classique dans cette région, s’est finalement produit à la mi-octobre, les conditions climatiques ayant radicalement changé avec un chaud soleil d’automne et des températures au dessus de 20°C. Elles se sont poursuivies jusqu’à la fin de la vendange, vers le 15 novembre.
    A travers ce dossier, je voudrais retracer grâce à des photos et un dossier vidéo exceptionnel, ce que sont les conditions optimales de production de ce grand vin liquoreux historique et mythique  qu’est le Tokay Impérial.

    J’ai demandé leur avis aux principaux opérateurs de la région, alors que la vendange des grains aszu battait encore son plein.

    Je vous invite à consulter la galerie de photos ci-dessous, puis les six vidéos suivantes.

    • vend2008_tokaj-3262
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    * Interview d’un petit producteur de « haut de gamme » français Samuel Tinon le 6 novembre 2008.


    * Interview de Nicolas Godebski œnologue consultant le 6 novembre 2008.


    * Interview de Meszaros Laszlo directeur du domaine Disznoko le 6 novembre 2008.


    * Interview de Kalocsai Laszlo directeur du domaine Dereszla le 7 novembre 2008.


    * Interview de Kovacs Tibor directeur du domaine Hetszolo le 8 novembre 2008.


    * La meilleure trieuse de grains aszu de la Tokajhegyalja en plein travail le 8 novembre 2008 (elle peut aller jusqu’à 40 Kg de grains Aszu/jour)

     

    Aujourd’hui, fin 2013, nous pouvons constater que le millésime a tenu parole. Bien entendu, « la maison de commerce de Tokaj » (ex-combinat de la ferme d’état) n’a pas produit comme à son habitude beaucoup de vins de qualité très élevée, mais une moyenne convenable. Comme c’est elle qui vend la très grande majorité des Tokaji dans le commerce hongrois, l’image du millésime ne sera pas dévalorisée.
    Sous notre marque Château Sarospatak, a été produite une petite quantité de Tokay Impérial 6 Puttonyos d’un niveau suprême. Le vin est hélas épuisé. Toutefois, il nous reste pour découvrir ce grand millésime, un peu de Tokaji Muskotaly vendanges tardives hors-normes (le meilleur produit à ce jour) et un excellent Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2008 à l’équilibre remarquable.

    Jean-François Ragot


  • ÉPUISÉ – Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2008 Château de Sárospatak (0.50L)

    tokaji aszu 3 puttonyos 2008Nous avons rentré le premier lot de ce vin au mois de novembre 2013.
    2008 est un excellent millésime tardif, la plupart des grains aszu ayant été vendangés sur le mois de novembre.

    Cliquez pour un compte rendu de la vendange 2008 à Tokaj, avec vidéos à l’appui.

    Le millésime 2008 est considéré comme assez généreux quant aux quantités produites, avec des vins présentant un taux de sucres élevé et une excellente acidité, ce qui, hélas, n’est plus toujours le cas avec le réchauffement climatique.
    Élevé en barriques hongroises de 3, 4 et 5 ans durant 24 mois, ce Tokaji présente une robe claire et brillante, sans traces d’oxydation. Le nez et la bouche sont particulièrement harmonieux avec une subtilité aromatique et un équilibre qui sont ceux des grandes années.

    Éléments analytiques :
    Alcool :  12,76 %/ vol
    Sucres résiduels : 77  grammes par litre
    Acidité totale  : 7,6  ‰
    pH : 3,32


  • News 7 Décembre 2009

    Orlienas, le 7 Décembre 2009,

    Chez Dionis, c’est l’effervescence qui précède le démarrage de nos Portes Ouvertes. Toute notre petite équipe est sur le pied de guerre pour vous accueillir nombreux à partir de jeudi matin 10 décembre.

    Dans cette attente,
    cordiales salutations œnophiles
    Jean-François

    Portes Ouvertes Noël 2009

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Nous en sommes cette année à nos dixième portes ouvertes, cette tradition prenant son origine dans la célébration des 20 ans de notre entreprise en 2005.
    Cette année encore, nous consentons un effort supplémentaire en abaissant le seuil de la remise de 20% sur toute notre gamme à la somme de 1500 € de commande. Si vous le pouvez, regroupez vos commandes, sous réserve qu’il n’y ait qu’un seul point de livraison.

    Nous aurons le plaisir de vous présenter nos nouveaux Tokaji Aszu Château Sarospatak 2005, 3 et 5 Puttonyos. Il y a 3 000 bouteilles pour le Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2005 Château Sarospatak et seulement 600 bouteilles pour le rarissime Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2005 Chateau Sarospatak .

    Pour l’Autriche, à noter notre Ruster Beerenauslese Furmint / Welschriesling 2007 et enfin notre dernier « vin de glace » (eiswein) Ruster Eiswein 2008 (en grandes bouteilles de 0,75L).

    Pour l’Italie, vous pourrez déguster le dernier grand cru de Barolo du millésime 2003 : Barolo Riserva Bricco Delle Viole DOCG 2003 ainsi que le Barolo « Buon Padre » DOCG 2005 .
    Le délicieux Moscato d’Asti DOCG San Grod 2009 est également disponible depuis fin novembre.

    Je ne vais pas tout vous détailler, mais il y aura beaucoup d’autres choses encore.

    Plan d'accès

    Dans l’attente du plaisir de vos nouvelles, recevez mes bien œnophiles salutations,
    Jean-François.



  • EPUISE – Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001

    TOKAJI ASZU 3 PUTTONYOS 2001 Château de SárospatakAprès la fausse « grande année » 2000 (selon notre opinion), le millésime 2001 a donné pour qui a su attendre, quelques belles sélections de grains aszu d’une concentration certes inférieure à celles du millésime 2000, mais dotées d’un bien meilleur équilibre. Les vins du millésime 2000, année particulièrement torride dans la région, souffrent d’un manque évident d’acidité. Comme vous ne l’ignorez pas, ou plus, le Tokaji requiert pour briller de tous ses feux un subtil équilibre entre sucre, alcool et acidité. Notre cuvée Château Sarospatak 3 puttonyos 2001 présente une jolie robe or clair. Le nez et la bouche trouvent une harmonie délicate, de fruité et de fraîcheur.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,88%/vol
    Sucres résiduels : 75 grammes par litre
    Acidité fixe : 7,5 ‰


  • ÉPUISÉ – Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2005

    Tokaji Azsu 3 Puttonyos 2005Entré dans nos entrepôts au mois de septembre 2009, c’est le premier vin d’Azsu du millésime 2005 que nous mettons en circulation.
    Très petit par la quantité, mais très grand par la qualité, le millésime 2005 offre des vins d’une finesse incomparable.
    Élevé en barriques hongroises de 3, 4 et 5 ans durant 24 mois, ce Tokaji présente une robe claire et brillante, sans traces d’oxydation. Le nez et la bouche sont particulièrement harmonieux avec une subtilité aromatique et un équilibre qui sont ceux des grandes années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,52 %/ vol
    Sucres résiduels : 72 grammes par litre
    Acidité totale  : 8,2 ‰
    pH : 3,39


  • News 30 Novembre 2009

    Orlienas, le 30 Novembre 2009,

    PO_noel09

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Nous en sommes cette année à nos dixième portes ouvertes, cette tradition prenant son origine dans la célebration des 20 ans de notre entreprise en 2005.
    Cette année encore, nous consentons un effort supplémentaire en abaissant le seuil de la remise de 20% sur toute notre gamme à la somme de 1500 € de commande. Si vous le pouvez, regroupez vos commandes, sous réserve qu’il n’y ait qu’un seul point de livraison.

    Nous aurons le plaisir de vous présenter nos nouveaux Tokaji Aszu Chateau Sarospatak 2005, 3 et 5 Puttonyos. Il y a 3 000 bouteilles pour le Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2005 Chateau Sarospatak et seulement 600 bouteilles pour le rarissime Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2005 Chateau Sarospatak .

    Pour l’Autriche, à noter notre Ruster Beerenauslese Furmint / Welschriesling 2007 et enfin notre dernier « vin de glace » (eiswein) Ruster Eiswein 2008 (en grandes bouteilles de 0,75L).

    Pour l’Italie, vous pourrez déguster le dernier grand cru de Barolo du millésime 2003 : Barolo Riserva Bricco Delle Viole DOCG 2003 ainsi que le Barolo « Buon Padre » DOCG 2005 .
    Le délicieux Moscato d’Asti DOCG San Grod 2009 est également disponible depuis fin novembre.

    Je ne vais pas tout vous détailler, mais il y aura beaucoup d’autres choses encore.

    Plan d'accès

    Dans l’attente du plaisir de vos nouvelles, recevez mes bien œnophiles salutations,
    Jean-François.


  • News 29 Septembre 2009

    Orlienas, le 29 septembre 2009,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Les choses se précipitent avec l’arrivée de nouveaux produits remarquables :

    Tokaji Azsu 3 Puttonyos Château Sarospatak 2005

    Barolo Riserva Cru Bricco Delle Viole DOCG 2003 (0.75L) Domaine G.Viberti (Caisse bois de 6 bt)

    Barolo »Buon Padre  » 2005 Domaine G.Viberti (0.75L) Caisse bois de 6 bt
    (Cuvée issue de l’assemblage des trois crus : Bricco Delle Viole, Volta et San Pietro)

    La cuvée de Ruster Eiswein 2008 est maintenant embouteillée. Une « sélection dans la sélection » de 600 bouteilles de 0,75L a été effectuée et vous sera prochainement proposée.
    Notre seul problème dans tout cela, c’est le manque de temps pour tout faire…

    Cordiales salutations,
    Jean-François Ragot


  • News 8 Septembre 2009

    Orlienas, le 8 septembre 2009,

    Cher(e) ami(e) œnophile,

    Je suis rentré d’Europe centrale, notre entreprise a rouvert ses portes et le travail a repris avec force et vigueur… Nous n’avons pas eu le temps encore de remettre à jour notre site en profondeur, mais il n’y a pas grand chose de nouveau, le mois d’août étant par définition un mois mort.
    En revanche, septembre repart très fort et de nouveaux produits sont en approche : je pense particulièrement aux vins roumains de Cotnari qui sont attendus avec impatience par beaucoup d’entre vous. Il faut être très patient avec la Roumanie où très peu de choses fonctionnent selon les canons de la logique occidentale… J’espère toutefois rentrer très prochainement mes cuvées de Château Cotnari 2008 (Grasa et Tamiioasa Romaneasca).
    Concernant Tokaj, nous espérons lancer également rapidement une délicieuse cuvée de Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2005 Château Sarospatak à un prix attractif.

    Les vignobles de Spitz (Wachau) en Basse Autriche, le 1er septembre 2009. Il s'agit de Riesling et de Grüner Veltliner.
    Les vignobles de Spitz (Wachau) en Basse Autriche, le 1er septembre 2009. Il s'agit de Riesling et de Grüner Veltliner.

    Œnophiles salutations,
    Jean-François Ragot


  • News 1er Mars 2005

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 01 mars 2005

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    Nous sortons doucement de l’hiver avec des désirs de voyage, d’horizons lointains et de bonnes bouteilles « exotiques »…

    Mais avant d’en arriver là, il est temps de faire un point sur un certain nombre de produits annoncés dans de précédentes publications et qui sont maintenant disponibles à votre gourmande attention.

    A tout seigneur tout honneur ! C’est par le Tokaji , alias Tokay de Hongrie que je voudrais commencer.

     

    Dans nos premières années de recherche et de commercialisation du Tokaji Impérial de Hongrie , à partir de 1986, nous avions eu l’occasion de proposer à nos clients un excellent Tokaji Aszu 3 puttonyos 1975 . A cette époque, les rares vins de Tokaji que l’on pouvait trouver sur le marché européen, étaient du niveau 3 puttonyos et la plupart du temps, de qualité médiocre.
    Je rappellerais pour mémoire , qu’un Tokaji 3 puttonyos, est théoriquement élaboré à partir de 3 hottes (puttonyos) de 25 kg de raisins aszu (confits au stade de raisins secs) mis à macérer dans une unité de 136 litres de vin nouveau.
    Conformément à la loi, un Tokaji de 3 puttonyos présente un degré d’alcool entre 12 et 13% vol et une quantité de sucres résiduels de 60 grammes minimum.
    A l’époque héroïque du Combinat de Tokaji , le vin était conservé 5 années en barriques et présentait le plus souvent un caractère oxydatif lié à des re-fermentations intempestives…
    Aujourd’hui, la vinification se déroule d’une toute autre manière. En général, on élabore un certain nombre de cuvées les plus riches possibles ; c’est donc très variable d’années en années, en fonction de la qualité du grain aszu.
    On les élève en barriques pendant deux ans. C’est à ce moment que les vins de 3 et 4 puttonyos sont élaborés en assemblant en cuves inox les barriques d’aszu de la cuvée de base avec des vins de Furmint-Harslevelu d’une richesse en sucre inférieure, voire avec des vins complètement secs. Après quelques semaines en cuve, ces vins sont embouteillés et mis sur le marché au début de la quatrième année qui suit la date de vendange. C’est pour cette raison que le millésime 2001 commence à être commercialisé en ce début 2005.
    A l’époque du Combinat, les 3 puttonyos étaient le plus souvent des vins peu ambitieux, présentant un caractère « standard »…
    Aujourd’hui, comme vous l’avez compris, un Tokaji aszu de 3 ou 4 puttonyos vinifié conformément à nos critères, est un vin beaucoup plus riche et complexe.

    C’est avec plaisir que nous vous présentons notre dernière cuvée.

    TOKAJI ASZU 3 PUTTONYOS 2001 CHÂTEAU SAROSPATAK

    Après la fausse « grande année » 2000 (selon notre opinion), le millésime 2001 a donné pour qui a su attendre, quelques belles sélections de grains aszu d’une concentration certes inférieure à celles du millésime 2000, mais dotées d’un bien meilleur équilibre.

    Les vins du millésime 2000, année particulièrement torride dans la région, souffrent d’un manque évident d’acidité. Comme vous ne l’ignorez pas, ou plus, le Tokaji requiert pour briller de tous ses feux un subtil équilibre entre sucre, alcool et acidité.

    Notre cuvée Château Sarospatak 3 puttonyos 2001 présente une jolie robe or clair. Le nez et la bouche trouvent une harmonie délicate, de fruité et de fraîcheur.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,88% vol
    Sucres résiduels : 75 grammes par litre
    Acidité fixe : 7,5 ‰

     

    TOKAJI EDES SZAMORODNI 2002 CHÂTEAU SAROSPATAK

    L’origine du mot Szamorodni est polonaise. Il signifie « tel qu’il est né ». Il s’agit par conséquent de la vinification de la grappe entière botrytisée, à la différence de l’aszu qui nécessite une macération de grains sélectionnés dans un moût en fermentation.

    Contrairement aux Tokaji Szamorodni doux de l’époque du Combinat (années 70 et 80), qui étaient en fait des « forditas » (voir annexe***), ce vin est une authentique vendange tardive de haute richesse en sucres, vendangée la deuxième quinzaine d’octobre 2002.

    Le vin a été élevé 12 mois en barrique de 220 litres avant sa mise en bouteille à l’automne 2004. C’est à notre avis une très intéressante approche d’un grand Tokaji liquoreux à prix modéré.

    Le millésime 2002 a donné pour les meilleurs vinificateurs quelques vins particulièrement brillants, marqués par une belle acidité revigorante.

    Ce vin est issu de trois tris vendangés entre le 15 octobre et le 5 novembre 2002 sur trois parcelles différentes :
    Une sélection de Harslevelu pur.
    Une sélection de vieilles vignes de Furmint et de Harslevelu
    Et enfin une ultime sélection de Furmint pur Le Tokaji Edes Szamorodni 2002, remarquablement fruité, offre une excellente minéralité, un côté parfois cristallin et une belle persistance aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13.51% vol
    Sucres résiduels : 92 grammes par litre
    Acidité totale : 7,7 ‰

    Ces deux vins sont prêts à subir les assauts de votre gourmandise mais pourront être gardés sans problème durant de longues années…

    Annexe *** Le Forditas est obtenu en ajoutant du moût frais à un marc d’aszu, ce qui provoque une seconde fermentation. On obtient ainsi à moindre coût des vins moelleux, mais marqués par un caractère oxydatif pas toujours bienvenu…

    Nouvelles Brèves d’Autriche…

    Chez Bruno Landauer à Rust

    Tout comme les dernières années, Bruno Landauer a pu élaborer à partir d’une vendange tardive le 28 octobre 2004 un Gewüztraminer Spätlese (21 KMW : 21% de sucre en masse volumique) frais, vif, aromatique et agréablement moelleux.
    C’est un vin idéal pour l’apéritif.
    Il sera disponible début Avril.

     

    RUSTER BEERENAUSLE 1999
    WELSHRIESLING-PINOT BLANC

    Tout comme à Tokaj, le millésime 1999 a produit à Rust des liquoreux marqués par un grand équilibre acidité-sucre.
    Cette cuvée conservée pour la bonne bouche en cuve inox, a été mise en bouteille au mois d’août 2004.
    Le vin présente l’équilibre caractéristique des grands Ruster, avec un très joli fruité, de la complexité et une excellente acidité.

    Éléments analytiques :
    29 KMW (29% de sucre par litre en masse volumique) à la vendange.
    Sucres résiduels : 104 gr/l.
    Acidité totale : 9.8‰
    Alcool : 12,3 % vol


    RUSTER URBARIAL 2003

    J’ai attiré votre attention dans une précédente lettre sur la qualité exceptionnelle des vins rouges du millésime 2003 en Europe centrale.
    Bruno Landauer a choisi de produire dans ce millésime une cuvée prestige de vin rouge issue d’un assemblage judicieux de trois cépages différents :
    Zweigelt : 50%
    Pinot noir : 30 %
    Merlot : 20%

     

    La quantité totale embouteillée est de 4000 bouteilles.

    La robe est grenat, pourpre, presque noire.
    Le nez est puissant sur les fruits rouges très mûrs avec des nuances empyreumatiques.
    La bouche est ample, complexe, avec un boisé fin, mais la structure du vin est telle que nous devrions obtenir un fondu remarquable d’ici deux ans.
    Vin très original, alliant les cépages indigènes d’Europe centrale aux cépages internationaux d’Europe de l’Ouest.


    Chez Georg Lunzer à Gols

    Du côté de chez notre ami et solide partenaire Georg Lunzer, la qualité des rouges 2004 est en tous points excellente, avec entre autres, un rare « Sankt-Laurent 2004 » de robe presque noire, concentré, aromatique et fin.
    Le cépage Saint Laurent est un très vieux cépage identifié dans le passé en Alsace sur des terres abandonnées pour la culture de la vigne. Il n’est plus guère cultivé aujourd’hui que dans la basse Autriche et le Burgenland.
    Certains estiment qu’il s’agit d’une mutation du Pinot noir (cépage génétiquement instable). Cette théorie n’est toutefois pas démontrée scientifiquement.
    Il donne des vins colorés, fins et veloutés.

    Cette année encore, Georg élabore en partenariat avec Dionis un vin de paille rouge (Strohwein) issu du Cabernet sauvignon. A ce jour, les raisins n’ont pas encore été pressurés et continuent de passeriller paisiblement dans les greniers de notre ami…

    Nouvelles Brèves d’Italie…


    Chez Giovanni Viberti (Piémont)

    BAROLO RISERVA 1999 DOCG CRU
    BRICCO DELLE VIOLE

    Cépage : Nebbiolo: 100%
    Récolte manuelle en petites caisses de 20 kg.
    Egrappage et macération pour une durée de 24 jours en cuve de bois de 50 hectos.
    Elevage de 36 mois en foudres de chêne de 40 hectos, puis passage de 12 mois en cuve d’acier inox et enfin 12 mois en bouteille avant la mise sur le marché.

    Eléments analytiques :
    Alcool : 14% vol
    Acidité totale : 6‰
    Extraits secs : 27,5gr/l

    Très grand millésime, comparable au mythique 1990.
    Ce Barolo présente une robe dense, rubis profond presque grenat.
    Au nez, de bonne intensité, dominent le goudron, la violette, les nuances balsamiques, le tout dans un ensemble très complexe.
    En bouche, l’attaque est puissante mais ne manque pas de fraîcheur aromatique, signe des grands millésimes. L’ensemble est très équilibré .
    Le vin s’épanouit après quelques minutes d’aération. La qualité des tanins, fins et bien fondus, est remarquable. Il est persistant, savoureux, élégant et complexe avec une dominante sur la finesse plutôt que sur le « blockbuster » du type bête à concours …
    En conclusion, un grand rouge dans la haute tradition européenne, qui devrait atteindre sa pleine maturité d’ici la fin de la décennie.

    Nouvelles Brèves du Portugal…

    A la Quinta dos Roques ( DÃO)

    QUINTA DOS ROQUES RESERVA 2000

    Le millésime 2000 dans l’appellation Dão est considéré comme un très bon millésime, dans l’esprit du 1997.
    Le Reserva 2000 est un assemblage de :
    Touriga Nacional : 40%
    Alfrocheiro Preto : 20%
    Jaen : 20%
    Tinta Roriz (Tempranillo) : 15%
    Tinto Cão : 5%

    Fermentation en cuve inox avec une macération de 13 jours avec remontages (température 28 à 30 °C).
    Elevage de 10 mois en barriques françaises.
    Embouteillage après très légère filtration en août 2002.
    Production : 13000 bouteilles.
    Eléments analytiques :
    Alcool : 13% vol
    Acidité totale : 5,8 ‰ (musurée en acide tartrique)
    Extraits secs : 28,1 gr/l

    Robe grenat, brillante.
    Bouquet fruité intense de baies sauvages avec des notes de vanille et de chocolat apportées par l’élevage.
    En bouche, belle concentration, c’est très généreux avec des tanins bien marqués mais fins.
    Pleine maturité estimée : 2010.

    Dernières nouvelles d’Afrique du sud !

    Comme je l’avais évoqué dans ma lettre de septembre j’avais été impressionné lors de mon voyage de mai 2004 en Afrique du sud par cette nouvelle génération de domaines, dont Mont du toit est un bon exemple.

    Le domaine est situé au pied de la montagne Hawequa, dans la région de Wellington à environ 65 kms au Nord-Est de la ville du Cap (Cape Town).

    Les 28 hectares du domaine appartiennent à la zone d’appellation de Paarl. Le terroir est composite (granit, sable, argile).

    On y vendange à la main dans la fraîcheur du petit matin des raisins à pleine maturité, que l’on transporte dans des cagettes pour préserver l’intégrité des fruits qui vont être vinifiés.

    Les rendements de ce domaine sont particulièrement limités ce qui est un facteur qualitatif essentiel .

    HAWEQUAS 2003 (W.O Paarl)
    DOMAINE MONT DU TOIT

    Assemblage de cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot et shiraz.
    Fermentation lente et macération longue.
    Élevage en petite barrique de bois neuf pendant 16 mois.
    Alcool : 14.5%vol
    Embouteillé à l’automne 2004.

    Robe grenat foncé.
    Arômes harmonieux et expressifs de fruits noirs et d’épices fines.
    En bouche, c’est un velours…

    La montagne HAWEQUA à Wellington

    CHARDONNAY 2003 (W.O Walker Bay)
    DOMAINE HAMILTON RUSSELL

    Après l’exceptionnel millésime 2001, la nature a été moins favorable en 2002 avec des vins moins structurés.
    Fidèles à nos principes, nous n’avons pas jugé bon de référencer ce millésime.
    Le millésime 2003, quant à lui, renoue avec une grande année :
    Entièrement fermenté en barriques françaises.
    Rendement de 27 hectolitres à l’hectare.
    Elevage : 9 mois en barrique de Nevers
    Alcool : 13% vol

    La robe or vert est limpide et brillante.
    Le nez est exotique, intense avec des arômes complexes de miel et d’acacia.
    La bouche superbement équilibrée est ample minérale et toastée.
    Un des plus grands vins blancs de cépage Chardonnay de l’hémisphère sud, dans le plus pur style des grands Bourgogne blancs.
    Grande garde (plus de 10 années)

    Après vous avoir livré nos impressions sur nos dernières découvertes et sélections d’Europe et du Nouveau Monde , nous voudrions vous dire, mon co-équipier Raymond et moi-même, combien nous sommes sensibles à l’intérêt que vous nous témoignez, ainsi qu’à votre fidélité(presque une vingtaine d’années pour certains d’entre vous). Le plaisir, que vous nous dites avoir partagé avec des amis, à la dégustation d’un Tokaji Château Sarospatak, d’un Vin de Constance, d’un Vin de glace…nous enchante et nous confirme que nos efforts de recherche de la haute qualité ne sont pas vains.

    Afin de répondre à vos demandes, Raymond consacrera les premiers mardi de chaque mois à l’organisation de rencontres œnologiques au Caveau de Dionis. Les places étant limitées, il conviendra de s’inscrire suffisamment tôt pour prendre date.

    Nous pouvons également nous déplacer pour animer des conférences dégustations autour de la Collection des Vins Mythiques et légendaires.( nous consulter)

    Nous vous remercions de votre attention et vous prions d’agréer nos très oenophiles salutations.

     

    Jean François Ragot

    PROCHAINES DÉGUSTATIONS

    AU CAVEAU DE DIONIS
    LES MARDI 5 AVRIL ET 3 MAI 2005

    MERCI DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE ADRESSE E-MAIL
    POUR PROFITER D’OFFRES FLASH …

    info-contact@dionis-vins.fr


  • News 2 Décembre 2004

    Orliénas le 02 décembre 2004

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    Nous voudrions profiter de ce 2 décembre 2004, où nous célébrons le bicentenaire du couronnement de l’Empereur Napoléon 1er, pour évoquer à nouveau le célèbre Vin de Constance.
    Comme vous ne l’ignorez plus, ce vin mythique et légendaire, tout comme le célèbre Chambertin, fut étroitement lié à la saga napoléonienne.
    Une théorie, qui a de nombreux adeptes, prétend même que l’Empereur aurait été assassiné en 1821 à l’arsenic. Le poison aurait été ajouté subrepticement à la bouteille de Vin de Constance, dont il faisait ses délices quotidiens.
    Je ne prendrai pas parti dans cette querelle, mais qui aurait eu intérêt à faire assassiner l’Empereur déchu exilé à Saint Hélène ?…

    Depuis la résurrection du Vin de Constance en 1987 (premier millésime depuis plus de cent ans), nous avons souvent parlé de ce vin de légende sans tarir le sujet, tant votre quête était forte.

    Je voudrai à ce sujet, évoquer une dégustation d’anthologie de ce précieux nectar.

    Dans les années 1970, un certains nombre de bouteilles de vieux Constantia du millésime 1791 furent retrouvées dans la cave du Duc de Northumberland au Château d’ Alnwick dans la nord de l’Angleterre. Ces bouteilles furent vendues aux enchères chez Sotheby’s à Londres et rapatriées en Afrique du Sud où elles firent l’objet d’une émouvante et prestigieuse dégustation.

    « Doté d’une magnifique robe ambre foncée, nuancée d’un liseré doré, il offrit, aussitôt après avoir été versé délicatement dans un verre à dégustation, un émouvant bouquet, à la fois tendre et fruité, si caractéristique des grands vins de dessert de muscat. Rien ne venait altérer son parfum, d’une parfaite évolution après presque deux siècles passés en bouteille. Ses arômes se révélèrent subtils et délicats, d’un équilibre surprenant, bien que manquant légèrement d’acidité. On percevait aussi une pointe de madérisation, mais encore une certaine présence tannique. »

    L’opinion générale estima que c’était un vin de caractère, d’une grande richesse, entièrement à la hauteur de sa légende.

    Plusieurs heures après la dégustation, il subsistait encore dans le verre une rémanence du bouquet originel. Le vin avait traversé les siècles, à la fois comme un symbole et comme la réalité bien vivante de Constantia aujourd’hui.

    Après cette sensation presque physique avec le passé l’analyse du vin fut dévoilée : elle montrait un taux d’alcool de 15,03%, une acidité de 7,1‰, exceptionnel pour un vin vieux de deux siècles et une quantité de sucres résiduels de 128,30 grammes par litre.

    Vin de Constance 2000

    Le dernier millésime du XXème siècle ou le premier millésime du XXIème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

     


     

    Klein Constantia Sauvignon Noble Late Harvest 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.
    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.
    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.
    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.
    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    Klein Constantia Sauvignon Blanc 2004

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.
    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.
    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .
    Délicieux à boire dans les trois années.

     

    Klein Constantia Rhineriesling 2003

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.
    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).
    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Élaboré dans un style très légèrement moelleux,  le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.
    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

     

    Klein Constantia Chardonnay 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .
    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).
    La robe or clair est limpide et brillante.
    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).
    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

     

    Klein Constantia Marlbrook 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.
    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.
    Robe rubis profond.
    Arômes de violettes et de fruits noirs.
    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    Petite chronique d’un voyage
    (octobre-novembre 2004)

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…
    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust,  les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels « Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999, que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie, après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt, le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de « passeriller » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France…  Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie. L’ancienne frontière austro-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11,5 % d’alcool et 7,8‰ d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircit enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.
    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …
    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja, où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables (mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint. Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

    Très cordiales salutations œnophiles.

    Jean François RAGOT

    Bonnes dégustations.

     

     

    VIN DE CONSTANCE 2000

    Le dernier millésime du XX ème siècle ou le premier millésime du XXI ème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON NOBLE LATE HARVEST 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.

    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.

    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.

    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.

    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON BLANC 2004

     

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.

    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.

    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .

    Délicieux à boire dans les trois années

     

    KLEIN CONSTANTIA RHINERIESLING 2003

     

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.

    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).

    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Elaboré dans un style très légèrement moelleux , le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.

    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

    KLEIN CONSTANTIA CHARDONNAY 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .

    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).

    La robe or clair est limpide et brillante.

    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).

    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

    KLEIN CONSTANTIA MARLBROOK 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.

    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.

    Robe rubis profond.

    Arômes de violettes et de fruits noirs.

    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    PETITE CHRONIQUE D’ UN VOYAGE

    ( octobre-novembre 2004)

     

     

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…

    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust , les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels «  Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999 , que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie , après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt ,le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de «  passeriller  » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

     

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France… Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie.L’ancienne frontière austo-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1 er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11.5 % d’alcool et 7.8 pour mille d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor  » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircie enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.

    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …

    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja , où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables( mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

     

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint . Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

     

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

     

    Très cordiales salutations oenophi