• Archives pour l'Étiquette 2014
  • Noble One 2014 Sémillon Domaine de Bortoli (Nlles Galles du sud) (0,375L)

    * Leplus grand liquoreux botrytisé d’Australie depuis 30 ans appelé « L’Yquem d’Australie »

    Région de production : Riverina (nouvelles Galles du Sud)

    Conditions d’élaboration de la vendange du millésime 2014.

    Après un été chaud et sec, l’année 2014 a débuté par des averses en février et des températures fraîches permettant au botrytis cinéréa de s’installer. Les averses qui suivirent au mois de mars favorisèrent le développement du botrytis.
    Les raisins furent vendangés pendant 2 semaines au mois d’avril.

    Une évaluation de la maturité de chaque parcelle a été mise en œuvre pour déterminer le moment optimal de la vendange, fonction du degré maximum de botrytisation recherché.
    Chaque parcelle a été vendangée, vinifiée et élevée séparément, afin de pouvoir optimiser l’assemblage final, qui formera la cuvée définitive. Les fermentations durèrent, selon les cuvées, de 3 semaines à 3 mois.

    Élevage :
    46% du lot final a été élevé en barriques françaises neuves.
    17% en barriques d’une année.
    16% en barriques de deux ans.
    21% en cuve inox.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 10 % /vol
    Acidité totale : 9,9 ‰
    pH : 3,62

    Le vin présente une robe dorée éclatante. Le bouquet, déjà ample, nous conduit de l’abricot et de la nectarine bien mûre, aux délicates fragrances d’agrumes, mêlées à de subtiles nuances d’amandes et de vanille.

    La bouche offre une gamme complexe d’arômes liés à la pourriture noble : pêche, nectarine et cédrat. On retrouve, tout comme au nez, les nuances de fruits secs et un vanillé délicat.
    Particulièrement opulent, avec une grande persistance aromatique, soutenue par une excellente acidité, celle-ci l’exempte de toute lourdeur.

    Évolution prévisible favorable de ce vin : 10 à 15 ans.

    Accord mets/vins : accord classique foie gras, à déguster avec une crème brûlée. Ce vin peut également accompagner un plateau de fromages bleus et des figues séchées à la fin d’un repas.


  • Negroamaro IGT Salento 2014 « F » cuvée prestige (toute petite production de très vieilles vignes) « Feudi di San Marzano » (0,75L)

    NEGROAMARO IGT SALENTO 2007 "F"Vin élaboré à partir de raisins provenant de la région de Monte La Conca, à cheval sur San Marzano et Francavilla Fontana. Le terroir est composé de terre rouge (riche en oxyde de fer) avec une base calcaire.

    Date de la vendange : dernière semaine de septembre.

    Vinification : vendange manuelle en petites caisses.

    Macération de 18 à 25 jours, utilisation de levures indigènes.

    Fermentation à température contrôlée entre 24 et 26 °C.

    Élevage: 8 mois en barriques de chêne français et du Caucase.

    Alcool : 14,5%/vol

    Robe noire, impénétrable et brillante. Très beau nez sur le chocolat, les notes de cacao et une belle concentration de fruits noirs (fruits des bois, confiture de cerises, épices…). Un vin qui a du corps, doux et harmonieux, riche en tannins et avec une belle persistance.
    Un vin magnifique, à mille lieux des vins du nord de l’Europe.

    Température de service : 18°C
    Excellent pour accompagner viandes rouges, gibiers et fromages affinés.


  • Montecrocetta – Roncaiolo Appassite Cabernet Veneto IGT 2014 (0,75L) (Veneto/Italie)

    IMG_3751Une des dernières production de notre ami Graziano Maule, le Roncaiolo Appassite 2014. Remarquable vin rouge (75% Cabernet franc et 25% Cabernet Sauvignon) vinifié après un séchage de quatre semaines. Ce vin est dans l’esprit d’un « Ripasso » de la Valpolicella.

    Alcool : 13,7 %/vol

    Doté d’une robe grenat profonde, ce vin est à la fois plein de délicatesse, avec de beaux arômes de fruits rouges et noirs bien mûrs, mais également d’une redoutable puissance.
    C’est le type de vin de style « haute couture » à forte identité.
    Idéal pour accompagner du gibier.

    IMG_3748
    Notre partenaire de la région Veneto, Graziano Maule de Montecrocetta, en dégustation avec Jean-François Ragot le 12 avril 2016.
    Jean-François Ragot avec la famille Maule (Graziano, notre brillant vinificateur, sa charmante fille Valentina et la grand-mère de 90 ans en parfaite condition, grâce à un verre de Recioto…) le 14 avril 2017.

  • La perle de Moldavie : le Cotnari

    Orliénas, le 19 décembre 2017,

    Il y a eu très peu d’informations sur ce dossier depuis trois ans, mes derniers contacts avec la région de Cotnari remontants au mois de septembre 2016. Pour le moment, toujours rien de positif !
    Le petit producteur sur qui nous comptions fin 2013 pour faire avancer ce dossier, Ioan Târgovatu est hélas décédé… Le découragement nous a doucement rejoint, Titi Babusanu et moi-même.
    Le Cotnari a été avec le Tokaji un des étendards de Dionis durant les années 90 et 2000. Il nous a donné à nos clients et à nous-même beaucoup de satisfactions œnologiques.
    A ce jour, il n’y a pas d’autres possibilités que d’acheter à l’ex-« combinat » de tristes vins au caractère industriel marqué… Bien entendu, je me refuse absolument à ce pis-aller, mais je dois hélas acter que le retour tant souhaité du Cotnari chez Dionis demeure à ce jour un échec et probablement l’unique véritable échec enregistré depuis le début de notre aventure œnologique en 1985.

    Terminons toutefois par une note positive : je ne perds pas toutefois tout espoir et continue de loin en loin mes investigations.


    Orliénas, le 25 novembre 2014,

    Mon dernier voyage en novembre, m’a permis de faire le point sur le millésime 2014 en Europe Centrale, dont les dernières vendanges se sont déroulées jusqu’à la fin du mois d’octobre.
    Mais pour commencer petit flash-back concernant le vignoble de Cotnari (Roumanie / Moldavie).
    J’avais écrit à la fin du mois de juillet 2014 que la situation sanitaire du vignoble n’était pas excellente malheureusement. De nombreuses parcelles étaient affectées par l’oïdium, le mildiou, mais également par des arachnides. On estimait alors que la moitié de la production était touchée par ces maladies.
    La situation est allée hélas de mal en pis et il n’a pas été possible d’obtenir des raisins Grasa et Tamiioasa romaneasca en état sanitaire convenable.
    Bien entendu, nous n’entendions pour ce premier essai de vinification de vin de Cotnari, n’acheter que des raisins en surmaturité de haute qualité. Face à une situation défavorable, nous avons décidé d’annuler notre projet pour 2014 et ceci dès la fin du mois d’août.

    Si les conditions le permettent nous tenterons bien sûr l’expérience en 2015.
    Nous vous tiendrons informés de l’évolution de ce dossier qui nous tient à coeur.


    Orliénas, le 22 Juillet 2014,

    Quelques informations sur Cotnari : la situation sanitaire du vignoble en ce mois de juillet 2014 n’est pas excellente malheureusement. De nombreuses parcelles sont affectées par l’oïdium, le mildiou, mais également par des arachnides. On peut estimer actuellement que la moitié de la production est touchée par ces maladies.
    Il est par conséquent encore difficile d’évaluer ce que sera la vendange. Ceci dépendra en grande partie des conditions météorologiques de prochaines semaines.

    Bien entendu, nous n’entendons acheter que des raisins en surmaturité de haute qualité. Si les conditions ne le permettent pas cette année, nous devrons attendre avec regrets 2015.

    Nous vous tiendrons informés de l’évolution de notre dossier.

    État du vignoble de Cotnari en Juillet 2014.
    État du vignoble de Cotnari en Juillet 2014.
    État du vignoble de Cotnari en Juillet 2014.

    Orliénas, le 18 novembre 2013,

    Nous revenons sur le vignoble de Cotnari (voir nos news du 23 octobre 2013).
    Nous vous invitons à visionner les interviews du 30 octobre 2013 de Titi Babusanu en compagnie du petit producteur Mihail Varzari. Elles vous apporteront un éclairage peu connu de ce vignoble historique et mythique tombé dans l’oubli depuis globalement le XIXème siècle et la crise du phylloxera.
    La surface du vignoble de Cotnari s’élève à ce jour à environ 1 400 ha.

    Nous sommes décidés à tenter de relancer une petite production de ce vin par le biais de la fourniture principalement de raisins Grasa et Tamiioasa Romaneasca de haute qualité, achetés aux petits producteurs qui voudront bien s’associer à cette opération. Je confirme que le grand viticulteur ami de Rust (Autriche / Burgenland) Bruno Landauer est très intéressé par ce projet et prêt à le rejoindre.


    Orliénas, le 13 novembre 2013,

    Dans la news du 23 octobre, j’ai évoqué la situation calamiteuse qui règne dans la région de Cotnari, le marché étant dominé par l’ex-monopole qui contrôle au moins 95% de la production de raisins.
    Je suis arrivé aux portes de la zone viticole de Cotnari le mercredi 30 octobre 2013 à 9h, après 2 400 km de voyage. J’ai retrouvé là notre « interface locale », l’excellent et sympathique œnologue Titi Babusanu. Comme je l’ai expliqué déjà dans ma newsletter du 23 octobre, la problématique dans cette zone est de tenter de créer une nouvelle dynamique à partir de petits producteurs,  pour échapper à la « rationalisation par le bas », qui est la politique dominante mise en œuvre par les dirigeants de l’ex-ferme d’état.

    Pour être franc, nous repartons de très loin… Que ce soit Dionis ou Titi Babusanu, nous sommes considérés par eux comme persona non-grata… Nos demandes de rendez-vous ont été déclinées de manière très désagréable. Plus grave, notre excellent ami, Ioan Bilius,  avec qui nous avons fait un travail formidable de 1990 à 2002 a probablement subi des pressions de la part du « monopole » et a piteusement prétexté un déplacement dans la région pour ne pas nous recevoir… C’est dire l’ambiance qui règne dans cette région, où l’ex-monopole qui fournit du travail à toute la zone, a laissé cette dernière dans un état apparent voisin du fameux « socialisme réel » des années 80…
    Contrairement, à l’ensemble de la Transylvanie, de la Valaquie et d’une grande partie de la Moldavie, il n’y a, par exemple, aucune possibilité de dormir où même de manger à Cotnari. L’esprit d’initiative est totalement annihilé aujourd’hui encore en 2013, par des pratiques d’une autre époque, aux relents mafieux. il faut rajouter à cela le côté un peu fataliste et indolent de la population demeurée imprégnée par l’influence ottomane jusqu’à la fin du XIXème siècle.

    Nous avons rencontré deux petits producteurs : Mihai Varzari (le plus gros des petits producteurs avec 50 ha) et Ioan Târgovatu.
    La dégustation chez le premier nous a permis de faire le tour d’une production très « artisanale », avec des moyens techniques limités (absence de capacité de refroidissement entre autres et stockage rudimentaire). Nous avons dégusté des Chardonnay, Sauvignon, Feteasca Alba, Frincusa et Grasa. Il est clair que ces vins souffrent d’un manque total de netteté, due à une hygiène sommaire et à un excès de sulfitage (So2).
    Nous avons eu la surprise de retrouver chez Mihai Varzari une ancienne connaissance de 2002 de Cotnari SC SA (l’ex-monopole) Eugen Cojocariu, prétendument œnologue de ce petit domaine et très certainement envoyé « en sous-marin » par la direction du monopole… Ah l’esprit de la « Securitate » n’est jamais bien loin encore…
    Nous avons évoqué avec Mihai Varzari la possibilité de mettre en œuvre une sélection parcellaire de Grasa pour la vendange 2014, avec pour but de vinifier de 10 à 20 Hl de Grasa moelleux et peut-être de Tamiioasa avec des moyens modernes dont le froid et la filtration stérile. Cette possibilité nous est offerte par Titi Babusanu qui possède une unité de micro-vinification dans la ville de Iasi, à 60 km de Cotnari.

    La visite et la dégustation chez le deuxième petit producteur, Ioan Târgovatu a été beaucoup plus proche de nos critères. Sa petite cave extrêmement propre nous a très favorablement impressionnés. N’ayant pas comme Mihai Varzari la technologie adéquate pour vinifier des vendanges tardives de Cotnari Grasa ou de Tamiioasa, il s’est orienté vers une toute petite production de vins blancs secs Feteasca Alba, Feteasca Regala, Frincusa, Grasa et Tamiioasa Romaneasca. Tous ces vins du millésime 2013 étaient nets, purs et plutôt bien vinifiés. Une mention particulière pour son 2013 Feteasca Regala.
    Ioan Târgovatu est d’accord pour identifier des parcelles de Grasa et Tamiioasa chez ses collègues de la région avec une orientation « vendanges tardives ». Il pourrait être très efficace pour l’achat et la collecte des raisins conformes à nos critères.

    Voila, nous avons lancé le ballon et il faut attendre maintenant qu’il retombe. Affaire à suivre !

    Je rajouterai in fine que notre ami et partenaire autrichien Bruno Landauer serait intéressé pour être de la partie.

    Le vignoble de Cotnari, le 30 octobre 2013.
    La cave de Ioan Târgovatu, le 30 octobre 2013.
    De gauche à droite : Titi Babusanu et Ioan Târgovatu, le 30 octobre 2013.

    Orliénas, le 12 novembre 2008,

    Cher(e) ami(e) œnophile,Je suis de retour depuis hier soir, après un voyage de près de 6500 km à travers 8 pays d’Europe centrale. Je ramène bien entendu une grosse masse d’informations qui vous sera délivrée au fur et à mesure à la fois sur le site et sur notre blog.
    La partie la plus complexe concerne la Roumanie, dont la viticulture dans sa très grande majorité est encore très éloignée de nos normes européennes. Je me suis rendu à Cotnari (extrême nord-est de la Roumanie), dans l’ancienne principauté de Moldavie. (A ne pas confondre avec la République indépendante de Moldavie, appelée aussi Moldova ou Bessarabie)
    La dégustation des vins m’a permis d’extraire deux lots dans l’excellent millésime 2008, qui a été vendangé la première quinzaine d’octobre. Le but d’internet étant la diffusion d’images, je vous renvoie à la vidéo que j’ai réalisée sur place dans la cave de la société Vinia à Cotnari même le lundi matin 3 novembre 2008.
    J’espère que nous allons pouvoir faire embouteiller au moins une des deux cuvées sélectionnées : le Grasa CIB et le Tamiioasa Romaneasca. Ça pourrait se faire vers la fin du mois de janvier 2009, mais vous voyez que je suis très prudent, ayant été déjà échaudé…

    L’équilibre du Grasa 2008 dégusté est de plus de 80g de sucre résiduel, environ 12% d’alcool et 9.1‰ d’acidité. Ce sont des paramètres analytiques excellents.
    Le Tamaiioasa quant à lui, présente des caractéristiques proches en matière de sucre résiduel et d’alcool acquis, avec une acidité de 7.6‰.Mon dernier voyage à Cotnari remontait à novembre 2004 et m’avait permis alors de sélectionner notre cuvée Château Cotnari, Grasa CIB 2003. Tout a une fin, et il nous reste moins de 300 bouteilles de ce joli vin. J’espère avoir trouvé son remplaçant. Les vins de 2008, à mon avis, seront aptes à une garde d’un vingtaine d’années dans une bonne cave.Dans la suite de la dégustation, nous avons pu apprécier un bon Pinot Gris moelleux 2008 de Cotnari, vif et même un peu acidulé. Un Feteasca Alba 2008 moelleux présentait une palette aromatique intéressante, hélas « cassé » par un taux de SO2 (souffre) beaucoup trop élevé. C’est un des grands problème encore en Roumanie où l’on a tendance à utiliser très souvent, par précaution, les doses maximales autorisées par la législation européenne.
    Une surprise avec un cépage Muscat rosé traditionnel de la Moldavie le Busiioaca de Bohotin 2008. C’est un vin moelleux complètement original avec 12.3% d’alcool, 51g de sucre et une acidité revigorante de 7.9‰. Il est très fruité, avec un côté moelleux subtil, une touche végétale et une certaine élégance dans l’ensemble.Dans cette vaste dégustation d’une vingtaine de vins, nous avons eu le plaisir de re-déguster des vieux vins de Cotnari : un Tamiioasa Romaneasca CIB 1995, très bien évolué avec de beaux arômes de cire d’abeille et d’encens, ainsi qu’un Cotnari Grasa 1987 admirablement bien conservé et évolué avec son inimitable touche mentholée. Nous avons vendu par le passé ces deux références et si d’aventure il vous restait quelques bouteilles dans votre cave (je m’adresse bien entendu aux anciens clients de Dionis) n’hésitez pas à déboucher !

    Campagne traditionnelle moldave. Cotnari le lundi matin 3 novembre 2008.
    Les vignobles de Cotnari avec en fond le « Château Cotnari » le lundi matin 3 novembre 2008.
    Dégustation du millésime 2008 le lundi matin 3 novembre 2008. De droite à gauche : Mihai (le maître de chais), Titi Babusanu (Responsable commercial et marketing de Vinia), et votre serviteur…
    Cuvée 2008 de Cotnari Grasa CIB le 3 novembre 2008.

    Petit Dossier historique sur Cotnari

    Un nectar oublié, redécouvert et offert aux amateurs de vins rares par DIONIS.
    Perle de la couronne, cousin éloigné du Sauternes, rejeté au delà de l’arc des Carpates aux confins de la Roumanie et de l’Ukraine, dans l’ancienne Principauté roumaine de Moldavie, le COTNARI, m’a rapidement convaincu que son ancestrale réputation pouvait être encore tout à fait justifiée. Adulé aux XVIIIème et XIXème siècles, alors que sa superficie n’excédait guère 350 hectares, (le cœur du cru produisant aujourd’hui encore les meilleurs vins), le vignoble de Cotnari couvrirait actuellement, si l’on se fie aux statistiques locales, plus de 2000 hectares.

    Historiquement, la première mention avérée de ce vin doré à reflets verts, nous la trouvons dans un ouvrage paru à Venise en 1441 et l’on signale déjà son prix particulièrement élevé. Julien n’hésite pas à écrire que les vins de Cotnari « figurent parmi les meilleurs du globe ».
    Dans un ouvrage paru à Londres en 1900, intitulé Rumania, l’auteur G.Benger est tout aussi dithyrambique : « bien soigné, le puissant vin doré de Cotnari devient en effet un vin noble semblable au TOKAJI, mais plus généreux et plus sec. Le Cotnari vieilli est tout à fait sain, extrêmement impétueux avec beaucoup d’arômes et ressemblant au vin de Malaga d’Espagne ». Il était traditionnellement exporté vers la Russie, la Pologne et l’Autriche, sans oublier les beaux établissements parisiens sous le Second Empire, où il était connu sous le nom de « Perle de Moldavie ».
    Après le douloureux intermède du phylloxéra à l’aube du XXème siècle, les vignobles seront vite reconstitués et les vins distingués par des grands prix à Bruxelles en 1934, Paris en 1935 et New York en 1937.

    Une grappe de raisin Grasa botrytisée. (pourriture noble)

    Le plus important de tous, pour la qualité des vins qui en sont issus, le GRASA (35 % de la zone viticole) n’est pas sans rappeler le FURMINT hongrois. C’est le seul apte à produire de grands vins liquoreux de pourriture noble. Il ne gagne pas à être assemblé aux autres cépages et son potentiel de conservation dépasse largement trente ans pour les meilleures années. Le cépage aromatique TAMAIIOASA ROMANEASCA ou BUSUIOACA DE MOLDOVA couvre 10 % du vignoble. Il est proche du Muscat à petits grains et est généralement vendangé tardivement, passerillé mais non botrytisé.Viennent ensuite le FETEASCA-ALBA, pour 35% de la surface, moins intéressant à mon sens, car manquant souvent de « feu » et d’acidité. Les 20% restants sont consacrés à un autre cépage indigène, le FRINCUSA, donnant des blancs secs de soif, vifs et peu alcoolisés.

    Cîrjoaia (Cotnari) en mars 1996
    Jean-François Ragot à Cîrjoaia (Cotnari) en mars 1996.
    Jean-François Ragot à Cîrjoaia (Cotnari) en mars 1996.
    Les vignobles de Cotnari en octobre 2002.
    Cîrjoaia (Cotnari) en octobre 2002.
    Aspect très traditionnel des vignobles de Cotnari en octobre 2002.
    Le chateau cotnari et ses vignobles en octobre 2002.
    Les vignobles de Cotnari en octobre 2002.

    Les structures économiques viti-vinicoles ont relativement peu évolué depuis la disparition du système collectiviste. Contrairement à Tokaji où se sont créés de nombreux domaines, issus du démantèlement des coopératives et de la Ferme d’ État, la presque totalité du vin est produit à Cotnari par l’ancienne Ferme d’ État. Officiellement, elle a été « privatisée » en 1998, en fait, partagée entre les salariés…

    Ce curieux système n’a hélas pas permis l’apport de capitaux et de technologie occidentale.
    Il y a cinq ans environs, j’avais évoqué dans une Lettre de Dionis les très importantes destructions que le vignoble avait subi consécutivement au froid polaire de l’hiver 1997. Une partie du vignoble a été replantée avec des moyens archaïques et les rendements restent très irréguliers.Pour conclure, nous nous sommes livrés à une rétrospective des millésimes que nous avons eu le plaisir de vous faire découvrir depuis 1990 , première année où nous avons importé ces vins.
    Le 2000 est le onzième millésime de Grasã vsoc-cib (sélection de grains nobles).
    Il a été précédé chez Dionis des millésimes 1966; 1969; 1977; 1978; 1982; 1987; 1988; 1989; 1991; 1993 en Grasã et 1990; 1993; 1995 en Tamaiioasa Romanesca. Ceux parmi vous qui disposeraient d’une verticale de ces brillants millésimes sont bien plus riches que nous…


    La saga du Cotnari-Grasa vsoc cib 2003…

    Pour ceux d’entre vous qui lisent «  La Lettre de Dionis » attentivement (ils sont nombreux, je le sais !) vous avez pu suivre la saga que constitue la collaboration avec cette région viticole très éloignée de tout, depuis le départ à la retraite en janvier 2003, de mon ami et très ancien partenaire, Ioan Bilius .
    Lors de ma visite à la propriété du 1 er Novembre 2004, j’avais « identifié » une petite et excellente cuvée de Grasa vsoc cib 2004.En roumain, «  cib » signifie : «  Cules la innobilarea boabelor » soit la traduction exacte en français de : «  sélection de grains nobles ». . Je l’avais alors réservée pour une mise en bouteille vers la fin du printemps 2005. Quelle ne fût pas ma surprise de constater que l’échantillon expédié alors, ne correspondait plus du tout à celui dégusté à la propriété ! Devant mes interrogations véhémentes et persistantes, j’ai fini par découvrir le « pot aux roses » ! « Notre » vin avait servi de « vin médecin » pour renforcer une moyenne qualitative de production, un peu faible…
    Se mettre en colère est une chose, tout recommencer pour identifier une nouvelle cuvée en est une autre…Je suis donc remonté sur mon cheval, avec pour objectif cette fois ci, le millésime 2003
    Cette nouvelle cuvée, enfin identifiée, a été embouteillée, les bouteilles étiquetées et les cartons palettisés. Les vins sont maintenant prêts et devraient être disponibles dans notre entrepôt avant la fin Janvier.

    Éléments analytiques du Cotnari-Grasa vsoc cib 2003
    •  Alcool : 12% vol
    •  Sucres résiduels : 55 gr/l
    •  Acidité fixe : 6.3‰

    Nous retrouvons dans ce vin plus moelleux que liquoreux, de la finesse, des arômes complexes de rose et de fruit blanc, avec cette nuance mentholée caractéristique du cépage Grasa. C’est un excellent vin pour l’apéritif présentant dans sa catégorie un bon rapport qualité-prix.

     

     

     


  • Buitenverwachting 2014 « 1769 » Noble Late Harvest (W.O Constantia) (0.50L)

    Trois domaines formant le terroir historique de Constantia au Cap de Bonne Espérance, peuvent actuellement revendiquer la continuité historique du cru depuis la fin du XVIIème siècle. Il n’est pas impossible, qu’un jour prochain, le domaine Steenberg, appartenant au domaine d’origine de 1685, produise lui aussi ce vin mythique et légendaire.

    Le domaine de Klein Constantia a été le premier à ressusciter le mythique et légendaire vin des XVIIIème et XIXème siècle et ceci à partir de 1987 avec le « Vin de Constance » (marque déposée).

    Il a été suivi en 2005 par le domaine de Groot Constantia, source originelle du Constantia moelleux à partir de la première moitié du 18ème siècle. On parle alors de « Grand Constance ». Ce vin est réapparu au domaine avec le millésime 2005.

    Le troisième domaine Buitenverwachting, contigu à Klein Constantia a, quant à lui, par les soins de l’œnologue Hermann Kirchbaum et de son propriétaire Lars Maack, procédé à la « résurrection » du mythique Constantia Moelleux avec le millésime 2007, sous le nom de « 1769 », évoquant ainsi la création du domaine.

    Après un premier essai avec le millésime 2006 (en très petite quantité), le millésime 2007 signe le véritable acte de naissance de ce Constantia moelleux qui présente toutes les caractéristiques hors-normes de ce terroir mythique et légendaire.

    Nous avons distribué les millésimes 2007, 2010 et 2013 qui ont eu un grand succès sur le marché français.

    Pour les amateurs de Vin de Constantia, c’est une vraie surprise de découvrir ce nectar à la robe dorée, aux senteurs complexes de thym et de lavande, à la bouche puissante et raffinée, marquée par l’abricot sec et l’amande, riche de nuances empyreumatiques et terpéniques nobles.
    Ce millésime 2014 est une splendide réussite. La quantité disponible est hélas réduite. Le vin offre actuellement un excellent rapport qualité/prix. Ce n’est pas certain que ça dure encore très longtemps… Profitez-en !

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,10 %/vol
    Sucres résiduels : 140 g/L
    Extraits secs : 56,90 g/L
    Acidité totale : 8,1 g/L
    pH : 3,20


  • News : 9 février 2016 : Gewürztraminer Spätlese (vendanges tardives) 2015 (Bruno Landauer – Rust – Burgenland/Autriche)

    Orliénas, le 9 février 2016,

    Une importante nouvelle en cette fin d’hiver 2015/2016 est l’arrivée prochaine, très attendue par nos amis sommeliers et clients oenophiles, du Gewürztraminer Spätlese (vendanges tardives) 2015 de Bruno Landauer. Ce vin moelleux créé par Bruno il y a une vingtaine d’années est probablement un des plus grands succès de Dionis.
    Comme je vous l’ai déjà expliqué dans d’autres courriers, l’année 2014 a été caractérisée par une producction quantitative ridicule de ce vin très recherché. Moins de 10% d’une récolte normale. Le millésime 2014, dans l’esprit d’un Auslese, a surpris par sa concentration extrême, liée à une pourriture noble intense et par sa palette aromatique assez éloignée des critères habituels. Malheureusement, très peu de clients ont pu être fournis.

    Le millésime 2015, qui retrouve des conditions normales, sera disponible chez Dionis, la première semaine du mois de mars.

    Cordialement,
    JF Ragot


  • Dulcis Fundo Moscato di Trani DOC 2014 (naturellement doux) (0,50L) – Domaine Torrevento – Puglia

    J’ai enfin concrétisé en 2010 mes recherches d’un très bon Moscato di Trani naturellement doux.
    Trani se trouve dans la partie centrale des Pouilles au bord de la mer Adriatique, dans un cadre merveilleux. La fabuleuse cathédrale médiévale toute blanche, intégrée au cadre maritime de la ville, vaut le voyage à elle seule.

    Le Moscato di Trani Dolce Naturale, est un superbe exemple de ce que peut donner un Muscat en sur-maturité naturelle sur pied, sans aucun rajout d’alcool.
    Ce vin se positionne comme un complément aux délicieux muscats siciliens naturellement doux de Noto et de Syracuse.

    Au domaine Torrevento, le millésime 2014 avec 13% d’alcool et environ 90g/L de sucres résiduels nous dévoile un style floral, « digeste », sans la moindre lourdeur. L’équilibre et la palette aromatique riche en arômes de citron et de cédrat, sont exceptionnels.


  • ÉPUISÉ – Ruster Spätlese Gewürztraminer 2014 « Vendange tardive » Domaine Landauer (0.75L)

    Rust-gewurzt-spat2014Éléments analytiques :
    – Richesse du moult à la vendange : 23° KMW (23 % de sucres en masse volumique)
    – Alcool : 11,4 %/vol
    – Sucres résiduels : 47 g/L
    – Extraits secs : 51 g/L
    – Acidité fixe : 7,4 ‰

    Ce millésime 2014 a connu des conditions climatiques inhabituelles avec un été assez chaud mais marqué au mois d’août par de nombreuses précipitations. Il a été compliqué de déterminer le meilleur moment pour la vendange, eu égard au développement du botrytis cinéréa. La maturité a été relativement tardive. La vendange est intervenue en deuxième quinzaine d’octobre avec des raisins particulièrement marqués par la pourriture noble.
    Le rendement a été catastrophique, environ six fois inférieur à la normale ! ! ! La production totale a été de 1000 litres, contre environ 6000 litres  habituellement.

    Ce vin, atypique comparé aux précédents millésimes,  présente une robe or très brillante avec beaucoup de densité. Le nez est intense et complexe. En bouche, nous sommes frappés par la concentration de ce nectar. Ce n’est pas une surprise, si on se réfère à sa richesse en extrait secs réduits (51 g/L) contre habituellement environ 25 g/L.
    L’équilibre du vin est porté par une belle acidité (7,4 ‰), également à un niveau inhabituel pour ce cépage. La bouche nous offre de beaux arômes de fruits exotiques avec une excellente longueur.

    En conclusion, cette vendange tardive 2014 est à découvrir absolument, car il semble improbable de le reproduire d’ici longtemps.

     


  • Hamilton Russell Chardonnay 2014 (Afrique du Sud)

    Situé dans la fraîche vallée « Hemel-en-Aarde » à 100 km au sud est de la ville du Cap, ce vignoble de 52 ha consacré au Chardonnay et au Pinot noir, produit un des meilleurs blancs de type bourguignon de tout l’hémisphère sud.
    Crée en 1975 par Tim Hamilton Russell, ce vignoble passionnant ne cesse de nous étonner d’années en années avec un vin d’un classicisme époustouflant.
    L’année 2014 a été une année assez complexe à gérer. Le mois de janvier a été inhabituellement arrosé, avec 1/5 des précipitations annuelles sur trois jours mais en dehors de cette période : sec. Le mois de février a été marqué par la chaleur et de la bruine en provenance du Sud-Est. Ce sont des conditions délicates et favorables au botrytis. Avec de la vigilance, tout s’est très bien passé, avec un haut degré de maturité physiologique des raisins, mais un taux d’alcool modéré, donnant au vin beaucoup de profondeur et un agréable équilibre sur la fraîcheur. 2014 a été une année moins chaude que 2009, 2012 ou encore 2013.

     Ce millésime 2014 a été fermenté pour 86% en barriques, 6% en foudres et 8% en cuves inox. L’élevage s’est poursuivi durant 8 mois et demi en barriques de chêne français avant la mise en bouteille (26% de barriques neuves, 42% de barriques de deux vins et 32% de barriques de trois vins).

    Rendement : 3,84 T / Ha soit 26,12 Hl / Ha

     Ce vin à l’attaque fraîche et « vibrante » offre une délicieuse palette aromatique « briochée » et toastée, tout en laissant percer la minéralité, gage d’un beau terroir. Ce millésime est particulièrement marqué par des arômes de poire et de citron vert. Belle longueur sur les agrumes frais.

    Nous évaluons la garde du millésime 2014 à une dizaine d’années dans une bonne cave.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,15 %/vol
    Acidité fixe : 6,09 ‰
    pH: 3,07


  • Delheim Edelspatz Noble Late Harvest 2014 (0,375 L)

    delheim-edelspatz2014Ce domaine a connu un développement remarquable avec l’arrivée en 1951 en provenance d’Allemagne de Michael Sperling surnommé “Spatz”. Spatz a pris sa retraite depuis une douzaine d’années et c’est sa fille Nora qui assure la direction de ce domaine remarquable.

    Lorsque nous avons débuté nos relations d’affaires avec l’Afrique du Sud en 1991, Delheim a été le premier domaine avec lequel nous avons lié une collaboration. Elle a duré plusieurs années avant une mise en sommeil qui s’est achevée ce mois de mai 2015.

    L’Edelspatz est en quelque sorte l’icône du domaine, Spatz Sperling ayant cherché a créer en Afrique du Sud un grand vin liquoreux issu de la pourriture noble ou botrytis cinerea, comme il en existe de magnifiques exemples dans son pays natal, l’Allemagne.

    Longtemps, ce vin a été élaboré majoritairement avec le cépage Chenin, qui donnait d’ailleurs de bons résultats. Nous avons par le passé importé d’excellents « Edelspatz » du millésime 1991. Mais la volonté du domaine était d’utiliser peut-être le plus noble de tous les cépages pour élaborer des grands vins liquoreux naturellement doux, je veux dire le Riesling.
    Un vignoble de pur Riesling a été planté en 1986. Il produit actuellement un nectar digne des grands vins de la Moselle et du Rhin.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 10,67 % / vol
    Sucres résiduels : 190 g/L
    Acidité totale : 9,2 g/L
    pH : 3,47

    Superbe nez, minéral sur des arômes d’abricot et d’agrume frais. En bouche, le vin développe une palette aromatique étourdissante d’abricots secs, de coings et de kumquats. La sucrosité naturelle de cette « sélection de grains nobles » est admirablement contrebalancée par une acidité naturelle vibrante. Grande longueur pour cette splendide bouteille qui évoluera favorablement sur une quinzaine d’années.


  • News : 22 juin 2015 : Tour de Sicile œnologique

    Orliénas, le 22 juin 2015,

    Je rentre d’un éprouvant voyage oeno d’une semaine en Sicile, qui m’a permis de ré-actualiser mes connaissances de cette île méditerranéenne extraordinaire, entre Europe et Afrique… C’est mon quatrième voyage dans cette île mythique.

    Sicile2015
    En rouge, le tracé du parcours œnologique entre Palermo et Catania du 15 au 20 juin 2015.

    Je vous livre quelques extraits de ce voyage, sous la forme de photos et commentaires.

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    Journée dégustation du 16 juin 2015 au palais baroque « Villa Niscemi » (Palermo) en présence d’une cinquantaine de producteurs.
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    Au domaine Centopassi Libera Terra Mediterraneo. Ce magnifique domaine de la région de Corleone a été replanté dans les années 2000 sur un immense territoire confisqué à la mafia dans les années 80. Grâce à des vignes situées à 600m d’altitude, le domaine produit des vins rouges issus du Nero d’Avola particulièrement aromatiques et vivants.
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    Après la visite de l’intéressant domaine De Gregorio (à Schiacca), nous nous sommes dirigés vers la cité d’Agrigento. Vous voyez dans la photo ci-dessus un vignoble situé exactement au pied de la fameuse Valle dei Tempi (Vallée des Temples). Le 17 juin 2015.
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    Ce chais est une belle adaptation de la modernité au cadre historique d’une ancienne latifundia à Vittoria dans le sud-est de la Sicile. Il s’agit du remarquable domaine Maggiovini. J’ai pu déguster d’excellents et très originaux rouges, issus entre autres, du cépage indigène Frappato, dont un Cerasuolo di Vittoria DOCG2012. Le 18 juin2015.
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    La journée du 18 juin se termine dans le merveilleux domaine Pupillo à Siracusa. Vous voyez le château Solacium, une des résidences siciliennes de l’Empereur Frédéric II (1272-1337, petit-fils du célèbre Empereur Frédéric Barberousse). La réception que nous a fait mon vieil ami Antonino Pupillo, en compagnie de sa fille Carmella et de son fils Sebastiano, a été remarquable. C’est un cadre tout à fait exceptionnel avec un véritable jardin paradisiaque où se pressent des dizaines d’arbres à agrumes divers, sans oublier un énorme ficus magnolia vieux de 250 ans. Belle dégustation de vins rouges issus du Nero d’Avola, mais aussi du Cabernet-Sauvignon. Remarquables vins blancs issus du Muscat à Petits Grains, secs, moelleux (le Pollio) et liquoreux avec le Solacium 2012 et en avant-première le 2014 qui sera mis sur le marché à la fin de l’année.

    D’autres informations sur le Solacium Moscato di Siracusa sont disponibles sur nos pages Solacium 2009, Solacium 2005 et sur le domaine Pupillo ainsi que sur le Pollio Moscato di Siracusa.

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    Deux vieux complices du monde du vin : à droite Antonino Pupillo et Jean-François Ragot, le 18 juin 2015 au Solacium à Siracusa.

  • ÉPUISÉ – Simonsig Gewürztraminer Special Late Harvest 2014 (0,75L)

    simonsig_gewurzt2012Un des musts de Simonsig, qui a été le premier domaine a mettre en bouteille un gewürztraminer en Afrique du sud. Il y a en tout et pour tout 122 Ha plantés en Afrique du Sud, ce qui est très faible.
    Ce gewürztraminer vendanges tardives 2014 est un assemblage de 85% de gewürztraminer et de 15% du cépage Morio muscat.

    Ce millésime 2014 laissera le souvenir d’une année très chaude en février avec des précipitations importantes au mois de mars. Ces conditions ont permis d’obtenir une matière première d’excellente qualité, concentrée et fruitée. Il a été vendangé le 5 mars 2014.

    Superbe robe dorée, parfum intense de litchi, de pétale de rose avec une touche épicée. La douceur veloutée est équilibrée par une acidité naturelle et une finale sur les zestes d’agrumes.
    Ce vin évoluera favorablement sur environ six années et se conservera ensuite tout autant.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,19 %/vol
    Sucres résiduels : 28,16 g/L
    Acidité totale : 6,0 ‰
    pH : 3,51

     


  • News : 25 novembre 2014 : premier bilan vendanges 2014 en Europe Centrale et centro-orientale.

    Orliénas, le 25 novembre 2014,

    Mon dernier voyage en novembre, m’a permis de faire le point sur le millésime 2014 en Europe Centrale, dont les dernières vendanges se sont déroulées jusqu’à la fin du mois d’octobre.
    Mais pour commencer petit flash-back concernant le vignoble de Cotnari (Roumanie / Moldavie).
    J’avais écrit à la fin du mois de juillet 2014 que la situation sanitaire du vignoble n’était pas excellente malheureusement. De nombreuses parcelles étaient affectées par l’oïdium, le mildiou, mais également par des arachnides. On estimait alors que la moitié de la production était touchée par ces maladies.
    La situation est allée hélas de mal en pis et il n’a pas été possible d’obtenir des raisins Grasa et Tamiioasa romaneasca en état sanitaire convenable.
    Bien entendu, nous n’entendions pour ce premier essai de vinification de vin de Cotnari, n’acheter que des raisins en surmaturité de haute qualité. Face à une situation défavorable, nous avons décidé d’annuler notre projet pour 2014 et ceci dès la fin du mois d’août.

    Si les conditions le permettent nous tenterons bien sûr l’expérience en 2015.
    Nous vous tiendrons informés de l’évolution de ce dossier qui nous tient à coeur.

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    Trittenheim (Moselle centrale), le 6 novembre 2014
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    Moselle Centrale, le 6 novembre 2014.
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    Oestrich (Rheingau) avec en fond à gauche, le château Johannisberg, le 7 novembre 2014.
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    jean-François Ragot et Bruno Landauer à Rust (Burgenland/Autriche), le 17 novembre 2014.
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    Vignobles de Spitz dans la Wachau (Vallée du Danube/Autriche), le 18 novembre 2014.

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    Mais revenons-en à ce que nous avons observé ce mois de novembre 2014 en Europe Centrale.
    Globalement, les conditions sanitaires des vignobles ont été rendues périlleuses par suite de précipitations importantes qui se sont déroulées dans la plupart des régions durant tout l’été.
    Ceci est valable pour la région de Tokaj où il a fallu procéder à des tris extrêmement sévères, entrainant une élimination de plus de la moitié des raisins.
    Cette situation a toutefois été favorable aux bons vignerons, car la pourriture noble s’est répandue de manière assez égale sur l’ensemble du territoire de l’appellation.
    L’aspect crucial du tri des raisins consiste à ne pas mélanger des raisins atteint de pourriture noble, avec d’autres atteint de pourriture grise et autre pourriture aigre.
    Je peux dire qu’il devrait y avoir quelques vins de haute qualité, voire de qualité exceptionnelle, mais en quantité très limitée. Ces vins seront dotés d’une vigoureuse acidité.
    Le même phénomène ou presque a été observé à Rust (Burgenland/ Autriche). Les pluies de fin d’été et début d’automne ont eu un impact négatif sur la vendange des vins moelleux.
    Bruno Landauer est assez désespéré par cette vendange représentant moins de la moitié d’une année normale.
    Si les vins blancs secs issus des cépages welschriesling, weissburgunder et chardonnay qui ont été vendangés tôt sont tout à fait correct, ils sont en tout état de cause plus légers qu’habituellement. Leur acidité naturelle est plus élevée que d’habitude.
    Le cépage qui a le plus souffert à notre plus grand regret est le gewurztraminer. Bruno a vendangé 1400 litres au lieu des 6000 litres habituellement…
    Pour l’instant nous n’en parlerons pas plus et vous tiendrons informé de l’évolution du vin.
    Tout comme à Tokaj, un botrytis cinéréa intense lui a permis d’élaborer quelques cuvées de liquoreux avec des acidités incroyables. Du jamais vu pour lui depuis qu’il est à la tête du domaine familial.

    Dans la vallée du Danube, à Vienne et dans le Weinviertel, la vendange se présentait très bien jusqu’à la mi-septembre, mais des précipitations intenses et régulières l’ont particulièrement dégradée et ont entraîné une baisse des rendements considérable. Dans la Wachau, notre ami Gritsch a procédé à des tris drastiques sur les grüner vetliner et les rieslings. On peut s’attendre à quelques jolis vins.
    Notre parcours dans la vallée de la Moselle et dans le Rheingau nous a permis de faire globalement (je ne rentre pas dans les détails) les mêmes constatations. Toujours ce problème des précipitations de début et de milieu d’automne qui ont détruit les espoirs de grands vins de type Auslese par exemple. Notre ami Martin Hautt de Winningen (Moselle des Terrasses) a été obligé de renoncer aux vins d’auslese qui nous attendons désespérément depuis le millésime 2010…

    Après ces nouvelles un peu déprimantes, passons aux bonnes nouvelles !
    La dégustation du millésime 2013 donne globalement toute satisfaction en Europe Centrale.
    Les vins blancs secs 2013 de la Vallée du Rhin, de la Moselle et du Palatinat central sont remarquables chez les bons producteurs.
    Il en est de même dans la plupart des régions en Autriche et en Hongrie. C’est une grande satisfaction pour nous.
    Certains vins du millésime 2013 sont déjà hélas presque épuisés. C’est le cas du gewurztraminer vendanges tardives de Bruno Landauer.


  • News : Rentrée 2014. Coup d’oeil sur l’état de la vigne en Europe Centrale ce début d’automne.

    Orliénas, le 10 septembre 2014,

    J’arrive d’Europe Centrale où j’ai passé trois bonnes semaines. Cet été 2014 a été globalement instable d’est en ouest de l’Europe pour ce qui concerne les mois de juillet et d’août. Il a été marqué par d’importantes précipitations, très supérieures aux moyennes habituelles. Ceci a bien entendu eu des conséquences sur l’état du raisin avec des situations sanitaires variables.

    Pour ce qui concerne la Tokajhegyalja, (ensemble de la zone de l’appellation Tokaji) on peut noter par ci par là une certaine fragilisation des raisins. Cette situation n’est pas particulièrement favorable aux vins secs mais pourrait si les conditions anticycloniques, qui se sont installées fin août, persistent plusieurs semaines, avoir un effet très favorable à la production des vins moelleux.

    Bien que l’on entende depuis quelques années un discours sur la qualité des blancs secs de la Tokajhegylja, je m’inscris en faux, persiste et signe que la finalité de cette région est la production (très limitée d’ailleurs) de grands vins liquoreux.

    Ci dessous 3 photos nous montrant l’état des raisins dans un vignoble proche de Tolcsva, le 4 septembre 2014.

    IMG_5712
    Grappe de Hàrslevelù, le 4 septembre 2014.

    Hàrslevelù

    IMG_5711
    Grappe de Zeta, le 4 septembre 2014.
    IMG_5708
    Grappe de Furmint, le 4 septembre 2014.

    Il n’ y a plus qu’à attendre maintenant. Je vous reparlerai de la vendange 2014 dans cette région vers la mi-novembre.