• Archives pour l'Étiquette 2011
  • Argione Appassimento 2011 Montecrocetta Cabernet del Veneto IGT (0,75L)

    argioneLe jour où Graziano m’a présenté ce vin, j’ai été plus que surpris et de manière extrêmement agréable. Les deux cabernets (Cabernet-Sauvignon et Cabernet Franc) sont dans leur environnement quasi naturel dans cette région du Veneto. Les résultats sont très souvent à la hauteur des espérances, surtout lorsque nous avons affaire à une année chaude. C’est le cas tout particulièrement de 2011. Vous n’ignorez pas que le Cabernet-Sauvignon et le Cabernet Franc sont des cépages tardifs qui ont besoin de tout leur temps pour mûrir et développer ainsi de beaux arômes de fruits noirs.
    Cette cuvée appelée Argione-Appassimento est en fait un vin de type Amarone della Valpolicella, mais élaboré avec d’autres cépages dans la région de Vicenza et sur un terroir différent.

    Terroir et situation : colline d’origine volcanique.
    Cépages : 75% Cabernet-Sauvignon et 25% Cabernet Franc.
    Vendanges : manuelle avec sélection des grappes bien mûres et en excellent état sanitaire. Elle sont déposées dans des caissettes de bois fruitier et mises à passeriller pour environ un mois et demi, puis pressurées  et fermentées.
    Élevage : 18 mois en barriques de plusieurs vins.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14,5 %/vol
    Acidité totale :  ‰
    Extraits secs :   g/L
    pH :
    Sucres résiduels :   g/L
    Acidité volatile :  ‰

     Ce vin présente une robe splendide, grenat profonde. Le nez du vin est intense, sur les fruits rouges et noirs avec une très légère touche empyreumatique. En bouche, on découvre un vin avec beaucoup d’étoffe, de corps et de concentration. Les tannins sont subtils, le milieu de bouche savoureux avec une foule d’arômes complexes d’où percent également les épices douces. C’est vraiment équilibré et tout comme pour un Amarone della Valpolicella, il y a de la fraîcheur aromatique et une grande souplesse.
    C’est un produit de forte identité, qui ressemble surtout à lui-même et que je vous engage à découvrir pour une occasion exceptionnelle.

    argione2010_back

     

    grappe_cabernetsauvignon
    Une grappe de Cabernet-Sauvignon

     

     

     

     

     

     

     

    grappe_cabernet franc
    Une grappe de Cabernet Franc

     

    Jean-François Ragot avec la famille Maule (Graziano, notre brillant vinificateur, sa charmante fille Valentina et la grand-mère de 90 ans en parfaite condition, grâce à un verre de Recioto…) le 14 avril 2017.

  • Malvasia di Cagliari DOC 2011 (0.50L) – Sardaigne – vin naturellement doux (vendangé tardivement) Domaine Meloni

    Vin issu de l’agriculture biologique.

    Ce vin présente une robe or brillante, au nez beaucoup de fraîcheur sans traces d’évolution et des notes de fruits exotiques. L’ensemble est fruité, tonique, subtil et savoureux avec une bonne acidité. La Malvoisie est vraiment un cépage qui se décline au mieux en vin liquoreux naturellement doux. Bonne persistance aromatique. Très bon vin de dégustation. Il devrait évoluer favorablement quelques années encore.
    Récolte : mi-octobre.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 14 %/vol
    Sucres résiduels : 80 g/L


  • Barbaresco DOCG 2011 (Produttori del Barbaresco – Piemont) (0,75L)

    Variété : 100% Nebbiolo

    Sélection de raisins des 100 Ha en pleine propriété de l’entreprise, en provenance de la région délimitée d’appellation Barbaresco.

    Exposition : sud, ouest et est.

    Terroir : argillo-calcaire avec une pointe sableuse.

    Vinification : en cuves acier, à 30°C, avec 30 jours de macération

    Elevage : 24 mois en foudres de chêne de 50 Hl

    Embouteillage : avril 2014

    Le vin présente les caractères organoleptiques caractéristiques de la grande année 2011. Beaucoup de matière, un fruit bien mûr et intense. Belle structure tannique et longue finale.

    Ce vin est appelé à une garde de 20 à 25 ans dans de bonnes conditions de conservation.


  • Chianti Rufina DOCG Riserva 2011 Fattoria di Basciano (0,75L)

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    chianti-rufina-r-2011Un petit mot tout d’abord sur le Chianti, vin universellement connu et tellement galvaudé…

    La zone d’appellation Chianti est considérable, la production atteint en moyenne un million d’hectolitres par an pour 16800 hectares en production. (à titre de comparaison, la surface totale du Beaujolais est de 22 000 ha pour une production de 1.2 millions d’hectolitres).

    La zone d’appellation Chianti se situe au cœur de la Toscane, au sud et à l’est de Florence. L’aire DOCG se divise en huit zones géographiques distinctes, qui peuvent accoler leur nom au vin :
    – Chianti Classico (qui possède son propre statut DOCG, délimité à partir de 1716)
    – Chianti Montalbano
    – Chianti Rufina, (rien à voir avec Rufino, qui est une marque commerciale)
    – Chianti Colli Fiorentini
    – Chianti Montespertoli
    – Chianti Colli Senesi
    – Chianti, Colli Aretini
    – Chianti Colline Pisane

    Certains Chiantis peuvent également être étiquetés sans autre information particulière, mais il vaut mieux être prudent…
    Sous la dénomination Chianti, se dissimulent une variété considérable de terroirs, de cépages et par conséquent de vins, qui vont de l’exceptionnel au véritablement infâme…
    Ayant toujours beaucoup fréquenté l’Italie et ceci depuis mon enfance, j’ai le souvenir de « fiascos » de deux litres laissant au malheureux buveur un souvenir impérissable… ce temps est heureusement révolu .
    Le principal cépage est l’excellent Sangiovese, que l’on retrouve un peu partout dans toute l’Italie Centrale. Il peut être utilisé seul, mais le plus souvent en association avec le Canaiolo nero, le Trebbiano toscano et la Malvasia Nera pour ne citer que les principaux. De plus, on peut adjoindre jusqu’à 15% de Merlot ou de Cabernet-sauvignon à l’assemblage final.

    La zone des Chianti Rufina quant à elle, a une tradition de qualité très ancienne et le niveau peut être excellent. Elle s’étend sur des collines à l’Est de Florence. Les vignes peuvent être assez élevées, plantées sur un terroir formé de remarquables marnes calcaires que l’on appelle localement « galestro ».
    Grâce à une bonne acidité, les vins conservent longtemps fraîcheur et finesse.

     

    Produit à partir de 93% de Sangiovese et 7% de Colorino.
    Fermentation avec macération d’environ 25 jours d’une vendange particulièrement bien triée, ne laissant passer que les plus belles grappes.
    Élevage en barriques françaises : 50% neuves et 50% de deuxième année.

    A partir des propres raisins de la Fattoria dans la zone de Rufina, Paolo Masi a élaboré en 2011 un vin qui fera date. Doté d’une robe rubis grenat, ce vin présente un profil aromatique d’une grande noblesse avec beaucoup de profondeur. En bouche, le vin nous offre un feu d’artifice aromatique alliant la mûre, la cerise noire, sans oublier les fruits rouges et l’olive noire. Longue finale et vraiment grande élégance pour ce très beau vin qui est appelé à une longue garde.


  • Chianti DOCG Riserva 2011 Renzo Masi (Toscane)

    Posté dans par admin

    chianti-riserva2011Un petit mot tout d’abord sur le Chianti, vin universellement connu et tellement galvaudé…

    La zone d’appellation Chianti est considérable, la production atteint en moyenne un million d’hectolitres par an pour 16800 hectares en production. (à titre de comparaison, la surface totale du Beaujolais est de 22 000 ha pour une production de 1.2 millions d’hectolitres).

    La zone d’appellation Chianti se situe au cœur de la Toscane, au sud et à l’est de Florence. L’aire DOCG se divise en huit zones géographiques distinctes, qui peuvent accoler leur nom au vin :
    – Chianti Classico (qui possède son propre statut DOCG, délimité à partir de 1716)
    – Chianti Montalbano
    – Chianti Rufina, (rien à voir avec Rufino, qui est une marque commerciale)
    – Chianti Colli Fiorentini
    – Chianti Montespertoli
    – Chianti Colli Senesi
    – Chianti, Colli Aretini
    – Chianti Colline Pisane

    Certains Chiantis peuvent également être étiquetés sans autre information particulière, mais il vaut mieux être prudent…
    Sous la dénomination Chianti, se dissimulent une variété considérable de terroirs, de cépages et par conséquent de vins, qui vont de l’exceptionnel au véritablement infâme…
    Ayant toujours beaucoup fréquenté l’Italie et ceci depuis mon enfance, j’ai le souvenir de « fiascos » de deux litres laissant au malheureux buveur un souvenir impérissable… ce temps est heureusement révolu .
    Le principal cépage est l’excellent Sangiovese, que l’on retrouve un peu partout dans toute l’Italie Centrale. Il peut être utilisé seul, mais le plus souvent en association avec le Canaiolo nero, le Trebbiano toscano et la Malvasia Nera pour ne citer que les principaux. De plus, on peut adjoindre jusqu’à 15% de Merlot ou de Cabernet-sauvignon à l’assemblage final.

     

     

    A partir de ce millésime 2011 absolument extraordinaire en Toscane, Paolo a élaboré un vin à la robe grenat très profonde, au nez complexe, riche et légèrement toasté. En bouche, le boisé est perceptible, mais sans agressivité et devrait se fondre rapidement. C’est un vin concentré, fruité avec de belles nuances d’olives et de fruits noirs.

    Cépages : 95% sangiovèse grosso et 5% colorino

    Il est fait pour évoluer favorablement une quinzaine d’années.


  • Hallgartener Jungfer Riesling Auslese 2011 (0.75L) Winzer Hallgarten (vin de vendanges tardives, moelleux)

    Très belle vendange tardive en provenance de l’excellent cru Jungfer (Jungfrau signifie la Madone) situé en plein cœur du Rheingau.

    La robe jaune citron est brillante. Du volume en bouche avec un délicat fruité laissant percer la minéralité. Jolie finale sur les agrumes frais et une minéralité marquée. Vin particulièrement fin.
    Évolution prévisible favorable sur une dizaine d’années.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 10,1 %/vol
    Sucres résiduels :64 g/L
    Acidité totale : 9,2 ‰


  • Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2011 Château de Sárospatak (0.50L)

    tokajiaszu3putt2011Le millésime 2011 marque le retour aux grandes années traditionnelles où la maturité se fait lentement et permet une belle production des fameux grains aszu.
    Après les remarquables 2005 et 2008, 2011 a permis à nouveau une production éclectique de grands liquoreux aux équilibres acidité/sucres si spécifiques, à l’origine de la réputation historique de ces vins.

    Il est à signaler, qu’avec le changement de législation de la région de la Tokajhegyalja, il ne sera plus possible de produire des vins aszu d’un niveau de richesse correspondant aux 3 et 4 puttonyos de l’ancienne législation.
    Les motifs de cette évolution reposent principalement sur une production incontrôlée de vins aszu de très bas de gamme qui ont inondé spécifiquement le marché polonais au cours des dix dernières années. Face à cette situation entrainant une dégradation de l’image des Tokaji aszu, le monde viticole de la Tokajhegyalja a décidé de réagir.
    La richesse minimum pour élaborer un Tokaji aszu est maintenant, à partir du millésime 2013, de 19% d’alcool potentiel. Cela correspond à 323 g de sucre par litre de moût.
    Pour simplifier, environ 12% d’alcool acquis et 120 g de sucres résiduels.

    Cela signifie concrètement qu’il ne sera économiquement plus du tout intéressant pour un domaine de produire un 3 ou 4 puttonyos avec les nouvelles normes exigées d’un minimum de 19% d’alcool potentiel.

    De facto, il ne devrait plus y avoir à l’avenir sur le marché que des Tokaji aszu 5 et 6 puttonyos. Je trouve toutefois cela un peu regrettable car un véritable Tokaji Aszu de niveau 3 ou 4 puttonyos, bien réussi, du niveau qualitatif de ceux que nous offrons au marché depuis une trentaine d’années, présentait un équilibre intéressant, qui en faisait un vin beaucoup plus facile à boire.

    Par conséquent, ce Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2011 est certainement notre dernier 3 puttonyos offert au marché. Nous avons distribué nos premiers Tokaji Aszu 3 puttonyos avec le millésime 1975. C’était en 1986, à nos débuts… ce n’est pas sans un petit pincement au cœur que nous vous présentons cet ultime rejeton.

    J’attire votre attention sur le fait qu’on peut le considérer comme un « super 3 puttonyos » de la législation précédente, ses caractéristiques analytiques et organoleptiques étant celles d’un Tokaji Aszu 4 Puttonyos de bon niveau.

    Ce vin a été produit à partir des cépages suivants : 65% Furmint, 25% Zeta et 10% Harslevelu. Il a été vinifié en novembre 2011,  pour une part avec une macération de grains aszu dans un vin de base et pour l’autre part en « forditas » (première repasse de moût frais ou de vin nouveau sur un marc de grains aszu)

    Élevé en barriques hongroises de 3, 4 et 5 ans durant 24 mois, ce Tokaji présente une robe claire et brillante, sans traces d’oxydation. Le nez et la bouche sont particulièrement harmonieux avec une subtilité aromatique et un équilibre qui sont ceux des grandes années.

    Éléments analytiques :
    Alcool :  12,98 %/ vol
    Sucres résiduels : 97,7  g/litre
    Acidité totale  : 8  ‰
    pH : 3,52


  • Tokaji Aszu 6 Puttonyos 2011 Château de Sárospatak (0,50L)

    tok6putt-2011C’est le premier millésime où il est possible de produire un 6 Puttonyos « de concours » depuis 2008.
    A noter que 2009 a donné quelques belles bouteilles, manquant toutefois assez nettement d’acidité. Je rappelle que 2009 a été une année vraiment chaude dans toute l’Europe ou presque.
    2010 a donné des quantités de vin aszu minimes, mais avec des équilibres extraordinaires pour les meilleures.
    Je vous renvoie à ce sujet à notre Tokaji Aszu 5 Puttonyos Château de Sárospatak 2010.

    Le millésime 2011 marque le retour aux grandes années traditionnelles où la maturité se fait lentement et permet une belle production des fameux grains aszu.
    A noter que nous avons décidé pour ce vin d’utiliser uniquement les productions issues du cépage Furmint. C’est donc un aszu 100% Furmint, ce qui est assez rare.

    Comme je l’ai déjà signalé par le passé pour la région de Rust (Burgenland – Autriche), le réchauffement climatique entraîne souvent également dans cette région une maturité du raisin hyper précoce, favorable à la production de vins blancs secs mais rendant beaucoup plus difficile l’élaboration des liquoreux traditionnels. Je citerais dans ces années précoces 2000 – 2003 – 2007 et 2009 et dans les années traditionnelles 2002 – 2005 – 2006 – 2008 et 2011.

    Nous sommes par conséquent avec 2011 dans les années traditionnelles comme nous les aimons.

    Splendide robe or clair, limpide et brillante.
    Le nez est fruité et particulièrement délicat.
    La bouche est d’une grande richesse aromatique, sans aucune lourdeur malgré ses 159 g de sucre résiduels.
    Tout y est : une palette d’agrumes frais, une petite touche d’abricot sec et d’épices. La minéralité se laisse déjà deviner mais il va falloir attendre…
    La persistance aromatique est celle d’une grande année, avec cette belle acidité rafraîchissante qui nous enchante toujours avec les grands Tokaji.

    Ce vin est à entrer impérativement en cave et à laisser mûrir quelques années.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels : 155 g/L
    Alcool : 12,5 % / vol.
    Acidité : 9,2 ‰


  • ÉPUISÉ – Langhe Rosso Rucat DOC 2011 (0,75L) Azienda Agricola Rocca (Piemont)

    langhe-rucat2011L’appellation Langhe a été créé en 1994 dans cette région collinaire du Piémont qui regroupe les plus belles appellations de la zone viticole. Elle permet aux vignerons d’utiliser de très nombreux cépages en assemblage, ce qui permet aux plus talentueux d’entre eux, de concevoir des vins vraiment très intéressants.

    Le Langhe Rosso Rucat 2011 de Giovani Rocca en est un bon exemple élaboré, grâce à l’assemblage judicieux de quatre cépages autochtones :

    Nebiolo : 25%
    Barbera : 30 %
    Dolcetto : 35 %
    Freisa : 10%

    Provenant du grand et riche millésime 2011, ce vin nous présente une robe grenat profonde, un nez intense où s’exprime à merveille le fruit noir bien mûr. Grâce à cet assemblage, le vin nous offre une très bonne complexité aromatique qui s’exprime par une bouche concentrée et des tanins bien fondus.

    C’est un excellent vin d’automne et d’hiver pour accompagner des viandes rouges ou des gibiers à poils.


  • ÉPUISÉ – Zeni Amarone Della Valpolicella Classico DOCG 2011 (0,75L)

    amarone_classico_valpolicellaLa zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Technique de l’Amarone

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient, bien sûr, une concentration des extraits secs, des sucres et de l’acidité.

    Les raisins (Corvina 60% – Rondinella 30% – Molinara 10%) ont été récoltés manuellement à pleine maturité à la fin du mois de septembre 2011
    Après une durée de passerillage d’environ trois mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie, les raisins ont été pressurés au mois de décembre 2011.
    Macération de 3 à 4 semaines avec fermentation alcoolique des moûts en cuves inox.
    Fermentation malolactique en foudres.
    Élevage de 2 ans en foudres de 50 hectos.
    Date d’embouteillage : mars 2014.

    Durée de conservation prévisible  : 20 ans minimum.

    Le vin présente une robe rubis profond avec une petite trace d’évolution. Au nez, c’est ce que j’appelle le « grand bouquet classique » de l’Amarone : c’est à la fois une synthèse entre une fraîcheur aromatique évoquant les fruits noirs très mûrs et un côté floral, sur la rose , les épices douces, le tabac blond, avec une petite nuance balsamique.

    En dépit de sa puissance alcoolique élevée, ce vin développe une palette aromatique toute en séduction, sans aucune violence, ce qui pourrait le rendre redoutable entre des mains inexpérimentées…

    Le millésime 2011 est plutôt un millésime de type « solaire » comme 2009 et 2003 mais il garde toute sa fraîcheur aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool acquis :   %/vol
    Acidité totale :   ‰
    Sucres résiduels :   g/L
    pH :
    Acidité volatile :   ‰

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.


  • Ruster Auslese 2011 « Vendange tardive de grains passerillés  » Domaine Landauer (0.75L)

    2011 est uneRuster-Auslese2011 année très particulières pour les vendanges tardive. Les raisins n’ont pas été atteints par la pourriture noble, mais se sont concentrés par surmaturité « passerillante ».
    Eu égard à ces conditions particulièrement favorables à la conservation des raisins sur souches, Bruno a attendu extrêmement tard pour vendanger son Ruster Auslese.
    Ce fût le 9 décembre 2011, probablement la date la plus tardive depuis qu’il a pris la direction du domaine au début des années 80.

    Il a été obtenu 1800 litres d’un moût riche et dense provenant des cépages Welschriesling, Weisser Burgunder (Pinot blanc) et Furmint.

    La richesse du moût à la vendange était de 25 KMW (25% de sucres en masse volumique)

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11,8% /vol
    Sucres résiduels : 79 g/L
    Acidité totale de 6,6 ‰.

    La robe est d’un bel or vert clair. Le nez et la bouche nous offrent de délicieux arômes d’agrumes frais et d’ananas.
    Belle puissance équilibrée et grande longueur. Liquoreux naturellement doux vraiment particulièrement digeste.
    Un vin de référence tout comme les millésimes 2005 et 2009.


  • Malvasia Delle Lipari DOC Passito 2011 Azienda Fenech (0,50L) – Ile de Salina – Sicile

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    Les conditions de la vendange ont été excellentes et se déroulées vers le 25 Septembre 2011.

    Les raisins d’un état sanitaire parfait ont été exposés au soleil de ce début d’automne durant deux semaines. A l’issue de ce processus de concentration, les raisins ont subi une cryo-macération (macération à froid) de 24 heures, afin d’extraire encore plus d’arômes.

    Afin de ne pas en altérer la pureté, le moût une fois pressuré, a fermenté en cuve inox et a été élevé durant quelques mois, pour partie en foudre de chêne, le reste en cuve inox. Les deux cuvées sont assemblées au final pour la mise en bouteille. Ce fût un choix délibéré, car l’élevage aurait très bien pu s’effectuer en barriques de chêne pour une durée de deux années, comme le font certains producteurs. Les arômes auraient pris alors un tour beaucoup plus « oxydatifs », ce qui aurait signifié un style très différent, gommant un peu, à notre avis, la grande délicatesse de la Malvoisie.

    La quantité totale produite a été de 35,20 hectolitres.

    Les éléments analytiques sont les suivants :
    •  Alcool acquis : 13,39 %/vol
    •  Sucres résiduels : 112,4 g/l
    •  Extraits Secs : 42,5 g/L
    •  Acidité totale :7,4 ‰

    Le vin présente une robe claire à reflets verts, brillante, particulièrement engageante…
    Le nez est floral, complexe, avec beaucoup de fraîcheur. En bouche, l’ensemble est savoureux, très fruité, avec dominante de fruits exotiques.
    C’est la confirmation du nez, sans aucune évolution, avec une très belle acidité, qui étonne pour une région aussi méridionale. Remarquable équilibre acidité/alcool/sucres résiduels. Ce vin est entièrement construit sur la subtilité de ses arômes et la finesse de sa structure. Grande persistance en bouche.
    Vin vraiment magnifique, grand vin de méditation.

    Ce vin progresse doucement vers la maturité, qu’il atteindra vers 2016. Il évoluera ensuite positivement sur une quinzaine années et procurera de grandes satisfactions à l’œnophile patient.


  • Les vins de l’appellation Collio : Picolit DOC Collio 2011 Domaine Draga (0,50L)

    Posté dans par admin

    Cette région situé au nord-est de Venise borde les frontières de la Slovénie et de la Croatie.
    Bénéficiant d’un climat contrasté, les vins blancs profitent d’une atmosphère en perpétuel mouvement entre les fraîches influences alpines et celles méditerranéennes de la mer Adriatique. Ces fortes amplitudes thermiques entre le jour et la nuit sont extrêmement favorables à la formation de beaux arômes frais et fruités obtenus grâce à la conservation d’une acidité suffisante.

    Le Picolit est à cette région frontière de l’Italie du Nord-Est, un peu ce qu’est le Tokaji à la Hongrie.  Le Picolit est à la fois un vin et un cépage indigène à très petit rendement (ceci étant dû principalement à une pollinisation insuffisante) possédant de toutes petites baies.
    L’histoire nous apprend qu’au XVIIIème siècle, les surfaces couvertes étaient importantes et le vin servi dans les cours royales et impériales des grands pays européens y compris la Russie.
    Les vicissitudes de l’histoire ont entrainé le dépérissement presque total de ce vin légendaire au coût de production élevé.
    La surface aujourd’hui encépagée couvre à peine plus de 200 hectares.

    Miklus-PicolitLe terroir sur lequel prospèrent les raisins Picolit du domaine Draga est de type marnes de grès.
    La vendange du millésime 2011 s’est effectuée à la fin du mois de septembre avec une première et légère sur-maturation sur la plante. Les raisins ont ensuite subi un phénomène de passerillage dans des locaux où l’air circule librement jusqu’à Noël.
    Les raisins sont ensuite triés pour éliminer une éventuelle mauvaise évolution de quelques grappes. Ils sont ensuite égrappés et subissent une macération à froid sur les peaux pour 24 heures à la température de 7°C. La fermentation s’effectue en barriques à la température de 26 à 28°C. La fermentation malolactique est faites intégralement. Les vins restent sur les lies fines pour au moins 8 mois avant d’être soutirés. L’élevage se poursuit en barriques de plusieurs vins durant 12 mois, puis il est mis en bouteilles.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11,90 %/vol
    Acidité totale : 6,56‰
    Sucres résiduels : 158g/L

    Ce vin présente une robe claire, or brillant. Le nez est d’un fruité intense, floral et complexe. En bouche, nous retrouvons une palette aromatique sur le fruit à pépins, avec à la fois une douceur cajoleuse et une virilité tranchante. Grande longueur savoureuse. C’est le prototype du vin de méditation.

    Une grappe de Picolit photographiée par Jeremy Parzen.
    Une grappe de Picolit photographiée par Jeremy Parzen.

  • News : 6 mai 2014 : Retour Vinitaly (suite et fin)

    Posté dans par admin

    Orliénas, le 6 mai 2014,

    Francesco Fenech et Jean-François Ragot, le 8 avril 2014.
    Jean-François Ragot et Francesco Fenech , le 8 avril 2014.

    Il n’est pas de Vinitaly sans une visite à notre ami Francesco Fenech de Salina dans les iles Lipari (Nord de la Sicile).
    Il produit un certain nombre de vins par achat de raisins sur le continent, mais sa production la plus exceptionnelle est bien entendu sa Malvasia delle Lipari Passito.
    Je vous engage à cliquer sur le lien suivant : Malvasia delle Lipari, qui vous ouvrira un dossier sur le sujet.
    J’ai dégusté le dernier millésime disponible, un 2011, à la robe dorée et au nez particulièrement intense. La bouche est délicieuse, aromatique, d’une incroyable finesse et de grande longueur.
    C’est un superbe moelleux naturellement doux présentant un taux d’alcool de 13%/vol et 115 g de sucres résiduels par litre.

     

    Une visite dans le Piémont m’a permis de rencontrer mes deux partenaires historiques : Gianluca Viberti (Barolo) et Gianfranco Torelli (Moscato d’Asti).
    Gianluca me présente son premier millésime vinifié depuis qu’il s’est séparé du domaine familial : le Barolo Bricco delle Viole 2010. Ce vin à la robe rubis intense avec évolution nous offre un nez complexe; la bouche est savoureuse, aux tanins vigoureux et marquée par des arômes typiques de goudron et de violette. Très beau vin qui s’exprimera superbement dans sa maturité prévisible vers 2018-2020.

    Chez Gianfranco Torrelli, dont le domaine en agriculture bio est une référence dans la région, c’est l’occasion de découvrir son dernier Barbera I Mandorli 2012. Bon vin particulièrement puissant à la robe violette foncée, intense et au fruit presque sauvage.
    Gianfranco me présente également une cuvée 2009 100% Merlot « Monferrato Rosso DOC Novo Rubens« . Le vin est assez impressionnant avec une robe profonde, grenat, très peu évoluée, une bouche concentrée aux fruits bien mûrs. L’élevage de 24 mois en barriques et demi muy usagés de deux à cinq ans, a été conduit de main de maître.

    Gianfranco m’a présenté un de ses amis producteur en agriculture bio, Enrico Rovero. Ce dernier produit entre autres le fameux Brachetto effervescent à la robe rubis clair. Ce vin est vinifié exactement de la même manière que le Moscato d’Asti. Il est marqué par d’intéressants arômes de fruits rouges, une bouche délicate et bien construite. (alcool : 6,5% et 120 g de sucres résiduels).

    JeanFrançois Ragot entouré par Gianluca Viberti (à gauche) et Gianfranco Torrelli, le 8 avril 2014.
    Jean-François Ragot entouré par Gianluca Viberti (à gauche) et Gianfranco Torelli, le 8 avril 2014.

    J’ai, bien entendu, visité beaucoup d’autres domaines également et il est hors de question de les citer tous. Toutefois, je voudrais revenir sur un domaine de l’appellation Collio (extrême partie nord-est de l’Italie) sur la frontière de Slovénie. Il s’agit du domaine Draga. Le sympathique Mitja Miklus m’a fait déguster avec compétence et enthousiasme quelques vins qui ont retenu mon œnophile attention. Je voudrais citer particulièrement les vins vins blancs secs et moelleux issus de cépages autochtones :

    La Ribolla Gialla 2013, à la bouche vigoureuse, presque tannique et aux délicats arômes de fruits à pépins.
    Le Friulano 2013, vin blanc sérieux, très proche du raisin et de bonne complexité.

    Enfin, la « merveille des merveilles » de cette région, le célèbre et rarissime vin blanc liquoreux le Picolit, dans le millésime 2011. Ce dernier vin présente avec avantage toutes les qualités que l’on recherche dans un vin liquoreux naturellement doux passerillé. Il exprime sans fards la typicité de ce cépage avec un fruité de grande franchise et une belle longueur savoureuse.

    Suite et fin du compte-rendu de mon voyage qui s’est poursuivi  en Europe centro-orientale, la semaine prochaine.


  • News : 29 avril 2014 : Retour Vinitaly (suite)

    Orliénas, le 29 avril 2014,

    Les journées sur le salon du Vinitaly se sont déroulées du lundi 7 avril au mercredi 9 inclus de 9h30 du matin à 17h. Journées épuisantes mais productives !

    Pipoli_Bianco_Greco_Fianofarnese-cerasuoloVesevo Aglianico Beneventano IGT 2010Les dégustations des vins du groupe Farnese ont permis d’identifier pour le domaine Pipoli (région Basilicate) un excellent vin blanc 2013 élaboré à partir des cépages Greco et Fiano, à la bouche tendue et marquée par des arômes floraux et végétaux tout à fait originaux. C’est bon !

    Pour les Abruzzes, j’ai noté comme très souvent, un délicieux Cerasuolo d’Abruzzo 2013 (vin rosé). La couleur est splendide, sortant du lot de ce que nous connaissons en matière de vins rosés. La bouche présente une belle matière et une grande fraîcheur aromatique, affichant seulement 12,5 % d’alcool.

    Pour les rouges du groupe Farnese, une mention pour le domaine Vesevo et son Aglianico Beneventano IGT 2010.

     

     

     

     

     

     

    11filariConcernant San Marzano dans les Pouilles, j’ai dégusté un certain nombre de vins et notamment des cuvées spéciales comme la collection Cinquanta (les cinquante ans de la cave) élaborée avec de très vieilles vignes du millésime 2010. Je n’ai, je dois le dire, pas été convaincu, le vin présentant à mon sens un niveau de boisé beaucoup trop élevé, détruisant l’harmonie du fruit.

    En revanche, la cuvée de Negroamaro « F » 2010, issue des plus vieilles vignes de la cave, est d’un équilibre général impressionnant.

    J’ai pu déguster le Primitivo di Manduria Dolce Naturale 11 Filari 2011. C’est un vin vraiment séducteur, offrant des tanins veloutés et une fraîcheur aromatique convaincante en dépit de 70g de sucres résiduels.

     

     

     

     

     

    barbaresco-ovelloUn passage chez les Produttori del Barbaresco (Piemont DOCG) permet de déguster le Barbaresco 2010, issu de l’assemblage de l’ensemble des crus. Je dois dire que je ne suis pas enthousiaste. Par une bouche certes puissante, mais à la limite de l’alcooleux, ainsi qu’un certain manque de chair.
    En revanche, belle surprise avec un Barbaresco Riserva cru Ovello 2009 à la texture délicate presque féminine tout en étant très savoureuse et tannique et finissant en queue de paon. Belle bouteille.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une petite visite en Sicile chez notre vieil ami « Don Rosario » de chez Rudini, nous permet de déguster en avant-première les deux cuvées de Moscato di Noto 2013

    Moscato di Noto Vendemmia Tardiva Baroque 2013, éclatant de fruit et d’une élégance à couper le souffle (140g de sucres résiduels)
    Moscato Passito di Noto Scaramazzo 2013. En dépit de 170g de sucres résiduels, il n’y a aucune lourdeur dans ce liquoreux naturellement doux de haut vol. Bravo !

    Don Rosario di Pietro à Verona, le 8 avril 2014 exhibant fièrement son diplôme.
    Don Rosario di Pietro à Verona, le 8 avril 2014 exhibant fièrement son diplôme.
    De gauche à droite : Jean-François Ragot et Don Rosario di Pietro,  8 avril 2014 à Verona.
    De gauche à droite : Jean-François Ragot et Don Rosario di Pietro, le 8 avril 2014 à Verona.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce sera tout pour aujourd’hui. Suite du compte-rendu Vinitaly 2014 : mardi 6 mai 2014.

    JF