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  • Brunello di Montalcino DOCG 2010 Tenuta Il Poggione (0.75L)

    Dans cette partie du sud de la Toscane, le Brunello di Montalcino peut être considéré comme une « invention » récente. On ne peut pas en effet parler de tradition multiséculaire pour ce vin. C’est vers 1870 que le vigneron Ferruccio Biondi-Santi a commencé à planter un clone spécifique du cépage Sangiove Grosso, connu sous le nom de Brunello. Il avait observé qu’il produisait des grains plus petits et qu’il opposait une plus grande résistance au phylloxera qui ravageait alors les vignobles.
    Contrairement aux traditions locales d’alors, cet innovateur décida de laisser vieillir le vin issu de ce cépage quatre années en tonneau de chêne, cet élevage étant lui-même suivi d’un séjour en bouteille.
    Le premier grand millésime officiel de ce vin est le 1888. Il en resterait parait-il encore quelques bouteilles toujours en forme…
    Le fameux baron Luigi Ricasoli, celui-là même qui a posé les règles d’élaboration du Chianti déclarait lors d’une dégustation en 1930 qu’il lui semblait impossible en Toscane d’atteindre une pareille longévité en dehors de cettre zone de Montalcino .

    Le développement de cette appellation est assez récent. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, le terme Brunello restait une spécialité exclusive de la famille Biondi-Santi et il faudra attendre les années 70 pour que ce terroir prenne son essor (seulement 65 hectares de vignes plantés à cette époque). La consécration interviendra en 1980 avec la DOCG (Denominazione di Origine Controllata e Garantita).

    Ce vin est produit exclusivement dans le territoire communal de Montalcino sur des collines qui peuvent atteindre au maximum 667 m d’altitude, ce qui est un facteur qualitatif supplémentaire dans cette région très chaude en été.

    Le terroir est composite (marnes argileuses, sable et même tuf d’origine volcanique etc…).

    Il y a actuellement 270 domaines inscrits pour environ 1 350 hectares plantés. La qualité devrait toujours être très élevée eu égard au prix du vin. Ce n’est pas toujours le cas hélas, certains domaines produisant des vins dilués et indignes de leur catégorie. Ce phénomène n’est malheureusement pas une exception à Montalcino…

    Le Domaine IL POGGIONE situé à Sant’ Angelo In Colle a été fondé à la fin du XIXème siècle. Il couvre actuellement une surface de vignes de 125 hectares. Il est la propriété de Leopoldo et de Livia Franceschi.
    Nous avons le plaisir et l’honneur de collaborer avec ce domaine dont la qualité des vins ne nous a jamais déçue, depuis 1990. Loin du clinquant à l’américaine de certains autres domaines de la région, il est géré maintenant par Alessandro Bindocci et sa sœur Francesca. Les vins sont d’une remarquable régularité, y compris le deuxième vin (Rosso Di Montalcino DOC) dont nous distribuons actuellement le millésime 2011.
    Le millésime 2010 est une réussite exceptionnelle dans le sud de la Toscane, avec des vins concentrés, d’un équilibre remarquable.

    Les chais du domaine Il Poggione.

    BRUNELLO DI MONTALCINO 2010

    brunello-ilpogg2010Élevé trois ans en foudre de chêne de l’Allier (de 30 à 50 hectolitres de capacité), il présente une robe grenat sombre et brillante. Au nez, ce sont de subtiles tonalités de fruits noirs (myrtille, cassis) et de cacao. On note aussi quelques nuances de cuir de Cordoue. La bouche est imposante, profonde et complexe. Le vin est marqué par des arômes balsamiques et empyreumatiques. Il évoque également les épices, la fourrure et le tabac du Transvaal. Sa puissante structure tannique ne nuit pas à sa remarquable finesse, mais laisse envisager une assez longue évolution. Je classerai le Brunello di Montalcino millésime 2010 en année exceptionnelle.
    C’est un vin à encaver pour quelques années. Il devrait atteindre sa maturité vers 2020. Il est appelé à une longue garde ultérieure dans de bonnes conditions de stockage.


    Alcool : 14,5%/vol

    Une grappe de Sangiovese Grosso – « Brunello »
    les vignobles du domaine Il Poggione en Toscane au coeur de l’été.

  • News : 6 mai 2014 : Retour Vinitaly (suite et fin)

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    Orliénas, le 6 mai 2014,

    Francesco Fenech et Jean-François Ragot, le 8 avril 2014.
    Jean-François Ragot et Francesco Fenech , le 8 avril 2014.

    Il n’est pas de Vinitaly sans une visite à notre ami Francesco Fenech de Salina dans les iles Lipari (Nord de la Sicile).
    Il produit un certain nombre de vins par achat de raisins sur le continent, mais sa production la plus exceptionnelle est bien entendu sa Malvasia delle Lipari Passito.
    Je vous engage à cliquer sur le lien suivant : Malvasia delle Lipari, qui vous ouvrira un dossier sur le sujet.
    J’ai dégusté le dernier millésime disponible, un 2011, à la robe dorée et au nez particulièrement intense. La bouche est délicieuse, aromatique, d’une incroyable finesse et de grande longueur.
    C’est un superbe moelleux naturellement doux présentant un taux d’alcool de 13%/vol et 115 g de sucres résiduels par litre.

     

    Une visite dans le Piémont m’a permis de rencontrer mes deux partenaires historiques : Gianluca Viberti (Barolo) et Gianfranco Torelli (Moscato d’Asti).
    Gianluca me présente son premier millésime vinifié depuis qu’il s’est séparé du domaine familial : le Barolo Bricco delle Viole 2010. Ce vin à la robe rubis intense avec évolution nous offre un nez complexe; la bouche est savoureuse, aux tanins vigoureux et marquée par des arômes typiques de goudron et de violette. Très beau vin qui s’exprimera superbement dans sa maturité prévisible vers 2018-2020.

    Chez Gianfranco Torrelli, dont le domaine en agriculture bio est une référence dans la région, c’est l’occasion de découvrir son dernier Barbera I Mandorli 2012. Bon vin particulièrement puissant à la robe violette foncée, intense et au fruit presque sauvage.
    Gianfranco me présente également une cuvée 2009 100% Merlot « Monferrato Rosso DOC Novo Rubens« . Le vin est assez impressionnant avec une robe profonde, grenat, très peu évoluée, une bouche concentrée aux fruits bien mûrs. L’élevage de 24 mois en barriques et demi muy usagés de deux à cinq ans, a été conduit de main de maître.

    Gianfranco m’a présenté un de ses amis producteur en agriculture bio, Enrico Rovero. Ce dernier produit entre autres le fameux Brachetto effervescent à la robe rubis clair. Ce vin est vinifié exactement de la même manière que le Moscato d’Asti. Il est marqué par d’intéressants arômes de fruits rouges, une bouche délicate et bien construite. (alcool : 6,5% et 120 g de sucres résiduels).

    JeanFrançois Ragot entouré par Gianluca Viberti (à gauche) et Gianfranco Torrelli, le 8 avril 2014.
    Jean-François Ragot entouré par Gianluca Viberti (à gauche) et Gianfranco Torelli, le 8 avril 2014.

    J’ai, bien entendu, visité beaucoup d’autres domaines également et il est hors de question de les citer tous. Toutefois, je voudrais revenir sur un domaine de l’appellation Collio (extrême partie nord-est de l’Italie) sur la frontière de Slovénie. Il s’agit du domaine Draga. Le sympathique Mitja Miklus m’a fait déguster avec compétence et enthousiasme quelques vins qui ont retenu mon œnophile attention. Je voudrais citer particulièrement les vins vins blancs secs et moelleux issus de cépages autochtones :

    La Ribolla Gialla 2013, à la bouche vigoureuse, presque tannique et aux délicats arômes de fruits à pépins.
    Le Friulano 2013, vin blanc sérieux, très proche du raisin et de bonne complexité.

    Enfin, la « merveille des merveilles » de cette région, le célèbre et rarissime vin blanc liquoreux le Picolit, dans le millésime 2011. Ce dernier vin présente avec avantage toutes les qualités que l’on recherche dans un vin liquoreux naturellement doux passerillé. Il exprime sans fards la typicité de ce cépage avec un fruité de grande franchise et une belle longueur savoureuse.

    Suite et fin du compte-rendu de mon voyage qui s’est poursuivi  en Europe centro-orientale, la semaine prochaine.


  • News : 29 avril 2014 : Retour Vinitaly (suite)

    Orliénas, le 29 avril 2014,

    Les journées sur le salon du Vinitaly se sont déroulées du lundi 7 avril au mercredi 9 inclus de 9h30 du matin à 17h. Journées épuisantes mais productives !

    Pipoli_Bianco_Greco_Fianofarnese-cerasuoloVesevo Aglianico Beneventano IGT 2010Les dégustations des vins du groupe Farnese ont permis d’identifier pour le domaine Pipoli (région Basilicate) un excellent vin blanc 2013 élaboré à partir des cépages Greco et Fiano, à la bouche tendue et marquée par des arômes floraux et végétaux tout à fait originaux. C’est bon !

    Pour les Abruzzes, j’ai noté comme très souvent, un délicieux Cerasuolo d’Abruzzo 2013 (vin rosé). La couleur est splendide, sortant du lot de ce que nous connaissons en matière de vins rosés. La bouche présente une belle matière et une grande fraîcheur aromatique, affichant seulement 12,5 % d’alcool.

    Pour les rouges du groupe Farnese, une mention pour le domaine Vesevo et son Aglianico Beneventano IGT 2010.

     

     

     

     

     

     

    11filariConcernant San Marzano dans les Pouilles, j’ai dégusté un certain nombre de vins et notamment des cuvées spéciales comme la collection Cinquanta (les cinquante ans de la cave) élaborée avec de très vieilles vignes du millésime 2010. Je n’ai, je dois le dire, pas été convaincu, le vin présentant à mon sens un niveau de boisé beaucoup trop élevé, détruisant l’harmonie du fruit.

    En revanche, la cuvée de Negroamaro « F » 2010, issue des plus vieilles vignes de la cave, est d’un équilibre général impressionnant.

    J’ai pu déguster le Primitivo di Manduria Dolce Naturale 11 Filari 2011. C’est un vin vraiment séducteur, offrant des tanins veloutés et une fraîcheur aromatique convaincante en dépit de 70g de sucres résiduels.

     

     

     

     

     

    barbaresco-ovelloUn passage chez les Produttori del Barbaresco (Piemont DOCG) permet de déguster le Barbaresco 2010, issu de l’assemblage de l’ensemble des crus. Je dois dire que je ne suis pas enthousiaste. Par une bouche certes puissante, mais à la limite de l’alcooleux, ainsi qu’un certain manque de chair.
    En revanche, belle surprise avec un Barbaresco Riserva cru Ovello 2009 à la texture délicate presque féminine tout en étant très savoureuse et tannique et finissant en queue de paon. Belle bouteille.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une petite visite en Sicile chez notre vieil ami « Don Rosario » de chez Rudini, nous permet de déguster en avant-première les deux cuvées de Moscato di Noto 2013

    Moscato di Noto Vendemmia Tardiva Baroque 2013, éclatant de fruit et d’une élégance à couper le souffle (140g de sucres résiduels)
    Moscato Passito di Noto Scaramazzo 2013. En dépit de 170g de sucres résiduels, il n’y a aucune lourdeur dans ce liquoreux naturellement doux de haut vol. Bravo !

    Don Rosario di Pietro à Verona, le 8 avril 2014 exhibant fièrement son diplôme.
    Don Rosario di Pietro à Verona, le 8 avril 2014 exhibant fièrement son diplôme.
    De gauche à droite : Jean-François Ragot et Don Rosario di Pietro,  8 avril 2014 à Verona.
    De gauche à droite : Jean-François Ragot et Don Rosario di Pietro, le 8 avril 2014 à Verona.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce sera tout pour aujourd’hui. Suite du compte-rendu Vinitaly 2014 : mardi 6 mai 2014.

    JF


  • Tokaji Aszu 5 Puttonyos 2010 Château de Sárospatak (0,50L)

    tokaszu5putt2010Nous tenons avec le millésime 2010 l’année la plus atypique depuis 20 ans. Les conditions climatiques ont été difficiles en Europe Centrale et beaucoup ont alors évoqué l’éruption du volcan islandais en avril et mai. Ce n’est pas du tout impossible car il y a des précédents historiques nombreux.

    Les conséquences pour le millésime ont été radicales avec extrêmement peu de vins liquoreux mais, les petites quantités produites nous offrent des paramètres d’équilibre uniques en leur genre.

    En 2010, il n’a pas été possible d’élaborer naturellement des Tokaji Aszu d’une richesse de 6 Puttonyos. La seule solution aurait consisté à enrichir les moûts avec de l’eszencia, méthode autorisée, mais que nous désapprouvons. C’est pour cela, qu’à titre exceptionnel, c’est un 5 Puttonyos qui a été élaboré, mais un 5 Puttonyos hors-normes, très proche de nos grands 6 Puttonyos historiques.

    Cette cuvée confidentielle de Château de Sárospatak 2010 a été élaborée à partir d’un assemblage moins habituel pour nos vins :

    Les grains aszu (confits) sont constitués pour 65% de Furmint, 15% de Hàrslevelù et 20% de Zeta.

    Ces grains ont subi une macération dans un vin de base 100% Furmint, constitué par deux tiers de vin et un tiers de moût en fermentation.

    Le vin a été élevé en barriques de plusieurs vins durant 24 mois. Il a été embouteillé en juillet 2013 et est disponible depuis novembre 2013.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,12%/vol
    Sucres résiduels : 137 g/L
    Extraits secs réduits : 50,98 g/L
    Acidité totale : 10,6‰

    La robe du vin est du style vieil or, lumineuse et brillante.
    Le nez exprime de délicates nuances de cire d’abeilles et toute une palette de fruits blancs et fruits exotiques frais.
    La bouche nous offre une grande matière avec des caractéristiques d’équilibre et de palettes aromatiques complexes et inhabituelles au cours de ces vingt dernières années.
    En dépit de 140 grammes de sucres résiduels, une splendide acidité donne à ce vin une très longue persistance aromatique réjouissante pour le palais.


  • ÉPUISÉ – Chianti Rufina DOCG 2010 Fattoria di Basciano (0,75L)

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    CHIANTI RUFINA DOCG 2006

    Un petit mot tout d’abord sur le Chianti, vin universellement connu et tellement galvaudé…

    La zone d’appellation Chianti est considérable, la production atteint en moyenne un million d’hectolitres par an pour 16800 hectares en production. (à titre de comparaison, la surface totale du Beaujolais est de 22 000 ha pour une production de 1.2 millions d’hectolitres).

    La zone d’appellation Chianti se situe au cœur de la Toscane, au sud et à l’est de Florence. L’aire DOCG se divise en huit zones géographiques distinctes, qui peuvent accoler leur nom au vin :
    – Chianti Classico (qui possède son propre statut DOCG, délimité à partir de 1716)
    – Chianti Montalbano
    – Chianti Rufina, (rien à voir avec Rufino, qui est une marque commerciale)
    – Chianti Colli Fiorentini
    – Chianti Montespertoli
    – Chianti Colli Senesi
    – Chianti, Colli Aretini
    – Chianti Colline Pisane

    Certains Chiantis peuvent également être étiquetés sans autre information particulière, mais il vaut mieux être prudent…
    Sous la dénomination Chianti, se dissimulent une variété considérable de terroirs, de cépages et par conséquent de vins, qui vont de l’exceptionnel au véritablement infâme…
    Ayant toujours beaucoup fréquenté l’Italie et ceci depuis mon enfance, j’ai le souvenir de « fiascos » de deux litres laissant au malheureux buveur un souvenir impérissable… ce temps est heureusement révolu .
    Le principal cépage est l’excellent Sangiovese, que l’on retrouve un peu partout dans toute l’Italie Centrale. Il peut être utilisé seul, mais le plus souvent en association avec le Canaiolo nero, le Trebbiano toscano et la Malvasia Nera pour ne citer que les principaux. De plus, on peut adjoindre jusqu’à 15% de Merlot ou de Cabernet-sauvignon à l’assemblage final.

    La zone des Chianti Rufina quant à elle, a une tradition de qualité très ancienne et le niveau peut être excellent. Elle s’étend sur des collines à l’Est de Florence. Les vignes peuvent être assez élevées, plantées sur un terroir formé de remarquables marnes calcaires que l’on appelle localement « galestro ».
    Grâce à une bonne acidité, les vins conservent longtemps fraîcheur et finesse.

     

    Composée de 93% de Sangiovese, 5% de Canaiolo et de 2% de Colorino , la vendange a macérée environ 15 jours en cuves ouvertes. Affinage pour une partie des vins, en barrique durant six mois.

    Robe rubis, profonde et dense, presque grenat. Le nez est puissant, un peu sauvage, avec une belle fraîcheur où l’on distingue les fruits rouges et noirs, ainsi que la violette. En bouche, le vin est structuré, tannique, aromatique et harmonieux.
    L’année 2010, à la climatologie un peu capricieuse, nous a donné un vin moins solaire qui devrait se conserver de nombreuses années sans problème.

    Ce n’est pas un vin marketing comme tant de Chiantis « bordeaulisés » au Cabernet sauvignon et au Merlot à la mode Parker…
    C’est un produit qui respecte la culture originelle de sa région de production.


  • ÉPUISÉ – Zeni Amarone Della Valpolicella Classico DOCG 2010 (0,75L)

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    amarone_classico_valpolicellaLa zone viticole de la Valpolicella, une des plus connue d’Italie s’étend sur les collines situées au nord de la ville historique de Vérone. La zone historique est la zone Classico autour de San Pietro, Fumane et Negrar. Les vignobles sont situées à une altitude variant de 150 à 450 m d’altitude. En 1968, la zone de la Valpolicella a multiplié sa surface par trois en intégrant les zones de la vallée de l’Adige, producteurs de souvent bien tristes « bibines »…
    Le terroir est constitué de terre rouge et brune, des marnes calcaires et de basalte.
    L’encépagement traditionnel est presque exclusivement réalisé à partir des cépages autochtones Corvina, Corvinone, Rondinella et Molinara auxquels s’ajoutent parfois un peu de Sangiovese et de Barbera, eux-mêmes autochtones, mais respectivement de la Toscane et du Piémont.

    Technique de l’Amarone

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient, bien sûr, une concentration des extraits secs, des sucres et de l’acidité.

    Les raisins (Corvina 60% – Rondinella 30% – Molinara 10%) ont été récoltés manuellement à pleine maturité au début du mois d’octobre 2010.
    Après une durée de passerillage d’environ trois mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie, les raisins ont été pressurés au mois de janvier 2011.
    Macération de 3 à 4 semaines avec fermentation alcoolique des moûts en cuves inox.
    Fermentation malolactique en foudres.
    Élevage de 2 ans en foudres de 50 hectos.
    Date d’embouteillage : février 2013.

    Durée de conservation prévisible  : 20 ans minimum.

    Le vin présente une robe grenat profond avec très peu d’évolution. Au nez, c’est ce que j’appelle le « grand bouquet classique » de l’Amarone : c’est à la fois une synthèse entre une fraîcheur aromatique évoquant les fruits noirs très mûrs et un côté floral, sur la rose séchée, les épices douces, le tabac blond, avec une petite nuance balsamique. La finesse et la palette aromatique sont passionnantes.

    En dépit de sa puissance alcoolique élevée, ce vin développe une palette aromatique toute en séduction, sans aucune violence, ce qui pourrait le rendre redoutable entre des mains inexpérimentées…

    Le millésime 2010 me séduit pour ce type de vin beaucoup plus que certaines années « solaires » comme 2009, 2003 où les arômes avaient un côté beaucoup plus « cuits ».

    Éléments analytiques :
    Alcool acquis : 15,38 %/vol
    Acidité totale : 5,40 ‰
    Sucres résiduels : 10,23 g/L
    pH : 3,69
    Acidité volatile : 0,55 ‰

    Ci-dessous, quelques images de la zone de la Valpolicella Classico, des grappes des principaux raisins autochtones et du mode de passerillage des raisins.


  • News : 2 Mai 2013 : Petit tour d’Europe d’avril 2013 (2ème partie)

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    Orliénas, le 2 mai 2013,

    Je reprends mon compte-rendu de dégustation suite à mon séjour au Vinitaly de Verona (du 7 au 10 avril 2013).

    bMG_lunedianteAu domaine Montecrocetta (Veneto, région de Vicenza) ce fût l’occasion de goûter bien entendu le Gambellara 2012 DOC (100% Garganega) dans la fraîcheur d’un échantillon de cuve. Le vin sera embouteillé au début du mois de mai. Avec 12,5% d’alcool, il est conforme à ses qualités traditionnelles. Il présente une robe claire avec une bonne densité. Beaucoup de fraîcheur au nez avec des notes florales et fruitées d’amande en particulier.
    Ce vin, impeccablement sec, de bonne acidité et au taux d’alcool modéré (12,5%/vol) est un remarquable vin d’été.
    Il évoluera sans problème, dans de bonnes conditions, 3 à 4 années.

    bMG_1408Autre vin blanc intéressant et produit certaines années seulement par Graziano Maule, le Lunediante. Il est élaboré à partir de 70% de Garganega, 25% du cépage autochtone Durella et 5% de Sauvignon.
    Le dernier millésime est le 2011 qui nous offre une robe or, une bouche particulièrement concentrée, du gras, de la matière mais une bonne fraîcheur.
    Son procédé d’élaboration consiste à couper la tige qui relie le raisin à la plante et à le laisser se déshydrater de fin août à fin septembre sur la pergola.
    Une curiosité enfin, l’Argione Appassimento 2008. Ce vin étonnant est élaborée à partir de 75% de Cabernet-Sauvignon et 25% de Cabernet Franc. C’est le procédé de l’Amarone della Valpolicella,  à partir du séchage des raisins en caissettes. Il présente une robe grenat profonde, la bouche, sans aucun sucre résiduel perceptible, a une attaque voluptueuse, une grande profondeur avec des tannins particulièrement fins. La finale est fruitée, savoureuse et d’une longueur remarquable. Le vin est très équilibré; c’est une vraie curiosité œnologique que Graziano met à la disposition des œnophiles gourmands. On peut sans risques, donner 10 à 15 ans de vie à ce nectar.

    bMG_1413bMG_1411Un autre grand moment de la journée a été celui de la visite du domaine Zeni dans le Veneto, spécialiste des vins de la Valpolicella.
    J’ai été impressionné par le Valpolicella Ripasso DOC 2010. Ce vin à la belle robe rubis profond nous offre une belle intensité aromatique et une agréable concentration, avec des tannins souples et savoureux. Bonne garde prévisible.
    Avec l’Amarone DOCG 2010, nous franchissons le cap du très bon vin au grand vin. Le principe de l’Amarone consiste à laisser passeriller les raisins indigènes à la manière traditionnelle des vins de paille. Le millésime 2010 marqué par des conditions climatiques un peu plus fraîches que d’habitude, a magnifié la matière première, avec comme première qualité, une couleur intense et une palette aromatique d’une grande fraîcheur. La robe est grenat très peu évolué. La  bouche est complexe, avec un fruité vibrant, de la finesse et une bonne longueur. Vraiment excellent, ce vin devrait évoluer sur une vingtaine d’années.

    bMG_bascianoroseUn grand plaisir également fût celui de visiter la famille de Renzo Masi et ses remarquables vins de la Fattoria di Basciano (à Rufina, une vingtaine de km à l’est de Florence). Nous avons été impressionnés par le Rosato di Toscana 2012 IGP de la Fattoria di Basciano, élaboré grâce à une saignée des raisins destinés à l’élaboration de leur Chianti Riserva. Comme beaucoup de gens de ma génération, je n’ai jamais été un fanatique des rosés, mais j’ai été impressionné par ce vin à la robe plutôt intense, frais, long, pur et au fruité ébouriffant. Une vraie bombe aromatique au profil « stylé ».
    Autre vin, rouge cette fois-ci : le Erta e China 2011 IGP élaboré à partir de 50% de Sangiovese et 50% de Cabernet-Sauvignon. Robe grenat, nez profond et bouche bien équilibrée.
    Le Chianti Rufina 2011 est très bien réussi. On sent le grand millésime et le terroir raffiné de la Fattoria di Basciano. C’est bien construit, droit, fruité et équilibré. Un des meilleurs depuis 2003.

    La fameuse cuvée I Pini IGT 2011, bien connue des amateurs de nos vins, est quant à elle la meilleure jamais dégustée. Magnifique en tous points.

    Ce sera tout pour ce soir,
    Cordialement


  • EPUISE – Tokaji Sarga Muskotaly vendanges tardives 2010 Château de Sárospatak (0,75L)

    Micro cuvée élaborée à partir d’un petit vignoble du sud de l’appellation, dans les environs de Tarcal.
    Le «Sarga Muskotaly» est tout simplement le muscat à petits grains, qui compte pour environ 5% de la zone d’appellation Tokaji. Il peut être vinifié en vin sec et plus rarement en vin liquoreux lorsque les conditions le permettent.

    Cette cuvée a été vinifiée pour partie comme un «Aszu» et pour partie comme un Szamorodni doux .
    Deux «tris» de raisins ont été effectués, le premier début Octobre 2010 avec un choix de grains secs (Aszu de pur muscat), ramassés grains par grains et le second début Novembre, avec une sélection de grappes entières de muscat très « botrytisées », complètement «aszutées».
    Le premier tri de grains aszu a fait l’objet d’une macération traditionnelle dans du moût en fermentation composé de Furmint et de Harslevelu, puis pressuré immédiatement après. Le second tri a été pressuré avec une petite presse, puis assemblé au moût du premier tri.
    L’assemblage ainsi constitué a continué paisiblement ses fermentations et a poursuivi son élevage en cuve inox durant six mois.
    Le vin a été mis en bouteille au mois de juin 2011.

    Nous tenons avec le millésime 2010 l’année la plus atypique depuis 20 ans. Les conditions climatiques ont été difficiles en Europe Centrale et beaucoup ont alors évoqué l’éruption du volcan islandais en avril et mai. Ce n’est pas du tout impossible car il y a des précédents historiques nombreux.

    Les conséquences pour le millésime ont été radicales avec extrêmement peu de vins liquoreux mais, les petites quantités produites nous offrent des paramètres d’équilibre uniques en leur genre.

    La meilleure preuve : notre cuvée Château Sarospatak Muskotaly Vendange Tardive que nous produisons depuis le millésime 2004 nous a donné en 2010, 180 litres de vins, mais quel vin !

    Doté d’une robe dorée et brillante, ce vin nous offre un bouquet de fruits confits d’où émergent le coing et les abricots secs. L’acidité naturelle est extraordinaire et vibrante. Elle équilibre un taux de sucres naturels de presque 140g et le fait paraître à peine moelleux, mais avec une longueur et une concentration remarquable.
    240 bouteilles de 0.75l à ne pas manquer.

    Éléments analytiques :
    Sucres résiduels :  138 g/L
    Alcool : 12.58  % / vol.
    Acidité : 11.2 ‰
    Extrait sec : 58.49 g/l (concentration hors-normes)
    PH : 3.43

     

     

     

     

     


  • ÉPUISÉ – Buitenverwachting 2010 « 1769 » (W.O Constantia) (0.50L)

    Tous les domaines issus du terroir historique de Constantia peuvent prétendre élaborer ce type de vin.

    Le vin est identifié par le chiffre 1769 qui est celui de l’année de création du domaine.

    Après un premier essai avec le millésime 2006 (en très petite quantité), c’est le véritable acte de naissance de ce Constantia moelleux qui présente toutes les caractéristiques de ce terroir magique.

    Ce domaine qui vinifie tout comme Klein Constantia de superbes vins blancs et rouges classiques depuis 1990, ne pouvait faire l’impasse sur le vin « historique » issu du cépage Muscat à Petits Grains .

    L’excellent Hermann Kirchbaum, vinificateur du domaine depuis 1990 a trouvé là un « travail de niche » comme il les aime.

    Pour les amateurs de Vin de Constantia, c’est une vraie surprise de découvrir ce nectar à la robe dorée, aux senteurs complexes de thym et de lavande, à la bouche extrêmement puissante, marquée par l’abricot sec et l’amande, riche de nuances empyreumatiques et terpéniques nobles. Ce millésime 2010 est une réussite totale.
    La quantité disponible est très réduite. Le vin offre actuellement un remarquable rapport qualité/prix. Ce n’est pas certain que ça dure très longtemps… Profitez-en !


    Éléments analytiques :
    – Date de vendanges : 17 mars 2010
    – Alcool : 9 %/vol
    – Acidité totale : 8,3 ‰
    – pH : 3,29
    – Sucres résiduels : 250 g/L

     


  • Le vin du Mois Mars 2012 : Hamilton Russell Chardonnay 2011 et Pinot Noir 2010 (Afrique du Sud)

    CHARDONNAY 2011
    Domaine Hamilton RUSSELL (Afrique du Sud)
    Appellation : Hemel-en-Aarde Valley
    Situé dans la fraîche vallée « Hemel-en-Aarde » à 100 km au sud est de la ville du Cap, ce vignoble de 52 ha consacré au Chardonnay et au Pinot noir, produit un des meilleurs blancs de type bourguignon de tout l’hémisphère sud.
    Crée en 1975 par Tim Hamilton Russell, ce vignoble passionnant ne cesse de nous étonner d’années en années avec un vin d’un classicisme époustouflant.
    Le millésime 2011 a bénéficié d’excellentes conditions de maturation.
    Le rendement a été particulièrement bas (environ 28 Hl/Ha), ce qui explique la faiblesse des quantités allouées.
    Fermenté intégralement et élevé 6 mois en barriques françaises, ce vin à l’attaque fraîche et « vibrante » offre une délicieuse palette aromatique « briochée » et toastée, tout en laissant percer la minéralité, gage d’un beau terroir. Belle longueur sur les agrumes frais.
    La quantité disponible pour notre marché est seulement de 600 bouteilles…
    Le premier millésime que nous avons importé en France fût le 1991. Une récente dégustation d’une bouteille de cette année là a révélée un vin ayant préservé toute sa jeunesse et sa fraîcheur aromatique avec une robe restée très claire. Ceci est assez rare pour un vin blanc classique de Chardonnay. Ayant renouvelé l’expérience avec le millésime 1995, nous avons eu la joie de découvrir également un vin demeuré opulent et encore vibrant de jeunesse. Un délice !
    Si vous faîtes partie des rares privilégiés à posséder quelques bouteilles de ce délicieux blanc, ne vous empressez pas de les déboucher.
    Nous évaluons la garde du millésime 2011 à une quinzaine d’années dans une bonne cave, peut-être même plus.
    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,23 °/vol
    Acidité fixe : 7.1 ‰
    pH: 3.16
    A découvrir absolument !
    PINOT NOIR 2010
    Domaine Hamilton RUSSELL (Afrique du Sud)
    Appellation : Hemel-en-Aarde Valley
    Tout comme la famille Hamilton Russell a voulu produire un des meilleurs blancs au monde de type bourguignon avec son Chardonnay, elle a réussi à vinifier un rouge considéré par les médias professionnels internationaux, comme étant du niveau d’un excellent premier cru de la côte de Beaune ou de la Côte de Nuit.
    Vendangé bien entendu à la main et par parcelles, ces dernières sont vinifiées séparément. Tout commence par une longue macération pré-fermentaire à froid destinée à extraire le maximum d’arômes. La fermentation est effectuée ensuite en cuves inox à partir de levures indigènes, avec plusieurs remontages.
    L’élevage, d’une durée de dix mois se déroule en barriques de chêne français de 228 Litres.
    Rendement : 4,68 Tonnes/Ha, soit 31,8 Hl/Ha.

    Présentant une robe d’un très joli rubis, ce vin exprime au mieux la grandeur d’un terroir repéré il y a plus de trente ans par un amoureux de la Bourgogne, Tim Hamilton Russell : finesse, profondeur, élégance et complexité.
    Assurément un grand vin !

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,7 %/vol
    pH : 3,4

    OFFRE PROMOTIONNELLE COMMUNIQUÉE SUR SIMPLE DEMANDE A : info-contact@dionis-vins.fr
    jusqu’au 31 mars 2012.


  • News 7 Février 2012

    Je peux vous confirmer que le grand hiver est finalement arrivé sur toute l’Europe et sur la France en particulier. Je parlais en début de semaine au téléphone avec mon ami Bruno Landauer (Rust – Burgenland – Autriche) qui se désolait de cette arrivée bien trop tardive du froid pour élaborer un eiswein… Ce qui est rageant, c’est que nous avions laissé plusieurs tonnes de  raisins dans l’espoir d’une gelée un peu plus précoce (en général, entre le 20 novembre et la première semaine de janvier). Ces raisins ont été finalement dévorés par les oiseaux du parc naturel de Neusiedeln.
    Par conséquent, il n’y a ni eiswein 2010, ni 2011. Cela signifie qu’il faut profiter des dernières bouteilles du délicieux Ruster Eiswein Blaufränkisch 2009.

    Je suis enfin arrivé à finaliser mes achats de vins sur l’Afrique du Sud. Nous allons recevoir dans les semaines qui viennent :

    • Hamilton Russell Chardonnay 2011
    • Hamilton Russell Pinot Noir 2010
    • Buitenverwachting Constantia moelleux « 1769 » 2010 (millésime d’une exceptionnelle concentration, la plus grande réussite du domaine depuis son premier millésime 2006)

    Vous serez bien entendu tenus informés de la date de disponibilité.

    Cordialement,

    Jean-François


  • ÉPUISÉ – Trabener Würzgarten Beerenauslese Riesling 2010 (0,375L) Weingut Trossen Grains Nobles

    Il fallait vraiment du culot durant l’automne 2010 pour ne pas se précipiter et vendanger des raisins en sous-maturité. Le domaine Trossen a pris de grands risques et a produit dans ce millésime compliqué par des conditions météos estivales parfois difficiles, quelques cuvées exceptionnelles de blancs secs et une extraordinaire et hyper-limitée cuvée de vin liquoreux Beerenauslese.

    Nous approchons ici du sommet de ce qu’il est possible d’extraire du cépage Riesling issu des fameux terroirs de la Moselle Centrale (schiste ardoisier).

    Les conditions de l’automne 2010 ayant été d’une remarquable stabilité dans cette région, le domaine Trossen a pris tous les risques pour produire cette extraordinaire bouteille de Beerenauslese vendangée à la fin du mois de novembre. Le résultat est à la hauteur des espérances. Un tel vin n’avait pas été produit depuis de nombreuses années.
    Le nez du vin est tout bonnement magnifique, avec une délicatesse, un fruité et une minéralité presque irréels. En bouche, c’est une explosion aromatique, avec une grande matière, une finesse sous-tendue par une acidité hors des normes. Cette dernière, en parfait équilibre avec la richesse en sucres résiduels naturels, donne au vin une incroyable longueur.
    Très petite quantité disponible.

    Une bouteille d’anthologie.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 7,8 %/vol
    Extraits secs : 49,4 g/L
    Acidité Fixe : 13,5 ‰
    Sucres résiduels : 183,3 g/L


  • ÉPUISÉ-Hochheimer Domdechaney Riesling Auslese 2010 (0,75L) Weingut Domdechant Werner Dr Michel (Vin moelleux de vendanges tardives) Rheingau

    La suprême élégance du grand cru de Hochheim dans sa version « vendanges tardives » moelleuse.

    Nous touchons ici au sommet gustatif  des grands rieslings moelleux  en général et des rieslings allemands en particulier.

    Le Dr Michel, âgé de 80 ans, est le descendant direct du « Domdechant » (doyen recteur) de la cathédrale de Mayence, propriétaire de ce vignoble à partir de 1780.

    Le cru Domdechaney est le meilleur de la commune de Hochheim et nous offre ici dans sa version Auslese un vin moelleux au nez magnifique de mirabelle et de coing relevé par une minéralité naissante et la vibrante acidité du millésime 2010. La bouche est une véritable « dentelle » à la douceur délicate et modérée et de très grande longueur.

    Il s’agit vraiment de l’aristocratie des grands vins blancs moelleux allemands de Riesling. C’est un vin de grande garde qui devrait évoluer favorablement sur une vingtaine d’années, tout en conservant son fruité et toutes ses autres qualités.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 8,45 %/vol
    Extraits secs : 27,2 g/L
    Acidité totale  : 9,4‰
    Sucres résiduels : 88 g/L

    Cliquez sur la carte pour agrandir


  • ÉPUISÉ – Hochheimer Domdechaney Riesling Erstes Gewächs 2010 (0,75L) Weingut Domdechant Werner Dr Michel (Vin blanc sec) Rheingau

    Nous touchons ici au sommet qualitatif  des grands rieslings en général et des rieslings allemands en particulier.
    Le Dr Michel, âgé de 80 ans, est le descendant direct du « Domdechant » (doyen recteur) de la cathédrale de Mayence, propriétaire de ce vignoble à partir de 1780.
    Le cru Domdechaney est le meilleur de la commune de Hochheim et nous offre ici un « Erstes Gewächs » (Premier Cru) présentant une  acidité vibrante, un fruité de la plus grande élégance et un raffinement suprême.

    Il s’agit vraiment de l’aristocratie austère des grands vins blancs européens. Qui plus est, ce sont des vins de garde, qui peuvent évoluer sur une vingtaine d’années, tout en conservant leur fruité et toutes leurs autres qualités.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13,83 %/vol
    Extrait secs : 26,7g/L
    Acidité totale : 9,2‰

    Cliquez sur la carte pour agrandir

     


  • News 17 Novembre 2011

    En cette fin du mois d’octobre 2011, nous nous sommes mis en route Marguerite et moi vers l’Allemagne, afin de revisiter nos fournisseurs et d’en découvrir, le cas échéant, de nouveaux. Ce voyage œno-touristique est illustré des quelques photos ci-dessous.

    A tout seigneur, tout honneur ! La Moselle pour commencer. La dégustation des vins du millésime 2010 au domaine Trossen se révèle être une bonne entrée en matière pour le millésime. De l’ensemble de la dégustation, j’extrais particulièrement le Riesling Kabinett 2010 du cru Kräuterhaus. Ses paramètres analytiques semblent parfaits : 11,5% alc/vol; 7,8‰ d’acidité et 8,5 g de sucres résiduels.
    Ce vin présente une très belle robe or vert, un nez vraiment intense où percent le minéral et l’agrume. La bouche est très intéressante avec un équilibre remarquable entre la concentration naturelle du vin et une splendide acidité. Rétro-olfaction sur les fleurs blanches et les agrumes. Belle longueur. Je noterai également une superbe cuvée de riesling grains nobles (Beerenauslese) 2010, malheureusement à un prix un peu dissuasif…

    Passons sur les détails et arrivons directement dans le nord de la Moselle à Winningen où nous dégustons chez Martin Hautt un Winninger Brückstück Riesling Auslese moelleux 2010 où se mêlent intimement un moelleux de 78g/L de sucres résiduels et une fermeté d’acier. Un vin exceptionnel, en quantité hélas très limitée.

    Le Rheingau (vallée du Rhin) a été particulièrement à l’honneur dans ce voyage avec une dégustation à la Hallgartener Winzerverein. Je citerais surtout une excellent Riesling Hallgartener Jungfer Auslese 2010, moelleux à la robe or vert, au nez particulièrement fruité et typé. Comme tous les bons vins du millésime 2010, il présente une belle longueur appuyée sur une acidité franche mais mûre.

    Le summum de nos  dégustations a probablement été atteint en visitant notre vieil ami, le Dr Franz Michel, propriétaire du Domdechant Werner’sches Weingut à Hochheim (Rheingau). C’était le 3 novembre et nous avons fait un tour des rieslings du millésime 2010, tous de parfaites réussites, et de quelques autres années. J’extrairais au passage :

    – le Hochheimer Hölle Riesling Kabinett 2010 avec 13% d’alcool naturel. Ce vin nous offre tout à la fois minéralité, volume en bouche, longueur et complexité. Bref, tout à fait excellent.

    – une « verticale » du cru Domdechaney « Erstes Gewächs » Riesling (premier grand cru) sur 4 millésimes (2007, 2008, 2009 et 2010) nous a permis à nouveau de mesurer le niveau qualitatif très élevé du domaine.  Tous ces rieslings présentent une excellente acidité, un fruité élégant et un raffinement suprême.
    Il s’agit vraiment de l’aristocratie austère des grands vins blancs européens. Qui plus est, ce sont des vins de garde, qui peuvent évoluer sur une vingtaine d’années, tout en conservant leur fruité et leurs autres qualités.

    En redescendant par le Rheinhessen en direction du Palatinat, nous en avons profité, à l’entrée nord de Worms, pour jeter un coup d’oeil au vignoble du Liebfrauenstift KirchenStück. Il donne un vin tout à fait agréable, sans prétention, mais ce qui est intéressant à noter, c’est qu’il est à l’origine de l’histoire du « Liebfraumilch » (le lait de la vierge). Ce vin de marque mi-doux, sans caractère particulier est devenu au XXème siècle, le symbole même des vins blancs du Rhin bas de gamme, dont il s’est vendu des millions et des millions de bouteilles dans le monde. A fuir absolument !

    La partie œnologique du voyage s’est terminée par le Palatinat avec la visite de quelques domaines à Forst et à Deidesheim. A noter :

    – un bon Deidesheimer Herrgottsacker Riesling Kabinett sec 2009 du domaine Hacham Magin. C’est droit comme un I !

    – deux superbes vins au Foster Winzerverein  : le Forster Ungeheuer Riesling Spätlese sec 2010 et le Forster Ungeheuer Riesling Auslese 2010 (moelleux).

    Je citerais enfin, du domaine Reichsrat von Buhl, un  excellentissime Forster Jesuitengarten Riesling Grosses Gewächs 2010. Le prix est hélas à la hauteur du plaisir ressenti…

    Cordialement,
    Jean-François