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  • News 1er Mars 2005

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    Orliénas, le 01 mars 2005

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    Nous sortons doucement de l’hiver avec des désirs de voyage, d’horizons lointains et de bonnes bouteilles « exotiques »…

    Mais avant d’en arriver là, il est temps de faire un point sur un certain nombre de produits annoncés dans de précédentes publications et qui sont maintenant disponibles à votre gourmande attention.

    A tout seigneur tout honneur ! C’est par le Tokaji , alias Tokay de Hongrie que je voudrais commencer.

     

    Dans nos premières années de recherche et de commercialisation du Tokaji Impérial de Hongrie , à partir de 1986, nous avions eu l’occasion de proposer à nos clients un excellent Tokaji Aszu 3 puttonyos 1975 . A cette époque, les rares vins de Tokaji que l’on pouvait trouver sur le marché européen, étaient du niveau 3 puttonyos et la plupart du temps, de qualité médiocre.
    Je rappellerais pour mémoire , qu’un Tokaji 3 puttonyos, est théoriquement élaboré à partir de 3 hottes (puttonyos) de 25 kg de raisins aszu (confits au stade de raisins secs) mis à macérer dans une unité de 136 litres de vin nouveau.
    Conformément à la loi, un Tokaji de 3 puttonyos présente un degré d’alcool entre 12 et 13% vol et une quantité de sucres résiduels de 60 grammes minimum.
    A l’époque héroïque du Combinat de Tokaji , le vin était conservé 5 années en barriques et présentait le plus souvent un caractère oxydatif lié à des re-fermentations intempestives…
    Aujourd’hui, la vinification se déroule d’une toute autre manière. En général, on élabore un certain nombre de cuvées les plus riches possibles ; c’est donc très variable d’années en années, en fonction de la qualité du grain aszu.
    On les élève en barriques pendant deux ans. C’est à ce moment que les vins de 3 et 4 puttonyos sont élaborés en assemblant en cuves inox les barriques d’aszu de la cuvée de base avec des vins de Furmint-Harslevelu d’une richesse en sucre inférieure, voire avec des vins complètement secs. Après quelques semaines en cuve, ces vins sont embouteillés et mis sur le marché au début de la quatrième année qui suit la date de vendange. C’est pour cette raison que le millésime 2001 commence à être commercialisé en ce début 2005.
    A l’époque du Combinat, les 3 puttonyos étaient le plus souvent des vins peu ambitieux, présentant un caractère « standard »…
    Aujourd’hui, comme vous l’avez compris, un Tokaji aszu de 3 ou 4 puttonyos vinifié conformément à nos critères, est un vin beaucoup plus riche et complexe.

    C’est avec plaisir que nous vous présentons notre dernière cuvée.

    TOKAJI ASZU 3 PUTTONYOS 2001 CHÂTEAU SAROSPATAK

    Après la fausse « grande année » 2000 (selon notre opinion), le millésime 2001 a donné pour qui a su attendre, quelques belles sélections de grains aszu d’une concentration certes inférieure à celles du millésime 2000, mais dotées d’un bien meilleur équilibre.

    Les vins du millésime 2000, année particulièrement torride dans la région, souffrent d’un manque évident d’acidité. Comme vous ne l’ignorez pas, ou plus, le Tokaji requiert pour briller de tous ses feux un subtil équilibre entre sucre, alcool et acidité.

    Notre cuvée Château Sarospatak 3 puttonyos 2001 présente une jolie robe or clair. Le nez et la bouche trouvent une harmonie délicate, de fruité et de fraîcheur.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 12,88% vol
    Sucres résiduels : 75 grammes par litre
    Acidité fixe : 7,5 ‰

     

    TOKAJI EDES SZAMORODNI 2002 CHÂTEAU SAROSPATAK

    L’origine du mot Szamorodni est polonaise. Il signifie « tel qu’il est né ». Il s’agit par conséquent de la vinification de la grappe entière botrytisée, à la différence de l’aszu qui nécessite une macération de grains sélectionnés dans un moût en fermentation.

    Contrairement aux Tokaji Szamorodni doux de l’époque du Combinat (années 70 et 80), qui étaient en fait des « forditas » (voir annexe***), ce vin est une authentique vendange tardive de haute richesse en sucres, vendangée la deuxième quinzaine d’octobre 2002.

    Le vin a été élevé 12 mois en barrique de 220 litres avant sa mise en bouteille à l’automne 2004. C’est à notre avis une très intéressante approche d’un grand Tokaji liquoreux à prix modéré.

    Le millésime 2002 a donné pour les meilleurs vinificateurs quelques vins particulièrement brillants, marqués par une belle acidité revigorante.

    Ce vin est issu de trois tris vendangés entre le 15 octobre et le 5 novembre 2002 sur trois parcelles différentes :
    Une sélection de Harslevelu pur.
    Une sélection de vieilles vignes de Furmint et de Harslevelu
    Et enfin une ultime sélection de Furmint pur Le Tokaji Edes Szamorodni 2002, remarquablement fruité, offre une excellente minéralité, un côté parfois cristallin et une belle persistance aromatique.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 13.51% vol
    Sucres résiduels : 92 grammes par litre
    Acidité totale : 7,7 ‰

    Ces deux vins sont prêts à subir les assauts de votre gourmandise mais pourront être gardés sans problème durant de longues années…

    Annexe *** Le Forditas est obtenu en ajoutant du moût frais à un marc d’aszu, ce qui provoque une seconde fermentation. On obtient ainsi à moindre coût des vins moelleux, mais marqués par un caractère oxydatif pas toujours bienvenu…

    Nouvelles Brèves d’Autriche…

    Chez Bruno Landauer à Rust

    Tout comme les dernières années, Bruno Landauer a pu élaborer à partir d’une vendange tardive le 28 octobre 2004 un Gewüztraminer Spätlese (21 KMW : 21% de sucre en masse volumique) frais, vif, aromatique et agréablement moelleux.
    C’est un vin idéal pour l’apéritif.
    Il sera disponible début Avril.

     

    RUSTER BEERENAUSLE 1999
    WELSHRIESLING-PINOT BLANC

    Tout comme à Tokaj, le millésime 1999 a produit à Rust des liquoreux marqués par un grand équilibre acidité-sucre.
    Cette cuvée conservée pour la bonne bouche en cuve inox, a été mise en bouteille au mois d’août 2004.
    Le vin présente l’équilibre caractéristique des grands Ruster, avec un très joli fruité, de la complexité et une excellente acidité.

    Éléments analytiques :
    29 KMW (29% de sucre par litre en masse volumique) à la vendange.
    Sucres résiduels : 104 gr/l.
    Acidité totale : 9.8‰
    Alcool : 12,3 % vol


    RUSTER URBARIAL 2003

    J’ai attiré votre attention dans une précédente lettre sur la qualité exceptionnelle des vins rouges du millésime 2003 en Europe centrale.
    Bruno Landauer a choisi de produire dans ce millésime une cuvée prestige de vin rouge issue d’un assemblage judicieux de trois cépages différents :
    Zweigelt : 50%
    Pinot noir : 30 %
    Merlot : 20%

     

    La quantité totale embouteillée est de 4000 bouteilles.

    La robe est grenat, pourpre, presque noire.
    Le nez est puissant sur les fruits rouges très mûrs avec des nuances empyreumatiques.
    La bouche est ample, complexe, avec un boisé fin, mais la structure du vin est telle que nous devrions obtenir un fondu remarquable d’ici deux ans.
    Vin très original, alliant les cépages indigènes d’Europe centrale aux cépages internationaux d’Europe de l’Ouest.


    Chez Georg Lunzer à Gols

    Du côté de chez notre ami et solide partenaire Georg Lunzer, la qualité des rouges 2004 est en tous points excellente, avec entre autres, un rare « Sankt-Laurent 2004 » de robe presque noire, concentré, aromatique et fin.
    Le cépage Saint Laurent est un très vieux cépage identifié dans le passé en Alsace sur des terres abandonnées pour la culture de la vigne. Il n’est plus guère cultivé aujourd’hui que dans la basse Autriche et le Burgenland.
    Certains estiment qu’il s’agit d’une mutation du Pinot noir (cépage génétiquement instable). Cette théorie n’est toutefois pas démontrée scientifiquement.
    Il donne des vins colorés, fins et veloutés.

    Cette année encore, Georg élabore en partenariat avec Dionis un vin de paille rouge (Strohwein) issu du Cabernet sauvignon. A ce jour, les raisins n’ont pas encore été pressurés et continuent de passeriller paisiblement dans les greniers de notre ami…

    Nouvelles Brèves d’Italie…


    Chez Giovanni Viberti (Piémont)

    BAROLO RISERVA 1999 DOCG CRU
    BRICCO DELLE VIOLE

    Cépage : Nebbiolo: 100%
    Récolte manuelle en petites caisses de 20 kg.
    Egrappage et macération pour une durée de 24 jours en cuve de bois de 50 hectos.
    Elevage de 36 mois en foudres de chêne de 40 hectos, puis passage de 12 mois en cuve d’acier inox et enfin 12 mois en bouteille avant la mise sur le marché.

    Eléments analytiques :
    Alcool : 14% vol
    Acidité totale : 6‰
    Extraits secs : 27,5gr/l

    Très grand millésime, comparable au mythique 1990.
    Ce Barolo présente une robe dense, rubis profond presque grenat.
    Au nez, de bonne intensité, dominent le goudron, la violette, les nuances balsamiques, le tout dans un ensemble très complexe.
    En bouche, l’attaque est puissante mais ne manque pas de fraîcheur aromatique, signe des grands millésimes. L’ensemble est très équilibré .
    Le vin s’épanouit après quelques minutes d’aération. La qualité des tanins, fins et bien fondus, est remarquable. Il est persistant, savoureux, élégant et complexe avec une dominante sur la finesse plutôt que sur le « blockbuster » du type bête à concours …
    En conclusion, un grand rouge dans la haute tradition européenne, qui devrait atteindre sa pleine maturité d’ici la fin de la décennie.

    Nouvelles Brèves du Portugal…

    A la Quinta dos Roques ( DÃO)

    QUINTA DOS ROQUES RESERVA 2000

    Le millésime 2000 dans l’appellation Dão est considéré comme un très bon millésime, dans l’esprit du 1997.
    Le Reserva 2000 est un assemblage de :
    Touriga Nacional : 40%
    Alfrocheiro Preto : 20%
    Jaen : 20%
    Tinta Roriz (Tempranillo) : 15%
    Tinto Cão : 5%

    Fermentation en cuve inox avec une macération de 13 jours avec remontages (température 28 à 30 °C).
    Elevage de 10 mois en barriques françaises.
    Embouteillage après très légère filtration en août 2002.
    Production : 13000 bouteilles.
    Eléments analytiques :
    Alcool : 13% vol
    Acidité totale : 5,8 ‰ (musurée en acide tartrique)
    Extraits secs : 28,1 gr/l

    Robe grenat, brillante.
    Bouquet fruité intense de baies sauvages avec des notes de vanille et de chocolat apportées par l’élevage.
    En bouche, belle concentration, c’est très généreux avec des tanins bien marqués mais fins.
    Pleine maturité estimée : 2010.

    Dernières nouvelles d’Afrique du sud !

    Comme je l’avais évoqué dans ma lettre de septembre j’avais été impressionné lors de mon voyage de mai 2004 en Afrique du sud par cette nouvelle génération de domaines, dont Mont du toit est un bon exemple.

    Le domaine est situé au pied de la montagne Hawequa, dans la région de Wellington à environ 65 kms au Nord-Est de la ville du Cap (Cape Town).

    Les 28 hectares du domaine appartiennent à la zone d’appellation de Paarl. Le terroir est composite (granit, sable, argile).

    On y vendange à la main dans la fraîcheur du petit matin des raisins à pleine maturité, que l’on transporte dans des cagettes pour préserver l’intégrité des fruits qui vont être vinifiés.

    Les rendements de ce domaine sont particulièrement limités ce qui est un facteur qualitatif essentiel .

    HAWEQUAS 2003 (W.O Paarl)
    DOMAINE MONT DU TOIT

    Assemblage de cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot et shiraz.
    Fermentation lente et macération longue.
    Élevage en petite barrique de bois neuf pendant 16 mois.
    Alcool : 14.5%vol
    Embouteillé à l’automne 2004.

    Robe grenat foncé.
    Arômes harmonieux et expressifs de fruits noirs et d’épices fines.
    En bouche, c’est un velours…

    La montagne HAWEQUA à Wellington

    CHARDONNAY 2003 (W.O Walker Bay)
    DOMAINE HAMILTON RUSSELL

    Après l’exceptionnel millésime 2001, la nature a été moins favorable en 2002 avec des vins moins structurés.
    Fidèles à nos principes, nous n’avons pas jugé bon de référencer ce millésime.
    Le millésime 2003, quant à lui, renoue avec une grande année :
    Entièrement fermenté en barriques françaises.
    Rendement de 27 hectolitres à l’hectare.
    Elevage : 9 mois en barrique de Nevers
    Alcool : 13% vol

    La robe or vert est limpide et brillante.
    Le nez est exotique, intense avec des arômes complexes de miel et d’acacia.
    La bouche superbement équilibrée est ample minérale et toastée.
    Un des plus grands vins blancs de cépage Chardonnay de l’hémisphère sud, dans le plus pur style des grands Bourgogne blancs.
    Grande garde (plus de 10 années)

    Après vous avoir livré nos impressions sur nos dernières découvertes et sélections d’Europe et du Nouveau Monde , nous voudrions vous dire, mon co-équipier Raymond et moi-même, combien nous sommes sensibles à l’intérêt que vous nous témoignez, ainsi qu’à votre fidélité(presque une vingtaine d’années pour certains d’entre vous). Le plaisir, que vous nous dites avoir partagé avec des amis, à la dégustation d’un Tokaji Château Sarospatak, d’un Vin de Constance, d’un Vin de glace…nous enchante et nous confirme que nos efforts de recherche de la haute qualité ne sont pas vains.

    Afin de répondre à vos demandes, Raymond consacrera les premiers mardi de chaque mois à l’organisation de rencontres œnologiques au Caveau de Dionis. Les places étant limitées, il conviendra de s’inscrire suffisamment tôt pour prendre date.

    Nous pouvons également nous déplacer pour animer des conférences dégustations autour de la Collection des Vins Mythiques et légendaires.( nous consulter)

    Nous vous remercions de votre attention et vous prions d’agréer nos très oenophiles salutations.

     

    Jean François Ragot

    PROCHAINES DÉGUSTATIONS

    AU CAVEAU DE DIONIS
    LES MARDI 5 AVRIL ET 3 MAI 2005

    MERCI DE NOUS COMMUNIQUER VOTRE ADRESSE E-MAIL
    POUR PROFITER D’OFFRES FLASH …

    info-contact@dionis-vins.fr


  • News 2 Décembre 2004

    Orliénas le 02 décembre 2004

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    Nous voudrions profiter de ce 2 décembre 2004, où nous célébrons le bicentenaire du couronnement de l’Empereur Napoléon 1er, pour évoquer à nouveau le célèbre Vin de Constance.
    Comme vous ne l’ignorez plus, ce vin mythique et légendaire, tout comme le célèbre Chambertin, fut étroitement lié à la saga napoléonienne.
    Une théorie, qui a de nombreux adeptes, prétend même que l’Empereur aurait été assassiné en 1821 à l’arsenic. Le poison aurait été ajouté subrepticement à la bouteille de Vin de Constance, dont il faisait ses délices quotidiens.
    Je ne prendrai pas parti dans cette querelle, mais qui aurait eu intérêt à faire assassiner l’Empereur déchu exilé à Saint Hélène ?…

    Depuis la résurrection du Vin de Constance en 1987 (premier millésime depuis plus de cent ans), nous avons souvent parlé de ce vin de légende sans tarir le sujet, tant votre quête était forte.

    Je voudrai à ce sujet, évoquer une dégustation d’anthologie de ce précieux nectar.

    Dans les années 1970, un certains nombre de bouteilles de vieux Constantia du millésime 1791 furent retrouvées dans la cave du Duc de Northumberland au Château d’ Alnwick dans la nord de l’Angleterre. Ces bouteilles furent vendues aux enchères chez Sotheby’s à Londres et rapatriées en Afrique du Sud où elles firent l’objet d’une émouvante et prestigieuse dégustation.

    « Doté d’une magnifique robe ambre foncée, nuancée d’un liseré doré, il offrit, aussitôt après avoir été versé délicatement dans un verre à dégustation, un émouvant bouquet, à la fois tendre et fruité, si caractéristique des grands vins de dessert de muscat. Rien ne venait altérer son parfum, d’une parfaite évolution après presque deux siècles passés en bouteille. Ses arômes se révélèrent subtils et délicats, d’un équilibre surprenant, bien que manquant légèrement d’acidité. On percevait aussi une pointe de madérisation, mais encore une certaine présence tannique. »

    L’opinion générale estima que c’était un vin de caractère, d’une grande richesse, entièrement à la hauteur de sa légende.

    Plusieurs heures après la dégustation, il subsistait encore dans le verre une rémanence du bouquet originel. Le vin avait traversé les siècles, à la fois comme un symbole et comme la réalité bien vivante de Constantia aujourd’hui.

    Après cette sensation presque physique avec le passé l’analyse du vin fut dévoilée : elle montrait un taux d’alcool de 15,03%, une acidité de 7,1‰, exceptionnel pour un vin vieux de deux siècles et une quantité de sucres résiduels de 128,30 grammes par litre.

    Vin de Constance 2000

    Le dernier millésime du XXème siècle ou le premier millésime du XXIème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

     


     

    Klein Constantia Sauvignon Noble Late Harvest 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.
    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.
    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.
    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.
    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    Klein Constantia Sauvignon Blanc 2004

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.
    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.
    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .
    Délicieux à boire dans les trois années.

     

    Klein Constantia Rhineriesling 2003

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.
    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).
    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Élaboré dans un style très légèrement moelleux,  le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.
    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

     

    Klein Constantia Chardonnay 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .
    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).
    La robe or clair est limpide et brillante.
    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).
    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

     

    Klein Constantia Marlbrook 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.
    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.
    Robe rubis profond.
    Arômes de violettes et de fruits noirs.
    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    Petite chronique d’un voyage
    (octobre-novembre 2004)

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…
    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust,  les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels « Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999, que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie, après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt, le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de « passeriller » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France…  Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie. L’ancienne frontière austro-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11,5 % d’alcool et 7,8‰ d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircit enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.
    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …
    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja, où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables (mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint. Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

    Très cordiales salutations œnophiles.

    Jean François RAGOT

    Bonnes dégustations.

     

     

    VIN DE CONSTANCE 2000

    Le dernier millésime du XX ème siècle ou le premier millésime du XXI ème … se présente comme particulièrement puissant et aromatique. Le bouquet où dominent le pin, la lavande et les agrumes confits est éclatant. La bouche d’une grande richesse allie la complexité à la puissance et à une persistance aromatique impressionnante.

    Le taux d’alcool est de 14.2%, l’acidité totale de 7.5 pour mille et la quantité de sucres résiduels de 144 grammes par litre.

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON NOBLE LATE HARVEST 2002

    Comme vous le savez peut être, la production de Noble Late Harvest (Grains nobles) est particulièrement rare au Domaine. Nous pouvons citer de manière exhaustive 1987, 1992,1998 et enfin 2002 . La production a été de 4200 litres soit 19 barriques parmi lesquelles nous en avons sélectionné deux en mai 2004. Le vin a été embouteillé en 0.75 l, soit 586 bouteilles.

    Il se présente avec une robe or clair, brillante et fluide.

    Le nez d’une grande délicatesse est marqué par les fruits exotiques, mangue, ananas et une pointe empyreumatique.

    La bouche est savoureuse, élégante et équilibrée.

    Le taux d’alcool est de 14.5%, l’acidité totale est de 7 pour mille et la quantité de sucres résiduels est de 103 grammes par litre.

    Bien entendu, la production ne se limite pas à ces deux vins mythiques, qui ne représentent qu’une toute petite partie de l’activité du domaine.

    Klein Constantia produit des quantités appréciables de vins blancs secs issus des cépages Sauvignon, Chardonnay, Rheinriesling ainsi que des vins rouges issus des cépages Cabernet Sauvignon, Cabernet franc, Merlot, Pinot noir et Syrah.

     

    KLEIN CONSTANTIA SAUVIGNON BLANC 2004

     

    Ce vin vient d’être mis sur le marché depuis quelques semaines.

    Pas d’élevage en barrique, uniquement cuve inox.

    Puissant, il présente des arômes intenses de fruits exotiques ainsi qu’une bonne minéralité reflétant le grand terroir de Constantia .

    Délicieux à boire dans les trois années

     

    KLEIN CONSTANTIA RHINERIESLING 2003

     

    Planté sur les pentes orientées au sud du domaine (les plus fraîches), le climat méditerranéen modéré de Constantia assure à ce cépage des conditions de maturité excellentes. La pourriture noble est souvent présente en fin de saison. Le terroir qui n’est pas irrigué est formé de granit décomposé de la Montagne de la Table.

    Vendangé en mars 2003, environ 20% des raisins étaient atteints par le Botrytis Cinérea (pourriture noble).

    Alcool : 13,6%, acidité totale : 6,4 pour mille, sucres résiduels : 8 grammes par litre.

    Elaboré dans un style très légèrement moelleux , le nez complexe et de grande fraîcheur, présente des arômes de pommes et d’épices. En bouche, le fruité intense est équilibré par une belle acidité, qui met en valeur la minéralité du vin.

    Ce vin évoluera favorablement durant au moins 6 années.

    KLEIN CONSTANTIA CHARDONNAY 2003

    Provenant des même terroirs que le Rhineriesling à une altitude de 250 mètres au dessus du niveau de la mer, le millésime 2003 a bénéficié de conditions climatiques optimales, qui ont permis d’obtenir une lente maturation des raisins .

    Fermenté pour partie en cuve inox et pour le reste dans le bois, le vin a été élevé pendant huit mois en barriques françaises (60% neuves).

    La robe or clair est limpide et brillante.

    Le nez présente des arômes typés des grands vins blancs bourguignons (beurré et grillé).

    La bouche est ample et équilibrée avec une finale fraîche et minérale. Bonne garde prévisible.

    KLEIN CONSTANTIA MARLBROOK 2000

    L’origine du nom remonte au XVIIIème siècle en souvenir de John Churchill, Duc de Marlborough. Ce vin rouge est un assemblage de 50% de Cabernet Sauvignon, 40% de Merlot et 10% de Cabernet Franc.

    Vendangé à la main en mars 2000, les trois cépages ont été vinifiés et élevés séparément pendant 24 mois dans des barriques neuves de chêne français, avant d’être assemblés et mis en bouteilles.

    Robe rubis profond.

    Arômes de violettes et de fruits noirs.

    Bouche de demi corps, équilibrée, sans le côté végétal fréquent dans cette zone. Bonne persistance aromatique.

     

    PETITE CHRONIQUE D’ UN VOYAGE

    ( octobre-novembre 2004)

     

     

    Cotnari est bien loin décidément de notre Europe occidentale, à la fois géographiquement et surtout par son évolution désespérément lente…

    Mais notre route, à Pierre et moi, passe d’abord le 28 octobre par le Burgenland autrichien où le moment est venu de se faire une première idée du millésime 2004.

    A Rust , les blancs secs sont encore en pleine fermentation et difficiles à apprécier. Ils semblent être l’ antithèse des 2003 , plus légers et présentant une acidité prononcée. Les liquoreux quant à eux n’existent encore que potentiellement, mais tout semble bien engagé pour une cueillette après le 15 novembre. Ici, les vendanges ont été particulièrement précoces durant ces 15 dernières années et on a un peu perdu l’habitude de récoltes si « tardives »… Avec Bruno Landauer , nous décidons cette année de ne pas tenter un Eiswein , car le Botrytis est présent et devrait favoriser, si les conditions actuelles se poursuivent, une belle récolte de « grains nobles ».

    La dégustation de ses rouges 2003, qui viennent d’être embouteillés, est tout à fait convaincante.

    Une mention particulière pour la Cuvée Urbarial , heureux mariage du Zweigelt , du Pinot noir et du Merlot . Ce vin, à la robe grenat foncé est généreux, concentré et complexe, avec une palette aromatique originale qui nous change un peu des sempiternels «  Blend bordelais »…

    Je voudrais signaler pour finir avec Rust , un vin liquoreux du millésime 1999 , que nous avions voulu laisser mûrir le temps nécessaire à son épanouissement. Il s’agit d’un Ruster Beerenauslese assemblage de Weissburgunder (Pinot blanc) et de Welschriesling . Il a été embouteillé en août 2004 après un élevage de 4 ans en cuve inox. Doté d’un fruité et d’une acidité excellente, il a été récolté à 29 KMW (29% de sucre en masse volumique) soit le niveau d’un bon Ausbruch . Avec 104 grammes de sucres résiduels 12.3% d’alcool et 9.8 pour mille d’acidité, il réjouira les amateurs de liquoreux vigoureux, d’autant qu’il présente un excellent rapport qualité-prix .

    Notre voyage se poursuit le vendredi 29 octobre vers la Hongrie , après une sympathique étape chez notre ami et partenaire Georg Lunzer à Gols . Les vendanges ayant été plus précoces dans cette zone située à 40 km de Rust , nous nous faisons alors une idée plus précise des caractéristiques du millésime 2004 pour les vins blancs secs et les vins rouges. Je confirme des blancs aromatiques aux acidités bien marquées. Nous retrouvons avec ce millésime un type de vins blancs autrichiens, que nous avions un peu oublié ces dernières années. Les Weissburgunder sont particulièrement bons. Pour les vins rouges, une mention spéciale pour le Zweigelt ,le Merlot et le rare Sankt Laurent (on estime qu’il s’agit d’un mutant du Pinot noir).

    Les conditions cette année encore semblent favorables à l’élaboration d’un vin de paille issu du Cabernet Sauvignon . En tout état de cause, environ deux mille kilos de raisins sont en train de «  passeriller  » dans les greniers de Georg. Le pressurage devrait intervenir ver la fin du mois de janvier.

     

    Nous poursuivons notre route à travers la Hongrie en direction de la Moldavie roumaine. La météo de cette extrême fin octobre est tout a fait exceptionnelle, avec un brillant soleil et des températures d’après midi jusqu’à 23°C, alors que mon coéquipier Raymond Fitoussi est sous la pluie en France… Cela nous change de notre voyage d’automne 2003 dans le froid et même sous la neige dans les Carpates.

    La traversée de la Transylvanie est un vrai bonheur pour les yeux avec sa succession de petits villages saxons ornés d’églises fortifiées moyenâgeuses.

    Nous quittons la Transylvanie d’Ouest en Est dimanche après midi 31 octobre en traversant les célèbres et impressionnantes Gorges de Bicaz , étroites et monumentales portes des Carpates, s’ouvrant sur la plaine de Moldavie.L’ancienne frontière austo-hongroise d’avant 1918 passait dans cette zone.

    Lundi matin 1 er novembre (non férié en Roumanie), nous sommes à pied d’œuvre à Cotnari et commençons notre « chemin de croix » à la recherche d’une belle cuvée de ce vin légendaire si maltraité depuis la fin de la dernière guerre mondiale.

    Comme j’avais eu l’occasion de vous en parler l’an passé, la situation de l’ex ferme d’état Cotnari Sc s’est fortement dégradée depuis le départ de notre ami Ioan Bilius fin 2002. Bien que ce dernier vinifie un peu de vin de Cotnari , les quantités sont si faibles qu’il n’y a guère d’espoir de son côté. Il a en effet près de 65 ans et il estime que son avenir est derrière lui…

    L’ultime solution actuelle consiste à visiter la société « concurrente » Vinia , auprès de laquelle une bonne surprise est toujours possible.

    Nous débutons par la dégustation sur cuve du millésime 2004. Cette année présente à Cotnari quelques similitudes avec le Burgenland autrichien et la Hongrie. Cette année plus que toute autre, il fallait attendre pour récolter le Grasa au bon degré de maturité.

    Une jolie cuvée a retenue notre attention, avec 80 grammes de sucres résiduels, 11.5 % d’alcool et 7.8 pour mille d’acidité.

    La dégustation se poursuit avec les vins en bouteilles, secs et moelleux, dont certains complètement « assommés » par des doses massives de SO2 (souffre). Sous nos appréciations sans concessions, nous voyons progressivement mais rapidement le visage du « Général Direktor  » se décomposer…

    Heureusement, le « ciel s’éclaircie enfin » et nous dénichons une petite cuvée d’un bon Grasa 2002 , avec 12.10% d’alcool, 62 grammes de sucres résiduels et 6.15 pour mille d’acidité. Un bonheur n’arrivant jamais seul, nous goûtons alors un délicieux Grasa 1973 d’une bonne structure avec un bel équilibre, ainsi qu’un excellent Tamaioasa Romaneasca 2003, aromatique, fruité et de belle longueur ( 11.70% d’alcool, 51.2 grammes de sucres résiduels, 6.45 pour mille d’acidité).

    Après de laborieuses discussions, nous espérons arriver à un résultat prochainement et quittons la zone de Cotnari en début d’après midi.

    Il est clair que cette zone se trouve au cœur d’un « marais barométrique » et que le vent des réformes ne souffle guère…

    La seule solution passerait par l’arrivée d’une Société occidentale qui apporterait argent, technologie et stimulation de la concurrence …

    Une grande partie de la Moldavie est encore totalement assoupie. Nous avons quelques espoirs toutefois avec nos amis italiens de Vinarte , qui pourraient peut-être faire évoluer les choses dans les années à venir ( à suivre)…

    Notre retour vers l’ouest passe par la Bukovine et ses monastères peints, classés au patrimoine mondial, ainsi que par l’extraordinaire région des Maramures, tout contre la frontière de l’Ukraine.

    Le 2 novembre en fin d’après midi, nous arrivons dans la Tokaj Hegyalja , où les vendanges battent leur plein.

    Trois journées sont consacrées aux dégustations dans la région, notamment des millésimes 2002 et 2003.

    La vendange 2004 semble présenter des conditions similaires à à celles constatées en Autriche et en Roumanie (moins de concentration , une acidité plus forte et une nécessité de trier strictement la vendange).

    La dégustation de l’ Eszencia 2004 est un moment traditionnel à chaque vendange ; elle donne une bonne idée de l’équilibre des futurs Tokaji Aszu .

    Nos dégustations dans l’ensemble de la zone confirment le décrochage des petits producteurs face aux productions modernes de la région méridionale de l’appellation. Ce décalage est bien entendu constatable autant du point de vue de la conduite de la vigne que de l’élaboration des vins. L’ex ferme d’état, aujourd’hui appelée Kereskedöhàz Rt joue encore un rôle moteur auprès des petits producteurs, auxquels elle achète le raisin sans grand discernement qualitatif.

    L’économie hongroise étant devenue incontestablement une parfaite économie de marché et le vin n’ayant pas particulièrement le vent en poupe en Europe, l’avenir appartiendra aux plus rigoureux et performants sur le plan qualitatif.

    Nos dégustations nous permettent d’ores et déjà de vous annoncer deux très jolis vins à prix raisonnables( mars 2005) :

    · Tokaji Aszu 3 Puttonyos 2001 Château Sarospatak

    · Tokaji Szamorodni doux 2002 Château Sarospatak .

     

    Le millésime 2003 confirme la haute qualité des tris précoces de la fin du mois d’août et du début septembre, avec une prime au 100% Furmint . Mais nous aurons largement le temps de vous en reparler.

    Quittant Tokaj il nous restait deux jours pour retrouver les frimas lyonnais le dimanche 7 novembre 2004.

     

    Raymond Fitoussi et Philippe Périgot , mes deux fidèles coéquipiers se joignent à moi pour vous souhaiter par avance d’excellentes fêtes de Noël .

     

    Très cordiales salutations oenophi


  • News 1er Novembre 2004

    Orliénas le 01 novembre 2004

    Cher(e) ami(e) œnophile, cher(e) client(e),

    A la veille de mon départ pour mon dernier tour d’Europe de 2004, je peux constater une fois de plus que la mesure du temps en Europe de l’Ouest n’est certainement pas la même qu’en Roumanie. Ceci nous invite à la philosophie pour ne pas sombrer dans la mélancolie. Je vous redonnerais des nouvelles de Cotnari à mon retour. Le dossier est très difficile mais non sans espoir.
    Notre travail de l’automne 2003 dans le sud des Carpates commence à porter ses fruits, nous venons de recevoir les vins sélectionnés à cette époque : Feteasca-neagra 2003 de la Villa Zorilor, Castel Bolovanu Cabernet Sauvignon 2000, et la Cuvée Sienna Merlot 2001 du domaine des Terrasses Danubiennes. Ces trois vins parfaitement complémentaires nous restituent aujourd’hui le superbe potentiel de cette région Sud Carpatique qui fut très longtemps condamnée à la triste production industrielle des Kombinat de vins…

     

    Villa Zorilor Feteasca Neagra 2003
    Appellation Dealu Mare

    Rappel pour les nouveaux venus :
    Le vignoble de Dealu mare (Les grandes Collines) est situé à une centaine de kilomètres au nord est de Bucarest, à une latitude de 45°.

    Nous sommes à l’extrême sud de l’arc des Carpates. L’exposition est Sud-Sud Est. Le sol calcaire et pierreux, particulièrement pauvre, est idéal pour la production de vins de haute qualité. L’ensoleillement annuel moyen est de 2300 heures et les précipitations de 400 millimètres. On y cultive le Merlot, le Cabernet Franc, le Cabernet Sauvignon, une variété locale de Pinot noir ainsi que l’excellent cépage indigène : le Feteasca Neagra. Le rendement moyen avoisine les 50 hectolitres à l’hectare.

    Le millésime 2003 a rencontré des conditions climatiques voisines de celles de l’Europe de l’ouest. Le climat continental a permis d’obtenir des vins riches et équilibrés.
    Robe grenat, brillante et fluide.
    Nez puissant. La bouche est structurée, particulièrement aromatique avec une belle palette de fruits noirs bien mûrs. Bonne persistance aromatique.

     

    Domaine des Terrasse Danubiennes
    Sienna Merlot 2001 DOCG
    Appellation Vanju Mare

    Ce domaine est situé à l’extrême sud ouest de la Roumanie, près des célèbres « portes de fer » du Danube dont parle l’Empereur Trajan s’apprêtant à conquérir le pays Dace, berceau de la future Roumanie. Les terrasses formant amphithéâtre sont protégées des vents froids du nord et bénéficient de la régulation thermique du Danube tout proche.

    La Cuvée Sienna 2001 est élaborée à partir de 90% de Merlot et 10% de Cabernet Sauvignon.
    Le rendement très modéré a donné entre 35 et 40 hectolitre à l’hectare. Le vin a été élevé 6 mois en barriques et 12 mois en bouteilles avant sa mise sur le marché. Alcool : 14°vol.

    Doté d’une robe grenat brillante et profonde, le vin offre un nez aromatique, intense, presque sauvage avec un côté exotique qui rappelle les meilleurs vins rouges de l’hémisphère sud. La bouche est concentrée sur un fruit rouge et noir très mûr avec une belle fraîcheur.
    La persistance aromatique est excellente.
    Pour les amateurs de vins puissants et vigoureux !

     

    Castel Bolovanu Cabernet Sauvignon 2000
    Appellation Samburesti-Dealu Bolovanu

    Domaine situé sur les collines de l’Oltenie au sud ouest de l’arc des Carpates, latitude 44° et altitude de 260 mètres. Les sols sont d’origine alluviale particulièrement propice à l’élaboration de vins rouges très fins.

    Le millésime 2000 Castel Bolovanu a été élevé 6 mois en barriques françaises de 225 litres. Alcool : 13°Vol.

    Complètement différent des vins de Vila Zorilor, il offre une robe rubis foncé. Le nez est fin et rappelle par son côté classique d’excellente cuvée bordelaise. La bouche est gourmande et équilibrée et finie sur une note d’élégance.
    Il ravira les amateurs de vins « classiques ».

     

    Pour rester en Europe et dans un pays latin nous souhaitons vous soumettre nos sélection d’Italie du sud avec d’une part un panel de vins des Pouilles et d’autre part le joyau œnologique de Campanie, le Taurasi, considéré à juste titre comme le plus grand vin rouge de la moitié méridionale de la péninsule.

    Avec son vignoble géant de plus de 100000 hectares, les Pouilles représente 13% du vignoble italien.

    A côté d’un océan de vin de caractère industriel, 2% seulement ont obtenus une appellation d’origine. Des erreurs ont été commises avec l’arrachage de vieux plants traditionnels sur des coteaux difficiles à cultiver. Pourtant les Pouilles offrent des conditions idéales à la viticulture et une extraordinaire richesse de cépages indigènes.

    Dans l’antiquité romaine cette région était extrêmement réputée pour la haute qualité des ses vins. Un renouveau saisissant est en cours depuis une petite dizaine d’années.

    Feudi di San Marzano Bianco Salento IGT 2003

    Vin blanc élaboré à partir des cépages Verdeca, Malvasia bianca et Trebbianno .
    Vin très original sur le fruit à pépins mûrs. Une certaine complexité, une bouche harmonieuse, fruitée sans aucune lourdeur.

     

    Feudi di San Marzano Rosso Salento IGT 2003

    Assemblage des cépages Sangiovese, Malvasia near et Aglianico.
    Très sympathique vin rouge, structuré et fruité, gourmand.

     

    Feudi di San Marzano Primitivo Puglia IGT 2002

    Le célèbre Primitivo des Pouilles nous donne ici un vin bien coloré, avec des tannins très doux, un joli fruité et une certaine élégance pour l’approche de ce cépage historique connu aux États-Unis sous le nom de Zinfandel.

     

    Feudi di San Marzano Negroamaro Puglia IGT 2002

    Très beau succès pour notre Vin de glace Noël 2003 dont voici les éléments analytiques exacts :
    • richesse du moût : 32,5 KMV (32,5 % de sucres en masse volumique)
    • taux d’alcool : 12,5 %vol
    • sucres résiduels : 155 grammes/litre
    • acidité totale : 7,3 pour mille
    Ceux sont d’excellents paramètres qui confèrent un équilibre remarquable à ce grand vin liquoreux.

     

    L’autre grand cépage rouge indigène des Pouilles nous présente ici une robe rubis profonde à reflets violacés, un nez très mûr sur des fruits rouges et noirs, une bouche ample et gourmande.

    Vesevo Taurasi DOCG 1998

    L’Aglianico, le grand Cépage du sud, à l’égal du Nebbiolo Piemontais et du Sangiove Toscan.
    Ce cépage est susceptible de donner des vins d’une profondeur inégalable. Le Taurasi est une appellation DOCG de Campanie. Le vin est produit sur des sols d’origine volcanique au nord est d’Avelino à une centaine de kilomètres à l’est de Naples.
    La cuvée qui vous est proposée provient de vieilles vignes d’une trentaine d’années de la « Terra di Venticano », 100% Aglianico. Le rendement très limité est d’environ 35 hectolitres à l’hectare. L’élevage est de 12 mois en barriques de chêne français et 12 autres mois en foudre de chêne Slavonie.

    Le vin présente une robe grenat, pourpre, presque noire, sans trace d’évolution. Le nez offre un bouquet intense de cerises confites, de tabac blond légèrement mentholé. La bouche est d’une très grande ampleur. C’est complexe avec des notes de café, cacao, de fruits rouges macérés. Les tanins sont bien présents sans agressivité.
    Un grand vin pour des occasions exceptionnelles qui évoluera favorablement pendant une bonne dizaine d’années.

     

    Notre travail de sélection en Afrique du sud du printemps 2004 trouvera son heureuse conclusion cette fin d’année. Nous pouvons dès à présent vous confirmer l’arrivée, avec le millésime 2000 du Vin de Constance, de l’excellent et rare Klein Constantia Sauvignon Noble Late Harvest 2002 (Grains Nobles) courant décembre 2004. Une toute petite quantité  «crème de tête» a été embouteillée à votre attention gourmande en bouteille de 0,75 l. Vous en saurez davantage dans notre prochaine lettre prévue pour début décembre.

     

    Cordiales salutations œnophiles
    Jean François RAGOT


  • News 10 Mai 2004

    Posté dans par admin

    Orliénas le 10 Mai 2004

    Cher(e) ami (e) œnophile,

    Je profite d’une légère accalmie dans mes préparatifs de voyage en Afrique australe pour vous adresser quelques nouvelles de nos activités.
    Cet hiver a été marqué par la morosité ambiante.

     

    Vous avez dit Crise ?

    Dans la foulée du ralentissement général de l’après 11 septembre 2001, le mot «Crise» est sur toutes les lèvres de la filière vin.

    La douche est particulièrement «froide» dans le petit monde du vin français.

    Après avoir cru dans le dogme intangible, selon lequel le vin français est le meilleur du monde, les vignerons hexagonaux se réveillent avec une méchante gueule de bois. L’érosion des ventes sur le marché intérieur, due à une forte diminution de la consommation (effet Sarkozy et loi Evin) est particulièrement brutale. On observe une chute de la consommation du vin dans la restauration de l’ordre de 20%. La situation des ventes de vins français sur le marché international, est encore plus préoccupante. En 2003, la baisse est de 9% sur les AOC. Nous ne disposons pas encore des chiffres pour les 4 premiers mois de 2004, mais c’est une tendance lourde qui s’accentue…

    Le constat est sans appel : on a fait «pisser la vigne» sans vergogne, les rendements excessifs ayant pour corollaire la sinistre chaptalisation, sans modération aucune, celle là…

    Il est de notoriété également, que les commissions d’agrément des AOC, ne sont souvent que des «pantalonnades» où se traitent les agréments de copinages, sans oublier l’agrément social : «Ah le pauvre ! il a quatre enfants, vous ne pouvez pas lui déclasser sa récolte…»

    Bref, les faits sont têtus et les résultats sont là : 20% des AOC sont à la limite de l’imbuvable, et 30 % à la limite de la grande médiocrité. C’est beaucoup pour un pays qui s’honore de produire les plus grands vins du monde.

    Toutefois, au moment où j’écris ces lignes, une lueur d’espoir apparaît :

    Une grande réforme des AOC est en discussion. Monsieur René Renou, Président du comité vins de l’INAO pense qu’il faut réécrire les décrets, jugés «trop souvent incomplets et peu lisibles»…

    L’INAO veut instaurer une plus grande transparence sur «les pratiques œnologiques, l’encépagement, les règles de présentation et d’étiquetage, les rendements (des vignes), les pratiques environnementales…».

    Bref, on envisagerait de créer de nouvelles catégories d’AOC, les AOCE (Appellations d’Origine Contrôlée d’Excellence), un peu comme en Italie : les DOCG (appellation garantie) par rapport aux simples appellations DOC.

    M. Renou se dit «prêt à débattre de tout !» .

    C’est bien ! mais c’est toute une mentalité profonde qui est à reconsidérer, avec des révisions déchirantes à la clef…

    La crise touche également nos voisins européens et la morosité n’a pas manqué de planer sur le salon international VINITALY de Vérone des 1, 2, 3, 4 et 5 avril dernier.

    Dans le même temps, les pays du nouveau monde et particulièrement l’Australie, le Chili et l’Argentine continuent à conquérir des parts de marché…

    Restons en là avec les motifs d’inquiétude et de morosité et parions résolument sur l’avenir en poursuivant avec ardeur notre quête de l’esthétique œnologique avec des vignerons respectueux de nos attentes.

     

    Nos récentes découvertes

    Mon voyage de Mars-Avril 2004 en Europe Centrale et Italie du Nord laisse augurer de nouvelles spécialités remarquables chez nos partenaires autrichiens de toujours et chez quelques nouveaux partenaires italiens.

    J’ai fréquenté l’Italie régulièrement depuis ma plus tendre jeunesse, ainsi, les noms de Bardolino, Valpolicella, et autres Soave, m’ont toujours été familiers. Toutefois, le niveau qualitatif de ces vins m’est longtemps apparu insuffisant. La majeure partie de la production était entre les mains de quelques très grandes caves qui ont toujours favorisé la quantité à la qualité. Nous constatons depuis une dizaine d’années l’émergence de petits et moyens Domaines qui ont un souci affirmé du rapport qualité/prix.

     

    Parmi eux, j’aimerais attirer votre oenophile attention sur le Domaine Guerrieri Rizzardi, admirablement situé à Bardolino, près du Lac de Garde.

    Fondé à la fin du XVIII ème siècle, ce domaine de 80 hectares, appartient à la famille des Comtes Rizzardi.

    L’encépagement, presque entièrement composé de variétés indigènes, apporte aux vins une originalité remarquable.

     

    AMARONE DE LA VALPOLICELLA

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région : Corvinone, Rondinella, auxquels s’ajoutent un peu de Sangiovese et de Barbera.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)

    Au cours du processus de passerillage, on obtient une concentration des extraits secs, du sucre et de l’acidité.

    La différence entre un vin de paille classique (Recioto) et un Amarone est la poursuite de la fermentation après le pressurage jusqu’à l’obtention d’un vin complètement sec.

    Le vin peut atteindre parfois 16% vol d’alcool !

    La durée d’élevage est de deux à trois ans en foudre.

    Il s’agit d’un rouge d’exception, doté d’une grande longévité et réservé aux grandes occasions : à consommer toutefois avec modération.

     

    AMARONE DOC CLASSICO 1997 : GUERRIERI RIZZARDI

    Date de la vendange : 25 septembre 1997.

    Cépages : Corvinone, Rondinella, Sangiovese et Barbera.

    Durée de séchage des raisins : quatre mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie.

    Fermentation des moûts : en foudres de 50 hectos.

    Elevage de trois années en barriques de chêne slovène et français de 25 et 18 hectos.

    Quantité produite : 11800 bouteilles.

    Durée de conservation : 25 ans minimum.

    La robe du vin est magnifique, grenat avec traces d’évolution. Le bouquet est très complexe, floral, épicé, balsamique. La bouche se révèle redoutablement puissante, extrêmement typée, structurée et de grande longueur.

    Un des plus grands vins rouges du monde dans sa catégorie.

     

    BARDOLINO DOC CLASSICO 2003 : CRU TACCHETTO

    Surface du cru : 3,5 hectares à l’ouest de Vérone près du Lac de Garde.

    Cépages : Corvina, Rondinella et Sangiovese.

    Date de vendange : du 19 au 25 septembre 2003.

    Fermentation et élevage en cuve inox.

    Degré d’alcool : 12%vol

    Robe rubis, brillante. Bouquet caractéristique de cerises et d’épices doux.

    Bien que présentant une certaine structure, la bouche est coulante et très fruitée. Idéal vin d’été.

     

    VALPOLICCELLA DOC CLASSICO : SUPERIORE 2002

    Origine : commune de Negrar au nord ouest de Verone.

    Cépages : Corvina gentile, Corvinone, Molinara, Rondinella, Negrara, Barbera.

    Degré d’alcool : 12.5% vol.

    Elevage en foudres de chêne slovène et français.

    Robe rubis intense. Vin aromatique, fruité, équilibré et de bonne longueur.

    Il était considéré au XIX ème siècle comme le meilleur vin d’Italie.

     

    SOAVE DOC CLASSICO 2003 : GUERRIERI RIZZARDI

    La zone d’appellation Soave est située à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Verone.

    Les vignes sont plantées sur des collines volcaniques exposées au midi.

    L’encépagement du vignoble se partage entre le Garganega et le Trebbiano di Soave, plus un peu de Chardonnay.

    Le Garganega est un cépage original et intéressant qui donne le meilleur de lui-même sur le terroir volcanique de Soave, lorsqu’il est bien vinifié.

    Le millésime 2003 qui vient d’être mis en bouteille est élaboré à 95% à partir du Garganega.

    La robe est pâle. Le vin très fruité est doté d’une bonne consistance et d’une finale rafraîchissante.

    Bon vin d’été.

     

    GOLSER STROHWEIN « VIN DE PAILLE » :
    CABERNET SAUVIGNON 2003 G. LUNZER

    Faisant route vers la Hongrie, je suis passé lundi matin 22 mars chez Georg Lunzer à Gols, afin de voir où en était le « bébé ».
    L’examen est très satisfaisant !

    Pour résumer :
    • 1800 kg de raisins de cépage Cabernet Sauvignon ont été vendangés le 5 septembre 2003 . La richesse du moût était de 18KMW (18% de sucre par litre de moût en masse volumique).
    • Les raisins ont passé cinq mois sur lit de paille (voir photo sur notre site internet).
    • Ils ont été pressurés le 5 février 2004. La richesse du moût avait alors atteint 35 KMW (35 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Alcool : 11.7 %vol
    Sucres résiduels : 211.8 gr/litre
    Acidité fixe : 8.7%0.

    • La robe est superbe (rubis-corail). Le vin fermente encore un peu mais il sera filtré demain et ainsi stabilisé. Il se révèle très riche à la dégustation, probablement supérieur encore à l’excellent millésime 2002. L’acidité est très satisfaisante et équilibre remarquablement ce petit joyau œnologique aux arômes intenses de fraise des bois, framboise et autres fruits rouges. La persistance aromatique est excellente.

    • Le vin sera livrable autour du 15 juin 2004.

    La quantité totale de ce précieux nectar ne devrait pas dépasser 600 bouteilles. Comme pour les millésimes précédents les plus prompts à réagir seront servis.

     

    Domaine "cape point vineyard" (Constantia) Mai 2004
    Le vignoble de l'Avenir STELLENBOSCH Afrique du Sud
    Journée d'automne à Constantia
    Ultime vendange du vin de Constance en Mai 2004 (Constantia - Afrique du Sud)

     

     

     

    Orliénas le 10/05/04

    Cher(e) ami (e) oenophile,
    Je profite d’une légère accalmie dans mes préparatifs de voyage en Afrique australe pour vous adresser quelques nouvelles de nos activités.
    Cet hiver a été marqué par la morosité ambiante.

    Vous avez dit Crise ?

    Dans la foulée du ralentissement général de l’après 11 septembre 2001, le mot « Crise » est sur toutes les lèvres de la filière vin.
    La douche est particulièrement « froide » dans le petit monde du vin français.
    Après avoir cru dans le dogme intangible, selon lequel le vin français est le meilleur du monde, les vignerons hexagonaux se réveillent avec une méchante gueule de bois. L’érosion des ventes sur le marché intérieur, due à une forte diminution de la consommation (effet Sarkozy et loi Evin) est particulièrement brutale. On observe une chute de la consommation du vin dans la restauration de l’ordre de 20%. La situation des ventes de vins français sur le marché international, est encore plus préoccupante. En 2003, la baisse est de 9% sur les AOC. Nous ne disposons pas encore des chiffres pour les 4 premiers mois de 2004, mais c’est une tendance lourde qui s’accentue…
    Le constat est sans appel : on a fait « pisser la vigne » sans vergogne, les rendements excessifs ayant pour corollaire la sinistre chaptalisation, sans modération aucune, celle là…
    Il est de notoriété également, que les commissions d’agrément des AOC, ne sont souvent que des « pantalonnades » où se traitent les agréments de copinages, sans oublier l’agrément social : « Ah le pauvre ! il a quatre enfants, vous ne pouvez pas lui déclasser sa récolte… »
    Bref, les faits sont têtus et les résultats sont là : 20% des AOC sont à la limite de l’imbuvable, et 30 % à la limite de la grande médiocrité. C’est beaucoup pour un pays qui s’honore de produire les plus grands vins du monde.
    Toutefois, au moment où j’écris ces lignes, une lueur d’espoir apparaît :
    Une grande réforme des AOC est en discussion. Monsieur René Renou, Président du comité vins de l’INAO pense qu’il faut réécrire les décrets, jugés « trop souvent incomplets et peu lisibles »…
    L’INAO veut instaurer une plus grande transparence sur « les pratiques œnologiques, l’encépagement, les règles de présentation et d’étiquetage, les rendements (des vignes), les pratiques environnementales… ».
    Bref, on envisagerait de créer de nouvelles catégories d’AOC, les AOCE (Appellations d’Origine Contrôlée d’Excellence), un peu comme en Italie : les DOCG (appellation garantie) par rapport aux simples appellations DOC.
    M. Renou se dit « prêt à débattre de tout ! » .
    C’est bien ! mais c’est toute une mentalité profonde qui est à reconsidérer, avec des révisions déchirantes à la clef…
    La crise touche également nos voisins européens et la morosité n’a pas manqué de planer sur le salon international VINITALY de Vérone des 1, 2, 3, 4 et 5 avril dernier.
    Dans le même temps, les pays du nouveau monde et particulièrement l’Australie, le Chili et l’Argentine continuent à conquérir des parts de marché…

    Restons en là avec les motifs d’inquiétude et de morosité et parions résolument sur l’avenir en poursuivant avec ardeur notre quête de l’esthétique œnologique avec des vignerons respectueux de nos attentes.

    NOS RECENTES DECOUVERTES
    Mon voyage de Mars-Avril 2004 en Europe Centrale et Italie du Nord laisse augurer de nouvelles spécialités remarquables chez nos partenaires autrichiens de toujours et chez quelques nouveaux partenaires italiens.
    J’ai fréquenté l’Italie régulièrement depuis ma plus tendre jeunesse, ainsi, les noms de Bardolino, Valpolicella, et autres Soave, m’ont toujours été familiers. Toutefois, le niveau qualitatif de ces vins m’est longtemps apparu insuffisant. La majeure partie de la production était entre les mains de quelques très grandes caves qui ont toujours favorisé la quantité à la qualité. Nous constatons depuis une dizaine d’années l’émergence de petits et moyens Domaines qui ont un souci affirmé du rapport qualité/prix.

    Parmi eux, j’aimerais attirer votre oenophile attention sur le Domaine Guerrieri Rizzardi, admirablement situé à Bardolino, près du Lac de Garde.
    Fondé à la fin du XVIII ème siècle, ce domaine de 80 hectares, appartient à la famille des Comtes Rizzardi.
    L’encépagement, presque entièrement composé de variétés indigènes, apporte aux vins une originalité remarquable.

    AMARONE DE LA VALPOLICELLA

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région : Corvinone, Rondinella, auxquels s’ajoutent un peu de Sangiovese et de Barbera.
    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)
    Au cours du processus de passerillage, on obtient une concentration des extraits secs, du sucre et de l’acidité.
    La différence entre un vin de paille classique (Recioto) et un Amarone est la poursuite de la fermentation après le pressurage jusqu’à l’obtention d’un vin complètement sec.
    Le vin peut atteindre parfois 16% vol d’alcool !
    La durée d’élevage est de deux à trois ans en foudre.
    Il s’agit d’un rouge d’exception, doté d’une grande longévité et réservé aux grandes occasions : à consommer toutefois avec modération.

     

    AMARONE DOC CLASSICO 1997 : GUERRIERI RIZZARDI
    Date de la vendange : 25 septembre 1997.
    Cépages : Corvinone, Rondinella, Sangiovese et Barbera.
    Durée de séchage des raisins : quatre mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie.
    Fermentation des moûts : en foudres de 50 hectos.
    Elevage de trois années en barriques de chêne slovène et français de 25 et 18 hectos.
    Quantité produite : 11800 bouteilles.
    Durée de conservation : 25 ans minimum.
    La robe du vin est magnifique, grenat avec traces d’évolution. Le bouquet est très complexe, floral, épicé, balsamique. La bouche se révèle redoutablement puissante, extrêmement typée, structurée et de grande longueur.
    Un des plus grands vins rouges du monde dans sa catégorie.

     

    BARDOLINO DOC CLASSICO 2003 : CRU TACCHETTO

    Surface du cru : 3,5 hectares à l’ouest de Vérone près du Lac de Garde.
    Cépages : Corvina, Rondinella et Sangiovese.
    Date de vendange : du 19 au 25 septembre 2003.
    Fermentation et élevage en cuve inox.
    Degré d’alcool : 12%vol
    Robe rubis, brillante. Bouquet caractéristique de cerises et d’épices doux.
    Bien que présentant une certaine structure, la bouche est coulante et très fruitée. Idéal vin d’été.

     

    VALPOLICCELLA DOC CLASSICO : SUPERIORE 2002

    Origine : commune de Negrar au nord ouest de Verone.
    Cépages : Corvina gentile, Corvinone, Molinara, Rondinella, Negrara, Barbera.
    Degré d’alcool : 12.5% vol.
    Elevage en foudres de chêne slovène et français.
    Robe rubis intense. Vin aromatique, fruité, équilibré et de bonne longueur.
    Il était considéré au XIX ème siècle comme le meilleur vin d’Italie.

     

    SOAVE DOC CLASSICO 2003 : GUERRIERI RIZZARDI
    La zone d’appellation Soave est située à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Verone.
    Les vignes sont plantées sur des collines volcaniques exposées au midi.
    L’encépagement du vignoble se partage entre le Garganega et le Trebbiano di Soave, plus un peu de Chardonnay.
    Le Garganega est un cépage original et intéressant qui donne le meilleur de lui-même sur le terroir volcanique de Soave, lorsqu’il est bien vinifié.
    Le millésime 2003 qui vient d’être mis en bouteille est élaboré à 95% à partir du Garganega.
    La robe est pâle. Le vin très fruité est doté d’une bonne consistance et d’une finale rafraîchissante.
    Bon vin d’été.

     

    GOLSER STROHWEIN « VIN DE PAILLE » :

    CABERNET SAUVIGNON 2003 G-LUNZER

    Faisant route vers la Hongrie, je suis passé lundi matin 22 mars chez Georg Lunzer à Gols, afin de voir où en était le « bébé ».
    L’examen est très satisfaisant !
    Pour résumer :

    • 1800 kg de raisins de cépage Cabernet Sauvignon ont été vendangés le 5 septembre 2003 . La richesse du moût était de 18KMW (18% de sucre par litre de moût en masse volumique).
    • Les raisins ont passé cinq mois sur lit de paille (voir photo sur notre site internet).
    • Ils ont été pressurés le 5 février 2004. La richesse du moût avait alors atteint 35 KMW(35 % de sucre par litre de moût en masse volumique).
    Alcool : 11.7 %vol ; sucres résiduels : 211.8 gr/litre ; acidité fixe : 8.7%0.
    • La robe est superbe(rubis-corail). Le vin fermente encore un peu mais il sera filtré demain et ainsi stabilisé. Il se révèle très riche à la dégustation, probablement supérieur encore à l’excellent millésime 2002. L’acidité est très satisfaisante et équilibre remarquablement ce petit joyau œnologique aux arômes intenses de fraise des bois, framboise et autres fruits rouges. La persistance aromatique est excellente.
    • Le vin sera livrable autour du 15 juin 2004.

    La quantité totale de ce précieux nectar ne devrait pas dépasser 600 bouteilles. Comme pour les millésimes précédents les plus prompts à réagir seront servis.

    Orliénas le 10/05/04

     

    Cher(e) ami (e) oenophile,

    Je profite d’une légère accalmie dans mes préparatifs de voyage en Afrique australe pour vous adresser quelques nouvelles de nos activités.

    Cet hiver a été marqué par la morosité ambiante.

     

    Vous avez dit Crise ?

     

    Dans la foulée du ralentissement général de l’après 11 septembre 2001, le mot « Crise » est sur toutes les lèvres de la filière vin.

    La douche est particulièrement « froide » dans le petit monde du vin français.

    Après avoir cru dans le dogme intangible, selon lequel le vin français est le meilleur du monde, les vignerons hexagonaux se réveillent avec une méchante gueule de bois. L’érosion des ventes sur le marché intérieur, due à une forte diminution de la consommation (effet Sarkozy et loi Evin) est particulièrement brutale. On observe une chute de la consommation du vin dans la restauration de l’ordre de 20%. La situation des ventes de vins français sur le marché international, est encore plus préoccupante. En 2003, la baisse est de 9% sur les AOC. Nous ne disposons pas encore des chiffres pour les 4 premiers mois de 2004, mais c’est une tendance lourde qui s’accentue…

    Le constat est sans appel : on a fait « pisser la vigne » sans vergogne, les rendements excessifs ayant pour corollaire la sinistre chaptalisation, sans modération aucune, celle là…

    Il est de notoriété également, que les commissions d’agrément des AOC, ne sont souvent que des « pantalonnades » où se traitent les agréments de copinages, sans oublier l’agrément social : « Ah le pauvre ! il a quatre enfants, vous ne pouvez pas lui déclasser sa récolte… »

    Bref, les faits sont têtus et les résultats sont là : 20% des AOC sont à la limite de l’imbuvable, et 30 % à la limite de la grande médiocrité. C’est beaucoup pour un pays qui s’honore de produire les plus grands vins du monde.

    Toutefois, au moment où j’écris ces lignes, une lueur d’espoir apparaît :

    Une grande réforme des AOC est en discussion. Monsieur René Renou, Président du comité vins de l’INAO pense qu’il faut réécrire les décrets, jugés « trop souvent incomplets et peu lisibles »…

    L’INAO veut instaurer une plus grande transparence sur « les pratiques œnologiques, l’encépagement, les règles de présentation et d’étiquetage, les rendements (des vignes), les pratiques environnementales… ».

    Bref, on envisagerait de créer de nouvelles catégories d’AOC, les AOCE (Appellations d’Origine Contrôlée d’Excellence), un peu comme en Italie : les DOCG (appellation garantie) par rapport aux simples appellations DOC.

    M. Renou se dit « prêt à débattre de tout ! » .

    C’est bien ! mais c’est toute une mentalité profonde qui est à reconsidérer, avec des révisions déchirantes à la clef…

    La crise touche également nos voisins européens et la morosité n’a pas manqué de planer sur le salon international VINITALY de Vérone des 1, 2, 3, 4 et 5 avril dernier.

    Dans le même temps, les pays du nouveau monde et particulièrement l’Australie, le Chili et l’Argentine continuent à conquérir des parts de marché…

     

    Restons en là avec les motifs d’inquiétude et de morosité et parions résolument sur l’avenir en poursuivant avec ardeur notre quête de l’esthétique œnologique avec des vignerons respectueux de nos attentes.

     

     

     

    NOS RECENTES DECOUVERTES

     

     

    Mon voyage de Mars-Avril 2004 en Europe Centrale et Italie du Nord laisse augurer de nouvelles spécialités remarquables chez nos partenaires autrichiens de toujours et chez quelques nouveaux partenaires italiens.

    J’ai fréquenté l’Italie régulièrement depuis ma plus tendre jeunesse, ainsi, les noms de Bardolino, Valpolicella, et autres Soave, m’ont toujours été familiers. Toutefois, le niveau qualitatif de ces vins m’est longtemps apparu insuffisant. La majeure partie de la production était entre les mains de quelques très grandes caves qui ont toujours favorisé la quantité à la qualité. Nous constatons depuis une dizaine d’années l’émergence de petits et moyens Domaines qui ont un souci affirmé du rapport qualité/prix.

     

    Parmi eux, j’aimerais attirer votre oenophile attention sur le Domaine Guerrieri Rizzardi, admirablement situé à Bardolino, près du Lac de Garde.

    Fondé à la fin du XVIII ème siècle, ce domaine de 80 hectares, appartient à la famille des Comtes Rizzardi.

    L’encépagement, presque entièrement composé de variétés indigènes, apporte aux vins une originalité remarquable.

     

     

     

    AMARONE DE LA VALPOLICELLA

     

     

    Le secret de ce vin hors normes réside dans le passerillage (séchage sur lits de paille ou claies) des raisins autochtones de la région : Corvinone, Rondinella, auxquels s’ajoutent un peu de Sangiovese et de Barbera.

    La grappe parfaitement saine et mûre à la récolte ne doit souffrir d’aucun défaut. La moindre détérioration au cours du passerillage entraîne son élimination. La durée du processus est d’au moins trois mois avec une perte de volume de 50% à 75%. Il est à noter que des Amarone à « petits prix » sont élaborés grâce à un séchage des raisins en 3 jours dans des étuves munies de ventilateurs…(No comment !)

    Au cours du processus de passerillage, on obtient une concentration des extraits secs, du sucre et de l’acidité.

    La différence entre un vin de paille classique (Recioto) et un Amarone est la poursuite de la fermentation après le pressurage jusqu’à l’obtention d’un vin complètement sec.

    Le vin peut atteindre parfois 16% vol d’alcool !

    La durée d’élevage est de deux à trois ans en foudre.

    Il s’agit d’un rouge d’exception, doté d’une grande longévité et réservé aux grandes occasions : à consommer toutefois avec modération.

     

     

     

    AMARONE DOC CLASSICO 1997 : GUERRIERI RIZZARDI

     

     

    Date de la vendange : 25 septembre 1997.

    Cépages : Corvinone, Rondinella, Sangiovese et Barbera.

    Durée de séchage des raisins : quatre mois dans des caissettes de bois fruitiers à claire-voie.

    Fermentation des moûts : en foudres de 50 hectos.

    Elevage de trois années en barriques de chêne slovène et français de 25 et 18 hectos.

    Quantité produite : 11800 bouteilles.

    Durée de conservation : 25 ans minimum.

    La robe du vin est magnifique, grenat avec traces d’évolution. Le bouquet est très complexe, floral, épicé, balsamique. La bouche se révèle redoutablement puissante, extrêmement typée, structurée et de grande longueur.

    Un des plus grands vins rouges du monde dans sa catégorie.

     

     

     

    BARDOLINO DOC CLASSICO 2003 : CRU TACCHETTO

     

     

    Surface du cru : 3,5 hectares à l’ouest de Vérone près du Lac de Garde.

    Cépages : Corvina, Rondinella et Sangiovese.

    Date de vendange : du 19 au 25 septembre 2003.

    Fermentation et élevage en cuve inox.

    Degré d’alcool : 12%vol

    Robe rubis, brillante. Bouquet caractéristique de cerises et d’épices doux.

    Bien que présentant une certaine structure, la bouche est coulante et très fruitée. Idéal vin d’été.

     

     

     

    VALPOLICCELLA DOC CLASSICO : SUPERIORE 2002

     

     

    Origine : commune de Negrar au nord ouest de Verone.

    Cépages : Corvina gentile, Corvinone, Molinara, Rondinella, Negrara, Barbera.

    Degré d’alcool : 12.5% vol.

    Elevage en foudres de chêne slovène et français.

    Robe rubis intense. Vin aromatique, fruité, équilibré et de bonne longueur.

    Il était considéré au XIX ème siècle comme le meilleur vin d’Italie.

     

     

     

    SOAVE DOC CLASSICO 2003 : GUERRIERI RIZZARDI

     

     

     

    La zone d’appellation Soave est située à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Verone.

    Les vignes sont plantées sur des collines volcaniques exposées au midi.

    L’encépagement du vignoble se partage entre le Garganega et le Trebbiano di Soave, plus un peu de Chardonnay.

    Le Garganega est un cépage original et intéressant qui donne le meilleur de lui-même sur le terroir volcanique de Soave, lorsqu’il est bien vinifié.

    Le millésime 2003 qui vient d’être mis en bouteille est élaboré à 95% à partir du Garganega.

    La robe est pâle. Le vin très fruité est doté d’une bonne consistance et d’une finale rafraîchissante.

    Bon vin d’été.

     

     

     

    GOLSER STROHWEIN « VIN DE PAILLE » :

     

    CABERNET SAUVIGNON 2003 G-LUNZER

     

     

    Faisant route vers la Hongrie, je suis passé lundi matin 22 mars chez Georg Lunzer à Gols, afin de voir où en était le « bébé ».

    L’examen est très satisfaisant !

    Pour résumer :

     

    • 1800 kg de raisins de cépage Cabernet Sauvignon ont été vendangés le 5 septembre 2003 . La richesse du moût était de 18KMW (18% de sucre par litre de moût en masse volumique).

    • Les raisins ont passé cinq mois sur lit de paille (voir photo sur notre site internet).

    • Ils ont été pressurés le 5 février 2004. La richesse du moût avait alors atteint 35 KMW(35 % de sucre par litre de moût en masse volumique).

    Alcool : 11.7 %vol ; sucres résiduels : 211.8 gr/litre ; acidité fixe : 8.7%0.

    • La robe est superbe(rubis-corail). Le vin fermente encore un peu mais il sera filtré demain et ainsi stabilisé. Il se révèle très riche à la dégustation, probablement supérieur encore à l’excellent millésime 2002. L’acidité est très satisfaisante et équilibre remarquablement ce petit joyau œnologique aux arômes intenses de fraise des bois, framboise et autres fruits rouges. La persistance aromatique est excellente.

    • Le vin sera livrable autour du 15 juin 2004.

     

    La quantité totale de ce précieux nectar ne devrait pas dépasser 600 bouteilles. Comme pour les millésimes précédents les plus prompts à réagir seront servis.

     

     

     


  • News 3 Novembre 2003

    Orliénas le 3 novembre 2003

    Cher(e) ami (e) œnophile,

    Les préparatifs au voyage vers l’Europe Centrale et Orientale et la difficile traversée en  voiture  vers l’est des Carpates A cette période de rani ou l’hiver est arrivé prématurément, n’ont pas permis à  Jean François Ragot de s’adresser directement à vous comme il aime à le faire à cette période, chaque année.

    Le voyage qu’il entreprend à Cotnari, au moment où je vous écris, se veut résolument constructif pour le moyen terme mais dans l’actualité, les rapports avec la « nouvelle direction » du Domaine nous apporte bien des déceptions. Le chemin vers une attitude civilisée dans les relations d’affaires nous paraît encore bien long en Roumanie. Seule la haute qualité des vins que nous y sélectionnons et l’intérêt que vous y trouvez, nous donne l’énergie de poursuivre nos efforts à maintenir une relation en attendant une nouvelle génération d’interlocuteurs.

    Le printemps a été fructueux sur le plan de découverte de nouvelles possibilités en Afrique du Sud bien que Jean-François n’ait pas été globalement satisfait par la tendance à  la médiocrité, à la course au rendement, aux vins maigres et sans équilibre. Heureusement nos partenaires historiques évitent ce penchant dangereux et continuent de respecter une charte de haute qualité. Le seul bémol à propos l’Afrique du sud concerne le mode de gestion de la relation. D’un commerce tout à fait charmant quand ils nous reçoivent au Domaine, nos « amis Sud Africains » sont quelques peu fantasques dans les échanges commerciaux par fax ou mail et témoignent d’une attitude qui n’est pas sans rappeler celle des dirigeants roumains. Mais la encore, comment ne pas faire les efforts requis pour bénéficier des vins précieux de KanonkopHamilton Russell, Constance… A Stellenbosch, deux nouveaux venus sortent du lot : le séduis Bradgate Cabernet sauvignon-Merlot 2000 du Domaine Jordan et le très beau Shiraz 2001 puissant et typé comme on les aime du Domaine Middelvlei (130 ha propriété de Famille Momberg)

     

    Nous avons sélectionné pour vous une remarquable cuvée de Tokaj aszu Château Sarospatak 6 Puttonyos 1999, chef d’œuvre d’équilibre et de complexité aromatique. Il sera disponible, comme la règlementation hongroise l’exige, au début de 2004. J’en profite pour signaler aux amateurs de Tokaji plus anciens et en particulier du Tokaji Aszu Puttonyos 1983 Château Sarospatak, que nous arrivons au bout de nos disponibilités de ce vin  exceptionnel qui a fait les délices de nombreux gourmets depuis 1996. Les dernières bouteilles seront pour les plus prompts à réagir. Certains parmi vous se souviendront certainement cette très sympathique et ultime vendange tardive de Gewürztraminer que le domaine Simonsig a Stellenbosch (Afrique du Sud) a produit pour notre plaisir avant d’arracher pour planter Pinotage  et Cabernet Sauvignon. Devant vos sollicitations à retrouver son équivalent par le prix et la qualité nous sommes heureux vous annoncer la découverte d’un très joli moelleux de Gewürztraminer chez notre ami et partenaire fidèle Bruno Landauer à Rust (Burgenland-Autriche). Ce Spätlese parfait  d’équilibre et de puissance aromatique saura ,sans conteste, atténuer avantageusement la frustration de la disparition du Simonsig et vous apporter de grands plaisir. Le Ruster Auslese 2002, vendange tardive de grains nobles Bruno Landauer, arrivé au début juin est plébiscite par la Haute Restauration française et suisse et à pleinement trouvé sa place dans la Collection des Vins Mythiques et légendaire de Dionis. Il s’inscrit parfaitement dans la grande tradition des liquoreux d’exceptions et vins d’ambassade de l’ancien Empire Austro-hongrois.

    En Italie, la Toscane se rappelle à nous  par le très haut niveau qualitatif de ses rouges :  Brunello et Rosso di Montalcino et le retour (tant espéré par des inities) du très fameux Vinsanto san Antimo DOC 1997 du Domaine Il Poggione, présenté en bouteille de 0,50 litre. Le Vinsanto do Toscane est appelé ainsi en souvenir d’une tradition médiévale selon laquelle les raisins, séchés dans les greniers, étaient pressurés pendant la Semaine Sainte. Les raisins de Trebbianno et de Malvasia vendangés  à la fin de l’été 1997 ont été mis a passeriller, suspendus dans des greniers bien aérés durant quatre mois et pressurés fin janvier 1998. Le vin a été élevé durant 6 années dans des petits fûts do 125 litres (Carretelli) hermétiquement clos

    La chronique d’ Olivier Poussier, Champion du monde de sommellerie en titre, dans la Revu des vins de France sur le Touriga Nacional 2000 de la Quinta Dos Roques (appellation Dão-Portugal) a suscité un grand intérêt parmi les lecteurs à un moment où nous avions pratiquement épuise notre allocation de ce vin remarquable. Devant notre insistance, Direction du Domaine a eu la courtoisie de nous allouer 360 bouteilles supplémentaires qui ont très rapidement été entamées (il reste 150 bouteilles à ce jour).

     

    Je profite de cette anecdote pour saluer les « leaders d’opinion » qui écrivent en conscience pour informer des heureuses découvertes qu’ils font quand ils ont goûte les vins au hasard d’un dîner, en restauration, ou tout simplement quand ils ont acheté le vin.

     

    Cependant je tiens à vous faire part de ma mauvaise humeur à l’égard de certains « faiseurs de guide » dont les pratiques relèvent d’un pur mercantilisme, jugez en:

     

    Nous avons été contactes à plusieurs reprises par Mr Cobbold qui avait le projet de commettre « Le guide Fleurus des vins d’ailleurs » et qui nous demandais de lui fournir gratuitement nos vins disponibles à la vente afin qu’il les soumette à un « Comité Expert »  qui les jugerait dignes non de figurer au et Guide ».

     

    Mr Cobbold connait bien Jean François Ragot depuis plusieurs années et à même eu l’occasion de venir déguster nos vins au Caveau. Nous aurions été heureux de lui ouvrir à nouveau nos portes et nos bouteilles ainsi qu’à son équipe afin qu’ils se fassent une opinion « in situe » sur la qualité de notre travail de sélection. Voici bientôt une vingtaine d’années que Jean-François Ragot parcourt le monde à raison, en moyen annuelle, de quatre tours d’Europe et d’un tour dans l’hémisphère austral, pour vous faire partager ses découvertes et ses coups de cœur, à l’écart des vins d’étiquettes. Ceci représente investissement important pour un nombre de bouteilles disponibles souvent ridicule. Je trouve donc que les méthodes de certains « guides » relèvent davantage du racket et de la publicité déguisée, pour ne pas nous associer à leurs entreprises.

     

    Dans la mesure où aucun de nos vins, pas même les plus prestigieux qui honorent les plus belles Tables de France et sont reconnus comme exceptionnels par la Grande Sommellerie n’ont fait l’objet du moindre commentaire, nous aurions souhaité, Jean-François et moi, que

    Dionis ne figure pas dans cc précis de publicité, a compagnie des négociants de vins étrangers qui ont adresse, pour certains, plus d’une palette de vins (600 bouteilles) et qui se trouvent cités presque à chaque page. Nous trouvons scandales que les promoteurs de cet ouvrage aient mentionné, sans notre accord, notre Maison dans une liste de Cavistes en Rhône-Alpes avec nos clients distributeurs. Ceci constitue un désinformation manifeste et sans être paranoïaque, probablement perfide. Ce « Guide Fleurus des vins d’ailleurs » est vendu en librairie 22,50 euro, ce qui représente à nos yeux une excellent affaire pour ses promoteurs compte tenu de la gratuité des vins et du bénévolat des « dégustateurs ».

    Après ce mouvement d’humeur, revenons à des passions plus positives.

     

    Le Vin de Constance 1999 s’annonce pour la semaine 52 de la présente année 2003. Son prix reste inchangé malgré une nouvelle hausse au Domaine. Les quantités restent toujours aussi limitées.
    Pour préparer dignement les Fêtes de Noël et de Saint Sylvestre, Jean-François a décidé de vous entr’ouvrir sa cave aux trésors et vous offrir à titre tout à fait exceptionnel :

    • 3 grands liquoreux d’anthologie du Burgenland autrichien que certains parmi vous (la Vieille Garde de nos fidèles clients) ont eu l’opportunité d’acquérir voici 8 à 10 ans et dont nous avions gardé quelques précieux flacons.
      Ces vins de collection vous sont proposés à un prix très inférieur à leur véritable cotation et à leurs mérites.
    • 1 mini verticale de Vin de Constance sur les millésimes 1997,1998,1999.

    Voila une belle façon de terminer une année 2003 qui j’espère, aura été pour vous bénéfique.

    Sincères salutations œnophiles,

    Raymond Fitoussi


  • News Décembre 2002

    Cher(e) ami(e) œnophile, Cher(e) Client(e),

    Au cours de notre dernière lettre, du mois de Juillet dernier, je vous avais informé d’un certain nombre d’évènements ayant marqués la vie de notre entreprise depuis le début de l’année. Je voudrai profiter de la présente pour vous présenter deux nouvelles et jeunes collaboratrices, Raja et Samira, qui vont dorénavant nous assister dans le domaine de la gestion et de la communication commerciale.
    Notre ami Raymond Fitoussi, quant à lui, a pu réintégrer l’entreprise à la fin du mois d’Août en pleine forme et de belle humeur…
    Cet été et cet automne ont été l’occasion de plusieurs déplacements en Europe Centrale, Autriche, Hongrie et Roumanie. Nous en reparlerons dans le cours de cette lettre.
    Comme vous avez peut-être pu le constater, nous avons retravaillé également sur notre site internet et je vous invite à le visiter de temps en temps.

    La fin de l’année est proche, c’est le moment de penser à ouvrir quelques belles bouteilles… J’ai le plaisir de vous communiquer notre listing à jour, enrichi de nouveaux produits. Je ne veux également pas manquer l’occasion de vous faire bénéficier d’une offre promotionnelle, qui je l’espère, saura retenir votre œnophile attention.

    Bonnes fêtes à tous!

    Jean-François RAGOT.

    Raja et Samira
    Notre jeune collaborateur Yoan Abecassis a quitté Dionis pour des aventures nord américaines. Il nous prie de vous adresser ses meilleurs vœux depuis Toronto au Canada.

    Pour vos cadeaux d’affaires ou privés en coffrets luxes :

    Consultez nous!


    LA PERLE DE MOLDAVIE : LE COTNARI

    Un nectar oublié, redécouvert et offert aux amateurs de vins rares par DIONIS.

    Perle de la couronne, cousin éloigné du Sauterne, rejeté au delà de l’arc des Carpathes aux confins de la Roumanie et de l’Ukraine, dans l’ancienne Principauté roumaine de Moldavie, le COTNARI, m’a rapidement convaincu que son ancestrale réputation pouvait être encore tout à fait justifiée. Adulé aux XVIIIème et XIXème siècles, alors que sa superficie n’excédait guère 350 hectares, (le cœur du cru produisant aujourd’hui encore les meilleurs vins), le vignoble de Cotnari couvrirait actuellement, si l’on se fie aux statistiques locales, plus de 2000 hectares. Historiquement, la première mention avérée de ce vin doré à reflets verts, nous la trouvons dans un ouvrage paru à Venise en 1441 et l’on signale déjà son prix particulièrement élevé. Julien n’hésite pas à écrire que les vins de Cotnari «figurent parmi les meilleurs du globe».
    Dans un ouvrage paru à Londres en 1900, intitulé Rumania, l’auteur G. Benger est tout aussi dithyrambique : «bien soigné, le puissant vin doré de Cotnari devient en effet un vin noble semblable au TOKAJI, mais plus généreux et plus sec. Le Cotnari vieilli est tout à fait sain, extrêmement impétueux avec beaucoup d’arômes et ressemblant au vin de Malaga d’Espagne». Il était traditionnellement exporté vers la Russie, la Pologne et l’Autriche, sans oublier les beaux établissements parisiens sous le Second Empire, où il était connu sous le nom de « Perle de Moldavie ».
    Après le douloureux intermède du phylloxéra à l’aube du XXème siècle, les vignobles seront vite reconstitués et les vins distingués par des grands prix à Bruxelles en 1934, Paris en 1935 et New York en 1937.
    Les cépages : Ce qui caractérise ce vignoble continental, à la limite Nord de la culture de la vigne, c’est tout d’abord la richesse de ses cépages indigènes qui prospèrent sur de petites collines calcaires d’environ 300 mètres d’altitude.
    Le plus important de tous, pour la qualité des vins qui en sont issus, le GRASA (35 % de la zone viticole) n’est pas sans rappeler le FURMINT hongrois.
    C’est le seul apte à produire de grands vins liquoreux de pourriture noble. Il ne gagne pas à être assemblé aux autres cépages et son potentiel de conservation dépasse largement trente ans pour les meilleures années. Le cépage aromatique TAMAIIOASA ROMANEASCA ou BUSUIOACA DE MOLDOVA couvre 10 % du vignoble. Il est proche du Muscat à petits grains et est généralement vendangé tardivement, passerillé mais non botrytisé.

    Viennent ensuite le FETEASCA-ALBA, pour 35% de la surface, moins intéressant à mon sens, car manquant souvent de « feu » et d’acidité. Les 20% restants sont consacrés à un autre cépage indigène, le FRINCUSA, donnant des blancs secs de soif, vifs et peu alcoolisés.

    Les structures économiques viti-vinicoles ont relativement peu évolué depuis la disparition du système collectiviste. Contrairement à Tokaji où se sont créés de nombreux domaines, issus du démantèlement des coopératives et de la Ferme d’État, la presque totalité du vin est produit à Cotnari par l’ancienne Ferme d’Etat. Officiellement, elle a été «privatisée» en 1998, en fait, partagée entre les salariés…
    Ce curieux système n’a hélas pas permis l’apport de capitaux et de technologie occidentale.

    Il y a cinq ans environs, j’avais évoqué dans une Lettre de Dionis les très importantes destructions que le vignoble avait subi consécutivement au froid polaire de l’hiver 1997. Une partie du vignoble a été replantée avec des moyens archaïques et les rendements restent très irréguliers.
    Pour conclure, nous nous sommes livrés à une rétrospective des millésimes que nous avons eu le plaisir de vous faire découvrir depuis 1990 , première année où nous avons importé ces vins.

    Le 2000 est le onzième millésime de Grasã vsoc-cib (sélection de grains nobles).
    Il a été précédé chez Dionis des millésimes 1966; 1969; 1977; 1978; 1982; 1987; 1988; 1989; 1991; 1993 en Grasã et 1990; 1993; 1995 en Tamaiioasa Romanesca. Ceux parmi vous qui disposeraient d’une verticale de ces brillants millésimes sont bien plus riches que nous…
    Nous avons été obligés de nous rendre deux fois à Cotnari pour dénicher le vin que nous vous proposons aujourd’hui : une première fois en Mars 2001 et la seconde ce mois d’Octobre 2002.
    Nous avons dégusté de multiples échantillons très souvent moyens, mais la ténacité finit toujours par payer et miracle, au milieu de vins parfois d’une consternante médiocrité, est apparu un superbe Grasã 2000, d’une qualité que nous n’avions pas revue depuis l’excellent millésime 1993.
    Ce vin présente une très belle robe, claire, limpide à reflet or vert. Actuellement le nez présente des notes d’agrumes frais. La bouche est aromatique, fruitée et équilibrée, elle est marqué par cette finesse si particulière aux grands vins de Cotnari.
    Dans de bonnes conditions de stockage, ce joyau œnologique vous régalera encore pendant une trentaine d’années.

    Ses caractéristiques analytiques sont les suivantes :
    Alcool : 11.8%
    Sucres résiduels : 74 g/litre,
    Acidité fixe : 7‰.

     

     

    …NOUVELLES BRÈVES…NOUVELLES BRÈVES….

     

    BAROLO DOCG 1997 CRU SAN PIETRO et

    BAROLO DOCG 1997 CRU BRICCO DELLE VIOLE

    Le millésime 1997 a produit des vins de légende.
    Notre ami Gian Luca Viberti a vinifié deux « pointures » aptes à évoluer magnifiquement sur une vingtaine d’années.
    Un grand Barolo est à notre sens un des tous premiers vins rouges mondiaux offrant la quintessence de ce que l’on attend d’un grand vin: puissance considérable, intensité aromatique remarquable où se mêlent les épices doux, le poivre, le tabac, la violette et même le goudron.
    Ce vin à la grande richesse tannique, est un accompagnement idéal des gibiers et autres viandes rouges et marinades.
    Il est destiné tout particulièrement aux dîners d’automne et d’hiver.

     

    NECTAR DE SAMOS

    Lors de notre voyage de Mars 2001, nous avons tellement été impressionnés par la qualité d’une micro cuvée de nectar du millésime 2000, que nous l’avons fait embouteiller sur le champ…
    Cela n’a pas été sans peine car il a fallu convaincre l’œnologue de sortir des sentiers tous tracés.
    Un élevage plus court confère à cet « immense liquoreux » un caractère encore plus fruité et une très grande fraîcheur.

    TOKAJI ASZU 6 PUTTONYOS 1997
    CHÂTEAU SAROSPATAK

    Très peu de vin d’aszu a été produit en 1997.
    Le sud de la zone a été comme d’habitude la plus favorisée. Le Château Sãrospatak 1997 est une exception.
    Il s’agit d’une micro cuvée dont une partie des raisins, a été gelée. On a enregistré –8°C à la fin d’Octobre.
    La puissance, la concentration, l’acidité et pour tout dire l’équilibre, en font une bouteille d’anthologie.

     

    AUTRICHE

    Chez notre ami Georg Lunzer, les raisins Cabernet Sauvignon destinés au vin de paille 2002 sont en train de passeriller tranquillement dans son grenier.
    Je leur ai rendu une « visite » le 3 novembre dernier. Les peaux particulièrement épaisses laissent espérer une quantité très limitée d’un jus de très haute qualité. Nous envisageons d’un commun accord avec Georg de pressurer après Noël.

    En revanche nous déplorons la destruction d’une récolte de Riesling botrytisé d’un niveau Beerenauslese, suite à trois journées consécutives de pluies abondantes en Octobre.
    Le magnifique millésime 1998 de Golser Beerenauslese Riesling n’a donc pas trouvé de successeur à ce jour.
    Nous continuerons à vous le proposer jusqu’à épuisement du stock.

     

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