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Orlienas, le 25 juin 2008, Cher(e) ami(e) oenophile, Un petit mot tout d'abord sur nos portes ouvertes des 19, 20 et 21 juin. C'était la septième édition, qui s'est particulièrement bien déroulée, avec peut-être un peu moins de visites directes au caveau, mais de nombreuses commandes par téléphone, fax et e-mail. Donc, chez Dionis, c'est la satisfaction du devoir accompli. Les vins les plus demandés, ont été une fois de plus les Italiens. Nous en tiendrons compte pour le prochain vin du mois (juillet) qui sera consacré à la Fattoria di Basciano (Rufina - Toscane). Avant de reprendre et de terminer notre compte-rendu de voyage en Afrique du Sud, un mot pour vous confirmer l'arrivée du Chardonnay Hamilton Russell 2007 après le 15 juillet. En cas d'intérêt pour ce vin remarquable et unique en son genre dans l'hémisphère sud, rapprochez vous de nous très rapidement.
Quant à High Constantia, on sent qu'il y a de l'ambition, mais je n'ai pas relevé une grande cohérence dans la gamme. Toutefois, nous avons dégusté un très bon Viognier 2007, à la robe or vert, au nez élégant, fruité et complexe. De la concentration et un assez bon équilibre. Bien que le taux d'alcool soit de 14.5%, ce n'est pas sensible à la dégustation. C'est le premier millésime d'un vignoble planté il y a trois ans. C'est encourageant.
Nous avons visité bien entendu quelques autres domaines le samedi 17, mais qui ne méritent pas particulièrement de commentaires. Le lundi 19 mai en soirée, nous avions regagné notre bonne ville de Lyon. Sincères salutations œnophiles,
Cher(e) ami(e) oenophile, En vous attendant à partir du jeudi 19 juin pour nos portes ouvertes d'été, nous reprenons notre chronique de voyage en Afrique du Sud du 8 au 19 mai 2008. Vous imaginez bien que nous sommes très intéressés par ce projet, car que ce soit chez Groot Constantia ou chez Buitenverwachting, leur démarche à l'un et à l'autre est parfaitement légitime. Ils ont simplement une petite dizaine d'années de retard.
N'ayant pas voulu dissocier mon compte-rendu sur les trois domaines d'origine de Constantia, j'avais volontairement sauté le lundi 12 mai qui avait été consacré à une visite chez notre partenaire Hamilton Russell. Mais ce n'était, que pour mieux y revenir.
Le domaine s'était mis dans l'idée, depuis le début de l'année que son Chardonnay 2007 présentait une certaine fragilité, car l'oenologue avait constaté un niveau de SO2 fixe un peu bas. Ceci avait entrainé un blocage des exportations en attendant une réponse sur le sujet. Tous les tests et analyses se sont révélés heureusement négatifs et suite aux dégustations de la Wine Fair Trade de Londres fin mai, il a été finalement décidé de débloquer le vin au niveau international. Nous avons profité bien entendu de notre visite pour déguster ce fameux Chardonnay 2007, qui nous a enchanté. Le millésime 2007 a bénéficié d'excellentes conditions de maturation « fraîches ». Issu d'un rendement de 29 Hl/Ha, fermenté intégralement en barriques françaises, (43% barriques neuves, et les 57% restants en barriques de 2ème et 3ème vin), ce vin à l'attaque tendue et « vibrante » offre une délicieuse palette aromatique « briochée » toastée, tout en laissant percer la minéralité, gage d'un beau terroir. Belle longueur sur les agrumes frais. La quantité disponible pour notre marché est seulement de 360 bouteilles. Ridicule !!! La dégustation du Pinot noir 2007 est également un excellent moment. Robe rubis, nez élégant, complexe, de grande précision. La bouche, quant à elle, est sur la puissance, mais dominée par l'élégance. C'est tout à fait délicieux et proche d'un premier cru de la Côte de Beaune. Nous dégustons ensuite les vins de leur deuxième domaine, Southern Right : Je citerai pour mémoire la dégustation des vins du domaine Boschendal, qui excepté leurs hauts de gamme, ne nous a pas enthousiasmé cette fois-ci. En revanche, le cadre historique est adorable. Mercredi 14 mai, nous avons consacré la matinée à la visite du domaine Simonsig, de notre ami Peter Malan. Nous nous connaissons avec Peter depuis 1990. C'est un homme cordial, fidèle en amitié et plein d'humour. Si tous nos partenaires sud-africains étaient comme lui, le travail avec ce pays serait une partie de plaisir... Durant cette agréable matinée illuminée par un temps superbe, nous avons fait un vaste tour de la gamme de Simonsig. Je connais les vins depuis 1990 et cette fois ci encore, notre approbation est allée vers les vins les moins boisés, les plus proches du fruit. Le deuxième vin qui a retenu notre attention est bien entendu le Chenin blanc 2007, toujours délicieusement vinifié, avec un joli fruit et une bonne ampleur. Quand je suis en Afrique du sud, c'est un vin que j'adore boire à l'apéritif. Le troisième vin est le Tiara 2001 (cuvée ambitieuse de 70% cabernet-sauvignon, 26% Merlot et 4% cabernet franc). De robe très profonde, le nez, bien que boisé, laisse apparaitre un fruit noir intense et délicat. La bouche très concentrée a réussi à dominer l'élevage en barrique, ce qui est loin d'être le cas hélas pour beaucoup de vins sud-africains... Belle longueur avec des tannins soyeux et bien fondus. Ce très beau vin est prêt à boire mais pourra évoluer favorablement quelques années encore. Pour terminer, le Gewürztraminer 2007. C'est une vieille histoire d'amour entre le Gewürztraminer et Simonsig. Les plus anciens d'entre vous se rappellent un "grain noble" (Noble Late Harvest en Afrique du sud) du millésime 1990. C'était un vin extraordinaire qui n'a été produit qu'une seule fois. Nous avons eu l'occasion par la suite de référencer des vendanges tardives excellentes. Puis il y eu une restructuration du vignoble et quelques années sans vin. De nouveau, nous pouvons nous régaler avec ce Gewürztraminer 2007 de type vendanges tardives, à la très belle robe or vert, au nez délicat marqué par les fruits exotiques. La bouche est bien définie avec un sucre résiduel modéré qui met en valeur la palette aromatique variétale du cépage (alcool : 12%/vol, sucre résiduel : 33g, acidité : 6‰).
Nous terminerons la semaine prochaine ce compte-rendu de voyage en Afrique du sud et espérons vous retrouver nombreux à partir de jeudi 19 juin au caveau de Dionis ou au pire par téléphone. Ne laissez pas passer l'occasion d'enrichir votre cave et votre patrimoine culturel vinicole aux meilleures conditions. Sincères salutations,
Orlienas, le 12 juin 2008, Cher(e) ami(e) oenophile, Je fais la pause dans notre compte-rendu de voyage en afrique du sud du mois de mai pour vous informer de la manifestation bi-annuelle des "Portes Ouvertes" de Dionis. Cliquez ici pour accéder à la liste des vins commentés de notre site. Tarif sur simple demande : info-contact@dionis-vins.fr
Sincères salutations, Jean-François Ragot.
Cher(e) ami(e) oenophile, Pour continuer avec l'appellation historique Constantia, le 13 mai à la première heure, nous étions au domaine d'origine de Groot Constantia, qui forme une merveilleuse propriété viticole, agrémentée d'un musée et de plusieurs restaurants dans un cadre idyllique. On y fait du vin depuis 1685. Avec beaucoup de retard, le domaine s'est penché depuis une dizaine d'années sur le fameux vin liquoreux historique de Constantia. Les premiers essais n'avaient pas été particulièrement concluants et il a fallu attendre 2005 pour voir apparaitre un "cousin" du vin de Constance, lui-même élaboré comme vous le savez par le domaine voisin de Klein Constantia. Il y a deux siècles environ, ces deux domaines n'en formaient qu'un. Nous arrivons enfin à la dégustation du Grand Constance 2005. Il est composé de 70% de Muscat blanc à petits grains et le reste dans une variété de muscats à peau rouge mais à jus blanc, présentant presque les mêmes caractéristiques organoleptiques que le muscat blanc à petits grains. Les vignes ont été replantées en 1995. Le premier essai de vinification remonte à 2003. il a été produit trois millésimes dont le dernier est le 2007. Les quantités sont pour le moment ultra-confidentielles. La dégustation est une bonne surprise; nous trouvons un vin avec des caractéristiques proches du vin de Constance, dans un style un peu plus léger, le style étant probablement influencé par les 30% de muscat rouge. Il est clair que le terroir de Constantia "parle" ! Connaisant sur le bout du doigt tous les millésimes du vin de Constance depuis 1987, j'ai un peu le sentiment de retrouver ce dernier à ses débuts. La robe est très belle, plus pigmentée que celle du vin de Constance (c'est dû à l'apport du muscat rouge). Au nez et en bouche, on retrouve la force des arômes terpéniques mêlés à d'intenses arômes végétaux. C'est très "caressant" avec une acidité moins élevée que celle du vin de Constance, mais il finit sur une belle longueur savoureuse. Le 2005 est virtuellement épuisé et si nous devons, comme c'est probable, reprendre une collaboration avec le domaine, ce sera avec le millésime 2007 en cours d'année 2009. Vous serez bien entendu, tenus informés en temps et en heure.
La suite de notre compte-rendu la semaine prochaine, Sincères et œnophiles salutations, Jean-François Ragot |
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