Chianti Rufina DOCG 2012 Fattoria di Basciano (0,75L)

CHIANTI RUFINA DOCG 2006

Un petit mot tout d’abord sur le Chianti, vin universellement connu et tellement galvaudé…

La zone d’appellation Chianti est considérable, la production atteint en moyenne un million d’hectolitres par an pour 16800 hectares en production. (à titre de comparaison, la surface totale du Beaujolais est de 22 000 ha pour une production de 1.2 millions d’hectolitres).

La zone d’appellation Chianti se situe au cœur de la Toscane, au sud et à l’est de Florence. L’aire DOCG se divise en huit zones géographiques distinctes, qui peuvent accoler leur nom au vin :
– Chianti Classico (qui possède son propre statut DOCG, délimité à partir de 1716)
– Chianti Montalbano
– Chianti Rufina, (rien à voir avec Rufino, qui est une marque commerciale)
– Chianti Colli Fiorentini
– Chianti Montespertoli
– Chianti Colli Senesi
– Chianti, Colli Aretini
– Chianti Colline Pisane

Certains Chiantis peuvent également être étiquetés sans autre information particulière, mais il vaut mieux être prudent…
Sous la dénomination Chianti, se dissimulent une variété considérable de terroirs, de cépages et par conséquent de vins, qui vont de l’exceptionnel au véritablement infâme…
Ayant toujours beaucoup fréquenté l’Italie et ceci depuis mon enfance, j’ai le souvenir de « fiascos » de deux litres laissant au malheureux buveur un souvenir impérissable… ce temps est heureusement révolu .
Le principal cépage est l’excellent Sangiovese, que l’on retrouve un peu partout dans toute l’Italie Centrale. Il peut être utilisé seul, mais le plus souvent en association avec le Canaiolo nero, le Trebbiano toscano et la Malvasia Nera pour ne citer que les principaux. De plus, on peut adjoindre jusqu’à 15% de Merlot ou de Cabernet-sauvignon à l’assemblage final.

La zone des Chianti Rufina quant à elle, a une tradition de qualité très ancienne et le niveau peut être excellent. Elle s’étend sur des collines à l’Est de Florence. Les vignes peuvent être assez élevées, plantées sur un terroir formé de remarquables marnes calcaires que l’on appelle localement « galestro ».
Grâce à une bonne acidité, les vins conservent longtemps fraîcheur et finesse.

 

Composée de 93% de Sangiovese, 5% de Canaiolo et de 2% de Colorino , la vendange a macérée environ 15 jours en cuves ouvertes. Affinage pour une partie des vins, en barrique durant six mois.

Robe grenat, profonde et dense. Le nez est puissant, un peu sauvage, avec une belle fraîcheur où l’on distingue fruits noirs et violette. En bouche, le vin est particulièrement concentré, tannique, aromatique et long en bouche.
L’année 2012, à la climatologie un peu moins chaude que 2011, nous a encore donné un beau vin rouge qui devrait se conserver une bonne dizaine d’années.

Ce n’est pas un vin marketing comme tant de Chiantis « bordeaulisés » au Cabernet sauvignon et au Merlot à la mode Parker…
C’est un produit qui respecte la culture originelle de sa région de production.


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