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  • Vin de Constance 2003 Domaine Klein Constantia. La triste histoire d’un vin qui n’existe pas…

    KleinCDomaine Klein Constantia (W.O Constantia) (0.50L)

    Je vais vous livrer maintenant un secret :

    L’histoire du Vin de Constance 2003 est originale et triste et on ne saura jamais le fin mot de l’affaire car, le vinificateur à l’origine de la résurrection du Vin de Constance, Ross Gower nous a quitté en mars 2010 pour un monde que d’aucuns présument meilleur…
    J’ai appris l’histoire malheureuse de ce millésime en 2004 par Adam Mason qui venait de prendre la suite de Ross Gower.
    Lorsque je me suis enquis auprès de lui du millésime 2003, c’était au mois de mai 2004, il m’a répondu qu’il n’y aurait pas de millésime 2003 et il m’a expliqué que lorsqu’il a pris les rênes oenologiques du domaine, il a constaté que les Vins de Constance en cours d’élevage étaient tous « partis en fermentation » et avaient atteint des taux d’alcool de 17 à 18 % et des sucres résiduels misérablement bas… Il était donc perdu en tant que millésime et impossible à embouteiller.
    Que s’était-il passé ? On ne le saura jamais et au mieux, une grave négligeance.
    Ce qui est moins connu, c’est que le vin n’a toutefois pas été complètement perdu. Il a été décidé de l’assembler petit à petit avec la dizaine de millésimes suivants.

    Plus d’infos sur les Vins historiques de Constantia.


  • Tokaji Aszu 6 Puttonyos Château de Sárospatak 2003

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    tkj6putt2003C’est avec plaisir que nous vous proposons cette toute petite cuvée de grand Tokaji Aszu que nous avions décidé de ressortir pour cette grande occasion (les trente ans de Dionis en juin 2015).

    Comme partout en Europe, et dans une moindre mesure dans la Tokajhegyalja (région de production des Tokaji), nous avons enregistré des températures élevées au cours de cet été 2003, qui ont ainsi amené les raisins à une maturité très précoce, jamais observée: vers mi-août pour le cépage Zéta et  fin août-début septembre pour le furmint.
    Le développement du botrytis sur le cépage Zéta a été favorisé par des pluies fin août. Dès le 28 août, les premiers grains aszú , riches et parfaitement passerillés, sont récoltés.

    Le premier tri des grains sur le furmint commence à partir du 17septembre. La qualité est au rendez-vous, mais  la quantité reste faible. Les journées du 18 et 19 septembre sont consacrées à la récolte de vieilles vignes de furmint, à partir des raisins sains et très mûrs servant à l’élaboration des vins de base destinés aux aszú.
    Jusqu’à la fin du mois de septembre, les tris se succèdent sur l’ensemble des parcelles de furmint dont la qualité du botrytis et du passerillage sont celles des grandes années.
    L’arrivée des pluies début octobre interrompt les vendanges pendant une dizaine de jours mais permettent l’arrivée du botrytis cineréa intense.
    Les tris reprennent à partir du 13 octobre. Nous obtenons des grains aszú bien botrytisés, mais bien entendu, moins secs que pendant les cueillettes de septembre.
    A partir du 23 octobre, le temps se refroidit, et nous subissons une neige et un gel tout à fait inattendu (-6 C la nuit du 24 octobre). La dernière semaine du mois d’octobre nous redonne du beau temps, à la fois sec et ensoleillé. Les raisins changent d’apparence, et très vite, se concentrent.

    Ces vendanges 2003 ont été comme souvent, longues, mais ont offert une belle diversité de grains aszú : les tris de septembre sont de nature passerillées alors que ceux du mois d’octobre montrent davantage un caractère botrytisé. Les grains passerillés ont été macérés avec du mout en fermentation, alors que les grains plus marqués par le botrytis cineréa ont été macérés dans du vin nouveau.
    Cet assemblage a donné des vins fins et complexes, qui réunissent la puissance des grains passerillés aux arômes délicats du botrytis.

    Douze années après sa vendange, ce Château Sarospatak 6 puttonyos 2003 arrive lentement à sa phase de maturité, qui va se prolonger durant une bonne vingtaine d’années.
    Il présente une robe brillante à reflets orangés, un nez intense, avec des arômes de fruits secs et de figue, le tout dans une complexité étourdissante.
    Il est concentré,  puissant et gras en bouche avec une longue persistance aromatique où l’on distingue l’abricot sec, l’amande grillée et l’écorce d’agrumes.

    Grande bouteille d’un millésime confidentiel.

    Éléments analytiques :
    Alcool : 11,76 %/ vol
    Sucres résiduels : 166  g/litre
    Extraits secs : 56,48 g/l
    Acidité totale : 10 ‰
    pH : 3,29